Nous avons opté pour un voyage organisé pour découvrir l'intérieur du pays avec l'idée de revenir en camping car.
Du 30 juin au 14 juillet 2013
15 jours
Ce carnet de voyage est privé, ne le partagez pas sans l'autorisation de l'auteur.
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Arrivés à Reykiavik, nous partons dans un gros véhicule 4X4 pour la vallée du Parlement, vaste dépression où se trouve un grand lac. Au niveau historique, c’est une zone où se déroulait chaque année au printemps un rassemblement des grandes familles islandaises pour discuter des affaires du pays du 10ème siècle jusqu’au 13ème siècle, date où le pays fut soumis à la Norvège puis par la suite au Danemark.

La vallée du Parlement 

Au niveau géologique, c’est intéressant. C’est une zone de failles. C’est ici que se trouve la dorsale médio-atlantique : les plaques nord américaine et eurasienne s’éloignent générant des failles et un bassin d’effondrement où se trouve le grand lac « Thingvallavatn ». Du lac émerge un volcan post glaciaire «Sandey», formé de 2 cratères.

Une des failles 

C'est un beau site qui permet de comprendre le principe du rift. Nous avons suivi une de ses failles.

Lagopède
Lagopède
Lagopède
Lagopède
Courlis corlieu
Courlis corlieu
Barge à queue noire
Barge à queue noire
Grive mauvis
Grive mauvis
Pluvier doré
Pluvier doré
Quelques oiseaux sur le site 

Nous poursuivons notre route vers Geysir, une zone d’activité géothermique avec des geysers, des sources d’eau chaude, des mares boueuses, fumerolles….. Un seul des geysers est vraiment actif, le «Strokkur». «Geysir» qui a donné son nom au phénomène n’est plus actif.

Strokkur 
Geysir 

Gullfoss, la Chute d’Or haute de 32 m est impressionnante par son débit. L’eau de la rivière Hvita venant du glacier «Langjokull» a creusé un canyon profond où elle s’engouffre.

Gullfoss, la Chute d’Or 

Nous poursuivons notre route vers la côte sud et la N1. Nous traversons des zones verdoyantes cultivées. Il y a une multitude de rivières qui descendent des plateaux. Après Hella, nous découvrons la chute de «Seljalandsfoss» où l’eau chute des belles falaises. Nous sommes en dessous du célèbre volcan, l’«Eyjafjallajokull».

 Seljalandsfoss 

Nous continuons un peu plus loin pour découvrir l’impressionnante chute de «Skogafoss» de 60 m de hauteur.

Skogafoss 

Nous poursuivons vers Vik. La route est belle, d’un côté la mer, de l’autre les falaises du volcan.

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Sur la plage de sable noir de Vik, nous avons une belle vue sur les pitons de lave qui plonge dans la mer.

Vik et sa plage

Nous prenons la N1 vers le parc de Skaftafell. Nous longeons la côte au pied du glacier «Myrdalsjokull» qui recouvre le volcan Katla. Très belle route avec quelques vues sur le glacier.

Glacier Myrdalsjokull - volcan Katla 

Nous passons une zone de lave. C’est la coulée de lave du volcan "Laki" de 1783. La lave est recouverte d’une mousse épaisse «Rhacomitrium». Des lupins ont été semés sur de grandes étendues pour favoriser la régénération des sols et les protéger de l'érosion. Les lupins d'Alaska se sont bien adaptés et ont envahi l'Islande.

Coulée de lave du volcan "Laki" 

Nous continuons et traversons la plaine alluviale de «Skeidararsandur» située au sud du glacier «Vatnajokull», vaste étendue d’alluvions grises transportées par l’eau qui descend du glacier lors de la fonte saisonnière ou accidentelle dues à des éruptions du volcan sous glaciaire le «Grimvotn». Des panneaux expliquent les importantes inondations de 1996 suite à l’éruption du volcan détruisant complètement la route et le pont (construit seulement depuis 1974). De là, nous avons de très belles vues sur plusieurs langues du plus grand glacier.

La plaine alluviale de «Skeidararsandur» 

Nous poursuivons ensuite vers le lac glaciaire de «Jokulsarlon» et ses icebergs. Le paysage est superbe avec plusieurs langues glaciaires. Nous passons en dessous du sommet le plus haut du glacier du «Vatnajokull» et d’Islande (2110m). Il daigne montrer son sommet après la pluie. Un arrêt pour voir un petit lac glaciaire, plus récent que le Jokulsarlon. Il se situe juste au dessous du plus haut sommet. C’est un très beau site.

Un petit lac glaciaire 

A partir de la route, nous partons à pied rejoindre la moraine latérale du glacier et découvrons le lac glaciaire de «Jokulsarlon» en surplomb. Nous avons de belles vues sur le front du glacier qui lâche régulièrement de gros icebergs parfois striés de noir. En chemin, nous sommes attaqués par le grand labbe et par la sterne arctique qui défendent leur nid à même le sol ! Nous longeons sur une bonne distance, le bord du lac pour rejoindre le pont qui enjambe le chenal qui relie le lac à la mer. Très belle randonnée avec de beaux points de vue sur les sommets.

Le lac glaciaire de «Jokulsarlon» 

Pendant le petit âge glaciaire (1600 – 1890), le glacier allait jusqu’à la mer et maintenant il recule rapidement laissant place à ce grand lac constellé d’icebergs parfois de grande taille qui finissent sur la plage.

Le Grand Labe
Le Grand Labe
Plongeon Catmarin
Plongeon Catmarin
Bernache nonnette
Sterne arctique
Sterne arctique
Eider à duvet
Eider à duvet
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Nous faisons une petite randonnée dans le parc de Skaftafell par un sentier passant par une zone boisée (petits bouleaux et saules) menant dans un premier temps au niveau d’une cascade. Elle n’est pas très importante mais son environnement est plus spectaculaire. L’eau descend devant des orgues basaltiques.

Le parc de Skaftafell 
Orchidées  -  Labe parasite  -  traquet motteux 

Nous continuons pour rejoindre le bord du glacier avec un beau point de vue sur une langue du glacier mais les sommets accrochent un peu les nuages. En redescendant nous retrouvons la « forêt » de bouleaux et de saules. Ce sont des arbustes trapus et de petite taille.

Une des langues du glacier Vatnajokull dans le parc de Skaftafell  

Nous nous engageons à l’intérieur de l’île (route 208 - 210). Très vite nous quittons la route pour une piste. Dans un premier temps le paysage est vallonné puis il devient plus escarpé au niveau de la faille de feu. Pour accéder au début de notre randonnée, notre chauffeur passe plusieurs gués importants pour nous déposer en haut de la faille d’où nous avons un beau point de vue. Dommage que le temps soit pluvieux. Enfin bien équipés, nous descendons sous la pluie dans la faille et nous découvrons la chute d’Ofaerufoss. Elle tombe dans la grande faille d’Eldgja. C’est une grande fissure éruptive de 30 km de long, 140 m de profondeur datant de 934. Certaines coulées du Laki en 1783 ont recouvert celles de l’Eldgja. C’est un très beau site et la cascade est vraiment impressionnante. Nous rejoignons le pied de la cascade et longeons ensuite la faille pour retrouver notre véhicule.

Nous remontons ensuite au niveau du plateau et suivons une piste. La visibilité est mauvaise. Le passage des gués et certaines pentes peuvent poser problème aux conducteurs de véhicule 4/4 sans expérience. Le paysage est de plus en plus beau. La montagne est colorée avec différentes nuances de rouge et vert à cause de la présence de rhyolite. Nous longeons un lac, le paysage est vraiment grandiose surtout en éclairage du soir .

Paysages d'approche du Parc du Landmannalaugar 

Nous arrivons au refuge du Landmannalaugar situé au pied d’une coulée de lave. Après notre installation tardive, nous allons en fin de soirée faire un bain de minuit dans les sources d’eau chaude à 100 m du refuge. Il fait jour et malgré la pluie c’est très agréable.

Nous retrouvons notre dortoir. Il y a peu d’espace pour les bagages et peu d’intimité mais c’est quand même bien plus agréable que d’être sous les toiles de tente avec ce temps très humide. Il fait bon, l’intérieur en bois est chaleureux. Les sanitaires sont à l’extérieur mais ils sont confortables.

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La nuit fut bonne mais ce matin le temps est toujours aussi pluvieux. Nous partons vers 9H30 pour notre grande randonnée à partir du refuge. Nous longeons la coulée de lave pour arriver au niveau du volcan qui l’a généré, le Brennisteinsalda. Le site est superbe. Il y a quelques fumerolles rappelant l’activité géothermique de la zone.

Nous montons sur le sommet avant de redescendre dans une vallée. Tout au long du circuit, nous avons de très beaux points de vue avec les montagnes de rhyolite très colorées malgré le temps gris. Nous avons traversé le cours d’eau qui s’étale en une multitude de petits bras sans trop de difficultés mais heureusement que les chaussures sont imperméables.

Nous montons ensuite une pente raide pour rejoindre les sommets de l’autre côté de la vallée. Il pleut toujours un peu. En haut, nous avons encore de superbes points de vue. Nous terminons le long d’une autre coulée de lave avant de rejoindre le refuge où nous passons une deuxième nuit.

Sur le parking avant le gué il y a 2 camping-cars ! Avant le repas, nous avons le temps de faire un bon bain chaud. Tout au long de la randonnée, nous avons trouvé de l’obsidienne.

Arlequin plongeur
Pluvier doré
Obsidienne

La région de Landmannalaugar est constituée par des roches datant de 8 à 10 millions d’années. A cette époque, elle se situait sur la ride de Reykjanes. L’activité volcanique la plus importante s’est déroulée les 2 derniers millions d’années. « Les éruptions sous-glaciaires ou sous-marines ont produits des rhyolites ». Les activités récentes ont lieu sur des fissures. Celle de 1480 a donné les coulées d’obsidienne andésitique de Laugarhraun et de Namshraun, les cratères du Ljotipollur et du Stutur.

Obsidienne : roche volcanique vitreuse riche en silice. La vitrification est due à un refroidissement rapide de la lave (froid ou eau).

Rhyolite : roche magmatique effusive, riche en verre de teinte claire qui s’est formée à haute température. Elle est de structure microlithique présentant des minéraux visibles de quartz, feldspaths et d’amphiboles qui s’est formé par fusion partielle de la croute, soit fusion partielle de la péridotite du manteau. Elle est l’équivalence volcanique du granit, elle n’a pas eu le temps de se cristalliser ce qui fait la différence avec le granit.

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Le ciel est dégagé ce matin mais il est annoncé de la tempête. Déjà le ciel se couvre au moment où nous quittons le refuge.

Le Landmannalaugar  au soleil du matin

Nous faisons un premier arrêt au niveau du lac Frostastaðavatn et du cratère Stutur. Le ciel est très sombre.

Le lac Frostastaðavatn et le cratère Stutur

Nous faisons un autre arrêt au niveau de cratère de Ljotipollur qui abrite un lac.

Le cratère de Ljotipollur 

Nous remontons vers le nord. Tout devient gris, c’est le désert de cendres basaltiques «Sprengisandur» entre les glaciers Vatnajokull et Hofsjokull.

Le paysage devient plus monotone.

Ambiance lunaire 

Nous arrivons au refuge de Nyidalur situé au pied du petit glacier de "Tungnafellsjokull". Le refuge est complètement isolé, perdu au milieu de nulle part. Il y a beaucoup de vent et le ciel s’assombrit. Le confort est très sommaire. Nous prenons nos repas dans le dortoir. Les sanitaires sont à l’extérieur et les lavabos à tout vent….

Après déjeuner, nous partons faire une ballade dans une vallée à proximité du refuge. Nous devons prendre notre bus 4x4 pour faire quelques centaines de mètre afin de passer le gué ! Dans cette vallée poussent péniblement quelques fleurs : angélique, saxifrage, silène acaule et bien d’autres au ras du sol… Au niveau géologie, il y a de la palagonite.

Palagonite : mélange de minéraux produits par l’altération de matériaux volcanique vitreux avec l’eau. Cette roche se forme dans l’eau ou sous les glaciers. Cela se forme par un volcanisme basaltique en milieu lacustre. La vaporisation de l’eau provoque des explosions, le basalte fragmenté subit un refroidissement brutal et se solidifie en verre de teinte jaune à brun. L’obsidienne, la ponce et la palagonite sont de même composition.

L'ambiance autour du refuge Nyidalur 
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Il a plu toute la nuit et le ciel est bouché ce matin quand nous quittons le refuge pour prendre la piste de «Sprengisandur» (hors la loi). C’est une piste qui traverse une lande désertique grise. C’est assez monotone car la visibilité est mauvaise et nous n’avons aucune vue sur les glaciers. Nous ne voyons pas Hofsjokull, à peine Tungnafellsjokull et encore moins le Vatnajokull. Nous devions prendre la piste très périlleuse de Gaesavotn mais il y a encore beaucoup trop de neige pour pouvoir la passer.

Nous remontons donc vers le nord et redescendons à partir de Myvatn vers Askja, un très grand détour ! En remontant le ciel s’allège. Il y a toujours autant de vent. En arrivant au niveau d’un lac, une vallée encaissée se dessine. C’est un peu plus loin que nous découvrons la cascade d’Aldeyjarfoss. Les eaux tumultueuses de la rivière tombent dans un canyon d’orgues basaltiques. C’est vraiment superbe.

La cascade d’Aldeyjarfos 

Un peu plus loin, au bout d’une très longue vallée verdoyante et boisée se trouve la chute de Godafoss (la chute des Dieux). Cette partie de la vallée tranche brutalement avec la partie désertique que nous venons de traverser. Les arbres sont de petits bouleaux. La chute de Godafoss est impressionnante par sa largeur et son volume.

La chute de Godafoss 
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La piste d’Askja est dépaysante. Nous traversons le désert de cendre et de lave de l'Odaðahraun. La piste longe la Jökulsà à Fjollum qui s'étale dans une large plaine de sable noir. L'ambiance qui s'en dégage est surprenante.

Sur la piste d'Asjka 

Le ciel est bien dégagé et nous pouvons voir quelques sommets dont le volcan bouclier Kóllottadyngja et le majestueux Herðubreið «La reine des montagnes» (1682 m). C'est un volcan en table né sous la glace pendant la période glaciaire, surmonté d’un cône de scories qui a percé la glace. La roche s’étant formée sous l’eau de fonte du glacier, elle est de couleur ocre. Le paysage est superbe entre le sable ocre de la palagonite et les roches basaltiques noires d’une autre période de coulée de lave.

Herðubreið 

Nous arrivons ainsi au refuge de construction récente. Il est plutôt sympathique. Il se trouve au pied du massif de Dyngjufjöll. Le vent balaie le sable et les pierres ponces volent.

Nous partons à la découverte de la gorge de Drekagil (gorge du dragon) situé juste derrière le refuge. Le site est spectaculaire. Nous montons un peu à gauche d'où nous avons une très belle vue sur le paysage avant de redescendre dans la gorge. Cela nous a délassés après cette journée de route. En soirée, un groupe de personnes est venu s’installer dans la salle à manger du refuge car leurs tentes se sont envolées à cause de la force du vent !

Paysage de l'Odaðahraun 
La gorge de Drekagil 

Ce matin le ciel est complètement dégagé mais il y a toujours beaucoup de vent et il fait froid. Nous partons pour la caldeira d’Askja. Nous faisons une partie avec le bus puis nous terminons à pied car la piste est enneigée. Nous avons de beaux points de vue sur la « Reine des montagnes ».

Herðubreið

Au niveau du parking enneigé, il y a encore 2,4 km pour rejoindre le grand lac bleu Oskjuvatn et le petit lac Viti d’une couleur verte. Une petite montée et nous découvrons la vaste caldeira enneigée.

La caldeira d'Askja 

Nous traversons ce vaste espace et après une autre petite montée (le bord du cratère), nous découvrons enfin le lac d’un bleu profond mais il faut encore avancer pour voir le deuxième petit lac de couleur verte. Le site est superbe. Le soleil est bien présent avec un beau ciel bleu ! Le contraste des couleurs entre Viti et Öskjuvatn est saisissant et l'odeur de soufre qui se dégage de Viti rend l'endroit encore plus magique.

Les montagnes alentour sont encore bien enneigées. Retour au refuge. C’était une très belle randonnée.

La caldeira d'Askja 
Le lac bleu Oskjuvatn 
Le petit lac vert Viti 

Le site de l'Askja est un site remarquable. Askja signifie "caldeira", ce site est en fait un emboîtement de caldeiras.

Le massif de Dyngjufjöll abrite la caldeira d'Askja et la gorge de Drekagil. Les montagnes du Dyngjufjöll ont été formées au cours d'une gigantesque éruption sous glaciaire mais la caldeira d'Askja date de la fin de l'âge glaciaire (il y a environ 10 000 ans) quand une autre gigantesque éruption a vidé la chambre magmatique du Dyngjufjöll. A la fin de l'éruption, le toit de la chambre s'est effondré avec son massif de palagonite formant ainsi une caldeira de 50 km² qui s'est progressivement remplie par les produits d'autres éruptions.

En 1875, une éruption titanesque dans le sud de l'ancienne caldeira a projeté une masse importante de produits volcaniques, le toit de la chambre magmatique s'est effondré ce qui a donné naissance à une nouvelle caldeira de 11 km² qui s'est remplie d'eau pour former le lac Oskjuvatn d'une profondeur de 220 m. Durant cette éruption, un évent proche de cette caldeira explosa formant le cratère Viti. Ce maar d'une couleur verte est un zone géothermique avec une eau entre 22 et 30°. Les cendres de l'éruption ont empoisonnées de nombreuses bêtes dans le nord de l'île provoquant une vague d'émigration vers les Etats-unis.

Les pierres ponces qui recouvrent Odaðahraun proviennent de l'éruption de 1875. La Ponce est une roche volcanique très poreuse de faible densité. C’est une lave projetée en l’air qui se refroidit très vite avec un dégazage important qui forme des bulles. C’est une roche vitreuse riche en silice. Elle est de même composition que l’obsidienne.

Depuis il y a eu des éruptions en 1922-29 et en 1961.

Nous déjeunons à côté du refuge et pendant le repas, nous voyons arriver un vent de sable. C’est impressionnant, le ciel s’assombrit et nous n’avons plus aucune visibilité. Il est temps de remonter dans le bus pour rejoindre Myvatn.

Vent de sable 

Nous faisons un arrêt au pied de la « Reine des Montagnes » pour y faire un petit circuit d’une heure le long de la rivière Jökulsà à Fjollum qui longe la coulée de lave d’odaðahraun. C’est une oasis de végétation dans ce désert de variolite. La variolite, est une variété de basalte de couleur vert sombre, dont le relief présente de petits boutons blanchâtres en forme de pustules.

Lave cordée
Les coulées de lave d’odaðahraun et l'Herðubreið  dans la brume

Nous arrivons à Myvatn où nous nous installons pour 2 nuits en gite. L’eau a une très forte odeur de souffre. C’est une zone géothermique importante.

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Le ciel est très nuageux ce matin lorsque nous partons pour le site d’Hverir à l’est du Namafjall. Hverir est un superbe site de solfatares et de marmites de boue situé au pied de Namafjall aux couleurs ocre.

Le site d’Hverir 

Nous continuons en direction du volcan Krafla au pied duquel se trouve une grande centrale géothermique. En 1975 à proximité de ce volcan une fissure s’est ouverte générant sur un axe plusieurs petits cônes. Les éruptions ont duré jusqu’en 1984. Nous sommes sur la dorsale médio-atlantique. De chaque côté de ce site, on peut voir les volcans plus anciens. On peut ainsi observer la largeur de la dorsale et distinguer les laves les plus anciennes des plus récentes.

Cette zone s’appelle Krafla mais en fait elle regroupe le volcan Krafla, le cratère Helviti, le cratère coloré de Leirhnjukur entouré de solfatares, la vaste caldeira de Krafla avec ses petits cratères d’où s’échappe des fumeroles. Cette zone est en fait un volcan fissural en activité. Cette zone connue une phase d’activité importante de 1724 à 1729 avec l’apparition du cratère d’explosion Helviti et de nombreuses coulées s’échappèrent de la fissure Leirhnjukur. Il y eut une autre éruption fissurale en 1746 puis il fallu attendre 1977 à 1984 pour que la zone redevienne active.

Un sentier nous mène au pied du cratère coloré, nous passons ensuite à proximité d’une spectaculaire marmite de boue, puis nous traversons une coulée de lave récente d’où s’échappe des fumerolles. Nous arrivons ainsi au pied d’un petit cratère égueulé (activité de 1977).

Le temps n’est pas de la partie et entre la pluie et les vapeurs, la visibilité n’est pas toujours parfaite mais donne par moment des paysages fantomatiques ! Le site est vraiment superbe.

Le Leirhnjukur  

En montant vers le cratère du Leirhnjukur, nous avons une belle vue sur la dorsale où s’alignent les petits cônes et leurs fumeroles résultant du volcanisme fissural. Par endroit le sol est encore chaud. Belle promenade d'une 1H30.

La caldeira  de Krafla  

Nous continuons un peu plus loin de l’autre côté pour voir le cratère d’explosion Helviti.

Le cratère d’explosion Helviti 

Nous allons ensuite sur le volcan Hverfjall avec son cratère imposant que nous gravissons sous pluie battante. La visibilité est nulle mais le temps de longer le bord du cratère, nous pouvons voir se dégager le dôme avorté en son centre. La taille du cratère est impressionnante. C’est dommage qu’il pleuve car nous aurions dû avoir une superbe vue sur le lac de Myvatn. Hverfjall, né il y 2300 ans, est constitué de cendre et de sable volcanique. Il mesure environ 1 km de diamètre pour une hauteur de 160 m.

Le volcan Hverfjall 

Nous descendons et rejoignons un sentier dans le «Dimmuborgir» (les châteaux noirs) hérissé de formations ruiniformes en basalte. C’est le résultat d’une coulée de lave dans une zone marécageuse. L’eau du marécage étant surchauffée par la lave en fusion, l’évaporation a soulevé celle-ci en créant des formes singulières. Cette zone est maintenant protégée et en l’absence de moutons, la végétation a pu se développer. Il y a effectivement de nombreux bouleaux de petites tailles. L’assemblage de verdure et de roche sombre est vraiment superbe.

Sur le sentier dans le «Dimmuborgir» 
Chevalier gambette
Sur les bords du lac Myvatn 

Finalement, nous finissons la journée aux bains chauds de Myvatn. Cette fois, c’est une structure aménagée mais payante. L’eau y est plus régulière en température que celle que nous avons déjà pratiquée.

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Le soleil est au rendez-vous ce matin. Il transforme le paysage et la température est meilleure. Avant de quitter Myvatn, nous faisons une petite promenade de 45 mn au niveau des pseudo-cratères. Ces formations qui ressemblent à des cratères se sont formées lorsque l’eau piégée sous le magma en fusion a bouilli et fini par exploser à la surface.

Les pseudo-cratères 

Nous prenons ensuite la route pour rejoindre les fjords. La route entre Myvatn et Akureyri est superbe. Nous visitons les maisons du vieux port d'Akureyri .

Akureyri  

Nous faisons la pause pique-nique dans une petite vallée sur le bord de l’eau. Avec le soleil et une bonne température, la pause est agréable.

Nous continuons et après une piste, nous arrivons sur le fjord Hvammsfjorður et traversons une petite péninsule. Nous arrivons à notre gite perdu au milieu de la nature mais il est d'un très bon confort.

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Le ciel est bouché ce matin. Une petite marche avant de partir pour découvrir les falaises volcaniques qui se trouvaient près du gite.

Puis, nous partons à la découverte des fjords. Le ciel est bas, la lumière faible lorsque nous faisons notre premier arrêt pour avoir une vue plongeante sur un fjord. Un deuxième arrêt nous permet de découvrir une belle cascade.

Nous passons ensuite chez les parents de notre chauffeur Gunnar où nous sommes invités à déguster des crêpes et des beignets avec du lait frais. Il y a beaucoup de bibelots, de souvenirs et de nombreuses photos de la famille dans la salle à manger et le salon. Ce sont de grandes familles. Dans le salon, il y a également des objets plus exotiques provenant des voyages des marins. En effet, les islandais sont agriculteurs et pêcheurs. Il y a également une photo du grand père qui était un membre du parlement. Nous visitons ensuite l’église (le temple) de la famille.

Nous poursuivons et nous nous arrêtons au musée local de Hnjotur présentant les objets concernant la pêche et ceux de la vie quotidienne.

En soirée, nous rejoignons le gite à Breiðavik. Le site est très beau. Le gite surplombe une grande plage dorée entourée de falaises. C’est surprenant dans ce paysage volcanique où le sable est souvent noir. Ces dunes seraient composées de coquillages concassés !

Breiðavik 
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Le ciel est très brumeux ce matin. Nous quittons le gite en bus et démarrons notre randonnée au dessus des falaises dans le brouillard. Nous arrivons sur le bord de la falaise de Latrabjarg sans nous en rendre compte. Nous ne voyons pas la mer, juste quelques pétrels qui s’amusent le long de la paroi. Nous longeons la falaise. A certains endroits, elle est très haute (environ 700 m) mais nous ne pouvons pas le voir car le brouillard persiste. Puis soudain le brouillard se déchire et nous laisse découvrir le paysage.

La falaise de Latrabjarg 

Sur les belles falaises on a pu voir les pétrels, les guillemots, les pingouins torda et les macareux un peu plus loin. Au loin en mer nous apercevons quelques fou de bassan et quelques grands labbes et sur la fin du parcours, des goélands et des mouettes tridactyles. Arrivés au phare, quelques phoques se font dorer sur les rochers ! Ils sont accompagnés de quelques canards (eider ou arlequin).

Fulmar boréal
Pingouin torda
Pingouin torda
Macareux moine
Macareux moine
Macareux moine
Macareux moine
Macareux moine
Mouette tridactyle
Mouette tridactyle
Guillemot de Troïl
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Il a plu cette nuit mais la visibilité est correcte lorsque nous quittons le gite. Nous reprenons la route pour aller prendre le ferry à Brjánslækur en passant par le fjord Osafjorður et ses dunes de sable doré. Nous passons ensuite une crête et longeons la côte de l’immense baie de Breiðafjorður. Nous marchons une petite heure le long de la plage.

Baie de Breiðafjorður 
Sterne arctique
Huitier pie

Nous avons pris le ferry pour traverser le baie en 3 heures. La baie est parsemée de petites îles mais une seule est habitée, l'île de Flatey. Nous y avons fait un arrêt.

Île de Flatey 

Puis nous sommes arrivés au port de Stykkisholmur où nous avons fait le musée des volcans. C’était assez moyen. Ensuite, nous nous sommes arrêtés sur le site d’«Helgafell» (le mont saint) d’où nous avons une superbe vue sur la baie et l’arrière pays. Il y a une légende assez complexe à propos de ce site pour réaliser ses vœux.

Vue du site d’«Helgafell»

Nous poursuivons notre route en direction de Grundarfjorður où nous allons passer la nuit. La presqu’île de Snaefallsnes est superbe avec ses nombreux sommets. L’activité à dû y être importante.

Grundarfjorður 
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Le ciel est encore bien nuageux lorsque nous quittons le gite pour faire le tour de la péninsule. La visibilité est très moyenne. Nous ne voyons pas le sommet de Snaefellsnes et son glacier mais le paysage est vraiment beau. C’est dans cette zone que Jules Verne a fait démarrer le voyage au centre de la terre. Nous faisons un premier arrêt pour voir une maison traditionnelle.

Puis plus loin plus au sud, nous faisons un deuxième arrêt pour faire une randonnée qui doit nous amener aux plages de Dritvik et de Djupalonssandur. Nous traversons un champ de lave aux allures fantasmagoriques par ce temps gris, pluvieux et venteux. Au loin, les sommets se dévoilent furtivement. C’est sous la pluie que nous découvrons la première plage cachée au creux d’une côte sombre découpée. C’est un superbe décor. Puis nous longeons la côte et ses beaux points de vue. Nous découvrons ainsi la deuxième plage tout aussi belle avec un relief encore plus spectaculaire.

De Dritvik à Djupalonssandur 

Notre véhicule nous emmène ensuite aux environs d’Hellnar. Il pleut mais au cours du déjeuner, le ciel se découvre et c’est avec un temps plus dégagé que nous partons pour une deuxième randonnée le long de la côte. Le long de ce sentier nous découvrons de belles formations géologiques (orgues, chaussée de géant, arche…).

D’Hellnar à  Arnarstapi

A Arnarstapi, nous retrouvons le bus et partons rejoindre Reykjavik où nous passons la nuit avant de prendre l'avion pour le retour.


Kilomètres parcourus pendant tout le séjour : 2300 km