Carnet de voyage

Manchester

4 étapes
3 commentaires
3 abonnés
Dernière étape postée il y a 940 jours
Séjour linguistique de 5 mois à Manchester.
Février 2020
21 semaines
Partager ce carnet de voyage
Publié le 29 février 2020

Parfois, la vie vous fait de grands signes. Comme si elle vous guidait, vous accompagnait pas à pas pour prendre votre envol. L’idée de partir à l’étranger m’est venue après mûre réflexion.

Je sentais qu’il était temps pour moi de me lancer à la poursuite d’un objectif personnel, sortir de mon confort de vie. Moi qui suis de nature discrète, j’étais certain que cette expérience me permettrait d’en ressortir grandi. En ce 14 décembre, j’apprenais officiellement que je partais, et scellais mon avenir pour un séjour linguistique de cinq mois.

Direction Manchester !

2
2
Publié le 8 mars 2020

Après 2h de vol qui séparait Lyon de Manchester, me voilà arrivé dans la ville qui sera mon terrain de jeu pour les 5 prochains mois. Les premiers pas, je ne les ai pas fait seul puisque mon père et mon frère m'ont accompagné afin de reconnaître un peu la ville pour m'aider à l'acclimatation. Après quelques heures à joncher les pavés mancuniens, les sentiments étaient franchement positifs, et surtout le ressenti d'une ville dynamique et à taille humaine.

Premier contact avec le staff de Riverside House, ma résidence étudiante. L'accueil a été chaleureux et assez rassurant pour moi. Je découvrais ainsi mon "chez moi" en Angleterre.

Riverside house

Après le repérage de ma résidence, direction l'école, située en plein centre ville de Manchester. Pour tout vous dire, je ne m'attendais pas trop à ça. Moi qui pensais intégrer une école assez importante, l'école est finalement très petite, 5 salles de classe et un petit salon, certainement propice à de futures rencontres. Les premiers échanges en anglais se sont d'ailleurs fait là bas avec le directeur de l'école, John, un Irlandais et supporter du Munster. Un échange sympathique encadré par Elio, au cas où je ne comprenais quelques mots.

"Start the Adventure" 
3
3
Publié le 14 avril 2020

Mon choix pour Manchester s'est aussi fait en fonction d'un critère, le football. En tant que grand fan de ce sport, voir un match à Old Trafford était un rêve pour moi. Un rêve qui s'est réalisé le 1er février en compagnie de mon père pour un match de Premier League, ManchesterUtd/Wolves, qui s'était soldé par un nul, 0-0. Un match qui relevait d'une atmosphère particulière puisqu'il marquait l'arrivée de Bruno Fernandes, futur chouchou d'Old Trafford.

Un résumé du match 

Le lendemain du match, il était temps pour mon père de repartir en France, laissant ses deux fils derrière lui. Le début de l'aventure commençait alors pour moi, seul, après le départ d'Elio pour Londres.

4
4
Publié le 4 mai 2020

Ce qui est unique quand on part seul dans un pays étranger, c'est la possibilité de rencontrer des personnes venants des quatre coins du monde. L'échange autour des différences entre cultures et coutumes m'a particulièrement intéressé, d'autant plus que ma première rencontre a été celle de Sultan, 20 ans, originaire d'Arabie Saoudite. Autant dire qu'il y avait un fossé entre nos cultures. Et pourtant, cette rencontre a été une des plus fortes que j'ai pu vivre à Manchester.

Sultan était quelqu'un de très souriant, curieux et discret. Nous avions commencé dans la même classe avant que je ne change quelques semaines plus tard. J'ai pu vivre quelques moments forts avec lui, comme la soirée d'intégration Erasmus dans un boîte de nuit de Manchester, mon verre d'alcool à la main, tandis qu'il sirotait son verre d'eau (il n'avait pas le droit de boire d'alcool). Les nombreuses vadrouilles dans le centre commercial principal de Manchester où il m'emmenait goûter des spécialités de son pays dans un petit restaurant m'ont aussi marqué.

Sultan et moi même lors de la soirée Erasmus 

J'ai vraiment passé de bons moments avec lui. Mais nous ne formions pas seulement un duo la plupart du temps, puisque le troisième "mousquetaire" (comme nous appelait une professeure d'anglais) était Italien, Giampiero. Chef de sa petite entreprise en Italie, le transalpin avait 29 ans. Malgré la différence d'âge, "GP" était très ouvert d'esprit. On a pu échanger beaucoup de discussions sur nos deux pays, les similitudes et les différences. Toujours très intéressantes !