Carnet de voyage

Argentine

Quelques photos et impressions de mon voyage en Argentine.
Février 2020
3 semaines
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1

- Voyage de Tupiza à Córdoba :

Je pars de mon logement vers 7h10. Je demande à un passant quel micro emprunter pour aller au Terminal. Je me positionne et n'attends que peu de temps pour voir apparaître un véhicule qui m'intéresse. Mon sac est encombrant, je le positionne à moitié dans le passage. Je dois rester debout devant la porte de sortie faute de place. Il y a beaucoup d'allers et venues de passagers. Je descends aux portes du terminal. Je demande à la femme de la veille à quelle heure est le prochain bus, c'était de 4h à 6h... Mais d'après elle aucun problème pour s'incruster dans un bus qui va dans cette direction. À peine ai-je posé mes affaires sur un banc qu'un bus se pointe. Je me hâte mais elle me dit de me détendre, ils vont décharger les bagages de ceux qui s'arrêtent ici. Le chauffeur me dit de monter et de prendre le siège que je veux : je reste à l'étage inférieur, plus confortable, moins de monde. Nous partons dans les cinq minutes. Je débarque à Villazón vers 9h. Je dois prendre un taxi pour me rendre à la frontière. Pour la première fois depuis que je passe des frontières terrestres, je n'ai pas à tamponner pour sortir de Bolivie mais juste l'entrée en Argentine. J'ai liquidé mes derniers bolivarianos en bouffe et il n'y a pas de distributeur à proximité : je dois marcher jusqu'au terminal de La Quiaca.

Je peine un peu avec la chaleur et mon matos. Je tombe sur un distributeur, le seul vraiment proche et tire pas mal d'argent. J'essaie d'acheter une Sim locale. Malheureusement, il faut s'enregistrer avec une pièce d'identité Argentine... Je prends un ticket pour Salta. Le bus part dans le quart d'heure. Coutume Argentine, il faut donner 20 pesos au gars qui charge les bagages. Nous démarrons avec deux minutes de retard. Quelques kilomètres plus loin, contrôle de police, papiers, bagages. Cela prend une bonne demi-heure. Une heure de route plus tard, nous sommes à Abra Pampa. À Tres Cruces, contrôle de gendarmerie cette fois-ci. Nous sommes bloqués quasiment une demi-heure. Nous faisons des arrêts presque toutes les heures.

À Tilcara, je descends soulager ma vessie et le bus a failli partir sans moi, le chauffeur me gueule dessus parce que la porte est déjà fermée et le "porte-bagage" me demande si j'ai mon billet, non, mais le chauffeur se rappelle que je suis monté dès le départ. On se traîne grave dans une descente, tout le monde nous double. Il respecte la consigne d'utiliser le frein moteur... Je regrette les fous du volant. À San Salvador de Jujuy, beaucoup de monde descend dans une rue. Nous passons au Terminal quelques minutes plus tard et devons changer de bus. Il faudra moins d'un quart d'heure pour tout transvaser. Des personnes ne veulent pas monter dans le véhicule sans avoir vu leurs bagages transférés. Ensuite, ce sont toutes les demi-heures que nous faisons un crochet par un terminal. Nous arrivons enfin à Salta avec une heure de retard. Je cherche un bus qui n'arrive pas trop tôt à Córdoba car le Air Bnb que je vise n'accepte pas les voyageurs avant 15h. Les bus arrivent à 7h, 8h, 8h30, 10h ou 13h30. Celui de 13h30 est vraiment trop cher. Il y a un Wi-Fi pour les clients de la cafétéria, une femme commande, demande le code et me le donne. Je regarde sur l'appli si l'hôte a répondu à ma question sur l'heure minimum d'arrivée. Rien. J'essaie de réserver quand même mais impossible : tout est occupé jusqu'à fin février... Je cherche un autre, pareil, 15h. Je prends une qui accueille après 8h et file au comptoir de la compagnie qui arrive à 8h30. Il n'y a plus de place. Je prends alors celle qui arrive à 10h. Je me pose dans la salle d'attente, départ à 22h30. Je lutte pour faire un petit pipi avec tout mon bardas (ici c'est gratuit !). Je mange un bout vite fait et vais sur le quai, il fait 30° !!!

Je peux embarquer : petite bouteille d'eau, couverture et en-cas.

Nous prenons la route à 22h37 mais nous nous arrêtons moins de dix minutes plus tard pendant cinq minutes pour une raison que j'ignore... vers 1h nous sommes arrêtés en pleine voie. Il y a un bouchon. Nous roulons au pas, normalement, nous stoppons plusieurs fois pendant quelques minutes. Puis on découvre un camion dans le fossé et quatre autres sur le bas-coté ainsi qu'une voiture de police. Nous devons encore ralentir pour un contrôle de charge qui ne nous concerne pourtant pas. Vers 3h30, nous restons un bon quart d'heure à San Miguel de Tucumán. Le temps est au beau fixe.

Vers 10h, on nous sert le petit-déjeuner : thé, café, gâteaux. À cette heure-ci nous aurions dû être arrivé. En réalité, ce sera pour 11h23...

- Je trouve un bus pour Puerto Madrín mais ma CB ne passe pas et je n'ai pas assez de liquide. Je fais la queue au seul DAB du terminal. Quinze minutes pour rien, je ne peux pas retirer non plus. Je fais un virement sur mon compte Visa. Je vais voir une autre compagnie, c'est moins cher de 48 pesos... j'essaie de payer, toujours pas. Je paie un peu en CB et beaucoup en liquide, c'est bon. Je me mets en quête d'un bus pour mon logement, une femme me dit qu'un taxi coûte pas cher. Je tente, le chauffeur dit que c'est le taximètre qui indiquera le prix. C'est la première fois depuis bien longtemps que je ne dois pas négocier avant la course. Plus loin sur la toute nous devons faire demi-tour, c'est inondé... Il capte que je suis français et on discute de mon voyage, de la France, il connaît quelques mots. On arrive à destination, c'est vrai que c'est pas trop cher (3€). Il y a deux sonnettes sans indication, je les essaie l'une après l'autre. Une jeune femme ouvre et me demande ce que je veux : j'explique que j'ai réservé un Air Bnb et que je n'arrive pas à joindre l'hôte. Elle comprend que c'est sa voisine du dessus. Elle monte frapper à la porte et met plusieurs minutes à revenir. Personne ne répond et par téléphone non plus. Elle remonte encore pendant plusieurs minutes. Puis elle me tend son téléphone, j'ai l'hôte en ligne, elle est au travail et ne loue plus de logement... Elle n'a pas eu le paiement par Air Bnb. Elle me dit d'aller prendre une chambre dans un hostal à proximité. La voisine et sa copine qui vient d'arriver m'explique où je peux trouver une chambre. Je marche jusqu'au premier hostal. Pour plus de onze euros, je partage une chambre avec neuf personnes, j'aurais le lit du haut et il n'y a pas de place pour mon sac dans le micro casier. Je refuse. Pour une chambre privée c'est 33 euros, trop cher. Le gérant me fait une fleur et me propose une place dans un hostal en travaux à deux rues de là pour quinze euros. Nous partons dans son pick up Renault Oroch avec mon bardas. Il y a plein de rues à sens unique, nous faisons un grand tour. L'hostal est occupé par une famille bizarre : les enfants ont l'air attardé. J'ai une chambre avec trois lits superposés pour moi avec douche et toilettes, je prends. Nous retournons au premier hostal pour le règlement par CB. Ça passe, ouf. Le propriétaire refait le chemin à pied avec moi car il doit allumer l'eau chaude. Il me dit qu'il existe une loi qui fait que les Argentins ne peuvent pas acheter d'euros ou de dollars pour éviter la fuite de capitaux, alors il y a un marché parallèle : le change bleu. Il m'explique tous les avantages de ce marché parallèle. Je constate qu'il n'y a pas de serviette, le gérant me dit de prendre un drap sur un des lits. Je passe le reste de l'après-midi sur mon lit. Air Bnb me rembourse ma location, me paie la moitié de l'actuelle et m'offre dix euros de réduction sur ma prochaine réservation Enfin de bonnes nouvelles dans cette journée pourrie. Le lendemain, je voyage 22h en bus, pas de pizza pendant le trajet alors je la prends ce vendredi (sacrilège). Enfin ce sera surtout deux parts de jambon/fromage et une de fogaccia aux olives (Bien gras).

En déambulant dans la ville je vois des choses atypiques.

Orange is the new black

La journée de voyage plus les péripéties liées au logement m'ont un peu usées. Je me couche tôt afin de profiter au maximum de la ville le matin avant de partir. Je me lève vers 7h30 et me mets en route vers 8h. Je commence par un petit-déjeuner.

Je peux squatter la chambre jusqu'à 12h et mon bus est à 13h45. Je fais le tour des monuments du centre-ville : statue du libérateur José de San Martín, celle du fondateur de la ville, Jeronimo Luis de Cabrera, palais de justice, église jésuite, cathédrale...

Ils ont matérialisé l'ombre des monuments  

Je suppute que des féministes ont dû batailler pour obtenir ce changement à quelques carrefours.

Je finis par un musée : Palacio Ferreyra.

Les photos étaient interdites à part dans le hall. Je prends un petit sandwich sur la route de l'hostal et rentre récupérer mes affaires. Vers 13h je cherche un taxi, je marche jusqu'à une grande artère qui conduit au Terminal. Nous y sommes en peu de temps. Il y a déjà la queue pour les bagages qui vont en soute. Je me pose pour manger. À l'heure théorique du départ, rien n'a bougé... Le bus partira à 14h26 au lieu de 13h45.

2

- Voyage de Córdoba à Puerto Madryn :

Ça commence plutôt bien avec presque quarante cinq minutes de retard... Comme d'hab quelques stops de ci de là pour prendre et/ou poser des gens. On nous donne une "collation".

Deux biscuits nappés de "fraise", café, thé.

La pause dîner de 20h20 était attendue avec impatience. Nous faisons encore quelques arrêts ainsi que le plein d'essence. Je dors beaucoup.

Chose qui ne m'étonne plus, nous arrivons avec du retard, mais moins d'un quart d'heure, plutôt étonnant.

- Je prospecte pour un billet pour ma prochaine destination : Ushuaia. Malheureusement, vu l'heure, il n'y a qu'une compagnie disponible et ici, ils ne vendent pas jusque là mais seulement Río Gallegos. Je prends un ticket. Je m'éloigne du terminal pour intercepter un taxi, il n'y en a aucun. Un homme sort de son magasin car il me voit en galère : les taxis sont au Terminal, point. Soit, je rebrousse chemin. Je choisis le premier de la file. Pour se repérer il a un plan papier de la ville... Il est tellement absorbé par son document qu'on manque de défoncer une voiture garée. Il me demande si je n'ai pas un GPS. Me voilà à le guider jusqu'à mon logement. Mon hôte m'accueille alors qu'elle, son mari et sa fille sont en plein repas. Pas de temps à perdre, je prends une douche et demande conseil à la famille. Les "tours" pour la péninsule Valdés démarrent le matin... Il est plus de 13h, la meilleure solution est de louer une voiture. Je prends quelques affaires et me mets en marche vers l'avenue où il y a six agences de location.

 Une "rue" gavée de graviers

J'arrive au bout de vingt bonnes minutes. Nous sommes dimanche, tout est fermé... La seule qui bossait aujourd'hui c'était de 10 à 13. Je vais quand même voir à l'office du tourisme s'il n'y en a pas d'autres : si, plus proche de mon départ que d'où je me trouve et ce n'est pas du tout certain que ce soit ouvert. Je renonce et vais tremper mes pieds dans l'océan Atlantique.

Je continue mon tour vers la jetée et aperçois un animal atypique.

Pas besoin de faire 179 km ! J'essaie de retirer de l'argent, impossible, mes virements de vendredi ne sont pas encore passés. J'hésite à aller manger au resto et apparemment, rien n'ouvre avant 16h. Je comate sur un banc et vois défiler les gens au DAB qui me refuse tout retrait. Je me promène le long de l'avenue et vois une offre à ma portée : sandwich et jus de framboise. Je demande si je peux payer par carte, oui. Il existe une loi qui oblige certains commerçants à accepter les règlements par carte bancaire, ça m'arrange. Je me pose le temps que ma commande soit prête. Quand tout à coup, les plombs sautent. Je récupère mon en-cas mais ne peux régler la note faute d'électricité. Je reste donc sur place pour déguster ma maigre pitance. Je dois patienter une bonne heure pour que le courant revienne. Au moment de payer, j'espère que cela ne sera pas rejeté. Ça passe, je respire et vais près de la plage.

Avec les quatre heures de décalage, je me mets en tête d'attendre minuit heure française pour voir si je peux tirer de l'argent à nouveau. Je patiente en regardant des gens jouer au foot, au basket, au "tennis"... Vers 18h, je retente ma chance, le distributeur est vide. Il y en a cinq ou six dans les environs, je les essaie tous, vides. Il n'y en a plus qu'un qui semble encore opérationnel. J'attends qu'il passe une heure de plus. Et là, c'est tout le quartier qui est plongé dans le noir. C'en est trop, je décide de partir vers celui qui est le plus sur la route du retour et au bout de deux blocs, le courant revient. Je rebrousse chemin et entre dans la banque, tous les écrans sont noirs, ils redémarrent. Je patiente mais rien ne se passe. Je me dirige vers un bon resto et paierai avec ma CB francaise, j'ai trop faim.

Le resto est plein, heureusement qu'il y a du Wi-Fi pour passer le temps. Le vin est très bon, les crustacés contiennent trop d'ail à mon goût. Je prends le chemin du retour vers 23h30. Il y en a pour plus d'une demi-heure.

La maison de mon hôte est bruyante, enfants et petits-enfants sont là. Je vais me coucher. Le lendemain, mon bus décolle à 11h35, je peux dormir un peu. Je me lève et boucle mon sac.

Chatte peureuse qui s'est cachée dans une chambre après avoir galéré à appuyer sur la poignée 

Mon hôte me sert un petit-déjeuner. Elle appelle un taxi. En moins de cinq minutes il est à la porte. Je lui dis qu'il me reste peu de liquide. Nous arrivons au Terminal et la note est beaucoup moins élevé que la veille. Je vais attendre mon bus sur un banc.

3

- Voyage de Puerto Madryn à Rio Gallegos :

Le bus doit partir à 11h35. Je suis au Terminal peu après 11h. Vers 11h40, je demande au guichet ce qui se passe : le bus a du retard, il devrait arriver entre 12h30 et 13h. Bon, je retourne somnoler sur le banc. Il arrive vers 13h20. Nous embarquons et attendons (moteur allumé) jusqu'à 14h03 !!! Je ne sais vraiment pas pourquoi : déjà qu'il avait presque deux heures de retard en arrivant, là c'est abusé. J'ai une correspondance de trois heures qui vient presque d'être consommée. En plus, ce n'est pas la compagnie de transport qui était prévue... À 16h, ils nous servent une collation.

Vers 20h30 nous stagnons à Comodoro Rivadavia, comme si nous n'étions pas déjà assez en retard... Le maté est une institution en Argentine, ils ont tous ou presque des thermos avec de l'eau chaude et leur calebasse.

Je devais arriver à Caleta Olivia pour 19h35 mais il était plus de 22h. Je vais au guichet de la compagnie pour connaître le numéro du quai : le bus est en retard, il devait partir à 22h40 mais ne sera pas là avant 2h30 ou 3h du matin. Je vais manger un bout et profite du Wi-Fi jusqu'au moment du départ.

Nous décollons à 2h50. Nous ferons plusieurs arrêts en cours de route et vers 11h10, une demi-heure de contrôle de gendarmerie. Sur le bord de la route il y a beaucoup de lamas ou guanacos vivants ou décédés.

On nous offre un petit coffret contenant notre repas.

Je devais arriver à 9h, à quelques minutes près il était midi.

- Autant dire que la correspondance pour Ushuaia à 9h30 est loin. Je me présente au premier guichet, il y a de l'attente, je discute avec une française qui va à El Calafate, son bus est à 21h. Je prends les renseignements et enchaîne avec la queue devant le deuxième. Plus de place pour le lendemain. Je me rends compte que les deux guichets bien que de couleurs différentes appartiennent à la même compagnie, j'ai perdu du temps et peut-être les dernières places pour le lendemain. Je dois rester deux nuits ici... La description du Routard est édifiante : "Río Gallegos, la capitale de la région de Santa Cruz ne présente aucun intérêt. Des voyageurs y échouent parfois". Ça me donne encore plus envie de rester. Je réserve le Air Bnb le moins cher. L'hôte propose de venir me chercher au Terminal : cela m'arrange grandement. Comme je l'avais lu dans les derniers commentaires, il me propose un autre logement, plus près du centre-ville. Je m'en fiche un peu à vrai dire. Nous devons attendre une femme qui a les clés : nous discutons de mon voyage, mon ressenti... Je peux accéder au logement après quelques minutes d'attente. Il fait une chaleur infernale dans l'immeuble et l'appart'.

Je m'installe et tente une sortie pour trouver un distributeur qui ne me taxe pas trop : chose impossible en Argentine. En fait, il faut s'envoyer de l'argent à soi-même par Western Union... Je prends de quoi manger dans une boulangerie, la serveuse ne comprend pas grand chose : baguette, alfajores et truc fourré à la pomme. Je passe aussi au carrefour market : saucisson (salame), chips, bière, tomates, poires. Je reprends des mini baguettes dans une panaderia sur le chemin du retour.

Je rentre rapidement, il fait bien froid dès que le soleil disparaît. Je me réchauffe en prenant une douche. Je dîne avec les provisions achetées plus tôt.

Je mets à jour mon blog et instagram. Je me couche très tard, ça faisait longtemps que je n'avais rien à faire lors d'une étape sur mon parcours... Je me lève néanmoins tôt. Je passe la journée à essayer de rattraper le retard sur le blog, sans succès. Je sors en fin d'après-midi pour acheter de quoi petit-déjeuner le lendemain. Ma CB ne passe pas quand ils essayent avec la bande magnétique : je n'ai pas assez de liquide mais la serveuse me fait une fleur. Malgré un soleil éclatant le fond de l'air est très frais. Il y a deux télés dans le logement dont une "intelligente" avec accès internet et Netflix mais contrairement à Baños, aucun compte n'est enregistré, je ne peux profiter du catalogue local... Je me couche plus tôt que la veille. Je me lève, finis mon sac et contacte mon hôte afin de convenir d'une heure pour m'emmener au Terminal : il n'est pas là mais quelqu'un le fera sans faute. C'est mon voisin qui s'y colle, il conduit une vieille Golf avec une peinture qui ne doit pas être pour voiture... Il roule vite. Je suis à l'heure pour embarquer, le quai est plein. Je pose mon sac en soute et refais la queue pour entrer dans le bus. Je me rends compte qu'il faut que je passe d'abord au guichet de la compagnie pour valider mon billet... Je fais donc la queue une troisième fois. Une étrangère est dans le même cas que moi. Nous repartons au bout de la file à la porte du bus avec notre ticket tamponné.

4

- Voyage de Río Gallegos à Ushuaia :

Je n'ai pas le temps d'arriver jusqu'à mon siège qu'une femme me demande si je ne veux pas échanger avec elle, oui, j'ai une place côté couloir dans les deux cas. Je me retrouve à côté de Péter, un Bulgare assez âgé qui vit en Australie. Nous échangeons en espagnol au début mais il est plus à l'aise en anglais. Nous devions prendre la route à 9h30, il y aura 25 minutes de retard. Vers 10h20, nous devons déjà nous arrêter pour un contrôle de police qui durera cinq minutes. Environ une heure plus tard, nous arrivons à la frontière Chilienne, nous repartirons cinquante minutes plus tard. Vers 13h15 nous sommes au détroit de Magellan, nous embarquons au bout de quelques minutes sur un bateau pour le traverser.

Le courant est plutôt fort, nous sommes littéralement déporté pendant tout le trajet.

De l'autre côté, il y a un mur plein de graffitis.

Vers 14h35 nous reprenons la route en direction d'Ushuaia. On nous donne de quoi grignoter.

Peu après 16h30, nous sortons du Chili. Le bus partira une demi-heure plus tard. Au bout de trente minutes environ, nous entrons en Argentine, il nous faudra encore trente minutes pour accomplir les formalités et reprendre la route.

Vers 19h, nous déposons quelques personnes dans Río Grande. À 20h36, nous faisons une courte pause repas à Tolhuin. Je fais la queue mais sans prendre de ticket, je m'en rends compte assez rapidement heureusement. Un chien me fait de la peine près du bus, il aura quelques bouts de mon sandwich.

Avec ma puce Free, j'ai 25Go de données en Argentine, je contacte mon hôte pour lui dire que je suis en retard. Elle me dit qu'elle m'attendra au Terminal. - À notre arrivée vers 22h45 (au lieu de 20h), elle est effectivement sur le parking au volant de son pick up avec à l'arrière chien, mari et bébé. Il pleut... Elle me dépose devant l'immeuble où se trouve l'appartement que je lui loue. Elle me donne le jeu de clés et file. Je rentre dans les lieux et cherche ma chambre, il y en a une qui est occupée et la personne est dans la salle de bain. Je déballe mes affaires et patiente jusqu'à ce qu'elle sorte.

 Ma lampe de chevet 

C'est une femme de Hong Kong qui s'excuse d'avoir pris son temps car elle ne savait pas que j'étais là. Elle me dit rapidement qu'elle n'a pas le coronavirus et accuse le gouvernement chinois de se venger de son pays qui a pris son indépendance en disant qu'il y a des cas sur l'île. Elle parle beaucoup, je crois comprendre qu'elle doit rester deux semaines dans la ville mais contre sa volonté... Elle me donne de la documentation sur les activités dans le coin et les tarifs. Je suis fatigué, il est tard, je vais me doucher. Je lave quelques affaires. Je me couche assez vite. Je me lève à 7h et vais au Terminal pour acheter un ticket pour Puerto Natales.

Il n'y a pas de billetterie... On m'explique que je dois aller voir les compagnies une rue plus haut. Je cherche mais ne trouve pas ou c'est fermé, il n'est pas 9h.

Je me dirige rapidement vers l'office du tourisme pour faire tamponner mon passeport et récupérer un plan des agences pour les expéditions sur le canal Beagle.

Je file vers les petites maisons en bois et me place derrière la file la plus fournie. Cela me semble être un gage de confiance vu qu'elles proposent les mêmes sorties aux mêmes tarifs... Je paie et dois me rendre au plus vite sur le quai afin d'embarquer. Je paie la taxe portuaire et monte sur le "catamaran". Nous partons presque aussitôt. Un guide nous détaille les heures à venir. Nous commençons par une île blindée de cormorans.

Nous poursuivons avec l'île aux lions de mer.

Vient ensuite le "phare du bout du monde". Oui car tout à Ushuaia est "au bout du monde" mais ne l'est pas vraiment...

Sur la route de l'île Martillo, nous croisons deux baleines qui restent loin et souvent sous la surface.

Nous mettons une bonne heure à atteindre l'île. Le spectacle est impressionnant. Certains sont curieux et viennent jusqu'à la coque du bateau.

On me voit plus que les pingouins...
Des oies sauvages

Il y a trois sortes de pingouins sur cette île : ce que le guide appelle pingüino rey, manchot royal pour moi ; celui qui est en masse, pingüino Patagonia et celui avec un bec rouge, le papoua. Nous restons le temps que tout le monde puisse faire de belles photos. Certains ont payés plus cher dans une autre agence pour pouvoir marcher sur l'île, je pense que nous sommes assez proche et on ne peut pas les toucher de toute façon. Sur le chemin du port, nous avons une dernière surprise, des dauphins gris et blancs qui jouent avec le bateau.

Au port, on trouve des bateaux de toutes les tailles et deux de Greenpeace.

Je me mets en quête d'une compagnie qui assure le voyage jusqu'à Puerto Natales.

Je trouve enfin les bureaux, il n'y a pas le nom que je cherchais, ça ressemble à une agence de voyage mais les tarifs sont corrects. Je prends donc les deux billets : un pour Punta Arenas et l'autre pour Puerto Natales, comme pour Ushuaia, pas de direct. Je pars en direction d'un supermarché et pense à LA photo de touriste, je redescends vers le port.

Chemin parcouru depuis la frontière bolivienne
Trois photos avec le doigt de la photographe... 

Je cherche un supermarché, à part le carrefour à l'autre bout de la ville, rien que des boutiques de bouffe bio et/ou fermées ... Je prends de quoi manger tout de suite et pour le petit-déjeuner dans une boulangerie, je perds du temps car je n'ai pas pris de ticket. Sur le chemin de mon logement, je croise des maisons typiques et des graffitis.

Je rentre me reposer. Nous sommes vendredi mais le lendemain, je serai dans le bus pour Puerto Natales, je vais dans un pub qui sert des pizzas. Le chef n'est pas là, j'attends longtemps alors j'ai droit à une pinte gratuite. On me sert ma "pizza" : un truc qui était surgelé et avec des carottes... Je mange ce que je peux et laisse le reste. Je ne m'attarde pas trop, mon bus décolle à 10h et je suis fatigué.

Réveil à 8h30.

Je termine mon sac et salue ma coloc. Elle change d'appartement pour un plus petit. Je marche jusqu'au terminal, avec le sac c'est plus compliqué dans leurs descentes très pentues. Je mets environ vingt minutes à arriver.

5

- Voyage de Ushuaia à Punta Arenas :


Sur le chemin du terminal 

Nous partons à l'heure !? Nous faisons environ une demi-heure de pause dans la même panaderia qu'à l'aller alors que le chauffeur avait annoncé quinze minutes...

 La terre de feu

Peu après 14h, nous sortons d'Argentine, il nous faudra une demi-heure. Vingt minutes plus tard, nous sommes à la frontière Chilienne, cette fois-ci, il nous faudra sortir les bagages des soutes pour les passer aux rayons X. Nous repartons là-aussi au bout de trente minutes. Vers 17h20, nous arrivons au détroit de Magellan, malheureusement il y a trop de vent et nous devons attendre. Je prends de quoi me restaurer et fais la connaissance de Dan, un Étatsunien, qui était aussi mon voisin mais comme le bus n'est pas plein, il a migré. Je prends en photo la suite du mur de graffitis.

J'en profite également pour faire une vidéo du détroit et du panneau.

Vers 18h45, cela bouge enfin. Malheureusement, il y aura quatre bacs qui partiront sans nous à bord : on nous sert une collation vers 20h15.

Nous embarquons vers 20h45 ! Peu avant 21h20 nous sommes de l'autre côté. Exactement deux heures plus tard nous sommes à Punta Arenas, nous devions arriver à 20h et mon bus pour Puerto Natales est parti à 21h05... Je cherche un hostal avec un breton qui était dans le bus. Le premier est plein, le deuxième ne répond pas. Un homme nous interpelle, c'est un restaurateur qui nous propose d'appeler au chaud depuis son resto. Il galère grave pour trouver les numéros sur booking... Devant son inutilité nous repartons. Il pleut. Nos troisième et quatrième tentatives sont infructueuses mais le réceptionniste de la dernière appelle le deuxième hostal qui ne nous avait pas répondu lorsque nous avions suivi le restaurateur. Il reste de la place, nous y retournons. La chambre de quatre lits est à 66 euros. Aucune de mes CB ne passe et je n'ai pas de pesos chiliens : le breton paie ma part. Nous découvrons la chambre. Mon colloc commence par lâcher une bombe odorante dans les toilettes. Je jette mes affaires et pars chercher du liquide pour le rembourser. Il fait bien froid et le vent n'arrange rien. Je fais le tour des banques du centre : elles sont toutes calfeutrées par des panneaux de bois, des plaques de tôle et/ou des grilles : impossible de retirer. Je prends deux photos de la place principale.

Pour le rembourser, je propose un virement sur son compte directement depuis le mien ou Paypal mais il ne peut accéder à celui-ci car il n'a plus le numéro de téléphone associé... Il est tard, nous verrons avant mon départ. Il ronfle, difficile de trouver le sommeil. Je suis debout vers 7h30. Je prends une douche et file au terminal. Avant de me coucher, j'avais écrit à la compagnie pour leur expliquer mon cas : l'homme au comptoir m'avait répondu mais je n'ai pas regardé en me levant. Il échange mon billet de la veille pour un bus qui part à 10h15. Je rentre pour petit-déjeuner. Le breton vient avec moi au centre-ville pour voir si la situation a changé, nous sommes dimanche et les supermarchés avec des distributeurs n'ouvrent pas avant 11h... Je demande à des personnes dans la rue où je peux trouver un distributeur, nous comprenons "au trim". Cela leur paraît tellement évident que nous n'insistons pas. Nous tournons au coin et tombons sur le Casino Dreams. Ils se goinfrent 8 euros de frais mais j'ai remboursé ma dette. Je prends des photos sur le chemin du retour à l'hostal.

Je plie bagage et pars à 9h55, il me faut moins de cinq minutes pour arriver au Terminal de la compagnie.

6

- Voyage de Punta Arenas à Puerto Natales :

Je mets moins de cinq minutes pour arriver au Terminal de la compagnie. Le bus devait partir à 10h15, il aura trois minutes de retard. Ce serait tellement bien si c'était aussi bien respecté pour les arrivées... À deux minutes près nous mettrons trois heures pour arriver à Puerto Natales.

- Je commence par acheter un billet pour Torres del Paine pour le lendemain ainsi qu'un autre pour ma prochaine destination. Ceci fait, je pars en direction de mon Air Bnb, il est à vingt minutes du terminal. C'est toujours la lutte avec mon gros sac d'autant qu'il y a un vent assez violent. Pour couronner le tout, il se met à pleuvoir. Je suis dans la bonne rue mais comme j'avais un autre numéro en tête, je pers du temps pour trouver le logement. Enfin, mon hôte m'accueille et m'explique qu'il y a un couple dans le grand lit et que je dormirai sur le lit du bas de lits superposés. Soit, je pose mes affaires, me repose un peu et vais faire des courses au supermarché. J'oublie de peser des petits pains qui serviront pour mes sandwiches et dois traverser tout le magasin. C'est une femme qui pèse. Bref, je rentre et mets les pommes noisettes au congélateur et prépare les sandwichs pour la rando. Je monte prendre une douche et vers 20h, je descends préparer mon repas : pommes noisettes et escalope milanaise. Je dois dégager le four de plusieurs casseroles remplies d'huile et sales ainsi que d'autres ustensiles. Il n'est pas très vaillant, je mange ma viande seule en attendant la fin de la cuisson. Au lieu du quart d'heure prévu, ce sera une demi-heure... Je monte prendre une douche et me coucher, mon bus part à 7h et je dois y être quinze minutes avant. Je pars à 6h08 et mets exactement vingt minutes à arriver au Terminal. Je prends une photo.

Le bus de 6h40 arrive à 6h38. Quatre ou cinq compagnies partent à 7h et la mienne 6h40 + 7h00. Mon bus arrive, je m'apprête à grimper et deux personnes se font refouler, elles ont raté celui qui est pourtant parti à 6h45... Nous décollons à 7h08. Je prends des photos en chemin.

Je sais pas s'il va faire la rando de 9h avec ça...

À 8h50 nous sommes à l'entrée du parc : nous devons tous regarder une vidéo sur les règles à respecter dans le parc. Ensuite, nous payons notre entrée. À 9h25 je prends la navette qui me conduit au bâtiment "Bienvenidos", point de départ de plusieurs randonnées de différentes durée. Nous y parvenons en douze minutes. Le temps de faire un pipi et de montrer mon billet à l'entrée et à la sortie du bâtiment, je débute à 9h45.

J'arrive à un refuge vers 11h15.

Je ne fais que passer, je n'ai pas envie de donner 50 centimes pour soulager ma vessie. Je reprends l'ascension et fais quelques pauses photos sur la route.

Je passe par le col "Los vientos" et le vent est tellement violent que je ne m'attarde pas pour faire une photo. La dernière partie est plutôt difficile car très pentue et avec beaucoup de rochers à "escalader". Je m'arrête à cinq minutes du but.

À 13h00 je suis au mirador : il y a beaucoup de vent et on se prend de la poussière.

Les gens font la queue pour monter sur le rocher instagram
Un oiseau qui grapille les miettes

Je patiente une heure à l'abri d'un rocher à attendre que les Torres se dégagent. Ce n'est que lorsque je prends le chemin du retour que j'ai presque ce que je voulais.

La descente est plus chiante que la montée, le chemin est étroit et il faut céder le passage à ceux qui montent, et ils sont nombreux et ils en chient. Le retour se fait sous la pluie avec du vent en rafales.

J'arrive au bâtiment "Bienvenidos" à 17h30 : je peux changer mon billet de retour pour Puerto Natales. Au lieu de 21h je peux partir à 18h30. À 17h50 je prends la navette, une grosse tempête a éclaté depuis peu. À 18h06 je suis à l'entrée, ça caille sévère mais on nous permet d'entrer pour attendre dans une pièce surchauffée, gros choc thermique. Au lieu de 18h30 nous partirons à 19h01 après que le chauffeur ait vérifié deux fois les billets des passagers !?

À 20h42 je suis à Puerto Natales. Vingt minutes plus tard j'arrive à mon logement. Je prends une douche et descends faire cuire le reste des pommes noisettes mais dans une poêle cette fois-ci, pas envie de dégager encore tout ce qui traîne dans le four ni d'attendre trente minutes. Elles mettront quand même beaucoup de temps à mon goût... Mon "repas" terminé je monte finir mon sac et me couche, je suis rincé. Le lendemain mon bus décolle à 9h30.

7

- Voyage de Puerto Natales à El Calafate :

Je petit-déjeune sommairement et pars du logement avant 9h. J'attrape un "taxi collectif" au passage pour aller au Terminal. Dès mon arrivée le bus est accessible. Nous partons à 9h36, ça va.

À 10h23, nous sommes à la frontière Chilienne pour sortir, il y a un vent à décorner les bœufs. Tout le monde a accompli les formalités mais nous attendons un quart d'heure avant de partir, il est 11h05. Moins de dix minutes plus tard nous sommes à la frontière Argentine. Nous sommes tous revenus dans le bus, un gendarme contrôle nos passeports. Là encore, grosse attente jusqu'au départ à 11h55. Avant 13h30, pause dans une station service, on annonce 10-15 minutes. À peine le temps d'engloutir trois empañadas, le chauffeur klaxonne. Nous partons à 13h50. Quelques minutes avant notre arrivée, on nous demande de relever les sièges... Nous devions arriver à 14h30, il est 15h42.

- Je décide de prendre mon ticket de bus dès aujourd'hui, une femme me dit qu'il n'y a qu'une compagnie qui assure la liaison, tant mieux, je n'ai pas envie de faire la queue plusieurs fois. Il n'y a plus de place pour le surlendemain, je resterai donc un jour de plus que prévu initialement. Mon billet en poche, je marche jusqu'à mon logement, il est à vingt minutes environ. Je serai dans une chambre avec deux lits superposés et deux autres hommes. Je pose mon sac et redescends à l'accueil. Je réserve d'abord pour une nuit supplémentaire. J'aimerais marcher sur le glacier du coin et il est possible d'organiser cela à l'hostal. Je souhaite y aller dès le lendemain malheureusement c'est complet. Comme quoi s'il y avait eu de la place dans le bus qui m'intéressait, je n'aurais pas pu faire cette activité... Je vais faire un tour en ville.

Il y a un festival cette semaine, c'est le moment des balances et le son est très très fort. Je cherche un guichet où je puisse retirer une grosse somme, en effet, les nuits à l'hostal et l'activité doivent être payées en liquide. Après cela, je cherche un endroit pour manger, il y a énormément de boutiques dans la rue principale et les restos sont plutôt onéreux. Je trouve un bar avec happy hours.

Je prends un hamburger au mouton, moi qui n'aime pas ça, je le trouve très bon. Je squatte le Wi-Fi pendant une bonne heure. Je décide de passer voir à quoi ressemble le groupe qui joue, le temps d'arriver, il y a trois présentateurs qui enchaînent les selfies sur scène, cela dure très longtemps et le vent me refroidit trop. Je n'attends pas le groupe suivant et rentre me coucher. C'est dur de dormir car j'ai beau me trouver à plusieurs kilomètres j'entends le son du concert jusqu'à 1h du matin... Le petit-déjeuner est accessible jusqu'à 10h, je passe vers 9h. Il est composé de plusieurs boissons chaudes, de petits pains, de biscuits, beurre, confiture de prunes uniquement. Je prends plusieurs petits pains et deux fois du thé aux fruits rouges. Malgré le vent encore présent, je me promène jusqu'à la laguna Nimez pour tenter d'apercevoir des flamants roses.

Ce n'est qu'à la réserve naturelle qu'on peut en voir à l'aide de jumelles... Je reviens au centre-ville et essaie de trouver un resto ouvert mais je tombe au moment de la sieste apparemment. Et dans l'un d'eux, le serveur ne daigne pas me parler pour accéder à une table et c'est d'ailleurs un enfant qui débarrasse les couverts, je pars au bout de quelques minutes.

Je passe par un petit parc pas loin des concerts.

Par défaut je retourne au bar de la veille. Cette fois-ci, je prends une spécialité locale : la cazuela.

Je reste encore assez longtemps, je profite des bières moins chères et du Wi-Fi. Je sors et la musique est toujours assourdissante même à distance. Et quand je passe à proximité aucun groupe mais la mise en place du suivant. Je rentre à l'hostal et me repose pour la sortie du lendemain. Je dors encore plutôt mal, la veille j'avais eu 4 ou 5 piqûres de je ne sais quoi et cette nuit, c'était plus important. Je descends petit-déjeuner avant de partir en excursion. On devait passer me prendre à 9h, le véhicule est là à 9h20. Quelques minutes plus tard nous changeons de moyen de locomotion pour un car. Je me mets à côté de Mélody, une française de Pezenas. Elle voyage depuis décembre, Brésil et Argentine. Ses prochaines destinations sont Ushuaia et Puerto Madryn. À 10h20, nous arrivons à l'entrée, j'ai payé en ligne avec ma CB, je dois descendre du bus pour aller valider et imprimer mon ticket. J'oublie mon passeport et perds ma place dans la queue et le pire c'est que je n'en avais pas besoin... Nous arrivons à ce qu'ils appellent les passerelles, nous disposons de deux heures de temps libre.

Nous parcourons les différents points de vue avec Mélody et mangeons nos sandwiches devant une jolie vue.

De retour au bus, nous descendons en direction du "port". Nous traversons en bateau pour nous rapprocher de la face sud du glacier.

Il y a quelques minutes de marche et ceux qui n'ont pas de gants doivent en emprunter avant de continuer. Nous arrivons à quelques encablures de l'endroit où on chausse les crampons.

Du personnel est chargé de nous harnacher correctement les crampons.

C'est parti pour environ une heure et demi de ballade avec beaucoup (trop) d'arrêts photos...

Enfin, pour terminer en beauté, nous avons droit à une surprise.

Un petit chocolat pour accompagner
Whisky ou eau avec glaçons du Perito Moreno  

Avant de prendre le bateau, les dernières photos.

Et une petite depuis le bateau.

Nous mettrons environ une heure pour rejoindre El Calafate. Nous descendons près de mon bar des deux derniers jours. Je prends un bife argentin.

Après cet excellent repas, nous prenons le chemin du retour vers nos logements respectifs, elle dort en tente. Nous évitons le concert, la musique ne donne guère envie d'aller jeter un œil et nous sommes un peu cuits. Je tombe sur deux vélos intéressants.

Quand j'arrive à l'hostal la réceptionniste discute avec un gars, je patiente sur un canapé. Dès qu'il part, je montre certains de mes boutons et elle me dit que cela vient de ma destination précédente, il y a plein de punaises de lit au Chili... Moui. Elle me conseille d'aller à l'hôpital le lendemain, ça me surprend un peu mais pour elle c'est indispensable. Bon, ce qui est pas mal c'est que le terminal est sur la route, je dois encore acheter un ticket pour un prochain voyage. Je dors sur le lit du haut sur les conseils de la réceptionniste. Je dors un peu mieux car la nuit précédente je m'étais cogné trois fois sur les lattes du lit supérieur, il est plus proche que la normale... Je me réveille avec un bouton sur la paupière.

Je ne compte plus ceux sur mes bras, mains, jambes, dos et surtout genoux. Je prends un petit-déjeuner copieux et me dirige vers l'hôpital. Je mets quasi une demi-heure pour y parvenir, il n'est pas dix heures mais sans vent la chaleur se fait sentir. Je me présente à l'accueil, on me dirige vers les urgences car il faut qu'un médecin m'ausculte. Je donne mon passeport et on me prévient que la consultation est gratuite par contre les soins sont payants, on me réclame mon assurance voyage : je n'en ai point... On me donne un papier avec un mail pour envoyer les documents susdits, des numéros de téléphone et le code du Wi-Fi, cela me permet de passer le temps en attendant qu'on m'appelle. Moins d'une demi-heure après je discute avec un médecin, cela ressemble bien à des punaises de lits et ne vient sûrement pas du Chili. J'ai quelques boutons infectés et mon bras droit est énorme. Elle me prescrit de la pénicilline, un anti histaminique et une pommade. Il y a une pharmacie juste en face, c'est pratique. Je prends tout sauf la crème, il m'en reste de Colombie. Je passe par le terminal et prends le billet adéquat. Je rentre à l'hostal et explique la situation au gérant, il me ressort la même flûte avec l'histoire du Chili. Ils traitent régulièrement les chambres, il me remercie de le prévenir afin qu'il fasse le nécessaire. Je pars à 19h, j'ai libéré la chambre avant d'aller à l'hôpital et je peux laisser mes affaires, squatter le Wi-Fi et utiliser les toilettes. Mélody me rejoint après être passée elle aussi au Terminal. Le Wi-Fi de l'hostal est plus rapide que celui du camping, elle télécharge des séries pour son voyage à Ushuaia. Nous partons nous restaurer vers 13h. Il n'y a que l'embarras du choix mais elle est déjà venu dans l'un de l'avenue principale et le matambre en pizza a l'air pas mal.


À la place de la pâte traditionnelle c'est un bout de viande qui s'émince aisément, la garniture est composée de fromage, tomates et oignons. Original et bon. Nous déjeunons à côté de français venus pour un mariage à Buenos Aires et qui disposent de deux semaines, nous leur donnons des conseils. La fille est d'origine asiatique, parle peu et à un volume insuffisant, difficile de la comprendre. Nous partons vers 16h, j'aimerais arriver au Terminal vers 18h et je dois repasser par l'hostal récupérer mes affaires. Mélody télécharge encore quelques épisodes. Nous nous quittons lorsque je prends la route du terminal. J'arrive vers 18h20 et me pose jusqu'à l'arrivée du bus pour San Carlos de Bariloche.

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- Voyage de El Calafate a San Carlos de Bariloche :

Le départ, initialement prévu à 19h, se fera à 19h11. Vers 19h20, nous nous arrêtons au poste de police à la sortie de la ville. Nous repartons une demi-heure plus tard avec un passager supplémentaire... À 22h08, nous déposons pas mal de gens à El Chaltén et en reprenons tout autant. Nous reprenons la route à 22h25. Vingt minutes plus tard on nous sert le repas, j'ai droit à deux parts : serais-je maigrichon ?

Je suis réveillé par un arrêt de dix minutes à 3h30 du matin... Nous faisons des étapes à Bajo Caracoles, Chile Chico, Perito Moreno (la ville) pour l'essence...

Vers midi, nous sommes à Rio Mayo, on nous sert le même "repas" que la veille. A 14h50, nous nous arrêtons à Gobernador Costa pour le repas des chauffeurs, nous repartons une demi-heure plus tard. A 17h22, la pause de cinq minutes à Esquel dure en réalité vingt minutes. Nous faisons un crochet par El Bolson avant 20h et nous posons un quart d'heure plus tard deux jeunes en dehors de la ville. Nous devions arriver à 20h55, il était 22h00.

  • Je me mets en quête d'un bus qui me rapprocherait de mon hostal. Il existe plusieurs lignes qui convergent vers le centre. Je prends le premier véhicule qui passe. Je demande au chauffeur de s'arrêter au plus proche de mon logement, c'est à deux rues, parfait. Je n'ai pas la carte de transport SUBE, je donne le prix du trajet à quelqu'un qui valide pour moi. Au moment de descendre, je me tords à moitié la cheville sur le bout de trottoir biseauté adapté aux roues et roulettes en tout genre. Un petit crac mais rien de grave en réalité. Je dois "grimper" jusqu'à l'hostal. Je me présente à la réception et on me conduit à la chambre. Il y a trois lits superposés et un lit simple. Deux jeunes hommes sont là. Je prends un des placards disponibles (et que je peux fermer avec un cadenas) pour ranger mon gros sac. Je pars trouver un resto qui est encore ouvert à cette heure avancée. Devant le plus proche il y a une queue énorme jusque dans la rue... J'en repère un autre sur google maps et me dirige vers lui, il est un peu loin à mon goût mais je n'ai pas vraiment le choix. En chemin je croise une autre enseigne, elle ferme à minuit, parfait.

Un litre de bière minimum ou du soda dans les mêmes quantités... Après un long voyage, ça calme. Le maître des lieux est surpris que j'ai une CB noire (Boursorama), qu'est-ce qu'il aurait dit si j'avais utilisé ma CB transparente (N26). Je rentre à l'hostal et demande une serviette au réceptionniste qui dînait tranquillement... Il y a dans la chambre deux jeunes femmes et quatre jeunes hommes. J'ai encore le lit du bas mais ici je peux m’asseoir sans risquer de me cogner la tête dans les lattes au-dessus. Je dors plutôt bien jusqu'à ce que deux de mes colocs se lèvent et décollent vers 7h. Je traîne jusqu'à 8h et descends petit-déjeuner. Il y a un jus de fraise à tomber, des céréales, petits pains (délicieux), beurre, confiture, dulce de leche, "mutella", boissons chaudes. Pour me faire un thé, je dois aller faire chauffer de l'eau dans la bouilloire qui est dans la cuisine. J'engloutis quatre ou cinq petits pains et file me laver les dents. Les filles descendent juste avant la fin du petit déj à 9h. Je me rends à une laverie à proximité, nous sommes dimanche, je dois récupérer mon linge avant 14h, je refuse. Je prends un bus en direction d'un lieu que m'a conseillé Mélody : la Colonia Suiza. Je paie encore une passagère pour le trajet.

J'arrive vers l'heure de l'almuerzo et prends un hamburger, des frites et une bière artisanale. Il y a un peu de vent mais la température est très agréable, autant dire qu'avec mon pull et encore plus ma veste de ski je fais tâche dans le décor. Je marche jusqu'à la plage la plus proche.

Je me déshabille un peu et me pose pendant des heures. On se croirait vraiment dans les Alpes. Il y a peu de bus pour rentrer sur Bariloche, je vais refaire un tour dans la colonia en attendant le suivant.

Je me prends une petite glace artisanale pour patienter et regarde les quelques animations qui fleurissent à droite et à gauche, surtout à destination des enfants. Je me poste à l'arrêt de bus vingt minutes avant son passage théorique. Des gens discutent : il semble qu'avec la course qui se déroule aujourd'hui, la route soit fermée plus loin et donc il faudrait marcher jusqu'à un autre endroit. Plusieurs sources confirment cette situation. Je pars à la suite de personnes déterminées. Nous mettons un bon quart d'heure à arriver. Effectivement, le bus est là, il y a une queue impressionnante. Il galère pendant de longues minutes pour faire demi-tour... A quelques places près, je ne grimpais pas dans celui-là. Je me fais offrir le trajet par de jeunes filles.

Surblindé 

Le retour est un calvaire : plus de deux heures pour un trajet théorique de moitié... Je croise un homme-ours :

Encore plus impressionnant en vrai 

Je passe par le terminal afin d'acheter mon ticket de bus pour le Chili. Malheureusement, la seule compagnie qui assure cette liaison depuis Mendoza n'est pas disponible... Je reprends un bus vers le centre et paie une femme plus que prévu mais aucun de nous n'a de monnaie. J'essaie de me connecter au Wi-Fi de l'hostal mais impossible : j'en parle au réceptionniste qui va débrancher et rebrancher la box. En fait il y a peu d'adresses IP disponibles donc il libère tout le réseau et je pique la place d'un autre locataire, cela n'arrange en rien le problème. J'essaie de lui expliquer mais ils font toujours comme ça, je ne m'attarde pas trop, mon espagnol technique est quasi inexistant. Après une petite douche, je pars vers le centre afin de trouver un restaurant. Il y a énormément de vent très froid, on a dû perdre dix degrés. Je trouve enfin mon bonheur après avoir essuyer quelques déceptions car il y avait de l'attente.

Gnocchis fourrés au saumon
Petit poivrier

Le service est un peu lent mais il est tard, il y a du monde et le serveur est super sympa. Sur la route du retour, je fais quelques photos.

J'en croise beaucoup dans cet état

De retour dans la chambre, il n'y a que les deux jeunes femmes qui discutent. Me voyant me coucher, elles m'annoncent qu'elles ne vont pas tarder à éteindre la lumière. Ceci accomplit, elles continuent néanmoins de bavasser. Je m'endors tout de même assez rapidement. Je suis réveillé dans la nuit par le retour de deux colocs. Je me lève assez tôt car je dois petit-déjeuner et faire des courses à Carrefour. Une fois rassasié, je vais au Carrouf à deux rues de là. Il est presque 9h mais il n'est pas ouvert alors que c'est indiqué 8h30 sur une pancarte... Un vigile nous fait signe d'avancer quelques minutes plus tard. Je prends une vraie baguette, jambon cru et fromage.

Je rentre à l'hostal et prépare mes sandwiches dans la cuisine. Je monte boucler mon sac et descends rendre ma serviette juste après 10h, je dois quitter les lieux. Je descends à l'arrêt de bus mais ne suis pas sûr de trouver le bon... Je marche jusqu'au prochain en direction du terminal. Je dois également faire de la monnaie pour payer un passager. Je me dirige vers un tabac et me fais aboyer dessus par un chien devant l'entrée. Je passe en serrant les fesses. Le commerçant rechigne un peu mais finit par accepter. De retour à l'arrêt de l'autre côté de la route, un jeune homme me demande si un bus en direction du terminal passe par ici, c'est dingue que des gens pensent que je sais comment ça marche dans cette ville, j'ai une gueule de gringo après tout... Je lui demande s'il a une carte et il me propose de payer mon trajet. Un bus arrive et nous pose au bord de la route car ce n'est pas son terminus comme celui de la veille. Je vais acheter le billet que je n'ai pu obtenir plus tôt. Une autre compagnie pourrait faire l'affaire mais elle n'a pas de guichet ici... Il est 10h45, je réserve mon Air Bnb à Valparaiso. Je suis posé sur un banc et observe le va-et-vient des voyageurs. N'en pouvant plus, je vais aux toilettes en laissant mes affaires sans surveillance, personne de louche dans les parages. Le bus arrive à 12h30. Je vais poser mon sac en soute et le balanceur me suggère lourdement de laisser un petit quelque chose. Je mange un de mes sandwiches à proximité. Des gens qui étaient dans le terminal avec moi ne viennent au bus qu'à 12h55 pour donner leurs bagages... Au lieu de 13h, nous décollons à 13h07.

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  • Voyage de Bariloche à Mendoza :

C'est parti pour 20 heures de trajet. On nous sert une collation dès les premières minutes du voyage.

Comme toujours, du salé, du sucré, un jus et un bonbon 

Nous passons par Piedra del Aguila, Villa El Chocón où deux jeunes descendent, à part le Rió Limay, il n'y a rien alentour...

Nous faisons une "pause essence" de moins d'un quart d'heure à Arroyito à 17h50. Nous passons par Senillosa puis Neuquen où nous attendons vingt cinq minutes une personne qui en fait était montée dans le bus sans montrer son billet à la personne habilitée au comptage... Nous passons ensuite par Cipolletti, Cinco Saltos puis Catriel où nous attendons vingt minutes à chaque fois. Vers 20h15, un bingo est organisé. Moins d'une demi-heure plus tard, je gagne une bouteille de Chardonnay Argentin. Pour mon anniversaire c'est plutôt un joli cadeau.

J'aurais pu choisir un Malbec, deux cépages français

Vers 22h10, on nous sert le "diner" :

Moins d'une heure avant, je m'étais enfilé un sandwich jambon/fromage, j'ai laissé le "steak" de je ne sais quoi. Je mets le Alfajor de côté pour le petit-déjeuner. Vers 22h35, nous sommes à Veinticinco de Mayo : une rue semblait bloquée par des gens énervés, nous faisons marche arrière et devons faire un grand détour car beaucoup de rues sont à sens unique autour du Terminal de bus. Nous partons quinze minutes plus tard et nous arrêtons un peu plus loin pour embarquer un jeune qui était en retard. Je tente de partager la bouteille avec mes voisins, seul un couple prend un verre. Avec l'homme nous torchons la bouteille avant de nous endormir. Je suis réveillé par des arrêts à Santa Isabel, General Alvear et San Rafael. Pendant que je dors, on sert le petit-déjeuner. Je me réveille et demande si je peux avoir de l'eau chaude : "Non ! Fallait pas dormir pendant le service !" Super, merci pour l’amabilité au réveil. Elle me donne quand même le petit sac contenant ma ration. Je me lève et vais me servir de l'eau au distributeur disponible vers les escaliers, j'ai eu mon thé en fin de compte.

- Pour la première fois depuis le début de mon voyage nous arrivons avec quasiment quarante minutes d'avance !!! Mon premier objectif est de trouver un bus qui me rapproche de mon logement. Après renseignement, je dois posséder une carte SUBE afin de pouvoir valider à la montée dans le bus. C'est un jour férié, impossible de trouver un commerce ou le distributeur officiel ouvert. Le temps de faire le tour du terminal et des commerces alentour, un bus qui m'intéressait est passé. Je dois patienter plusieurs (longues) minutes pour le prochain. Un monsieur, puis une dame plus tard, me demande si j'ai besoin d'aide pour trouver le bon bus. On est d'accord sur celui que j'ai choisi. Je monte dans un bus et m'aperçois au bout de quelques minutes qu'il ne se dirige pas vers ma destination. Je questionne le chauffeur : en fait il vient de l'endroit qui m'intéresse mais il va jusqu'à une sorte de dépôt bien plus au nord... Je me retrouve perdu dans un quartier bien loin de mon Air Bnb... Le conducteur m'indique une ligne de bus qui passe à proximité de mon logement. J'attends tellement longtemps que je le vois quitter le travail et me répéter le numéro de la ligne. Enfin, je peux monter à bord d'un bus, par contre je suis seul et je dois expliquer au chauffeur que je paierai le prochain passager qui montera (s'il veut bien ou s'il dispose d'un solde suffisant...). Une dame me rend ce service à l'arrêt suivant. Le voyage dure environ quarante minutes. Le chauffeur me dit où je serai le plus proche. Je descends et arrive au bout de quelques minutes devant la maison de Lupe. Je pose mes affaires et fais la connaissance de son fils et son petit-fils, venus pour les jours fériés. Ils me parlent anglais mais je dis que c'est en espagnol que je souhaite converser. Ils me donnent les lieux incontournables : les bodegas (caves à vins), les places du centre-ville... Pour cet après-midi je vais aller à la plus célèbre et surtout gratuite : Bodegas Lopez. Le fils me donne les indications à suivre : bus et arrêt. Je vais donc attendre deux rues plus loin. Je recharge la carte SUBE que Lupe m'a confiée. Il y avait une dette de plusieurs pesos... Je me poste pendant plus d'une heure : tous les bus qui sont censés passer par ici se suivent mais pas le mien.

Tout le mobilier urbain de ce quartier est violet 

Je commence à avoir vraiment faim : je me dirige vers le resto le plus proche et tombe en chemin sur une autre enseigne non répertoriée. Je prends ce que me conseille le serveur, c'est un plat déjà prêt, sinon je devrais attendre un peu, soit.

Très très rare d'avoir du pain avec son repas 

Après avoir bien profité du Wi-Fi du resto, je retourne à l'arrêt et prends un autre bus qui pourrait me rapprocher de la bodega. Le conducteur me dit qu'il ne connaît pas cet endroit, mais bien sûr...

Je descends au plus près d'un resto qui s'appelle Lopez comme la moitié de ce qui se trouve dans le coin : la Bodega est au bout de l'avenue... Je dois reprendre un bus pour me rapprocher. Je suis enfin devant mais c'est fermé, je ne sais pas si c'était bien ouvert aujourd'hui comme c'est férié, ou alors juste le matin comme précisé sur la plaque, merci Lupe pour tes conseils...

Je marche un peu en essayant d'éviter le soleil, il fait vraiment chaud, 32 degrés. Je rentre au Air Bnb après avoir emprunté un ultime bus pour cette journée. Je prends en photo des graffitis sur le chemin.

Je grignote ce qu'il me reste et me couche, le voyage et les péripéties en bus m'ont usés. Je suis réveillé dans la nuit par un bourdonnement familier que je n'avais pas entendu depuis des semaines. Me voilà à chasser un moustique en plein milieu de la nuit. Je parviens à l'enfermer dans un placard. Au petit matin je le laisse sortir et lui règle son compte.

Aujourd'hui, je vais aller au centre-ville pour me promener un peu. Je prends un bus pour aller à proximité de la mairie car j'ai lu qu'on pouvait monter sur le toit et que c'était le plus beau point de vue sur Mendoza. Je descends à quelques rues de cette dernière. Je me renseigne à l'accueil : impossible de monter, depuis l'année dernière il y a des bureaux au dernier étage... L'article date de 2016. Il parle également d'un bar à vins sympa : après quelques recherches il a fermé en 2017. Je marche un peu pour trouver un endroit où manger un bout.

C'est plus un café qu'un resto mais ils ont des gros sandwiches (avec cinq pommes noisette). Après ce repas frugal je me dirige vers la première place sur mon chemin : Plaza Italia.

Je poursuis avec la Plaza Chile.

Les bancs sont aux couleurs chiliennes. Une statue représentant l'amitié immortelle entre le Chili et l'Argentine : O'Higgins (Chili) et San Martín (Argentine), deux des trois héros des indépendances sud-américaines (avec Bolívar, pour Bolivie, Colombie, Équateur, Panama, Pérou et du Venezuela). Une fontaine avec de l'eau rouge... Je continue avec celle qui se situe au milieu des quatre autres : Plaza Independencia, la plus grande.

J'ai encore suivi les recommandations des blogueurs français et l'article de 2016 est toujours d'actualité en ce qui concerne les parties de cette place qui sont en travaux, rénovation, rien n'a changé... Encore une fois, l'eau d'un grand bassin est rouge. La place suivante n'a rien d'intéressant à part une statue du Général San Martín qui donne son nom à la place.

Enfin, la dernière de ma visite est la Plaza España, la plus belle à mon sens avec ses mosaïques et les grandes fresques.

Il fait vraiment chaud aujourd'hui, 31 au plus fort de la journée. J'ai beaucoup marché pour me rendre de place en place. Je cherche en vain un bar ou une heladeria qui vend des glaces à l'italienne pour me rafraîchir. J'abandonne ma quête et finis par prendre un bus en direction de mon logement. Je prends de quoi me nourrir sur la route : frites, viande et bière. Lupe n'est pas là, je traîne sur les réseaux sociaux jusqu'à tomber de sommeil. Pour me rendre au terminal, il me faut un peu plus d'une demi-heure en théorie (tout dépendra du trafic et des arrêts sur la route). Je prends une dernière photo avant de quitter mon Air Bnb.

C'est bizarre de se retrouver avec des barreaux aux fenêtres, ça ne m'avait pas manqué... Je pars du logement pour filer à l'arrêt le plus proche, le bus ne passe que toutes les vingt minutes, si je le rate c'est un peu compromis pour partir de la ville. Je me fais confirmer par un homme que le bus s'arrête devant chez lui car il n'y a aucune indication dans ce sens. Oui, mais pour assurer, il est préférable que j'aille au bout de la rue, d'autres lignes plus fréquentes s'y trouvent. Je me mets en route et comme par hasard le bus se pointe, je fais demi-tour et accélère le pas pour ne pas rater mon transport. Je trouve encore une âme charitable pour valider pour moi. Peu avant ma destination, j'appuie sur le bouton adéquat, le chauffeur me demande si je souhaite descendre au terminal, j'ai dû appuyer trop tôt ou Google Maps n'a pas répertorié tous les arrêts de cette ligne. J'achète quelques denrées afin d'écouler mes derniers Pesos Argentins. Le bus est en avance, je peux embarquer.