Carnet de voyage

Travelou Cantalou !

5 étapes
2 commentaires
En ce weekend d'ascension agrémenté d'un jour de congé, on a 5 jours pour s'évader dans notre périmètre de 100km. Direction le Cantal, département que l'on aime particulièrement et peu touristique.
Du 21 au 25 mai 2020
5 jours
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21
mai

Ce matin aucune efficacité dans les préparatifs. J'avais pourtant chargé un maximum de choses hier et fait le plein d'eau, malgré ça on décolle seulement à midi ! La décision était prise depuis plusieurs jours d'aller dans le Cantal, faire la chaîne des Puy. Petite vérification quand-même avant de partir pour voir où s'arrête la zone des 100km. On pensait être large, et ben pas tant que ça. La chaîne des Puy est pile dans la zone, je n'ai pas vérifié mais je pense même qu'avant notre déménagement on y aurait pas eu accès (pas totalement en tous cas).

On prend les petites routes, on passe par Saugues. C'est vraiment très joli. Je ne connais pas du tout ce coin de la Haute-Loire et c'est bien dommage. J'aimerais venir visiter le musée de la bête du Gévaudan ici dans quelques temps. On continue la route, on traverse un tout petit bout de Lozère avant de passer dans le Cantal. On s'arrête sur un petit chemin pour inaugurer notre nouvelle vaisselle en mangeant une excellente salade de riz/maïs/tomates/avocat ! Depuis le temps qu'on avait repéré ce joli set de vaisselle en bambou, on se l'est enfin offert. Il est arrivé hier, pile poil !

Un bonne salade healthy dans une belle vaisselle en bambou dans un bel endroit ! 

On continue notre trajet à travers les beaux paysages cantaliens jusqu'à Pierrefort où l'on bifurque par de toutes petites route dans le but de remonter en direction du Plomb du Cantal. Les paysages se font de plus en plus sauvages à mesure que la route s'élève. On commence également à trouver quelques coins touristiques. Ce premier weekend prolongé après le déconfinement s'annonce chargé ! On monte jusqu'au col de la Griffoul (1338m) et là on commence à hésiter sur la suite de la journée. Minou serait tenté de faire le col en vélo, mais il est déjà 16h30 et il a en même temps envie de rester tranquille. Après une longue réflexion on estime que le mieux est de rester dans le coin pour la nuit pour pouvoir faire le col demain matin. Le parking ici est plein, on prend alors un chemin carrossable en espérant y trouver un renfoncement qui nous servirait d'emplacement pour la nuit. Mais c'est un échec, dommage car les paysages sont absolument magnifiques et très sauvages. Ces valons verts à perte de vue sont assez typiques du Cantal, j'adore !

On décide de continuer un peu jusqu'au col de Prat de Bouc (1528m) où l'on avait passé notre dernière nuit lors de notre séjour Pyrénéen l'année dernière. On connaît le coin, on sait qu'on pourra y passer la nuit. Comment dire... Il y a un tout petit peu plus de monde que la dernière fois ! En octobre on était seul, aujourd'hui le parking est plein ! Du coup on continue un peu la route pour aller voir une cascade en attendant que ça se vide un peu.

La balade en sous bois est agréable. On passe une première "cascade" en espérant que ce n'était pas celle-ci annoncée sur les panneaux ! On continue, et non effectivement il y a bien une vraie cascade un peu plus loin ! Très jolie, dans les bois, avec un petit point de vue aménagé. On ne peu pas accéder à l'eau par contre.

Cascade des Vergnes

On profite un peu avant de remonter. Tout l'aller était en descente, Mikado courrait droit devant, le retour s'annonce plus dur pour ses petites pattes microbiennes ! Mais elle suit très bien, il faut aller doucement, mais elle fera tout le retour avec joie, en commençant à souffrir un peu de la chaleur quand-même. Elle traverse même la rivière à patte, sans passer par le pont ! Ses quatres pattes dans l'eau, et les deux miennes aussi par la même occasion !

Retour au camping-car, nous aussi on a prit chaud mine de rien ! Mikado s'étale de tout son long sur le sol frais de Big Woop, ma pauvre Yunka a bien du mal à y monter dedans, et Chaskie nous apporte des babets pour jouer encore !

On remonte au col de Prat de Bouc et on s'installe sur le parking secondaire. Il y a deux camping-cars sur le parking principal et encore pas mal de voitures, on sera plus au calme sur l'autre. On se cale à l'extrémité du parking, à l'opposé d'un fourgon déjà installé avec la vue sur le Plomb du Cantal.

Vue sur le plomb du Cantal pour passer la nuit  

Et ce soir en guise de repas c'est gros goûter pour tester nos nouveaux bols, et on va avoir toute la soirée pour apprécier aussi nos nouvelles lampes ! Ça faisait partie des premières choses que l'on voulait modifier dans Big Woop, et c'est chose faite pour les deux lumières au dessus de la table. On a échangé les vieilles ampoules par de beaux spots modernes à LED qui éclairent bien plus tout en consommant 4 fois moins ! On est trop contents ! Prochaine étape : les plafonniers !

Nos nouveaux spots !  
22
mai

Ce matin petit déjeuner au calme, le parking est toujours à peu près aussi vide qu'hier soir. Après avoir bien pris notre temps on se prépare pour la sortie vélo. Alors pour remettre les choses dans leur contexte, je ne peux encore une fois pas rouler comme je le voudrais. Pour faire court, tant que je n'ai pas vu le cardiologue mi-juillet je n'ai pas le droit de faire trop monter le cardio. Donc après les vacances dans les Pyrénées lors desquelles j'ai été privée de tous les cols à cause de mon genou, tout en prenant sur moi en me disant que la prochaine fois j'en profiterai mieux, et ben non, cette fois il y a encore une raison pour m'empêcher de faire ce que j'aimerais. A se demander si c'est vraiment la peine de continuer à être prudente, se priver encore et toujours et ne jamais en avoir les bénéfices. Quitte à être blessée autant que ce soit en se faisant plaisir...

Bref, du coup Julien part pour 36km : le col de la Griffoul puis Prat de Bouc en partant de Brezons. Pour moi ce sera uniquement la fin de Prat de Bouc à partir de la Sagnette. 3km de descente et 3km de montée. C'est beaucoup trop agréable pour s'arrêter là, tant pis, je redescends et le fait une deuxième fois ! Au moins j'en profite un minimum. Ça aura quand-même fait rouler un peu et été vraiment agréable, qu'est-ce que c'est bien le vélo ! Julien s'est régalé aussi.

Au départ de la Sagnette, puis pendant la fin du col de Prat de Bouc 

Entre tout ça et toutes mes pauses photos, j'arrive à Big Woop quelques minutes à peine avant Ju. Vu l'heure, on décide de s'activer un peu si on veut profiter du reste de la journée. On range tout, on prend une bonne petite douche bien chaude, on se mange un délicieux carpaccio de courgettes, puis on décolle.

Carpaccio de courgettes au vinaigre balsamique, chèvre frais, herbes de Provence et graines de sésame blond toastées ! 

On descend sur Murat en regardant si on passe devant un garagiste ou un concessionnaire car il faut qu'on jette un oeil sur la batterie auxiliaire. Ce ne sera pas pas pour cette fois. On décide d'aller se garer à Chastel-sur-Murat pour monter à pied voir la chapelle Saint-Antoine. Perchée au sommet de sa colline verdoyante, dans un état impeccable, elle a vraiment beaucoup de charme. On a même la possibilité de monter au clocher, une première pour moi ! Mikado est d'humeur râleuse pendant cette balade, et lorsque je monte au clocher en la laissant en bas avec Ju... C'est une catastrophe ! "Miauler comme une perdue" prend tout son sens !

La chapelle Saint-Antoine 
Ouvrez l'oeil, Quasimodo est au clocher !  
Ça en fait des cloches !  
L'intérieur de la chapelle et sa porte pleine de charme  

On reprend la route pour s'arrêter quelques kilomètres plus loin, à Fraisse-Haut où l'on a repéré des grottes sur la carte. Cette fois-ci Mikado ne sera pas de la sortie, elle a encore chaud de sa montée à la chapelle ! On installe donc mademoiselle confortablement dans son petit sac, judicieusement placé dans les courants d'air du lanterneau, du truma et de la fenêtre de la capucine ! Nous voilà prêts pour la petite balade jusqu'aux grottes.... Petite balade ? On était pas si prêts que ça ! C'est court en effet, mais sacrement pentu et parfois glissant ! Malgré la fraîcheur relative et agréable des sous-bois, on prend une sacrée suée ! Quelle judicieuse idée de ne pas avoir emmené Mikado ! Les toun's par contre sont dans leur élément, d'autant qu'on longe par moment un petit cour d'eau qui rafraîchi les pattes ! Lorsque l'on arrive à la fameuse Roche percée, déception, tout est entouré de rubalise. Un panneau nous prévenait en bas que l'accès aux grottes était interdit en raison de chutes de pierres, tout en stipulant que le chemin était tout de même accessible. Le chemin qui les contourne est effectivement accessible, mais pas celui qui s'en approche. On fait donc demi-tour sans même apercevoir les grottes, c'est dommage. Les balades en grosse période d'allergie et en pleine crise c'est assez difficile à gérer. Les symptômes ne me quitteront plus jusqu'à ce soir... On fait un petit arrêt rafraîchissant juste avant d'arriver à Big Woop, entre quinze éternuements j'apprécie le moment !

De jolies petites curieuses rousses observent notre instant rafraîchissement ! 

Il est maintenant temps de trouver un endroit pour passer la nuit. On pensait continuer la route jusqu'à une cascade que l'on avait visitée il y a quelques mois, mais on a confondu les routes, ce n'est pas ici. On se dit alors qu'on devrait trouver notre bonheur du côté du Lioran. Pour faire au plus simple on s'aide de Park4night qui nous guide effectivement jusqu'à notre bonheur ! Nous voilà au fin fond de la station, sur un immense terrain herbeux avec une vue magnifique à 360° et un calme total. Il y a une jolie yourte dans un coin qui nous semble être une résidence secondaire et qui est justement occupée ce soir. Trois ados ont planté les tentes Quechua au fond du terrain et ont l'air de passer une bonne soirée loin des parents ! Un camping-car vient s'installer mais fini par repartir peu de temps après. Finalement ce soir on entendra que les grillons, on écoute ce calme que l'on apprécie tellement !

Encore une fois, plutôt pas mal la déco de la chambre ! 
23
mai

Ce matin je suis réveillée de bonne heure par une mouche qui n'arrête pas de venir me chatouiller le nez et les bras ! Saleté ! Puis Mikado se met à s'énerver dans son sac. Du coup je me lève pour partir en balade entre filles avec les toun's et Mi. On attaque en douceur avec de nombreuses pauses pour que Mikado s'acclimate et fasse tout ses besoins, puis on monte par les pistes de ski. Le ciel qui était déjà couvert s'abaisse encore un peu plus sur nous, de nouveaux nuages arrivent par le Lioran, l'humidité augmente. On croise les télésièges, je décide alors de redescendre par la piste créée pour ces remontées mécaniques et dont l'arrivée est tout près de là où nous sommes garés. Un bruit nous suit et se rapproche à grande vitesse dans notre dos... Je me retourne, le rideaux de pluie est juste là à quelques mètres et arrive avec fracas ! D'après Mikado c'est le moment idéal pour commencer à flâner et à sentir les fleurs... On est en désaccord sur ce point ! Je presse tout le monde pour finir d'arriver avant le déluge, nous voilà de retour presque sèches ! Tout le monde à quand-même le droit à son coup de serviette, et y en a une qui n'aime pas ça !

Minou attendait notre retour pour se lever et profiter du gros petit déjeuner du samedi ! Je sens que certaines mauvaises habitudes du confinement vont avoir la vie dure... Maintenant c'est le déluge, on reste bien au sec en bouquinant le catalogue d'équipement pour camping-car. On fait des plans sur nos prochains achats !

En parlant d'achat, et midi approchant, il serait temps de bouger un peu (avant que le vent qui commence à souffler fort ne le fasse pour nous !). Depuis notre sortie du weekend dernier il nous semblait que la batterie auxiliaire ne tenait plus la charge. C'est bien confirmé pendant ce séjour, hier on a même dû finir la soirée aux lampes Quechua... Après deux soirées de recherche sur internet et de nombreux apprentissages au sujet des batteries, il s'avère que la notre est une batterie acide qui peut avoir besoin de refaire le niveau en eau déminéralisée. De l'eau dans une batterie... Moi j'y comprends rien ! Bref, la décharge peut potentiellement venir de là. On file donc à Intermarché à Murat pour acheter ce qu'il faut. Heureusement on avait anticipé l'éventualité de faire des courses, on avait amené nos masques !

Nous voilà armés de nos 2 litres d'eau déminéralisée, de panachés et d'une salade. Il ne va pas falloir se tromper en remplissant la batterie !

Heu Chou.... Pendant que je nettoie ça te dérange d'aller racheter de l'eau déminéralisée ? J'ai tout utilisé...

Et ben oui, il aura fallu au total 2 litres et demi pour refaire les niveaux. On ne comprend pas ce qu'il s'est passé... On espère maintenant que le problème vient effectivement de là et de rien de plus compliqué. Aujourd'hui ça va être dur à estimer, la couche nuageuse est tellement dense que le panneau solaire charge très peu.

Bon on profite de ce temps pourri pour continuer de s'occuper de Big Woop en cherchant de quoi faire la pression des pneus. On ne trouve pas, on reprend donc la route en repartant par le Lioran puis le col du Pertus (1309m). C'est magnifique ! Les scènes du villages des hobbits dans Le seigneur des anneaux auraient pu être tournées ici ! Les Puys verdoyants forment des vallons d'un vert dense parsemés de genêts jaunes vifs. Le ciel chargé n'enlève rien à la beauté des paysages. L'autre versant est un peu différent, un peu moins verdoyant et un peu plus abrupt, mais tout aussi beau.

On s'arrête en bas du col, à Mandailles, sur une petite aire en bord de rivière qui ferait un bon spot dodo. Minou décide de faire ce col en vélo, même s'il est très court il lui fait envie. Je préfère ne pas le suivre... Le peu que j'ai fais hier m'a réveillé la tendinite rotulienne... Encore quelque chose... Avant de reprendre le vélo il va falloir qu'on le règle à notre façon, comme avant l'étude posturale. Car c'est depuis cette étude que j'ai enchaîné les douleurs sur le vélo.

En avant donc, en vélo pour Minou, et moi je décide de faire une petite course à pied avec les toun's en essayant de ne pas trop forcer. J'attaque sur quelques centaines de mètres de plat avant de commencer une sacrée montée ! 4 kilomètres sans presque jamais descendre en dessous de 15% de pente ! Ça pique ! Bon du coup je le fais en marchant pour rester raisonnable et je trottine quand la pente s'adoucit. La redescente est tout aussi raide et casse-gueule ! J'avance guère plus vite dans le début de la descente que dans la montée ! La suite est bien plus praticable, et c'est à ce moment-là que la pluie décide de s'immiscer dans le jeu ! C'est une sacrée averse qui nous arrive dessus, en quelques minutes je suis trempée ! Je pense à Minou sur son vélo qui doit en être à la descente aussi... J'espère qu'il a pu arriver à temps ! Je fais la fin en accélérant à mon rythme. J'aime tellement courir sous la pluie, et encore plus sur ce type de sentiers que j'en oublie de surveiller le cardio. Tant pis, au moins j'en ai bien profité ! Un régal la fin sous cette pluie ! Et Yunka pour qui la fin allait trop vite estime ne pas être assez mouillée et file se baigner en arrivant !

On ne s'en rend pas bien compte, mais ça monte... Beaucoup ! 

Quand j'arrive au camping-car Minou est déjà là, il a fait son col bien plus rapidement que moi ! Il était même rentré avant la pluie et roulait un peu plus loin en m'attendant (en attendant le retour des clefs surtout, on est comme dans Fort Boyard, chez nous c'est le nain qui porte les clefs !). Finalement la pluie l'a forcé à rapidement venir ranger le vélo pour m'attendre à l'abri près de Big Woop ! Il aura fait ses 4km de col en 23 minutes et s'est bien amusé !

Col de Pertus, 8% de pente moyenne et  14% de pente max

Bon, vite vite tout le monde à l'abri ! On se calfeutre dans notre Big Woop avec le chauffage à fond en attendant que l'eau chauffe, et on transforme le camping-car en séchoir à linge ! Et ben le chauffage marche sacrément bien ! On a rapidement plus froid du tout ! Mikado valide aussi cette option en cherchant la place de sieste la plus confortable près du radiateur !

Big Woop en mode séchoir à linge !  

Après une bonne douche et un peu de rangement, on reprend la route en direction du Puy Mary. On s'arrête quelques... 10 mètres plus loin ! À la sortie du parking un panneau annonce que le col menant au Puy Mary est fermé. Il va falloir tout recontourner pour y accéder. Pour ce soir on hésite, est-ce que l'on continue quand-même cette route pour voir si on trouve un spot pour la nuit ? Quitte à devoir tout refaire en sens inverse autant commencer tout de suite. On avait repéré un coin dans la montée du col de Pertus, un camping-car était déjà présent mais il a peut-être libéré la place depuis. On retourne donc sur nos pas, totalement dans les nuages cette fois, on ne voit plus le paysage. On a même pas l'impression de refaire la même route. On passe le sommet, on redescend côté Saint-Jacques-des-Blats, on tombe sur le petit spot repéré à l'aller qui est libre et en plus tout plat ! Il ne nous reste qu'à choisir le sens de stationnement selon la vue, même pas besoin de caler !

C'est bien le même endroit, à une demi heure d'intervalle 
Non Mikado, pas la peine d'insister, on ne rallumera pas le chauffage tout de suite !  

Nos sorties nous ont creusé un peu le ventre, il n'est pas tout à fait l'heure de manger encore, alors c'est l'occasion de se prendre un petit apéro en attendant 19 heures ! Heureusement ce matin on n'a pas vidé nos panachés dans la batterie, on peut donc s'en prendre ce soir ! Et ensuite ce sera salade verte et petit assortiment asiatique : nems, samoussas et accra de morue !

On se régale encore ! 

Malheureusement, et c'est moins drôle, malgré le soleil qui est réapparu en toute fin de journée la batterie est totalement à plat... On est pas confiant pour la suite des événements à ce sujet.

Cette histoire de batterie me fait trop peur... Je préfère me cacher ! Là, c'est bon... On ne me voit plus !  
24
mai

La nuit a été tellement bonne que ce matin je n'arrive pas à me réveiller ! C'est même Minou qui finira par me dire qu'il faudrait peut-être bientôt se lever ! Alors ça c'est un comble ! Après la petite sortie pour les besoins des animaux, on prend un petit déjeuner tout simple, tout en continuant de surveiller notre batterie qui est en train de charger. On a un petit espoir. On reprend la route pour continuer notre contournement d'hier, on refait donc le même trajet qu'à l'aller mais en sens inverse. Après Murat on bifurque pour rejoindre la route qui mène au Puy Mary. On a de la chance, on arrive au col de Serres pile au moment où le passage des camping-cars est autorisé dans ce sens. On décide donc de monter jusqu'au sommet du Puy Mary, le but aujourd'hui étant pour Minou de faire le Pas de Peyrol (1588m), c'est-à-dire monter au sommet du Puy Mary en vélo en partant de Cheylade. Du col de Serres au Pas de Peyrol les paysages sont incroyablement magnifiques. On ne sait plus si on est dans le Cantal ou dans les Alpes, on se croirait vraiment en train d'accéder à un sommet de 2000 mètres. C'est vraiment superbe. Et encore une fois c'est une grosse frustration pour moi de monter ce col en camping-car, de savoir que d'ici quelques minutes Minou va le faire en vélo et que moi je ne pourrai pas... Ça devient vraiment difficile psychologiquement d'accepter ça... On se gare sur le parking du sommet, non sans avoir tourner et retourner Big Woop dans tous les sens pour éviter un maximum le vent ! On met quand-même les cales parce que l'on est vraiment très penché, pour pouvoir manger un bout sans que tout au roule de la table ! Minou se prépare pour faire son col, et moi pendant ce temps je monterai au sommet du Puy Mary (1783m). La montée et bien plus raide que ce que je pensais. Tout est aménagé par un sentier batti et des marches, mais ça reste bien raide quand-même. Les toun's sont en laisse car il y a beaucoup de monde et Mikado est dans son sac sur mon dos. C'était une bonne idée, au moins elle peut prendre l'air mais elle est tranquille. La montée aurait de toutes façons été trop raide pour elle et il y a trop de monde elle aurait eu bien peur. Pour Yunka la balade est difficile, monter toutes ces marches avec son arrière train fatigué a l'air compliqué... Au sommet la vue à 360° est superbe. Je m'installe de l'autre côté de celui par lequel je suis montée pour être à l'abri du vent. On reste posées là un moment pour profiter des paysages et du soleil, Mikado en profite pour se dégourdir les pattes. Pour la redescente on s'organise pareil, mais je laisse le sac de Mi ouvert pour qu'elle puisse sortir un peu sa tête !

Au sommet du Puy Mary entre filles  

On se met au chaud dans Big Woop en attendant le retour de Minou qui ne tarde pas bien ! Il arrive ravi de sa sortie ! La vallée et le col étaient très beaux, il aura fait ses 16.6km de montée en 51 minutes, soit 19.4km/h de moyenne.

Le beau col cycliste de Minou, ça donne envie !  

On se pose un peu dans Big Woop, bien au chaud au soleil, le temps d'un petit petit goûter avec lait de soja chocolaté et pain maison et chocolat. Puis on décide de redescendre le col côté Salers, sans aller jusque là puisqu'on serait sûrement hors de la zone des 100km. On arrive pas à capter internet depuis ce matin pour vérifier, mais comme on est bien sages on bifurque avant pour prendre le col d'Aulac (1242m). Les paysages sont encore une fois magnifiques, on est totalement hors des sentiers batus. Après le Puy Mary très touristique (et la distanciation sociale pas toujours facile à respecter) ça fait du bien ! On s'arrête au sommet du col pour admirer la vue une partie de la chaîne des Puys et pour faire connaissance avec deux ânes et leur chien gardien. On est bien ici, ça serait top pour passer la nuit. Mais on a très envie d'une pizza ce soir, petit plaisir qu'on ne s'est pas accordé depuis bien avant le confinement et auquel on pense depuis le début du séjour...

Rencontres au col d'Aulac 

Comme il est encore relativement tôt on décide de rouler jusqu'à la prochaine pizza à emporter ! On repart en sens inverse, comme c'était prévu dans tous les cas rapport encore une fois à la zone des 100km (être à la bordure de la zone c'est pas très pratique, oups !). On descend sur le Claux où on en profite pour faire un petit détour et monter sur les plateaux. Là encore on en prend plein les yeux, droit devant le Puy Mary est majestueux, avec ses plaques de neiges encore présentes sur le versant nord. Et derrière nous c'est le massif du Puy-de-Dôme qui nous fait de l'oeil au loin ! On redescend dans la vallée pour continuer jusqu'à Riom-es-montagne pour enfin trouver notre pizza tant attendue ! Le temps de la préparation on fait chauffer l'eau de la douche tant que le soleil n'est pas encore couché, car cette fois c'est officiel la batterie est morte... Dès que le panneau solaire ne charge plus elle se vide quasi instantanément. On prend donc notre douche sur la place de l'église avec les derniers rayons de soleil qui permettent de faire fonctionner la pompe à eau... Bon, les plafonniers attendront, cette fois le prochain achat qui va devoir être le plus rapide possible sera une nouvelle batterie...

L'église de Riom-es-montagne 

On réussi à être patient et faire la route jusqu'à notre spot dodo repéré plus tôt au sommet du col de Serres (1335m) pour manger nos pizzas à la lueur de nos lampes Quechua. Encore une bonne régalade, avec un bon chocolat chaud en guise de dessert !

Encore un bel endroit pour passer la nuit et manger de bonne pizza ! Mikado a choisit la meilleure place pendant que je lis ma BD 
25
mai

Réveil au frais malgré le soleil. Petite sortie aux alentours pour les besoins des animaux et pour quelques photos. Mikado préfère finir par rentrer et nous laisser continuer les photos sans elle. Elle en profite pour aller prendre la pause dans la capucine sous les yeux ébahis de Yunka !

Petite sortie matinale. Le weekend de l'ascension est fini, le calme plat est revenu 

Petit déjeuner tout simple, et on prend le temps de prendre le temps ! On fait un peu de ménage dans Big Woop, on essaye encore de s'occuper de notre batterie mais sans espoir, on joue avec les toun's...

Scènes de vie d'un matin tranquille  

On fini quand-même par devoir prendre doucement la route du retour. On pensait attaquer notre séjour du côté du Puy Mary pour ensuite doucement remonter la chaîne des Puys. Finalement on aura tellement pris le temps de profiter de chaque endroit où l'on s'est arrêté que l'on termine le séjour sans être monté plus au nord que le Puy Mary ! On part par Murat pour faire un plein de gasoil et prendre du pain. On avait envie d'un dessert mais il n'y en avait pas à la boulangerie. On fait un petit tour à pied dans la vieille ville pour essayer d'en trouver mais en vain. Ça nous rappelle des souvenirs du mois d'octobre, et encore une fois cette ville nous fait penser au Puy.

On continue la route en cherchant un coin pour manger, on a quitté les paysages montagneux et nous sommes à présent dans ce que j'appellerais une plaine vallonnée ! Nous voilà désormais dans des terres agricoles bien moins sauvages et préservées que ce que l'on a traversé ces derniers jours.

On passe Saint-Flour où on trouve enfin une boulangerie avec notre bonheur en pâtisseries ! On décide de rentrer par la route de Langeac pour ne pas prendre la même qu'à l'aller, et c'est justement quelques kilomètres après avoir quitté Saint-Flour en direction de Langeac que l'on s'arrête pour manger. L'endroit n'est pas magnifique, nous somme en bord de route peu passante au milieu d'une forêt. Même si la vue n'est pas au rendez-vous on profite pleinement du calme, du soleil, et du chant des oiseaux parce que dans quelques heures on aura retrouvé le bruit permanent des voisins et des engins agricoles...

On fait un dernier arrêt sur la route à Venteuges, pour se faire un petit goûter au bord de l'eau sur une plage de galets face à des orgues basaltiques. C'est très agréable. On profite encore un moment de cet instant de détente avant de finir de rentrer par les gorges de l'Allier. Les avoir si proches de la maison nous fait parfois oublier à quel point elles sont belles !

Dernier arrêt à Venteuges