Carnet de voyage

Les Pyrénées Espagnoles

14 étapes
9 commentaires
L'automne arrive et les vacances aussi, on va donc prolonger l'été de deux semaines du côté des Pyrénées avec probablement des passages en Espagne, mais rien n'est encore défini.
Du 5 au 18 octobre 2019
2 semaines
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5
oct

Bonjour Chou, joyeux anniversaire !

Oh merci Minou !

C'est la première fois pour moi que je fêterais mon anniversaire en partant en vacances ! Original pour mes 30 ans !

Le plus gros des préparatifs a été fait hier, il nous reste à charger les vélos et faire le plein d'eau. On passe prendre nos pains au chocolat à la mie caline puisque j'ai reçu un SMS, une surprise m'attend pour mon anniversaire ! Ils sont bons en marketing quand même ! Bon n'empêche que je repars avec un cookie d'anniversaire !!

On prend la route direction le sud avec une première pause à Millau pour manger, puis on continue, toujours cap au sud. On fait le petit détour au Lac de Salagou que l'on avait envie de revoir après notre premier passage il y a déjà 5 ans ! Le coin est très joli, multicolore entre son lac bleu et sa terre rouge. En plus, après être partis sous une légère pluie, on a retrouvé le soleil !

Repos au bord du lac de Salagou. Il ne semble pas sur la photo, mais il est très étendu ! 

On pensait éventuellement faire étape ici, mais les parkings sont interdits la nuit, on préfère ne pas prendre de risque. Ce sera donc juste une petite pause bucolique avant de reprendre la route.

Heeeuu je fais quoi, je prends Béziers ou Perpignan ?

Ah oui, il serait peut être temps de se pauser la question ! Au vu de notre avancement, pour viser les Pyrénées sans s'attarder sur la côte méditerranéenne, il ne reste pas 50 solutions. On décide donc de suivre le même trajet que pour Tagasonne et sûrement passer la frontière à ce niveau là. Mais on n'en est pas encore là ! La journée est déjà bien avancée, et maintenant la nuit tombe assez tôt. On finie donc de passer les grosses agglomérations, et après une tentative infructueuse pour trouver du pain à Perpignan (décidément les grandes villes c'est vraiment pas fait pour nous...!), on décide de trouver un coin dodo.

Il fait déjà nuit lorsque l'on arrive à un point piqué encore une fois sur Park4night, mais le site à l'air très sympa. On est proche d'une rivière, au pied de ce qui semble être des orgues basaltiques. La connexion internet ne nous permet pas d'en apprendre plus que ce que la nuit nous laisse imaginer. On pourra donc découvrir la surprise demain, accompagné de la lumière du soleil !

Et joyeux anniversaire !

6
oct

Réveil très difficile ce matin ! Le soleil a eu mal a passer à travers les épais arbres qui nous entourent, et dans la pénombre nos yeux ont du mal à s'ouvrir ! C'est finalement une meute d'une dizaine de chiens qui aboient sans cesse pendant une heure qui aura raison de notre sommeil. Après un succinct petit déjeuner on part découvrir les alentours. Pas de grande ballade à faire, juste un petit tour mais très agréable dans la fraîcheur des arbres en bord de rivière et au pied d'une falaise d'orgues (effectivement, bien vu dans la pénombre hier, mais il ne sont pas basaltiques).

Préparation du petit déj ! 

On continue ensuite notre route direction Font Romeu qui est bien désert à cette époque de l'année, puis on fait une petite alte dans le col suivant.

Elles sont belles les fleurs de montagne ! 

On passe ensuite dans la principauté d'Andorre avec un arrêt à Andorre pour un plein de gazoil (à 1€02 le litre, merveilleux !) et quelques courses. On ne s'éternise pas plus avant de passer la frontière espagnole avec un douanier qui ne parle ni un mot de français ni d'anglais et qui veut absolument connaître notre destination qu'on ne connait pas nous même ! C'est pas gagné ! Ça se passe quand même sans soucis, d'autant qu'il tombe sous le charme des animaux !

On attaque donc l'Espagne toujours sans savoir où l'on va, on prend donc un moment pour regarder un peu nos carte. On décide de partir à l'ouest dans le but de rejoindre les Pyrénées centrales par de jolies petites routes. Et la première que l'on prend ne nous déçoit pas, sinueuse à souhait avec un sacré pourcentage ! Celle-ci, elle doit faire mal aux pattes en vélo, déjà qu'elle fait mal en Big Woop ! On la continue sur une quinzaine de kilomètres avant de trouver un super coin pour passer la nuit. Une vue panoramique tout autour de nous, seuls dans un vaste espace de verdure et de sable rouge entouré de montagnes, super ! Malheureusement, quelques cocons de chenilles processionnaires sont présents dans certains arbres, il va falloir être prudent pour les animaux.

Notre premier spot espagnol, génial ! Et oui, on craque, après au moins 2 ans sans en avoir mangé, ce soir c'est cordons bleus !  

Une fois le soleil couché, c'est le vent qui prend le relais, nous obligeant à changer légèrement de place pour aller se mettre un peu à l'abri pour la nuit.

On est a 1500m, juste avant le Coll del Canto (1725m), et ce soir c'est la première caillante dans le camping-car, du coup on se fait un petit Watisit pour se réchauffer sous une couverture, puis finalement, c'est le premier test du chauffage ! Sacrément efficace, il n'a pas besoin de tourner longtemps avant qu'il fasse bien chaud ! On est trop bien !

Interdit de raser un dinosaure avec  une médaille ! J'ai des talents cachés... Mais bien cachés !!! 
7
oct

Hier en allant se coucher, le vent à redoubler d'effort, il a fallu de nouveau changer de place. Ou plutôt de sens, pour lui faire face et être moins secoués. Bon ça va, ce matin on est toujours sur nos 4 roues, on ne s'est pas retourné ! Minou me dit que si, mais que je dormais tellement bien que je n'ai rien remarqué quand il est sorti nous remettre d'aplomb avec ses petits bras ! Je crois qu'il me ment... !

Le vent ne nous aura pas empêché de profiter de ce magnifique lieu 

Après un bon chocolat chaud on reprend la route. On passe le Coll del Canto (1725m) pour redescendre de l'autre côté. Ce versant est paré de ses plus belles couleurs automnales. Couplées au rouge de la terre, le camaïeu est très beau. De ça de là, sont dispersés des petits villages d'une dizaine de maisons collées les unes aux autres. Plus on descend et plus la végétation retrouve son vêtement vert estival et la terre perd son rouge pour redevenir d'un marron bien plus classique. On fait face sur l'autre versant à de hauts sommets arrondis nus de toute végétation.

S'ensuivent quelques kilomètres de vallée moins intéressants, puis de nouveau un col. Le Port de la Bonaigua, 2072m. La fin du col est magnifique, une petite route toute en lacets qui fait ronfler Big Woop ! Il n'y a personne, on est seul à pouvoir profiter de ces beaux paysages. Le début des lacets nous rappelle beaucoup la fin du col d'izoard côté Briançon.

La redescente du Port de la Bonaigua 

On redescend ensuite dans la vallée en pensant s'arrêter pour visiter les villages, mais il n'y a pas grand chose à y voir. On en profite pour regarder la suite de notre itinéraire.

On repasse la frontière française par le Col du Portillon, 1320m, où l'on s'arrête pour manger.

Ça c'est du passage de douane !  

Après une petite polenta, il est temps pour minou de faire son premier col pyrénéen. Et ce sera donc le Col du Portillon, qu'il montera en 39 minutes à partir de Bagnères de Luchon ! De mon côté, puisque ma blessure au genou ne m'a pas permis de reprendre le vélo assez tôt pour pouvoir faire des cols pendant le séjour, j'opte pour un petit footing. Ce sera un kilomètre de marche, suivit de 5km de course a 9,5 de moyenne, histoire de garder la forme. C'est une nouvelle façon de découvrir les paysages, et c'est plutôt sympa aussi !

Avant d'attaquer, je fais la maline en montrant où je vais monter... Ou pas !  
Avant d'entrer dans la forêt les paysages sont très chouettes... Et nous après la course on l'est moins !!! 
Minou lui pas de soucis ! 

On arrive au camping car quasiment en même temps, et après un petit papotage avec un cyclo randonneur anglais, le luxe d'une bonne douche chaude s'impose !

On reprend la route dans le but d'aller passer la nuit au somment du Col de Peyresourde, 1569m. Le soleil est caché derrière l'épaisse masse nuageuse que le vent nous a amenée, mais ça n'enlève rien à la grande beauté de ces paysages presque alpins.

L'ascension du col de Peyresourde 

Il n'y a pas de quoi s'arrêter au somment, on continue donc notre ascension jusqu'au village de Peyresourde, au pied du sommet de Peyragudes. Nous voilà au bout du monde, sur un immense parking avec seulement un camping-car déjà là, entouré de magnifiques sommets. La question ne se pose même pas, on s'installe immédiatement pour la nuit, cales de sortie pour une fois. A peine en place, on sort prendre un bon bol d'air frais... Nous sommes à 1600m d'altitude, en train d'écouter le brame des cerfs... La soirée s'annonce aussi belle que les paysages qui nous entourent !

Et ce soir Mikado découvre d'où vient son prénom, et elle adore ça ! Vas jouer sans bouger avec cette voleuse !

Col du Portillon :

1293m d'altitude

10,2 km

663m de dénivelé

6,5% de pente moyenne

14% de pente maximale

422 points

8
oct

Ce matin c'est petit ménage de Big Woop le temps que minou émerge ! Petit déjeuner tranquille, et on a droit à un spectacle d'hélicoptère qui se pose a quelques mètres de nous pour prendre son chargement et l'acheminer dans la montagne. Je n'en avais jamais vu d'aussi près ! Mikado n'apprécie pas eu tout la blague et préfère se terrer au fin fond du lit !

Le soleil se lève  

Chacun se prépare pour son activité de la matinée, minou va partir en vélo faire le Col de Peyresourde, et moi comme hier ce sera footing. Ça me fait un peu rager quand même de pas pouvoir rouler, mais bon, c'est l'occasion de faire une activité que je ne ferais pas sinon.

Départ du footing, avec Big Woop en bas 

Chacun part donc de son côté, mon footing est super intéressant. Plus un parcours type trail que vraiment un footing. Je fais le départ en marchant pour l'échauffement bien sûr, il me restera du coup plus de descente que de montée en courant, mais tant pis. La montée est intense, et la descente très technique sur sentier de VTT ! J'adore ! Un peu court, mais ça doit rester une rééducation pour le genou. Au retour en checkant strava, je découvre que j'ai un QOM sur la montée ! Moi, première femme sur un segment en course à pied, j'y aurais jamais cru ! Il faut dire aussi que mon circuit était très court, mais ça fait toujours plaisir !

Retour de course... Non non, je n'ai pourtant pas pris la pluie !  

Minou arrive un peu après, tout en sueur et essoufflé ! Pas facile apparemment ce col. Mais bon il est quand même monté en seulement 42 minutes, 1h04 pour arriver jusqu'à Peyresourde-Balestas, 16,8km/h de moyenne !

L'arrivée à Big Woop 

On prend tranquillement notre temps pour la douche et manger dehors, avec ce magnifique temps qui nous fait totalement oublier que l'on est en plein mois d'octobre à plus de 1500m d'altitude ! Shorts, débardeurs et tongs sont de sortie !

On reprend la route du côté par lequel on est arrivé hier pour aller rejoindre la vallée d'Oô. On s'arrête au bout de la route, sur le parking du départ des randonnées. Il y a beaucoup de monde, mais on se met en contre-bas au bord de la rivière, pour le plus grand bonheur de Yunka ! Seul avec nous sur ce parking, un petit Eriba trop joli. Nous sommes au fond d'une vallée, encaissée de hauts sommets de toutes parts. A 17h le soleil est déjà derrière les montagnes qui prennent alors un air plus hostile.

Superbe emplacement, tranquille avant d'être collé par un fourgon et avoir l'impression d'être sur un parking de supermarché... 
Pendant ce temps-là dans Big Woop 

Après un peu de détente au bord de l'eau on fait un petit tour au départ des randos pour essayer de trouver des infos mais il n'y a rien. Retour à Big Woop pour une soirée posage de bonne heure pour une fois, avec un fourgon qui vient se coller à nous, aussi proche que sur une place de parking alors qu'il y a de la place de partout... Je ne comprends pas l'irrespect des gens ! Bref !

Bon, on se calme avec une petite balade du chat pour moi à la tombée du jour, et des élévations pour Minou.

Col de Peyresourde :

1569m d'altitude

13,7 km

944m de dénivelé

6,8% de pente moyenne

11,7% de pente maximale

647 points

9
oct

Ce matin réveil humide. Il pleuvine et l'épaisse couche nuageuse est seulement quelques mètres au dessus de nous. La balade que l'on voulait faire jusqu'au lac d'Oô et qui nous avait amené ici pour la nuit est compromise.

On repart donc en milieu de matinée en décidant de mettre cette météo à profit pour s'occuper de tout ce qui est vidange, plein d'eau, et courses. On trouve pour l'eau et les courses dans la vallée d'Areau, mais la vidange devra attendre. On continue notre route par le Col d'Aspin (1489m) que je sais très beau. Malheureusement la météo ne nous permet pas de l'apprécier à sa juste valeur. Dommage, car en plus les couleurs automnales ont l'air de rajouter au charme du paysage. Au sommet on ne différencie même plus ou s'arrête la terre et où commence le ciel !

Magnifique vue pendant notre repas au Col d'Aspin ! 

On prend quand même le temps de manger ici, dans le vent, le froid et l'humidité ! On est content de ne pas être en Kangoo !

Merci Big Woop, grâce à toi tout le monde peut se tenir au chaud au coeur de l'automne ! 

En redescendant de l'autre côté du Col d'Aspin on trouve de quoi faire notre vidange avant de remonter par le Col du Tourmalet (2215m). On ne voit absolument rien, on a même du mal à discerner la route devant nous ! C'est dommage, mais ça fait aussi partie de la montagne. On décide de passer la nuit sur le parking du sommet, un van est déjà sur place. Normalement le ciel devrait se dégager dans la nuit pour nous permettre vélo et footing demain matin ! En attendant, on ne met pas le nez dehors hormis pour la sortie pipi des fauves, sans même prendre le temps de prendre le brouillard en photo ! On se console avec un goûter dînatoire avec un excellent chocolat chaud au lait de coco !

On mange sain pendant les vacances... ! 

On transforme également Big Woop en salle de cinéma pour se regarder un petit épisode de fort Boyard sur le téléphone ! Il fait du vent, froid, mauvais, humide, le camping-car est plein de traces de pattes de chiens qui ont marché dans la boue... Mais on est bien !

10
oct

Il a fait très froid cette nuit ! Les deux couettes n'étaient pas de trop ! Ce matin j'attends que le soleil passe au dessus des montagnes pour me lever. Oui, car le rituel est le même tous les matins. A peine levée et fini la fête des toun's, il faut vite sauter dans ses vêtements pour rapidement sortir tout le monde. les toun's ont besoin d'aller se défouler pour ne pas faire le boxon dans le camping-car, et Mikado qui a passé la nuit dans son panier et qui n'a pas toujours voulu faire pipi avant d'aller se coucher doit sortir au plus vite pour comprendre que si elle attend sagement elle est vite libérée pour aller faire ses besoins ! Et ce matin, vu la caillante, ce n'est pas de trop d'attendre que le soleil pointe son nez pour sauter hors des draps et se jeter dehors !

Magnifique spectacle ce matin 
Regardez-moi ces commères et cette déprime ! 

De nouveau aujourd'hui Minou va rouler, donc je vais courir. Il part pour deux cols cette fois. La descente du Tourmalet suivit de la montée puis redescente de l'Aspin pour remonter au Tourmalet. De mon côté je ne sais pas trop où aller, le seul chemin que j'avais repéré sur ViewRanger est fermé pour risque d'éboulements. J'ai pas trop envie de prendre le risque !

Je pars du coup par des sentiers de moutons pour aller rejoindre un chemin que je vois au dessus, ça fera mon échauffement. Je monte ensuite au relais d'un télésiège puis sur deux autres pics rocheux pour avoir de beaux points de vues. Je suis obligée de marcher par moment, c'est très raide et pas toujours sur des sentiers bien marqués. Mais c'est vraiment super sympa, l'effort est très intéressant et la vue magnifique. A la redescente on traverse un troupeau de mouton ! Retour à Big Woop après une heure d'effort très sympa et de magnifiques paysages !

Non non je ne vais pas là haut !
On se régale, c'est magnifique ! On rencontre des moutons aussi !
Oui oui j'étais là haut ! 

Minou arrive une heure et demi après, à fond la caisse ! Les deux cols sont bien passés, il estime même qu'il aurait pu les faire plus rapidement.

Bravo minou, deux de plus d'un coup !  

On prend notre temps pour manger et profiter un peu du soleil. On se renseigne pour monter au Pic du Midi par le téléphérique... 45€ par personne... Merci bien ! On repère à pied le départ de rando qu'on voudrait faire demain, et on se rend compte que le parking de départ ferait un très bon spot pour la nuit. On franchit donc le Col en Big Woop pour se poser quelques kilomètres plus bas. On aura le soleil plus longtemps ce soir, on est à l'abri du vent, et tout seul, calme total. Les toun's profitent du soleil et Mikado profite du calme pour gambader. Et en plus on est sur place pour les randos, parfait ! Le soleil se lèvera tard demain de ce côté, le réveil va être dur !

Et oui, cette nuit on était là haut, et la nuit qui arrive on sera dans le virage en bas ! 
Et nous voilà prêt pour la nuit, après une longue étape d'au moins 1 kilomètre ! 

Col d'Aspin par Sainte Marie de Campan :

1489m d'altitude

12,5 km d'ascension

642m de dénivelé

5,1% de pente moyenne

8,3% de pente maximale

325 points

Col du Tourmalet par Sainte Marie de Campan :

2215m d'altitude

17,2 km d'ascension

1268m de dénivelé

7,3% de pente moyenne

10% de pente maximale

906 points

11
oct

Cette nuit il a fait beaucoup moins froid, le réveil est moins difficile que prévu. Du coup à 10h30 on décolle pour notre rando. Il y a un départ commun à deux randos : le lac Bleu annoncé à 3h30, et le lac d'Oncet annoncé à 1h30. On ne sait pas encore lequel on va choisir, mon genou décidera pour nous à la bifurcation. Mikado n'est pas de la partie, comme on sait que la température ne montera pas beaucoup dans Big Woop, on préfère en profiter pour être un peu tranquille pendant la rando sans avoir à la gérer.

La bifurcation arrive, je suis indécise, mais je préfère être raisonnable, 7h de rando je ne sais pas si mon genou appréciera. Nous voilà donc en route pour le lac d'Oncet, et après une demi heure de marche j'ai déjà des ampoules ! Décidément, les chaussures de marche ne sont vraiment pas faites pour moi, je regrette mes baskets ! Nous sommes quasiment seuls au milieu des pâturages, on apprécie vraiment voyager à cette époque de l'année. En plus aujourd'hui il fait un temps estival, on regrette même le short ! Le sentier magnifique nous fait traverser de verts pâturages et nous mène rapidement et facilement au lac d'Oncet à 2378m. L'endroit est bien sûr très beau, mais malheureusement le charme est un peu gâché. En montant, les lits des torrents étaient tous à sec, et arrivé ici on comprend pourquoi. Le bruit d'un moteur sur le bord du lac nous fait comprendre que l'eau est pompée, certainement pour les canons à neige en hiver et probablement à cette saison pour alimenter le Pic du Midi situé juste au dessus. On profite quand même du moment. On hésite justement à continuer jusqu'au Pic du Midi. Il reste du dénivelé, mais le sentier semble bon. Pour le genou ça devrait aller, les ampoules c'est une autre histoire !

Le lac d'Oncet (ça va, on sait !) 

On continue donc le chemin, en visant l'ancien refuge juste avant la grosse installation du Pic du Midi qui nous fait guère rêver. On est à présent sur une grosse piste avec beaucoup plus de monde mais qui traverse toujours de magnifiques paysages. Notamment les derniers lacets qui nous font gagner en altitude mais qui commencent à faire pâtir mon genou. Nous voilà à l'ancien refuge, on avance encore un peu pour avoir un point de vue sur l'autre côté, et surprise, quel contraste ! On évolue au milieu de hauts sommets, et de l'autre côté, calme plat ! La plaine et des villes. Bon, pas la peine de tergiverser sur notre côté préféré ! On va manger nos banane près du refuge. A 2500m d'altitude, elles sont meilleures !

Au pied du Pic du Midi, vue sur la magnifique chaîne pyrénéenne et le lac d'Oncet en dessous 

On profite un moment avant de redescendre, on hésite à rentrer entièrement par le sentier large, mais l'envie de retraverser les pâturages prend le dessus sur les ampoules. On reprend donc exactement le même chemin pour le retour.

Nous voilà arrivés, après 4h45 de rando, 15km, 680m de dénivelé... Et une ampoule plus grosse que mon pouce ! Je vous passe la photo de mes pieds sales et rouges de retour de rando !

On se pose un moment avant de reprendre la route. On quitte un peu à contre cœur ce magnifique lieu, mais d'autres nous attendent ! On est heureux de notre choix d'être resté deux jours ici.

On fait une pause à Luz-Saint-Sauveur pour prendre du pain et chercher des topos. Finalement on en repart sans topo, mais avec du pain et un dessert pour ce soir ! On décide de prendre la direction du Cirque de Gavarnie en espérant pouvoir passer la nuit là bas. La route est magnifique, on est toujours dans un paysage de haute montagne, mais totalement différent de celui du Tourmalet. Les pâturages et la verdure ont laissé place à d'immenses paroies rocheuses abruptes. A la fois magnifique, grandiose mais presque austère. Le col de Tentes qui doit nous mener au parking repéré sur Park4night est annoncé fermé, mais le début de la route semble accessible. On tente (comme le col, haha !), on verra bien ! Et encore une fois, bonne décision. Le col est grandiose, assez impressionnant, et alors que jusqu'à présent les abords des routes étaient jonchés de parking payants, nous voilà à près de 2000m arrivant au départ des pistes de ski sur un immense parking autorisé et gratuit ! Que demander de plus ! Un camping-car et un Kangoo qui nous rappelle des souvenirs sont déjà présents, mais il y a de la place pour tout le monde.

Que de belles chambres chaque nuit ! 
Ça ronfle dur déjà ! C'est qu'elle a sacrément galoper la petite mamie aujourd'hui, trop forte !  

La nuit va sûrement être fraîche encore, on prend les devants en se préparant une revisite de la traditionnelle tartiflette... À la poêle !

Sniff... Des  oignons  !
Avant, pendant, mais on passe le "après" !!! Une réussite en tous cas 
12
oct
Tiens... Mais on était pas là hier ?! 

Une migraine bien installée depuis hier soir m'empêchant de dormir, je suis réveillée quand le vent commence à se lever au milieu de la nuit. Quelques premières grosses rafales commençant à m'inquiéter, je réveille Minou vers 1 heure. Pas d'inquiétude pour lui, le vent n'est pas si fort. La nuit de poursuit, dans les bras de Morphée pour l'un, dans les bras de la migraine pour l'autre. Et le vent en profite pour s'intensifier. De plus en plus fort, de plus en plus de violentes rafales. Quand je réveille Minou vers 2h30 on est sacrément secoué, on entend même les suspension. On est maintenant deux à être inquiets. Ou plutôt l'un est inquiet, l'autre a la trouille ! Mais qui est qui ?! Après une rapide inspection dehors à la clarté d'une nuit de pleine lune qui se reflète sur les falaises blanches des montagnes qui nous entourent, on décide de changer de place ! Quelques mètres suffisent pour se mettre à l'abri d'une butte et dans le sens des rafales. Nous allons pourvoir continuer / commencer notre nuit, juste légèrement bercé par le vent.

La suite de la nuit se passe sans encombres et la migraine fini par s'en aller. Après le petit déjeuner on décide de finir de monter au sommet du col, à 5km d'ici. La fin est absolument magnifique. Le vent est toujours aussi fort et nous a amené beaucoup de nuages, mais ces derniers ne gâchent pas le paysage, ils y rajoutent même du charme ! On entre dans le parc naturel des Pyrénées, sa beauté, et ses incohérences ! Ici les camping-cars et les chiens entre autre sont interdits, par contre les stations de ski, lignes à haute tension et autre parcours de pêche ont toute leur place dans le paysage !

Parc national : là où les chiens en laisse dérangent plus que la pêche, et où le bivouac dérange plus que les pilônes électriques!

‌Le sommet du col de Tentes à 2208m est un cul de sac, en partie dans les nuages qui se déplacent rapidement avec le fort vent et nous laissent découvrir a chaque instant une nouvelle partie du paysage. On est vraiment dans un environnement magnifique. En faisant notre petit tour on voit des panneaux de rando qui indiquent un lac à 15 minutes et un sommet à 30 minutes. On est absolument pas équipé pour, mais ce n'est pas loin et on a envie d'y aller. Le lac est très facilement accessible, le col par contre demande un petit effort. Mais ça vaut le coup, du col des Espésières à 2334m une vue à 360° sur deux lacs entourés de sommets visibles par intermittence à travers les nuages ! Magnifique !

On est sous le charme de cette chaîne pyrénéenne ! 
Les touristes... !  

Retour à Big Woop pour réfléchir au reste de la journée. Hier en montant au col de Tentes Minou avait très envie de le gravir en vélo aujourd'hui, avec le Tourmalet par Luz-Saint-Sauveur. Mais la météo et notamment le vent compromettent le projet. Depuis le début des vacances on a envie de faire une journée dans les bulles d'une piscine, et la météo capricieuse d'aujourd'hui s'y prête bien.

Après une petite recherche sur internet on trouve notre bonheur à Lourdes. Ça nous fait un tout petit détour par rapport à la suite de l'itinéraire, la piscine à l'air sympa, et l'entrée n'est pas trop excessive. 7€50 par personne pour la piscine en illimité + une heure de sauna/ hammam / jaccusi. On se gare aux abords de la ville, ce qui nous permet une petite visite en marchant jusqu'à la piscine. La ville à l'air plutôt verte, et je suis très étonnée de ne voir aucun signe de croyances ou de pèlerinage.

Le complexe aquatique est très agréable, on commence par un peu de natation. Il n'y a personne ! J'ai la ligne pour moi toute seule, avec de temps en temps un petit Minou qui passe par-ci par-là ! Mais la natation ce n'est pas trop son truc. Je fais mon kilomètre de crawl puis on file dans la zone détente. D'abord du jaccusi, puis hammam, puis sauna, de nouveau jaccusi pendant un long moment puis un peu de hammam pour finir. C'est un moment très agréable où l'on se pose un peu et on se détend. Ça fait du bien ! On va patauger un peu dans le bassin d'apprentissage avant de sortir. L'avantage en plus, c'est une économie d'eau de douche dans Big Woop, et le shampoing est fait pour quelques jours !

Source des photos : https://www.lourdes.fr/culture-loisirs/equipements-sportifs/179-complexe-aquatique

Le rituel de Minou après la piscine, c'est un McDo, et comme on en a vu un sur la route en arrivant... Nous voilà terminant au mcdo, bravo hein ! On reprend la route le ventre bien plein, direction le Col du Soulor, prochain objectif cycliste pour Minou avec le Col d'Aubisque. Malheureusement on attaque le col à la tombée de la nuit, et on arrive au sommet (ou presque, on est pas vraiment certain) de nuit. On ne voit rien d'autres que des ombres qui nous laissent deviner un magnifique paysage sur les derniers kilomètres. Les quelques petits villages traversés au début du col à la nuit tombée, éclairés de quelques lampadaires chaleureux, étaient vraiment plein de charme avec les pentes de toits des maisons descendant jusqu'au sol.

On s'installe sur un parking à 1500m d'altitude qui semble offrir une vue panoramique encore une fois magnifique, avec quelques autres camping-cars, au milieu des clarines. Le vent souffle encore fort ce soir, mais on lui fait face, on ne devrait pas encore s'envoler cette nuit !

13
oct

Cette fois la nuit a été calme, toujours beaucoup de vent mais rien d'inquiétant ! Il nous avait chassé les nuages hier soir et ne nous les a pas ramenés dans la nuit. Après une petite visite surprise au petit déjeuner, Minou peut se préparer pour l'enchaînement du col du Soulor et de l'Aubisque, et moi pour un footing sur un sentier de rando que j'ai repéré.

Joli réveil... 
Et rencontre sauvage

Je me trace quand même l'itinéraire sur Strava pour avoir une idée du kilométrage et du dénivelé, et en avant ! Minou descend, moi je monte ! Nous sommes dans une zone pastorale, les toun's devront rester en laisse. Comme d'habitude, premier kilomètre en marchant, et c'est partit pour la course ! Enfin cette fois il y aura de nombreuses pauses ! Le décor est bien trop magnifique pour ne pas s'arrêter pour faire des photos et faire connaissance avec les nombreux chevaux en liberté que l'on rencontre ! C'est un vrai régal cette rando. Pas de difficulté, du coup la faire en courant la rend encore plus intéressante. Nous arrivons rapidement au lac de Soum à 1500m d'altitude qui me fait plus penser à une narce, entouré de paysages sublimes, de colchiques, et d'une vache à grande cornes qui se repose ici !

Première partie de la rando, un vrai bonheur ! 

On est normalement à peu près à mi-chemin, mais à la prochaine bifurcation je décide de rallonger un peu pour profiter plus longtemps de ce moment super agréable. Au retour j'en profite pour faire le petit parcours pédagogique sur les rapaces des Pyrénées.

Rencontres au sommet !  

A peine de le temps de s'assoir et de boire un coup, qui je vois passer... Minou ! Le voilà au bout de son premier col ! Petit sprint pour aller le prendre en photo puisque je ne pourrais pas le prendre au sommet, il ne s'arrête pas avant d'enchaîner sur le col d'Aubisque. J'aurais juste le temps de prendre ma douche, m'occuper des toun's et de Big Woop, et Minou en a déjà terminé. Le voilà avec deux col pyrénéens de plus au compteur ! Et encore une fois il n'a pas traîné en route : seulement 2h20 pour rallier le pied du Soulor au sommet de l'Aubisque, soit 24,3km/h de moyenne pour 58km et 1827m de dénivelé ! Chapeau !

Bientôt la fin du Soulor, plus que l'Aubisque !  

Avant de manger on décide d'aller se prendre un petit truc à boire au café/ restaurant du col. Finalement ils proposent une petite assiette de charcuterie locale. Ca fait très longtemps que l'on en a pas manger, ça fera notre repas, il est 16h ! Sans oublié un bon chocolat viennois en dessert, évidemment !

Encore un bon repas bien sain au Bistro Soum ! 

On hésite ensuite à avancer jusqu'au col d'Aubisque pour la nuit, mais on est bien ici. Ca nous permet d'être poser de bonne heure et de prendre un peu de temps pour nous détendre.

Et ça se la coule douce !  

Ce soir ce sera plat de pâtes pour finir le fromage à tartiflette, puis une très bonne soirée dehors près de Big Woop. Tout le monde est de la partie pour regarder le coucher de soleil, le levé de pleine lune, et observer le calme apparant et possiblement inquiétant de la montagne de nuit.

Col du Soulor depuis Argelès-Gazost :

1474m d'altitude

19km d'ascension

1019m de dénivelé

5,25% de pente moyenne

11% de pente maximale


Col d'Aubisque depuis le col du Soulor

1709m d'altitude

30km d'ascension

1247m de dénivelé

4,14% de pente moyenne

8,5% de pente maximale

14
oct
Emplacement du dimanche soir VS emplacement du lundi matin... Tiens, il s'est encore passé quelque chose cette nuit !  

Oui, effectivement, il s'est encore passé quelque chose cette nuit ! Un vent violent accompagné de grosses rafales s'est de nouveau levé au milieu de la nuit. Ça a fait le tri sur le parking en face du notre, 3 des 5 camping-cars présents ont levé le camp sur les coups des 3h du matin ! Nous on a encore opté pour un simple changement de place : le nez bien dans le vent, et le flanc contre un talus. Ça a suffit à calmer les secousses.

Au réveil, à peine le temps de la sortie pipi des animaux que le vent reprend de plus belle, accompagné d'un peu de pluie. C'est la panique chez les chevaux. La maman reste de marbre, mais le reste du troupeau s'affole et cour dans tous les sens. On décide alors de rapidement redescendre dans la vallée pour tenter de se mettre à l'abri. On ne prend pas le temps de déjeuner, ce sera l'occasion de s'offrir des pains au chocolat !

On part par le Col d'Aubisque, encore un qui est magnifique ! On fait une pause au sommet, dans le vent et la pluie fine. En redescendant de l'autre côté, vent et pluie s'intensifient, c'est impressionnant, on est pas fier ! Les couleurs automnales sont de plus en plus présentes.

En route pour le Col d'Aubisque 
Au sommet du col d'Aubisque 

On trouve une boulangerie en arrivant en vas, à Laruns, ainsi qu'une aire de vidange normalement payante mais gratuite a cette époque. Ça tombe bien, le WC est plein, l'eau quasi vide, et on doit faire une petite lessive avant d'être en panne de culottes ! On profite donc de ce moment de pluie pour s'occuper de tout ça après avoir mangé nos pains au chocolat trempés dans un bon cacao au lait de soja vanille.

Big Woop en mode laverie !  

On reprend la route par le Col du Pourtalet (1794m) qui va nous conduire en Espagne. Le début du col semble bien moins beau que ceux que l'on a fait jusqu'à present... Mais il cache bien son jeu le petit coquin ! Nous traversons d'abord une forêt orangée sur une route parfois rouge de feuilles mortes, le tout sous une pluie battante. Arrivé à la moitié du col, lorsque l'on sort de la végétation, s'offre à nous à nouveau un panorama à couper le souffle. Des pâturages à perte de vue, des sommets de toutes parts, et une route pour nous seul sillonnant ce beau tableau. La montagne est gorgée d'eau, des torrents dévalent la moindre faille géologique. Chaque sortie de virage nous émerveille un peu plus jusqu'à nous conduire à la frontière espagnole. Le passage de frontière n'est plus marqué que par quelques restau côté espagnol.

Le col du Pourtalet gorgé d'eau nous amène d'une très belle manière en Espagne 

La redescente en Espagne s'attaque par les mêmes paysages, mais moins sauvages. Beaucoup de stations de ski sont implantées de ce côté. On retrouve également bien plus rapidement la végétation qui semble monter plus haut en altitude versant espagnol que Français. On arrive rapidement dans une vallée très peu charmante où l'on peut faire notre deuxième plein de gazoil du séjour à 1€22/L. Big Woop consomme un peu moins de 10L/100, on est plutôt content, surtout avec tous les cols qu'on lui fait voir ! On s'arrête à Biescas pour faire quelques courses (pas chères du tout !) et manger un bout rapidement. Il est temps maintenant d'étudier l'itinéraire à venir.

On est très indécis sur la suite à donner à ce périple, il va falloir faire des concessions et s'organiser déjà en fonction de la date de retour. On décide de continuer à descendre un peu en Espagne, essayer éventuellement de trouver des topos d'escalade pour grimper un jour ou deux, tout en traversant vers l'est pour se garder quelques jours pour faire le retour par le Cantal. On commence notre recherche de topo en descendant à Sabiñanigo qu'on fuit aussitôt pour retourner d'où l'on vient, à Biescas. On fait un tour désanchanteur dans ce village fantôme... Nouvelle hésitation, je ne serais pas contre de retourner dans les Hautes-Pyrénées pour profiter des endroits que l'on a traversé trop vite. Mais c'est vrai que c'est quand même dommage de refaire le même chemin en sens inverse ! De belles surprises nous attendent sûrement aussi sur la route que l'on a choisit. Il faut dire que l'on a traversé des paysages tellement grandioses que j'en suis déjà nostalgique !

Big Woop en mode sèche linge ! 

On continue donc notre voyage espagnol sous la pluie jusqu'à Torla où l'on s'arrête, toujours pour notre recherche de topo. On découvre alors un charmant petit village en fête, à la bonne odeur de feu de bois caractéristique des villages de montagne par de fraîches soirées ! On repart sans topo, mais avec un peu de beaume au coeur après cette mignonne visite.

Torla, charmant village en fête au pied des montagnes ! 

Park4night nous inquiète un peu, les coins autorisés pour la nuit semble rares par ici... On choisit le plus proche, à 45 minutes de route, il est déjà 19h. On fini d'arriver de nuit, sous la pluie battante, en plein coeur de l'orage ! Sacrée soirée ! On s'installe rapidement, tout le monde doit faire sa sortie pipi sous la pluie. Une fois tout en place pour se poser... Il ne pleut plus !

Il fait beau en Espagne !  
15
oct

Ah, enfin une nuit sans vent ! Il faut avouer que c'est plutôt agréable. On en profite du coup pour une petite grasse mat, on se lève un peu tard. C'est qu'on est bien dans notre capucine !

Je profite du retour du beau temps pour transformer la sortie pipi des animaux en petite balade. Mikado suit bien, elle est contente. D'autant plus que toute cette glaise est pour elle une litière géante ! On va jusqu'à un petit terre plein que j'avais repéré sur Park4night pour la nuit mais qui était inaccessible hier, le chemin étant transformé en torrent. Le coin est sympa, déjà à moitié au soleil, dans un paysage plutôt aride. On monte ensuite un petit chemin de glaise qui nous mène à un joli point de vue sur Boltaña, petit village à l'entrée duquel on a passé la nuit. Le soleil commence à l'éclairer le clocher à contre-jour, c'est très joli. Je suis malheureusement partie sans mon portable, il n'y aura donc pas de photo.

Quand on est arrivé hier, le chemin derrière nous était un torrent de boue !  

Big Woop est dans un sale état avec la pluie battante d'hier et les pieds dans la glaise, du coup avant de décoller on fait une petite mise au propre. On peut à présent continuer notre route et découvrir les paysages espagnols sans pluie ni nuages. Nous sommes désormais dans des paysages de moyennes montagnes agrémentés de nombreuses falaises. C'est à se demander comment on a pu ne pas trouver de topo, avec toutes les belles falaises calcaires alentour il doit y avoir de quoi faire ! La traversée de Congosto de Ventamillo est fantastique. Nous somme au cœur d'un immense et profond canyon de roche rouge calcaire. C'est vraiment beau et peu commun. Je me demande si je ne suis pas déjà venu ici en Eriba.

À la sortie du canyon, les paysages étaient plus spectaculaire au milieu du canyon mais il n'était pas possible de s'y arrêter  

La traversée de l'Espagne est rapide. On pensait y faire au moins une étape, mais nous voilà déjà au niveau du tùnel de Vielha qui nous rapproche à grand pas de la frontière. Ce long tunnel de 5km est gratuit. On fait une halte pour manger en découvrant le parcours du Tour 2020 à Vielha que nous avions traversée à l'aller. Le temps également de se rendre compte que pour aller de Vielha au col du Pourtalet côté français on a mis 14 jours, et seulement deux jours pour aller du Pourtalet à Vielha en passant par l'Espagne ! Le charme n'a pas aussi bien opéré dans ce sens. Mais il vrai qu'il faudrait revenir en trip grimpe avec les topos adaptés car les sites ont vraiment l'air chouettes.

Dernière photo d'Espagne, juste avant de passer le Tùnel de Vielha 

On profite d'un dernier plein de gazoil pas cher avant de repasser la frontière, puis on prend la direction du col de Menté, 1349m. Il est très raide, mais beaucoup moins beau par ses paysages que tous ceux des Hautes-Pyrénées. On continue un peu après le sommet pour s'installer sur le parking des pistes de ski pour la nuit. Ces parkings sont un très bon plan à cette saison ! On est encore une fois seuls au monde, dans un cadre agréable bien que beaucoup moins beau que nos spots précédents.

Seuls pour la nuit 

Ce soir c'est grosse réflexion pour Minou, comment va t'il s'organiser demain pour concilier col de Menté et col de Portet-d'Aspet ?! De mon côté, il faut que je repère les sentiers existants pour aller courir. Je suis un peu moins gâtée que pour le vélo, mais ça devrait faire.

16
oct

La nuit a été froide. Ce n'était pas la plus haute en altitude, mais l'une des deux plus froides avec celle au sommet du Tourmalet. On attend bien au chaud sous notre couette que le soleil soit assez haut pour réchauffer le camping-car. Puis on reprend les habitudes de matinées au sommet des cols, c'est-à-dire après un petit déjeuner, minou se prépare pour aller rouler et moi pour aller courir.

On décolle en même temps, puis nos chemins se séparent dès que l'on arrive sur la route. Minou s'en va pour 60 km, et moi pour une petite boucle de 6 km que je me suis tracé sur Strava. Encore une fois je fais le premier kilomètre en marchant pour m'échauffer, surtout avec la fraîcheur de ce matin ça ne fait pas de mal. Je commence ma course dans la forêt sur un pseudo sentier herbeux qui se transforme très rapidement en marécage. Pour le moment c'est en descente, et le but du jeu est d'éviter la boue et les flaques ! Je tourne ensuite à gauche et tout le reste de la boucle se fera en montée. Cette fois j'abdique, j'aurai les pieds mouillés, les marécages ne sont plus évitables ! La boucle est entièrement dans la forêt, niveau paysage je ne verrai pas grand-chose, par contre l'effort est sympa car tout en dénivelé positif. Effectivement j'ai fait mon premier kilomètre d'échauffement en descente donc presque tout le reste remonte. Je mettrai du coup 38 minutes à faire ma boucle ce qui est moyen mais pas si mal pour du dénivelé positif. Retour à Big Woop, je mets vite l'eau à chauffer pour une bonne douche bien chaude et le dernier lavage de cheveux des vacances.

Après un footing bien au frais, on se tient au chaud derrières les carreaux pour faire sécher cette incroyable couple de cheveux! 

Minou arrive à son tour, après 2h40 de pédalage, soit 65km à 24 de moyenne pour 1924m de dénivelé ! Cette fois il a pu faire une boucles. Les paysages étaient moins jolis, mais il est content de sa sortie.

La traditionnelle fête des toun's au retour à Big Woop ! Elles guettent chaque vélo pour surveiller si c'est Minou qui arrive ! 

On mange quelques reste de la semaine avant de reprendre la route. On avait prévu de se garder 2 ou 3 jours pour rentrer tranquillement par le Cantal. Finalement on est en avance sur le programme puisque la traversée de l'Espagne à été bien plus rapide que ce que l'on imaginait. On quitte donc déjà les Pyrénées, a regret quand même, direction le Cantal. Ce sera l'occasion de passer un peu plus de temps que prévu dans ce département proche de chez nous mais que l'on connait peu.

Petit accident de parcours.. On a oublié de ranger le PQ avant de prendre la route.. Dans l'eau du bac à douche le dernier rouleau

On s'arrête dans un petit bled du doux nom de Tanus entre Albi et Rodez, dans un cul de sac près d'un viaduc ferroviaire. Il fait nuit depuis un moment, arriver de nuit sur un spot a toujours un côté effrayant. Et ce soir, près d'une gare désaffectée, l'effet est accentué ! Mais le lieu semble calme et joli. Il fait également bien plus chaud ce soir... On a bel et bien quitté la montagne..

Col du Portet-d'Aspet depuis Aspet

1069m d'altitude

14km d'ascension

594m de dénivelé

4,15% de pente moyenne

13% de pente maximale


Col de Menté depuis le col du Portet d'Aspet

1349m d'altitude

11km d'ascension

716m de dénivelé

6,6% de pente moyenne

11,4% de pente maximale

17
oct

Finalement la nuit a été un peu plus fraîche que prévue, disons en tous cas qu'on a pas eu trop chaud. On découvre ce matin notre environnement, bien moins effrayant que de nuit ! Les couleurs d'automne qui nous entourent sont magnifiques et le viaduc est une belle architecture. Un TGV y passe dessus en nous gratifiant d'un coup de klaxon !

Réveil automnal au bord du viaduc du Viaur

On continue notre avancée vers le Cantal en se prenant sur la route des pains au chocolat au Nutella. On fait la pause midi un peu après être entré dans le département, au bord du lac de Saint-Étienne-Cantalès. Nous voilà de nouveau sous la pluie et les nuages.

Le lac de Saint-Étienne-Cantalès 

On continue la route pour se rapprocher du coeur du parc des Volcans d'Auvergne en espérant pouvoir y randonner demain. Après plusieurs échecs pour trouver un coin où l'on pourrait se faire notre restau des vacances, on fini par décider de s'arrêter au parking du Col de la Tombe du Père, 1392m. Il y a quelques années nous étions partit de ce même parking pour une rando bivouac en sortie club, il fait le même temps aujourd'hui.

Couleurs automnales sur les Puy du Cantal, en route pour Prat de Bouc 

Finalement l'appel du ventre est le plus fort ! Minou a trop envie de faire son restau ce soir. On décide donc de redescendre à Murat, à 15 minutes d'ici. On laisse Big Woop et les animaux sur le parking de la gare et on part à pied à la découverte de Murat de nuit, et à la recherche d'un restau. Je ne sais pas ce que ça donne de jour, mais de nuit le village a beaucoup de charme. C'est un peu ressemblant au Puy, en plus chaleureux : rues en pentes, vieilles maisons en pierre, belle église, le tout surplombé d'un rocher à la vierge. Bizarre, car tout est fermé, mais on croise quand même quelques personnes et des coureurs. On fini par trouver le seul restaurant ouvert : Chez Laurette ! Ça tombe bien ! C'est une crêperie et restaurant traditionnel à l'intérieur très charmant, mélange de traditionnel et de moderne. On y mange vraiment très bien, tout est très bon et en quantité suffisante mais pas exagérée. Les prix ne sont pas excessifs. Un apéro chacun avec un bol de saucisson, une truffade plus salade chacun, accompagnée d'une entrecôte et d'un verre de vin pour Minou et de jambon cru pour moi, un gâteau traditionnel La corne de Murat pour Minou et une énorme crêpe banane, chocolat fondu, noix de coco râpée, chantilly maison pour moi... Le tout pour à peine 50€ ! On fait une petite balade digestive dans l'agréable vieille ville avant de retourner en Big Woop au Col de la Tombe du Père pour la nuit qui s'annonce fraîche et ventée.

Chez Laurette à Murat, très bon repas !  
18
oct

Comme prévu, la nuit a été fraîche et ventée. Le réveil quand à lui est frais et humide, ainsi que le petit déjeuné et tout le reste de la matinée. Les nuages sont très bas et il pleut sans discontinuer.

Réveil plus qu'humide... Rando comprise !

Bon, pour ce qui est de la rando, c'est mort pour aujourd'hui. On passe le temps avec une partie de Watisit devant le chauffage. On se renseigne sur la météo qui n'a pas l'air de s'arranger de tout le weekend... On cherche alors une activité à faire en intérieur dans le coin. Musée, piscine... Mais tout ce qu'on trouve est à l'opposé de la route du retour. On décide donc a contre-coeur d'écourter le séjour d'une journée en rentrant dès aujourd'hui. De toutes façons avec cette météo les activités extérieures sont comprises ou ne seront pas agréables.

Astuce pour des vacances en automne : toujours avoir un petit chauffage portatif ( et qui ronronne) !!! 

On fait le choix de rentrer tranquillement par des routes que l'on ne connait pas pour prolonger les vacances jusqu'au bout. On commence par un arrêt à la cascade de ... On arrive à y faire une petite balade entre deux averses, tout en repérant le coin pour une prochaine nuit ! On retrouve des orgues basaltiques au milieu des couleurs d'automne, très agréable.

La cascade de ... et deux quiches sur une fontaine !  

On continue direction le viaduc de Garabit, fameuse création Cantalienne de Gustave Eiffel. On le découvre par la route principale, puis par une petite route secondaire très belle, qui nous amène à un super point de vue.

Minou en train de s'imaginer sur corde sur le viaduc de Garabit !

On décide de rejoindre la Haute-Loire toujours par des petites routes que l'on ne connait pas, on continue notre découverte. Le ciel accompagne notre humeur : maussade. On fini de rentrer en faisant un petit tour à Decathlon pour se redonner un peu de courage et voir quelques amis. Puis le fameux McDo du retour, histoire de mal manger jusqu'au bout !

Nous voilà déjà de retour... Écrire le carnet de bord depuis la maison n'a pas la même saveur...

Vivement les prochaines !