Nouvelle aventure pour rebooster les batteries.
Février 2018
7 jours
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Alors Fuertenventura, on ne connaissait pas et donc nous nous fions aux avis des uns et des autres.

Oui, c'est une superbe région très désertique (anciens volcans) sur laquelle on trouve une multitude de pistes et de sentiers pour se promener ou circuler en 4*4. Oui, quasiment toutes les pistes sont accessibles avec une voiture standard mais il faut avoir une bonne santé pour supporter les trous et autres dénivellations.

Oui, il y a du vent, du vent et du vent. On s'y habitue vite (car on sait que l'on ne restera pas tout le temps en vacances ici).

Oui, les personnes rencontrées sont accueillantes.

Oui, il est préférable de louer une voiture (ou un 4*4 ou un véhicule surélevé), avoir leur accord pour aller d'une île à une autre (faut juste demander et c'est inscrit sur le contrat de location), l'essence n'est pas chère, les voitures sont neuves. Cicar, le spécialiste local, est subemergé par les touristes mais cela vaut la peine d'attendre. Nous avions une Opel Crossland X toutes options et 4000 kms au compteur.

Oui, du point de vue alimentation, les saveurs sont apurées, des desserts spécifiques. Profitez du local plutôt qu'un mélange anglais/allemand/français aseptisé.


Le top du top, c'est quand même, pour le mois de février en tout cas, le décalage horaire où l'on gagne une heure sur l'horaire français.

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Nous débutons notre séjour par la découverte du Nord de la presqu'île de Jandia (au Sud de l'île de Fuerteventura). Le long de l'océan, alternent des falaises en basalte et des criques pour les surfeurs et autres amateurs de vagues à fort rouleaux.

Playa de Viejo Rey
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Point de vue sur la presqu'île de Jandia

Point de vue Astronomique de Sicasumbre

Entre La Pared et Ajuy, on passe par un point de vue et de vent impressionnant. Arc boutés, nous parvenons au sommet de cette installation qui domine le début de la presqu'île de Jandia. Mais, le vent nous a tant freiné que la vue n'y était point dégagée.

Les nuages avaient déjà pris leur quartier de printemps....
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Ajuy, sur la côte ouest de Fuerteventura, est un beau petit village de pêcheurs avec une multitude de curiosités à découvrir (plage de sable noir, falaises et citernes, paquebot échoué et grottes-réserves) sans oublier les nombreux fossiles.


La plage de sable noir, la côte aménagée, les grottes dans la roche volcanique, le village de pêcheurs
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Au Nord de l'île, entre Puerto del Rosario et Corralejo, on découvre une partie de l'île probablement la plus belle en couleurs. Tous les tons sont présents, du jaune des dunes et plages, du rouge et noir des volcans et du truquoise dans l'océan. Un véritable enchantement.

Parc naturel de Corralejo - Entre dunes, volcan et océan
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L'île a connu l'échouage de nombreux bâteaux et cétacés. En la mémoire de ces derniers, des recompositions jalonnent le tour de l'île.

6 reconstitutions aux abords de l'île (Musée du sel, El Cotillo)
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Au bord de l'océan, les salines d'El Carmen vous réservent de belles surprises entre squelette de cétacé et cactus.


Tranquille dans son coin, seul sur terre et dans le lit du ruisseau
Extraits de Lanzarote
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El Cotiilo est un village qui tente de concilier racines et développement touristique

Du village à l'océean, protégé par les falaises de basalte
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Beau village de pêcheurs, on y trouve de tout : châteaux et moulins espagnols, plages de sable noir ou jaune, squelette de cétacés, port et terrasses dans le vent !


Entrée du port et son rocher (1), maisons ancestrales colorées (2), fortifications (3-4-6), village natif (5), nouveautés (7-8)
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C'est en cherchant une crique pour un couché de soleil que nous sommes arrivés à Los Molinos (route goudronnée contrairement aux 10 kms de piste pour atteindre la Playa de Tebeto). Tout est calme et en plus, si vous avez une petite faim ou soif, belle terrasse face au soleil couchant. Et pour les enfants, animaux en liberté. On n'oublie tout....

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Au bord de l'océan, le bruit des vagues rythment la journée sur une longue plage de sable noir.

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Le phare d'El Toston au Nord d'El Cotillo permet de comprendre la géologie de l'île.

A noter le long de l'océan pour arriver au phare, les nombreuses plages de sable fin avec des réservoirs d'eau salée bien chaude car protégés des roulements de vague par des coulées de lave solidifiées dans l'eau et bien entendu, les aménagements constitués par de belles pierres de lave pour offrir de beaux petits espaces détente protégés du vent.

Le phare au pied des champs de pierres de basalte, les volcans, les coulées de lave et le sable avant l'océan
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Quelques panoramiques autour de l'ïle

Exposition de chameaux, oups, de voitures dans les dunes de Corralejo
Los Molinos
El Cotillo
Dunes de Corralejo
Au bout des coulées de lave
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Après Morro Jable, les routes goudronnées n'existent plus. Ce sont de grandes pistes qui parcourent le reste de la prequ'île.

La plage de Cofete, les volcans et leurs champs de lave, la piste
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Se trouve une belle cité touristique avec une longue plage de sable fin. C'est Morro Jable. On se trouve à l'autre bout de l'île, au départ des férries pour les grandes canaries.


Le Faro del Matorral, les transats, toute la plage pour elle seule !
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Sotavento

Plages, plages

Le sud de l'île réserve de belles surprises dès lors que l'on regarde du côté de l'océan... Plages de Costa Calma et Sotavento

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L'île volcanique dispose d'une multitude de pistes et de sentiers qui permettent de relier les villages les uns aux autres. De plus, les chèvres peuvent vous accompagner car le berger n'est pas loin.

Et si vous craigniez de vous perdre, vous avez maintenant des cairns ou des tas de roches volcaniques à profusion.


Pour les pistes, toutes les voitures sont susceptibles de passer mais il faut toutefois privilégier un peu de confort car elles sont parfois rudes.

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Pour notre escapade sur l'ile de Lanzarote, nous débutons par El Golfo et son lagon vert. Ayant réussi à prendre le bateau une heure et demie avant notre traversée prévue, nous voici un peu sous les nuages. L'ile est verdoyante, cela change de Fuerteventura.


Notre première découverte des coulées de lave (1-2), le lagon vert sous la brume, les coulées de lave stoppées par l'océan
Le lagon vert, la plage de sable noir les rouleaux de bleu et blanche écume, la cote rouge
Coulées de lave stoppées par l'océan
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A proximit du parc national de Timanfaya que nous ne visiterons pas par manque de temps, nous nous dirigeons vers une randonnée qui permettra de monter dans le coeur d'un premier Volcan, le Caldereta, puis autour de celui de Caldera Blanca. Un AR de 2 heures à un bon rythme.


Suivant un chemin taillé dans l'énorme coulée de lave qui entoure les volcans visités, on découvre également les traces des hommes qui perdurent à vouloir exploiter le sol si riche mais si difficile à cultiver.

En approche des deux volcans, le premier a son cratère éventré tandis que le second est encore intact.

L'intérieur du Calderate dont on distinguera à gauche (mais pas sur la photo centrale), les anciennes bergeries. Le centre conserve des traces de culture. Le tour se fait à l'intérieur du volcan.

Tout autour du Volcan Caldera Blanca, les coulées de lave se sont rejointes formant (photos 3 et 4) une mer de lave.

Le coeur du 1er volcan et son chemin de ronde intérieur

Le coeur du Volcan Caldera Blanca, les traces des dernières eruptions volcaniques et du magma en fusion au contact de l'air emprisonné

Coeur du Volcan et traces d'une organisation humaine consacrée aux chèves et mouton
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L'ile de Lanzarote doit énormément au talent et à la clairvoyance de César Manrique. Partour sur l'île, on cotoie l'artiste, le visionnaire et le citoyen de l'île.

Intérieur de la maison et quelques belles réalisations notamment sur l'île de Lanzarote

Originalité de la maison, elle est construite sur 5 bulles reliées les unes aux autres par des petits tunnels pour y découvrir le salon blanxc, rouge, jaune, orange sans omettre la végétation et les extérieurs.

A l'entrée de la fondation, on découvre des murets qui permettent de cultiver la vigne en conservant l'humidité et en protégeant le raison du vent.

Vue de la terrasse de la maison de César Manrique et extraits des jardins

Jardin et piscine en sous sol
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Pour finir notre tour de l'île, le retour au port se fait par l'est. La température est la même que sur l'île de Fuerteventura mais il y a moins de vent, donc on s'assoiffe plus vite. On profite donc des terrasses de la plage de Quemada (accès par route goudronnée) et les plages de la pointe de Papagayo

Plage de Quemada (1 - 3) et de Papagayo (4) - Couché de soleil en perspective....
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Venant de Tarajalejo, il nous paraissait important de parcourir Grand Tarajal. La visite fut courte bien que les murs de la ville soient magnifiquement peints avec des représentations maritimes et locales sur un ton humoristique agréable à partager. Par un grand vent, nous n'avons pu parcourir le port ; les amarres de certaines barges venaient de céder sous la force du vent.

En haut, TarajaLejo, son village et sa plage. En bas, Gran Taraja, la ville est protégée par une énième coulée de lave