Descente de la Loire en kayak de sa source à son estuaire.
Août 2019
26 jours
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Une bonne chanson pour se rappeler de tous les lieux traversés

https://blog.amicalien.com/Thea/t21733_serge-kerval-une-voix-oubliee--chante-la-loire--1974-.htm

KM
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Voici quelques photos prises par les parents de Sylvain.

1er jour de marche

On monte d'abord... et c'est parti pour la descente qui se terminera 1551 mètres plus bas
Encore en pleine forme après l'ascension du Gerbier. Mais ça ne va pas durer... 

Et 1er jour de canoé

Première pause pique nique avec deux heures de retard ! 
De nombreux arrêts à Brives-Charensac, assez représentatif de notre début de voyage en canoé.

Ce sera mieux ensuite ! Même si à ce moment là, on ne s'attendait pas aux futures péripéties !

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Quelques moments particuliers parmi d'autres :

1/ Admirer le ciel étoilé quand il est difficile de dormir sur un matelas dégonflé.

2/ Poser les bâtons de marche après un jour et demi très douloureux (merci à la jambe gauche costaude !)

3/ Pagayer avec les reflets du ciel coloré du début de soirée et arriver au château déclairé de Lavoute-sur-Loire après une dure journée.

4/ La rencontre des deux chevreuils et la longue observation réciproque.

5/ La tension et l'attente dans la tente (jeu de mots !) pendant l'orage. C'est tombé proche, très proche !

6/ Naviguer sur une Loire parfaite après le bec d'Allier. Du courant, une eau translucide qui laisse apparaître des dunes subaquatiques.

7/ A de nombreuses reprises, le drôle et majestueux envol des cygnes qui doivent courir sur l'eau pour décoller avec un battement d'ailes, qui sur la Loire donne un bruit d'applaudissements , mérités lors de cette journée cauchemardesque !

8/ L'après-midi repos à Beaugency. Soleil, crêpe au nutella, glace...

9/ Marcher pieds-nus en ville et rentrer dechaussé dans un magasin de chaussures. La liberté !

10/ La loire miroir le soir : merveilleuse.

11/ De mieux en mieux physiquement, la sentiment d'être une machine face au vent et sous la pluie !

12/ S'enfoncer dans la boue laissée par la marée, épaisse, ultra douce, gélatineuse, sensation délicieuse !

Merci encore à toutes les personnes qui nous ont aidés sur le parcours, partout les gens ont fait preuve d'une gentillesse naturelle. Merci aussi à tous les messages d'encouragements.

Pagayer tous les jours, qu'ils aient été faciles ou plus sportifs m'a permis de contempler une nature calme et reposante le plus souvent, parfois capricieuse, voire inquiétante.

Merci à Yoann d'avoir boité puis ramé avec moi sur cette incroyable distance. Voir défiler la route sur le trajet du retour en voiture me donnait l'impression qu'il était inconcevable que nous ayons parcouru tout ça en kayak ! Alors que nous avons même fait près du double !

Vive la nature ! Vive les eaux vives ! Vive le kayak !

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Qui est-ce ? Les parents et les frères et soeurs n'ont pas le droit de jouer :

Yoann ?

Sylvain ?

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Dernier jour... Comme il ne nous reste qu'une trentaine de kilomètres à faire et que la marée est montante jusqu'à 11h, nous décidons de partir vers 10h. Rapidement nous croisons notre premier bateau mais nous n'en rencontrerons que très peu ensuite.

Saint-Nazaire 

Nous longerons la zone pétrolière durant un moment puis nous passerons le pont de Saint-Nazaire un peu plus de deux heures après notre départ. L'océan nous accueillera ensuite avec bienveillance dans une eau calme, la Loire l'ayant prévenu de notre venue.

Nous accosterons à proximité de Pornichet à 15h, soit exactement 25 jours et 23 heures de voyage, 1 020 kilomètres ou encore quelques milliers de pas et environ 500 000 coups de pagaie chacun, terminant ainsi le même long voyage qu'une goutte d'eau, partie au pied du Gerbier-de-Jonc.

Clap de fin 

Notre descente n'aura pas éte qu'un long fleuve tranquille mais nous sommes heureux et nous en garderons d'excellents souvenirs.

Concernant le blog, d'autres articles vont suivre dans la soirée et peut-être les prochains jours.

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Aujourd'hui, nous nous réveillons une heure plus tard que d'habitude pour ne pas avoir la marée montante trop longtemps contre nous.

Habituellement, nous fonctionnons par cycles de 2h10 environ. Au premier cycle, nous faisons une pause de 5 à 10 minutes au bout d'une heure de trajet puis au bout de 2 heures 10 min, nous nous arrêtons 30 minutes et nous changeons de place dans le kayak. Le second cycle se passe de la même façon et à la fin nous nous arrêtons 2 heures pour manger. Enfin nous terminons pas un troisième cycle, parfois ralongé d'une heure (2 dans le pire des cas).

Aujourd'hui, tout est chamboulé à cause de la marée. Nous voulons éviter d'avoir à subir la marée montante à notre arrivée à notre dernier camping. Nous avons environ 6 heures de marée descendante, il faudra donc pagayer 6h de suite, mais nous craignons que ce ne soit pas suffisant pour réaliser les 47 kilomètres prévus. Nous partirons donc 1h30 avant la pleine mer.

Durant cette période difficile pour nos bras, nous traversons Nantes. Nous croiserons moins de grands bateaux que ce que l'on pensait.

Nantes et ses environs 

S'en suivra quelques petits villages et de longs kilomètres sans aucune vie humaine. A ces endroits, la Loire, bordée par des roseaux, se donne des aspects de fleuve égyptien.

Nous croiserons plusieurs curiosités : des sculptures d'animaux exotiques perdues dans des arbres et visibles uniquement depuis le fleuve, un navire "mou" et enfin une maison au milieu de la rivière.

Nous arriverons finalement 15 minutes avant le changement de sens de la marée. Course contre la montre réussie. Merci nos bras et le vent !

Lieu de notre repas du soir
 Chantiers navals de Saint-Nazaire
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Quelques kilomètres seulement après notre départ, l'océan nous montre des signes de sa présence prochaine. En effet, nous pouvons maintenant voir le marnage laissé par les marées et les ressentir.

De plus, la Loire est maintenant assez profonde pour acceuillir de plus gros bateaux.

Un bateau assez gros... 
Une église parmi tant d'autres 

Nous passerons devant Liré, ville natale de Joachim Du Bellay et auteur du poème "Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage", repris en musique par Ridan il y a quelques années.

Notre pause de midi 

La fin de journée se fait à marée basse. Nous devons donc marcher dans la boue (presque jusqu'aux genoux) et monter le kayak à plus de 2 mètres de hauteur pour monter le camp. La texture de la boue plait énormément à Sylvain. Il sera heureux toute la soirée.

La zone étant très urbanisée, il n'y a pas beaucoup d'endroit pour poser la tente. Nous nous arrêtons donc au même endroit qu'un couple et leur enfant : Solenne, Amaury et Alice. Ils descendent la Loire sur quelques jours. Ils avaient fait l'amont depuis la source il y a quelques années.

La rencontre du soir 

Nous passerons une excellente soirée en leur compagnie.

Coucher de soleil 

Lors du repas, nous voyons le courant de la Loire s'inverser à cause de la marée. Demain matin nous sommes sensés partir marée montante. Cela promet... !

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896

Tout comme hier après-midi, la matinée de ce 23ème jour est faite de slaloms entre les bancs de sable. Parfois, à force d'aller d'une rive à l'autre, on parcourt 2 à 3 kilomètres pour en avancer que de 1 en réalité ! Heureusement que le vent d'est et les courants sont présents et qu'ils nous aident. D'ailleurs, nous finirons la journée très tôt, vers 17h30 à Ingrandes.

Depuis le milieu de la matinée, nous avons changé de région géologique. Nous avons quitté les roches sédimentaires du bassin parisien pour le granite du massif armoricain. Cela se ressent dans la couleur de l'eau et sur les murs des maisons.

Nous entrons également (nous longeons seulement pour le moment) dans notre dernier département : la Loire Atlantique !

Avant lui, nous en avions longé ou traversé 11 autres, dans l'ordre suivant : l'Ardèche, la Haute-Loire, la Loire, la Saône-et-Loire, l'Allier, la Nièvre, le cher, le Loiret, le Loir-et-Cher, l'Indre-et-Loire et le Maine-et-Loire.

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Après un nouveau réveil frais, nous avançons vers nos derniers châteaux de la "Loire royale". Nous nous arrêterons à Saumur durant une heure et nous y dégusterons l'un des meilleurs chaussons aux pommes de tous les temps !

Candes-Saint-Martin 
Château de Montsoreau 
Saumur 

Hier, juste avant de finir la journée, nous avons touché un rocher dans un rapide, et cela a de nouveau créé un trou dans le kayak. Nous tentons une réparation ce soir.

Réparation au réchaud 

Nous finirons la journée avec un beau coucher de soleil.

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800

Après un réveil frais (environ 10°C.), nous reprenons le kayak avec un franc soleil ! Nous avons l"impression qu'il était absent depuis longtemps alors que ça ne faisait que 2 jours...

Ensuite nous enchaînons les traversées de petits villages charmants et les longues lignes droites. Depuis un petit moment, la Loire est régulièrement endiguée près de ces villages, si bien que parfois, nous ne voyons que des toitures et des cheminées dépassées au-dessus de la digue !

Un mystérieux village... 

Nous passerons également devant notre dernière centrale nucléaire, la centrale de Chinons. C'est la plus vielle présente sur les bords de Loire puisqu'elle date de 1963.

Centrale nucléaire de Chinon 

Enfin nous nous arrêterons vers 18 heures et nous ferrons notre premier feu de camp.

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750

Nous débutons la journée avec quelques averses et un peu de vent, ce qui ne nous empêchera pas de voir quelques beaux châteaux.

Châteaux de Chaumont et d'Ambroise 

Nous ferons notre pause de midi à environ 15 kilomètres de Tours, ville dont les habitants parleraient un français parfait, sans accent. Cela viendrait, entre autre, de l'éloignement de la région avec les frontières du pays.

Le vent s'étant calmé l'après-midi, nous avançons bien et nous dormirons juste après Tours. Entre temps, nous apercevrons de nombreux manoirs et petits châteaux, ainsi que des habitations trogloditiques.

Le vieux pont de Tours 
L'instalation du camp 
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706

Comme prévu, nous passons une journée sous la pluie battante et par vent de face. Nous ne faisons que 35 kilomètres afin de dormir au camping et de pouvoir prendre une bonne douche avant la journée de demain qui risque d'être identique à celle d'aujourd'hui côté météo.

Après 3h de kayak, nous traversons la ville de Blois et nous nous y arrêtons pour manger.

Le repas de midi 

Mais comme nous sommes trempés jusqù'aux os, il nous faut nous changer, ce que nous faisons dans le parking souterrain.

Sylvain en profite également pour faire les magasins de chaussures (les pieds nus) pour s'acheter de nouvelles claquettes.

Sinon du côté des réparations du kayak, cela semble tenir pour le moment...

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671

Après avoir fait charger les téléphones portables et la batterie chez une mamie de Saint-AY, nous appelons le club de kayak d'Orléans. Il nous conseille d'utiliser notre réchaud à gaz pour faire fondre le plastique autour du trou et le combler, ce que nous faisons avec assez d'efficacité (nos deux bouteilles nous serons certainement bien utiles # Martin). En effet, une heure après notre mise à l'eau, nous n'avons pas beaucoup d'eau dans la double coque.

D'habitude, nous avons la nourriture dans cet espace. Aujourd'hui, nous la mettons sur le bateau et comme pour marquer un dernier moment de malchance, alors que cela fait plus d'une semaine que nous ne nous sommes pas retournés avec le bâteau, cela se produit ! Sur les vestiges d'un ancien pont bâti en 1216, et sur lequel passa Jean D'Arc et sa troupe en 1429, nous négocions parfaitement le rapide, mais à sa sortie, nous accrochons le contre-courant ce qui met le kayak en travers de la lame d'eau et le renverse. Nous ne perdons pas grand chose, mais mon téléphone portable, resté dans ma poche, n'apprécie pas le bain et ne daigne se rallumer...

Après cette mésaventure, nous accostons à Beaugency où nous passerons l'après-midi pour renforcer la réparation. Nous sommes aidés et même assistés (ce sont plutôt nous les assistants) par Kilian, membre de l'association de canoë du coin. Les réparations ont l'air solides, nous verrons ça avec le temps...

Cet après-midi nous aura aussi permis de nous requinquer.

Repos du guerrier 

Nous reprenons le kayak vers 18h30, nous passerons devant notre 3ème centrale nucléaire et nous nous arrêterons 2h30 plus tard (juste après avoir vu un envol de cygnes au crépuscule) afin de ne pas prendre trop de retard.

Malgré le très mauvais temps annoncé pour demain, nous sommes plus que jamais déterminés à rejoindre l'océan.

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644

Durant toute cette journée, nous aurons un très fort vent de face. Nous avions prévu de dormir dans un camping situé à 50 km mais celui-ci sera fermé. Nous n'avions plus de batterie pour les téléphones depuis la veille au soir et nous avons percé le kayak en fin de journée (nous avons coulé en 30 minutes...)...

Nous avons tenté une réparation à l'aide du réchaud, la suite demain...

Sinon, nous avons dépassé la confluence avec le Loiret, qui, comme son nom l'indique, est une petite Loire. En effet, la source du Loiret est une exurgence de la Loire dû à des infiltrations d'eau, créant des "bimes". L'eau s'infiltre dans le sol et ressort en aval.

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593

Après quelques coups de pagaie, nous arrivons au niveau du pont-canal de Briare. Encore plus long que celui de Digoin, celui-ci mesure 662 mètres ! En plus d'enjamber la Loire, il passe également au-dessus de l'ancien canal, ce qui fait qu'à cet endroit la Loire est sur 3 étages !

Nous nous arrêtons ensuite dans la jolie ville de Gien, réputée pour sa faïencerie d'art et son fameux "bleu de Gien". Nous y récupérerons de l'eau et nous y acheterons quelques produits frais.

Après le repas de midi, nous passons devant la centrale nucléaire de Dampierre, mise en service il y a 38 ans.

Centrale nucléaire de Dampierre 

En fin de journée, nous nous arrêtons au château de Sully, château qui marque l'entrée dans la Loire des châteaux de la Renaissance.

Château de Sully 

Enfin, nous monterons notre camp peu après Saint-Benoit-sur-Loire, commune dans laquelle nous apercevrons une basilique romane du XIème siècle.

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546

Nous débutons notre journée par une navigation dans un épais brouillard. C'est la première fois que cela nous arrive mais comme il n'y a aucune difficulté en prévision, nous sommes sereins.

Le reste de la journée est plutôt monotone. Nous apercevons nos premiers vignobles puis nous avançons sur une très longue ligne droite qui passe devant la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire, mise en service voilà 30 ans. Nous y effectuerons un portage assez simple qui nous prendra une dizaine de minutes.

Centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire 

Nous poserons notre tente juste avant la commune de Briare, commune dans laquelle se trouve un pont-canal dont nous reparlerons demain.

Fin de journée 
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503

Après le petit portage au niveau du vieux pont de Nevers, nous avançons vers la confluence avec l'Allier. Lors de la première étape, nous avions vu que l'Aigue Nègre pouvait prétendre au titre de fleuve à la place de la Loire. l'Allier a également des arguments. En effet, à sa confluence avec la Loire, que l'on nomme Bec d'Allier, c'est l'Allier qui donne sa direction au fleuve. Bien que légèrement moins long, son débit est aussi parfois supérieur à la Loire... À vous de choisir !

Ce secteur est classé en zone naturelle protégée et nous n'y rencontrons énormément d'oiseaux.

Peu endigué et urbanisé, le fleuve peut ici évoluer librement au gré des crues et du temps.

"Port" de  Marseille-lès-Aubigny

Nous mangeons avec Martin à Marseille-lès-Aubigny. Il nous apporte le pique-nique, des vivres mais aussi la pluie... Nous finissons dans la voiture où nous oublions une boîte avec nos papiers et le matériel électronique... Nous retrouverons donc Martin, accompagné de Claudie et d'Hugo, pour un nouveau pique-nique à Pouilly-sur-Loire... Merci à vous et encore désolés pour le dérangement...

Pique-nique de midi...
Et pique-nique du soir ! 

Entre temps, nous avançons très rapidement sur une Loire peu profonde et dont le lit est essentiellement formé de sable. Comme nous voyons très clairement le sol, nous avons l'impression de survoler les dunes d'un désert, dunes formées par le courant du fleuve.

Remise à l'eau vers 14h30 , une fois la pluie passée

Nous passerons au pied du magnifique village de La Charité-sur-Loire juste avant de reprendre la pluie...

La Charité-sur-Loire 

Nous dormirons à mi-chemin entre la source et la confluence, comme nous le montre la borne située sur le pont.

Borne du mi-chemin 

Nous voyons qu'ici la Loire est donnée à 992 kilomètres. Nous en prévoyons entre 1 020 et 1 030. Cette différence vient du choix du lieu de la source qui peut être différent et du point d'arrivée suivant si l'on prend le début ou la fin de l'estuaire. Nous, nous avons choisi le sommet du Gebier-de-Jonc comme point de départ et le franchissement en entier de l'estuaire comme point d'arrivée (passage au delà de la Pointe de Chémoulin).

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454

Nous attaquons ce 13ème jour à 6 km de Decize, ville où l'on aura un portage à effectuer. Lorsque nous acostons pour franchir la digue, un pêcheur nous hèle au loin. Il nous informe, avec un bel accent du coin, que le portage est plus facile sur la rive opposée à la notre : "de ce côté c'est la mort, c'est long, y'a des pierres... De l'autre côté c'est d'la rigolade !" Nous l'écoutons, nous traversons la retenue et nous arrivons sur le déversoir du barrage. Nous franchissons une forte pente en béton puis nous nous retrouvons sur un empierrement. Ça promet tout sauf de la rigolade ! Heureusement nous apercevons, quelques mètres plus loin, une rampe de fortune sur laquelle nous faisons glisser le kayak. Ensuite, une plage nous attend et nous conduit jusqu'à la Loire. Au final, ce portage aura bel et bien été de la rigolade ! Merci pêcheur !

Franchissement de la digue 

Quelques dizaines de minutes plus tard, des trombes d'eau nous tombent dessus. Le pont le plus proche étant à 10 kilomètres, nous pagayons 1h30 sous la pluie battante. Vers 13h30 nous arrivons à ce fameux pont sous lequel se trouve un groupe d'Allemands. Chaleureusement, ils nous proposent un peu de thé et le reste de leur casserole de pâtes (un reste copieux !).

Une partie de nos amis Allemands 

Nous resterons une heure sous le pont avant de repartir, toujours sous la pluie, direction le camping de Nevers. Nous y arriverons à 16h et nous y visiterons rapidement le centre ville.

Arrivée sur Nevers
Bateau de Loire : un toue
Bateau de Loire : une gabare 
Nevers 
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415

Nous débutons cette nouvelle journée en sachant que, si tout se passe bien, nous n'aurons, pour la première fois, aucun portage à faire !

Nous pagayons 4 heures avant de manger. Nous cheminons à travers les méandres dont les courants découpent des falaises de quelques mètres de hauteur sur les extérieurs des virages tandis que des plages de galets se crée sur les intérieurs. Sur les falaises sablonneuses, on observe de nombreux trous fait par les colonies d'hirondelles des rivages.

Falaise sablonneuse 
Pause méridienne sur la sable fin et avec un peu de musique

Comme hier, le vent se fait fortement ressentir et nous oblige à fournir davantage d'énergie pour avancer... 😑

Nous posons la tente vers 19h, et comme chaque soir, nous profitons d'un franc soleil et des belles couleurs de fin de journée. Comme prévu, nous n'aurons pas eu de portage à faire !

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367

Environ 16 kilomètres après notre départ, nous arrivons dans la jolie petite ville de Digoin. A l'entrée de la ville, un pont canal traverse la Loire. Dans ce canal se trouve l'eau... de la Loire ! En effet, il s'agit du canal latéral de la Loire qui change de rive pour se connecter au canal du Centre. Ce pont date des années 1830 et est l'un des premiers grands pont-canaux de France avec ses 243 mètres de long.

Pont canal de Digoin 

Après une pause pour se ravitailler en vivres et manger, nous reprenons le fleuve mais le vent se lève. Nous allons l'avoir tout l'après-midi. Le vent est tellement fort qu'il crée de grandes vagues si bien que l'on a l'impression de remonter le courant. Aussitôt que l'on s'arrête de pagayer, les bourrasques nous font faire demi-tour...

Tous les oiseaux que nous voyons restent cloués au sol, même lorsque l'on s'en approche.

Deux cigognes en pleine chasse

Malgré tout, nous avançons et nous dormirons ce soir à notre tout premier camping, dans le village de Diou, commune réputée pour son marbre de grande qualité.

L'entrée du camping par la Loire 
Coucher de soleil sur la Loire 
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320

Nous débutons notre journée par un portage au niveau de la digue de Roanne. Nous empruntons l'écluse menant au canal pour rejoindre plus facilement la Loire.

L'écluse de Roanne 

Ensuite, lorsque nous pagayons, nous rencontrons une multitude d'oiseaux : aigrettes, hérons, cigognes, bergeronnettes, étourneaux... Que du bonheur.

Nous avons également rencontré un couple avec un kayak ultra léger. Ils avançaient à la même vitesse que nous lorsqu'ils donnaient un coup de pagaie alors que nous nous en donnions 3... 😂

Nous avons eu très chaud, demain ça sera certainement pire, mais nous en profitons pour nous baigner.

KM
271

Nous attaquons ce nouveau jour plus tard que d'habitude. Les orages de la nuit débordent sur le matin et nous contraignent à partir peu avant 10 heures.

C'est donc sur une Loire en crue que nous donnons nos premiers coups de pagaie. Nous avançons beaucoup plus vite MAIS nous n'en profitons pas longtemps car nous arrivons sur la retenue de Villerest où le courant est quasi nul.

En effet, avec ses 110 millions de m3, la retenue de Villerest, plus grande retenue d'eau sur la Loire, remonte jusqu'à 34 km en amont de son barrage.

Mais juste avant d'entrer dans cette retenue, nous nous retrouvons devant une ancienne digue créant un terrible rapide causé par la crue. Après analyse, nous décidons de le contourner, ce qui nous fera perdre 45 minutes.

Sur le parcours nous passerons au pied du château de la Roche et du joli village de Saint-Maurice-sur-Loire.

Château de la Roche
Saint-Maurice-sur-Loire 

Une fois arrivé au pied du barrage, nous effectuons un très long portage de deux kilomètres.

Le portage de Villerest 

Une fois franchi, nous pagayons durant 45 minutes jusqu'à Roanne où nous passerons la nuit.

Coucher de soleil sur la Loire à Roanne 
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234

Une heure après notre départ, nous croisons la ville de Montrond-les-Bains, rare ville thermale des bords de Loire.

Nous continuons ensuite jusqu'à notre premier orage, 5 kilomètres avant Feurs. Nous perdons 1 heure, abrités sous la ripisylve...

Nous mangeons à Feurs et nous effectuons un court mais physique portage pour passer un seuil en aval du pont. 4 km plus loin, nouvel orage. Autant le premier avait été calme autant celui-ci est plutôt soutenu avec une très forte activité électrique, quelques rafales de vent et un peu de grêle. Heureusement, nous l'avions anticipé et nous avions monté la tente.

Sitôt terminé (2 heures plus tard), nous reprenons le kayak jusqu'à Balbigny où nous passerons la nuit.

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201

Nous rattaquons notre descente avec un nouveau kayak, plus adapté pour les eaux planes et plus léger. Nous avalons les 12 premiers kilomètres jusqu'au barrage de Grangent en un peu moins de 2h. Là-bas nous attend un terrible portage qui nous fera faire un détour de 3 km pour avancer de 300 mètres... Heureusement, nous pouvons compter sur Corinne, Paul et Matthieu pour nous donner un bon coup de main et nous apporter à manger. Nous pique-niquerons ensemble au milieu du portage qui durera deux heures.

 Château au barrage du Grangent

En aval du barrage nous trouvons quelques rapides dans lesquelles nous sommes moins à l'aise, notre nouvelle embarcations étant moins adaptée aux forts courants...

Nous traversons rapidement Saint-Just-Saint-Rambert, ville d'où provient le mot ramberte, embarcation sans moteur, ni voile ni rame, servant à transporter le charbon jusqu'à Paris.

Une ramberte (illustration : chambres.fr) 

Ensuite, le faible niveau d'eau se fera à nouveau sentir, nous serons obligés de sortir de très (trop) nombreuses fois pour tracter le kayak...

Nous nous arrêterons vers 19h30, juste avant un petit orage qui nous embêtera simplement pour cuisiner sans pour autant apporter beaucoup d'eau dans la rivière...

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169

Nous débutons la journée dans l'optique de rallier Saint-Paul-en-Cornillon, là où habite Sylvain, afin de répartir de cette endroit lundi. Ce sera chose faite. Après un tout premier passage peu profond où nous tirons le kayak sur plusieurs mètres, nous continuons dans les gorges. Le fleuve nous offre une succession de rapides avec assez d'eau pour ne pas frotter. Nous slalomons à travers les énormes blocs de pierre en nous faisant plaisir. Cette partie entre Confolent et Aurec est un vrai régal, aussi bien pour la navigation que pour les yeux.

Nous terminerons la journée sur la partie amont du barrage de Grangent avec un assez fort vent du nord qui nous ralentira fortement...

Pause à Aurec 

Après cette première semaine de voyage, nous faisons une petite pause de deux jours et nous repartirons lundi avec un autre kayak. La partie amont de la Loire que nous venons de faire aura été difficile physiquement, tant par l'effort fourni par la partie randonnée que par les portages et les nombreuses descentes du kayak pour le tirer par manque d'eau. Mais elle nous aura aussi offert des tableaux somptueux de châteaux, de moulins, de chevreuils, dans des paysages de forêts verdoyantes et de méandres rocailleux. Nous n'aurons pas fait beaucoup de photos car cette partie était aussi la plus technique. Les téléphones (car nous n'avons plus d'appareil photo depuis le kilomètre 4 !) sont donc restés prudemment rangés dans les bidons étanches.

Encore quelques kilomètres dans les gorges puis ce sera une autre Loire que nous découvrirons, dans un nouveau décor...

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140

Après un réveil au pied du château, nous reprenons notre Kayak et nous atteignons rapidement notre premier barrage. Après celui-ci, nous rencontrons un rapide assez compliqué qui nous envoie à l'eau ! La journée commence fort !

Suite aux nombreux frottements d'hier, le kayak prend davantage l'eau et nous sommes obligés de le vidanger toutes les deux heures. Heureusement qu'un autre nous attend pour la semaine prochaine !

Vidange du kayak... 

Nous enchaînons les portages pour passer les barrages et les moments où nous devons descendre de l'embarcation pour tirer le kayak... Nous nous renversons une seconde fois suite à un passage dans des branches. Nous y laissons quelques plumes car nous perdons une veste et des lunettes de soleil.

Petite pause durant la vidange du kayak et le franchissement d'un barrage à Retournac 

Nous ne comblerons pas le retard d'hier, il nous faudra donc pagayer une partie de la journée de demain pour rattraper le retard avant la pause de ce weekend.

Pont ferroviaire peu après Retournac 

Pour ce soir, nous mangerons et dormirons chez Delphine et Sébastien à Confolent. Merci pour le gîte et le couvert !

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95


Jour 4, nous prenons enfin le Kayak. Après l'avoir récupéré au niveau du pont de Chadron où nous l'avions posé avec l'aide de Matthieu (Merci !), nous faisons une première partie très difficile jusqu'à Brives Charensac. A cause du manque d'eau, nous sommes sans cesse obligés de descendre du kayak et de le pousser. Nous nous renversons également 2 fois sur des rapides rendus difficiles par les nombreux rochers affleurant à la surface. Arrivés avec 2 heures de retard, nous retrouvons les parents de Sylvain avec qui nous partageons un bon repas. Nous profitons de leur véhicule pour faciliter le pénible passage du barrage en chargeant leur coffre avec les bidons (merci !). Nous continuons ensuite jusqu'à Lavoute-sur-Loire, sur un parcours moins difficile, où nous campons au pied du château, après avoir passé une dernier barrage. Cependant, nous arrivons tout de même assez tard, à 21h30, avec seulement 32 kilomètres parcourus.

La vue depuis notre campement 
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63

Nous débutons ce troisième jour dans la fraîcheur matinale mais avec la venue de Mélissa et des croissants. Merci à toi Mélissa de t'être déplacée pour nous apporter à boire et à manger ! 😃

Durant la nuit, la matelas de Sylvain s'est percé. Après quelques tentatives de regonflage infructueuses, il a finalement reussi à s'endormir, par intermittence, sur sol sableux.

Notre campement 
Le ravitaillement !  

Après quelques kilomètres de marche, nous arrivons sur notre tout premier château de la Loire : Arlempdes !

Arlempdes 
Arlempdes 

Nous continuons jusqu'à Goudet par les chemins puis nous longeons la Loire (et parfois même nous la traversons) jusqu'au Mas de Bonnrfont où se trouve une source ferrugineuse et gazeuse (et même radioactive !).

La Loire entre Arlempdes et Goudet 

Exploitée de manière artisanale durant quelques décennies jusqu'à la première guerre mondiale, cette eau, réputée pour ses vertus thérapeutiques, fut primée à l'exposition universelle de Calcutta en 1884 ! (Illustration : https://www.hautevalleedelaloire.com)

(illustration : https://water-label.pagesperso-orange.fr)

Nous avançons péniblement et douloureusement jusqu'à l'objectif du jour, le pont de Chadron, où Solenne et Jérémy nous font le plaisir de nous rejoindre pour partager de bonnes pizzas. Nous retrouvons également Mélissa qui nous avait déchargé des sacs de couchage et des matelas.

C'est la fin de la partie randonnée, ouf ! Demain commencera une autre aventure...

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37

Nous passons une première nuit assez fraîche, les bords de Loire sont gelés, et nous partons pour notre deuxième journée vers 8h.

Réveil matinal pour Sylvain 

Nous arrivons à notre premier barrage d'envergure (sur trois) et celui-ci possède une curiosité hydrologique : une partie de l'eau de la Loire à destination de l'Atlantique est détournée dans la Méditerranée ! L'eau pompée au barrage de la Palisse (dont les conduits sont reliés aux eaux du lac d'Issarlès et aux barrages du Gage et de la Veyradeyre, tous trois sur le bassin versant de la Loire) alimente l'usine hydroélectrique de Montpezat. Une fois passée dans les turbines, l'eau se jette dans la Fontaulière puis rejoint l'Ardèche pour finir le Rhône. Ainsi, la Loire voit son débit diminué au profit de celui de l'Ardèche, à notre grand regret pour la suite de l'aventure ! Aux voleurs !

(illustration : http://ligerien.christian.pagesperso-orange.fr)  

Nous descendons ensuite sur le lac d'Issarlès, deuxième lac le plus profond de France. Contrairement à hier, nous ne longeons pas la Loire, mais nous suivons les chemins et routes à proximité. Nous décidons néanmoins de couper à travers les broussailles, ce qui ne fut pas une chose des plus aisées.

Mais t'es où ? 
Pause midi au lac d'Issarlès 

L'après-midi, nous cheminons à travers les prairies et les sous-bois jusqu'au pont de Salettes où nous nous arrêtons, épuisés par ces 25 km de cailloux. Nos genoux s'en souviendront.

La Loire aux environs du pont de la Borie 
La Loire au pont de Sallettes 
KM
12

Dimanche 28 juillet, ça y est, nous y sommes... Nous grimpons le Mont Gerbier de Jonc avant de rejoindre la source de la Loire... Les sources plutôt ! En effet la Loire ne débute pas à un endroit, mais en plusieurs. Cela vient du fait que le suc repose sur un socle granitique.


L'eau qui s'infiltre sur ce volcan est contrainte à ressortir une fois ce socle atteint, ce qui donne une multitude de sources. Celles se trouvant au sud vont former le Loire et couler vers l'Atlantique, celles se trouvant au nord vont rejoindre le ruisseau du Pradal pour finir dans la Méditerranée via l'Eysse, l'Eyrieux puis le Rhône. En plus d'être le point d'origine des sources de la Loire, le Mont Gerbier de Jonc se trouve donc également sur la ligne de partage des eaux entre le bassin versant de la Loire et celui de la Méditerranée.


Parmi les différentes sources de la Loire, 3 se disputent le titre officiel : la "source géographique", la "source authentique" et la "source véritable". Nous choisissons de passer par la "source véritable" pour son panneau qui titre le premier chapitre de notre périple : "ici commence ma course vers l'océan."

Première cascade 

Rapidement, nous atteignons notre premier affluent et notre premier "contestataire" : l'Aigue Nègre. En effet, comme ce ruisseau possède un débit plus important que celui de la Loire et une vallée plus longue, il pourrait "se revendiquer" comme étant la véritable - l’authentique - source de la Loire ! Nous verrons plus tard qu'il n'est pas le seul à pouvoir prétendre à ce titre...

 L'Aigre Nègre à gauche et la Loire à droite

C'est à ce moment-là que nous réalisons que nous n'avons plus notre appareil photo. Jusqu'à présent nous avons suivi la Loire à travers bois et prairies. Autant dire que notre chemin était plutôt chaotique et que l'appareil photo en a profité pour se faire la malle... Nous rebroussons chemin sur 2 km mais nous ne retrouvons pas l'appareil...

Nous repartons déçus de ne pas avoir retrouvé l'appareil et frustrés d'avoir perdu quelques photos. Sans s'en éloigner de plus de 100 mètres, nous continuons notre chemin jusqu'à Rieutord, point le plus méridional de la Loire.

Nous camperons ici comme prévu.

Fin de journée sur les bords de Loire à Rieutord 
KM
0

Côté embarcation, nous utiliserons : 1 kayak Dag, 1 kayak Bornéo, 2 pagaies Décathlon, 2 bidons de 55 litres chacun, 1 sac étanche, 2 dosserets, 2 galettes et 2 gilets d'aide à la flottabilité.

Coté chargement, nous partirons avec deux duvets, deux matelas gonflables, une toile de tente, 2 lampes frontales, une trousse de secours, un réchaud et les divers couverts et ustensiles pour manger et se laver. Après notre arrêt de 3 jours, nous emporterons également le petit-déjeuner pour 20 jours (essentiellement du Muesli), les féculents pour 20 jours également (riz, pâtes, lentilles et semoule) ainsi que des boites de sardines, maquereaux et du thon. Le reste de la nourriture (fruits et légumes) sera acheté au fur et à mesure de nos besoins et pour une autonomie de quelques jours. Enfin, nous aurons 1 bidon de 8 litres d'eau et 2 bouteilles de 2 litres que nous prévoyons d'utiliser en 2 jours. Il nous faudra donc trouver régulièrement de quoi manger et boire. Pour cela, nous nous aiderons du livre de Jean-François SOUCHARD "La Loire vue du fleuve". En plus de détailler le parcours entre Le Puy et Saint-Nazaire, il recense les divers points d'eau à proximité du fleuve et il indique les jours de marché dans les villes et villages traversés. Pour ce qui est du début de notre itinéraire, nous utiliserons 2 cartes IGN au 1/25000ème pour nous repérer et nous aurons la chance d'être ravitailler régulièrement.

KM
0

Le grand départ est prévu pour le dimanche 28 juillet ! Nous commencerons doucement par 4 ou 5 jours d'aventure suivis de 3 jours de repos (probablement les seuls jours sans kayak sur nos 4 semaines).

Au programme : départ du sommet du Mont Gerbier-de-Jonc l'après-midi du 28/07 et arrivée chez Sylvain à Saint-Paul-en-Cornillon le 1er août, soit une soixantaine de kilomètres à pied et un peu plus d'une centaine en kayak.


Ensuite, à partir du lundi 5 août, il nous faudra pagayer sur environ 850 km afin de rejoindre l'océan. Nous espérons arriver autour du 25 août. Pour cela, il nous faudra tenir une moyenne d'un peu plus de 40 km par jour, quels que soient le temps et la fatigue. En réalité, nos trajectoires n'étant pas parfaites, (volontairement ou non : le courant se trouvant à l'extérieur des virages, il est souvent plus judicieux de le suivre plutôt que de couper le méandre), nous devrons généralement ajouter 10% à la distance linéaire afin d'obtenir la distance réellement parcourue.


Une fois arrivés à destination, nous vendrons notre kayak et nous louerons un véhicule afin de rentrer en "Loire amont". Si nous ne parvenons pas à trouver un acheteur, nous achèterons des barres de toit afin transporter notre embarcation.

KM
0

Mercredi 10 avril, achat d'un kayak d'occasion Tarka de la marque DAG. L'embarcation pèse 47kg à vide. Merci à David pour son fourgon et à Matthieu pour le coup de main 😀.

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Lundi 15 avril, rendez-vous pris à Saint-Paul-en-Cornillon pour tester le kayak. Premières sensations : il est lourd à porter ! En effet, nous effectuons un portage d'environ 350m pour l'amener au bord de l'eau et nous sommes obligés de faire plusieurs arrêts. Les portages aux barrages de Grangent et de Villerest s'annoncent difficiles... !

Pour cette première sortie nous effectuons environ 16 km en 4 heures, en comptant les pauses. Cela nous donne une moyenne de 4km/h ce que nous trouvons pas si mal pour une première, de surcroît, sur une retenue d'eau.

Premiers coups de pagaie

Nous avons également pu appréhender un facteur qui sera non négligeable : le vent. Nous avons effectué une boucle de 16 km, avec les 8 premiers km sud=>nord et inversement pour le retour. Au moment de notre départ, nous avions un petit vent de sud dans le dos (entre 5 et 10 km/h en moyenne), mais une heure plus tard, le vent a forci et nous nous sommes retrouvés avec un vent d'environ 30 km/h de moyenne (source : www.meteociel.fr). Nous en avons donc profité pendant 3 km mais nous l'avons subi durant tout le retour... Et ce n'est vraiment pas agréable !


Autre constat : le Kayak prend l'eau. Il a une légère fuite qu'il faudra trouver et réparer. En effet, en un peu plus d'une heure, nous avions plus d'une dizaine de litres dans la coque du kayak.

Vidange du kayak

Affaire à suivre...

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Suite au constat de fuites, nous avons décidé de tenter une réparation. A l'aide d'un compresseur et d'un peu d'eau savonneuse, nous détectons une dizaine de fuites... Toutes les fuites se situent au niveau d'anciennes réparations (en bleu foncé sur la photo ci-dessus). Novices mais motivés, nous nous lançons dans le colmatage des fuites en utilisant des plaques en polyéthylène et d'un décapeur thermique.

Après la pose un peu hésitante d'une première "rustine", nous prenons rapidement le coup de main et le résultat nous satisfait.

Réparation du kayak (plastique jaune) 

Nous testons à nouveau le kayak, verdict ... encore des fuites ! Nous n'avons vraiment pas été efficace. Le problème vient certainement du fait que nous n'avons pas assez fait fondre la partie du plastique en contact avec le kayak. Celui-ci n'a pas parfaitement épousé la forme du kayak et l'air continue à passer. Nous décidons malgré tout de ne pas retravailler dessus avant le mois de juillet.

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Nous continuons nos séances d'entrainement. La dernière en date s'est déroulée le 1er mai. Nous avons profité d'une belle journée pour faire un peu plus d'une vingtaine de kilomètre en 4h30 (pause pique-nique incluse). Notre vitesse moyenne augmente, ce qui est bon signe, et nous gagnons en coordination et en maitrise des trajectoires.

Château de Grangent et hameau des Camaldules 
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22 mai, le paysage ligérien évolue, notre objectif reste le même...

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Nous voici fin juin. Nos entrainements continuent. Nous essayons de nous tenir à au moins une sortie par semaine, mais depuis le dernier post, les choses ont évolué coté équipement.

En effet, après moult péripéties, nous n'aurons pas un, mais deux kayaks ! Le premier, celui que nous avons depuis le départ, nous servira sur la première partie de la Loire jusqu'à Saint-Paul-en-Cornillon. Il affrontera les plus gros rapides et les basses eaux que nous connaîtrons sur la partie amont de la Loire. Le second, pratiquement neuf, plus léger et équipé de roulettes, nous permettra d'être plus rapide et de franchir les barrages avec plus d'aisance...