De l'Afrique à l'Amérique latine, en passant par l'Asie et l'Océanie, laissez-vous porter par nos histoires qui vous feront voyager (on l'espère !)
Du 5 octobre 2022 au 13 juillet 2023
282 jours
Ce carnet de voyage est privé, ne le partagez pas sans l'autorisation de l'auteur.
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Nous voilà à l'aube de notre tour du monde. Dans une petite heure, nous décollerons pour notre première étape. Nous avons toujours un peu de mal à réaliser ce qui nous attend.

Nous quittons Paris avec une immense joie, nous sommes impatients de découvrir ces pays que nous ne connaissons pas, ces cultures, ces paysages et ces nouveaux visages. Ce voyage sera fait de rencontres, d'excitation, mais aussi parfois, de tourments. Car nous le savons tous, que serait un long voyage sans ses imprévus ? (N'hésitez pas à nous le rappeler en temps voulu... !).

 YL sur le départ, depuis l'aéroport de Paris CDG

C'est une nuit dans l'avion qui nous attend. Nous voyageons avec Kenya Airways et nous avons hâte de découvrir cette compagnie. Au programme : dormir. Bref, on ne verra pas grand chose du trajet finalement !

On vous laisse avec ces quelques photos et on est très pressé de vous faire découvrir les pays sur lesquels nous avons tant travaillé depuis presque deux ans.

A bientôt

Laura & Yvan

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Il est bientôt temps pour nous de quitter Zanzibar, après avoir passé 3 jours à Stone Town puis 4 à Jambiani.

N'étant pas à Zanzibar comme des touristes lambdas, nous avons évidemment dû limiter nos activités et se décider à agir plutôt comme les locaux, ce qui expliquera par la suite que nous ayons dû refuser une grande partie des tours proposés.

Vue sur une plage de Stone Town 

Laissez-nous tout d'abord vous parler de Stone Town, de son agitation, son tourisme et de la bonne humeur qui y règne.

Nous sommes arrivés à l'aéroport après une nuit d'avion particulièrement courte, car notre vol de 21h avait été retardé à minuit, ce qui nous a fait manger à 2h du matin. Ayant donc raté notre escale, la compagnie Kenya Airways nous a repositionné sur un autre vol, prévu plus tard dans la journée.

En arrivant à l'aéroport de Zanzibar, nous sommes heureux de constater que nos sacs de randonnée n'ont pas été visités, en tout cas aucun objet ne manque à l'appel. Nous nous renseignons pour prendre une carte SIM locale, mais les tarifs nous semblent plus exagérés que ce que nous avions précédemment lu sur internet alors nous laissons tomber. Le gars nous fait comprendre par un "Hakuna Matata my friend" qu'il ne reverra pas son prix à la baisse. En même temps, nous sommes dans un aéroport, ça ne nous surprend pas vraiment. A l'extérieur, il fait chaud, le soleil est à son maximum, il est 16h.

Nous avions en tête de prendre le bus local, le Dala Dala, pour rejoindre le centre-ville, mais nous peinons à trouver une "station de bus" alors nous finissons par demander à des locaux. On évitera au maximum en Tanzanie de demander conseil car habituellement toute aide se rémunère par quelques shillings, qui est la monnaie tanzannienne. Nous arrivons sur un petit terrain poussiéreux qui semble être le lieu de stationnement des bus, et cherchons celui qui nous mènera au terminus, en plein centre-ville de Stone Town. En français bien éduqué, le premier réflexe d'Yvan est de demander au chauffeur le tarif. J'avais lu sur internet qu'il ne fallait pas faire ça, sous peine que le chauffeur comprenne que nous sommes des débutants en la matière, et gonfle le prix. Je vais donc m'asseoir dans le Dala Dala en disant à Yvan de me suivre, et nous paierons au final le même prix que les locaux : 500 shillings par personne, soit 22 centimes d'euros, pour 30 minutes de trajet.

Nous arrivons bien au terminus. Sachant à l'avance que nous ne pourrions pas compter sur internet pour nous aider hors Europe au cours de ce tour du monde, j'avais anticipé en cherchant auparavant comment rejoindre notre Airbnb depuis le terminus. 1h30 plus tard, nous cherchons toujours, nous tournons en rond, il n'y a aucun nom ou numéro de rue nulle part, je ne reconnais aucun des lieux mentionné sur mon petit papier. Je perds patience et commence à angoisser, les klaxons et l'agitation n'aident pas. Nous sommes en réalité dans le quartier "pauvre" de Stone Town, et même si aucun habitant ne montre de signe d'agressivité, ils nous regardent tous avec insistance, et bientôt, tous les habitants du quartier savaient que 2 européens se promenaient dans le coin. Heureusement, nous tombons sur une personne juste, qui nous propose son aide, sans contrepartie. Nous comprenons alors que le terminus auquel nous sommes arrivés n'était pas celui auquel nous avions prévu d'arriver, et qu'il nous aurait suffi de traverser la grande route pour arriver dans le bon quartier. Nous arrivons enfin à notre Airbnb, finalement à l'heure du rendez-vous, et nous allons enfin pouvoir poser nos affaires.

Le lieu est agréable, on s'y sent bien. Un bel appartement aménagé avec toiture terrasse, au calme, dans un bon quartier. Nous y resterons 3 nuits. Mes amis me parlent alors de "MAPS.ME", qui est une application gratuite qui vous permet de vous géolocaliser et faire vos itinéraires, et ce même sans connexion à internet, ce qui est au final SUPER PRATIQUE on ne va pas se mentir, ça pourra peut-être nous éviter les désagréments rencontrés au tout début.

La journée à Stone Town, nous nous baladons, rassurés de nous habituer rapidement à leurs rues et à l'agitation. On nous propose régulièrement des visites "Spice Farm, Prison Island, Jozani Park, ..." mais nous refusons à chaque fois, prétextant parfois qu'Yvan a le mal de mer, parfois que nous avons déjà fait cette activité. Notre appartement se trouve près de la plage, à 2 ou 3 minutes à pieds. La plupart des monuments que nous voulions voir étaient soit en rénovation, soit finalement moins "extraordinaires" que sur internet. Cependant, la culture musulmane est très présente dans cette ville, jusque dans la construction de ses bâtiments. De jolies architectures, qui mériteraient d'être plus mises en valeur. En parlant de culture musulmane, j'ai failli oublier de préciser que la ville compte une mosquée à tous les coins de rue, du coup, impossible, où que vous soyez à Stone Town, d'échapper aux prières via les mégaphones installés sur les toits (la première de la journée est à 5h du matin).

La nourriture à Zanzibar n'est vraiment pas chère, on y mange régulièrement pour 20/25.000 shillings par personne dans les restaurants touristiques. Pour notre part, nous essayons de nous limiter à 15.000 TSH chacun par repas (7,5€) car nous devons tenir 9 à 10 mois, nous ne sommes pas sur un séjour de 2 semaines de vacances. On prend vite le pli, et les doses sont tellement copieuses qu'à la fin nous ne prenons plus qu'une assiette pour deux, ce qui nous fait clairement faire des économies. On ne consomme que de l'eau en bouteille car l'eau n'est pas potable à Zanzibar (du moins pas aux endroits que nous avons fait, donc je dirais dans tous les cas de toujours veiller à ce que la bouteille soit décapsulée devant vous). La nourriture est légèrement relevée. Du curry parfois, des épices plus fortes à d'autres moments. Je me souviens au début du séjour avoir commandé une salade César. La sauce de la salade était tellement épicée que j'ai dû trier avant de pouvoir manger ce qui était dans l'assiette. Là encore, ce n'est qu'une question d'habitude, et je pense que je finirai par m'y faire.

Sur la plage de Stone Town, nous nous étonnons de voir si peu de gens allongés sur la plage, mais en remettant dans le contexte que les gens sont majoritairement musulmans, ce n'est finalement pas si étonnant que nous ne voyons d'allongés qu'une dizaine de touristes. Nous assistons à un magnifique coucher de soleil le dernier soir, et nous rendons ensuite au Forhodani Park, qui se trouve en bordure de plage, où se trouve tous les soirs à partir de 17h un marché nocturne. Chaque jour, nous y retrouvons des locaux qui préparent toutes sortes de brochettes colorées, ou encore des galettes ou des jus de fruits locaux. Ca semble appétissant et nous nous laissons tenter, avec en tête l'envie de prendre 1 brochette sur un stand, une autre sur le suivant, etc. et de nous laisser bercer par la bonne humeur. Un homme est là et nous fait choisir 2 brochettes chacun. Il va nous installer et ne nous parle pas de prix, nous nous disons alors que nous pourrons négocier, mais que dans tous les cas ça ne devrait pas dépasser les 3.000 TSH par brochette. Nous mangeons, et vient le moment où il nous demande 54.000 TSH pour nos 4 brochettes. Remis dans le contexte, ça fait 24 euros, ce qui ne paraît pas non plus fou pour le français lambda, mais pour nous qui étions sortis nous promener avec seulement 30.000 TSH et qui avions en tête de passer une dernière soirée dans la bonne humeur, ça s'annonçait plus compliqué. Nous tentons de lui expliquer qu'il ne nous a jamais parlé de prix et l'homme nous sort une affiche, cachée sous des plats, pour nous dire que les prix sont écrits et qu'ils sont non négociables. Seulement, mon inquiétude commence à se ressentir car je me fâche, nous n'avons, en toute bonne foi, que 30.000 sur nous. Après s'être tourné vers Yvan en lui demandant de me faire comprendre que ce n'était pas 30.000 mais 54.000, il comprend qu'Yvan non plus, n'a pas plus d'argent que moi. Il finira par nous laisser partir après avoir payé les 30.000 pour deux assiettes qui n'en valaient vraiment pas 54.000. Nous repartons déçus car nous avions lu vraiment de belles choses sur ce marché et nous n'avions pu que constater que seuls les touristes s'y arrêtent, et qu'ils acceptent de payer un prix fort pour de la street food où les vendeurs passent malheureusement leur temps à réchauffer encore et encore les brochettes de viande et de fruits de mer au barbecue.

Nous rentrons au logement assez tôt après cette anecdote, il est 20h ici et nous faisons nos sacs, car nous partons le lendemain pour Jambiani.

YL voyagent à Stone Town 

Nous avions cherché quelle station de bus nous permettrait de nous rendre à Jambiani et avions demandé conseil à l'office de tourisme (office qu'il a aussi fallu cherché car il n'y a pas de pancarte dans la ville pour l'indiquer). Après s'être rendu au bon endroit, nous prenons d'abord un premier Dala Dala (4.000 shillings pour 2), puis un second où les gars du bus tassaient tellement les gens sur les 3 bancs que nous avons dû accepter de mettre nos sacs sur le toit du bus, accompagnés de fruits et de tuyaux en PVC car le Dala Dala est ici considéré comme le moyen de transport pour TOUT.

Pendant 1h30, nous serons entassés les uns contre les autres, certains par terre, sur des chemins tantôt goudronnés, tantôt plein de poussière. Cependant on apprécie l'expérience, et les locaux nous parlent et constatent que nous sommes confiants avec ce mode de transport. Pour 7.000 shillings (3€10) nous aurons tous les 2 traversés l'île d'Ouest en Est et nos sacs seront également arrivés à bon port. Sur le trajet, notre chauffeur devra s'arrêter 2 fois pour des contrôles de police, dont 1 fois car les "accompagnateurs" à l'arrière chargés de "placer" les gens (ou plutôt les entasser) et de veiller à ce que les affaires soient bien fixées au toit étaient debout sur les marchepieds instables au lieu d'être assis à l'intérieur. Bon, on ne va pas se mentir, ils ont fait semblant de s'asseoir et se sont vite relevés par la suite par manque de place. 20 minutes avant le terminus, ils font un signe aux passagers pour signifier que c'est l'heure du paiement, et personne n'échappe à la règle. Grâce à MAPS.ME (cette application ne me quitte plus !) nous savons quand nous approchons de notre hôtel et demandons de stopper pour pouvoir descendre du Dala Dala. Ils s'arrêtent en bordure de route (qui a dit qu'il fallait forcément s'arrêter à un arrêt de bus ?), nous donnent nos sacs et repartent.

Nous nous installons dans la chambre de notre hôtel, avec piscine et vue sur mer. Je crois que ça sera le seul hôtel "chic" que nous nous permettrons de tout le voyage. Sur le lit, les employés de l'hôtel ont écrit "ENJOY H MOON" avec des feuilles, et des fleurs sont dispersés partout dans la chambre. On apprécie le calme du lieu après avoir vécu l'agitation de Stone Town. A cet endroit, se reposer en bord de piscine est l'activité principale des touristes, et notre hôtel se trouve à mi-chemin entre Jambiani et Paje. Sur la plage lors des promenades, nous sommes régulièrement arrêtés par les locaux qui nous proposent des sorties en mer, ou encore par les Massaï pour nous vendre leur artisanat (pas fabriqués en Chine d'après eux, mais on n'en sait rien au final).

A marée basse, vous devez faire 1km à pied avant d'arriver dans l'eau, et ensuite 5km avant d'avoir de l'eau au-dessus du genou. Alors bon courage ! Nous on reste au bord de la piscine et on attend marée haute pour profiter de la mer. Il m'aura fallu une journée pour devenir rouge écarlate malgré la crème solaire appliquée régulièrement. On voit des petits rondins de bois à découvert également et des femmes sont penchées, en train de travailler. Ces femmes font pousser, ramasse et enfin font sécher des algues destinées à faire des soupes où à être envoyer à l'étranger pour faire des produits pharmaceutiques ou cosmétiques. Le travail a l'air physique et, comme si cela ne suffisait pas, les algues qui poussent cachent de nombreux oursins, sur lesquels les femmes doivent certainement se piquer régulièrement les mains.

Quand la marée remonte, le vent arrive et nous ne sentons plus la chaleur, ce qui est assez traitre. A marée haute, nous n'avons que 5m à faire depuis l'hôtel avant d'avoir les pieds dans l'eau. L'océan Indien est clair, l'eau est chaude, on apprécie y rester.

Demain nous reprendrons le Dala Dala et nous dormirons dans un Airbnb à 10 minutes de l'aéroport. Nous prenons un vol interne vers l'aéroport international du Kilimanjaro, où nous débuterons notre trek le 14 octobre pour 6 jours, suivis de 4 jours de safari.

On espère que vous avez apprécié notre escale à Zanzibar, n'hésitez pas à nous laisser un commentaire ou à nous poser vos questions !

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 Vue sur le Kilimanjaro

Aujourd’hui, on vous emmène avec nous au Kilimanjaro (sans D en Swahili). Vous savez, cette montagne de 5.895 mètres d’altitude, également appelée « Le toit de l’Afrique »… Nous nous sommes lancés dans cette aventure un peu folle (ou disons plutôt que j'ai suivi Yvan).

Tout commence le 13 octobre 2022, à Moshi. Nous sommes installés à notre Airbnb (lieu où on passera une nuit horrible à cause de tous les bruits de voisinage et de chiens errants), et notre guide vient nous rencontrer. Il prend le temps de nous expliquer le programme, puis vérifie notre matériel. Il nous montre le Kilimanjaro sur une carte, ainsi que les 2 parcours possibles par notre route principale. Nous choisirons de passer par Third Cave, plutôt que par Kikelewa qui rallonge le parcours de 16km. La route par Third Cave semble plus raide sur la carte, mais on ne sait pas si on pourra surmonter 16km de plus.

Le 14 octobre, l’équipe au complet vient nous chercher à 8h. Il y a 2 guides, 7 porteurs, 1 cuisinier, le conducteur et nous. Nous faisons en tout 3h30 de route jusqu’à notre point de départ, Rongai Gate, du côté Nord du Kilimanjaro, à la frontière du Kenya. Sur la route, on s’arrête pour « envoyer un email » comme dirait notre guide Emmanuel, en nous montrant les toilettes, et le cuisinier va chercher la viande pour la semaine.

Il est 11h30, nous sommes au point de départ. Nous commençons par manger une lunch box bien garnie, à tel point que nous garderons des gâteaux pour plus tard, si nous avons faim. Nous ne le savons pas encore, mais tous les autres repas seront encore plus copieux et nous n’arriverons jamais à en finir un seul ! Puis vient le moment du début du trek. Les guides nous annoncent que comme nous avons réduit nos affaires à un seul gros sac (au lieu de 2 sacs de 20kgs autorisés), ils ont pu demander à un porteur de rentrer avec le conducteur. Nous sommes impressionnés de voir les porteurs nous dépasser avec une charge immense sur leur dos, leur nuque et leur tête ! Ils doivent chacun avoir entre 20 et 35 kilos, entre les tentes, les matelas, la table et les chaises pliantes, leurs affaires, les nôtres, la nourriture et le matériel de cuisine.

On se met en marche, et le mot qu’on entendra le plus pendant ce trek, c’est « Polé-Polé » qui vous incite à ralentir. On a l’impression de faire du sur-place tellement l’allure est lente, je pense qu’on ne devait pas aller plus vite que 2km/h. A ce rythme, on se demande comment on sera au sommet le 5ème jour, mais on leur fait confiance. Le trek débute dans une partie de forêt, c’est très verdoyant, et il fait frais, c’est agréable. On arrive tranquillement à Simba Camp, à 2671 mètres d’altitude, vers 15h. Les tentes sont déjà montées, nos tapis de sol déroulés, la table et les chaises sont disposées dans notre grande tente avec déjà du café, du thé, du chocolat, du lait et des pop corns. On nous apporte 2 bassines d’eau chaude pour nous laver après cette randonnée avant de pouvoir passer au goûter. Le soir, on mange tôt, vers 18h/18h30, mais la nuit tombe vite, et le froid aussi. Un Belge vient nous voir pendant que nous jouons aux cartes, et nous fait un tour de magie, ça ne fonctionne pas, ça l’amuse, et nous ça nous aura fait passer 10 minutes de notre temps.

Le 15 octobre, nous partons vers 9h, après une nuit fraîche d’environ 5 degrés. Nous sommes contents d’avoir investi dans des duvets performants, ils nous protègent bien et sont très légers. On marche 3h30 pour 8km et on arrive au 2ème camp de base vers 12h30. Il s’appelle Second Cave, il se trouve à 3.450 mètres d’altitude. Jusqu’alors, je n'étais montée qu’à 3.069 mètres, je suis fière de ce nouveau record. Dans l’après-midi, les guides prennent le temps de nous présenter les 6 porteurs et le cuisinier. Loin des présentations solennelles que l’on côtoie en France, celles-ci se veulent joviales, en chanson et en danse. Pendant une 20aine de minutes, on entend des chants locaux, typiques des activités de Tanzanie. J’ai encore en tête leur air… « Jambo, Jambo bwana, habari gani, Mzuri sana, Jambo, […] Kilimanjaro, Hakuna Matata ». Hakuna Matata, c’est du Swahili, et comme l’explique Pumba dans le Roi Lion, ça veut vraiment dire « Pas de problème ! ».

En fin d’après-midi, nous partons pour une « balade d’acclimatation » pour habituer notre corps à l’altitude et faire en sorte qu’il accepte mieux la journée suivante. Le problème, c’est que mes maux de tête commenceront à ce moment-là, mais je ne sais pas si ce sont mes cervicales qui me jouent des tours ou réellement l’altitude.

Jour 3, il a fait encore plus froid la nuit précédente. En sortant de la tente, ce matin-là, un magnifique spectacle s’offre à nous : le sommet du Kilimanjaro est enfin à découvert. Jusque-là, il restait caché derrière un épais brouillard et nous n’avions pas eu la chance de le voir. Les premiers rayons du soleil nous réchauffent, et nous décidons de prendre notre petit-déjeuner au soleil. Breakfast with view ! Ça n’a clairement pas de prix. Au menu ce matin : porridge, saucisses, omelette aux poivrons, crêpes, muffins, fruits frais et boissons chaudes. On est traité comme des rois ici. A notre départ, une fois de plus, nos tentes sont encore montées, et on sait que les porteurs nous dépasseront pendant la randonnée, et que nous trouverons nos tentes sur le nouveau campement déjà installées à notre arrivée. Nous arrivons à midi, l’un des porteurs nettoie nos chaussures pleines de poussière. On est gêné par tant de soins de leur part, on n’a pas l’habitude. Nous sommes à 3.800 mètres d’altitude lorsque nous arrivons à Third Cave. On mange et on dépose nos affaires dans la tente. Au repas, un plateau de chicken wings, des légumes en sauce, des muffins aux légumes, et des fruits. Vers 14h, nous partons pour une nouvelle « promenade d’acclimatation » de 3h, qui intensifiera une fois de plus mes maux de tête et mes vertiges. On est monté à environ 4100 mètres (nouveau record d’Yvan). Le soir, je n’arrive pas à manger. On se sent fatigués, et pourtant, on ne trouvera pas le sommeil de la nuit.

 YL devant le majestueux Kilimanjaro

Jour 4, nous partons vers 8h et nous arrivons au dernier camp, Kibo Hut à 4720m d’altitude vers 13h (au lieu de 14h initialement prévu) et ce malgré les nombreuses pauses effectuées, due à ma migraine et à mes nausées. Ce matin-là, j'ai été incapable de manger et même l’hydratation devient compliquée. Je m’écroule en arrivant à la tente. Les guides vérifient mon oxygène vers 14h (ils l’ont d’ailleurs vérifié pour chacun de nous 2 tous les soirs du trek) mais il est irrégulier et faible, donc ils me laissent me reposer. Vers 16h ils reviennent, mais mon taux d’oxygène a chuté à 55% (en altitude, il ne faut pas descendre en dessous de 65%). En concertation avec les guides la décision est prise de me faire redescendre sans attendre. Yvan étant encore à 77% d’oxygène et ne présentant aucun signe du mal des montagnes, il lui est possible de continuer son ascension. Je redescends donc avec un guide et un porteur jusqu’à Horombo Camp sur la route Marangu à 3.700 mètres d’altitude, après 3h de marche rapide, car il ne faut pas traîner et la nuit tombe. Là-bas, les symptômes y sont encore trop présents, et la décision est prise de me redescendre directement en ville, à Moshi. Si 3.700 mètres avaient pu suffire, j'y aurait retrouvé Yvan le lendemain, dans sa descente après avoir tenté l’ascension finale. A peine redescendue à une altitude « normale », je n’ai plus aucun symptôme, comme-ci rien de tout cela n’avait existé. Les guides m'avaient dit que 2000m plus bas les symptômes disparaîtraient, malgré tout, j'ai du mal à accepter.

Pour Yvan, départ le soir-même à minuit, pour une dernière ascension de 5H minimum à la lampe frontale. Le matériel a été vérifié, ils annoncent entre -8 et -10 degrés, il va falloir se couvrir. L’un des porteurs se joint au guide resté avec Yvan pour l’ascension, question de sécurité.

Jour 5 : C’est parti pour tenter d’avaler les 1175m de dénivelé positif restant jusqu’au top Uhuru Peak ! Ils entament la montée sur un bon rythme et doublent plusieurs groupes sur ce faux-plat montant. Mais rapidement, les choses changent et la montagne devient plus raide. La lumière de sa lampe frontale sur le sol déclenche des vertiges à Yvan, et le froid lui glace les mains malgré les 2 paires de gants. Yvan croise des porteurs avec des VTT sur le dos, le guide lui explique que certains clients font la descente du sommet en vélo (faut quand même être fou !). Passé la barre des 5.500 mètres, Yvan a du mal à rester positif et motivé. Il voit flou et tombe régulièrement, ses les mains lui font un mal de chien. Emmanuel (le guide) et David (le porteur) l’aident à se réchauffer les mains et à reprendre des forces. Le groupe qu’il avait précédemment doublé le dépasse, il s’aperçoit qu’ils sont beaucoup moins nombreux qu’au départ, d’autres sont tombé avant lui. Emmanuel rappelle à Yvan qu’il a promis à Laura d’aller en haut, qu’ils doivent repartir et qu’il ne reste que 15 minutes de montée raide avant que le chemin ne se simplifie à nouveau. Après s’être réchauffés, un dernier sursaut d’orgueil le fait repartir. Effectivement, Yvan arrivera en haut de cette interminable route, appelée Gillman’s Point, située à 5.695 mètres à 5H20. Le reste, c’est de la rigolade ! 200m de dénivelé en faux plat qu’Yvan n’aura pas de mal à franchir accompagné d’un magnifique levé de soleil. Bienvenue au sommet, à 5.895 mètres d’altitude.

 Yvan au sommet de l'Afrique, 5.890 mètres d'altitude

Les pancartes en bois attestent de sa réussite. Il est heureux d’être parvenu au bout d’un effort considérable, à 6h15, tout en haut du Kilimanjaro, à Uhuru Peak. Un drapeau « Just Married » est déplié, à la base pour Laura & Yvan, mais maintenant sur les photos, Yvan est visiblement marié à David. Le guide sort une bouteille de mousseux. Avec l’altitude, on aurait pu penser que le bouchon exploserait rapidement, mais c’est l’inverse qui s’est produit. Au bout de 10 minutes à tout tenter pour enlever le bouchon, Yvan a fini par sabrer la bouteille sur les pancartes en bois. Un verre pour la forme, et il est déjà temps de redescendre, car il ne vaut mieux pas rester très longtemps à une telle altitude.

1h30 après, Yvan est de retour au campement. A peine le temps de se reposer, il faut déjà reprendre le chemin du retour vers Horombo, où ils arriveront vers 13h.

Jour 6 : Yvan a demandé à être réveillé à 6h pour partir tôt car il reste 6h de descente et la descente c’est du sport ! Sur le trajet, Yvan voit plusieurs espèces de singes, dont un blanc et noir avec une grosse fourrure, beaucoup trop mignon. Il sait qu’il est bientôt arrivé quand il voit la végétation se densifier de nouveau.

Il arrive à midi à Marangu Gate et je ne manque pas de lui sauter dans les bras et de le questionner pour savoir s’il a réussi. On lui remet un diplôme attestant qu’il a atteint le sommet. Ils se trompent dans son prénom, impossible de modifier il a été enregistré comme ça à son entrée dans le parc 6 jours plus tôt. On a qu’à dire que ça fait partie de cette aventure ! Nous mangeons notre dernier déjeuner préparé par notre adorable cuisinier Walter, accompagné d’une bière « Kilimanjaro ». Le retour en véhicule se fera en chanson, dans la bonne humeur.

Fin du périple au Kilimanjaro 
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Nous voilà tout juste rentrés à l’hôtel. Yvan défait son sac et je retrouve avec plaisir ma brosse à dent qui était restée dans ses affaires. Quelques heures plus tard, notre guide de safari arrive pour se présenter et nous parler du programme des 4 prochains jours. Il s’appelle Rachid, nous débuterons le lendemain par le Tarangire National Park, suivi de 2 jours (plus précisément 2 demi-journées) au Serengeti National Park, pour ensuite finir notre découverte animalière au cœur du cratère de l’aire de conservation du Ngorongoro.

Le 20 octobre, à 8h, Rachid nous attend au pied de notre hôtel. On est parti pour 4h de route… Notre guide n’est pas très bavard, et est plutôt discret. Nous arrivons donc au Tarangire vers midi. Le temps pour le guide de remplir des formulaires d’entrée, nous découvrons déjà un magnifique oiseau au plumage bleu brillant. L’occasion pour moi de faire quelques réglages d’appareil photo pour la suite de la journée. On se retourne vers notre véhicule et nous voyons que la housse qui recouvre une des roues de secours a été changée par un « Just Married » rouge sur fond blanc.


C’est parti, nous remontons dans notre gros Land Rover et Rasheed surélève le toit pour que nous puissions rester debout lorsque nous souhaitons bien voir les animaux. A peine entrés dans le parc, voilà que des impalas femelles et un mâle sont en train de déjeuner en groupe. Quelques mètres plus loin, nous apercevons 2 phacochères, un adulte et son enfant.

Tarangire National Park 

Nous sommes déjà tout fous, mais on espère voir des grosses bêtes rapidement. Nous continuons sur les pistes. Sur la droite, nous voyons au loin deux girafes couchées. Ça nous surprend, car Yvan adore regarder les reportages animaliers et il entend régulièrement que les girafes se couchent rarement pour échapper rapidement à leurs prédateurs si besoin. Plus tard, nous apercevons une rivière asséchée en contrebas. Des éléphants y creusent pour trouver de l’eau et visiblement ça fonctionne. L’un d’eux s’est douché dans la boue, il en est recouvert. En regardant au loin, on voit 2 girafes en train de manger à même un arbre. Mais elles sont beaucoup trop éloignées pour que j’ai la possibilité de les prendre en photos.

Nous faisons quelques mètres de plus, puis Rasheed s’arrête. Des éléphants sont sur notre gauche, tout près. Ils s’approchent et traversent juste à côté du véhicule. Magique, nous ne nous attendions pas à les voir de si près. Dans le lot, il y a même une maman avec 2 bébés, certainement des jumeaux. Fait rare chez les éléphants de donner naissance à 2 bébés.

 Elephants au Tarangire National Park

Après ce moment suspendu dans le temps, nous continuons notre recherche. Au loin, on voit plusieurs véhicules autour d’un arbre, puis j’entends Rachid murmurer un petit « yes » de satisfaction. Une lionne est couchée dans un arbre. Il nous explique que les félins se couchent régulièrement à cette hauteur afin de ne pas être embêtés par les mouches, qui ne volent pas si haut. La lionne ouvre à peine un œil pour changer de position puis se rendort.

Lionne au Tarangire National Park 

Nous voyons également nos premiers zèbres, c’est vraiment trop beau et élégant. Je dis à Yvan que maintenant je comprends les filles qui achètent des leggings à motif et prennent leurs fesses en photo pour les publier sur Instagram, elles essaient surement d’avoir le même derrière bombé que les zèbres hahaha.

 Zèbres au Tarangire National Park

Le pelage des bébés zèbres est vraiment trop mignon, et ces animaux sont hyper coordonnés. Si l’un bouge, les autres suivent. Ils ne semblent pas dérangés par notre présence, visiblement les véhicules dans le parc font partie du paysage.

C’est la fin de notre journée au Tarangire. Nous avons maintenant 1h de route pour rejoindre notre hôtel pour une bonne nuit avant la suite demain .

Le 21, nous ne comprenons pas immédiatement pourquoi nous arrivons au Ngorongoro alors que nous étions persuadés de commencer par le Serengeti. En réalité, il nous faut traverser le Ngorongoro et faire le tour du cratère pour accéder ensuite au Parc National du Serengeti, qui se trouve derrière. Nous voilà encore partis pour 3h de chemins cabossés, parfois en terre rouge, parfois en sable. Nous arrivons à l’entrée du Serengeti, l’occasion de faire une photo avec notre drapeau « Just Married », pas trop cliché…

Le guide nous explique ensuite qu’autrefois des Massaï vivaient dans le Serengeti mais qu’ils ont été délocalisés dans le Ngorongoro car toute habitation est maintenant interdite dans les parcs nationaux, hors ce n’est pas le cas des aires de conservation.

Une fois passé la porte du Serengeti, on s’arrête 18kms plus loin pour manger et prendre l’air. On voit un lézard bleu et rose, c’est un mâle ! Comme pour de nombreuses espèces d’animaux, les mâles bénéficient des plus belles couleurs pour attirer les femelles (ça a marché, je l’ai bombardé de photos haha). Après, on entre vraiment dans le vif du sujet et les pistes se séparent. On se demande comment notre guide s’y retrouve parmi ce désert de plaine et ces multiples chemins. Pourtant, il a l’air de savoir où il va, et il semble connaître les lieux de rendez-vous et les habitudes de certains animaux.

 Serengeti National Park

On retrouve des animaux déjà rencontrés la veille comme les impalas et les zèbres. Mais, belle surprise, on aperçoit au loin un guépard sur son petit rocher, à la recherche d’une proie. On le voit même se lever et se mettre en position de chasse. Il approchera d’ailleurs tellement lentement des gazelles qu’on finira par s’en aller avant que la chasse commence sérieusement. Nous continuons à arpenter les chemins de terre et tombons sur un troupeau de buffles. Ils sont costauds, impressionnants. Ils ont cette capacité à vous intimider en vous regardant dans les yeux, sans bouger d’un poil. Le buffle est le seul animal de la savane qui ne fuit pas fasse aux lions, une vraie tête brulée. Soudain, 2 oiseaux viennent se poser sur 2 gros buffles en tête de troupeau, pour une séance de toilettage. En effet, les oiseaux mangent les parasites. Ils sont habitués, et ces oiseaux sont d’ailleurs annonciateurs de danger pour les buffles, car ils émettent un son particulier en cas de menace. Buffles et oiseaux forment donc une équipe soudée.

Après les avoir contournés, nous apercevons comme la veille un attroupement massif de véhicules autour d’un arbre. On s’approche, et toute une troupe de lions s’y trouvaient. Disons plutôt 1 lion, 2 lionceaux et de nombreuses lionnes. Au début, il est difficile de les apercevoir tellement il y a de voitures. Ils sont allongés par terre et se reposent. L’un des lionceaux est paresseux, l’autre est curieux et joueur, je prends l’initiative de l’appeler Simba, et je le mitraille évidemment de photos. Une lionne attire également ma curiosité, elle a une cicatrice à l’arrière de la tête. Je suis fière des photos que je prends, la qualité rend vraiment bien, j’ai déjà hâte de les découvrir sur l’ordinateur.

Nous repartons, et pendant une demi-heure nous avons du mal à voir d’autres animaux : un éléphant de très loin, des girafes également loin des pistes… On cherche les grosses bêtes, celles les plus difficiles à trouver. Soudain, caché dans un arbre, je l’aperçois. Il est majestueux, son pelage est vraiment beau, couleur beige/marron clair avec des sortes de rosaces noires : le léopard. Il se repose car c’est un animal nocturne, mais quelle beauté ! On est au pied de l’arbre, on se dit qu’il ne faudrait quand même pas qu’il saute car on est tout près. Il bouge un peu, change de position, puis se rendort. Je craque, je prends au moins 200 photos de lui (d’ailleurs, je peux vous prouver que c’est un mâle…). Yvan et moi sommes trop heureux d’avoir vu le léopard en étant aussi proches de lui.

Léopard endormi au Serengeti National Park 

C’est la fin de journée, et avant d’aller au campement, le guide fait un dernier détour pour se rendre à un point d’eau. Des hippopotames !!! Ils sont tellement nombreux ! Certains se reposent, d’autres se chamaillent. Pareil, si vous voulez voir l’intérieur de la gueule d’un hippopotame pas de problème, je pense même qu’en zoomant vous pourriez voir s’ils ont des caries ! Hahaha. On voit un hippo mort, sur le dos. Je suis la première à remarquer qu’il a de la compagnie. Deux crocodiles sont sous l’eau, en train de lui tourner autour, certainement pour étudier quel sera le meilleur endroit pour attaquer leur repas du soir. Un autre se prélasse plus loin dans la boue.

 Hippopotame - Serengeti National Park

Nous arrivons au campement et nous montons notre tente. Le guide nous prévient que parfois les hyènes rôdent aux alentours du terrain attirées par l’opportunité de récupérer quelques restes autour des cuisines. D’ailleurs, le soir, Yvan sort de la tente faire pipi (je sais, vous êtes ravis de l’apprendre) avec sa lampe frontale. Il s’éloigne un peu pour ne pas déranger les autres campeurs. Puis il lève la tête et la lumière de la lampe fait apparaitre : une, deux, huit, dix paires d’yeux le fixent à une cinquantaine de mètres accompagnés de rires significatifs. Etonnant, il est vite rentré après et n’a plus voulu ressortir de la nuit ! (Moi non plus d’ailleurs).

Il est 5h30 le 22/10 quand nous nous levons. Notre journée de safari démarre à 6h, on va voir les animaux au lever du soleil. Quel spectacle d’admirer si tôt les girafes avec cette lumière, et les montgolfières en fond qui décollent doucement. C’est quand même élégant comme animal, surtout les femelles avec leurs petites couettes en haut de leurs antennes. Nous repassons devant l’étang des hippopotames, ils sont revenus de leur nuit à brouter l’herbe car ils ne sortent de l’eau que la nuit pour ne pas brûler leur peau. Un troupeau de zèbre est réuni sur une route et boit dans une flaque. Là encore, ils sont coordonnés et partent tous au trot dans la même direction et avec la même synchronisation.

Girafe au lever de soleil - Serengeti National Park 

Rachid a en tête de retourner à l’un des lieux phares de notre journée de la veille et la tentative est un franc succès : les lionnes et lionceaux sont là. Le lion est certainement parti patrouiller sur son territoire. Je retrouve Simba et la lionne avec sa cicatrice. Simba, qui était couché au pied de l’arbre à saucisse, jouait avec l’un des fruits et embêtant l’autre lionceau. Nous sommes seuls cette fois autour des lions. Simba se déplace et me regarde régulièrement dans les yeux. Sa curiosité l’emporte, et il s’approche de notre véhicule. Il renifle les odeurs qui s’en dégagent et se positionne à la portière du chauffeur en le fixant du regard. On se dit qu’avec le toit du véhicule ouvert, il serait quand même préférable que ce lionceau fougueux n’ait pas l’envie de monter sur le capot « pour voir ». Heureusement, il ne le fait pas (mais je suis presque sûre que ça lui a traversé l’esprit) et retourne s’asseoir auprès des siens.

 Lionceau  & lionne Serengeti National Park

Après ce moment si intense et ces quelques heures à vadrouiller, nous remontons tranquillement vers le campement pour un brunch. En chemin, nous nous arrêtons admirer une maman éléphant et son petit en plein repas.

Après le brunch, nous reprenons la route pour le Ngorongoro qui sera notre dernière étape. Nous arrivons à notre campement « SIMBA CAMP » (ça ne s’invente pas) vers 15h. A part nous il y a : un autre couple, et une multitude de zèbres. On apprécie beaucoup, d’autant plus que la veille on avait les hyènes… On tente une douche, elle est glaciale, on se ravise (vive les lingettes bébé en voyage !) et on va préparer notre tente. Soudain, j’entends « éléphant !! ». Nous sortons et… Non mais un éléphant traverse vraiment le terrain de camping sur lequel nous sommes ? Il s’arrête face à notre tente et mange. On a largement le temps de faire quelques photos souvenirs et de dégainer de nouveau le drapeau « Just Married » pour le fun et le souvenir !

 Eléphant à notre campsite

Le 24/10, dernière journée, ou plutôt matinée. On commence également au lever du soleil. Il y a un animal que nous espérons voir particulièrement, le rhinocéros. Malgré sa taille il est plutôt difficile à trouver d’autant plus que leur population diminue, victime du braconnage pour leurs cornes. Sur le chemin nous croisons des buffles et des gazelles, une fois de plus. Nous arrivons au plan d’eau, où hippopotames et flamants roses se côtoient. Je suis étonnée de voir des flamants roses au cœur d’un cratère, mais c’est une agréable surprise.

Nous cherchons désespérément notre rhino. On se déplace en long et en large à travers le cratère, sur la plaine puis dans la partie plus forestière. Nous ne le verrons pas, et je suis vraiment déçue. A défaut d’avoir atteint le sommet du Kilimanjaro, j’aurais aimé me consoler en ayant vu les Big Five !

Retour au camp pour récupérer le cuisinier et les affaires quand, aux portes de notre campement, un animal va nous remettre du baume au cœur : la girafe. Un mâle court après une femelle, vive la saison des amours. Le décor autour est magnifique, et la lumière est claire, les plus belles photos de girafe du safari c’est maintenant. Ça nous redonne le sourire, on est heureux de clôturer ces 4 jours sur une telle note.

 Mâle et femelle girafes en pleine nature

Nous espérons que vous avez aimé suivre notre safari ! Nous revenons très bientôt avec un article sur Cape Town.

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Nous arrivons en Afrique du Sud, après 32h de transports (escales incluses). Et visiblement, ce sera sans nos bagages, puisque la compagnie a décidé de ne les livrer que le lendemain. Nous voilà donc, à minuit, en train de remplir un formulaire de réclamation, alors que tout ce que nous souhaitons, c’est retrouver un lit et des vêtements propres. Exit l’idée de me faufiler dans mon pyjama pour ce soir (c’est surfait de toute façon, hein ?).


Notre taxi nous a attendu pendant 1h, heureusement, on n’a pas à en rechercher un qui soit fiable après ces péripéties. On arrive à l’hôtel, enfin ! La porte d’entrée est complétée par une barrière métallique sécurisée, ce qui confirme ce qu’on avait lu sur l’Afrique du sud « attention la nuit… ». Le temps de sonner et que le réceptionniste nous ouvre, nous sommes déjà abordés par un sud-africain alcoolisé. C’est bon, la grille est ouverte, on rentre et on referme bien derrière nous. Le taxi a attendu que nous soyons rentrés pour repartir et un agent de la police municipale surveillait la zone. Notre chambre s'appelle "Photobooth", et on a adoré son style différent, composé de beaucoup de petites photos polaroïd qui composent 2 visages.

Pendant la nuit, l’alarme incendie sonne (c’est cadeau), mais visiblement il en faut plus à Yvan, parce que ça ne le réveillera absolument pas ! Heureusement, fausse alerte, mais moi ça m’a quand même réveillé. Le lendemain, on décide de rester en ville se promener, car nos sacs à dos sont censés être livrés dans l’après-midi, donc on préfère rester à proximité de l’hôtel. Finalement, on s’est tellement promené qu’on s’est retrouvé dans le quartier du Waterfront, autrement dit le port du Cap, qui se trouvait à 1h à pied de l’hôtel. Nous avons tout de suite un coup de cœur pour cet endroit. Des appartements surplombant l’eau, des bateaux magnifiques (même si Yvan a le mal de mer, moi je valide !) et des bars & restaurants à tout va.

 Chambre d'hôtel et Marina du Cap

A gauche, un hall rempli de stands de confiseries, viennoiseries et épices. En face, un bâtiment rénové, composé de pleiiiiin de petits stands de créateurs locaux. On a envie de s’arrêter sur chaque stand et on pourrait y dépenser tout notre argent, d’autant plus que quand on fait la conversion, en bon français on se dit que « ce n’est pas cher ! ». Oui, mais malheureusement pour nous (ou heureusement ?!), nous ne sommes pas ici en vacances, et on a un tour du monde à financer. Je me dis que je reviendrai un jour, en vacances, ou peut-être si on s’installe dans le coin. A l’étage, tout a été aménagé pour créer de grands espaces de coworking. On se regarde avec Yvan, on pense la même chose : Quelle vie de rêve ! On serait tellement bien ici !!

Galerie d'exposants au Cap 

Nous continuons de nous balader jusqu’à la plage. Les appartements neufs vue sur mer nous font de l’œil. En face, de grands espaces verts et aménagements sportifs. Des gens promènent leur chien. Dans notre tête, c’est le festival du bonheur. Vous la voyez la vie de famille ici ? Hahaha


Nous rentrons à l’hôtel, vers 18h. On nous a dit de ne pas trop traîner dans le centre-ville après cette heure-là, alors on joue la sécurité, bien que Cape Town soit quand même l’une des villes les plus sures d’Afrique du Sud, et qu’il y ait des policiers et entreprises de sécurité positionnées à tous les coins de rue. Déception, nos valises ne sont pas là. Evidemment, en Afrique du Sud ils arrêtent de travailler vers 16h, donc un peu tard pour appeler le numéro qu’on nous a donné lors de la réclamation. On regarde sur le lien de notre réclamation, aucune mise à jour, on ne sait pas quand nos sacs arriveront.

Nous sortons rapidement chercher quelque chose à manger. On s’installe sur le balcon de l’hôtel pour dîner, quand soudain : nos sacs à dos sont arrivés ! Soulagement, nous avons retrouvé notre maison !


Jour 2 au Cap, on prévoit de visiter Table Mountain. On avait choisi de faire la randonnée de 3h au lieu de prendre le funiculaire, mais un événement a bouleversé nos plans : les photos de mariage sont arrivées sur nos boîtes mail pendant la nuit. Autant vous dire qu’au lieu de partir de l’hôtel à 9h ou 10h, je n’ai pas quitté mon lit de la matinée !!! On finit par décider de prendre le funiculaire dans l’après-midi. On réserve vers 10h pour l’après-midi. A notre arrivée, le chauffeur nous dit « désolée, mais votre activité semble compromise ! »… En effet, Table Mountain est fermée. Depuis 11h du matin, à cause d’un incendie. Décidément, les aléas s’enchaînent ! Qu’à cela ne tienne, maintenant qu’on est là, allons boire une bière avec vue sur la ville du Cap haha. On décide du coup de rentrer à pieds et de passer par un grand parc que nous avions prévu de visiter. Je m’émerveille devant un écureuil (oui oui, je sais, on ne parle que d’un écureuil…) et juste après on voit un grand rassemblement. Nous pensons d’abord à une manifestation, mais nous comprenons vite aux déguisements que c’est Halloween. Ne vous moquez pas, on a totalement perdu la notion du temps. « Ooook, donc aujourd’hui on est samedi 29 octobre !!! » Bah ici ça ne déconne pas avec cette fête, les gens sont sacrément bien déguisés. D’ailleurs, ceux qui se sont déguisés avec une arme en plastique, vous ne me rendez pas sereine sereine hein, quand on sait qu’ici les agressions se terminent parfois au couteau ou au pistolet… Héhééé. Mais je vous rassure, pas d’accident, nous rentrons à l’hôtel en pleine forme !

 Bière avec vue sur Le Cap

Jour 3 au Cap : District Six & Woodstock. Ces quartiers sont connus pour leur Street Art, majoritairement. Ils sont aussi réputés pour ne pas être les meilleurs pour traîner, et encore moins pour montrer le moindre signe de richesse. La météo n’est pas avec nous, on aura un temps normand toute la matinée ! Et alors, je ne sais pas où on a merdé, mais on n’a pas vu le Street Art… Mdr. Un par-ci par-là, mais non seulement ce n’était pas fou, mais en plus on n’était pas assez sereins pour sortir le téléphone ou le gros appareil photo ! Résultat de cette matinée : si c’était à refaire on ne le referait pas. Ou avec un guide, peut-être ? On rentre à l’hôtel vers 13h. Dans l’après-midi, le soleil est de retour, on se décide à faire le dernier quartier sur notre liste : Bo-Kaap. Lui, non seulement il était à 2 pas de l’hôtel, mais en plus il est… Super original !! Toutes les maisons ont une couleur différente, ce qui donne au quartier un charme vraiment particulier et chaleureux. On joue aux touristes et on pose devant les maisons. On adore le concept, c’est vraiment super agréable.

Quartier coloré de Bo-Kaap 

Jour 4 : Fin du séjour au Cap. En fin de matinée, nous récupérons notre véhicule de location chez l’un des seuls qui accepte les cartes débit (je crois que la France est le seul pays à ne délivrer que des cartes débits ! Ils n’ont vraiment pas compris qu’à l’étranger ce n’est accepté ni dans les agences de loc, ni aux péages !).

Yvan s’installe, et je vois qu’il n’est pas serein : conduite à gauche, volant à droite, levier de vitesse à gauche du volant, clignotants et essuie-glaces inversés. Il faudra un petit temps d’adaptation, mais promis Yvan on s’y fait, si j’ai réussi en Australie, tu en es capable !


C’est le début de notre road-trip sur la côte sud-africaine ! Vous nous suivez ?

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Maintenant qu’Yvan maîtrise notre Renault Kwid Climber bleu et son volant à droite, nous voilà prêts pour de nouvelles aventures.

Pour la 1ère destination, on décide de ne pas aller très loin : Hout Bay, à 30 minutes en voiture de Cape Town. On s’arrête sur le trajet pour manger, on prend notre temps. On s’interroge sur les parkings… Sont-ils payants ? Qui sont ces hommes qui te disent où te garer ? Vont-ils te réclamer de l’argent ?

Je demande à une fille, elle m’informe que le parking est gratuit. Ok, une bonne chose. On mange en gardant un œil sur notre voiture, car notre crainte majeure en Afrique du Sud, c’est de se faire péter les vitres du véhicule et de se faire voler nos affaires. Evidemment, tout est dans le coffre, on ne laisse rien à la vue.

Nous repartons 2h après. La vue sur la côte est géniale, mais on regrette déjà une chose : le sens de notre itinéraire. La mer est à droite, et le conducteur aussi, donc pour le passager qui souhaite profiter de la vue, c’est dommage !

Avant de rejoindre notre Airbnb, nous nous arrêtons faire quelques courses puis cuisiner les prochains jours. Clairement, pas de la grande cuisine : pâtes, sauce tomates, et de quoi préparer des sandwich, saveur Vache Qui Rit s’il vous plaît, car ici c’est le fromage le moins cher !

Nous arrivons à notre hébergement. Pardon, je devrais plutôt dire : notre demeure, vue sur la Baie. Vous avez forcément déjà vu ces séries américaines avec des grosses baraques… Mmmmh. Clairement, vous êtes encore loin du compte. 1 salle de bain par chambre (je dirais donc 6 salles de bain), 2 salons, 1 jacuzzi au milieu de la pièce de vie, à l’étage sur la terrasse on y trouve une piscine à débordement. Au rez-de-chaussée à l’extérieur, un barbecue qui ressemble plus à un four à bois qu’autre chose où vous pouvez aisément cuire 10 pizzas à la fois. Notre chambre est spacieuse, et super claire. Toute la déco de la maison est sur le thème des voiliers, on découvrira par la suite que le propriétaire vend en fait des voiliers de luxe à travers le monde. Ça rapporte visiblement ce métier ! La femme qui nous accueille est adorable. Leurs filles sont là, elles ont la vingtaine. L’une d’elle rentre d’un weekend de festival, et nous propose de fumer un joint avec elle. Non merci. On fait quelques recherches, car on trouve que ça sent beaucoup l’herbe en Afrique du Sud. En effet, c’est bien ce qu’on pensait, ici l’état a légalisé la Marijuana depuis 2018 pour la consommation personnelle. Vous pouvez donc en acheter en pharmacie spécialisée.

 Notre hébergement en Airbnb à Hout Bay et notre voiture de location

Après une bonne nuit de sommeil, on se réveille de bonne humeur. Ça ne durera pas : Kenya Airways a annulé sans raison nos vols de Johannesburg à Nairobi et de Nairobi à Bangkok. Nous nous retrouvons donc avec un bus le 14 novembre de Port Elizabeth à Johannesburg et un vol de Bangkok à Ho Chi Minh, mais plus rien entre les 2. PAR-FAIT. Serait-il possible que les ennuis nous laissent tranquilles ? On a l’impression de les accumuler depuis notre arrivée en Afrique du Sud. On ne vous conseil pas cette compagnie pour vos voyages, 3 fois utilisés et 3 fois des problèmes (retards importants, pas de bagages à l’arrivé, annulation…).

Cependant, nous décidons de faire abstraction de ce problème et de profiter de notre journée qui s’annonce palpitante : Nous prévoyons d’emprunter Chapman’s Peak Drive et d’aller à Cape Point et au Cap de Bonne Espérance !

Chapman’s Peak Drive , c’est une route longue de 10km, composée de 114 virages. Pas d’inquiétude, c’est tranquille pépère cette route, limitée à 40km/h, parfois même 20. On ne sait pas trop pourquoi, car les routes sont larges, on est loin du bord. Mais avant d’y accéder, il faut payer. Et là encore, ils n’acceptent pas les cartes débit. Heureusement, il nous reste juste assez d’espèces. C’est good, on peut rouler à travers ces virages avec vue ! En revanche, il y a énormément de vent, donc quand on s’arrête, c’est compliqué de faire des photos.

 Chapman's Peak Drive

1h après, nous arrivons à l’entrée du parc national du Cap de Bonne Espérance. Comment ça 40$ l’entrée ? C’était écrit nulle part sur internet, on est un peu frustré. Même si quelque part on aurait dû s’en douter. On hésite longuement cependant, car avec la surprise matinale des vols annulés, nous ne savons pas combien ça nous coûtera d’en trouver un autre. Nous décidons quand même de rentrer dans le parc, nous n’avons pas tous les jours la chance de voir le Cap de Bonne Espérance. Et puis Table Mountain que nous n’avons pas pu faire à cause de l’incendie coutait le même prix donc on compense.

Le vent s’est renforcé, on a du mal à se déplacer à pied sans se faire emporter par les rafales. Mais on s’accroche, et on va au bout, parce que c’est quand même super d’être ici, et la vue est vraiment belle. Je ne sais pas ce qu’ils ont en Afrique du Sud, mais les bancs sont tous « avec vue ». Tu trouves des bancs partout, même à des endroits improbables, mais quand tu t’assois dessus tu peux faire le malin, parce que c’est trop la classe.

Pointe du Cap dans le Parc National du Cap de Bonne Espérance 

On parvient tant bien que mal à atteindre le Cap de Bonne Espérance à pied, mais le vent a raison de nous, on abandonne l’idée du selfie de ce côté, on aimerait bien garder notre téléphone en vie !

Entre la Pointe du Cap et le Cap de Bonne Espérance il y a 1H de marche aller/retour environ et vous pouvez descendre sur une plage. Le sable est blanc, c’est vraiment trop beau. On y va, et on y dessine notre logo. YL est passé par-là ! 😊

Plage entre la pointe du Cap et le Cap de Bonne Espérance 

Après 3h sur place, nous rejoignons notre voiture, il est temps de reprendre la route. Nous nous rendons à Stellenbosch. Cette ville est très connue en Afrique du Sud pour ses vignes à perte de vue. Avant d’y arriver, nous nous retrouvons à passer auprès des townships. Plusieurs kilomètres de bidonvilles faits de taules et de tissus. On ne sait pas trop comment réagir, ça contraste énormément avec tout ce qu’on a pu voir jusqu’ici en Afrique du Sud. Juste après, nous voilà de nouveau entourés de vignes, dans des quartiers résidentiels chics, avec des murs de 2 mètres, surplombés par des clôtures électriques.

Nous arrivons à notre Airbnb et sommes aussitôt accueillis par Sunet, une femme adorable et bienveillante qui cherche aussitôt à nous mettre à l’aise. Notre chambre est encore mieux que ce à quoi nous nous attendions : un salon, un lit king size, une kitchenette et une salle de bain avec baignoire et douche à l’italienne. Grand luxe. Les propriétaires nous conseillent de sortir admirer le coucher de soleil sur les montagnes. Nous aurions adoré mais le tracas du vol était devenu notre priorité et nous savions qu’il nous serait impossible d’en profiter tant que ce problème ne serait pas résolu. C’est parti, nous cherchons de nouveau un vol, mais cette fois-ci, en plus du prix, nous avons comme contrainte supplémentaire qu’il doit matcher entre notre bus et notre dernier vol, tout en nous laissant le temps d’enregistrer nos bagages. Au bout de 2h, c’est chose faite, et bien que nous ayons perdu un peu d’argent, on peut souffler. Une bière et… Le soulagement aura été de bien courte durée, puisque Kenya Airways refuse de nous rembourser les 2 vols qu’ils ont annulé. 3 demandes en ligne de remboursement, 3 refus. Il aura fallu se fâcher lors d’un mail « conséquent » pour qu’ils finissent par nous rendre notre argent, mais ça nous aura coûté une nuit de stress supplémentaire.

Au matin, Sunet nous invite à prendre le petit déjeuner dans sa maison. Un régal, je n’avais jamais vu ça ailleurs. D’abord un yaourt avec des fruits frais, suivi d’une omelette garnie de branches d’épinards, de basilic, de tomates séchées et de thym. Trop gâtés. Nous voilà prêts pour notre aventure du jour : dégustation de vins locaux chez Dornier Wines. Le bâtiment en pierre rouge est très chic. En plus d’être entouré de vignes, il nous offre une vue magnifique sur la montagne. On profite de la température agréable pour s’installer sur la terrasse. On a choisi la dégustation Premium, composée de 2 vins blancs et 3 vins rouges. Nous avons été agréablement surpris de la qualité. Après, on va pas se mentir, celui qui se rapproche le plus d’un vin rouge français est vendu chez eux 48€… Ca peut être bon à ce prix, n’est-ce pas ?

Dégustation de vins à Stellenbosch 

Après ces quelques verres, il est temps de nous diriger vers l’étape suivante : Hermanus, capitale des baleines ! Cette fois on dors sur une mezzanine dans une maison de surfeur ! Il y a 3 chambres en tout et nous rencontrons des allemands qui parlent français ! Ils ont vu des baleines le matin-même dans la baie. Son logement se trouve à 2 rues de la mer et les gens précédemment rencontrés nous ont tous conseillé de nous promener sur le sentier de la côte d’Hermanus, qui est à la fois long et agréable. Le lendemain, c’est donc ce que nous faisons, car nous avons du temps devant nous. On a attendu les baleines pendant longtemps sans les voir. Et soudain, à 50m environ des rochers, une baleine et un baleineau (baleineau d’au moins déjà 8 mètres de long). On continue de marcher et nous en apercevons une autre pas très loin. On continue et on en voit encore une autre. Quelle chance ! On est comme des enfants, super heureux d’avoir vu des baleines sud-africaines. On s’éloigne de plusieurs kilomètres en voiture pour manger sur une plage calme. Il pleut un peu dehors, c’est aussi ça la vie de voyageurs : manger un sandwich sous la pluie ! Mais, surprise, une autre baleine se montre pendant qu’on mange, on est trop content. On profite d’un peu de répit avec la météo pour se promener. On revoit encore 3 baleines les unes après les autres. Quel spectacle, pour nous qui ne nous attendions pas à en voir du tout, car on pensait que ce n’était pas la période. Au final, ça en fait une dizaine dans la journée.

Aperçu de baleines au large d'Hermanus 

Il nous reste 30 minutes de routes jusqu’à Gansbaai, lieu de notre activité tant attendue : la plongée avec les requins. Le soir, pendant le loadsheddings (coupures de courant de 2h, 3 fois par semaine, vous verrez vous connaîtrez bientôt ça en France !), la compagnie White Shark Diving par qui l’on fera la sortie le lendemain nous appelle pour nous confirmer que la météo permet de nous emmener en mer. YESSS.

Maillot de bain, crème solaire, appareil photo et Go Pro : nous sommes prêts ! Nous sommes accueillis par un petit déjeuner, suivi d’un briefing de sécurité. Non pas que les requins soient dangereux mais on ne sait jamais… :D. Ils nous expliquent que cela fait 6 semaines qu’ils n’ont vu que des requins baleines et pas de requins blancs. Yvan est content, il trouve ça plus beau, moi je suis déçue. 15 minutes de bateau plus tard, on se stabilise en mer (pour le plus grand plaisir de l’estomac d’Yvan… ou pas, justement !). Quelques vagues mais rien de méchant. Nous sommes 10 à plonger, 2 familles de 4, et Yvan & moi, qui serons donc dans le 3ème tour. A peine dans l’eau, le 1er groupe voit déjà… Des grands requins blancs. Environ 3,5 mètres de long (oui, petits ceux-là), ce sont des femelles. Elles resteront aux alentours pendant toute notre sortie. C’est notre tour, l’eau est glaciale. Ça ne m’empêche pas de rester sous l’eau, Yvan a plus de mal à mettre la tête longtemps même avec l’oxygène. Elle n’est quand même qu’à 10 degrés et sa combinaison est trop petite au niveau de la tête. Les requins se montrent plus agressifs quand notre tour arrive. Forcément, l’équipe les fait venir en jetant du poisson à l’eau, mais ce n’est visiblement pas assez pour nourrir ces 4 bestioles. Oui, elles sont 4. L’une d’elles a des cicatrices sur le corps, ça lui a été causé par un mal qui a essayé de… bref, vous avez compris (si je fais pareil avec Yvan je pense qu’il risque de m’engueuler haha). Les requins n’ont pas de bras, ils utilisent leurs dents au sens du toucher très développé comme nous utilisons nos doigts, ils s’accrochent comme ils peuvent avec, ce qui peut parfois faire penser qu’ils attaquent en mordant alors que ce sont des animaux très curieux, notamment avec les caméras.

https://youtu.be/wWQgEUDn4HM

Plongée avec le Grand Requin Blanc à Gansbaai 

Retour sur la terre ferme au plus grand plaisir d’Yvan qui se retrouvait à trembler de froid comme jamais après 20min passer dans l’eau en plus du mal de mer ! Le sol « palpable » et le plat de lasagne compris dans l’activité le remettrons sur pied.

Nous rentrons en début d’après-midi nous reposer, car nous avions décidé de rester à Gansbaai 2 nuits, n’ayant pas de certitude sur la météo et donc sur la possibilité de sortir en mer. Pour la suite, nous avons 4h de route jusqu’à Mossel Bay, et on se dit que nous avons le temps et que ça fait trop d’un coup (4h à 60km/h c’est horriblement long) alors nous nous arrêtons dans un gîte à Albertina, à mi-chemin. Là encore, la propriétaire est très gentille, je pense qu’elle est d’origine hollandaise, elle a un accent très fort. Leur maison est en hauteur, ce qui nous offre une vue imprenable sur… Des éléphants ! Car en bas, de l’autre côté de la route, se trouve un énorme parc de type safari privé qui récupère des animaux victimes de maltraitance et les éléphants donnent pile dans notre champ de vision depuis notre appartement.

Une nuit de repos, et nous nous rendons à Mossel Bay. Quand nous arrivons, la plupart des routes sont fermées car il y a une course, un Iron Man. On arrive quand même à rejoindre le bord de mer. L’eau est toujours aussi froide, mais le sable est brulant, on adore se balader dessus, ça nous détend un peu. Il n’y a pas grand-chose à faire ici et nous n’avions prévu que quelques heures d’étape donc nous repartons, cette fois pour Knysna, tristement connu en France par les fans de foot à cause de la grève des joueurs pendant la coupe du monde 2009. Mais cette ville est très jolie et nous sommes contents d’y rester 3 nuits. Notre hébergement est trop bien situé en plus. On a pris beaucoup de retard dans la préparation des futurs voyages, la lessive, les publications sur les réseaux sociaux et les récits de nos voyages, donc on tente de se remettre à jour. On crée aussi notre premier montage vidéo sur notre sortie avec les requins, on est assez fiers ! On vous remet le lien ici : https://youtu.be/wWQgEUDn4HM

A Knysna, il y a une île privée, composée uniquement de magasins chics, agences immobilières et de joliiiies villas avec pontons (très film américain). On s’y promène, c’est trop beau. A côté de notre logement, il y a un chemin goudronné qui longe la lagune et permet d’en faire quasiment le tour. Knysna a aussi sa propre marina, avec quelques boutiques, bars et restaurants. Bien sûr c’est plus petit qu’à Cape Town, mais ça a son charme ! A quelques kilomètres vers la mer, la colline The Head permet d’avoir de magnifiques points de vue sur des grottes en bordure de mer et sur l’entrée de la lagune où se mêle eau douce et eau salé. Knysna possède également une grande forêt ou vous pouvez faire des visites et des randonnées.


A la fin de cette étape, on est à peu près à jour, bien que nous n’ayons toujours pas eu le temps d’avancer sur nos activités du Vietnam, on se dit qu’on fera ça quand nous serons à Port Elizabeth, 2 jours plus tard. Mais avant ça, il nous reste à traverser Plettenberg Bay et passer la nuit à Jeffrey’s Bay. J’ai réussi avant de partir à me faire une luxation de l’orteil dans la salle de bain, fallait la faire celle-là. Résultat : j’ai maintenant un orteil tordu, alors que les autres sont bien droits. Voilà voilà…

A Plettenberg Bay, nous nous arrêtons juste pour 1h de balade. De toute façon, même si j’ai mis du strap, j’ai un peu mal à mon orteil, donc je ralentis le rythme. Et puis la météo n’est pas avec nous, donc on a qu’à dire que c’est de sa faute !

Nous passons une nuit à Jeffrey’s Bay et nous promenons sur la côte le lendemain. Il y a aussi une île privée, mais cette fois-ci nous ne pouvons pas y entrer. Ca a pourtant l’air sympa, les maisons sont toutes en bord de rivière avec des pédalos devant pour se déplacer… Sur la plage, il y a des algues de différentes couleurs, je m’émerveille… Bah quoi, en Normandie elles sont vertes nos algues, pas violettes !

Quartier privé à Jeffrey's Bay 

1h de voiture plus tard, nous sommes à notre destination finale : Port Elizabeth. Nous rendons notre Kwid bleue à l’agence, ça sent la fin du séjour. Nous passons de nouveau 3 nuits ici, mais la ville n’a pas grand intérêt a nos yeux et la météo est changeante. Nous choisissons de préparer un pays qui va arriver très vite et qui requiert toute notre attention : la Nouvelle-Zélande. Oui, nous avons omis un détail : en décembre c’est la pleine saison d’été là-bas, donc les billets d’avion sont chers et les agences de location de voiture ou van sont soit en rupture de stock, soit ont quadruplé le prix de location à la journée… Nous finissons, après de nombreuses concessions, par trouver un véhicule correct à un prix un peu moins pire que les autres. Parmi les concessions, il nous a fallu supprimer Kiribati, qui avait été tiré au sort à notre mariage. Les billets avaient eux aussi augmenté, et il n’y avait que 2 avions par semaine pour cette destination, ce qui nous faisait rester sur place 4 jours… Les vacances les moins rentables de l’histoire. Mais que celles et ceux qui avaient voté Kiribati se rassurent, nous ne vous avons pas oublié et nous vous réservons une autre surprise !

Il est temps pour nous de prendre un bus de nuit jusqu’à Johannesburg. On nous avait dit que cette ville craignait et qu’il « ne fallait absolument pas s’y promener ». On était loin de s’imaginer à quel point le danger était réel. A peine sortis du bus, toutes les personnes que nous croisons nous disent la même chose : ne sortez pas de la gare routière, vous allez vous faire tabasser.

Si vous avez tous connu l’Apartheid dans votre livre d’histoire, sachez que la réalité est différente. Cape Town est une ville de « blancs », et Johannesburg une ville de « noirs », et ils sont les premiers à le dire. Les blancs ne sont absolument pas les bienvenus pour se promener dans leur ville. Nous rejoignons notre Uber, qui verrouille immédiatement portes et fenêtres pour notre sécurité. Dehors, la ville est sale. Vraiment très sale, avec des déchets plastiques partout. Le trajet se passe bien et notre chauffeur est adorable, il a plein de projets pour la suite de sa vie et nous raconte différentes histoires. On oublie vite Johannesburg et nous arrivons à l’aéroport.

C’est parti pour de nouvelles aventures !

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Bonjour,

Avant de commencer le récit de nos aventures, nous aimerions vous remercier pour l’intérêt que vous portez à notre blog voyage, vos retours nous font vraiment très plaisir ! D’ailleurs, n’hésitez pas à vous abonner pour être informé dès qu’un nouvel article est publié 😊

- VIETNAM -

Après une escale à Addis Ababa en Éthiopie et une autre à Bangkok… (C’est où Bangkok ?), nous arrivons vers 21h à Ho Chi Minh. Nous sortons de l’aéroport, il fait encore 26 degrés à l’extérieur malgré l’heure. Un taxi nous amène en ville pour un prix correct (pas d’arnaque, le compteur était bien à 0). Notre hôtel est un peu moins « sympa » que sur les photos, mais pour 13€ la nuit, c’est largement suffisant.

Au Vietnam, les occasions de payer par carte bancaire sont rares, on vous conseille donc de retirer de l’argent dès votre arrivée à l’aéroport. Ca fait bizarre au début, parce que vous retirez 235€ et le distributeur va vous sortir… 6.000.000VND (dongs vietnamiens).

Dans nos têtes évidemment, il n’est pas l’heure d’aller se coucher, donc on a bien du mal à trouver le sommeil malgré les heures de retard accumulées.

Le lendemain matin, je me lève tôt (6h30) pour profiter au maximum de la vie vietnamienne dès le début de journée. Yvan n’a pas le courage de me suivre et se rendort. Il est à peine 8h, et on voit déjà des locaux attablés sur les trottoirs par les boui-bouis ambulants. Enfin, « attablés » est un bien grand mot, plutôt assis sur des tabourets et chaises en plastique taille enfant. On a tout de suite pensé à tous nos amis qui sont hors gabarit pour ça ! MDR. Ils sont entre collègues, ou entre amis peut-être, en train de manger des soupes de noodles (pâtes asiatiques) ou des Bahn-mi (sandwich local). Ça sent déjà bon dans les rues, et une ambiance bienveillante règne dans la ville.

Tags dans les rues d'Ho Chi Minh Ville 

Les scooters sont roi au Vietnam, on nous avait prévenu. D’ailleurs ça ne coûte pas cher d’en louer à la journée et de se fondre dans la masse. Il faut juste comprendre leur « code de la route » réadapté et se faire confiance ! On vous conseille quand même d’éviter les grandes villes si vous louez un scooter ou une moto, essayez déjà de traverser la route au milieu de tout ce bazar et après on en reparle !

Je visite d’abord un musée sur la vie au Vietnam, l’arrivée des 150 ethnies qui vivaient autrefois ici, ainsi que les raisons qui ont motivé l’introduction des pierres, des reliefs et de la poterie dans le pays. C’est passionnant et j’y passe finalement 1h. Je reviens à l’hôtel, détendue, et heureuse de découvrir un pays avec des habitants si gentils, au sein même d’une si grosse ville qu’est l’ancienne Saigon. Après avoir motivé Yvan à bouger, nous allons visiter le Palais de l’indépendance. Pour manger, nous cherchons dès le départ à éviter les lieux touristiques, pour dépenser le moins possible sur les postes nourriture et hébergement. On trouve quelque chose, on se régale, et la déco du lieu est vraiment sympa. Les serveurs ne parlent pas très bien (en fait pas du tout) français et peu l’anglais, mais le menu est tout de même traduit en anglais. Après, nous nous dirigeons vers le musée de la guerre du Vietnam. Oui, nous avons commencé par tous les gros musées de la ville, mais ce qui est fait n’est plus à faire et c’est important de connaître l’histoire d’un pays dans lequel on met les pieds, car ça explique souvent beaucoup le comportement des habitants. J’avais lu que certaines scènes nécessitaient d’avoir l’estomac bien accroché mais… C’était quand même dur. On a pu assister à des représentations dessinées de scènes de torture, des descriptions détaillées de différentes horreurs subies par les prisonniers ainsi que des photographies des conséquences de l’utilisation de « l’agent orange » et du « napalm » sur les populations. L’agent orange a créé ici beaucoup de malformations physiques, et nous avons eu l’occasion de le constater par nous même une fois dans la rue. Le napalm, lui, aura calciné des corps et ne laissant plus le moindre ADN. Certaines photos étaient saisissantes. La subtilité dans tout ça, c’est que la France faisait partie des principaux belligérants dès la sortie de la seconde guerre mondiale à entrer en guerre d’Indochine. Après sa défaite en 1954 et la signature des accords de Genève qui sépare le Vietnam en 2, il faut à peine 1 an pour que des conflits reprennent entre le nord et le sud, soutenus, cette fois, d’un côté par les USA et de l’autre par l’URSS. Toutefois, nous devons en tant que français accepter notre part de responsabilité dans cette tragique histoire qui a duré près de 30 ans. Nous sommes vraiment surpris que la France soit aujourd’hui si bien accueillie dans un pays où elle a participé à tant de dégâts, et que les français soient si bien perçus, respectés et chouchouté.

Ce musée, même s’il est poignant, on vous le conseille vivement. Il y a plusieurs bâtiments c’est très intéressant à découvrir. C’était le plus cher de tous les musées que nous avons faits et vous allez rire quand on vous donnera l’équivalent en euro des 40.000 dongs vietnamiens : 1,50€ !

Avant de nous détendre avec un cocktail bien mérité après les efforts du jour, nous décidons de faire un tour au marché de la ville. Les vendeurs nous proposent de regarder leur stand mais ne sont pas insistants, contrairement à ce qu’on a pu connaître en Afrique.

Direction le Rex Hôtel, pour boire un verre avec vue. Le Rex était le lieu pour les conférences de presse des américains pendant la guerre du Vietnam, alors pas question de passer à Ho Chi Minh sans faire un tour par cet endroit. Et autant vous dire que les américains étaient bien lotis dans ce bâtiment très chic ! Le rez-de-chaussée accueille aujourd’hui des boutiques de luxe et le dernier étage a été transformé en rooftop bar & restaurant, donnant vue sur l’hôtel de ville, le long du boulevard Nguyen Hué, Empereur du Vietnam. Au milieu du boulevard, une grande allée piétonne, avec une fontaine en forme de fleur de lotus et une statue de Monsieur Ho Chi Minh, qui a été Président de la République Démocratique du Vietnam pendant 24 ans.

 Musées et places d'Ho Chi Minh ville

On trouve régulièrement, dans les halls de réception des hôtels ou dans les devantures des boutiques, des lieux de culte, avec un bouddha, des bougies, de l’encens et différentes offrandes (nourriture et boissons). Au Vietnam, on considère que la mort physique n’entraîne pas la mort de l’âme, et qu’il faut continuer à honorer nos ancêtres.

Le lendemain, notre programme est moins chargé. Nous allons voir la pagode de l’empereur Jade. Sur le trajet, je vois un « boui-boui » qui fait le fameux café local qu’on appelle « goutte-à-goutte ». Il ne faut clairement pas être pressé pour avoir un espresso car le café met 10 minutes à couler, mais je suis heureuse car je tenais absolument à le goûter. Une fois à la pagode, on nous demande évidemment de couvrir nos jambes (en Asie on ne rentre pas dans un temple avec les genoux à découvert !), d’enlever nos chaussures et de mettre un masque. Ici, presque tous les locaux continuent de porter le masque, on sent l’impact qu’a eu le coronavirus dans les pays d’Asie. Les locaux prient et font des offrandes devant chaque statue représentant une divinité. Avec mon appareil photo, je me sens presque comme une chinoise dans une église française…

Le midi, on goûte à ce fameux Bahn-mi, dont je vous ai parlé plus haut. Un sandwich garni de viande, et parfois épicé. Pour la viande, ça diffère : parfois des saucisses, parfois du bœuf, ou même encore du pâté…

Puis il est temps de nous rendre à l’aéroport pour un vol interne vers Da Nang, qui se trouve sur la côte, plus au nord.

Le prochain post sur la suite de nos aventures arrive très bientôt ! Posez-nous toutes vos questions en commentaire, on sait que vous êtes curieux 😊.

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Nous arrivons tard à Da Nang et les taxis nous prennent aussitôt pour des pigeons. Ils négocient des prix qui, même à la fin de la négociation, sont supérieurs au prix qu’ils valent, et essaient même de vous rajouter le prix du péage de sortie de l’aéroport. Notre hôtel, cette fois, vaut VRAIMENT son prix (9€). Il ne ressemble en rien aux photos vues à la réservation. La chambre n’a pas de fenêtre, et il semblerait qu’ils aient vidé le spray anti insecte dans la chambre avant notre arrivée. On n’y est que pour une nuit, on s’en contentera, mais nous ne le conseillerons pas. Nous n’attendions pas grand-chose de Da Nang.

Pourtant, nous avons apprécié cette ville, qui se fait largement en 1 journée. Le « pont du dragon » s’illumine le soir, et devient même couleur flames durant les weekends. Le marché Cho Con est agréable et on y mange très bien pour VRAIMENT pas cher (20 000 VND à 30 000VND).

Les plages sont grandes, et des zones de baignades, bien que petites, sont réservées aux nageurs (je ne saurai pas vous dire cependant s’il y a un risque de noyade ou de devenir le prochain repas d’un requin).

Da Nang - Pont du dragon et My Khe Beach 

Nous nous rendons également à 12km au sud de Da Nang en scooter, à la « Montagne de Marbre ». C’est une succession de collines composées de grottes en marbre et en calcaire. Nous y étions dès 13h et on a apprécié l’absence de touristes à cette heure car nous avions certains lieux presque pour nous tout seul et ça en valait le coup ! Le tour des Montagnes de marbre peut se faire en 1h mais si vous souhaitez vraiment en profiter vous pouvez y passer jusqu’à 3h (c’est en tout cas ce qui s’est passé pour nous). J’avais lu que l’entrée était payante et que l’on pouvait soit monter les marches soit payer pour un accès par un ascenseur. En réalité, le guichet en bas des escaliers n’est pas vraiment utilisé et il y a simplement une boîte pour déposer des billets au pied des marches, donc nous avons tout fait gratuitement et personne ne nous a rien demandé.

Marble Mountains - Da Nang 

Après cette journée à crapahuter et profiter de notre vie de voyageurs en scooter, on trouve un taxi qui, malgré l’heure de pointe, nous fait un bon prix pour nous rendre à Hoi An. Le plan A c’était le bus local qui avait un arrêt dans la rue de notre hôtel et qui passe toute les 20min… Bon au bout d’1H30 sans bus on est passé au plan B.

Hoi An, c’est CLAIREMENT la ville des lampions. Vous y croiserez aussi beaucoup, beaucoup plus de touristes qu’à Da Nang surtout le soir. Nous logeons dans un homestay pour 2 nuits (Lisa Homestay), et on s’y sent aussitôt très bien, en plus il est idéalement situé. On se trouve derrière la rue du marché nocturne. Les bars, restaurants et boutiques sont tous ouverts jusque tard et ont tous allumé les lampions. On va juste manger car nous sommes fatigués et on prévoit de vraiment en profiter le lendemain.

YL sous les lampions de Hoi An 

D’ailleurs, je fais lever Yvan tôt, et dès 7h nous arpentons les rues, qui n’ont plus rien à voir avec la soirée. On croise différents groupes de locaux en plein sport collectif en extérieur, et il n’y a pas un touriste dans les environs. Les ponts sont uniquement traversés par les scooters. Nous faisons des photos, il fait bon et pas encore trop chaud à cette heure-ci.

On s’arrête à un petit boui-boui, prendre un café avec des locaux. Je demande un café noir, il m’apporte un café noisette frappé avec de la crème au fond. Bon… C’est un principe. Principe visiblement courant à Hoi An, puisque sur les terrasses on ne voit que ce type de café. Après avoir profité du moment, on se dirige vers notre activité du jour : un cours de cuisine vietnamienne avec un chef.

Le cours débute par un tour au marché de Hoi An, où le chef nous fait découvrir les différents légumes et épices majoritairement utilisés en cuisine locale. On passe par le hall des viandes et l’on s’étonne qu’il n’y ait pas de mouches alors que la viande est à l’air libre. Le chef nous explique qu’ici, la viande ne passe jamais par le frigo après l’abattage de l’animal, car sinon c’est ce qui attirerait les mouches. Les morceaux de viande arrivent donc par bloc durant la nuit et à 13h tout le stock non venu est cuisiné par les propriétaires des stands et revendu le soir, afin d’éviter la propagation de bactéries. Nous embarquons ensuite sur un bateau pour 20 minutes de croisière jusqu’au Red Bridge, lieu de notre cours.

Nous sommes accueillis par un petit cocktail de fruits frais délicieux. Nous sommes avec 2 américaines à table, vraiment adorables, qui ont fait leurs études ensembles et se retrouve maintenant chacune à l’opposé du pays et se retrouvent 1 fois par an dans un pays différent. On fait un tour dans son potager où il fait pousser différents aromates et différents fruits, puis on va s’installer sous le kioske, et nous avons chacun une liste de recettes avec les ingrédients. Le chef explique et fait une démonstration et nous nous installons ensuite à notre poste pour refaire la recette. Plus ou moins à l’identique… Haha.

Nous apprenons à fabriquer les feuilles de riz et les utilisons ensuite pour se préparer de délicieux Nems, mais également comment les utiliser en tant que Noodles. On prépare un Mi-Quang, qui est une soupe de Noodles très réputée dans le pays et que j’avais hâte de goûter. Après la réalisation des plats, vient la décoration, où Yvan a clairement été meilleur que moi. Enfin, place à la dégustation, car il est déjà midi. Salade de fruits de mer en entrée, Mi-Quang en repas (on avait mangé les nems aussitôt après les avoir fait). On s’est régalé et on a passé un super moment car l’équipe était vraiment adorable. On a payé 35$ par personne, ce qui, par rapport au temps passé, à l’achat des produits, au tour en bateau et au cours en lui-même, ne représente pas grand-chose et nous a permis de passer une demi-journée au top.

 Hoi An - Photos des locaux

L’après-midi, on va acheter nos tickets de bus pour aller à Hué le lendemain et on continue rapidement de se balader mais une très grosse averse nous prend de court. Le soir, une fois l’averse passée, nous allons découvrir le marché nocturne ainsi que ce spectacle des lampions sur la rivière. Il y a énormément de barques avec des dizaines de lampions qui font faire un tour aux touristes. Avec les bars et restaurants allumés en fond, c’est vraiment très joli. La vie à Hoi An s’est complètement transformée, plus aucun scooter ne circule, les ponts sont pris d’assaut par les touristes et c’est même compliqué de les traverser. Un petit groupe de 4 jeunes vietnamiennes, d’environ 13 ans, nous demandent si elles peuvent nous poser des questions en anglais et filmer la conversation pour un devoir, pour leur cours. On se prête au jeu et on passe un bon moment. Elles sont timides, mais heureuses qu’on passe du temps avec elle. On finit par un selfie tous ensemble. A Hoi An, on trouve facilement des lieux pour manger pour pas cher du tout, avec les menus traduits en anglais, c’est super agréable. On mange bien, c’est varié et copieux.

Le lendemain matin, il pleut, nous sommes contents d’avoir visité la ville la veille au matin, nous aurions regretté sinon que la météo nous empêche d’en profiter. On s’offre une grasse matinée car notre check-out est à 11h30. Nous prenons ensuite le bus couchette (c’est trop confortable !) direction Hué, qui est l’ancienne cité impériale du Vietnam. On avait lu des avis très divers sur la ville. Certains n’y ont trouvé aucun charme, d’autres ont adoré la rivière parfumée, la pagode de la dame Céleste et la cité impériale. Nous arrivons vers 18h et nous allons nous promener dans la soirée. Nous trouvons un petit boui-boui installé sur un trottoir qui nous sert à manger. Il a une carte écrite en vietnamien et une autre en anglais. Le problème, c’est que quand tu lui dis ce que tu veux, tu comprends vite à sa tête qu’il ne sait pas à quoi ça correspond en vietnamien. Bon, c’était ressemblant quand même et pas mauvais. Nous nous promenons le long de la rivière parfumée, qui tient son nom de l’époque où de nombreuses plantes entouraient la rivière et venaient embaumer la rivière par les fleurs qui y tombaient. Aujourd’hui, elle n’a plus rien d’une rivière parfumée, on la trouve plutôt classique mais on apprécie son histoire.

Hué 

Nous avions prévu une journée à Hué. Nous louons un scooter car nous devons être rentrés pour 15h. Après un petit-déjeuner, nous partons un peu avant 8h. Il pleut, mais ça reste acceptable. Quand nous arrivons à la cité impériale, la météo nous force à faire marche arrière. Nous dégoulinons malgré nos ponchos et les routes sont inondées, donc il a suffi de poser le pied à terre pour que nos chaussures soient remplies d’eau. Nous allons nous remettre au chaud à l’hôtel et la pluie ne cessera pas. Tant pis pour la visite de la ville, on sait qu’on reviendra au Vietnam à une autre période car 15 jours de visa gratuit c’est vraiment trop court. On en profite pour faire les comptes, vider les cartes SD sur l’ordinateur, trier les photos et vérifier le programme du lendemain. On sort manger parce qu’on n’a pas le choix et que Madame Laura a tout le temps faim. Heureusement cette fois, nous sommes à l’abri. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons manger une pâtisserie dans une boulangerie française. Ce n’est pas de ma faute si j’ai craqué, j’ai eu mon père en visio hier et il m’a nargué en me montrant le salambo qu’il était en train de manger ! Cet après-midi, je me suis mise devant un film de noël pour sortir un peu des préparatifs du tour du monde, puis rdv à 16h20 pour de nouveau reprendre un bus couchette direction Phong-Na, où nous prévoyons une visite de ses fameuses grottes dont la plus grande grotte du monde avec plus de 40km.

Phong Nha s’est avéré être un échec encore plus gros car la pluie est tombée fortement et n’a jamais cessé de la journée. Juste le fait de traverser la route pour aller manger suffisait à nous faire dégouliner. On se laisse jusqu’à 13h pour se décider d’y aller ou non, mais on abandonne finalement l’idée. A la place, on va aller se faire masser 1h pour 12€, et notre dos en a besoin ! Bon, on ne s’attendait pas à se faire claquer le dos et les fesses par la masseuse à de nombreuses reprises, ni à ce qu’elle fasse craquer nos orteils (et par la même occasion d’essayer de remettre mon orteil tordu en place).

Au restaurant où nous sommes allés les 3 fois à Phong Nha, ils diffusent les matchs de foot de la coupe du monde. Il y a aussi un petit garçon, l’enfant des propriétaires du lieu, qui cherche à avoir l’attention des visiteurs en leur faisant des doigts d’honneur ou en leur lançant des objets. Particulier, mais c’est visiblement sa marque d’affection. Le soir, vers 22h, nous prenons de nouveau un bus couchette, mais cette fois-ci pour la nuit complète.


En attendant la suite, n’hésitez pas à nous raconter en commentaire vos imprévus de voyages qui ont changé vos plans ! On a hâte de lire vos petites histoires 😊

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Nous arrivons au petit matin (enfin, à 5h, et il fait encore nuit) à Tam Coc, juste à côté de Ninh Binh. C’est si paisible ! Le soleil se lève peu de temps après, et on découvre quelques homestay face à nous, et sur la droite, les montagnes de la « baie d’Halong terrestre ». C’est beau, on adore. La ville s’éveille doucement. Il est 6h, les gens font des footings. Une autre dame fait sa lessive dans l’eau. Avec Yvan, on reprend nos sacs et on va marcher un peu, pendant que la ville est encore calme, et qu’il ne fait pas trop chaud.

Tam Coc - Arrivée à 5h du matin 

Vers 7h, on va à notre Homestay, on les avait prévenus qu’on passerait tôt le matin pour déposer nos affaires. Comme la chambre était disponible, ils nous ont permis de nous y installer immédiatement, trop gentils. Une bonne douche et on enchaîne, car on veut faire du bateau à Trang An, qui se trouve à 12km au Nord de Tam Coc et qu’ils annoncent de la pluie dès 10h. On loue un scooter auprès des propriétaires de notre hébergement et en route ! On a choisi Trang An non seulement car une partie du film « Kong : Skull Island » y a été tournée, mais c’est aussi l’un des plus beaux lieux, très prisé par les locaux le weekend.

Trang An - Lampions et route 1 

Quand on arrive, c’est déjà magnifique. On paye le parking scooter 15.000 dongs (60 centimes) et l’entrée 250.000 dongs chacun (10€). On traverse de grandes allées de lampions multicolores et on attend notre tour pour monter sur la petite barque. Comme il faut être 4, on nous demande quel parcours nous choisissons de faire. On a pris le 1er, car il y a plus de grottes à traverser, la balade dure 3h. On embarque avec un couple de vietnamiens, qui se met devant nous. Je commence déjà à râler car ils ont leurs chapeaux coniques sur la tête et JE NE VOIS RIEN, donc ça a le don de m’énerver (oui, je manque de sommeil, le bus couchette de la nuit dernière ne m’a pas bercé !).

On s’arrête à un premier temple et on se balade, c’est vraiment beau, et on apprécie d’autant plus car ce n’est pas rempli de touristes. Les barques sont numérotées de 1 à… on ne sait pas mais on repère le numéro 1412, ça doit être insupportable en pleine saison, pas sure qu’on en aurait autant profité. On traverse des grottes de différentes tailles… Et de différentes hauteurs. Il faut parfois presque se coucher dans la barque pour que nos têtes ne heurtent pas une stalactite. Bon, ça m’étonnerait qu’on leur aurait fait mal, mais nous un peu plus certainement ! Au bout d’une heure et demi, on s’arrête pour une ascension qui est censée nous emmener découvrir un nouveau temple. En arrivant en haut, on s’aperçoit que le temple est de l’autre côté de la montagne, en bas. Nous descendons donc, mais on entend un chien aboyer, puis commencer à courir vers nous en grognant. Visiblement, on ne verra pas le temple. Heureusement, dès que nous nous éloignons il arrête de nous suivre. On n’était pas très sereins car ça aurait pu mal se passer s’il nous avait mordu.

Trang An - Temple sur la route 1 

De retour à la barque, je demande au couple de vietnamiens (merci Google traduction !) si on peut inverser les places dans la barque car j’aimerais aussi « faire de belles photos ». L’homme accepte aussitôt, et la fille ne répond pas, elle rit jaune, je pense qu’elle est dégoûtée de devoir laisser sa place, elle n’a pas arrêté de faire des lives et des selfies toute la 1ère heure. Nous, on est super content car on peut ENFIN profiter du paysage sans avoir à se tordre dans tous les sens pour voir quelque chose. Le niveau de batterie de mon appareil photo commence à clignoter. Je sors ma 2ème batterie : à plat. Bon, il va donc falloir être efficace dans les réglages manuels et dans les clichés. Je m’en sors tant bien que mal et ça tiendra jusqu’à la fin.

Trang An - Paysages sur la route 1 

Après ce petit tour en barque – finalement sans pluie ! – on rentre à notre homestay, recharger les batteries du Reflex, mais aussi les nôtres car on est fatigué de la nuit de transport et d’enchaîner autant les déplacements. Un burger et une sieste de 15 minutes plus tard, c’est reparti. On a vu sur notre plan qu’il y avait une grotte, à 10 minutes, qui s’appelle Mua Cave. On y va sans trop savoir à quoi s’attendre. Un homme nous arrête sur la route juste avant d’arriver et nous dit que le parking scooter est ici et qu’il faut payer 10.000 dongs (40 centimes). Mouais, on trouve que ça sent l’arnaque mais il a l’air insistant, on cède. On s’aperçoit que des « faux parkings » il y en a plein dans cette rue, tous au même prix, et qu’il n’y a finalement pas vraiment de parking officiel. On découvre qu’il faut également payer l’entrée, qui est de 100.000 dongs par personne (3,90€), ça ne paraît pas grand-chose mais ça fait tout de même des dépenses en plus. Mais le jeu en valait la chandelle, parce qu’on y est 3 bonnes heures et que la vue y est splendide ! On décide de faire l’ascension avant de se promener sur le bassin de nénuphars. Quelle ascension ! 486 marches plus tard (et pas toutes de la même taille ni de la même forme évidemment), nous voilà arrivés au sommet de Ngoa Long ! La vue sur les champs et la baie est splendide, on est heureux d’être arrivés jusque-là. Il y a une statue de dragon et les gens font la queue pour se prendre en photo devant. Mais quand on arrive sur le lieu, pour la fameuse photo, on découvre l’immense statue juste posée sur les rochers. La surface n’est même pas stable et les gens se croisent sur ces rochers pointus pour avancer ou revenir en arrière. On se demande s’il n’y a jamais eu de mort, car ce n’est absolument pas sécurisé, et en dessous c’est le vide. On n’a pas vraiment apprécié ce moment-là et on trouvait quand même intéressant d’en parler ici, pour que vous ne vous fassiez pas avoir à votre tour si vous devez un jour y aller.

 Hang Mua - Ninh Binh

On redescend et il est déjà 17h. On se balade sur le bassin, entourée de milliers de nénuphars. Comme c’est la fin de journée et que les gens ont principalement fait la traversée de cette partie-là à leur arrivée, on est seuls sur les lieux et on adore ! La pluie commence à arriver quand nous avons fini, donc nous retournons à notre scooter (qui nous attend toujours sagement, il ne lui est rien arrivé) puis à notre Homestay. On est fatigué mais heureux de cette journée qui a été intense ! Après une bonne nuit de sommeil, notre réveil sonne : 5h40, il est temps de repartir pour de nouvelles aventures, direction : la Baie d’Halong, maritime cette fois si !

Le bus nous dépose vers 11h30 dans le quartier de Bai Chay : c’est à peu près là où se trouvent tous les touristes avant le départ des croisières. Sauf que le bus nous a laissé 2,5 kms avant notre hôtel et nous sommes… Dans une ville fantôme. Les immeubles sont neufs, certains sont finis, d’autres encore en travaux. Sur 2kms, c'est une succession d’immeubles neufs et de locaux commerciaux laissés à l’abandon que nous trouvons. L’architecture est très européenne. Quelques restaurants et hôtels par-ci par-là (une vingtaine sur 2kms, ça fait peu de locaux occupés…). On essaie de rentrer dans les ruelles de ce quartier, et c’est pareil : vide. On finit enfin par arriver à un parc d’attraction et on comprend que le propriétaire du parc est également celui des immeubles construits et inoccupés. Ils ont voulu recréer un Disneyland & son Marne-la-Vallée. Sauf que tout un quartier VIDE, ça fait vraiment bizarre… Heureusement que le Vietnam n’est pas un pays dangereux, car ça pourrait vite être mal fréquenté.

On dépose nos affaires à l’hôtel et on part en quête d’un endroit où manger. Plein de petits restaurants de locaux mais aucun prix d’affiché, et beaucoup proposent des fruits de mer ou des gros plats à partager. On trouve finalement un boui-boui qui affiche une traduction de menu en anglais et des prix dans notre budget. Bon, ce n’était pas dingue. Mon riz frit n’était pas frit, il n’était pas assez cuit et noir comme s’il était resté collé à une poêle. Je n’ai pas été malade mais c’est la première fois au Vietnam qu’on mange si mal. On se repose tout l’après-midi car il pleut et on prépare nos affaires pour l’activité du lendemain. Le soir, on repart en quête d’un restaurant dans nos prix. Une jolie vietnamienne vient à notre rencontre et nous montre son menu. C’est trop cher pour nous qui nous sommes fixés 5€ pour 2 plats. Elle n’a pas dit son dernier mot et nous tend son téléphone, Google traducteur allumé, où on peut lire « que voulez-vous manger ? ». On répond, elle nous propose un prix, qui, lui, nous convient et on s’installe. On se régale là-bas et on passe un bon moment. Les locaux semblent contents de notre présence.

Le lendemain, 25 novembre, un minibus vient nous chercher vers 8h30 pour nous emmener au quai d’embarquement de notre croisière sur la baie d’Halong. On a vraiment hâte et la météo n’annonce pas de pluie. En attendant d’embarquer, on fait la connaissance de 3 personnes : un français en couple avec une québécoise, et un canadien (anglophone). On s’assoit tous ensemble autour de la table dans le bateau et c’est le début d’une longue journée d’aventures… Le brouillard est malheureusement vite de la partie, on a du mal à voir correctement les rochers de la fameuse Baie d’Halong. Nous passons devant plusieurs petites îles que nous arrivons tout de même à voir distinctement. Vers 10h, nous nous arrêtons visiter la plus grosse grotte de la baie d’Halong, Sung Sot Cave, qui fait 10.000m² ! Le guide nous explique à quoi ressemblent certains cailloux… On a l’impression d’être retourné en enfance à deviner la forme d’un nuage. On n’est jamais trop d’accord avec lui… Quand nous voyons une tête de dinosaure il voit une tortue, quand il voit un doigt pointé on voit… Non, là ça va trop loin 😉. Avant d’accéder à la grotte, il faut monter plusieurs marches, et la québécoise fait tomber ses lunettes par-dessus la rambarde. Son copain n’est pas assez téméraire pour descendre les chercher, mais Yvan si, et puis ce n’est que de la terre alors ça reste accessible. Il remonte avec, plutôt rapidement, et nous promet un coup à boire le soir-même pour nous remercier. On est bien sûr trop polis pour refuser…

Paysages et grottes de la baie d'Halong 

La grotte est quand même hyper imposante et comporte plusieurs chambres sur différents niveaux, toutes très différentes. Parfois, stalactites et stalagmites se rencontrent pour ne former plus qu’un seul et même bloc. Le parcours visiteur est bien dessiné, pas de risque de se perdre. Quand on en sort, le temps à l’extérieur s’est un peu dégagé, c’est l’occasion ou jamais de faire quelques photos. Nous rejoignons le bateau pour un repas à partager avec nos nouveaux amis canadiens : crevettes, salade de concombre, riz, soupe aux crevettes, noodles et nems. On se régale, il ne reste plus rien. Après ça, une sieste. Non c’est pas vrai. On s’arrête de nouveau, cette fois à Luon Cave, et deux choix s’offrent à nous : kayak ou tour sur un bateau en bambou avec le guide. Les canadiens et nous choisissons tous le tour en kayak, les asiatiques, eux, choisissent le bateau.

 Petite virée en kayak dans la baie d'Halong

On adore le paysage qui s’offre à nous. Nous sommes dans une crique, entourée de verdure et de singes qui se chamaillent. On prend des photos, on fait la course, on est heureux. La pluie se joint à la fête, ce qui nous fait évidemment encore plus rire. Deux minutes après, nous sommes complètement trempés. Il a surtout fallu que je choisisse entre protéger mon appareil photo ou moi… Tant pis, nos vêtements auront le temps de sécher.

Nous remontons donc vite sur le bateau, qui n’attend plus que nous (on n’a pourtant pas l’impression d’avoir traîné). Après une nouvelle demi-heure de navigation, on s’arrête sur l’île de Titop avec sa plage. Là encore, 2 choix : se baigner (dans une zone de baignade où l’eau te donne l’impression de n’arriver qu’aux genoux) ou monter. Monter TRES haut, évidemment. Une fois en haut, on a une vue à 360 degrés sur la baie d’Halong. Ca doit être exceptionnel sans le brouillard qui réduisait un peu la beauté du lieu. Mais s’il y a bien une chose qui ne s’achète pas dans la vie, c’est la météo.

 Vue sur la baie d'Halong depuis le point de vue Titop

A 15h30, nous sommes de retour à l’embarcadère. Avec nos amis canadiens, on s’échange les numéros et on se donne rendez-vous en fin d’après-midi pour une bière. Nous nous retrouvons donc à 18h. Une, puis 2, puis 4. On décide d’aller manger ensemble au restaurant où nous étions allés avec Yvan la veille au soir. A Halong, la spécialité c’est le Cao Lau, qui est une grosse marmite de bouillon où tu choisis les accompagnements, servis crus dans des assiettes à part. Tu verses l’ensemble dans la marmite et tu fais tout cuire toi-même avec ton groupe. C’est hyper convivial et super bon. Nous choisissons d’essayer le Cao Lau et nous reprenons évidemment à boire. Comme au moment où les serveurs nous ont apporté le menu on ne comprenait rien, un local qui parlait anglais (c’est rare) est venu nous aidé et a passé commande pour nous en respectant nos critères prix et type de nourriture. Evidemment, cet homme a bien compris à qui il avait affaire et nous a, au cours du repas, apporté plusieurs shooters d’alcool de riz. D’une table à une autre, on va trinquer. D’une table à une autre, on se fait offrir à nouveau à boire. Les hommes se font offrir un cigarillo, visiblement ils sont bien vus. La soirée se finit en échange de facebook et en photos. (Photos qui attesteront de notre mal de tête le lendemain matin… » ^^).

Heureusement, à part se balader, le lendemain le programme n’était pas trop chargé. Notre seul impératif était d’être de retour à notre hôtel pour 17h afin de ne pas manquer notre navette pour Hanoi. Nous sommes allés jusqu’à la plage et y avons marché près de 2h. La plage a une vue direct sur la baie d’Halong, pas moche, y’a pire comme vie. En revanche ce qui est moche, ce sont les très nombreux déchets retrouvés sur la plage, rejetés par la mer, à cause des bateaux touristiques de la baie… Des bouteilles de vin (vides, quand même), les sacs plastiques, des emballages, … C’est triste de voir un tel paysage si peu respecté. Nous rentrons de notre promenade fatigués et nous devons encore continuer d’avancer sur le programme des prochains jours, donc on se pose à l’hôtel pour tout planifier.

Notre minibus tout confort (pour une fois c’est vrai, prises USB, wifi et bouteilles d’eau) vient nous chercher à l’heure et nous arrivons à Hanoi vers 20h30. Le chauffeur nous dépose devant notre hôtel. On entre dans la réception du Hanoi City Hotel, et le réceptionniste nous explique avec ses mots « hôtel complet.. Mais hotel 2… Venez ». Nous avions pourtant réservé sur internet mais il ne soit pas savoir utilisé les plateformes et n’a apparemment pas pu fermer la possibilité de réservation de notre chambre. Nous sommes un peu soulés car si nous avions choisi de rester 2 nuits, c’est parce qu’on a enchaîné toutes nos étapes du Vietnam en 1 nuit dans chaque ville, parfois même en dormant dans le bus et que nous avions besoin pour une fois de juste défaire nos sacs et ne pas avoir à les refaire le lendemain matin… Raté ! Malgré notre manque de confiance, nous confions quand même notre sac de linge sale au réceptionniste pour le lavage car nous n’avons pas d’autre solution actuellement et que nous n’avons plus grand-chose à nous mettre.

Après s’être rapidement installés, nous sortons à la recherche d’un endroit où manger sans exploser notre budget. Nous traversons le Night Market qui a lieu les weekends et trouvons un restaurant de spécialités vietnamiennes. Après, nous nous promenons car il fait bon et l’ambiance est agréable. Nous arrivons sur le grand lac de Hanoi, aménagé pour le départ d’un marathon de 42kms à minuit le soir-même. Autour de nous, c’est festif et joyeux, ça nous apaise rapidement. Nous n’avons pas vu l’heure tourner et il est maintenant 23h donc nous décidons de rentrer pour partir pas trop tard visiter la ville le lendemain matin. Comme chaque jour, nous nous retrouvons au final avec un millier de choses à faire le matin et quittons notre chambre d’hôtel à midi (heure max du check-out au Vietnam). Bon, pour la visite matinale on repassera !

Nous allons à l’autre hôtel déposer nos affaires. Nous partons en direction de la cité impériale. Sur le trajet, on se retrouve à pieds sur une voie de chemin de fer. Elle est connue pour traverser la ville de Hanoi. Les maisons sont vraiment très près de la voie, ce qui a valu de très beau cliché à certains photographes. Nous aussi on fait quelques photos des lieux, c’est vraiment mignon, même sans train. Nous arrivons à la cité impériale et des centaines de lycéens, tous en tenue de diplômés, s’y trouvent. Bouquets de fleurs, certificats, photographes… D’ailleurs, il y a TELLEMENT de photographes qu’on a l’impression que tous les photographes de Hanoi ont été réquisitionnés pour l’événement. Ils se prêtent tous au jeu des photos : photos de groupe, individuelle, on prend la pose, on fait les tops modèles en marchant dans l’allée entre copines… C’est fou de voir cet aspect de leurs études et à quel point c’est si bien mis en avant par rapport à nos écoles françaises. Bon, du coup c’est compliqué d’avoir des clichés sans personne sur la cité impériale, nous n’avons visiblement pas choisi le bon moment.

Voie de chemin de fer qui traverse la ville de Hanoi 

Nous nous rendons ensuite au mausolée de Monsieur Ho Chi Minh, toujours à Hanoi. Pour rentrer dans l’enceinte du lieu, on doit passer un contrôle de sécurité comme dans les aéroports. Il y a des pagodes que l’on peut visiter. Mais surtout un énorme mausolée qu’on ne peut pas louper et pour lequel l’accès est formellement interdit et très bien protégé. Nous décidons après de découvrir le temple de la littérature. Là encore, des enfants, collégiens cette fois, y sont diplômés. Le temple de la littérature est vraiment beau et les pièces manuscrites exposées sont très délicates. On se balade au travers des parchemins suspendus, qui forment une sorte de très beau labyrinthe.

 Mausolée d'Ho Chi Minh et temple de la littérature à Hanoi

Nous terminons notre après-midi découverte en retournant aux abords du lac du centre-ville de Hanoi, afin de le voir une fois de jour. Le soir, nous nous promenons de nouveau le long du marché de nuit pour en profiter plus longuement.

Après ces 2 nuits à Hanoi, après avoir cherché un bureau de change et un bureau de poste, un taxi est venu nous chercher pour nous déposer à l’aéroport afin de retourner à Ho Chi Minh, d’où nous repartons le 29 novembre en bus. Quand nous arrivons à notre hôtel d’Ho Chi Minh, il est 2h du matin. Le taxi nous dépose et c’est la douche froide : nous sommes dans la rue la plus bruyante et la plus festive du quartier. Chaque hôtel, bar, a son propre DJ et met sa musique à fond en pleine rue. On connaît l’insonorisation des chambres ici et quand on rentre dans la chambre nos doutes se confirment : les fenêtres sont scotchées au mur, donc nous entendons la musique comme-ci nous étions dans la rue. Nous sommes épuisés mais nous n’avons pas d’autre solution que d’attendre que ça passe. Nous finissons par nous endormir. La musique s’est probablement coupée vers 4h. A 9h du matin, ça reprend. Les bars réouvrent, et leur musique (pas vraiment calme) nous réveille. Nous qui avions besoin d’une bonne nuit de sommeil avant de changer de pays, c’est raté.

Nous trouvons notre station de bus et nous nous achetons de quoi grignoter sur la route car nous savons que nous en avons pour 6h. A 11h20, nous sommes installés, c’est parti.

Nous traversons les 2 postes frontière à 14h : l’un pour quitter le Vietnam, le second pour rentrer au Cambodge. Nous avons laissé nos passeports avec 40$ chacun à notre chauffeur de bus et c’est lui qui est allé s’occuper de tout pour le visa (qui coûte normalement 36$). 30 minutes plus tard, nous y voilà : le Cambodge 😊

Ça vous évoque quoi ce nouveau pays ? Dites-nous tout en commentaire ! Nous avons hâte de vous lire !

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 Paysage au Cambodge

Après 6h de bus, reliant Ho Chi Minh (Vietnam) à Phnom Penh (Cambodge), nous arrivons vers 18h le 29 novembre 2022. Un chauffeur de Tuk-tuk nous saute instantanément dessus et ne nous lâche pas pendant près de 5 minutes. Sauf qu’après avoir passé la journée dans le bus, aussi confortable soit-il, Yvan s’agace rapidement devant l’insistance du chauffeur. Nous étions bien décidés à effectuer les 15 minutes qui nous séparaient de l’hôtel à pieds afin de nous dégourdir les jambes. Le Zing hôtel est un peu l’équivalent d’un Ibis Budget, avec une mauvaise connexion internet. Heureusement, nous ne sommes pas là pour ça. Booking nous envoie un mail pour nous proposer différentes activités à prix attractifs à faire à Phnom Penh et l’une d’entre elles botte particulièrement Yvan : la croisière sur le Mekong, qu’il s’empresse de réserver.

Le 30, nous sortons nous promener dans les rues de Phnom Penh. Nous trouvons la ville plus sale et les commerçants beaucoup plus insistants qu’au Vietnam. Dans le précédent pays, nous étions libres de choisir sans être aussitôt interpelés par les uns ou par les autres.

Nous nous dirigeons d’abord vers le musée du Cambodge, mais le prix de l’entrée nous rebute aussitôt, 10$ par personne pour les étrangers. Jusqu’à 5$ par personne on l’aurait fait, mais en plus nous avions lu divers blog voyages qui disaient que ce musée n’était pas foufou, alors nous avons laissé tomber. Nous nous sommes ensuite rendus vers le palais royal et la pagode d’argent, qui, eux-aussi étaient fermé pour cause covid… Super, quelle journée productive :D ! On se dit qu’on repassera un autre jour, mais finalement non, là aussi le prix nous fait rebrousser chemin d’autant plus que les photos sont interdites.


En nous baladant le long de la rivière, nous apercevons une pagode et décidons de nous y rendre. Un chauffeur de Tuk-tuk nous dit que c’est fermé, mais que ça réouvre 1h plus tard. Il dit qu’il peut nous emmener voir d’autres lieux intéressants, à 20 minutes de Tuktuk… Non, toujours pas, merci on n’est pas des pigeons. D’autant plus que nous voyons des européens se balader derrière lui, dans cette pagode supposée être fermée. Ces chauffeurs de Tuktuk ne nous laissent pas forcément une bonne impression. On contourne donc le lieu et on accède au temple sur le côté : il est bel et bien ouvert. De l’intérieur comme de l’extérieur il est magnifique et comporte beaucoup de détails. Des moines bouddhistes sont présents en train de préparer une salle pour une cérémonie.

Après quoi, nous rejoignons le parc public Wat Phnom. Ils font payer l’entrée 1$ aux visiteurs étrangers. On a comme l’impression de passer pour des distributeurs à billets dans ce pays mais cette fois c’est plus raisonnable et ça nous fera enfin une visite concrète dans cette journée. Et surtout de l’ombre, car il fait très chaud ici. Nous faisons quelques pas, et déjà de très gros oiseaux volent et se posent près de nous : des Calaos Khmers. Nous nous baladons pendant près d’une heure. Tout en haut, il y a un temple, et surtout plein d’autres Calaos Khmers (oui, c’est à peu près tout ce que j’ai retenu de ce parc, c’est vrai ^^).

 Calaos Khmers dans le parc Wat Phnom

On est de retour à notre hôtel vers 16h, une douche s’impose car nous repartons 1h après pour la croisière qu’Yvan a réservé. Un Tuk-tuk nous a été envoyé, prévu dans la réservation. Il nous dépose à l’embarcadère et nous rejoignons un petit bateau, mais quand même sur 3 niveaux. Nous allons tout en haut, c’est là que tout se passera. A peine installés, nos bières arrivent. Ah oui, on ne vous a pas dit pourquoi Yvan voulait faire cette croisière ! Ce n’était pas juste pour le coucher du soleil sur le Mekong, c’était surtout parce qu’il y avait bière illimitée et que la sortie d’une heure et demie ne coûtait que 15$ !! Voilà, vous comprenez mieux maintenant pourquoi Yvan, qui n’a pas le pied marin, a tant insisté. Nous sommes accompagnés d’un guide qui présente l’histoire du Cambodge à travers les différents bâtiments que nous voyons sur les rives. Le soleil se couche sur la capitale petit à petit. De légers nuages sont présents, ça vient agrémenter la beauté du coucher de soleil. Les couleurs sont belles, la température est agréable, et la bière est fraiche. On passe un super moment !

Coucher de soleil sur le Mekong 

Le lendemain, c’est plus tranquille. Nous nous baladons dans les allées du marché central juste à côté de notre hôtel. Il y en a dans tous les sens, c’est difficile de se souvenir si on est déjà passé par là ou non quelques minutes plus tôt.

Pour la nourriture, nous avons eu plus de mal à manger dans les bouis-bouis de rue du Cambodge qu’au Vietnam. Déjà, la langue est différente, ici c’est le Khmer qui est parlé et les lettres sont des dessins indéchiffrables pour nos yeux de français. Ensuite, presque aucun plat n’est traduit. Enfin, aucun prix n’est affiché nulle part, c’est vraiment une plaie ! Et après la journée de la veille, on reste prudent. Il faut aussi se faire à la nouvelle monnaie. Ici, ils jonglent entre le dollar US et le Riel du Cambodge. Tu donnes 20$ pour un repas de 12$, ils vont te rendre 5 en dollar et les 3$ restant en Riel. Tout ça de tête. Quand tu vérifies sur ton convertisseur, tu t’aperçois rapidement qu’il n’y a pas la moindre erreur. C’est leur quotidien de jongler entre ces 2 monnaies. On se retrouve vite avec beaucoup de billets en riel (leur monnaie ne vaut pas grand-chose, un billet de 5000 équivaut à 1,5 $) donc nous prenons également le pli de payer une partie en dollar et l’autre en riel. Comme les centimes n’existent pas, ils arrondissent souvent au plus proche, on finira par faire pareil pour se débarrasser au maximum des Riel.


Le 1er décembre au soir, nous prenons un bus de nuit pour nous rendre à Siem Reap. Quelle surprise ce bus de nuit ! Déjà, il était à l’heure, ce qui nous change complètement du Vietnam qui frôlait presque à chaque fois les 2h de retard. Ensuite, les couchettes sont de vraies cabines, séparées chacune par une cloison et que l’on ferme avec un rideau. D’un côté les tapis de sol pour 2, de l’autre ceux pour 1 personne. Nous arrivons au petit matin (5h10…) à Siem Reap. Nous attendons à la gare routière que le jour se lève et nous nous rendons à notre GuestHouse : Smiley’s GH. Le propriétaire nous invite à laisser nos sacs et nous met à disposition douches et WC si nous le souhaitons. On peut également prendre un petit déjeuner avant d’entamer notre journée. Il était super attentionné, on adore et on se sent aussitôt très bien. Nous louons un scooter pour 24h et prenons la route vers le nord.

Bus de nuit et Guest House à Siem Reap 

Siem Reap, c’est la ville des temples. Le plus connu d’entre eux, c’est évidemment le Temple d’Angkor Wat, il n’est pas très loin de notre Guest House et du parcours que nous avons prévu avec notre chauffeur de Tuk-tuk pour les 2 jours suivants.


Voici donc le détail de nos 3 jours de visite des temples :

JOUR 1 (vendredi 2) :

- La rivière aux mille lingas avec sa cascade (Kbal Spien), située à 50km au nord de Siem Reap (on était content d’arriver, on avait mal aux fesses en scooter sur leurs routes !)

- Banteay Srei, un peu plus au Sud de la rivière, mais tout de même à 38km de Siem Reap.

- Phnom Bok et ses 627 marches (Yvan a compté) qui m’ont fait mourir de chaud.

- Les 3 temples du groupe Roluos (Lolei, Preah Koh, Bakong) : eux, sont juste à côté de la ville, on y est en 5min en scooter !

 Jour 1 autour de Siem Reap, temples et cascades

JOUR 2 (samedi 3) : PETIT CIRCUIT

- Lever de soleil sur Angkor Wat

- Se balader et faire quelques photos sans touristes sur le lac Srah Srang

- Visiter le temple Banteay Kdei, qui se trouve en face du ponton de Srah Srang (il y a juste une route à traverser)

- Visite de Ta Prohm

- Bayon et ses temples alentours : ils sont 10 au total (dont Ta Keo, la terrasse des éléphants & Baphuon). On ne pensait pas, mais on a mis 1 heure à visiter celui de Bayon tellement il est majestueux et rempli de petits détails. Le chauffeur nous avait dit qu’on en aurait environ pour 3h à visiter les 10, et c’est effectivement le temps qu’on a mis donc un conseil : faites en sorte que ça ne tombe pas pendant la pause déjeuner ! Anticipez le temps de visite.

- Nous sommes ensuite retournés à Angkor Wat pour visiter le temple. Agréable surprise, il n’y avait pas grand monde, par contre ça ferme tôt (17h30). Nous pouvions facilement faire des photos sans personne autour donc c’était top ! Attention : pour ce temple, on m’a refusé l’entrée tout en haut malgré mon châle qui couvrait mes épaules : tee-shirt et pantalon obligatoire.

Ça nous a fait une énorme journée et nous étions bien fatigués. Départ à 5h de notre Guest House et retour à 19h. Nous aurions grandement apprécié une journée de repos le lendemain mais notre chauffeur n’était pas disponible lundi donc nous devions absolument faire notre dernière étape le dimanche.

Petit circuit - temples d'Angkor 

JOUR 3 (dimanche 4) : GRAND CIRCUIT

- Temple Kravan, très bien conservé et très photogénique.

- Bat Chum, en cours de restauration à notre passage et assez similaire à Kravan.

- Pre Rup, celui qui ferme le plus tard (19H) et sur lequel vous pouvez voir un coucher de soleil.

- Mebon, copie de Pre Rup en plus petit.

- Ta Som, petit mais très beau, c’est un gros coup de cœur.

- Neak Pean, posé sur une île au milieu d’un lac immense.

- Preah Khan, si vous aimez Tomb Raider, Indiana Jones et la chasse aux trésors, vous vous croirez dans un film ici.

Il y a plein de temples, mais ça se fait vite (environ 30min chacun) et ils sont côte à côte. Prévoir une bonne demie-journée (8h-14h)

 Grand circuit - Temples d'Angkor

Les Pass :

Nous avons acheté notre pass sur internet, sur leur site officiel (Angkor Enterprise) : attention à ne pas passer via un autre type de site, les tickets ne seront pas valides ! L’autre moyen d’acheter ses tickets est de se rendre au Ticket Center, un peu à l’écart de la ville, mais cela nécessite de respecter les horaires d’ouverture, ce qui peut être contraignant.


Il y a 3 formules, toutes valides sur internet et dans le Ticket Center :

Option 1 : Achat d’un ticket 1 jour, avec 1 jour offert (soit 2 jours de visites), utilisables sur 5 jours non consécutifs (vous pouvez donc par exemple visiter 1 jour, faire une pause pendant 2 jour, puis utiliser votre 2ème jour gratuit dans les 5 jours de limite). Prix par personne : 37$US par personne ;

Option 2 : Achat d’un ticket 3 jours, avec 2 jours offerts (soit 5 jours de visites), utilisables sur 10 jours non consécutifs. Prix : 62$US par personne ;

Option 3 : Achat d’un ticket 7 jours, avec 3 jours offerts (soit 10 jours de visites), utilisables sur 1 mois non consécutif. Prix : 72$US par personne.

Nous avions choisi l’option 2, car ça nous permettait notamment de visiter Banteay Srei et les temples Roluos, qui sont à l’extérieur des Petit et Grand circuits, sans être dans la précipitation.


On nous a souvent proposé à l’entrée des temples d’être accompagné d’un guide certifié pour la visite. Nous n’avons pas choisi cette option car ça coûtait évidemment plus cher mais je pense que ça aurait pu être intéressant pour Bayon et Angkor Wat.

C’est vrai que les Pass des temples sont déjà un (gros) budget et on pourrait penser que c’est de l’argent facile vu le nombre de touristes (ce qui n’est pas totalement faux vu la situation politique). Cependant, les sites sont très bien entretenus, il y a du personnel à chaque temple : contrôle de billet (chemise rose), sécurité (chemise bleu), nettoyage (chemise verte), guides (chemise beige). La restauration des temples se fait de manière très régulière. Et depuis le covid, la fréquentation a baissé de 2/3.


Au tout début, le programme des jours 2 et 3 devait être inversé, et surtout être répartis sur 3 jours mais notre chauffeur nous a expliqué que ceux-là se faisaient bien sur 2 jours. Ce qui a motivé notre inversion, c’est qu’un semi-marathon était prévu au départ du temple d’Angkor Wat le dimanche 4 décembre à 5h30 et on s’est dit que ce serait vraiment le bordel pour le lever du soleil. Le hasard a très bien fait les choses, le temps le dimanche 4 a été couvert toute la journée, avec parfois de grosses pluies. Le soleil ne s’est jamais levé, nous aurions vraiment été très déçus de nous déplacer si tôt pour rien.

Pour l’ordre de visite, c’est « de base » pré-établi car le gouvernement cambodgien a créé 2 routes : petit circuit et grand circuit (tel que détaillé au-dessus dans le programme de nos visites), mais si vous souhaitez le faire à votre sauce sans chauffeur, je vous conseille vivement de regarder les horaires d’ouverture de chaque temple sur le site internet.


Tarif de notre Tuk-tuk :

Notre chauffeur, Dara, propose des excursions à la journée. Il a aussi une glacière sur son Tuk-tuk avec de l’eau fraîche toute la journée et offre deux snacks par jour. On a eu droit à diverses spécialités locales sucrées et salées (comme par exemple des gaufres au lait de coco, ou encore un Krâlan – riz cuit à la braise dans du bambou).

Petit circuit : 15$ (ce n’est pas un tarif par personne)

Grand circuit : 18$

Prévoir de rajouter un supplément de 5$ pour un lever ou coucher de soleil.

Son contact Whatsapp : +855 98 300 845


Nos coups de cœur :

- Evidemment, le fameux lever de soleil sur les temples d’Angkor Wat. On a pu se positionner à un super spot en plus grâce aux conseils de Dara.

- Preah Khan : la nature a repris le dessus ici. On y retrouve notamment l’arbre de Mowgli dans les temples du Livre de la Jungle.

- Bayon, pour sa grandeur et ses innombrables détails

- Ta Som, pour la merveilleuse surprise que ce temple nous a offert à la fin : un arbre majestueux qui s’est développé autour des pierres de la porte du temple et qui invite les touristes à la méditation.

- Ta Keo : Vous en monterez des marches, et il vaut mieux ne pas avoir le vertige car c’est TRES raide. Cependant, ce temple vaut clairement le détour.


Ce qu’on a moins apprécié :

- L’intérieur d’Angkor Wat. Le temple est connu pour être le plus complet, alors que les autres sont plus en ruines. Cependant, c’est le temple qui a le moins de motifs sur les murs et ça devient vite redondant de le visiter. En revanche, quand on est tout en haut, le point de vue offert vaut le détour (pour ceux qui seront en tee-shirt, du moins…).

On avait également peur de se lasser, de revoir régulièrement la même chose qu’au temple précédent, mais en fait pas du tout. Nous avons été émerveillés à chaque nouveau temple, de découvrir tant de sculptures, de détails, de formes, de superficie,… Nous y retournerions volontiers !


Le dimanche soir, il y avait le match France/Pologne et nous sommes allés le regarder dans la « rue des bars » (Pub street) de Siem Reap. Il y avait une sacrée ambiance quand même là-bas ! Au bar où nous nous sommes installés, pas de chance, il y avait tout plein de polonais juste devant nous, et puis des costauds hein ! Le genre de personnes à qui tu n’as pas envie de t’embrouiller. Mais finalement, ils étaient cool. Le lendemain, nous nous sommes reposés avant de reprendre le bus de nuit qui nous ramènerait à Phnom Penh pour ensuite nous diriger vers Kampot. Notre hôte de Guest House nous a proposé de prendre une douche le soir avant de partir car nous avions rendu la chambre le matin même. C’est rare, on a trouvé ça très gentil de sa part.


2 jours plus tard, nous arrivons sur Kampot le mercredi midi après 3h de minibus que nous avons trouvées interminables car notre chauffeur s’arrêtait toutes les 5-10 minutes de la première partie de route pour aller papoter avec des copains… Je pense qu’on aurait pu faire le trajet en 1h30 sans ces arrêts inutiles ! Ta Eng, c’est le nom de notre Guest House. Cette fois-ci, notre hôte parle français, et il a appris plein d’expressions, qu’il s’amuse à ressortir à chaque touriste français « C’est parti mon kiki », « A plus dans l’bus », « A demain dans le train », « Roule ma poule », « Les bons comptes font les bons amis ». Avec son accent cambodgien, on trouvait ces expressions à la fois drôles et mignonnes.

Nous lui louons un scooter pour 2 jours, à 5$ par jour et nous allons nous balader dans les marais salants pour faire quelques photos au coucher du soleil. Là-bas, pas le moindre touriste, et pas trop de passage, c’est plutôt calme. Il faut dire aussi qu’il vaut mieux y aller par temps sec, car c’est un chemin de terre ocre, qui peut s’avérer glissant s’il pleut.

 Coucher de soleil sur les marais salants de Kampot

Le jeudi, nous nous rendons à « La Plantation », pour visiter un site éco-certifié de la culture du Poivre de Kampot, labellisé IGP (Indication Géographique Protégée). Là encore, le GPS indique 45min de route mais nous avions bien fait d’en prévoir 1h30, car on a facilement 20 à 30 minutes de chemin de terre ocre. D’ailleurs, ce n’est pas du tout conseillé de s’y aventurer par temps de pluie.

 Paysage en arrivant à La Plantation - Kampot

Nous choisissons la visite de 10h30, en français. Ils ont 4 départs par jour en français et plus régulièrement en anglais. La Plantation a été créée en 2013 par un couple franco-belge, qui a eu un coup de cœur pour Kampot et a souhaité faire renaître sa culture du poivre qui disparaissait de ses terres d’origine. Ils ne connaissaient rien au métier à l’origine et se sont fait accompagner de personnes ayant le savoir-faire et les connaissances qui leur manquaient.

Aujourd’hui, ils produisent 30 tonnes de poivres (majoritairement vendus à l’export) et ont entre 100 et 150 salariés. Une partie des bénéfices est utilisée pour financer du matériel scolaire pour une école partenaire et offrir des bourses d’études supérieures aux 3 élèves les plus prometteurs.

 Production de poivre à La Plantation - Kampot

Le poivre de Kampot se décline en plusieurs variétés : le poivre blanc, le poivre noir, le poivre rouge et le poivre vert. Peu importe sa couleur, il faut savoir que c’est le même poivrier qui en est à l’origine. La seule chose qui varie, c’est le temps de maturité du poivre ou le traitement effectué dessus après récolte. On trouve également le poivre long, moins connu en France que le poivre rond.

Après une visite d’environ 1h, place à la dégustation des différents poivres pendant 20-25minutes. J’ai beaucoup aimé le poivre blanc, qui se marie très bien avec les poissons et crustacés d’ailleurs. Yvan, lui, a préféré le noir. A la fin de la visite on repart avec la petite feuille explicative de l’utilisation et des arômes des différents poivres, où l’on a pu noter ce qu’on avait préféré et moins bien aimé. Le poivre au sel était très bon également, on peut le rajouter en apéritif sur une coupelle de fruits séchés par exemple.

La Plantation produit également différentes épices, que nous avons également bien appréciées, telles que le curry rouge ou encore la cardamome.

La Plantation - Kampot 

Pour notre dernier jour sur Kampot, nous décidons de nous offrir une journée off à la plage de Kep, à 45 minutes de Kampot. Quelle déception… Il n’y avait PERSONNE, le Crab market était remballé et pas le moindre centre-ville… Le Crab market c’est normalement LE truc à voir là-bas, mais on aurait dit que ça faisait plusieurs semaines qu’il n’existait plus… Sommes-nous tombés sur une période pas touristique ? On ne sait pas, mais en tout cas c’était un peu la loose. Heureusement, il nous restait l’activité pour laquelle nous étions principalement venus : bronzette sur la plage et baignade dans la mer. L’eau était bonne et on a apprécié pouvoir se baigner régulièrement car il faisait très très chaud. Nous sommes cependant rentrés sur Kampot avec une pointe de déception, mais soulagés de ne pas y avoir réservé 1 nuit, comme ce que nous avions initialement prévu.


Notre séjour au Cambodge se terminant, nous rentrons une dernière fois à Phnom Penh en bus. Cette fois-ci, le chauffeur mettra également 3h, mais à cause du trafic sur la route, donc on ne lui en veut pas.

Le lundi 12, nous arrivons à l’aéroport de Phnom Penh à 6h du matin, prêts à nous envoler pour notre prochaine destination : La Nouvelle-Calédonie !!

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Nous embarquons tout d’abord dans un avion de la compagnie Cambodia Airways, qui nous emmène à Singapour, où nous devons faire le passage de la frontière pour récupérer nos bagages et les réenregistrer plus tard. Comme nous avons une escale de 7h, notre plan est de visiter la ville grâce à une navette gratuite qui propose un tour de 2h des principaux monuments, suivi d’une visite du plus grand aéroport du monde. Malheureusement, le centre d’information de l’aéroport nous informe que depuis le Covid le trajet de 2h en bus n’est plus proposé, donc nous décidons de rester dans l’aéroport. Il ne nous faut pas longtemps pour trouver la fameuse cascade qui se trouve dans le terminal 1. Nous sommes émerveillés par tout ce qui se trouve autour de nous : déjà, la cascade est impressionnante, ensuite il y a des milliers de plantes vertes naturelles (passion calathéa, maranta et monstera… les proches savent), et enfin il y a un train qui passe en haut, à côté de la cascade, dans le dôme. Un lieu incroyable !

Aéroport de Singapour Changi 

Le Terminal 1 a plusieurs étages remplis de boutiques et de restaurants, car c’est aussi et surtout un centre commercial. Nous n’avons clairement pas les moyens pour s’acheter quoi que ce soit ou pour manger dans l’un de leurs restaurants, on se rabat sur un McDo… Même lui il est un peu plus cher, mais bon, c’est Singapour quoi. Le Terminal 2 est en travaux, donc il y a moins de choses à voir. En temps normal apparemment on peut accéder à un point de vue sur les pistes de décollage mais pas cette fois. Il y a quand même une exposition sur Claude Monet et ses peintures de Normandie. Enfin, le Terminal 3, c’est celui dans lequel on reprendra notre avion. Il y a énormément de monde ici. Au sous-sol de ce bâtiment, il y a beaucoup de jeux et d’activités pour enfants, et même une fête foraine, on ne sait plus où donner de la tête !

Nous ne sommes pas allés au cinéma de l’aéroport (oui, le lieu a son propre cinéma) car on avait déjà vu une partie des films proposés et ça nécessitait pour Yvan de réfléchir car les paroles seraient en anglais :D On évite aussi la piscine, après il faut faire sécher les maillots de bain !

3h avant notre vol, nous allons enregistrer nos bagages auprès du comptoir de la compagnie AIR CALIN. Je ne pense pas qu’il existe de nom de compagnie plus mignon que celui-ci. Au revoir les sacs à dos, on vous retrouve demain matin. Enfin libérés, faut dire qu’ils sont assez lourds vu le nombre de souvenirs achetés depuis le départ, que l’on prévoit de faire partir par colis depuis la Nouvelle-Calédonie (territoire français).

Nous embarquons à l’heure mais décollons avec 1h de retard, car nous sommes dans l’attente de l’accord de la tour de contrôle. Nous en avons pour 8h30 de vol. Evidemment, nous avons droit à un repas et un petit déjeuner. Au moment du repas, ils nous servent un apéro… On prend du champagne (😊), puis ils nous proposent du vin pour le repas… Naaaaaann on va rester au champagne ! =) Je dors quelques heures, tandis qu’Yvan qui n’arrive jamais à dormir en avion regarde des films toute la nuit. Je me réveille au bout de 4h et ouvre le hublot. Dehors, le soleil est déjà levé et nous offre une vue splendide sur les nuages et l’Australie, nous sommes au-dessus de Darwin. Je n’arrive pas à me rendormir et ils servent le petit-déjeuner 1h après : une omelette, un croissant, un BON café (tellement rare dans l’avion) et un jus d’orange.

 Dans le vol AirCalin à destination de Nouméa

En arrivant à l’aéroport, je tente immédiatement de contacter l’agence de location de voiture pour prévenir de notre retard. Nous arrivons sur le territoire après diverses vérifications (matériel de rando, épices, vérification des papiers d’identité) et passons au Duty Free. Nous avions prévu de payer la location de voiture en espèces car en bon français nous avons encore et toujours ce même problème avec les cartes bancaires DEBIT. On passe au distributeur avec notre carte de banque en ligne, mais peu importe le montant choisi, le retrait est refusé à la fin. On effectue donc le retrait avec nos CB perso. Nous prenons notre véhicule, une petite Peugeot 108, louée avec Amarent.

En Nouvelle-Calédonie, nous sommes logés chez Délhia et Mathieu, à côté de Nouméa. Quand nous arrivons, nous ne les connaissons pas. Pas directement en tout cas. Mathieu est le fils d’un ami de mon père. Il est arrivé en Nouvelle-Calédonie il y a 16 ans et nous ne les avions jamais rencontrés. Le 1er jour (lundi 12 décembre), on fait quelques courses, on s’installe tranquillement, on va (de nouveau) retirer de l’argent et on profite de la piscine.

Le mardi, nous partons déjà pour un tour en bateau jusqu’à l’île des Pins. Au programme du jour : vélo, baignade et farniente. Bon, pour le vélo, on avoue qu’on en a chié.

Sur le bateau, nous avons la désagréable surprise de découvrir que les 3 tentatives de retrait de la veille qui ont échoué nous ont été débitées… Pour un total de 700€… Sueurs froides. On contacte directement notre banque en ligne. L’inconvénient avec le décalage horaire, c’est que tu sais qu’ils ne verront ta requête que le soir pour toi quand tu iras te coucher, qui équivaudra au matin pour eux, si tant est qu’ils traitent ta demande en premier, mais ça tu peux rêver.

On profite quand même de notre journée, on ne peut rien faire de plus. Nous louons les vélos à un « gîte » (j’appellerais plus ça un camping) et nous nous mettons en route. On les voit venir les mètres de dénivelé positifs… Heureusement, des employés de l’entretien des routes s’arrêtent et propose de nous faire passer le col puisque leur chantier est à côté. On accepte, on charge les VTT dans la benne et on est bien content qu’ils nous aient proposé ça, quand on voit les pentes qu’on aurait dû avaler… Nous arrivons au spot que nous avions en tête : la piscine naturelle. Une pancarte dit que pour y accéder, il faut traverser un terrain privé et que l’on doit payer 2000 francs calédoniens par personne… Presque le prix des vélos qui nous ont coûté 42€ les 2… Non merci. On fait demi-tour et on cherche à y accéder par un autre sentier. On longe le chemin à droite de l’hôtel Le Méridien et on avance autant que possible avec nos vélos. On finit par les accrocher entre eux près d’un arbre et il ne nous reste plus que 5 minutes à faire à pied.

La piscine naturelle est magnifique ! 3 nuances de bleu sur le même lagon et des pins tout autour. Nous faisons quelques photos et allons à l’eau avec les masques et tuba prêtés par Mathieu & Délhia. Aussitôt, il y a plein de poissons autour de nous. On profite à fond de notre temps sur place. Vers 15h30 il est déjà l’heure de repartir car nous devons ramener les vélos à 17h30 et il y a une bonne heure et demie de vélo. Petit hic, la roue arrière de mon VTT est dégonflée. On se dirige vers Le Méridien en espérant que ça ne soit pas crevé et qu’ils aient de quoi regonfler le pneu. C’est bon, le pneu est à nouveau gonflé, nous repartons, on croise les doigts pour qu’il ne se dégonfle pas à nouveau en chemin. Le temps nous est compté donc il faut se dépêcher. Oui, mais à l’aller on a eu de la chance, une camionnette nous a emmené, mais au retour il faut se débrouiller. On emprunte un autre chemin, avec moins de dénivelé mais 1km plus long. Nous ne le savons pas encore en prenant cette décision, mais on a clairement bien fait car nous n’avons pas eu trop de difficultés à rejoindre le « camping » pour rendre nos VTT. Ici, les gens qui passent en voiture te saluent et ralentissent, qu’est-ce que c’est agréable ! Nos vélos sont rendus, mon pneu arrière n’a pas dégonflé, nous récupérons la caution (le passeport d’Yvan) et rejoignons le quai d’embarquement à pieds.

 Carte postale made by YL depuis l'ile des pins en Nouvelle-Calédonie

Nous arrivons à Nouméa vers 21H. Une bonne nuit de sommeil est nécessaire car nous partons le lendemain pour 2 nuits de camping à Poé.

Le mercredi, nous partons en toute fin de matinée après avoir réglé 2-3 détails. Nous n’avons pas eu de réponse de notre banque en ligne, mais on sait qu’il y en a en général pour 2 jours avant d’avoir un retour. Nous refaisons des courses et nous nous arrêtons à une aire de pique-nique à Tomo, avec vue sur mer.

Nous reprenons la route et arrivons au camping municipal de Poé vers 16h. Plutôt pas mal ce lieu, il donne un accès direct sur la plage, et franchement c’est classe. On s’attendait tout de même à y voir du monde, à 2 jours des vacances estivales. 2 tentes, une caravane. On a l’embarras du choix pour l’emplacement ! Evidemment, c’est tout nous, on calcule mal et on se retrouve en plein soleil dès le matin… Bon choix d’emplacement !

On s’est acheté un pack de 6 bières. Ici, c’est hors de prix l’alcool, donc il faut que ça reste occasionnel. Quand je dis hors de prix, c’est qu’un pack de 6 bières de merde (pardon, bas de gamme…) du Vanuatu qui nous coûte environ 15€. Et encore, je ne vous parle pas des alcools forts ! Du coup, on savoure notre bière sur la plage au coucher du soleil et c’est trop beau. Pas le moindre nuage à l’horizon, mais des milliers d’étoiles une fois la nuit tombée. On n’en avait jamais vu autant, c’était splendide ! La soirée se termine avec un feu de camp dans le camping, où l’on fait cuire des pommes de terre à la braise et des saucisses sur une grille de barbecue. Nous ne sommes pas les seuls à nous régaler, je suis visiblement le plat préféré des moustiques, qui sont nombreux ici.

YL profitent de la vie depuis la plage de Poé 

Le jour suivant, nous partons à la découverte de la Baie des Tortues et de la baie de la Roche Percée comme nous l’ont conseillé Délhia et Mathieu. Les tortues sont de retour de novembre à mars, donc on est en plein dedans, on espère en croiser. On s’installe sur la plage, au seul coin d’ombre possible, le sable nous brûle littéralement les pieds. On va nager, toujours accompagnés de notre masque et de notre tuba. Pas de tortue à l’horizon, je suis déçue, j’aime trop les voir. J’en avais vu une quand j’étais à Bali, c’était magique. On retourne à la voiture, on mange nos sandwichs, et on fait quelques minutes de route pour rejoindre la plage de la Roche Percée. On est rapidement déçu du lieu, on préfère la plage du camping municipal de Poé, le sable y est plus clair. On décide donc de rentrer et d’aller se poser là-bas avec notre parasol. Comme il fait chaud, on va rapidement à l’eau. On voit au loin 2 jetski de nageurs sauveteurs passer. Après avoir traversé le mur d’algues, j’attends Yvan qui est retourné à la voiture car il avait oublié la GoPro. Il arrive, tant mieux, car à ma droite, il y a une grosse tortue, pourtant l’eau n’est pas profonde (1 mètre) mais elle est là, sous l’eau, en train de brouter dans les herbiers. On reste près d’elle, elle est calme et se laisse approcher. On la suit pendant 5 à 10 minutes, avant qu’elle finisse par partir. Un hélicoptère de la gendarmerie passe au-dessus de nous, on ne s’en soucie pas trop sur le moment. De toute façon, on va sortir de l’eau, on a vu ce qu’on souhaitait voir : des poissons et une tortue. Sur le retour, une femme nous dit « vous avez vu les flics ? Ils vous cherchaient. Ils ont repéré un requin tigre de 2,5 mètres pas loin de là où ils vous ont vu vous baigner plus tôt donc ils voulaient vous faire sortir ». Ah non, les flics ne nous ont pas parlé, et nous n’avons pas vu le requin. Peut-être que lui si, mais on ne le saura jamais…

Tortue face à la plage de Poé 

Le soir, c’est le même scénario que la veille : bière pour le coucher du soleil, pommes de terre à la braise et chipo ! Mais un peu plus tôt le barbecue cette fois, car c’était galère la veille de tout préparer dans le noir.

Vendredi matin, nous partons vers 8h30 direction le Parc des Grandes Fougères, près de Farino. Il y a une heure de route mais c’est sur notre chemin pour rentrer à Nouméa. Avant de partir, j’avais un mail de notre banque en ligne, qui nous envoyait un kit de contestation à ne compléter que si les 3 opérations de retrait, qui étaient en attente, étaient finalement validées. Nous devons donc attendre 1 jour de plus pour le verdict.

Nous arrivons au Parc et nous déclarons à l’accueil le parcours choisi. On prend celui d’1h15 car nous sommes attendus par Délhia et Mathieu en début d’après-midi pour aller dans la maison de Mathieu dans la montagne.

Le sentier nous fait découvrir les différents bruits des 5 oiseaux qu’on entend le plus dans le parc. Le Parc des Grandes Fougères porte bien son nom, on y trouve différentes variétés de plantes. Il y a un arbre par terre qui attire notre attention, il est creux à l’intérieur. A l’extérieur, tout le tronc est composé de motifs, comme des dessins, des formes géométriques. On se demande dans un premier temps si c’est naturel, puis on en voit d’autres avec les mêmes formes, donc on sait que oui. On mange notre sandwich et on repart vers midi. On s’arrête quelques minutes à l’aéroport pour vérifier le nom de la banque où nous avions fait les tentatives de retrait, car si le lendemain les 3 retraits sont considérés comme effectués, on veut pouvoir aller faire une réclamation auprès du guichet concerné. Quel tracas cette histoire que l’on se traîne depuis le début de la semaine !

 Parc des Grandes Fougères, près de Farino

Mathieu est allé chercher son fils à l’école, ça y est c’est le début des vacances scolaires, 2 mois de vacances pour le bonhomme. Ensuite, tout le monde en voiture : les grands, les moins grands, et les 2 kiki à 4 pattes.

La maison de Mathieu, on y accède qu’en 4x4, elle est en haut d’une montagne et d’un chemin de terre et de gros cailloux. Faut être motivé, mais elle offre une sacrée belle vue ! Il a planté énormément d’arbres, et presqu’aucun d’entre eux n’a la même variété… ça fait aussi une sacrée forêt !! C’est paisible en plus, tout là-haut. Mathieu prépare à manger, il cuisine vraiment bien… Normal avec sa formation en cuisine et son expérience dans les grands restaurants étoilés du monde. Du coup on le laisse faire. Owen, son fils de 8 ans, prépare le feu du braséro pour le barbecue. Presque comme un pro haha (il faudra quand même surveiller qu’il ne finisse pas par brûler moitié de l’ile au chalumeau). Au menu : pommes de terre à la braise avec une crème fouettée et entrecôte grillée… Le tout accompagné d’une bouteille de vin… Un régal.

 Petite soirée chill

Samedi matin, nous partons tous les 5 au barrage de Yaté. Le programme c’est baignade dans les gorges en contrebas du barrage, c’est magnifique. Le seul truc, c’est qu’il faut prier pour qu’il ne s’ouvre pas le jour où on y va, parce que tu as moins de 5 minutes dès que tu entends les sirènes pour partir en courant et monter le plus haut possible… C’est mal fichu leur truc, c’est automatique. Pas étonnant qu’il y ait des morts parfois. Bon, passé ce détail et le fait qu’il y ait des pancartes partout pour dire que l’accès est interdit, le lieu en vaut carrément le détour. De toute façon le niveau d’eau n’est pas assez élevé pour qu’ils ouvrent les portes. Ça fait des jolies piscines d’eau transparente dans les rochers et de belles cascades, ça donne envie de faire une session canyoning. On y passe environ 6h en tout. On mange, on bronze, on nage, on saute (pour les plus motivés). Comme on est samedi, il y a un peu de monde.

 Journée au barrage de Yaté

On repart vers 16h, bien content de ce moment passé tous les 5. On repasse rapidement chez Délhia se changer et on sort ensemble au MV Lounge boire un verre et manger une planche charcuterie fromage avec vue sur mer, avec en prime le coucher de soleil qui nous tient compagnie. On finit la journée avec une très très grande pizza qu’on se partage tous les 5.

Dimanche, c’est l’anniversaire de Délhia. Le réveil sonne à 6h. Délhia et Mathieu ont prévu de sortir le zodiac pour nous emmener en PMT (Palmes, Masque, Tuba) sur la barrière de corail et de rejoindre une amie l’après-midi qui fête son anniversaire sur l’îlot Maître. On n’a pas la même vie entre la métropole et les îles visiblement haha. Ici, tu prends un taxi-boat, et hop, tu arrives sur un îlot. Normal, n’est-ce pas ? Haha

En attendant, les différents spots de plongée étaient VRAIMENT sympa. Le premier, c’était plus beau que dans le plus fourni des aquariums. Tellement de poissons différents ! Mais aussi tellement de requins… J’en ai vu 2, Mathieu en a vu 6. Dont un qui est passé juste en dessous de moi au moment où je me mettais à l’eau, mais que je n’ai pas vu. Une jolie bête apparemment. Parmi les 2 que j’ai vu, il y en avait un petit qui s’éloignait et un plus gros, au sol sous un rocher, qui attendait le moment propice pour sortir. Apparemment ce n’était pas maintenant ! Nous avons aussi croisé 3 tortues sur les différents endroits où nous avons plongé. Il y en a une que nous avions suivie Yvan et moi. Sur le bateau, Mathieu a offert une bague à Délhia… Il aurait quand même pu trouver mieux que la barrière de corail pour faire ce genre de cadeau, vous êtes d’accord ? Mdr

Après cette matinée de plongée, de découvertes et de zodiac, on s’arrête manger sur l’îlot Maître. On mange notre sandwich (qui, d’ailleurs, était excellent) et on rejoint Charlène, l’amie qui fête son anniversaire. On repart vers 17h, c’était une grosse journée. Intense mais magique pour nous tous.

Le lundi, il était prévu que nous allions à la Rivière Salée, mais avec Yvan nous devons nettoyer nos sacs et chaussures avant d’entrer en Nouvelle-Zélande, car ils sont très stricts là-bas. On doit aussi envoyer le colis des 6kgs d’affaires et de souvenirs dont on s’est encombrés depuis notre départ… Ça fera 110€ s’il vous plaît. Et Joyeux Noël bien sûr ! Mathieu nous dit que c’est surprenant d’avoir eu 8 jours consécutifs de soleil ici, d’habitude ils ont toujours un peu de pluie. L’après-midi, nous sommes allés voir Avatar. Je pense qu’Yvan avait besoin de se poser dans une salle de cinéma pour se vider la tête ! En rentrant, on lave la voiture de location que nous devons rendre propre, intérieur et extérieur. Dernier repas tous les 5, Mathieu prépare des supers burgers. On doit se lever tôt le lendemain, et partir à 5h15. 19h, la pluie commence, l’orage arrive. Bon, si on avait su, nous n’aurions pas fait l’extérieur de la voiture ! Il a plu toute la nuit, et ça a même redoublé d’intensité en début de matinée. Ça arrive qu’il y ait autant de débit, mais pendant 20minutes, pas pendant toute une nuit… Délhia et Mathieu nous disent de partir plus tôt, qu’on risque même d’être coincés et de devoir faire demi-tour sans pouvoir prendre notre avion. Ils cherchent à contacter l’aéroport mais il est trop tôt, nous prenons donc la route à 5h. Nous arrivons à la station-service de l’aéroport au bout de 50 minutes, finalement ça a bien roulé. Problème : les pompes sont vides, il y a un blocage dû à une grève (Territoire français on a dit) et les stations alentours n’ont pas pu être réapprovisionnées. Nous allons donc devoir rendre la voiture sans avoir fait le plein. Heureusement l’agence de location a été compréhensive et ne nous a pas sur-facturé le plein comme elle le fait en temps normal.

C’est la fin d’un merveilleux séjour en Nouvelle-Calédonie. Nous avons découvert des paysages que nous ne soupçonnions même pas, des gens incroyablement gentils (merci Délhia & Mathieu !!) et une manière de vivre à la française, bien différente de celle en métropole. Si vous avez envie d’y aller, on vous recommande de prévoir au moins 3 semaines, 8 jours c’est bien trop court. On vous donnera autant de conseils que possibles pour vivre au mieux votre séjour là-bas. Mais encore une fois, nous sommes très reconnaissants de cette chance qui nous a été offerte et qui nous a permis de faire de belles rencontres. C’est promis, on y retournera et pour plus longtemps cette fois !

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Tout d’abord, je souhaite revenir sur un passage de la Nouvelle-Calédonie, parce que j’étais persuadée de l’avoir mentionné, mais en me relisant je m’aperçois que non : OUI, nous avons bien été remboursés de nos 700€, et ce fut un énorme soulagement, comme vous pouvez vous en douter. Pour celles et ceux qui n’auraient pas suivi, n’hésitez pas à lire le récit précédent sur nos péripéties en Nouvelle-Calédonie.


Nous partons pour 2h45 de vol, à destination d’Auckland, la capitale de Nouvelle-Zélande. Dans l’avion, on nous donne un feuillet à remplir, pour le contrôle biosécurité à l’arrivée. Avec des questions telles que « avez-vous du matériel de randonnée utilisé ? », « transportez-vous des épices ? »… Mmmmh… Est-ce qu’ils considèrent le sel comme des épices ? Est-ce que nos chaussures de randonnée préalablement lavées seront considérées comme utilisées ? Nous cochons oui, on préfère ne pas faire les malins en Nouvelle-Zélande. A l’arrivée, en fonction des réponses, les douaniers nous interrogent et dirigent les visiteurs vers différentes files. Quelqu’un inspecte nos chaussures de randonnée. Verdict : il reste un peu de terre, ils vont les passer au jet antibactérien. Ça ne rigole pas ici, mais au moins nous n’avons pas de problème. Dans la file d’à côté, quelqu’un n’a déclaré ni sa tente, ni ses chaussures de randonnée, ce sera donc une amende pour lui, cadeau de bienvenue…

 Carte de déclaration des biens lors de l'arrivée en Nouvelle-Zélande

Nous sortons de l’aéroport et prenons le SkyCity bus, qui nous coûte 30$ néo-zélandais pour 2 (environ 18€) et nous dépose au centre-ville d’Auckland, à une demi-heure de là. On arrive vers 14h30 en ville et on se dirige à pieds vers notre auberge de jeunesse, en cherchant un endroit où manger à un prix raisonnable… Ca se finit en Mcdo, sans grande surprise, parce qu’on connaît et qu’on n’a pas envie de chercher pendant 4h car vue l’heure, j’ai faim et je deviens désagréable 😊. En plus ça monte pas mal vers notre dortoir, fallait que je reprenne des forces, ne me jugez pas haha.

A notre auberge de jeunesse, il n’y a pas de réception. Nous avons obtenu un code par message, qui nous permet de rentrer dans le hall, et un deuxième code pour récupérer la clef de notre chambre dans un petit casier. Les chambres sont petites et sans fenêtre, mais déjà ce ne sont pas des dortoirs 8 personnes, ce sont juste des chambres avec lits simples ou doubles. Les salles de douches et WC sont très propres, et la cuisine, qui se trouve au sous-sol, également sans fenêtre, est immense. Yvan est un peu fatigué, alors pendant qu’il se repose, je pars à la recherche d’un distributeur de billets avec une liste de banques en main, pour lesquelles je sais qu’elles ne prennent pas de frais de retrait. Une fois trouvée, je me dirige vers le supermarché le plus proche pour faire quelques courses, pour les 2 jours que nous passons à Auckland. La viande, les fruits, les légumes, au premier abord, tout me paraît cher. Mais je n’ai pas encore bien en tête la conversion $NZ vers l’€… Je m’en sors pour 37$, mais ça fait en réalité 22€, pour 3-4 repas.

Cuisine de l'auberge de jeunesse à Auckland 

Le lendemain, 21 décembre, c’est journée balade, après s’être bien reposés dans une chambre qui, pour la 1ère fois depuis le début de notre tour du monde, était totalement dans le noir (cool, une grasse matinée).

Albert Park - Auckland 

On commence par l’Albert Park, qui est juste à côté de l’endroit où nous logeons. Puis nous nous baladons dans le CBD (Quartier des affaires) d’Auckland, suivi des boutiques et restaurants, … Je suis heureuse de rapidement trouver mes marques : ça me fait tant penser à l’Australie ! La bonne humeur des baristas dans les bars, les équipes qui rigolent entre elles dans les magasins, l’accueil chaleureux dès que l’on franchit le pas de la porte… Il n’y a pas à dire, en France nous sommes devenus si sérieux que nous en avons perdu ce côté humain et entraînant qui m’avait tant frappé lors de mes 8 mois en Australie. Je ne sais même pas, en réalité, si nous avons un jour été comme eux. Cette ambiance si positive et joyeuse, je la prends en pleine face : elle m’avait vraiment manqué. J’aimerais rester, m’arrêter dans chaque café, rentrer dans chaque boutique, et entendre à chaque fois ces « hey guys, how are you doing today? » pour demander comment l’on va sans même nous connaître avec cette intonation qui vous donne aussitôt le sourire, ou encore ce « Hiii guys, welcome here! » (« Salut les jeunes, bienvenue ici !»). En France, c’est tout juste si l’on a droit à un bonjour. En Nouvelle-Zélande, cet accueil, il est systématique, et il fait du bien.

 Promenade dans le centre-ville d'Auckland

En fin de journée, nous avons déjà fait le tour du centre-ville. Il n’est pas très grand, et on ne se sent pas à l’étroit, malgré que ce soit la capitale. La raison numéro 1, c’est que la Nouvelle-Zélande n’accueille que de 5 millions d’habitant. Auckland en compte 1 million, mais je vous laisse le soin de vous renseigner sur le nombre d’habitants de notre capitale française, en comparaison. La seconde raison, c’est que nous sommes arrivés pendant les vacances estivales, alors une partie des locaux avaient déjà fui la ville pour prendre un bon bol d’air frais.

Le jeudi 22, on n’a plus rien de spécial à faire, mais on doit libérer la chambre pour 11h. Nous allons nous installer au parc pour travailler, et on croise les doigts pour qu’il ne pleuve pas, car le ciel est devenu bien gris. Yvan va nous chercher à manger, pendant ce temps je commence à travailler sur l’ordinateur. Nous avons un bus en fin de journée, qui nous permettra de rejoindre Wellington après 11h de trajet. Il n’est pas confortable, on aurait aimé être dans un bus couchette comme au Cambodge, c’était le grand luxe et c’était même moins cher. Yvan ne ferme pas l’œil de la nuit, alors que moi j’ai passé la nuit à dormir. C’est un comble quand on sait qu’avant ce tour du monde, c’était moi qui avais le plus de mal à trouver le sommeil.

Lieu de travail improvisé à Auckland 

Il est 6h30 quand le bus nous dépose à la gare ferroviaire de Wellington. Encore un peu endormie, je réclame un café. Les boutiques sont toutes dans l’ambiance de noël, je suis un peu émue, noël en famille c’est sacré pour moi habituellement. Nous prenons ensuite un bus pour aller à l’aéroport car c’est là que nous récupérons notre véhicule de location qui sera notre compagnon de voyage pour les prochaines semaines. On s’est retrouvé à louer le véhicule à Wellington chez Ezi Car, car c’était moins cher que de le louer depuis Auckland et surtout il y avait des voitures de disponibles. A cause de la saison estivale et de la position de l’aéroport international, les véhicules sur Auckland se font rares et sont vites proposés à des prix exorbitants (ce qui nous a d’ailleurs valu de réduire notre durée de séjour en Nouvelle-Zélande de moitié…). Heureusement, en louant notre véhicule à Wellington, même si nous dépassions notre budget, cela restait plus raisonnable qu’à Auckland.

Avant de nous rendre au Airbnb que nous avons réservé pour les 2 prochains jours, nous faisons un tour à la boutique des studios Weta, où sont réalisées des maquettes et costumes de films, dont le Seigneur des Anneaux. A côté de l’aéroport, sur le trajet vers les studios Weta, il y a aussi les lettres « WELLINGTON » écrites en gros et suspendues sur une colline, qui viennent rappeler le fameux « HOLLYWOOD ». Nous allons également nous faire la Red Cliff walkaway en bord de mer. Apparemment il y a eu une scène du Seigneur des Anneaux de tournée là-bas mais on ne sait pas de laquelle il s'agit !

 Red Cliff walkaway - Wellington

Nous arrivons vers 16h à notre hébergement. Les propriétaires sont français (promis ce n’était pas fait exprès) et notre chambre a comme nom « LIMA », ce qui nous fait sourire car c’est l’une des prochaines étapes de notre tour du monde. Le couple qui nous accueille est adorable, on sympathise bien avec eux. Ils ont 2 enfants et sont installés ici depuis quelques années maintenant (2016 si mes souvenirs sont bons). Ils nous donnent plein de conseils, sur ce qu’il y a à voir à Wellington, et sur l’île Nord de la Nouvelle-Zélande en général, puisque nous ne ferons pas l’île Sud (rapport au budget, vous vous rappelez).

Samedi 24 décembre, nous allons nous promener dans le centre-ville. Au programme, visite de la ville et du musée de Wellington (qui est vraiment super, on vous le recommande !), mais aussi achat du matériel de camping pour le reste du séjour ( tente, casseroles, matelas, gaz-cooker, vaisselles…) . Je me trouve une jolie robe pour fêter noël tous les deux. On s’est prévu un plateau de charcuterie et fromages et on a acheté une bouteille de vin rouge néo-zélandais. En fin d’après-midi, nous recevons un message des propriétaires de notre Airbnb qui nous invitent à nous joindre à eux pour le réveillon de noël : autant vous dire que j’étais trop contente. Non pas que l’idée de fêter noël tous les 2 me déplaise, mais j’avais quand même peur d’avoir un petit coup de blues pendant la soirée.

La soirée se passe bien et nous sommes vraiment gâtés. Trang & Greg, les propriétaires, ont invité un couple d’amis. Nous mangeons du saumon, du foie gras, du pain d’épice, et on boit du champagne. Trang a cuisiné un jambon avec une sauce moutarde à l’ancienne et sirop d’érable, avec des pommes de terre : un régal. En dessert, une bûche maison. Un vrai noël, nous avons passé un très beau moment.

 Petite photo ambiance de notre réveillon de noël

Le lendemain, il est temps pour nous de quitter notre hébergement et de prendre la route, c’est notre premier jour de road-trip. Nous nous arrêtons le midi pour un petit pique-nique improvisé sur une plage. Nous continuons ensuite notre route vers le Mont Taranaki et dormons au camping Volcano View. Dès le premier soir, la montagne nous offre un magnifique spectacle, un coucher de soleil mémorable. On est en plein milieu de la route et très très peu de circulation, de quoi profiter de la scène un maximum. Pendant que nos familles fêtent noël à midi, il est minuit chez nous et nous sommes partis nous coucher pour notre première nuit dans notre tente toute neuve. Nous avons acheté notre matériel de camping ici car nous savons que c’est facile de le revendre après et heureusement car nos sacs sont pleins, on n’aurait pas pu ramener l’équipement avec nous.

Coucher de soleil au mont Taranaki 

Le 26, nous allons faire deux balades autour du mont, la première s’appelle Mangamahoe Lake et propose un tour du lac de 2h avec plusieurs points de vue. Plus nous avançons dans la randonnée, plus je peste contre la chance qu’ont ces néo-zélandais d’avoir de tels paysages. C’est injuste. J’adore la France, mais là ça dépasse l’entendement. La seconde, Te Henui, est plus sobre, quoi que… En pleine ville, à New Plymouth, est proposé une balade de 40 minutes aller, idem pour le retour le long de la rivière. Les hortensias sont partout. On ne voit pas de pollution, pas de déchets, c’est agréable.

 Photos de la Mangamahoe Lake Walkaway et de Te Henui

Nous finissons vers 15h et cherchons un bar ou un café pour s’installer l’après-midi car nous devons faire des réservations pour les Galapagos et faire un transfert de photos avec le wifi. On se gare dans le parking d’un centre-commercial ouvert malgré que le 26 décembre soit férié ici et nous allons au bar d’en face. Pour le travail abattu, ça se résume à peu près à ça : on avance d’un pas, on recule de deux. Les prix des billets d’avion pour les Galapagos ont explosé, on ne peut pas réserver. On se bat pour faire nos recherches et nous quittons le bar vers 18h un peu démoralisés. Mais nous ne sommes qu’au début de notre peine : le parking est fermé, verrouillé par une chaîne. Notre voiture est la dernière à l’intérieur, et nous ne trouvons pas de moyen de sortir de là. Je trouve un numéro d’assistance, et après plus d’une vingtaine de tentatives je finis par avoir quelqu’un qui va nous envoyer une agence de sécurité pour nous ouvrir. Environ 30 minutes plus tard, l’agent débarque et nous annonce : si j’ouvre la chaîne, je dois vous facturer 60$. Mais j’ai une bonne nouvelle pour vous : au 3ème étage, il y a une sortie qui n’est jamais verrouillée et qui donne sur une autre rue alors… Vous choisissez quoi ? 😊 » Cool, merci ! On trouve effectivement ladite sortie magique. En revanche, on n’a jamais compris pourquoi ils verrouillaient le rez-de-chaussée et pas l’entrée du 3ème étage. Et je vous entends déjà, lecteurs, dire « vous n’aviez pas vérifié les autres étages ? » hahaha. Disons que j’étais montée à l’étage 1, mais ça ne m’avait pas traversé l’esprit qu’ils aient pu mettre une entrée au niveau 3, donc ne nous jugez pas… 😊. Nous rentrons fatigués au camping : repos bien mérité !


Mardi 27, nous reprenons la route. C’est parti pour 300km vers le Tongariro. L’application « Maps.me » nous indique 3h… On en mettra 6 en réalité, car ce sont des routes de montagnes, limitées à 45km/h dans chaque virage (et ils sont nombreux) et Maps.me pensait bien gentiment que nous roulerions à 100km/h tout le trajet… Qu’il est marrant ce GPS ! Cela dit, il est gratuit et fonctionne même sans internet alors je ne vais pas commencer à me plaindre. En plus on n’est pas pressé et le paysage est juste splendide !

 Sur la route entre le Taranaki et le Tongariro

A peine arrivés au camping, nous réservons la navette pour le lendemain matin. Nous arrivons sur le parking Park & Ride de la ville National Park à 5h30 du matin. La navette Tongariro Crossing Shuttle (payée 50$ par personne pour l’aller-retour) nous récupère au lieu de rdv à 5h45 et nous dépose au point de départ de la Tongariro Alpine Crossing (T.A.C.)à 6h.

La T.A.C., c’est la randonnée la plus connue de Nouvelle-Zélande. Elle fait 19,4kms et se fait généralement en 7 à 8h. Au tout début, il fait froid. Je m’en veux un peu de ne pas avoir pris ma polaire. Heureusement, le soleil pointe rapidement le bout de son nez et l’on oublie vite le froid du petit matin. La montée est plutôt tranquille au début. Au bout de 2h, on aperçoit une pancarte. Elle invite les randonneurs à se demander comment ils vont, si ils présentent des maux de tête, s’ils ont froid, ou si la météo est mauvaise. Puis elle dit « C’était la partie la plus simple, bon courage ». Nous partons pour 1h de montée, un peu plus raide cette fois-ci. Nous arrivons vite au sommet, vers 9h du matin. Les paysages sont magnifiques. Le ciel est tellement dégagé que nous voyons le mont Taranaki que nous avons quitté la veille, à 300 kilomètres de là. Derrière, devant, sur les côtés… Que des paysages différents, tous plus beaux les uns que les autres. Le Mordor du Seigneur des Anneaux est là, tout près de nous, sombre dans un premier temps, puis dévoilant une multitude de couleurs un peu plus bas. Des lacs de soufre, bleus et jaunes, nous offrent une magnifique vue sur la suite de la randonnée.

 Première partie de la Tongariro Alpine Crossing

Nous trouvons que finalement ça allait, qu’on a connu pire comme ascension. C’était en fait sans compter sur la descente qui nous attendait dans la foulée. Des tout petits graviers, un vrai toboggan cette première partie de descente. Le tout accompagné d’une délicate odeur d’œuf pourri, causé par le soufre du volcan. Pour le coup, je deviens vraiment très grincheuse. Je manque de tomber à plusieurs reprises et je me connais, je déteste ne pas avoir le contrôle de la situation. Yvan est d’une grande aide, il m’attend, il se positionne en support et m’encourage. Je ne sais pas comment il fait pour rester si serein. Au bout de 20 minutes, ça redevient une vraie piste, nous pouvons donc marcher normalement. On s’arrête manger l’un de nos 2 sandwich à 10h, on a vraiment faim.

Nous continuons la randonnée et une nouvelle petite ascension nous fait face. Nous arrivons vite en haut et un énorme lac s’offre à nous. Qu’il est beau ! On ne sait pas si on peut se baigner dans celui-là, en tout cas personne n’y met les pieds, donc on ne s’en approche pas trop. Nous faisons quelques photos et repartons. Les paysages, qui jusqu’alors étaient désertiques et rocailleux, sont désormais de plus en plus verts. Au loin, nous voyons le lac de Taupo, qui est le plus grand de la Nouvelle-Zélande (619km²) et qui est aussi la prochaine étape de notre tour de l’île du nord. On aperçoit également le parking d’arrivée plus bas, mais il est encore TRES loin. La descente, bien que correctement balisée, semble interminable. Le dénivelé négatif de ce trek est bien plus important que le dénivelé positif, mais ça veut rarement dire que c’est plus facile. Je continue de détester les néo-zélandais et la beauté de leur paysage. On est sur un cadre totalement différent, mais en 3 jours nous avons eu droit à : des montagnes, des lacs, des plages, des forêts, des vallées et des points de vue toujours plus exceptionnels. La randonnée se termine dans la forêt sur 1 ou 2 kilomètres le long d’une rivière et de chutes d’eaux qui sont nombreuses dans le pays. Il fait plus frais, ça fait du bien. On se dépêche, on espère qu’on arrivera à attraper la navette de 13h, ou qu’elle aura 5 minutes de retard, sinon nous devrons attendre celle de 14h. Nous arrivons au parking de la fin de randonnée à 13h05 et évidemment, nous avons loupé la navette. On en profite pour se reposer et manger notre 2ème sandwich. On aura mis environ 7h à faire les 19,4kms, on est vraiment contents et elle était superbe ! Nous en avons vraiment pris plein les yeux. La navette de 14h nous redépose au parking où nous avions laissé la voiture le matin même, et nous prenons la route vers Taupo.

La descente de la Tongariro Alpine Crossing 

Nous utilisons l’application Rankers pour chercher des campings où poser la tente. Nous en trouvons un sur le trajet, avant Taupo. On sait que c’est compliqué de trouver des campings car tout est réservé à l’avance en cette saison. Heureusement, nous avons de la chance, le 1er camping où nous nous arrêtons a de la place, on peut s’y arrêter pour ce soir, au tarif de 30$ par personne pour un emplacement tente sans électricité.

Le camping a une grande cuisine avec frigo et gazinières. Ils nous préviennent qu’ils ont des machines à laver mais que l’eau est de nature « basique » due aux sources géothermiques alentours, ce qui peut décolorer certains vêtements. Bon, on abandonne donc l’idée de la lessive pour ce soir.


Les néo-zélandais ont vraiment l’habitude du camping. Ils viennent en général avec 2 ou 3 très grandes tentes et tonnelles, pour y loger famille ou amis en grands nombres. Ils emmènent de grands barbecues au gaz et tout le nécessaire pour leur confort… ça passe même par le canapé de salon gonflable !

Dites-nous tout, vous avez déjà fait du camping ? Vous emmenez quoi en général, quels sont vos indispensables ?

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Jeudi 29, nous dormons dans le camping gratuit de Taupo : premier arrivé, premier servi ! On s’installe à notre emplacement vers 11h du matin et on fait bien, car ensuite le camping se remplit très vite. A 17h il n’y a plus la moindre place sur le terrain. Sur l’aire, il y a un WC de chantier et évidemment pas de douche ou de point d’eau, mais nous avions prévu le nécessaire. Dans la journée, nous sommes allés à la rivière en bas du camping et à Huka Falls, qui se trouve 3kms plus loin. On ne s’attendait pas à voir autant de monde là-bas. On peut s’y arrêter juste 5 minutes pour voir la cascade, ou même plusieurs heures si on fait l’une des randonnées conseillées. L’eau y est chaude, entre 30 et 40 degrés mais vu le courant nous ne prendrons pas le risque de nous baigner…

Taupo, c’est l’une des destinations de vacances les plus prisées par les néo-zélandais. Ici, ils sont tous équipés de kayak, de paddle board ou encore de zodiac et quand on voit la taille du lac, il y a de quoi faire pour s’occuper ! Pour nous, ce n’était qu’une étape avant de rejoindre la ville de Rotorua, connue pour son importante activité géothermique.

Lac de Taupo (à gauche), Huka Falls (au milieu et à droite)


Nous avons réservé un emplacement en tente au Rotorua Thermal Holiday Park pour 2 nuits, afin d’être sûrs de passer la Saint-Sylvestre avec un minimum de réseau et espérer avoir un peu d’ambiance. Avant d’arriver au camping, nous nous arrêtons à Wai-o-Tapu Geothermal Wonderland.

Wai-O-Tapu, c’est un parc géothermique, composé de sources bouillonnantes (eau au soufre, boue, …). Nous allons acheter nos tickets et allons directement assister à l’éruption du Geyser « Lady Knox ». Il est provoqué chimiquement par les employés chaque jour à 10h15 afin de nous montrer le processus de déclenchement, mais sinon il se déclenche naturellement à d’autres moments de la journée. Comme le geyser se trouve à l’extérieur du parc, il nous faut ensuite revenir au parc principal pour faire le tour de 90 minutes. On voit des mares de boue qui bouillonnent, on voit la « Champagne Pool » (jaune, orange ou bleue en fonction des endroits, avec de la condensation qui s’en échappe à cause de la différence de température). Nous voyons également le Green Lake (lac vert) qui est très très grand. A la fin, il y a même des mares totalement jaunes/vertes fluos, c’est impressionnant une telle couleur ! Le tout, toujours accompagné de l’agréable odeur d’œuf pourri, ça ne change pas.

 Wai-O-Tapu, Nouvelle-Zélande

Au camping où nous nous installons, il fait beau et chaud. On lance une lessive et direction le spa aquatique ! On a le choix : piscine classique, non chauffée, ou 3 petits espaces de piscines naturelles d’eau chaude. On opte pour la 2ème option. On ne peut rester que 20 minutes dans l’eau, il ne faut pas y rester plus longtemps, mais jusqu’à 20 minutes ça a des bienfaits thérapeutiques pour la peau.


Le 31 décembre, nous allons marcher dans le grand parc public gratuit de la ville de Rotorua. Il y a un énorme contraste entre toute la verdure du parc et toute la nature morte à proximité des points d’eau géothermiques. A certains endroits, l’eau a calciné la végétation et tout devient blanc, poudreux… On se demande comment ils font leurs premiers rencards ici les adolescents, parce qu’en vrai ce n’est quand même pas très glamour et ça sent très mauvais… Alors soit c’est une habitude, soit ils vont au cinéma ! Haha

Parc public de Rotorua - Nouvelle-Zélande 

En fin de journée, on se prépare un repas digne d’une Saint-Sylvestre : chipo au barbecue, dans du pain : en bref, des Happy-New-Year-Hot-Dogs ! Après, nous allons au night-market, qui a lieu de 17h à 22h. Bon, on fait finalement vite le tour… 20 stands de nourriture, 3 stands de produits artisanaux, et une petite scène de concert… Nous allons donc marcher en bordure du lac de Rotorua, avec le coucher du soleil. Il y a des cygnes noirs dans l’eau, ils ne sont pas farouches et s’approchent volontiers de nous. On rentre au camping et on s’ouvre 2-3 bières en attendant minuit, ce sera un jour de l’an plutôt calme, mais tout ferme tôt ici. On promet de se rattraper les prochaines fois en allant danser toute la nuit.

 Un 31 décembre ordinaire... Ou pas

Le 1er janvier est là, et on en profite pour vous souhaiter, à toutes et tous, une excellente année 2023 et la réalisation de vos projets ! Pour nous, elle commence bien, avec ce tour du monde qui se déroule à merveille !

 YL Voyagent vous souhaite une bonne année 2023

Au programme du jour, plage ! Bon, c’était sans compter sur le fait qu’il faisait un peu frais et que le soleil ne s’est jamais vraiment montré, donc ça s’est terminé par une balade d’une heure en forêt avec de beaux points de vue, une rivière pleine de rapides, des grottes, … Tout à fait normal, des grottes lors d’une balade en forêt, n’est-ce pas ?

 Nouvelle-Zélande

Pour le soir, nous avons trouvé un logement chez un producteur de kiwi, dans la capitale néo-zélandaise du kiwi, à Te Puke. Pendant la saison, il héberge en général des travailleurs, mais comme la récolte était passée, nous avions la maison pour nous tout seuls. Rien d’exceptionnel ce logement, mais il offrait une jolie vue sur les plantations de kiwi en contrebas et nous permettait également de dormir sur des vrais matelas, au lieu de nos tapis de sol habituels.


Du 2 au 4 janvier, nous sommes autour dans les Coromandels. Cathedral Cove, célèbre grotte que l’on peut traverser à pieds à marée basse, elle forme une arche, dans la pierre. C’est impressionnant à voir en vrai.

On y accède après une petite heure de marche. Le parking, gratuit, est à l’entrée de la ville. On peut choisir de payer une navette (7$NZ par adulte) ou de faire 75 minutes à pieds. Nous choisissons la 2ème option. Les 30 premières minutes, ça grimpe sévère ! Ensuite, ça oscille entre montées et descentes. Au final, nous mettrons 1h à rejoindre l’endroit que l’on souhaite voir. Sur le chemin, il y a de magnifiques paysages. Vue sur mer, vue sur les prairies, enclos de moutons, vue sur les falaises, … Il y en a pour tous les goûts. Nous arrivons sur la plage, à gauche, la fameuse Cathedral Cove, à droite, une immense falaise surplombée d’arbres hauts. S’écoule de cette falaise une petite source d’eau, rafraîchissante pour qui oserait se mettre dessous. Les éclaboussures me suffiront, d’autant plus que le cadre est paradisiaque.

Nous y sommes allés 1h avant l’horaire de marée basse. A cette heure-là, il n’y a pas grand monde. Nous prenons des photos du lieu, nous arrivons parfois à être seuls sous le dôme. Quand nous repartons, cette fois-ci à l’heure de la marée basse, il y a beaucoup de monde qui arrive, nous sommes contents d’y être allés tôt. Nous aurions pu également le faire à marée haute, mais cela nécessite de louer des kayaks 😊.

Cathedral Cove - Nouvelle-Zélande 

Après être retournés à la voiture, et avant de rentrer au camping où nous nous sommes installés la veille au soir, on s’arrête à un autre lieu connu : Hot Water Beach. On a lu que les chambres magmatiques dans le sous-sol réchauffaient l’eau en surface au niveau de la plage et que les locaux aimaient creuser leur spa dans le sable. La plage est vide. Ah non, pardon… Nous tournons la tête à droite et voyons un amas de gens entassé sur un petit espace en pied de falaise. Notre seule pensée à ce moment-là, c’est « C’est une blague ??? ». Nous nous rapprochons, pour vérifier s’il s’agit bien du phénomène des sources chaudes. En effet. Le fameux Hot Water Beach, ça ne concerne qu’un tout petit emplacement sur la plage, près des rochers. Il faut y aller à marée basse pour en profiter, soit environ 2h par jour. Mais il y a énormément de monde, et beaucoup de trous déjà creusés. Certains sont immenses, des familles néo-zélandaises creusent en continu pour que leur enfant puisse avoir de l’eau chaude dans sa petite piscine en continu. C’est rigolo et gratuit, certes. Mais c’est vraiment bondé, assez désagréable. Certains trous sont vides, évidemment l’eau y est froide dedans. Nous arrivons quand même à vérifier si l’eau est vraiment chaude dans les spas creusés continuellement et la réponse est oui. On se dit que ça doit être agréable d’y venir au lever du soleil, à marée basse, lorsqu’il n’y a vraiment personne. Mais là, pour nous, c’est un échec. Trop de gens au mètre carré, et très bruyant. De plus, on ne va pas vous mentir : on n’a pas de pelle pour creuser notre propre spa ! Nous repartons assez déçu de ce lieu qui, selon nous, est vraiment surcôté par rapport à la qualité de l’activité. Heureusement qu’ils ne font pas payer l’accès !

Hot Water Beach - Nouvelle-Zélande 

Au camping, nous bougeons notre tente où nous nous étions installés la veille pour la mettre à l’abris du vent et de la pluie. Plus tard, dans la soirée, la dirigeante du camping vient nous dire qu’ils attendent des fortes pluies pendant la nuit et que la rivière pourrait déborder, qu’il serait préférable que nous nous remettions à notre emplacement de la veille. Ça ne nous arrange pas, car l’emplacement de la veille ne nous protège pas vraiment et qu’ils annoncent de fortes rafales.

La nuit est vraiment longue. La tente est secouée dans tous les sens par le vent, et l’eau finit par s’infiltrer par les coutures. C’est qu’on est quand même dans une tente qui nous a coûté une vingtaine d’euros alors c’est loin d’être fiable dans ce genre de situation. A 5h40, je suis réveillée. Le sol bouge sous nos tapis. Droite-gauche, droite-gauche… Ça ne dure pas longtemps, 3 à 5 secondes je dirais. Plus tard, Yvan me dit qu’il n’a rien senti, je vois bien qu’il doute qu’on ait réellement eu un tremblement de terre.


Nous prenons la route vers notre étape suivante, Matamata et le camping Opal Hot Springs. Sur le trajet, j’entends à la radio qu’ils parlent de tremblement de terre. Je cherche sur internet. 59 secousses sur les dernières 24h ont été enregistrées, dont la majeure à 5h39 à côté de Hamilton (à 30 minutes de Matamata et à 2h de là où nous étions la nuit précédente). De magnitude 5,5 il aurait secoué pendant un peu moins de 5 minutes les habitations alentours. Je suis contente de ne pas l’avoir autant ressenti et je peux dire à Yvan qu’il y a bien eu un tremblement de terre.

Nous allons à la réception du camping. La dame à l’accueil me dévisage quand je lui annonce que nous avons réservé un emplacement tente. « En tente ? Avec cette météo ? ». Oui, c’est-à-dire que maintenant que c’est réservé et que le montant a été prélevé, nous n’avions pas vraiment d’autres possibilités…

Elle nous met près d’une caravane et d’une haie, en espérant que ça suffira à nous protéger du vent qui s’annonce encore plus fort la nuit suivante. La propriétaire de la caravane nous voit arriver avec notre tente. Deuxième personne qui nous dévisage. Par pitié, ou sympathie je ne sais pas trop, elle nous propose d’installer notre tente sur son terrain, à la place de sa voiture, pour que nous soyons protégés au maximum du vent, entre 2 caravanes et la haie. Nous mettons notre voiture collée au 4ème côté de la tente, et espérons que ça suffira. Nous allons à la piscine extérieure du camping. Il pleut, mais quitte à être mouillés, autant avoir chaud. Les 3 bassins ont des températures allant de 30 à 39 degrés.

Nous retournons à notre tente, qui n’a pas bougé. Mais ça secoue beaucoup. Vers 20h nous allons nous coucher. A 22h, j’en ai marre d’éponger les mini flaques qui se créent. Toutes les 5 minutes, nous entendons les rafales de vent arriver de loin, passer le bois près du camping, puis secouer notre tente dans tous les sens. Impossible de fermer l’œil. Pour moi en tout cas. Yvan, lui, dort profondément. Je le réveille, et lui dis que je vais dormir dans la voiture. Il décide de me suivre, alors nous remettons toutes nos affaires dans la voiture et replions la tente pour la ranger. La propriétaire de la caravane nous entend et propose de garder nos sacs pour que nous puissions allonger les sièges. La nuit est bien meilleure pour moi, mais moins bonne pour Yvan, qui a été coupé dans sa première phase profonde de sommeil. Le lendemain matin, au moins nous n’avons pas besoin de ranger la tente et le matériel avant de partir à notre activité du jour.

Nous récupérons nos affaires chez notre gentille voisine, qui a mis nos sacs près du radiateur toute la nuit pour que l’humidité ne reste pas dans nos affaires. On trouve ce geste très gentil de sa part, et clôture les au revoir par un « God bless you » (« Que Dieu vous bénisse). Ils sont très croyants ici.

 YL se réveillent après avoir passé la nuit dans leur voiture

Nous arrivons à Hobbiton, le village du film du Seigneur des Anneaux, la Comté des Hobbits. Nous avions réservé le créneau de 8h30 du matin. On prépare notre matériel photo et je prends de quoi recharger mon téléphone pendant la visite. En ouvrant le sac avec le matériel informatique, j’y découvre un livre, placé à l’intérieur… La Bible… en anglais en plus ! Ah, c’est vraiment gentil, mais… Voilà quoi… Quelle surprise en tout cas ! Nous savions que la dame était croyante, mais nous ne nous attendions pas à ce qu’elle place la Bible dans nos affaires pour que Dieu veille sur nous. On est gêné, car ni Yvan ni moi ne sommes pratiquants et nous ne nous sommes pas mariés à l’Eglise. Sans parler du fait que ça prend de la place et que ça pèse un peu comme livre !


Nous arrivons au lieu de rendez-vous de Hobbiton. Les gens qui ont leur place montent dans le bus du groupe de 8h30. On passe une première clôture, puis une seconde. La 1ère étant pour empêcher les touristes de se rendre par eux-mêmes sur le site, préservant ainsi les lieux, le second pour éviter que les moutons ne s’enfuissent de l’enclos, car ici, ils sont partout chez eux. Le lieu du tournage se trouve en réalité sur des terres privées appartenant à une famille de fermiers qui n’élèvent pas moins de 2800 moutons entre autres. Il aura fallu 6 mois de négociation à l’équipe du film pour parvenir à un accord pour tourner sur la ferme. Pendant les 5 minutes de bus, ils nous diffusent une petite vidéo de présentation, avec un discours de Peter Jackson lui-même, et la musique du Seigneur des Anneaux en fond.

 YL Voyagent à Hobbiton - Nouvelle-Zélande

Nous descendons du bus, la visite commence. Comme il s’agit d’une boucle, nous n’avons pas de risque de croiser d’autres touristes.

Première maison de Hobbit et premier jardin. On regarde les légumes à deux fois, ils paraissent vrais. Les courgettes sont immenses. La guide nous explique qu’ici, tout est vrai. Les légumes ne sont pas suffisants pour fournir le restaurant Hobbiton, mais que les salariés continuent d’entretenir les jardins, afin de continuer à faire pousser fruits et légumes. Notre guide nous indique également que la toute première fois, les décors du village avaient été construit en polystyrène pour la trilogie du « Seigneur des Anneaux » et démontés après. Mais au moment du tournage du « Hobbit », ils l’ont recréé en matériaux durable et l’ont gardé pour les visites.

 Hobbiton - Nouvelle-Zélande

On suppose que si le village reste et qu’un bus part toute les 30min pour une visite c’est que l’affaire doit être rentable, tant pour la ferme que pour le gestionnaire.

On se balade, on déambule, et on apprécie les détails… Les cheminées des maisons fument, les devantures des maisons donnent une impression de vie (journal posé sur la table basse du jardin, des paniers de légumes devant une porte, le linge étendu …). Nous essayons de capturer chaque instant, mais c’est difficile de poser le regard partout, tellement les détails sont nombreux.

Nous ne rentrons dans aucune maison, nous n’en avons pas le droit et puis il n’y a rien derrière à part un espace de 5m² avec des murs en bois chargés de retenir la terre des collines. Mais si aujourd’hui nous ne pouvons pas rentrer à l’intérieur d’une maison de Hobbit, il faut savoir que ça sera bientôt le cas. Pour les futurs visiteurs, à partir de décembre 2023, Hobbiton aura aménagé l’intérieur de la maison de Sam et permettra de la visiter. La visite durera en conséquence 30 minutes de plus. Attendez-vous également à ce que le prix des billets augmente… Nous avons payé environ 55€/personne pour la visite de base, mais il existe d’autres formules avec repas à la taverne par exemple. En ce moment, il y a même un concours sur AirBnB pour l’anniversaire du premier film en préparation afin de faire gagner une nuit dans la maison de Sam une fois les travaux finis. On nous précise bien que le lieu ne sera jamais loué par la suite sur Airbnb, c’est exceptionnel. Vous pourrez participer pour la modique somme de 10€ environ. Alors qui veut tenter sa chance ?!

YL Voyagent à Hobbiton - Nouvelle-Zélande

Nous terminons les 2h de visite par un tour à la taverne du village des Hobbits, le « Dragon Vert ». Au choix, à 10h30 du matin : Vin, bière, cidre, ou bière sans alcool. Café ou thé également disponible. Je ne vous fais pas de dessin, avec Yvan on a pris une bière au gingembre ! Nous avons été chanceux car la pluie nous a épargné tout le long de la visite, et a repris dès que nous sommes remontés en voiture !!

Nous sommes contents d’avoir fait l’attraction Hobbiton car c’était vraiment très intéressant, et le lieu est rempli de petits détails qui font toute la différence, selon nous. Le fait également que ce soit une boucle et que l’on n’ait pas à croiser d’autres groupes de visiteurs était très appréciable ! On espère que vous aurez un jour l’opportunité d’y aller car ça vaut le détour, que l’on soit grand amateur du Seigneur des Anneaux ou que l’on n’ait vu la trilogie qu’une fois, voire pas du tout.


Comme il n’y a plus rien de spécial à voir à Matamata, nous prenons la route vers Hamilton et son jardin botanique, qui nous a été conseillé par nos hôtes de Wellington, Trang & Greg. Il est midi et le soleil fait son apparition. Nous sortons la tente du coffre et la mettons dehors, pour faire sécher l’intérieur et l’extérieur pendant que nous mangeons. Ça n’a l’air de choquer personne, une tente montée sur un parking, ici…

Une fois sèche, nous allons nous promener dans le jardin botanique. On n’en revient pas, il est incroyable. Il est fait tel un labyrinthe. Chaque couloir mène au jardin d’un pays étranger ou d’un thème original. Nous passons par l’Italie, le Japon, l’Egypte… mais encore par le jardin du surnaturel, celui le plus respectueux de l’environnement, ou même celui des formes géométriques. Nous y passons près de 2h. Il est gratuit, mais il vaut d’être connu !

Jardin botanique d'Hamilton - Nouvelle-Zélande 

Le lendemain, nous nous dirigeons vers Otorohanga. Cette ville n’était pas du tout au programme au début, mais Charlotte, une amie à moi, mariée à un néo-zélandais qui s’appelle Troy, était revenue passer 8 mois ici dans la famille de son mari, c’était donc l’occasion de se revoir. On est super heureux avec Yvan d’avoir fait le détour. Nous commençons par aller dans la ferme familiale et assister à la traite des vaches. Ils nous proposent d’essayer. Yvan se lance et tout va bien et moi je le suis mais pas le temps de faire quoi que ce soit qu’une vache fait pipi juste à côté de moi, et ça m’éclabousse… J’ai donc dû remonter. Ça a fait rire Yvan qui surveillait tous les trous du cul pour éviter un caca malencontreux, moi ça ne m’a pas trop amusé sur le moment… Maintenant j’en rigole.

 Sortie à la ferme, Otorohanga - Nouvelle-Zélande

Nous avons également fait la connaissance de la grand-mère de Troy, qui avait rencontré et accueilli la Reine d’Angleterre pour lui vendre des vaches. On peut ressentir leur fierté lorsqu'ils me montrent la photo, un merveilleux souvenir que nous ne manquons pas de retrouver dans les 2 autres maisons dans lesquelles nous nous rendons.

Le soir, nous laissons les 2 filles de mes amis chez la maman de Troy et allons tous les 4 au pub. Une belle soirée nous attend. On sent que Charlotte et Troy sont heureux de sortir, que ça ne leur était pas arrivé depuis un moment. La soirée continue dans un bar de nuit, où l’on ne rentre qu’avec une carte de membre. A l’intérieur, billards et concert live. Charlotte m’entraîne sur la piste de danse. Les autres danseurs/danseuses, feront timidement leur apparition en fin de soirée. Avec Yvan, on se fait une partie de billard. Je perds… deux fois… Il dit que je triche… mais bon, même si j’avais voulu tricher, ça ne m’aurait pas servi à grand-chose puisqu’il a gagné.

Retrouvailles à Otorohanga - Nouvelle-Zélande 

Le 7 janvier au matin, il est temps pour nous de repartir, après cette courte escale très agréable. Le programme est tourné vers les plages qui se trouvent à 30 minutes d’Auckland. Au début, la météo est compliquée. La pluie est tellement forte que nous devons réduire la vitesse de conduite, la visibilité est très mauvaise. Le temps se dégage petit à petit, pour faire place uniquement à un ciel couvert.

Pour rejoindre la plage de Karekare, au-delà du fait qu’il faille serrer les fesses pour ne pas envoyer ta voiture dans le fossé à cause de la route étroite et des virages, il est interdit d’y accéder en camping-car. Nous nous garons sur le parking et empruntons le sentier qui permet de rejoindre la plage. Nous arrivons, et le sable est… noir. La plage est immense, ça faisait vraiment longtemps que nous n’en avions pas vu une aussi grande ! Il pleut un peu, mais cela reste supportable. J’inscris « 2023 » dans le sable, j’ai envie que ce moment soit particulier, qu’il marque un peu le début de cette nouvelle année, car ce n’est pas tous les jours que nous nous promenons sur une plage de sable noir.

 YL à la plage de Karekare - Nouvelle-Zélande

Nous empruntons le sentier dans l’autre sens et, au lieu de rejoindre le parking, nous suivons la pancarte indiquant la cascade. 10 minutes plus tard, nous y sommes. Il y a quelques personnes sur le bord et une femme qui se baigne malgré la météo. C’est au moment où celle-ci se met debout sous la cascade que tout le monde remarque qu’elle est totalement nue et visiblement pas la plus gênée de la situation. « On a vu une sirène » comme dirait Yvan. Mouais, on s’en serait passé quand même c’était plus proche de la baleine…


Nous allons ensuite en voiture à la plage de Piha, noir elle aussi, réputée pour son gros rocher au milieu, le Lion’s Rock et son spot de surf. On voit la falaise, à notre droite, qui a des escaliers. On y monterait bien mais je suis en jean et il y a un cours d’eau à passer… après vérification d’Yvan, l’eau monte jusqu’en haut des cuisses. Il finit par accepter de me porter pour la traversée du cours d’eau sous les applaudissements d’autres touristes amusés. On monte, environ 10 minutes. De là-haut, on a vu sur toute la baie, et sur la très longue plage de Piha, c’est joli.

Vue depuis le Lion's Rock sur la plage de Piha 

Il pleut beaucoup cette fois, alors nous décidons de rejoindre le Airbnb que nous avons réservé pour les 2 dernières nuits à Auckland. En arrivant, c’est un peu bizarre. Le hall d’entrée de la maison est entièrement transformé en lieu de culte pour Dieu. On se croirait de retour en Asie avec leurs offrandes autour des autels. Bon, on enchaîne les gens catholiques visiblement. Les propriétaires sont en vacances mais ont tout de même accepté que nous séjournions chez eux, donc on paye une chambre double avec salle de bain, mais au final nous avons la maison entière à disposition et ça c’est cool. Nous nettoyons la tente et notre matériel de camping, nous faisons une lessive de nos vêtements, et refaisons nos sacs à dos.


Le 8, nous allons déposer notre tente chez quelqu’un, en attendant que les acquéreurs de notre matériel de camping n’arrivent en Nouvelle-Zélande le lundi 9 au soir. Le dimanche après-midi, nous allons visiter le stade de rugby d’Auckland, l’Eden Park. Nous l’avions fait à Cardiff lorsque j’y avais effectué un stage de 2 mois et nous avions adoré. Donc là, nous nous sommes dit que le stade des All-Blacks, ça devait quand même être quelque chose… ! Mouais, eh bien nous restons sur notre faim. Dans le groupe de touristes, il y avait plusieurs français, dont 2 qui rentraient en France le mardi suivant après 4 ans en de tour du monde. Vous imaginez comme ça doit faire bizarre ? En plus pour retourner vivre en Bretagne… EN BRETAGNE (haha, on aime bien vous embêter les bretons) ! Pendant la visite, il y avait à côté du stade un match de criquet, l’un des sports les plus connus de Nouvelle-Zélande. Voilà, c’est à peu près tout ce que j’ai retenu de cette visite… Même pas de boutique souvenir, nous qui espérions trouver quelque chose après les boutons de manchette du Pays de Galles et le ballon de rugby en Afrique du Sud.

 Eden Park Stadium - Nouvelle-Zélande

Le réveil sonne, nous sommes le 9 janvier. Une dernière visio nous attend avec des proches pour donner des nouvelles, et il est temps de ranger les dernières affaires. Dans quelques heures nous changeront de continent. Dans quelques heures nous revivrons 2 fois la même journée car notre vol nous fera arriver plus tôt le même jour que l’heure à laquelle nous sommes partis. J’ai mal au crâne rien que d’essayer de l’expliquer. Décollage à 18h30, arrivée prévue à 15h le même jour… Qui dit mieux ? Bon, je vous rassure, le vol a duré quand même 10h malgré le retour en arrière. Ça fait hyper bizarre, et notre lundi 9 nous a paru interminable !

Certains pensent qu’il s’agit d’un mythe, d’autres sont bien renseignés sur ce que beaucoup appellent le dernier paradis sur terre : Bienvenue aux Galapagos !

YL Voyagent - Bienvenue aux Galapagos 

Jusqu’en 1998, les touristes et les locaux étaient libres de cueillir les fruits des arbres, de ramasser les fleurs, ou encore de caresser les animaux. Mais un jour, l’UNESCO a dit STOP : continuons ainsi, et il ne restera bientôt plus rien de ce merveilleux archipel. A partir de cet instant, il a été interdit de partir à la chasse aux crabes, de s’approcher des lions de mer à moins de 2 mètres, d’utiliser les fruits des cactus pour fabriquer des cocktails goûteux ou encore de manger les tortues.


Comment se rendre aux Galapagos ?

Pour arriver aux Galapagos, vous avez 3 possibilités. La 1ère, la plus coûteuse et la plus longue, est sans doute d’arriver en bateau… avec votre bateau ! Car il n’y a pas de liaison maritime depuis le continent. La seconde, est d’arriver en avion à l’île de San Cristobal, les vols sont moins fréquents et nécessitent pour la plupart de passer en direct sur le site de la compagnie Latam car les comparateurs de vols ne proposent pas cet aéroport. Enfin, la dernière, celle que nous avons choisi, et qui entraîne quelques frais additionnels, est d’arriver en avion depuis Guayaquil où Quito à l’aéroport principal des Galapagos, l’ilôt Baltra, qui fait partie de l’île de Santa Cruz.

Pour pouvoir embarquer, il faut montrer patte blanche : carte de transit TCT pré-remplie en ligne et validée par le bureau concerné à l’aéroport (vous devrez déclarer la totalité de vos hébergements, la durée sur chaque île et la date de votre retour) et vérification des sacs (pas de sac plastique, bouteille, etc.). Les sacs sont ensuite scotchés ou scellés par un cerflex afin de ne pas être réouverts. La carte, elle, coûte 20$ par personne.

YL Voyagent - carte TCT d'entrée aux Galapagos 

Quels coûts additionnels prévoir ?

Il faut savoir que le paradis, ça se mérite et sa s’entretient donc ça se paye. En arrivant à l’aéroport, vous faites la queue pour faire valider votre Transit Card (TCT) au service de douane. Là-bas, on vous demande 100$ par personne pour rentrer aux Galapagos en espèce (on vous donne un reçu, ce sont des frais administratifs dont je vous expliquerai par la suite l’utilisation). A la sortie de l’aéroport, vous avez le choix entre bus et… A non, il n’y a que ça, et c’est 5$ par personne. Alors on se dit qu’avec 5$, on rejoint la capitale Puerto Ayora 1h plus loin… Mais non. Le bus roule 10 minutes et dépose les passagers sur un petit bateau pour traverser le canal qui sépare Baltra de Santa Cruz. Le capitaine de l’embarcation demande 1$ par personne. Enfin, en arrivant de l’autre côté de la rive, nous avons deux possibilités : taxi pour 25$ (de 1 à 4 personnes) ou bus pour 5$ par personne, cette fois ci jusqu’à Puerto Ayora. Depuis que nous sommes sortis de l’avion, nous avons déjà dû dépenser en espèce 222$ + les 40$ de la carte de transit faite la veille à l’aéroport.

Ici, il vaut mieux avoir toujours beaucoup de petites pièces d’un dollar sur vous : pour accéder au quai de n’importe quel bateau, c’est 1$. Un taxi-boat pour aller d’une rive à l’autre, c’est 1$. Une navette bateau qui se charge du transport entre le quai et un ferry, c’est 1$. Tout cela par personne évidement. Mais une fois qu’on a compris ça, on peut profiter plus sereinement des beaux côtés de l’archipel.

YL Voyagent - La paperasse pour rentrer aux Galapagos 

Combien de temps rester aux Galapagos ?

Il est vrai que c’est un coût de se rendre aux Galapagos, mais il faut aussi se dire qu’une semaine pour faire les 3 îles principales, ce n’est vraiment PAS ASSEZ.

En ce qui nous concerne, nous avons choisi de passer 11 jours sur place et nous n’aurons même pas le temps de tout faire, mais on vous dévoile ici notre itinéraire :

- Santa Cruz : 4 jours / 4 nuits- San Cristobal : 2 jours / 2 nuits- Isabela : 3 jours / 4 nuits- Et de nouveau 1 nuit à Santa Cruz avant de reprendre l’avion.

Si vous avez pris le temps de compter, vous avez dû vous dire qu’il manque 2 jours dans le planning. Nous avons passé une journée en transfert dans les petits ferries (de San Cristobal à Santa Cruz, suivi du ferry de Santa Cruz à Isabela, horaires dans la partie suivante), et la deuxième était notre jour d’arrivée donc ça ne compte qu’à moitié.


Comment se rendre d’une île à une autre ?

YL Voyagent - coucher de soleil sur l'île d'Isabela

Je vous ai parlé précédemment des 3 îles principales : Santa Cruz, San Cristobal & Isabela. Il y a en tout 41 îles, ce qui rend évidemment impossible de tout faire en 90 jours. D’autant plus que certaines sont inhabitées et les accès y sont très contrôlés voir strictement interdit pour préserver les espèces qui n’existe qu’à cet endroit sur Terre.

Concernant les îles principales, des « ferries » (ça ressemble plus à des speed-boat) font quotidiennement la navette, à 7h et à 15h, au départ de chaque île. Sachez cependant que pour rejoindre Isabela ou San Cristobal, il vous faudra forcément passer par Santa Cruz, il n’y a pas de ferry direct entre les 2 îles précédemment citées. Chaque trajet dur 2h… si la mer est bonne. On vous conseille vivement un médicament et de bien manger avant.

Sur internet, peu importe les sites que vous verrez, le tarif annoncé est de 35$ par personne et par trajet. Quand c’est la pleine saison, nous vous conseillons de réserver. Pour nous, en janvier, nous regrettons d’avoir réservé la totalité de nos ferries en avance car ce n’est pas plein, et nous avons découvert que toutes les agences, en passant par elles physiquement, proposent les tickets au prix de 30$, ce qui fait que nous aurions pu économiser 40$ au total. Attention également en réservant en ligne, ils peuvent parfois ne pas être très pressé d’envoyer les tickets… Nous avions reçu un mail pour nous confirmer le paiement de chaque trajet réservé, mais dans aucun d’entre eux il n’y avait le nom du quai ou le nom du ferry. Ils ne répondent pas trop aux mails, mais vous aurez plus de chance d’obtenir une réponse sur Whatsapp… J’ai fini par avoir mes tickets au bout de 3 jours de prise de contact et de relance…

Si l’on souhaite sortir un peu des sentiers touristiques, et voir d’autres îles, il est possible, sur devis, de se rendre aux îles secondaires comme Floreana ou Seymour, … Vous pouvez contacter les agences via Whatsapp avant d’arriver aux Galapagos, ou bien même sur place, et je pense d’ailleurs que ça sera moins cher. Les agences locales proposent également des croisières de dernière minute de 4 à 12 jours, à tarif compétitif, donc si vous êtes un adepte des croisières, leurs offres pourraient certainement vous intéresser.


Le programme détaillé sur chaque île :

Je ne vous cache pas que la personne qui a le plus travaillé sur notre itinéraire aux Galapagos, c’est Yvan. C’était son rêve d’y aller (oui il a beaucoup de rêves) alors il s’est plongé à fond dans le programme de nos 11 jours sur place.


SANTA CRUZ

YL Voyagent - Santa Cruz aux Galapagos 

Jour 1 : Découverte de Puerto Ayora

Comme nous arrivions à Santa Cruz, nous avons décidé de faire la 1ère partie de notre séjour sur cette île. Nous sommes arrivés vers 14h à Puerto Ayora, nous avons juste flâné dans les rues commerçantes et fait un peu nos touristes. Yvan m’a offert un pendentif avec une jolie petite tortue, et nous nous sommes tous les 2 achetés un sweat à capuche avec une tortue dessus. Comme-ça, YL Voyagent avec le même pull, et, spoiler alert : on est trop mignons avec ! Pourquoi la tortue ? Plus le temps passe, plus je trouve de signes qui me ramène à la tortue. Depuis ma naissance, une tâche en forme de tortue de mer est dessinée sur ma cuisse et je les trouve tellement grâcieuses ! Mais j’en vois plus régulièrement et je leur voue une passion de plus en plus grandissante.


Jour 2 : La Station de Recherche Charles Darwin

Tarif : 10$/personne, visite avec un guide, durée : 1h30 à 2h en fonction du guide que vous aurez. Pour nous ça a duré 2h et notre guide était un fin connaisseur des îles des Galapagos.

Il nous a parlé de l’histoire de l’île et des premiers afflux de touristes, qui ont notamment entraîné l’arrivée d’insectes et de rats, causant d’importants dégâts à l’époque sur la faune et la flore. S’en est suivie une explication sur le fait qu’aujourd’hui, le gouvernement des Galapagos utilise les 100$ de taxe d’entrée pour financer le nettoyage des déchets et l’extermination de tous les nuisibles de l’île. Il a fait importé d’un centre Australien un grand nombre de coccinelles pour éradiquer les mauvais insectes menaçant les plantes, a financé des opérations massives de dératisation, a investi dans des boîtiers nichoirs pour favoriser le développement d’oiseaux en voie de disparition, etc.

A la Station de Recherche, la visite se poursuit sur les différents iguanes présents sur les Galapagos. Le plus commun est l’iguane marin, qui est l’espèce la plus développée et présente évidemment sur les côtes. Vous en verrez absolument partout dans les rues. La 2nde, plus difficile à trouver (nous avons donc eu une chance incroyable) est l’iguane terrestre. Comme celui-ci ne sait pas nager et qu’il a été découvert sur le petit îlot de l’aéroport de Baltra / Santa Cruz, on ne le trouve souvent que là-bas. Il traîne sur les pistes d’atterrissage de l’avion ou aux alentours. Effectivement, à peine sortis de l’avion, nous en avions 3 sur notre chemin vers le bureau des douanes. Les 2 iguanes suivants, nous n’aurons pas la chance de les voir : l’iguane de Santa Fe, qui ne vit que sur l’île du même nom (il a beaucoup disparu ces dernières années) et l’iguane rose. L’iguane rose a été tout récemment découvert par une équipe de chercheurs sur le volcan Wolf tout au nord de l’île d’Isabela, au-dessus d’une certaine altitude car les pigments de leur peau ne supportent pas la lumière du soleil.

YL Voyagent - quels iguanes aux Galapagos ? 

La dernière partie de la visite est concentrée sur les tortues terrestres. Nous y découvrons différents enclos de tortues de plusieurs espèces. On apprend que certaines étaient vouées à disparaître sur certaines îles et qu’ils font en sorte de les aider à se développer et à les réintroduire dans leur milieu naturel.

 YL Voyagent - Les tortues terrestres à la station de recherche Charles Darwin des Galapagos

Nous en apprenons également plus sur l’histoire de Georges le Solitaire. Georges le Solitaire a été découvert il y a environ 50 ans. Une tortue dont l’espèce était menacée et dont l’âge a été estimé à 60 ans à l’époque. Une personne a été désignée pour étudier son espèce et s’en occuper jour après jour. Cela a duré 40 ans. Georges le Solitaire est décédé en 2012, à environ 100 ans. Il était le dernier de son espèce et il n’a jamais eu de descendance. Le soigneur, qui s’en est occupé tout ce temps, a pris sa retraite immédiatement car il a été incapable de reprendre son travail après avoir perdu Georges qu’il avait vu plus que ses propres enfants.

La visite se termine dans un sas, à température contrôlée, où l’on peut voir Georges le Solitaire dont le corps a été confié à un taxidermiste aux USA qui a réalisé un travail exceptionnel durant 2 ans avant de le restituer aux Galápagos.

 YL Voyagent - Georges le Solitaire -gauche et milieu) et les différentes espèces de tortue (droite)

Nous aurions pu enchaîner par un petit tour à la plage après la visite mais le temps s’était couvert en fin d’après-midi.

La journée s’est terminée avec quelques cocktails au TJ bar-restaurant (ils sont plusieurs bars à proposer la formule « Happy Hour » toute la soirée, avec 3 cocktails pour 10$ sur un choix de 8 boissons). Nous avons choisi Mojito, Caïpirinha et Red Foot Boobies.

Jour 3 : Las Grietas – Les crevasses dans la roche

Nos hôtes de Santa Cruz nous ont vivement recommandé de nous rendre à Las Grietas.Comment y aller ? En bâteau taxi, puis à pieds.Tarif : 10$ par personne

Sac à dos, gourde d’eau potable, basket, tout est bon. Nous avons pris 5$ sur nous, pour l’aller-retour du bateau-taxi. Le départ se fait du quai principal de Puerto Ayora. Moins d’une minute plus tard, nous sommes sur l’autre rive. Les touristes et locaux partent tous en direction de Las Grietas. Certains s’arrêteront avant, à la « plage des allemands ». Nous continuons notre route encore 5 minutes, avant de tomber sur un bureau avec un guide. Le lieu est en fait payant, et nous n’avions vu cette information nulle part auparavant. Le guide nous explique qu’il y a 1h30 de visite et que l’on peut rester 1h-1h30 après à Las Grietas (si j’ai bien compris), car le site est considéré comme Parc Naturel protégé, ce qui rend son accès en autonomie interdit.

C’est la déception instantanée car nous n’avions pas prévu d’espèces sur nous (à part nos 5$). Nous nous rabattons sur la plage des allemands. Très peu de coin d’ombre car la plage n’est pas arborée et le soleil tape fort, on vous rappelle que le pays s’appelle l’Equateur et ce n’est pas pour rien !

Le niveau de l’eau est trop bas pour y faire du snorkeling (masque & tuba) mais nous en profitons pour nous rafraîchir. La température de la mer avoisine les 21 degrés, ce qui « froid » pour la saison. Normalement l’eau est plutôt à 26 degrés et permet la plongé sans combinaison même avec du courant, mais le réchauffement climatique chamboule les éléments et les courants marins.

 YL Voyagent - La plage des allemands au Galapagos, sur la route pour Las Grietas

La journée se termine comme la veille, au même bar, mais nous choisissons d’autres cocktails : une bière (oui, pour eux c’est un cocktail), un Cuba Libre et une Michelada. La Michelada : une horreur ! Nous n’avons vraiment PAS aimé et je vous mets au défi de la boire. Yvan l’a bue entièrement car il a horreur du gâchi, mais personnellement c’était plus fort que moi. La boisson est salée, on dirait qu’elle est faite à base d’eau de mer. Le goût est vraiment particulier !


Jour 4 : Tortuga Bay – L’une des 10 plus belles plages du monde

Pour les non bilingues franco-espagnols comme moi, Tortuga veut dire tortue, même si je conçois qu’on le devine assez aisément. Les tortues viennent généralement sur cette plage lors de la saison de ponte.

 YL Voyagent - La jolie plage de Tortuga Bay

Comment y accéder ?

Il faut s’enregistrer sur le registre du gouvernement à l’entrée, puis il faut prévoir 1h de marche à pieds jusqu’à la plage. L’accès est GRATUIT. Le site est composé de 2 plages : Playa Brava et Playa Mansa.

Nous nous arrêtons sur la 1ère, avec drapeau rouge, interdiction de s’y baigner en raison des forts courants. Quelques iguanes font le show sur les rochers et dans l’eau. Le sable est blanc, l’eau est turquoise. Pas de tortue en vue, mais nous faisons quelques photos car le cadre est splendide.

Pour aller à la seconde plage qui donne sur une lagune, où nous avons l’autorisation de nous baigner, il faut traverser entièrement la première, et c’est sur votre droite.

Ici, le calme complet. Pas de vague, une mer d’huile ! Mais attention à la tête, les pélicans plongent au milieu des baigneurs pour attraper les poissons. Nous y sommes dès 10h le matin car nous n’avons pas envie qu’il y ait trop de monde, vu que le spot est gratuit. Dès le départ, un bébé requin-marteau se montre en bord de plage, près de la mangrove. Un autre bébé requin, à pointe noire cette fois-ci, se montre occasionnellement, alors que le premier revient fréquemment dans la journée. Il reste aux pieds des baigneurs, amusés par la petite bête (très mignonne de par sa taille, et surtout inoffensive à cet âge).

Un lion de mer, ayant l’envie soudaine de se dorer la pilule, sort de l’eau, remonte la plage, et va se coucher sur les affaires d’un groupe de touristes, partis en exploration des lieux. Ce n’est pas pour rien que sur les différents sites touristiques le gouvernement a fait installer plusieurs porte-manteaux en bois, afin que les affaires ne soient pas à la portée des animaux mais également pour ne pas abimé les arbres en y accrochant ses affaires. Bon courage pour les récupérer maintenant 😊. Pendant ce temps, un iguane fait sa sieste au soleil, imperturbable malgré les fréquents passages des touristes.

Nous retournons une dernière fois à l’eau et avons le plaisir de voir une raie passer. L’eau est trouble, et la raie est pleine de sable, ce qui la rend difficile à distinguer. Par peur, nous voyant nous approcher, elle décide de se poser au sol et de faire voler du sable autour, le laissant retomber sur elle, pour la masquer. Seuls ses yeux restent visibles. Nous réussissons quand même à capturer ces instants avec la caméra d’Yvan au moment où elle s’en va.

Nous avons eu assez d’images et de beaux moments pour la journée, il est temps de rentrer.

 YL Voyagent - Tortuga Bay

SAN CRISTOBAL

 YL Voyagent - La carte de PBM à San Cristobal

Jour 1 : La Loberia – Petit paradis sous-marin

Il est 6h du matin et nous sommes au quai pour notre ferry. Yvan a pris un médicament contre le mal de mer. 2h de bateau nous attendent. Le temps n’est pas terrible, et en effet, en pleine mer, ça tape sévère. Yvan n’est pas malade du trajet, mais le médicament l’a un peu assommé !

Je vois une baleine plonger (je suppose, je n’ai vu que le dessous de la queue, pour être tout à fait exacte), puis l’on voit des dauphins jouer pas loin de notre ferry avant d’arriver à San Cristobal.


Après avoir déposé nos affaires à l’hôtel vers 10h du matin, nous nous reposons un peu. Nous allons manger derrière notre Hostal, au marché couvert de la ville : au rez-de-chaussée il y a les fruits et légumes, à l’étage il y a quelques restaurants, dont je vous parlerai dans la partie suivante (Hébergement & nourriture aux Galapagos).

L’après-midi, malgré la fatigue d’Yvan, nous partons pour 1h de marche vers la plage de la Loberia (pour les moins motivés, c’est possible en taxi, comptez environ 4$). La plage n’est pas loin de l’aéroport de San Cristobal (qui est lui-même accessible à pieds depuis le centre-ville).

Apparemment, sur cette plage, les lions de mer y sont nombreux et se dorent la pilule toute la journée.

En arrivant, l’eau est limpide, turquoise. Il y a effectivement beaucoup de lions de mer. Nous posons nos affaires, toujours à l’ombre et en hauteur. Pas loin de nous, on voit une maman et son bébé. Nous apprendrons plus tard par le Ranger que le bébé est né le matin-même à 7h, d’où les traces de sang sur le pelage de la maman et ce qui s’apparente à un placenta dans le sable.

  YL Voyagent - Maman et bébé lions de mer, quelques heures après la naissance

L’eau est tellement claire que nous y allons également avec notre masque et notre tuba. Presque instantanément, nous tombons sur une tortue de mer géante , splendide. Elle n’est pas du tout perturbée par notre présence et se nourrit des algues présentes sur les rochers. Elle se balade, nous la suivons. Quand soudain… Une deuxième tortue, de la même taille, fait son apparition à côté. C’était un moment magique de les voir toutes les deux. Vous imaginez notre joie ?!

YL Voyagent - Tortue seule (gauche) & les 2 tortues (droite)  

On surveille quand même qu’un requin ne fasse pas son apparition. L’eau n’est pas très profonde, mais suffisamment quand même pour qu’un jeune requin ait l’envie de roder dans les parages pour poursuivre un petit touriste…

Nous continuons notre activité snorkeling et tombons sur une raie, posée au sol. Les courants sont assez forts (drapeau jaune), c’est difficile de rester sur place mais il n’y a pas beaucoup de fond et nous pouvons prendre appuis sur les rocher. Quelques minutes après, je vois une 2ème raie se déplacer, avant d’elle aussi se poser sur le sable. Encore un très beau moment.

YL Voyagent - Raie à la Loberia  

Comme expliqué précédemment, à cette période, l’eau est censée s’être réchauffée mais on a un peu froid, alors nous décidons d’arrêter. On retourne sur la plage, et Yvan voit un bébé lion de mer jouer dans 30cm d’eau transparente. Il décide d’aller filmer ça. Le petit, intrigué par la GoPro, est venu s’amuser avec Yvan, en s’approchant, en donnant des petits coups de nageoir dedans, et en fixant la caméra, ce qui nous aura valu la chance d’avoir cette jolie photo .

 YL Voyagent - Jeune lion de mer joueur, la Loberia

Clap de fin de cette merveilleuse journée qui ne nous aura réservé que de merveilleuses surprises (et pas de tête à tête avec un requin). Nous gardons un beau souvenir de La Loberia et on vous le conseille vivement !


Jour 2 : Bahia Tijeretas

Nous avions lu sur internet le témoignage d’une fille qui s’était rendue là-bas pour faire du snorkeling. Comme c’est assez éloigné, et qu’il n’y a pas de plage, peu de monde pousse jusque là-bas. Cependant, si l’on souhaite se baigner tranquillement, avec des lions de mer joueurs, c’est THE PLACE TO BE.

C’était sans compter sur la mauvaise météo, qui remuait la mer, empêchant ainsi toute tentative de mise à l’eau. Les vagues s’écrasaient sur les rochers, et nous n’avions pas envie de finir comme des crêpes.

On a vu 2 lions de mer jouer ensemble dans l’eau, c’était mignon.

 YL Voyagent - Bahia Tijeretas

ISABELA

Jour 1 : Volcan Sierra Negra

 YL Voyagent - Point de départ du trek Volcano Sierra Negra

Tarif : 50$ par personne

Le taxi vient nous récupérer à 7h20 à notre hébergement et nous dépose une vingtaine de minutes plus tard au pied du volcan. A 8h, nous démarrons la randonnée de 16km avec notre guide Pablo et le reste du groupe (nous sommes 13). Le départ se fait sous un temps couvert, légèrement brumeux. Le guide nous présente les oiseaux et les arbres que l’on trouve sur notre chemin, on le sent tous très passionné. L’ascension est vraiment tranquille, et au bout de 2h de marche les points de vue commencent à être très sympa ! On s’arrête pour admirer le cratère, éclairé par un magnifique soleil, avec un ciel bleu complètement dégagé. Ici, il nous apprend qu'à un endroit précis, on peut crier et cela fait écho sur plusieurs kilomètres. Yvan se prête au jeu et ça marche bien avec lui !

La randonnée continue, jusqu’à ce que nous arrivions au bout des 8kms, le point le plus haut de notre trajet. Une vue à 360 s’offre à nous : un paysage désertique à un endroit, des flancs colorés de noir, de rouge et de jaune par la lave et le soufre, d’un autre côté.

 YL Voyagent - Une journée sur le Sierra Negra

Notre agence nous a prévu une lunch box (attention, c’est léger, n’hésitez pas à ramener des encas également) que l’on mange tout en haut. Ensuite, il est temps de redescendre, ça nous prend 1h30 alors que la montée aura pris environ 4h.

Nous recommandons à 100% l’hôtel-agence par lequel nous avons réservé notre activité : Coral Blanco. Nous avions lu de supers avis les concernant sur internet et parmi les différents groupes présents au volcan, notre guide était clairement le plus passionné et le plus tranquille. Les autres groupes n’avaient que très rarement la possibilité de s’arrêter faire des photos ou n’avaient pas de présentation des animaux du lieu, vraiment dommage. Parmi elles, on ne vous recommande absolument pas Rosedelco. Les guides n’expliquent rien, ne sont pas respectueux des clients et sont obsédés par le fait de réaliser le trek le plus vite possible (on les a vu à l’œuvre).


Jour 2 : Snorkeling à Las Tintoreras

 YL Voyagent - Snorkeling dans les tunnels de lave à Las Tintojeras

Tarif : entre 50 et 60$ par personne

Comme la veille, nous avons choisi l’agence Coral Blanco et ce fut un très bon choix. Un taxi est de nouveau venu nous chercher (cette fois à 9h) et nous a déposé au port d’Isabela où nous sommes montés avec notre guide (un autre Pablo !) et un couple d’allemands qui parlait très bien anglais et français.

Au bout de quelques minutes, on voit déjà des pingouins nager autour du bateau. Ils sont tout petits !!! On dirait des bébés mais c’est pourtant leur taille adulte, résultat de leur adaptation au fil des générations. On avait appris durant la visite de la station de recherche Charles Darwin que si les animaux ne s’adaptaient pas rapidement ils mouraient, ce qui fut le cas ici avec cette espèce de pingouin qui a su s’adapter aux fortes températures, ils sont beaucoup plus petit que ceux vivant dans les pays froids.

 YL Voyagent - Les pingouins des Galapagos à Las Tintojeras

Le bateau nous dépose au ponton de Las Tintojeras et nous partons pour une petite promenade de 40 minutes, où le guide nous parle des iguanes, de ce qui cause cette forme spécifique pointue sur la roche des volcans, des animaux marins etc. Nous avons d’ailleurs appris que, contrairement aux lézards, si un iguane bébé perd sa queue, elle ne repousse pas. Ça leur arrive lorsqu’ils se prélassent au soleil sur un rocher de lave et qu’une frégate (oiseau) se met à les attaquer, ils doivent alors partir précipitamment dans un petit trou et perdre leur queue qui se coincerait entre des bouts pointus de la roche. Les iguanes marins qui ont perdu leur queue ne peuvent plus nager et son condamné à rester sur la terre ferme, ce qui peut être long puisqu’ils peuvent vivre jusqu’à 40/50 ans.

 YL Voyagent - Iguane marin sur son rocher de lave à Las Tintojeras

Fin de la balade, on reprend le bateau 2 minutes et préparation pour la mise à l’eau. Palmes, masque et tuba sont prévus pour l’excursion mais vous pouvez également louer des combinaisons dans les boutiques de snorkeling d’Isabela .

On voit rapidement une grande tortue brouter l’herbier marin. Beaucoup de poissons, d’étoiles de mer, … C’est magnifique.

YL Voyagent - Début du snorkeling 

Nous tombons également sur une raie marbrée, gigantesque ! Il y a une grande tortue juste à côté d’elle, alors on ne sait pas trop où donner de la tête.

YL Voyagent - Tortue et raie à Las Tintojeras 

Plus loin, 2 tortues sont posées au sol, presque l’une contre l’autre, en train de se reposer. Un joli moment !

YL Voyagent - Décollage d'une tortue pendant que la seconde se repose 

Nous avons cherché, longtemps, mais n’avons jamais vu de requin à pointe noire. C’est triste mais ce n’est pas systématique. Si vous voulez absolument en voir, faites plutôt Las Tuneles mais c’est une excursion qui coûte plus cher (environ 110$/pers).

Nous rentrons un peu avant midi. L’après-midi c’est repos, on se promène tranquillement sur la plage.


Jour 3 : Concha de perla

Ce lieu : quelle surpriiiise ! Je crois que cet endroit et la plage de la loberia sont mes coups de cœur. Alors par contre n’y allez pas pour bronzer, il n’y a pas de plage. Par contre si vous avez des palmes, un masque et un tuba et que vous n’avez pas peur de la profondeur, ce spot est idéal !

YL Voyagent - Snorkeling à la Concha de Perla 

A mon grand regret nous n’avions pas de palmes donc nous n’avons pas pu aller dans « le trou » au milieu de la crique (environ 5/6m d’après ce qu’on a pu voir), mais ceux qui y vont ont la joie de nager avec des raies sublimes et immense comme vous aurez rarement la chance d’en voir.

Malgré tout, nous avons vu des poissons, et surtout : quelques pingouins sont venus nager autour de nous. Ils se déplacent vite, c’est trop adorable !


Jour 4 : Plage

Ce jour aurait pu clairement être remplacé par une sortie vélo jusqu’au mur des larmes, une visite du centre de conservation des tortues, une balade dans les lagunes des flamands roses ou la visite de la Cueva de Sucre, mais en ce qui nous concernait, nous manquions de temps. Donc une matinée plage nous a fait du bien avant de reprendre le bateau à 15h vers Santa Cruz.


Santa Cruz (Puerto Ayora) jusqu’à l’aéroport

YL Voyagent - Entre l'aéroport et la barge, sur l'île de Baltra (Santa Cruz) 

Nous avions lu que nous pouvions prendre le bus à partir de 7h mais ça a changé depuis quelques années. Le terminal terrestre n’existe plus et le bus qui part dorénavant du port ne démarre qu’à 8h. Il nous fallait donc trouver un taxi et d’autres personnes afin de diminuer le coût car 25$ pour aller jusqu’à la barge c’était trop cher pour nous. Un chauffeur nous repère et nous propose aussitôt de nous emmener pour 5$ par personne et qu’il va essayer de compléter son véhicule avec d’autres touristes. Malheureusement pour lui ça n’aura pas été rentable car il n’a trouvé personne à emmener. Cependant sachez que c’est fréquent de faire comme-ça avant que le bus démarre, les taxis sont habitués, c’est notre hôte qui nous a conseillé de faire ça car les taxis ici peuvent prendre 5 passagers en plus du chauffeur.

Une fois à la barge, il faut également débourser 1$ par personne pour la traversée, puis de nouveau 5$ par personne pour le bus jusqu’à l’aéroport.


Hébergement & nourriture aux Galapagos

 YL Voyagent - les menus du jour aux Galapagos

A Santa Cruz, nous avons séjourné à l’Hostal Marysol, à 2 pas de la mer, pour un tarif de 115$ les 4 nuits, soit environ 30$ la nuit, mais on peut trouver moins cher en démarchant sur place. Nous avons pu faire le check-in à partir de 13h, chambre double, mais l’insonorisation était catastrophique et les chiens du voisin aboyaient tout le temps, et la propriétaire arrivait tôt le matin et parlait fort, donc ce n’était pas hyper agréable. Le wifi est gratuit mais pas très performant. Il y a une cuisine à disposition des clients et salle de bain privée. Paiement espèce ou CB. Nous y sommes retournés avant de reprendre l'avion et avions demandé à Marysol d'avoir une autre chambre, et elle nous a mis ailleurs, c'était bien mieux pour le wifi, et un peu moins bruyant. Je tiens quand même à préciser que Marysol est une femme adorable, qui a le sourire !

Pour vous nourrir, on vous partage un bon plan : Vous avez le choix entre manger pour 20$ par personne près de la mer, ou, comme nous, vous rendre dans la rue Charles Minford, qui propose des menus à 5$ soupe + plat principal + un jus ! C’était excellent nous avons adoré. Nous en avons testé un différent à chaque fois et nous n’avons jamais été déçu. Paiement en espèces uniquement.


A San Cristobal, nous mangions le midi à l’étage du marché. Là-bas, on nous a proposé soupe + plat principal + jus pour 4,5$. Tout aussi bon ! C’est fermé le soir, donc attention à vous prévoir de quoi manger, ou alors vous pouvez manger dans les restaurants touristiques, entre 10 et 20$ par personne. Paiement en espèces.

 Dans un resto mexicain, Yvan commande... un burger

Nous avons séjourné à l’Hostal « Casa de Jeimy », chambre 8, au 1er étage. Là encore, le wifi n’est pas terrible, mais pour le reste, rien à redire. Le lieu possède 2 terrasses avec vue sur mer et hamac pour se relaxer, les chambres sont grandes et propres et il y a 4 cuisines (dont 2 sur les terrasses). La propriétaire prend le temps de conseiller sur les lieux à voir ou les activités à faire autour. Prévoir du cash, ils ne prennent pas la CB.

En bas de la rue, il y a une boulangerie, qui s’appelle Kachi Tanta. Elle n’est pas mauvaise, et certaines pâtisseries ne sont pas chères (roulé cannelle + pain au chocolat pour 1,15$), mais la tortue à la crème de lait et une part de cake au chocolat c’est 5,70$... Attention à arriver tôt, car dès qu’ils écoulent leur stock ils n’en refont pas, donc souvent à midi il ne reste pas grand-chose. Espèces uniquement.

Nous avons également testé la laverie, pour environ 1$ le kilo. Nous avions déposé les vêtements vers 11h et ils étaient lavés, séchés et pliés à 17h. Espèces uniquement


Pour Isabela, nous avons séjourné à l’hostal Villamil, réservé via Airbnb. Nous sommes mitigés quant au fait de vous le recommander ou non. J’avais lu dans les avis qu’il y aurait un possible changement d’hôtel à cause des travaux. Ce ne fut pas le cas mais la réception se faisait à un autre hôtel : la Laguna. La chambre était pleine de poussière de travaux, et ça s’est vraiment senti en allumant la clim qui devait en avoir accumulé pas mal. Mais après avoir demandé de renettoyer la chambre c’était mieux.

Pour les repas, nous avons demandé à la réceptionniste où manger pour 5$ et elle nous a conseillé le marché d’Isabela. Nous en avons eu à chaque fois pour entre 5 et 6$ par personne par repas. Le midi c’était soupe + plat principal pour 6$ et le soir saucisse grillé avec riz et lentilles pour 5$.

 YL Voyagent - manger, manger, manger

Concernant les distributeurs, voici quelques informations qui pourraient être utiles :

Il y a 6 distributeurs à Puerto Ayora et 5 à San Cristobal.

A Puerto Ayora, on peut retirer jusqu’à 300€. Avec notre Visa Premier, nous n’avions que 0,50cts de frais pris par la banque Pacifico (mais il faut rajouter ceux du LCL de plus de 10€), alors qu’avec notre carte de Boursorama nous en avons eu pour 4$ de frais de la banque locale (aucun frais supplémentaire car c’est une banque en ligne) mais un retrait limité à 200€ chez Pacifico.

Nous avons également effectué un retrait à Puerto Ayora dans la banque Bolivariano avec notre carte boursorama. Nous n’avons pas eu de frais et avons pu retirer 300€.

Attention, vous ne pouvez retirer que par tranche de 200€ à San Cristobal. Cependant, nous n’avons pas testé les distributeurs là-bas.

A Isabela, nous avions lu qu’il y avait un distributeur, mais nous aurions mieux fait d’anticiper et de ne pas se fier à cette information car il est tout le temps en panne, donc un conseil : anticipez.



Nous espérons que vous avez aimé notre escapade aux Galapagos ! N’hésitez pas à nous dire en commentaire si ça vous a donné envie. Nous aimerions également avoir votre avis sur le format, avez-vous trouvé ça plus fluide que les récits précédents ? Préférez vous celui-ci ou ceux d’avant ?

YL Voyagent - Les flamants roses à Puerto Villamil (Isabela) 

A très bientôt,

YL Voyagent

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Le Pérou… Cette étape que nous attendions avec tant d’impatience, et que nous laissons aujourd’hui sans avoir eu la chance de bien le découvrir.

 YL Voyagent - Miraflores

Si vous n’avez pas suivi les récentes informations sur ce pays, on vous fait un bref topo de la situation : décembre 2022, le Président du Pérou est destitué de ses fonctions pour corruption. Dina Bolluarte, ancienne Vice-Présidente du pays, s’auto-proclame alors présidente en attendant les prochaines élections. Seulement voilà : le peuple la refuse. S’ensuivent alors une série de manifestations et de blocages routiers (vous savez, un peu dans le même genre que les gilets jaunes en France).

Fin décembre, et jusqu’au 4 janvier, le peuple accepte une trève pour les fêtes. De nouvelles annonces sont faites, dont l’avancée des élections suivantes à Octobre 2023. Le peuple ne s’en satisfait pas et reprend de plus belle ses manifestations. Depuis, ce sont les montagnes russes : les routes sont bloquées, ouvertes, re-bloquées… les rails du train menant au Machu Picchu sont cassées par des manifestants, le site est fermé, réouvert et de nouveau fermé pour 1 mois. Ce n’est pas le seul site concerné, et les bus ne peuvent plus attendre les villes du sud de Pérou… Villes les plus touristiques évidemment.

Nous n’avons pas pu annuler notre billet d’avion (que nous avions, à tort, pris sans l’option annulation) et décidons d’atterrir à Lima puis de visiter le Nord du Pérou. Notre ami, le bison futé péruvien, nous est d’une grande aide pour vérifier les blocages routiers.


Nous arrivons à Lima et prenons un Uber jusqu’à Miraflores (33 PEN + 12 PEN de frais aéroport, soit environ 11€). Miraflores c’est le quartier touristique et safe de Lima. On s’y sent vraiment bien. Yvan avait trouvé une promo à la Casa Suyay, pour 35€ la nuit au lieu de 120€ ! C’était vraiment trop mignon, j’ai adoré le lieu.

YL Voyagent - Miraflores (photos 1 à 4) & Hôtel Casa Suyay (photos 5 à 7)

Le midi, on mange au Chef’s Café, avenue José Larco, et c’était un délice. Une petite brasserie, du type brasserie parisienne, où l’on prend le menu à 22,5 sol péruviens (un peu plus de 5€) avec une soupe + un plat et une boisson. Le plat est hyper travaillé, original et surtout délicieux, on adore !

YL Voyagent - repas au Chef's Café, Miraflores 

L’après-midi de notre arrivée, nous nous promenons juste autour de notre hôtel : Parc Kennedy (alias le parc des chats errants, il y en a énormément et on peut aussi les adopter), marché artisanal (super coloré, énormément de choses tricotées en laine de bébé alpaga). Je me permets de parler de bébé alpaga car les animaux ne sont pas tués ou torturés pour cela. On tond juste leur laine, qui repousse normalement après. Tout est trop joli et je ne compte pas le nombre de fois où j’avais envie d’acheter quelque chose : poncho, baskets, porte-clé, bracelet… On a également adoré leurs peintures, si réalistes !

 YL Voyagent - Miraflores, le quartier des artisans

Le soir, on est fatigué et on a du mal à trouver un endroit où manger pour moins de 20 sol péruvien par personne alors on se rabat sur un KFC (ouais, trop facile de céder à la tentation d’un burger quand on est fatigué).


Le lendemain, jour 2, nous partons à la découverte de Miraflores. Une journée plutôt tranquille.

YL Voyagent - Visite de Miraflores, parc des amoureux 

Jour 3, nous allons à pieds jusqu’à la cité Huaca Pucllana le matin, découverte il y a moins de 40 ans et vieille de… 1500 ans. On apprend que les constructions avaient été ensevelies sous des montagnes de sable et qu’avant d’être découvert les enfants faisaient de la moto-cross par-dessus ces dunes de sable. Les constructions est entièrement créé avec des briques de terre. Les blocs de boue sont posés à la verticale et espacés afin d’offrir une meilleure résistance face aux tremblements de terre. Je vous vois venir avec votre question : En terre ? Mais s’il pleut ?

En réalité, Lima est une ville sans pluie. La dernière enregistrée date de 1971 ! Impressionnant quand on sait ça. Cependant, elle n’est pas pour autant ensoleillée, car elle ne voit le soleil que 4 mois de l’année. Le reste du temps, le beau temps laisse place à la grisaille et à la brume. Mouais, un peu comme en Normandie quoi 😉. Durant la visite, nous voyons même des alpagas et un lama. Le guide nous apprend à différencier les 2 animaux, mais également à repérer quand un lama s’apprête à nous cracher dessus. Leur secret ? Oreilles en arrière, menton relevé et un pas en arrière : crachat assuré !

 YL Voyagent - Huaca Pucllana

Nous rentrons avant l’heure du déjeuner et repassons à notre hôtel car l’heure du check-out a sonné. Le midi, nous allons manger dans un petit restaurant, à l’entrée de la rue des artisans. Le propriétaire est ravi d’avoir des clients, qui plus est, étrangers. Il nous prépare de délicieuses assiettes, avec des frites maisons et un steak, on se régale !

 YL Voyagent

Avant de partir pour notre bus qui est prévu à 16h30, nous retournons dans le salon de notre hôtel pour faire passer le temps autour de bouquins sur le Pérou, mis à la disposition des clients.

Nous validons la commande de notre Uber et partons pour le terminal de bus de Lima.

La compagnie de bus que nous avons choisi s’appelle INSTABUS… Les salariés prennent nos gros sacs, les pèsent et agrafent des étiquettes dessus, afin de s’assurer à la fin du trajet que ce sont les bonnes personnes qui récupèrent leurs bagages.

YL Voyagent - En route avec Instabus ! 

Le trajet dure 4h, et l’équipage a mis une clé USB sur la télé, on a donc le plaisir de voir « Doctor Strange : Multiverse of Madness », suivi de « Encanto », le tout évidemment en espagnol ! (Je n’ai pas compris grand-chose !!!). La sortie de Lima fut vraiment longue, plus d’une heure trente. La ville est constamment plongée dans les embouteillages et des manifestations étaient en cours. Manifestations plutôt pacifistes de ce qu’on a vu. Les policiers étaient en position, les manifestants tenaient dans leurs mains des pancartes et des drapeaux, mais aucune violence physique n’était présente. Heureusement, pour oublier ça, ce trajet en bus nous a également offert un coucher de soleil qui restera à jamais gravé dans nos mémoires : l’océan à perte de vue, le soleil qui se couche à l’horizon, et de magnifiques nuages posés sur l’eau : une ambiance particulière et des couleurs splendides. Le ciel était en feu et nous a laissé émerveillés.

 YL Voyagent - Manifestation à Lima (1 à 3) et coucher de soleil magnifique vers Barranca

Nous arrivons le soir à Barranca, 1ère étape de notre road-trip vers Trujillo. Notre hôtel est assez particulier… On doit traverser un long couloir, au bout duquel se trouve une cabine avec une petite trappe. Le patron te donne ta clé à travers cette trappe, tu peux à peine le voir. Le wifi, n’en parlons pas. Et l’isolation, encore moins. Simple vitrage, et le voisin d’en face avait environ 25 chiens sur sa terrasse qui aboient toute la nuit… On est là 2 nuits déjà, c’est ça ? Ça va être long !


Jour 4, nous partons à la recherche d’un minibus, appelé collectivo, pour nous rendre à Caral, à 1h de là où nous sommes. Grâce à Maps.me nous trouvons le collectivo qui nous y emmène. L’avantage du collectivo, c’est que ce n’est pas cher. Le problème avec le collectivo, c’est qu’il ne part que quand il est plein, donc il faut anticiper. Nous sommes partis au bout d’une heure et demi. Parfois, tu peux attendre la journée entière sans que personne d’autre ne vienne, c’est particulier comme principe…

Nous arrivons à Caral. Le collectivo nous laisse dans le village, et il nous reste encore 3km à parcourir à pieds jusqu’à la billetterie de la cité de Caral. Le soleil tape très fort déjà, à 10h. Heureusement que nous avons prévu beaucoup d’eau. Nous arrivons sur les lieux et nous joignons à un groupe, car il est maintenant obligatoire d’avoir un guide, et que le prix est le même que tu sois 1 ou 20, alors autant diviser les frais.

La visite dure environ 2h et se fait uniquement en espagnol (bon, comme pour les films dans le bus la veille, je n’ai rien compris). Yvan se débrouille mieux et tente de me faire des morceaux de traduction, quand il le peut.

YL Voyagent - Arrivée à Caral 

La cité de Caral a été découverte il y a seulement 28 ans et se trouve au milieu du désert, à l’extérieur du village. C’était pourtant le site qui abritait la plus ancienne civilisation sud-américaine ! Nous y admirons 5 temples et un amphithéâtre, que les 250 personnes qui travaillent sur place tente de préserver au mieux. L’un des temples était destiné au roi de l’époque, et les autres très probablement à ses fils. Une pierre est posée dans un trou, servant ainsi à indiquer l’heure en fonction de la position du soleil, mais également donner les saisons. Ils s’en servaient beaucoup pour savoir à quel moment planter leurs récoltes, ou même pour la construction, car commencer une construction à 1 mois de la saison des pluies, ça n’a pas de sens. Le roi et le haut peuple vivaient sur place en hauteur, alors que le bas peuple de l’époque vivait en contrebas, dans la vallée proche de la rivière pour cultiver. Personnellement j’aurais préféré être entourée d’arbres comme eux, mais visiblement ils le vivaient mal, car en étant plus en hauteur on était plus proche du dieu soleil, chacun son truc.

 YL Voyagent - Visite de Caral

Il est midi quand nous terminons la visite, et le soleil tape encore plus fort. Il nous faut refaire les 3 kilomètres en sens inverse jusqu’au village de Caral et espérer trouver un endroit où manger, ou bien un collectivo qui nous ramènera à Barranca. A peine arrivés au village, le chauffeur du collectivo nous repère et nous partons aussitôt. Nous arrivons vers 14h à Barranca après 1h de route et nous arrêtons manger dans un petit restaurant pour pas cher, parce que nous sommes affamés.

Au programme de ce qu’il nous reste de l’après-midi, c’est repos.


Le lendemain matin, jour 5, avant le check-out, je descends à « la réception » réclamer de l’eau chaude pour me faire un café. L’homme, peu aimable, me dit de me servir l’eau chaude de la salle de bain. Il est mignon mais un peu con (oups, pardon). L’eau n’est pas potable au Pérou, donc il faut impérativement la faire bouillir et ils ne mettent pas de bouilloire à disposition dans les chambres. Sa femme entend que je perds patience (oui, team café au réveil, obligé) et intervient. Elle revient quelques instants plus tard avec une tasse d’eau chaude brûlante. Elle est gentille cette dame, je l’apprécie, pas seulement pour ça, mais la veille aussi elle nous avait donné des indications sur Caral et les collectivos.


Après Barranca, le programme était le suivant : Huaraz, ou Trujillo, selon les blocages routiers. Ce que nous n’avions pas anticipé, c’est que le nord du Pérou est très mal desservi en transports en commun, et que de Barranca, on ne peut aller nulle part. Pour Huaraz ou Trujillo il fallait repasser par Chimboté, à 6h au nord, puis rejoindre l’une ou l’autre des villes (environ 4h de plus), ce qui nous faisait perdre 1 jour et demie de transport, sur 5 jours restants… L’autre option était de redescendre à Lima. De Lima nous pouvions aussi rejoindre les villes mais nous perdions également 2 jours. Ou alors prendre un collectivo mais on revient au fait qu’il ne part que lorsqu’il est complet et sans touriste dans le coin, autant vous dire que c’était très incertain. Au pire il y avait l’ultime option du taxi mais 3h de trajet aller, je n’imagine même pas le tarif ! Huaraz est connue pour être le point de départ de belles randonnées « alentours » (à environ 2h de la ville, si ce n’est plus) et Trujillo pour être une ancienne capitale péruvienne. Mais le fait de perdre une journée dans les transports augmentait le risque de blocage, alors nous avons fini, avec tristesse, par nous résigner et redescendre à Lima en attendant notre avion. Avion qui, soit dit en passant, nous a coûté 500€ vers la Bolivie, alors que notre plan initial était de rejoindre le pays suivant en bus pour 60€ pour 2. Mais, contexte politique oblige, notre projet était tombé à l’eau, et 500€ c’était le tarif le plus bas, youhou.


Nous avions adoré l’hôtel de Miraflores où nous avions séjourné plus tôt mais la promotion était finie et le prix était à présent revenu à 120€ alors nous avons laissé tomber cette idée. Nous avons réservé dans un studio, toujours à Miraflores, mais plus proche de la mer, pour une 30aine d’euros la nuit. Ce qui a particulièrement attiré notre attention, c’était la mention que les fenêtres venaient d’être changées et offraient une insonorisation 80% meilleure que ce que l’on trouve habituellement au Pérou. YES, du repos ! Effectivement, nous avons très bien dormi. Pas de bruit de voiture, de chiens qui aboient, … Juste du silence, et on en avait vraiment besoin.


Au 6ème jour, nous nous sommes promenés dans cette partie de la ville que nous ne connaissions pas trop. Dans ce quartier résidentiel, il y avait plein de street art sur les façades des murs, on a adoré. Nous allons également sur la promenade des amoureux, à Miraflores. Il y a un stand de crêpes « Bisous français » qui se trouve là-bas, et comme c’est la chandeleur autant en profiter !

YL Voyagent - Miraflores et son street art, un jour de chandeleur 

Jour 7, c’est parti pour l’excursion réservée : visite de la ville de Barranco (connue pour son street art) et du site des ruines de Pachacamac.

Comme je le disais au-dessus, à Baranco on trouve beaucoup de street art. La plupart ont été financés par de grandes marques : Converse, Colgate, …

 YL Voyagent - Excursion à Barranco

En vous baladant dans Barranco, vous découvrirez la Bibliothèque publique, qui hébergeait auparavant l’hôtel de ville. Par la suite, la municipalité a préféré se construire un autre bâtiment, plus moderne. C’est dommage car le charme de l’ancien était mieux, mais ce n’est que mon point de vue.

 YL Voyagent - Bibliothèque de Barranco

Nous arrivons face à une ancienne chapelle, dont la toiture est en ruine. Nous en apprenons plus sur l’histoire de la construction de cette chapelle (un homme aurait fait un vœu devant un autel demandant que le Seigneur soigne sa femme, en l’échange de quoi il ferait construire une chapelle pour remercier Dieu, et son vœu s’est exaucé alors il a tenu sa promesse). La chapelle se trouve près d’un pont, appelé aujourd’hui le pont du soupir. On apprend ici qu’un jeune homme était chargé d’entretenir la chapelle et le parvis, et qu’une femme, issue d’une famille riche, qui vivait de l’autre côté du pont, était tombée amoureuse de lui. Dès que le père de cette jeune femme eut appris cette histoire d’amour, il envoya le jeune homme travailler loin afin de s’assurer que sa fille ne le revoit plus. Suite à cela, la jeune femme traversait le pont, jour après jour, et soupirait de tristesse chaque fois qu’elle atteignait l’autre côté. Il est donc de coutume, maintenant, de faire un vœu avant de mettre un pied sur le pont, et de soupirer après l’avoir franchi. Le guide a devancé notre question, gagner au loto n’est apparemment pas un vœu réalisable…

YL Voyagent - La chapelle & le pont des soupirs, Barranco 

Nous allons ensuite en voiture jusque Pachacamac. Le site se trouve sur le chemin des Incas, qui part du Chili et va jusqu’en Colombie, soit environ 30.000 kilomètres, rien que ça ! L’empire Inca était très étendu et Pachacamac occupait une place centrale.

Le site s’étend sur une surface de 300 hectares... Il date d’environ 200-600 ans après J-C. et a été découvert il y a une centaine d’années, ce qui rend ses recherches extrêmement bien avancées et son musée très bien fourni.

Le temple le plus haut permettait de se rapprocher du soleil, car Pachacamac (qui signifie le Créateur du monde) serait né de l’union entre le Soleil et la Lune… Il était de coutume de manger certaines plantes à effets particulier (si vous voyez ce que je veux dire) avant de s’adresser à ce Dieu… Parce qu’il fallait être perché pour lui parler, apparemment… 😉

 YL Voyagent - Site de Pachacamac

De retour à notre hébergement, nous faisons nos sacs pour le départ du lendemain. Une dernière promenade au coucher du soleil face à la mer, et on rentre se mettre devant un film.


Jour 8, c’est fini le Pérou. Nous avons nos sacs sur le dos alors nous prenons le bus pour l’aéroport juste après notre check-out. Notre avion n’est qu’à 1h du matin le lendemain, la journée d’attente s’annonce longue ! Avec Yvan on réfléchit à la suite, du trajet bien sûr avec ces imprévus : Est-ce qu’on arrivera à repasser au Pérou dans un mois ? Sinon, est-ce qu’on reste en Bolivie plus longtemps ? Est-ce qu’on fait un crochet par le Paraguay qui n’était pas prévu ? La seule obligation c’est d’être à Santiago du Chili le 10 avril pour prendre l’avion direction l’île de Pâques.

Tiens parlons-en aussi de ça, depuis le Covid les visites sur l’île se font maintenant uniquement accompagnées d’un guide et plusieurs sites sont devenus payants. Encore une bonne nouvelle pour notre budget.

On revoit aussi nos projets une fois rentrés en France. Yvan adore faire des To Do Liste, il en a plein dans son bloc note pour ne pas oublier dans 6 mois.

On voit passer une équipe de photographe qui a sans doute été embauché par l’aéroport. Ils sont équipés d’un stabilisateur pour appareil photo, on se croirait sur un tournage de film, je bave… Du coup on se disait qu’on proposerait bien à la vente certains clichés photos, nos préférés, sous 2 formats, un grand et un moyen... On se demande si ça intéresserait des gens. Evidemment les photos seraient retravaillées, pour les rendre plus jolies encore, et la qualité n’est pas un problème puisque les clichés qui seraient proposés viennent de mon appareil Reflex. Affaire à suivre, donc 😉.


Prochain post : la Bolivie, en compagnie des parents d’Yvan.

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YL Voyagent en Bolivie 

Nous sommes arrivés en Bolivie le 4 février au matin, tôt. Tellement tôt dans la journée que nous avons patienté dans l’aéroport le temps que le jour se lève. Allez savoir pourquoi les vols Lima (Pérou) – Santa Cruz de la Sierra (Bolivie) se font de nuit ! Nous sommes ici pour 2 jours, nous partons le 6 vers la ville de Sucre (qui se prononce « Soucré »).

Si nous avions pu retrouver les parents d’Yvan au Pérou, nous nous serions rejoints le 5 février, pour l’anniversaire d’Yvan. Or, la situation au Pérou étant compliqué, l’intégralité des plans a dû être changée 1 semaine avant. Nous les retrouverons alors le 8 février.


Après avoir pris l’unique bus local qui nous mène au centre-ville, il nous reste 30min de marche jusqu’à notre hébergement. Le chemin paraît interminable car à Santa Cruz il fait chaud. Le check-in n’est qu’à 13h mais heureusement le Airbnb possède une cour intérieure avec cuisine, WC, fauteuils, et salons où nous pouvons attendre.

Au cours de ces 2 jours, nous visitons la place du 24 septembre (ce qui est drôle en Bolivie, c’est que la plupart des places ont une date en guise de nom), qui est principalement le seul truc à voir dans la ville.

 YL Voyagent - Santa Cruz de la Sierra

Sur cette place, on vous conseille le restaurant La Concordia. Nous y avons mangé le samedi et dimanche midi (d’ailleurs le dimanche c’est brunch) et on y a vraiment SUPER bien mangé, pour moins de 5€/pers (apéro, entrée, plat, dessert). Le dimanche ils ont même fait une petite surprise à Yvan, c’était émouvant. Ils sont situés dans une petite cour intérieure donc il faut les trouver. Mais la déco est sympa, on vous laisse voir les photos 😉

Le dimanche il y a le marché des artisans, derrière la cathédrale (qui se trouve sur la place, sans grande surprise). Là, j’ai craqué et acheté plein de souvenirs (parents, belle-sœur, … Et aussi pour moi, hein !), mais si vous y allez en semaine, il y a aussi le passage des artisans, qui se trouve sur la Calle Florida, à côté de l’Hipermaxi (seul truc qui ressemble à un magasin pour faire des courses haha).

Nous partons ensuite pour Sucre en… Bus ! Un long trajet nous attend car nous partons le 6 à 15h30 (plutôt 16h30 avec le retard) et nous arrivons le 7 février à 7h du matin (je vous laisse calculer car j’ai la flemme haha).

La première impression de la ville : ça klaxonne, ça sent les pots d’échappement et il y a beaucoup de déchets.

Là encore, notre Airbnb nous ouvre pour que nous laissions nos sacs. Un bon petit-déjeuner plus tard et on se promène, malgré la fatigue (on ne s’habitue pas aux bus de nuits). Le hic, c’est qu’il se met à pleuvoir pendant un long moment. On finit par s’abriter sous un kioske en attendant que le temps passe. Notre Airbnb se trouve à 2 rues de la place du 25 mai (vous voyez, une date !).


Nous y voilà, c’est le grand jour ! 8 février, on part retrouver les parents d’Yvan. On les attend sagement dans la cour de leur hôtel. Quand ils arrivent, on sent l’émotion qui est palpable, ça fait du bien de se retrouver. On va boire un coup et manger (on n’oublie pas l’anniversaire d’Adrian !). On se balade un peu (le marché y est très sympa), on mange à nouveau, et on boit encore des coups (en gros, hein !).

 YL Voyagent - Les retrouvailles (et du bon vin)

A Sucre, on s’est chauffé pour monter à La Recoleta, et même au-delà, car il y a un sentier de rando (à un moment le sentier a disparu suite à un glissement de terrain donc il faut grimper sur un tas de terre, c’est assez drôle). Une fois au sommet, à 3100m d’altitude, c’est un lieu de culte qui nous attend. Il n’est pas foufou et on est choqué de la quantité de déchets et de cendres partout. Il faut savoir qu’autour des lieux de culte, les gens font des offrandes, les Shamans (hommes sages) sont là pour accompagner les gens dans une étape importante de leur vie (naissance, décès, baptème…). Chaque Shaman a son rite, mais celui qui était là était particulier et nous aura bien fait rire. Pendant qu’on le regardait baptiser un enfant, à un moment donné il avait une grosse bouteille en plastique dans la main (vide), et a donné un gros coup derrière la tête de la mère, on a entendu le BOUM, on a tellement ri, on ne comprenait vraiment pas POURQUOI. On est redescendu au quartier de la Recoleta et là-bas on a bu un verre (pour pas cher) avec vue sur Sucre, trop sympa. Premier repas « Almuerzo » des parents d’Yvan, on a mangé au marché à 4 pour 9€ et ils n’ont pas été malades.

 YL Voyagent - Ville de Sucre & La Recoleta

Toujours à Sucre, un endroit qui vaut le détour, c’est le Couvent San Felipe. Il ferme à 18h mais il y a, à cette heure-ci, une jolie lumière de début de coucher de soleil, donc ça vaut le coup d’y entrer vers 17h, on peut monter sur le toit, c’est vraiment trop joli.

YL Voyagent - Couvent San Felipe de Sucre 

Après Sucre, un chauffeur privé nous emmène le 10 février vers Potosi. La ville est située à 4.090m d’altitude. On se balade sur la place du 10 novembre (voilà, encore) et on visite le musée de la monnaie. Mais nous ne sommes pas à Potosi pour ça, car la ville est connue pour une autre raison : ses mines d’argent. L’argent, comme beaucoup d’autres minerais, est très présent dans le sous-sol de Bolivie. Les mines ont d’ailleurs fait la richesse du royaume d’Espagne pendant la colonisation. La mine que nous avons visité est en exploitation depuis les Conquistadors, cela donne une idée du volume de minerai. D’ailleurs, 3 semaines avant notre arrivée, un autre gisement a été découvert et il serait vraisemblablement beaucoup plus important que ceux déjà en exploitation.

 YL Voyagent dans les mines de Potosi

Nous partons avec un guide acheter des offrandes pour el Tio (l’oncle) de la mine et pour les mineurs qui travaillent (feuilles de Coca et soda). Il est de coutume d’apporter quelques denrées pour remercier les mineurs de laisser les touristes accéder à la mine et les observer travailler. Ce n’est pas un spectacle, des gens travaillent dur ici pour gagner leur vie. Nous entrons dans la mine pour une visite de 2H environ, nous sommes habillés pour l’occasion, bottes, casque et bleu de travail, sans oublier la lampe frontale. Rapidement nous nous retrouvons les pieds dans l’eau au milieu du chemin de fer et nous croisons des mineurs qui poussent des wagonnets remplis, ils ont commencé à 2h du matin et leur journée se termine, il est 10h. Nous leur offrons au passage une bouteille de soda et un sachet de feuilles de coca, cette feuille est connue pour être efficace contre le mal de l’altitude mais permet également d’atténuer la fatigue, d’éviter la faim et la soif. La période du carnaval approchant, tout dans la mine est décoré avec des cotillons, des fleurs, de la coca et des bouteilles de bières destinées à la Pacha’mama : galeries, câbles électriques, lieux de nouveaux filons trouvés, mais aussi les lieux de décès de mineurs pour que d’autres accidents n’arrivent. On trouve des mineurs (un chef et son salarié) dans une galerie secondaire. Ils nous expliquent qu’ils viennent de trouver un filon. Ils préparent donc le terrain pour exploiter dès les prochains jours. L’ouvrier est payer 100 BOB/j soit environ 13,50€ peu importe qu’il trouve ou pas, le patron lui se contente du reste s’il y en a. En fonction des mois, ils peuvent gagner entre 4 000 BOB (545€) et 20 000 BOB (2 730€). On leur laisse les boissons et la coca, mais également de l’alcool à 96,5 degrés. Ils le prennent, en dispersent un peu par terre pour la Pacha’Mama, et en boivent chacun 2 bouchons. Yvan et James font pareil ! Outch ! Ca vous nettoie de l’intérieur ! Il faut savoir qu’ils ne mangent pas du tout quand ils sont dans les mines, donc ils prennent un gros petit déjeuner avant de travailler, et un gros dîner ensuite. Ça nous fait froid dans le dos ces conditions de travail: pas de gants, pas de masque, pas de casque, pas de lumière autre que la frontale, l’électricité est réservé aux marteaux piqueurs sinon c’est le burin, pas de repas, salaire finalement pas si phénoménal. Nous ressortons de la mine impressionnés et relativisons sur nos propres conditions de travails et de vie. Notre plus gros souci à Potosi c’est le fait qu’Yvan et moi avons eu froid à l’hotel. Le radiateur à gaz de notre chambre ne marchait pas très bien, ce n’était pas très rassurant du coup donc on l’a éteint pour la nuit. Mais comme dit la propriétaire, s’il ne fait pas froid à cette altitude, on ne pourrait pas respirer.

Notre chauffeur Esteban (qui nous avait fait faire Sucre – Potosi) nous récupère le 11 au midi après les mines pour nous emmener à Uyuni. Sur la route, on s’arrête plein de fois pour prendre des photos, les paysages sont tellement incroyables !

 YL Voyagent - Des paysages splendides sur la route en Bolivie

Uyuni nous fait un peu penser à une ville de Far West. Pas grand-chose à faire (tout était fermé quand nous y étions), peu de restaurants aussi. Mais là encore, on n’est pas là pour être ici 😉


Donc, le 12 au matin, un nouveau guide vient nous chercher, en 4x4 Landcruiser. Il s’appelle Beto et est notre chauffeur-guide pour les 3 jours suivants. On commence par visiter le cimetière des trains (plein d’anciens trains y ont été laissés et c’est devenu un lieu touristique). On y reste 30 minutes, ce qui laisse le temps de tout voir et de faire plein de photos).

YL Voyagent - Le cimetière des trains à Uyuni 

Ensuite, direction ce qu’on attendait le plus : Le Salar d’Uyuni. Le salar le plus grand du monde, 10.582km², entre 40 et 120m de profondeur de sel et encore en dessous, une énorme réserve de lithium non exploitée (vous savez le truc qui sert partout dans les batteries d’ordinateurs et de téléphone). Et cerise sur le gâteau, on a une chance de fou, la météo est avec nous. Depuis l’arrivée des parents d’Yvan, la météo annonçait de la pluie tous les jours (normal en saison des pluies) et les seuls moments où il a plu c’était en pleine nuit ou quand nous étions au musée de la monnaie à Potosi. Au Salar : grand soleil, et 5cm d’eau au sol pour un effet miroir merveilleux (et pas assez pour empêcher le 4x4 de rouler). On a juste annulé notre visite sur l’ile des cactus géant au milieu du salar car c’était innondé là-bas et vous imaginez bien que faire 60km à 5km/h, on n’était pas arrivé ! La particularité du salar quand il est en miroir d’eau, c’est l’effet de perspectives, donc on peut faire plein de photos amusantes (et notre guide nous a aidé en nous montrant des photos types). D’ailleurs, sur place il y a des Boliviens avec des jouets pour enfants qui proposent leurs services pour vous prendre en photo dans des situations dignes de Gulliver. Pour manger, Beto s’est installé loin des touristes, on les apercevait, au loin, tous entassés (surtout les coréens). Mais bon honnêtement, il y avait largement de place. Manger dans ce cadre là, c’était émouvant, ça donnait vraiment une ambiance particulière. Ce lieu, c’est comme l’image qu’on se fait du paradis dans l’imaginaire d’un chrétien. Un vrai bonheur… Un instant de sérénité que personne n’a envie de quitter. Je tiens quand même à préciser qu’en juillet/août, quand c’est l’hiver là-bas, il fait quand même -25 degrés… Mais pour nous c’est crème solaire et lunette.

YL Voyagent au Salar de Uyuni 

Le soir, nous dormons à 1h du salar, dans un refuge de sel. Nous sommes les seuls clients. La propreté n’est pas exceptionnelle mais nous avons adoré le fait que tout soit en sel : les murs, le sol, même le lit !

Le lendemain, on enchaîne direction le sud Lipez avec 3 lagunas, qui sont proches les unes des autres : La laguna Canapa, Hedionda et Honda. Dès la première, il y a déjà des flamants roses dans le lac, mais aussi plein de Vicuna (plus petits que les lamas et les alpagas, et non domestiques). On mange là-bas, il y a un restaurant (clairement au milieu de nulle part le truc) avec vue panoramique sur le lac : il y a pire pour un déjeuner ! Les 2 lagunes suivantes sont très jolies, mais la laguna Honda a quand même un sacré charme, entourée des montagnes, avec la couleur de l’eau. L’après-midi nous traversons le désert de Siloli. Je demande à ce qu’on s’arrête près des rochers (soi-disant pour faire pipi, ou pour faire de jolies photos, à vous de décider) et on croise des gros lapins-cureuil. On les a appelé comme-ça pour leur queue d’écureuil mais en réalité ce sont des Viscacha. On leur donne les reste de nos légumes non mangés du midi, ils sont trop contents et finissent même par prendre dans les mains de James et Yvan.

 YL Voyagent - Animaux & lagunes

Nous continuons notre route vers l’arbre de pierre. Ces rochers sont arrivés là suite à une éruption volcanique, et petit à petit, à cause de l’eau et du vent, ils ont pris leur forme actuelle, d’où le nom de l’arbre de pierre. Yvan monte en haut de l’un d’eux (malgré le vent fort) pour avoir quelques photos souvenirs.

YL Voyagent - L'arbre de pierre 

On remonte en voiture et on continue. On s’arrête de nouveau pour une pause pipi plus loin à 4.916m près du Geyser « Sol de manana », ce sera le point le plus haut où nous serons allés, et on peut se vanter d’y avoir fait pipi, eh ouais ! L’un de nous a mal visé avec le vent, mais je ne vous dirai pas que c’est Yvan, sauf si vous me le demandez.

Arrivés aux geysers, Sylvie et James restent en voiture tellement le vent est fort. Yvan et moi faisons 2-3 photos et remontons vite également.

 YL Voyagent - Geyser en Bolivie

Dernière ligne droite avant le refuge du soir. James dit « c’est étonnant qu’avec ces routes pleines de trous et de cailloux on n’ait pas encore crevé ». Je vous laisse deviner, 30 secondes après, notre guide s’arrêtait, on avait explosé un pneu, merci James (du coup on a laissé les hommes changer la roue tous les 3).

 YL Voyagent - Un pneu crevé dans le désert

On s’attendait à avoir froid au refuge mais pas du tout. On avait même de l’eau chaude et de l’électricité. Le coucher de soleil était joli, donc avec Yvan on s’est motivé pour faire le lever de soleil. Alors le lendemain, le réveil sonne à 5h15. On se couvre bien, on sort et on s’installe. Appareil photo, téléphone et trépieds, on est prêts ! Bah devinez quoi… Il n’était pas terrible ! Il est resté dans les teintes jaunes/bleues tout du long, aucune couleur rosée, on était un peu dégoûtés. On ne vous parle même pas des véhicules et des gens qui sont passés devant le téléphone pendant qu’Yvan filmait… Haha. Une douche pour se réchauffer, petit-déjeuner, et c’est parti pour la première activité de la journée : les thermes !

 YL Voyagent - Lever de soleil et thermes

Certes, on a eu froid en sortant en maillot de bain, mais une fois dans l’eau, c’est vraiment le pied. L’activité est malheureusement limitée à 30 minutes car il y a beaucoup d’autres choses à faire après, mais qu’est-ce que c’est agréable de commencer la journée ainsi tous les quatre !

Nous montons ensuite en voiture et partons à travers le désert de Dali, jusqu’à la Laguna Blanca et la Laguna Verde. Le guide nous prévient que la Laguna Verde n’a cette couleur qu’occasionnellement. Cela dépend de la chaleur, du vent, de l’orientation du soleil… Il faut que plusieurs critères soient réunis pour que cela fonctionne. Quand nous arrivons sur place, effectivement la Laguna Verde n’est pas verte. Les lagunes sont entourées de montagne. Le guide nous indique que derrière la lagune blanche, à gauche, c’est la frontière avec le Chili. Après quelques photos, nous reprenons la route et traversons le désert de Dali en sens inverse. On demande l’origine du nom, et Beto nous explique que ce n’est pas son nom d’origine, mais à force d’entendre les touristes dire que les montagnes ressemblent aux peintures de Dali, le gouvernement a décidé de le renommer comme-ça. Nous apprécions vraiment le fait que notre guide ne nous presse à aucun moment à reprendre la route malgré tout ce que nous avons à faire.

 YL Voyagent - Laguna Blanca et Désert de Dali

On repart ensuite et on quitte le Parc National dans lequel nous avons passé la nuit. Sur le chemin, on longe une vallée et en bas il y a de la verdure, des ruisseaux, et plein d’alpagas. Cette fois, on ne s’arrête pas, la piste est un peu étroite alors on ralentit juste pour pouvoir prendre des photos quand même. Plus loin, on voit de grands canyons désertiques, je demande alors à faire des photos et Beto s’arrête volontier. Je suis trop heureuse d’avoir eu cette opportunité. Yvan s’avance et voit, au fond du canyon, un troupeau d’autruches qui détallent à toute vitesse en nous entendant arriver. Ce qui nous laisse finalement l’occasion d’une nouvelle pause pipi avec vue. On repart direction le petit village de Villamar pour le repas du midi avant la grande surprise (qui remplace l’île du Salar que nous avons dû annuler).

YL Voyagent - Pause pipi avec vue sur les canyons 

Nous arrivons et le guide nous annonce que nous avons 20 minutes sur place. Il nous accompagne. Plus on avance, plus les canyons prennent formes, sous nos yeux ébahis. Autour de nous, de l’herbe, de l’eau, et des centaines d’alpagas. Un cadre de rêve ! Beto nous dit de le suivre tout en haut, ce qu’on fait. La vue y est incroyable. Au loin, on aperçoit comme 2 portes de pierre, tout en hauteur. On se croirait dans un film tellement le paysage est magnifique. Après le Paradis, nous voilà au jardin d’Eden. Comment se peut-il qu’on ne sache pas que la Bolivie renferme de si beaux paysages ? C’est tout simplement incroyable.

 YL Voyagent - Laguna Negra (ou Laguna Catal)

On rejoint le parking par un autre chemin. J’ai l’impression d’être dans le jeu vidéo Spiro et je saute d’espace enherbé en espace enherbé, pour éviter les cours d’eau. De retour en enfance, une vraie gamine !

Vous l’aurez compris, on a passé plus que 20 minutes sur place, je crois environ 1h. Mais on aurait clairement pu y passer la journée. J’avais les larmes aux yeux à l’idée de repartir. C’était magique…

Cette fois-ci, c’est la fin de ces 3 jours de voyage avec notre guide. Il nous ramène à l’agence en attendant notre prochain transport : un bus de nuit avec les parents d’Yvan !

Oui, c’était plus accessible pour tout le monde que l’avion. Nous partons avec TODO TURISMO. Sylvie et James sont assis derrière nous et les sièges s’inclinent à 160°. Le personnel nous apporte un repas, inclus dans le trajet. On rigole bien de cette situation qui sort de l’ordinaire !


Après une nuit plus ou moins concluante, nous voici arrivés à La Paz. Un chauffeur nous attend à la gare routière et nous dépose à l’hôtel. A peine le temps de se doucher, nous enchaînons avec une visite guidée, avec Felipe, notre nouveau guide pour la suite.

La visite débute par la « Vallée de la lune », un site naturel, composé de blocs d’argiles de toutes formes. Ce nom à été donné par l’astronaute Neil Armstrong qui avait vu depuis l’espace une immense tâche blanche (le salar d’Uyuni) et qui décida de venir voir ce que c’était. En passant par La Paz pour se rendre au Salar, il spécifia que le paysage lui faisait penser à la lune. La visite dure environ 1h. On s’amuse d’un groupe de musiciens qui est venu tourner son clip au sein de la vallée, avec leur musique particulière (visiblement du goût du quartier populaire de La Paz). Nous continuons avec le centre de La Paz. Le gouvernement a son siège sur la place principale de la ville et tous les ministres sont dans le même bâtiment pour faire des économies (ce qui facilite quand même plus les choses !!). On se rend également au mirador de la ville. De là nous avons un point de vue à 180 degrés sur La Paz. On voit les nombreux téléphériques survoler la ville. On apprend qu’il y a en tout 32kms de téléphériques, 10 lignes installées par les suisses pour remplacer le métro qui n’existe pas. La ville est la capitale la plus haute du monde entre 3 500m et 4 100m d’altitude. Il faut bien cela pour aider les 2 millions d’habitants à se déplacer.

YL Voyagent - Découverte de La Paz 

La visite est terminée, et après un déjeuner et une petite pause, nous nous retrouvons en fin de journée et allons prendre le téléphérique pour découvrir la ville. Nous suivons les conseils de notre guide : prendre la ligne violette, puis la grise et enfin la rouge. On prend de la hauteur et avons un point de vue imprenable sur toute la ville, pour notre plus grande joie. On survole un bout de quartier coloré. Felipe nous avait expliqué que ce sont les habitants qui se sont mis d’accord ensemble pour repeindre leur maison chacun d’une couleur et parfois même avec des graphs de street art.


Le lendemain, nous partons en voiture en direction de Copacabana avec notre guide. Nous arrivons vers midi, et l’hôtel de Sylvie et James est vraiment original, on adore. Copacabana est une ville qui donne sur le lac Titicaca, le plus haut lac navigable du monde. Et leur chambre (studio, devrait-on dire) a directement vue sur le lac. Ainsi que sur le jardin de l’hôtel, qui est héberge un couple d’alpagas trop mignons, un mâle et une femelle. Nous passons l’après-midi à nous reposer dans les transats et les hamacs de l’hôtel, avec vue sur le lac. En fin de journée, alors que nous n’étions pas motivés, nous décidons quand même de monter en haut du Calvaire, un point de vue sur Copacabana et sur le lac. Finalement, Sylvie et James s’arrêteront au mirador à mi-chemin, tandis qu’Yvan et moi montons tout en haut, pour admirer le coucher de soleil. Et quelle surprise, quel moment !!! Les couleurs étaient plus belles à chaque seconde, il en valait vraiment le coup. Nous étions très heureux de l’avoir fait. On a terminé la journée au restaurant de leur hôtel, où Sylvie et moi avons dégusté une fondue savoyarde, et les hommes des steaks bien charnus !

YL Voyage - Copacabana 

Le jour suivant, nous partons pour un tour en bateau sur 2 îles : l’île du soleil et l’île de la lune. Nous découvrons des ruines des anciennes communautés Aymaras, c’est très intéressant d’analyser leur processus de construction et la manière dont ils vivaient. Nous mangeons sur l’île de la lune, des tout petits poissons frits avec des pâtes (froides), sur une table en extérieur (on aura payé environ 4€ pour 4 personnes).

 YL Voyagent - Isla del sol

Nous arrivons ensuite à Santiago de Okola en bateau. Nous descendons avec nos valises, et on se sent comme des touristes qui auraient échoué sur une île déserte. Il n’y a rien à l’horizon. Soudain, nous voyons 3 personnes arriver sur la plage avec des brouettes… Oui oui. Ils chargent les valises dedans et nous partons à pied vers leur logement. C’est parti pour 1 nuit chez l’habitant. Nous avons de l’eau chaude, un lit confortable, ça nous suffit. Nous sommes dans 2 maisons séparées, l’une en face de l’autre. La famille est composée des parents (Walter et sa femme), du fils et des grands-parents paternels (Victor et sa femme). Yvan et moi sommes dans la maison de Walter. Nous mangeons à 6 à table, Yvan, Sylvie, James, Felipe, Walter et moi.

Comme la météo est bien et que nous sommes arrivés en milieu d’après midi, nous avons le temps pour une petite balade à la montagne du dragon endormi. Guidé par Victor (le grand-père) et sa canne, et suivi par un chien trop gentil qu’on baptisera Casse-couillasse (il voulait tellement prendre soin de nous qu’il était toujours dans nos pattes pendant l’ascension et la descente). La randonnée nous prendra 3h environ et nous permettra d’observer les villageois aux champs ou avec les troupeaux de moutons.

 YL Voyage - Randonnée sur la tête du dragon endormi

La nuit fut compliquée car nous avons eu des orages très puissants, et l’un d’eux a frappé vraiment très près, mais plus de peur que de mal. Le lendemain matin, James et Sylvie se sont enfermés à l’extérieur de leur chambre pour bien commencer la journée (reflex de français), ça nous a amusé. Heureusement il y avait un double de la clef quelque part pour rouvrir la porte. Nous nous installons ensuite à l’extérieur pour découvrir le métier à tisser. Le cours nous est enseigné par la grand-mère, qui s’amuse de nos difficultés à fabriquer les pelotes de laine avec la laine fraîche, puis de celles à les rouler. Nous essayons tous à tour de rôle. Dans leur coutume, les jeunes femmes doivent savoir tisser et préparer la laine, ainsi que cuisiner. Quand elles arrivent dans leur belle-famille, c’est l’une des premières choses qu’on leur demande de faire, afin de vérifier l’éducation qu’elles ont eu et s’assurer que le fils sera accompagné d’une bonne femme (heureusement qu’en France ça ne se passe pas comme-ça, sinon Sylvie et moi n’aurions jamais été bonnes à marier !).

 YL Voyagent - Une expérience inoubliable chez l'habitant

Après ce cours, on nous fait essayer des habits traditionnels, et là encore c’est assez drôle. Il s’est ensuite passé un moment très émouvant pour nous 4. On nous a demandé de nous mettre côte à côte, Sylvie et James de chaque côté d’Yvan et moi. Puis, à tour de rôle, la famille est venue avec des pétales de fleurs et nous en ont mis sur la tête avant de remettre le chapeau. C’est une cérémonie qui vise à bénir l’amour d’un jeune couple marié. Ils nous ont ensuite offert un porte-monnaie, fabriqué par eux, pour faire multiplier l’or que l’on mettrait dedans, en signe d’abondance et de prospérité. Nous étions vraiment tous ému (j’en ai encore les larmes aux yeux en vous racontant cela). Nous n’avons pas de photo ou de vidéo de cet instant, mais il restera gravé à jamais dans nos mémoires.

Après un dernier repas partagé (un « Aphtapi ») et une bière (dont on a versé quelques gouttes sur le sol du salon, toujours pour honorer la Terre Mère). Il est temps de dire au revoir, et c’est assez difficile après ces 2 jours en leur compagnie, cette rencontre nous aura marqué à jamais. Nous rentrons en minibus à La Paz.

YL Voyagent - Aphtapi à partager 

Pour nous 4, c’est notre dernière soirée ensemble, alors on essaie d’en profiter. On partage un dernier repas le lendemain midi, puis le chauffeur vient les chercher vers 13h30. Autour de nous l’ambiance est joyeuse, c’est jour de carnaval. Les gens se baladent avec des tubes de mousse ou des bombes à eau. Pour nous, on se dit au revoir, et je retiens des larmes, c’est toujours compliqué les séparations.

On les regarde partir, et à notre tour nous nous éloignons. On enfile nos ponchos spécialement achetés pour l’événement du carnaval, on achète de la mousse et on va se mélanger à la foule. On se met rapidement dans l’ambiance. Yvan et moi allons payer une petite fille (ça ne nous amuse pas mais ici beaucoup d’enfants sont sollicités par leur famille pour travailler et les remplacer quand ils s’absentent) pour avoir une chaise, vue sur le défilé. On s’installe et on attend… Sauf qu’en réalité il n’y a pas de défilé. On s’assoit pour regarder des gens s’envoyer de la mousse et de l’eau, la coutume à La Paz est de faire de même. On aura attendu suffisamment longtemps pour comprendre qu’il n’y aura pas de passage de char, ça ressemble plus à un beau mélange de la foule.

Nous ne faisons pas grand-chose des 2 jours suivants. La connexion internet de notre hôtel est vraiment naze et l’équipe l’est tout autant, alors comme nous devons rester une nuit de plus à La Paz avant de prendre notre bus, on décide de changer d’hôtel. Ca tombe bien, il est à côté ! Oui… Tellement à côté que c’est en fait la même équipe, les mêmes chambres et la même connexion internet. Les 2 hôtels sont reliés par l’étage 5, celui de la salle du petit-déjeuner, c’est donc un échec total haha.

Le lendemain, nous partons de notre chambre à 4h30 du matin, car nous avons un bus à 5h30. On a bien cru s’être levé pour rien car à 5h15 il n’y avait toujours personne au guichet, et surtout aucun autre bolivien en train d’attendre. On sait pourtant qu’ici, peu importe l’heure, on ne sera jamais seul pour prendre le bus, c’est toujours un gros bordel 😊. Heureusement, peu de temps après, plusieurs personnes arrivent, et quelqu’un nous dirige vers le bus, donc c’est parti.

Si notre destination suivante est le Pérou (à nouveau), nous devons d’abord passer par le Chili car la frontière entre la Bolivie et le Pérou est toujours fermée suite aux conflits.

Nous arrivons au Chili, à Arica plus précisément, après 8h de trajet (au lieu de 10 annoncées). Le passage de la frontière s’est fait aisément. Arica se trouve à 15km de la frontière péruvienne donc on sait que ça ira pour le lendemain. Notre hôtel est l’un des moins cher que l’on ait trouvé : 50€. Cependant, on espérait qu’à ce prix-là, alors qu’on paye moins de 20€/nuit en Bolivie ou au Pérou, on aurait un ventilateur ou de l’eau chaude. Eh bien non, tu peux toujours rêver Martine ! Ni l’un, ni l’autre, et même lits séparés. Heureusement que ce n’est qu’une étape mais ça nous donne un avant-goût (plutôt négatif) des prix pratiqués au Chili par les hôtels.

Le lendemain matin, on prend un petit bus à la gare routière pour Tacna, ville du Pérou à 1h d’Arica. Le seul point auquel nous n’avions pas pensé, est que nous passerions 2h à la frontière, tellement les embouteillages avant le passage de la frontière sont interminables ! Mais on oublie vite le désagrément, car ça y est, nous y sommes :

NOUS SOMMES DE RETOUR AU PEROU !

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On entend à l’oreillette que la situation au Pérou s’améliore, bien que la frontière entre la Bolivie et le Pérou reste fermée…

YL_Voyagent - De retour au Pérou 

Nous étudions différentes possibilités, mais tout nous ramène à ce même résultat : essayons le Pérou ! Ni une, ni deux, on réserve nos tickets de bus et nous voilà partis. Oui mais, si la frontière entre notre pays actuel et notre destination finale est fermée, comment a-t-on fait ?

Deux options s’offraient alors à nous :1/ Tenter le passage de la frontière le weekend car des bruits couraient comme quoi les manifestations se calmaient le weekend à Puno2/ Passer la frontière par le Chili.

Courageux, mais pas téméraires les loustics. On a choisi la 2ème proposition, un brin plus sure. Nous voilà donc parti pour 10h de bus de jour La Paz (Bolivie) – Arica (Chili), suivi d’une nuit sur place, puis le lendemain Arica (Chili) – Tacna (Pérou).

La frontière entre la Bolivie et le Chili se fait plus aisément que ce que l’on s’était imaginé, nous mettrons à peine 1h à ce que tous les passagers du bus aient leur tampon dans leur passeport. Le soir, nous dormons donc dans une petite maison d’hôte, qui s’avère être hors de prix pour ce qu’elle propose, et par rapport à ce qu’on a l’habitude d’avoir : pas d’eau chaude, lit séparé (l’un derrière l’autre), chambre sur boulevard très bruyant, ni ventilateur ni climatiseur et juste une serviette pour deux. L’hébergement avait l’avantage d’être à 2 pas de la gare routière, mais nous payons tout de même 50€ (quand nos autres hébergements au Pérou ou en Bolivie nous coûtent entre 10 et 15€ la nuit). Ca nous met tout de suite dans le bain (glacé) : le Chili s’annonce cher !


Le lendemain matin, nous partons ensuite en direction de l’arrêt de bus (à l’écart) qui nous permet de partir vers la ville de Tacna au Pérou, à 1h d’Arica où nous sommes. Si sur le papier on t’annonce 1h de transport, nous en mettrons plutôt 3. Le passage de la frontière vers le Pérou est un peu plus laborieux, on ne comprend pas vraiment leur organisation. Mais nous voilà de retour, pour une durée maximum de 30 jours (on se dit qu’on est large, qu’on n’a pas prévu d’y rester 30 jours. Si on avait su…).


A Tacna, on loge à l’Hostal Bryan. A première vue, c’est entièrement rénové et on est ravi de voir que la salle de bain est dans la chambre, au lieu d’avoir une salle de bain commune comme il était écrit sur Booking. Le hic, c’est qu’en dessous de la fenêtre de notre chambre, il y a un parking souterrain, dans lequel entrent et sortent motos et voitures. Bonjour les odeurs de pot d’échappement froids et les bruits de moteur qui nous réveillent et nous mettent de mauvaise humeur en pleine nuit…

On relativise, ce n’était qu’une étape, le passage par Tacna étant nécessaire nous concernant pour nous rendre à Arequipa. Nous arrivons là-bas en fin de journée et la première mission est de trouver un endroit pour manger à moins de 10 soles par personne : mission réussie, rue Ayacucho 😊


Le lendemain nous allons à pieds jusqu’aux bureaux de l’agence Paprika Tours, qui a organisé le voyage des parents d’Yvan en Bolivie (initialement prévu au Pérou). On fait la connaissance de l’équipe, notamment celle d’Alexis, ils sont adorables et on discute longtemps avec eux. Malheureusement, depuis la veille, je suis malade, avec de grosses crampes d’estomac, donc nous décidons de rentrer aussitôt après le rendez-vous. J’ai passé l’après-midi à dormir, incapable de sortir de la chambre.

YL_Voyagent - Découverte d'Arequipa 

Les 2 jours suivants, les douleurs se sont estompées, alors nous tentons des petites sorties et visitons la ville : mirador, couvent Santa Catalina (une merveille cet endroit), marché, place d’armes, etc.


Après ces petites virées, nous prenons un bus de nuit vers Cusco. Nous avons 3 nuits à honorer auprès d’une GuestHouse que nous n’avions pas pu annuler lors de notre précédent séjour, mais qu’ils avaient gentiment accepté de reporter à une date ultérieure. Nous arrivons au petit matin. Comme l’hôtel est presque vide, ils nous surclassent pour que nous ayons une jolie vue sur la ville. La terrasse rooftop du petit déjeuner est ouverte et on monte y faire un tour. Ça nous comble de joie, on ne regrette pas (malgré la localisation nécessitant de monter entre 50 et 100 marches à chaque fois que l’on souhaite retourner du centre-ville à l’hôtel. Ça fait les cuisses et le popotin, dira-t-on !

 YL Voyagent - La très jolie ville de Cusco

Qu’est-ce qu’on aime se promener dans la ville de Cusco, si différente de tout ce qu’on a bien pu voir jusqu’à présent en Amérique Latine !

La ville a gardé les traces de la présence inca, la dernière des cultures andines. Les pierres des bâtiments sont reconnaissables parmi tant d’autres grâce à la manière dont elles ont été taillées pour matcher à la perfection avec celles qui les entourent. Même une lame de couteau ne passerait pas entre elles.

On rend visite à une agence de slow tourisme qui nous a été conseillée : Escapate. L’agence est tenue par des français dont Alex, qui nous parle de ses différentes excursions et activités, loin des sentiers touristiques classiques. On opte pour 2 sorties avec lui : Un escape game de 3h à faire le lendemain après-midi puis une journée dans la Vallée Sacrée.


L’Escape Game dure 3h, et on adore! C’est Alex qui l’a mis en place pendant le confinement du Covid. Il a étudié le projet de manière à permettre aux touristes d’échanger avec les artisans et d’accéder à des points de vue qu’ils n’auraient probablement pas visiter sans ce jeu. Les énigmes nous amènent chez un fabricant d’instruments de musique traditionnelle, où nous devons nous filmer en train d’essayer de jouer quelques notes d’instruments péruviens, chez un boulanger pour donner des ingrédients en échange d’un indice, sur un mirador en haut de San Blas, ou encore au marché où nous devons trouver une recette et des plantes médicinales pour soigner de l’arthrose. Nous sommes fiers quand nous apprenons que notre mission a été menée à bien, et que le Padre accepte de nous aider à sauver notre équipier emprisonné chez les ennemis.


Le jour suivant, nous visitons les ruines de Salsaywaman, Q’Enqo, Tambomachay et Puka Pukara avec l’agence Trekkinca, une agence également francophone. Au beau milieu de la visite des ces 4 sites incas, Claire, notre guide, nous emmène chez des amis péruviens qui fabriquent des vêtements en laine d’alpaga. Nous apprenons alors à différencier le synthétique de l’alpaga par 2 manières : la première, c’est la chaleur du pull. Plus il est froid au toucher, plus on peut confirmer qu’on se rapproche de la laine d’alpaga à 100%. La seconde, c’est au briquet. Quand vous faites bruler un bout de laine synthétique, la partie brûlée va se recroqueviller et durcir, tandis que sur la laine d’alpaga, le bout brûlé partira en cendre. Pour aller au premier site, Tambomachay, on a pris le Collectivo (bus local) avec Claire, et on est redescendu à pieds vers les autres sites, puis jusqu’à Cusco.

 YL_Voyagent - Découverte des ruines de Cusco

Durant nos 3 jours dans la jolie ville de Cusco, également appelé « le nombril du monde Inca », on mangeait au marché le midi, pour 8 soles chacun (1€ = 4 soles environ). Le soir on avait plus de mal à respecter ce budget mais on a réussi à ne pas dépasser les 12 soles par personne (le marché fermant à 18h).


Nos 3 jours sur place étant passés, on part pour l’excursion dans la Vallée Sacrée avec notre guide Edy, qui est super sympa et très drôle ! La Vallée est « Sacrée » car le fleuve Urubamba coule au fond et permet l’agriculture, qui est la chose la plus importante à l’époque. Sans eau pas de nourriture et sans nourriture pas de vie. Les Incas ont notamment développé leurs techniques de construction en créant des terrasses (de soutènement, décoratives, ou agricoles). Rappelons que nous sommes dans la cordillère des Andes à 3 400m d’altitude.

On visite les sites suivants : Chinchero, Moray, Maras, Ollantaytambo. Chinchero était une place importante pour le commerce de l’époque car un grand marché y avait lieu. Ce qu’il faut surtout retenir de Moray, c’est que ces terrasses circulaires (moi je trouve plutôt que ça ressemble à un avocat... Photo 2 en-dessous) qui étaient construites à des fins agricoles étaient utilisées comme des laboratoires afin de voir quel légume/fruit poussait mieux qu’un autre à telle ou telle altitude et température. Tout ça dans le but d’adapter les plantations en fonction du milieu pour augmenter les rendements.

A Maras, vous pourrez voir les salines ! Oui oui des salines naturelles avec de l’eau de mer en plein milieu des montagnes et en altitude. Comment c’est possible ? Vous vous rappelez le Salar d’Uyuni en Bolivie ?! Et bien là c’est pareil, il y a très longtemps cette région était au fond de l’océan et lorsque les plaques tectoniques ont bougé au fil du temps, l’océan s’est retiré en laissant un lac salé souterrain. Les salines sont le fruit de la source salée qui coule depuis ce lac. On ne sait pas combien de temps cela va durer mais pour l’instant, la communauté exploite plus de 4 000 salines en saison sèche. Lors de la saison des pluies les habitants font de l’agriculture qui reste leur activité principale.

YL Voyagent - A la découverte de la Vallée Sacrée 


Au Pérou, il y a 3000 variétés de pommes de terre (ils en mettent d’ailleurs dans tous les plats pratiquement mais c’est pas pour autant qu’ils savent les cuisiner… Coucou les frites pas cuites à la poêle) et certaines s’adaptaient mieux à 4000m et pas du tout à 1500m par exemple. Mais l’autre point important, qui fera qu’Yvan repartira de cette journée avec le cerveau enfumé de questions et de tentatives de raisonnement, c’est : COMMENT ces pierres sont-elles arrivées à une telle hauteur pour permettre de telles constructions ? Les Incas sont des bâtisseurs dans l’âme, il est clair que leur travail de sculpture est impressionnant. Seulement, il a été prouvé par les chercheurs que les Incas ne connaissaient pas le fonctionnement de la roue ou de la poulie. Alors, vous vous doutez bien qu’Yvan, étant dans le bâtiment, se questionne quant à l’ascension de ces pierres qui pèsent pour les plus lourde 60 tonnes depuis les carrières qui se trouvaient entre 3 et 15km, alors même qu’aujourd’hui il faudrait des moyens gigantesques, des grues énormes pour déplacer ce type de bloc.

 YL_Voyagent - Les blocs déplacés par les peuples incas


Notre visite des sites se termine à Ollantaytambo (très jolie village, soit dit en passant). Nous prenons ensuite le train, Peru Rail, en direction d’Aguas Calientes. Le train traverse la ville (littéralement) et arrête les passagers devant la place principale. Nous arrivons à notre hôtel. Un enfant de 2 ans est allongé sur le canapé, portable à la main, branché. La batterie ne risque pas de s’épuiser de suite. Il ne prête pas attention à nous. Le son est à fond, et il passe de vidéo en vidéo sur Youtube, sans la surveillance d’un parent. La mère nous accueille quelques minutes plus tard. Nous sortons manger, et à notre retour l’enfant n’a pas bougé. On entendra les vidéos du téléphone même depuis notre chambre jusqu’à 22h30… C’est la malheureuse conséquence d’un développement des réseaux de communication tardif qui fait que les habitants les plus reculés découvrent internet et sont fascinés (hypnotisés) par les réseaux sociaux et personne ne leur explique les mauvais côtés.

Le lendemain, on va se renseigner sur la manière d’accéder au Machu Picchu avant notre entrée prévue à 11h. On a lu qu’il y avait 1h à pieds. On comprend en réalité que non, que les 1h te mènent seulement au pied de la montagne, et qu’il y en a en réalité pour 3-4h… Trop tard du coup pour se lancer là-dedans, on doit prendre un ticket de bus. On tombe des nues en voyant le tarif… 25$/personne aller-retour pour 30 minutes de trajet. Déjà que l’entrée au Machu coûte 75€/personne.

On ne prend qu’un aller simple, car en fonction du temps que nous passerons au Machu Picchu, on redescendra surement à pieds. Notre ticket d’entrée nous offre un accès entre 11h et 11h59. Nous attendons notre tour, des gens passent devant nous et entrent pour leur créneau de 10h : il est 10h58. Ils n’ont pas peur de jouer avec le feu eux !

YL_Voyagent - Photo 1 & 2 train Peru Rail, Photo 3 bus d'Aguas Calientes au Machu Picchu 


Nous avons choisi de visiter le Machu Picchu sans guide (40$ le guide, que l’on soit 1 ou 10 personnes), car nous en avions eu les jours précédents lors de nos visites et que les explications sur la période Inca et la construction étaient suffisamment claires.

En raison du faible taux de touristes (nous avons pris nos billets pour le MP 2 jours avant, chose impossible dans un contexte normal !!), seuls 2 circuits sont ouverts. Nous choisissons le circuit 2 qui est le plus long. Les plages horaires sont bien organisées et on se retrouve presque à chaque fois seuls sur les différents points de vue que nous faisons. On se fait réprimander par un gardien, car on a sauté, on voulait vous faire un petit montage vidéo. Il nous demande de supprimer la vidéo devant lui. Heureusement, avec iPhone, on peut récupérer les fichiers supprimés pendant 30 jours, nananère ! =p


 YL Voyagent - Notre 1ère Merveille du monde ensemble !

Le site est tout simplement INCROYABLE. On a beau le voir des centaines de fois en photos, c’est encore plus impressionnant en vrai. Tout ce travail, tout cet immense village construit par les incas, ces pierres taillées et imbriquées les unes contre les autres, de manière à ce qu’aucun tremblement de terre ne vienne défaire leur travail… On n’en revient pas. Le lieu inspire au respect, au calme, à la réflexion… On s’émerveille à chaque angle, à chaque porte, à chaque point de vue. Parce que quand même, le lieu avait pour but d’y accueillir des personnes importantes. On le sait parce qu’il était haut, et que le travail des pierres y était minutieux. On a une jolie vue depuis le site du Machu Picchu.

La météo n’est pas mauvaise. Quelques nuages sont présents, rendant l’endroit encore plus mystique. Le soleil n’est pas agressif. Quelques gouttes de pluie font leur apparition, mais elles font du bien au contraire.

Nous sortons du site 2h après, donc à 13h. On n’a pas le droit de manger pendant la visite, et en boisson seule l’eau est autorisée. Une dame propose des sandwichs dans les marches à la sortie, pour 5 soles, donc on en achète 2. On mange, accompagnés par 2 chiens errants qui nous font les yeux doux. On finit par leur donner un morceau de banane, mais ils n’en ont pas voulu, tant pis pour eux…

Nous redescendons du Machu Picchu jusqu’à Aguas Calientes à pieds en 2h. On en a pris plein les yeux, et on est émerveillés d’avoir visité ensemble notre première Merveille du Monde (bien que j’eusse visité le Colisée en 5ème lors d’une sortie scolaire).

 YL Voyagent - En souvenir du Machu Picchu


On prend le train qui nous ramène à Ollantaytambo, puis le bus. A refaire, on n’aurait pas pris l’option bus dans le ticket, car il y a des Collectivos qui attendant à la sortie de la gare routière pour te ramener à Cusco pour 10 soles (3,5€…) pour les 2 heures de trajet. A mon avis le bus nous a coûté beaucoup plus cher. L’ensemble train A/R + bus nous a coûté dans les 205€ (en promotion en plus comme il n’y avait pas les 4 000 touristes habituels).


On arrive à Cusco à 20h30 et on prend un taxi jusqu’à l’appartement qu’on a loué pour les 6 prochaines nuits. Yvan est fou de rage, l’eau de la douche est soit gelée, soit vraiment brûlante (et fume). On constate d’autres problèmes dans l’appartement, donc le lendemain matin j’écris à la propriétaire. On est complètement compréhensifs face à sa surprise, l’appartement n’ayant pas servi depuis un moment à cause de l’absence de touristes (il est normalement adapté à des familles ou groupe d’amis, il peut accueillir 5 personnes). Le mari met tout en œuvre pour réparer le pommeau électrique et les quelques autres problèmes. Il a l’air de bien bricoler, et on passe le reste de la semaine sans encombre.


Pour visiter les sites de Cusco, il faut obligatoirement le Boleto Turistico, proposé sous plusieurs formules. Nous avons pris l’option 10 jours. On l’avait déjà bien utilisé avant le Machu Picchu, mais on continue après avec la visite des musées de la ville (franchement pas terribles…), le « Centre Qosqo » qui nous permet de voir gratuitement un spectacle de costumes et danses traditionnelles, ou encore le site de Pisac (proposé habituellement dans la journée visite de la Vallée Sacrée) que nous avons décidé de faire en autonomieet dont je vous parlerai plus tard.

Nous choisissons 2 excursions avec l'appli Get your Guide et les départs sont... matinaux : 4h30, tous dans le bus.

La 1ère excursion est pour voir la Lagune Humantay. Un lac turquoise, perché à 4.200m d'altitude. On s'arrête vers 7h prendre un petit déjeuner sous forme de buffet et on a encore 1h de route après. Une fois au pied de la randonnée, nous partons pour 2h de montée. Le paysage est beau, mais l'arrivée est... WOUAH. En fonction de la luminosité, l'eau change de couleur... Transparente, verte, turquoise... Au fond, la montagne est un peu enneigée, quel charme fou ! Nous restons 1h sur place, notre guide est top et nous donne plein de conseils sur les meilleurs spots pour prendre des photos.

YL_Voyagent - Randonnée vers la Laguna Humantay 


Le lendemain, réveil moins matinal, nous partons en autonomie voir le site d'Apukunaq Tianan, connu également sous le nom "La Morada de los dioses". Cet endroit se trouve à 30 minutes de Cusco. Nous envoyons un message sur whatsapp à notre chauffeur de taxi et nous nous mettons d'accord sur un prix incluant l'aller, le retour et l'attente sur place. La Morada de los Dioses, c'est une série de sculptures emblématiques du pays (pour la plupart...). Des Dieux, des légendes. Certaines autres ne sont là que pour décorer haha. Le sculpteur principal est présent et travaille avec ses équipes. C'est incroyable comme le rendu est magnifique ! Nous faisons le tour en 30 minutes et rentrons à Cusco.

YL_Voyagent - La Morada de los Dioses 


Le jour suivant, nous partons de nouveau à 4h30, cette fois-ci pour Vinicunca, La Montagne des 7 couleurs. La fameuse, que vous avez certainement déjà dû voir en photo sur internet. On nous annonce que là-haut, il fera froid. Nous marchons pendant 2h avant d'y arriver mais elle est là ! La neige a pris possession de l'une des faces de la montagne mais pas de la seconde, nous permettant ainsi quelques jolies photos. Nous continuons de monter. Nous marchons sur la neige et le brouillard s'épaissit jusqu'à ce que nous ne voyons plus rien autour de nous. Le sol, l'air, le ciel... Absolument tout est blanc. Mais nos sourires rayonnent, nous sommes au sommet, à 5.036m d'altitude. Il fait un froid glacial, mais ça ne suffit pas à nous enlever notre joie. J'ai dépassé mon record des 4.700m du Kilimanjaro (le record d'Yvan est toujours de 5.995m). Quelle fierté de se dire que nous sommes à plus de 5.000m d'altitude, sans mal de tête, sans nausée... On est vraiment heureux de l'avoir fait ! Nous rentrons à 18h, épuisés de cette journée de presque 14h. Il nous faut nous reposer et reprendre des forces car demain, nous partons découvrir Pisac en autonomie !

 YL_Voyagent - La Montagne des 7 couleurs


Après une bonne nuit méritée, nous avons donc pris un colectivo (qui est parti au bout de 20 minutes quand il était complet) au prix de 5 soles par personne, qui nous a déposé à Pisac 1h après. Ensuite, on a cherché un endroit où manger avant d’entamer notre randonnée. On finit par trouver un endroit pas trop cher. Pas de chance pour moi, ça sent l’ail à foison (et mes proches savent à quel point l’odeur et le goût peuvent me donner des haut-le-cœur. Pour rejoindre le site Inca de la Vallée, 2 possibilités : à pieds (et ça grimpe) ou en taxi (30 soles… Ils se gavent !). On monte en taxi et on arrive 10 minutes plus tard. Le site est grand, on est content de l’avoir fait en autonomie, car en excursion normale à mon avis on ne doit en voir qu’un dixième. Petit cadeau au bout de 5 minutes, une petite famille de 3 alpagas (une maman et 2 jeunes). Le plus petit est curieux et vient nous voir, donc on fait quelques photos. Il essaie de manger mes cheveux, attachés en queue de cheval. Il se laisse également caresser, puis la famille finit par passer et par s’éloigner. Contrairement aux lamas, les alpagas ne crachent pas et sont beaucoup plus sociables. J’aimerais bien avoir un Alpaga dans mon jardin du coup. Je supplie Yvan pour avoir un bébé Alpi (oui, je lui ai déjà trouvé un petit nom) mais il est dur en affaires…

 YL_Voyagent - Découverte de Pisac

Nous mettrons 2h à visiter le site et à redescendre jusqu’à la place principale de Pisac. On attrape un colectivo en passant, pas de chance, il est presque plein et il ne reste qu’une place. Yvan fait le trajet assis le cul-cul par terre pendant 45 minutes (ne me parlez pas sécurité, les ceintures ne fonctionnent pas ici, et moi j’étais devant à côté du chauffeur).


Le dernier jour à Cusco arrive bien vite et la journée est chargée. On a rendez-vous le matin au Choco Museo pour fabriquer nos propres chocolats. Le cours dure 2h, et on part de la fève de cacao, on sélectionne les meilleurs grains, que l’on fait ensuite torréfier. On enlève leur peau (qui, pour certains grains, aura explosé tel du pop-corn). La petite couche est réutilisée dans l’entreprise pour faire du thé au chocolat (thé que l’on goûte, excellent). La prof a de l’humour. Le cours est en anglais et on n’est que tous les 2. On fait différentes expériences et à la fin, avec notre chocolat fondu, on le verse dans des moules, en agrémentant d’Oréos, de grains de café, de condiments divers, selon ce qu’on souhaite mettre dans nos carrés de chocolats... Enfin dans nos « lamas, incas, père noël » en chocolat. On revient 45 minutes après le cours, récupérer nos petites fabrications, qui avaient préalablement été placées au frigo.

En début d’après-midi, on a rendez-vous avec un couple de voyageurs avec qui l’on discute sur Instagram. On va boire un verre ensemble pendant 1 petite heure. C’est trop bien de rencontrer de nouvelles personnes !


Nous partons ensuite vers la gare routière, on a notre bus, de nuit, pour rentrer à Arequipa. On revient pour faire l’excursion vers le Canyon de Colca.

On arrive à 6h et un taxi nous dépose en centre-ville. Je fais quelques photos que je publie après sur les réseaux sociaux, et c’est au tour d’un autre couple de voyageurs que je ne connais que sur Instagram de m’écrire « On s’est manqué de peu, on est passé là 15 minutes après vous, on vient de partir ». La magie des réseaux !

Le Canyon est le 2ème canyon plus profond du monde (le Grand Canyon des USA n’est qu’à la 4ème place) et on peut parfois y observer des condors. L’excursion est VRAIMENT nulle, notre chauffeur est un gros looser que j’ai envie d’assommer (pardonnez mes envies de meurtre !). Il est malpoli, impatient et irrespectueux, tout pour me mettre de bonne humeur. Il manque de respect envers les clients, et tout le monde sait à quel point je hais les gens irrespectueux… Je claque donc quelques remarques, mais il a de la chance que je ne parle pas espagnol. Cependant, je n’ai pas manqué de le descendre dans l’avis laissé après l’excursion !

Bref, passons. Nous nous arrêtons à un premier spot admirer les montagnes et volcans qui nous entourent au lever du soleil, c'est sublime. Nous marchons sur un sol givré, on entend la glace fine craquer sous nos pieds. Puis nous rentrons vite nous remettre au chaud sous les plaids fournis pour l'excursion.

YL_Voyagent - 1ère arrêt avant le Canyon de Colca 

Nous avons au moins la chance de voir 2 condors au loin. Un peu trop loin pour que je puisse prendre une photo correcte malheureusement. Le départ pour l’excursion était à 2h30 et nous sommes rentrés à 18h, quelle journée ! Heureusement pour nous, on n’aime pas rester sur une note négative, alors le soir on est sorti avec d’autres voyageurs ! Cette fois, c’est avec Margaux (que l’on a rencontré aux îles Galapagos) et avec 2 amis à elle qu’elle a rencontré au Pérou et qui sont NORMANDS. Le feeling passe aussitôt, on passe une très bonne soirée tous les 5.

YL_Voyagent - Le Canyon de Colca est le 2ème canyon le plus profond du Monde 


Le lendemain nous repartons pour un bus de nuit, cette fois-ci vers Nasca. La ville est réputée pour l’observation de ses géoglyphes, appelés « Les lignes de Nasca », dont la rumeur dit qu’elles sont apparues suite à un passage d’extraterrestres (scientifiquement, il n’y a rien de moins sûr…). On arrive au petit matin dans la ville qui n’a finalement pas le moindre intérêt et on est aussitôt déçus. On cale la visite des lignes au lendemain avec la mamie qui gère notre hébergement et qui nous propose un tarif moins cher qu’en agence.


C’est parti, il est 9h30 et un taxi vient nous chercher et nous dépose à l’aérodrome de Nasca. De là nous payons nos 2 places (130$) + la taxe aéroport de 77 soles par personne (19€). Nous sommes un groupe de 6 + les 2 pilotes et remplissons le coucou à nous 8. L’équipier place les gens par poids… Yvan et moi sommes au fond, on est les 2 plus légers, on a perdu 5kg depuis qu’on est parti et pourtant il faut voir tout ce qu’on mange ! J’ai même dû faire un trou supplémentaire à ma ceinture ! Incompréhensible. Les 4 autres passagères sont des copines, originaires d’Australie, d’Irlande et d’Angleterre. Le coucou décolle et nous ressentons rapidement toutes les sensations. Yvan est au hublot de droite, moi de gauche. Les pilotes commencent leur parcours au-dessus des lignes de Nasca. Ils montrent une première figure aux passagers du hublot de droite, puis effectue un demi-tour pour montrer la même chose aux passagers de gauche. A chaque fois, il penche l’avion à la verticale pour que chacun puisse voir et prendre en photos correctement… On ne va pas vous mentir, il y a eu des malades… J’ai commencé à avoir un peu chaud à un moment mais c’est vite passé quand j’ai vu Yvan transpirer à grosses gouttes sur tout son visage. Je me concentre et je lui éponge la tête et la nuque. Il arrête les photos et vidéos qu’il faisait avec le téléphone et tente de faire redescendre la température. Pour ma part, j’oscille entre m’occuper d’Yvan et faire des photos avec mon appareil quand l’avion penche vers la gauche. Les différentes figurent défilent : Baleine, singe, colibri, araignée, chien… Il y en a certaines qu’on ne voit pas instantanément parce qu’on s’attendait à ce qu’elles soient plus grosses mais on les verra plus tard en revisionnant photos et vidéos. Pour mieux voir les figures, n'hésitez pas à cliquer sur chacune d'entre elles pour les agrandir 😀

 YL_Voyagent - Les lignes de Nasca

Le vol dure 30 minutes au total et nous sommes contents d’être de retour sur la terre ferme. On aime bien l’avion d’habitude mais là c’était vraiment différent. Cependant, c’était une sacrée expérience et on est heureux d’avoir vu les fameuses lignes de Nasca !


L’après-midi et le jour suivant il ne se passe rien de plus. J’avance sur cet article pour être à jour, on regarde des films, on se repose et on prépare la suite du voyage pour optimiser le Chili car c’est un pays plus cher. Le 4ème et dernier jour, après notre check-out on décide d’aller voir les aqueducs de Cantayoc. Quelle merveilleuse idée de faire ça à midi sous un soleil qui nous assomme et en pleine phase de digestion. Je n’avais plus l’habitude qu’il fasse si chaud !

A l’entrée, la dame voit que nous mourons de chaud et nous dit d’aller remplir notre bouteille vide (que nous nous apprêtions à jeter) dans l’un des aqueducs pour s’en verser sur la tête et la nuque (je vous rassure, on avait une gourde d’eau pleine pour continuer de nous hydrater). Nous allons donc rafraîchir notre nuque et ça nous fait aussitôt du bien. Dans le même laps de temps, les nuages arrivent et cachent le soleil donc ça rafraichit un peu l’air. Le site se visite en une vingtaine de minutes et nous rentrons (à pieds on en aura eu en tout pour 2h aller-retour hotel-site). Je m’affale sur la chaise dans la cour de la petite maison de la mamie qui nous héberge et je dis à Yvan « je ne ressors plus de l’après-midi. La mamie nous dit que notre ticket est valable pour un autre site qui se trouve à seulement 20 minutes à pieds de là où nous sommes. Yvan me regarde, je dis « non non hors de question je suis morte ». 1h30 plus tard, on y était tous les 2… J’avais repris des forces et je m’ennuyais, donc j’ai cédé. Le site en question ce sont des ruines construites en argile, dont on fait vite le tour (une vingtaine de minutes aussi) mais ça nous aura occupé une petite heure de plus dans l’après-midi.

YL Voyagent - L'Aqueduc de Cantayoc et mon petit chimpanzé dans l'arbre 

Le soir, nous arrivons à la gare routière de Nasca à 20h pour un bus à 21h. L’hôtesse nous indique qu’à cause de la pluie, le bus a pour le moment 2h de retard, donc nous attendons. A 23h, le hall s’est vidé de ses voyageurs et il ne reste plus que nous deux et une autre femme. Le temps passe et on commence à fatiguer et à s’impatienter. A minuit, le gars de l’équipe qui est en charge de rester jusqu’à ce que nous soyons dans le bus allume de la musique et monte le son. Ca nous détend un peu et on se met à chanter. Je m’endors vers 0h30 et Yvan me réveille à 1h : le bus arrive ! Nous arriverons donc à destination à 15h avec 3h de retard, mais on aura peu dormi et nous avons hâte de voir ce que les prochains jours nous réservent.

Vous serez d’ailleurs un peu perdu car nous allons passer 3 jours au Chili, passer ensuite en Argentine pour 2 semaines, revenir au Chili, s’envoler pour l’île de Pâques,… On essaiera d’être le plus précis possible mais on préférait vous prévenir !

A très vite pour les nouvelles aventures de YL_Voyagent !

8

Nous vous avions quitté au Pérou, et voilà qu’en à peine quelques jours nous avons visité des villes dans 2 pays différents.

L’une des étapes de notre tour du monde était le désert d’Atacama. Le programme initial était de descendre tranquillement après San Pedro de Atacama jusqu’à Santiago du Chili, pour y être au 10 avril. Le fait est que les hébergements au Chili sont excessivement chers et qu’on avait peur de beaucoup s’ennuyer à ne faire que du transport, sur parfois des distances de 1200km, pendant 1 semaine. Nous avons donc pris la décision de faire un détour par l’Argentine, et de traverser les villes de Salta, Cordoba et Mendoza, qui sont parallèles au trajet entre San Pedro de Atacama et Santiago du Chili, afin de faire des activités et de nous reposer sur ces étapes avant de rejoindre la capitale chilienne.


Nous arrivons donc à San Pedro de Atacama au petit matin (7h) après une nuit de bus au départ d’Arica. Le chemin jusqu’à notre hébergement paraît interminable. Nous faisons un détour par la banque (supposée être celle avec le moins de frais de retrait, qui nous coûteront quand même 10€ pour 200€ de retrait maximum…) et arrivons après près d’une heure de marche. Après une nuit de bus, nos sacs nous paraissent toujours plus lourds, et nos jambes sont fatiguées. Comme nous sommes en budget voyageurs et non pas en budget vacanciers, nous nous retrouvons souvent à prendre des logements en dehors du centre-ville, et celui-ci me paraissait réellement excentré. Je râle (je pense que c’est la seule chose que je sais bien faire après une nuit de bus sans avoir eu de café), je soupire, j’en ai marre. Yvan prend sur lui pour éviter une dispute. Lui aussi est fatigué, mais a plus de facilité que moi à se contrôler.

Nous arrivons à notre hébergement vers 8h30 alors que le check-in n’est supposé être qu’à 13h. On frappe, une fois, deux fois, trois fois... Il n’y a pas de sonnette. On finit par s’asseoir, désespérés. Il n’y a vraiment pas grand-chose autour de nous (une supérette et quelques habitations). On se dit qu’on est bon pour attendre. Une voisine nous voit, au bout d’une demi-heure et nous dit de frapper à la porte sur le côté, dans la rue perpendiculaire. Je frappe, et rien ne se passe. Puis, une dizaine de minutes plus tard, le propriétaire vient nous ouvrir, visiblement réveillé par notre insistance (bon en même temps il est 9h, on est d’accord qu’il était temps qu’il se lève hein ? haha). Il est gentil et nous installe dans la cour. Nous avons accès à la cuisine, il y a des tables et des chaises… On y est tout de suite bien. Notre chambre n’est évidemment pas encore prête, mais déjà nous sommes entrés et on peut se poser. Lorsque notre chambre est prête, vers 11h, nous allons aussitôt nous doucher, et pour une fois, non seulement la douche est chaude sur toute la durée, mais en plus il y a un vrai pommeau. Il ne nous en fallait pas plus pour être détendus et être à nouveau de bonne humeur.


YL_Voyagent - Vallée de la Lune 

Notre première excursion débute en fin de journée, à la Vallée de la Lune, dans le Désert d’Atacama. Nous avions choisi celle qui se déroule au coucher du soleil car c’est quand même classe d’être dans le désert en fin de journée ! Nous partons avec notre guide sur différents endroits. Le sable est foncé, presque gris, rocheux. Le paysage est spectaculaire, lunaire. Après plus de 2h à crapahuter, à voir des canyons, des dunes de sable, etc. nous nous arrêtons à un nouveau spot. Le guide nous demande 10 minutes, il a quelque chose à préparer. A notre retour, un buffet apéro nous attend : amuses-bouches, crudités, … et en boisson jus d’orange ou Pisco Sour (apéritif alcoolisé d’Amérique du Sud). Avec le couple de retraités allemands, on vide les 2 carafes de Pisco (c’est pas tellement de notre faute, les 4 asiat ne voulaient pas d’alcool, on n’allait tout de même pas gâcher…). Cet apéro au coucher de soleil, c’était clairement notre moment favori de l’excursion. Les paysages lunaires étaient dressés devant nous, le soleil se couchait face à nous, tandis que derrière un arc-en-ciel faisait son apparition. Nous en oubliions même le vent glacial.

YL Voyage - Coucher de soleil à la Vallée de la Lune 

Nous rentrons vers 20h et reprenons une douche, car nous n’aurons pas le temps le lendemain matin : réveil à 4h pour une nouvelle sortie. Qu’on la fasse en autonomie ou avec une agence, celle-ci il est conseillé de la faire au lever du jour : les Geysers del Tatio. C’est au petit matin que ces Geysers, situés à 4200m d’altitude, sont les plus actifs. On nous avait dit qu’il pourrait faire très froid. Que parfois en hiver là-haut il fait -25 degrés. On nous annonçait -10 pour nous. Il faisait au final 3 degrés, ressentis -5, je pense qu’on s’en est bien sorti même si le vent était horriblement puissant. Heureusement nous étions équipés en conséquence : legging sous le pantalon, 2 pulls, paire de gants. Nous allons de Geyser en Geyser, en restant toujours à une distance raisonnable. Le guide rappelle au groupe de ne pas mettre la main près des sources bouillonnantes. Je rigole en disant « logique », mais il me dit « ça ne l’est pas pour tout le monde. Il y a régulièrement des morts. La dernière en date est tombée, n’a passé que 4 secondes dedans car des gens l’ont extirpée rapidement. Mais elle est morte 3 jours plus tard, tous ses organes avaient brûlé de l’intérieur ». Quelle horreur. Moment de silence. Après avoir fait le tour, nous sommes heureux de retourner nous mettre au chaud dans le minibus, nous sommes gelés. Le guide nous dit que nous allons maintenant prendre notre petit déjeuner à un autre endroit. Nous qui nous attendions à le prendre au chaud dans un petit restaurant : que nenni. On s’éloigne juste des autres touristes, et il commence à installer la table en extérieur, à l’abri du vent. Pendant les 10 minutes où le guide et le chauffeur préparent notre petit déjeuner, très peu de gens ont le courage d’aller dehors profiter des paysages. Dans le « très peu », il y a Yvan, qui me réclame mon appareil photo. Pas loin de notre emplacement, il y a une vallée, remplie de vigognes, et est donc parti les photographier. L’odeur d’œufs brouillés motive ensuite les autres (les moins téméraires) à sortir du camion. Quel plaisir de redécouvrir pour la première fois depuis plusieurs mois le goût du vrai pain. Malgré le froid, on se régale. On profite, et on vide complètement la table du petit déjeuner (encore une fois, on ne va tout de même pas gâcher !).

YL Voyage - Excursion aux Geysers d'El Tatio 

Nous sommes de retour vers 12h30 à San Pedro de Atacama. On cuisine quelque chose et on se repose avant notre excursion nocturne suivante. Nocturne car le départ s’effectue à 21h30 : astronomie dans le désert d’Atacama. Seulement voilà, on a un mauvais pressentiment avec cette excursion : il pleut. Qui dit pluie, dit nuages, dit constellations cachées. En effet, vers 20h, l’opérateur nous écrit pour annuler l’activité. Nous ne pouvons malheureusement pas la repousser car notre séjour à Atacama se termine et nous partons le lendemain matin. Nous sommes déçus, mais on se dit que ça nous permettra de faire une bonne nuit de sommeil après ces 2 activités qui se sont enchaînées et ce réveil matin du lendemain.


Le lendemain, nous partons donc à 8h30 en bus en direction de Salta (Argentine). On perdra du temps à la frontière car une dame a été refoulée, sa pièce d’identité était périmée. On ne sait pas comment ça s’est passé pour elle, ça doit vraiment être horrible comme situation. En Argentine, on n’a pas de tampon dans nos passeports, tout est informatisé. Dommage on aurait bien aimé avoir un tampon pour ce pays, qui sera également la toute dernière étape de notre périple en Amérique Latine (normalement…). Nous arrivons à notre Airbnb vers 20h30 et notre hôte, Daniela, nous accueille comme si nous étions des amis argentins (accolade + bisou sur une joue). Elle nous installe et nous lui demandons où nous pouvons manger. Au lieu de nous expliquer, elle dit « Oh, je vais venir avec vous, je vais vous montrer où vous pouvez manger ! Il y a un passage avec plein de restaurants et bars, c’est très sympa vous verrez ». Elle a un accent qui est différent de tous ceux que nous avions connu en Amérique Latine. Je repense à ma meilleure amie Charlotte qui m’avait dit qu’en Argentine, les « ll » deviennent « ch ». Que donc un « como te llamas ? » pour demander comment tu t’appelles deviens « como te chamas ? ». On essaie de suivre, elle parle vite, mais son enthousiasme nous gagne. On trouve un endroit qui nous plaît et elle nous y laisse. Yvan et moi nous laissons guider par notre faim car nous n’avons pas mangé le midi (pas de stop nourriture sur le trajet en bus). On prend une bière d’un litre, Yvan commande une maxi pizza et moi des côtelettes de porc. Les assiettes sont immenses. Quel plaisir de manger enfin un vrai morceau de viande, bien cuisiné. Ils nous apportent des petits toasts pour l’apéritif, qui sont vraiment délicieux. On a du mal à terminer, on a vraiment beaucoup trop mangé. C’est rare que nous nous fassions plaisir, mais ce soir-là nous en avions tellement besoin !

YL Voyage - Un repas à Salta 

Sur les 4 jours passés à Salta, la première journée a été dédiée à récupérer de la monnaie d’ici, les pesos argentins et à visiter la ville. La seconde, nous sommes partis en excursion à Purmamarca et Humahuaca. Nous voyons la montagne aux 7 couleurs d’Argentine à Purmamarca, c’est incroyable ce que la nature fait. Les paysages sont magnifiques. On comprend pourquoi certains font cette visite sur 2 jours : il y a beaucoup de route. Nous avons parcouru 500km en 1 journée, 13h d’excursions. Le 3ème jour, nous prenons le téléphérique qui nous emmène en haut de la ville et redescendons à pied (1h en tout). On se rend compte que l’on fatigue beaucoup plus vite. Notre corps nous impose de dormir, et en ce moment nous avons du mal à nous lever le matin, donc nous essayons de réduire notre rythme de croisière. Le 4ème jour, nous ne faisons rien de spécial. Nous finissons de coordonner les prochaines visites, et je trie mes photos. Nous partons le soir (après avoir mangé Mcdo, très local haha) pour un nouveau bus de nuit, et arrivons au bout de 15h de trajet à Cordoba. Après s’être offert un petit-déjeuner dans un joli café, nous allons à notre prochain Airbnb. Les deux hommes nous accueillent et sont aussitôt trop gentils avec nous. Ils ont 2 chiens et un chat, et travaillent de chez eux. La chambre est grande et leur maison est toute mignonne, on s’y sent bien. Ils ne parlent qu’espagnols et ont cet accent que nous avons toujours du mal à appréhender mais on s’y fera. Ils viennent d’Uruguay à la base mais on ne voit pas la différence avec les argentins.

YL Voyagent - Salta, Purmamarca & Humahuaca 

Nous restons 3 nuits à Cordoba. Comme nous sommes fatigués, nous ne faisons pas d’excursions, nous nous en tenons au fait de visiter la ville. Les monuments sont jolis. Le parc Sarmiento est grand et nous y passons du temps. Nous visitons la place principale, la Cathédrale, le musée de la Mémoire, le Musée des Beaux-Arts, … Je mets également mon appareil photo en nettoyage (il en avait grandement besoin). C’est mieux mais cela ne suffit pas, des poussières restent présentes, il faudra à mon retour en France le faire démonter pour pouvoir intégralement le nettoyer.

YL Voyagent - Une journée à Cordoba 

Après ces 3 jours de pause, nous partons vers Mendoza, avec un nouveau bus de nuit. Quand nous arrivons à notre chambre d’hôtes, nous pouvons aussitôt nous installer car une chambre est prête. La première journée consiste à ne rien faire (à part des courses, dans un supermarché). Mettez Yvan et Laura ensemble dans un vrai supermarché, ça finit en dispute et on se fait la tête le reste de la journée parce qu’on n’est pas d’accord sur ce qu’il est nécessaire ou non d’acheter.

Le lendemain, la journée est un peu plus productive pour moi car j’ai rédigé cet article, mais en fin de journée nous devons partir pour une balade à cheval, avec une entreprise familiale. 2h dans les montagnes de Mendoza, au coucher du soleil, suivi d’un asado (barbecue) avec de la bonne viande et du bon vin rouge !


Enfin c’est ce que nous pensions. Je reprends la rédaction de cet article, quelques jours plus tard. Le soir où nous étions censés partir pour l’excursion, nous avons attendu notre véhicule pendant 1h. Il s’avère qu’il y a eu un malentendu sur le nom de la rue et qu’ils sont passés 3 fois devant l’endroit qu’ils pensaient être notre habitation… En vain. Ils ont fini par abandonner et nous ont mis un message en disant qu’ils ne passeraient plus. Après avoir compris, plus tard, qu’il s’agissait d’un malentendu car le nom de notre rue correspondait à un autre quartier de la même ville et que la seule différence entre les 2 adresses était le code postal, ils nous ont proposé une excursion le lendemain midi. Ils nous ont informé que ça serait en espagnol au lieu d’être en anglais mais que c’était possible. Le lendemain, un véhicule 5 places vient nous chercher, puis récupère le guide. C’est alors une bonne surprise pour nous : ils ont ouvert un créneau juste pour nous 2. Nous étions trop heureux de vivre cette expérience ! Notre guide a donc préparé les 3 chevaux pendant que nous jouions avec les chiens de l’écurie. Puis nous partons pour 2h de balade, tous les 3. Première promenade à cheval pour moi, c’était beaucoup d’émotions. Mon cheval (ou plutôt ma jument) prenait son temps dans les descentes, puis réaccélérait dans les montées, ce qui me valait fréquemment un rire nerveux, comme vous pouvez l’imaginer ! Une fois que j’avais compris comment l’empêcher de faire sa petite accélération, ça allait beaucoup mieux. Les paysages de montagne étaient incroyables, ça nous a ému de faire cette balade à cheval dans un tel cadre. On vous laisse admirer les photos, qui parleront certainement plus que la description que je tenterai de vous faire. 3 chiens ont suivi pendant la promenade, ils connaissaient le chemin par cœur.

 YL Voyagent - Balade à cheval dans les montagnes de Mendoza

Vient le moment de la première descente raide. Le guide me donne les instructions à connaître, et tout se passe finalement bien. J’ai finalement été capable sur la promenade de tenir les rênes d’une main et de prendre des photos de l’autre, mais aussi de faire du trot avec ma jument, Alma, sur la fin, car je comprenais un peu mieux comment fonctionner avec elle. Je suis donc fière que ça se soit si bien passée. Les grandes montées se faisaient plutôt aisément, il fallait juste rappeler à nos chevaux de ne pas s’arrêter pour manger, car le redémarrage était ensuite plus compliqué 😊.


Après avoir ramené les chevaux à l’enclos, les avoir fait boire et les avoir douché, nous avions hâte de passer à table. Ça sentait tellement bon ! Une bouteille de vin rouge nous attendait à table (et il était excellent), et on nous a ensuite apporté plusieurs morceaux de viandes (bœuf et porc) cuit au barbecue, avec des pommes de terre, ainsi qu’une salade de tomates (qui étaient délicieuses). On a évidemment bu toute la bouteille à 2 (on n’allait pas gâcher) et mangé toute la viande (comme deux bons mangeurs qui se respectent haha).

Nous avons ensuite partagé un maté avec le guide, le chauffeur et Enzo, le garçon d’écurie qui a aidé à préparer les chevaux. Le maté, c’est comme un thé, mais tu remplis la tasse aux ¾ d’herbes mélangé avec du sucre, puis ¼ d’eau. Il ne faut pas remuer une fois que tu à mis l’eau. Il y a une paille métallique, tu bois l’intégralité de l’eau aromatisée, tu remplis à nouveau et tu passes à ton voisin. Tout le monde boit dans la même paille mais pas dans la même eau, comme ça c’est pas covid… (hahaha). J’ai dormi sur tout le trajet du retour, alors qu’Yvan était devenu bilingue espagnol et a parlé politique, retraite et voyage. Il a notamment appris qu’en Argentine tu pouvais partir en retraite soit après 30 ans d’années travaillées, soit à l’âge de 64 ans pour les hommes et après 25 annuités travaillées ou 60 ans pour les femmes.

YL Voyagent - Découverte du Maté 

A notre demande, le chauffeur nous dépose en plein centre-ville, afin que nous visitions un peu Mendoza. Dans la ville, on retrouve 5 places centrales, construites à distance égale, formant un 5 comme sur un dé quand on regarde vue du dessus. Nous en faisons le tour, malgré la chaleur, puis rentrons à notre Airbnb.

YL Voyagent - Centre-ville de Mendoza 

Le lendemain, nous avons une excursion à la découverte des vignobles et des oliveraies dans l’après-midi. Mauvaise surprise quand nous découvrons que nous montons dans… un bus 50 places pour l’excursion et qu’il est plein. On est vraiment saoulé avant même de commencer. Heureusement, sur chaque site, le groupe est séparé en deux : anglais et espagnol. On est quand même nombreux, mais c’est moins pire. Nous commençons par un viticulteur et découvrons ses vins et ses… champagnes. Je me renseigne sur l’appellation. Si le mousseux n’est vendu qu’en Argentine, ils ont le droit de l’appeler Champagne. En revanche s’il est exporté, ils devraient l’appeler vin pétillant. Dans cette Maison, nous retrouvons beaucoup de cépages français, de tonneaux français mais également de noms français… « Château Vieux ».

 YL Voyagent - Bodega Lopez à Mendoza

La visite continue, une demi-heure plus tard, par une oliveraie. Contrairement au vin, l’huile d’olive ne s’améliore pas avec le temps, elle périme. Il est d’ailleurs conseillé de consommer une huile d’olive dans les 2 mois après ouverture, et une huile non ouverte est considérée comme périmée au bout de 2 ans. Nous dégustons ensuite différentes huiles d’olive et vinaigres balsamiques. On serait bien reparti avec un flacon, mais si ça venait à exploser dans le sac, ça ne serait pas une mince affaire de nettoyer nos vêtements.

YL Voyagent - Oliveraie Laur 

La journée se termine avec une deuxième maison viticole. La visite est moins intéressante car la guide anglophone est en retard et donc bâcle un peu le travail de présentation. Nous rentrons à notre hébergement vers 21h et refaisons nos sacs pour partir tôt le lendemain matin.

 YL Voyagent - Dernière visite de la journée


Nous prenons donc un autre bus, cette fois-ci pour retourner au Chili, à la découverte de sa capitale : Santiago !

Nous voilà donc arrivés à Santiago, la capitale chilienne et, durant les 2 jours prévus sur place, nous ne visitons qu’une journée (ce qui est amplement suffisant). L’autre journée est dédiée au nettoyage de nos affaires, aux courses, au repos, et à la coupe des cheveux d'Yvan (beau travail !)


Quand nous arrivons à Santiago après une longue journée de bus, nous prenons le métro pour aller à notre Airbnb. Je pensais arriver vers 20h mais nous sommes finalement devant la maison à 19h30. Pas de sonnette. On frappe, pas de réponse. On tambourine, on cogne. Porte, fenêtres… Nous n’avons pas le mot de passe wifi pour nous connecter et personne ne répond. Je me rends chez des voisins, qui tentent de le contacter pour nous, toujours pas de nouvelles. Nous obtenons une connexion wifi et je le contacte. Il arrivera au final vers 20h30. Il était au basket, et ne s’était pas beaucoup pressé. Nous étions sacrément de mauvaise humeur après ce long trajet en bus, donc la première rencontre n'a pas été très chaleureuse, pour une fois. Le gars habite la maison, mais on ne constate pas un grand entretien des lieux, alors malgré la cour aménagée avec un immense palmier, on ne se plaît pas trop dans l’hébergement, réservé pour 3 nuits. Ça fera cependant l’affaire. L’homme a au moins le mérite d’être gentil et de vouloir papoter. Il a 3 chambres destinées aux Airbnb, dont 2 où les matelas sont posés au sol, sans sommier. On a eu la chambre avec le sommier les 2 premières nuits, puis nous a fait changer de chambre la dernière nuit. Il fait tourner ses Airbnb de chambre régulièrement, on ne comprend pas, ça fait faire plus de lessives et plus de ménage. Mais tant que ça lui convient comme-ça, c’est le principal !

YL Voyagent - Visite de la capitale chilienne 

Pour visiter Santiago, nous prenons le métro. Là-bas, tu as 3 tarifs pour le métro : heure creuse, heure de pointe et heure classique, on trouve ça plutôt cool. Tu recharges ta carte de métro dès que tu as besoin. Nous visitons les différents quartiers touristiques de la ville sur la journée et il fait vite chaud. On prend le téléphérique en fin de matinée pour avoir un point de vue authentique sur Santiago. On découvre surtout cette ville-cuvette, sous un nuage de pollution constant. On redescend à pied et ça nous mène dans la rue des bars-discothèques à ciel ouvert. On mange un sandwich le midi, c’est le seul repas qui est dans notre budget de voyageur… L’après-midi, on prévoit de se poser au parc Santa Lucia, mais l’herbe est mouillée partout à cause des arroseurs automatiques qui tournent plein pot sous cette chaleur étouffante. Le parc est quand même plutôt sympa, on est content d’y être allé.


Après ces 2 jours à Santiago, nous prenons un bus de 2h pour Valparaiso. Ville de Street-art en bord de mer, où l’on passera 2 nuits (l’histoire ne racontera pas que je suis tête en l’air et que j’ai oublié 2 tee-shirts et 2 shorts à Valparaiso…).

YL Voyagent - 30 ans à Valparaiso ! 

Ici, on a vu les choses en grand et on a fait une croix (presque) sur notre budget de voyageurs, car c’est le weekend de mes 30 ans. Alors déjà qu’on ne prend pas 30 ans tous les jours, mais encore moins en tour du monde. Donc on a réservé un hôtel avec chambre vue sur mer et toiture-terrasse vue sur mer. C’est un petit hôtel familial (6 chambres) et le couple qui le dirige est aux petits soins. On y a mangé d’excellents petits-déjeuners, colorés et fleuris. L’homme a mis la demi-bouteille de champagne au frigo et nous l’avons bue sur la toiture-terrasse le samedi soir, avec une planche apéritive. Mais avant de vous raconter notre samedi, je vais vous parler de notre vendredi soir. Nous sommes aussitôt, après notre arrivée, allés boire des coups. Un Aperol Spritz avec vue sur mer, puis des cocktails dans l’un des bars très bien réputés de la ville. C’était un excellent moment à 2, loin de notre petite routine de voyageurs. Samedi, évidemment nous avons visité la ville, qui a clairement été une déception pour nous. Je n’ai pas manqué d’en faire part sur internet et d’autres voyageurs m’ont contacté pour me dire qu’ils n’avaient pas non plus trop apprécié, mais que le Free Walking Tour était une bonne option qui les avait réconciliés avec la ville, donc nous décidons de la faire le dimanche matin. Ce que nous n’avions pas aimé, c’est que les dessins de Street-art sont pour la plupart recouverts de graffitis qui salissent les murs. Les odeurs d’urine et de résidus de bière sont désagréables, et les cannettes en verre cassées se trouvent partout au sol. On nous avait dit de faire attention dans cette ville, et cela m’a été confirmé par un habitant (qui fumait autre chose qu’une cigarette) qui m’a vu avec mon appareil photo et qui m’a dit en anglais « tu ferais mieux de le ranger, ce n’est pas très sûr dans ce coin-là ». Nous terminons le samedi avec notre apéritif du samedi soir au champagne, suivi d’un restaurant italien bien noté. A la fin du repas, mon tiramisu est arrivé avec une bougie, et tout le restaurant a chanté (en espagnol), pour mon anniversaire. C’était beaucoup d’émotions de passer ce cap ici, mais surtout loin de tous nos autres proches. Cependant, grâce à Yvan, à vos nombreux appels et messages, c’était un excellent moment, merci !

YL Voyagent - Valparaiso & festivités 

Le dimanche, nous faisons donc le Free Walking Tour. Visité guidée par Fernanda, où l’on demande à la fin de payer à hauteur de la qualité du tour, en général entre 10 et 20€ par personne. Notre guide est joyeuse, spontanée et ses explications sont claires. On comprend effectivement que la ville de Valparaiso était une grande ville auparavant, grâce à son emplacement, qui était un lieu stratégique pour les bateaux commerciaux, avant que ne soit construit le canal de Panama. Depuis, le trafic maritime à chuter et les habitants ont grandement délaissé la ville. De plus, certains quartiers ont été classé Patrimoine protégé par l’Unesco, donc la restauration des habitations est très contraignante et coûterait rapidement une fortune, alors les habitants restants ont préféré construire/rénover des maisons dans les quartiers éloignés du centre-ville. De ce fait, le centre-ville ressemble grandement à une ville fantôme. On se rend en bus avec la guide dans les autres quartiers, qui sont effectivement plus propres, plus « neufs » et vivants. Elle nous emmène également dans une ancienne prison, lors de la dictature chilienne. Cette prison a aujourd’hui été entièrement réaménagée à l’intérieur pour accueillir des associations sportives, peintres, cours de cuisine, etc, alors que l’extérieur est resté tel quel, pour ne pas oublier cette période noire de la vie à Valparaiso.

 YL Voyagent - Découverte de Valparaiso avec un guide

Nous quittons Valparaiso avec plus de clés nous permettant de comprendre l’histoire de la ville et sommes contents d’avoir fait ce tour. Retour à Santiago, et le lendemain matin nous prenons l’avion.

A très très bientôt pour vous faire découvrir notre semaine sur la merveilleuse Île de Pâques !

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Bonjour à nos adorables lecteurs

Comment allez-vous en ce moment ? On peut vous dire que pour notre part, l’Île de Pâques a rechargé les batteries, et on a hâte de vous raconter !

YL-Voyagent - Île de Pâques 

Dès le départ, notre périple à l’île de Pâques aura été chargé de péripéties. Nous arrivons très tôt à l’aéroport (3h avant notre vol) et enregistrons nous-même nos bagages. Il n’y a personne chez Latam, c’est comme les caisses automatique dans les magasins, il faut nous-même coller l’étiquette de nos bagages et les poser sur le tapis roulant. Personne ne contrôle ou ne vérifie ta carte d’embarquement à ce moment-là. Nous passons la douane et attendons notre tour pour embarquer. C’est là que tout se complique. On nous demande le papier de notre Formulaire Unique d’entrée sur l’île de Pâques. Ce papier, on l’a rempli sur internet, mais on n’a jamais reçu de mail alors on s’est dit que c’était biométrique et que ça se greffait automatiquement à notre numéro de passeport. C’était bien le cas, mais à aucun moment nous n’avions été informés qu’il fallait passer par l’immigration en plus de la sécurité classique et qu’il fallait complètement ressortir jusqu’au hall d’enregistrement des bagages, descendre au niveau -2 et passer par ce hall de police d’entrée à l’île de Pâques. On part en courant, on cherche, on se perd, on demande, à plusieurs personnes, et on trouve enfin.

Ça a pas mal énervé Yvan parce qu’il n’y a aucune indication dans l’aéroport, que toutes les personnes qui contrôlent ton billet avant d’arrivée à la porte d’embarquement ne te disent rien, et il n’y a qu’une fois dans le couloir pour monter dans l’avion qu’on te demande ton papier de l’immigration ! Un problème qui pourrait clairement être évité s’il y avait quelqu’un au guichet pour enregistrer tes bagages comme avec n’importe quelle compagnie d’aviation…

Bref, devant nous, une vingtaine de personnes, et seul un guichet de douane ouvert. On semble être plusieurs personnes dans le même cas. On regarde notre montre, les portes de l’avion ferment dans 15 minutes. Le douanier imprime nos papiers et nous refaisons le trajet en sens inverse, on court à toute allure. L’hôtesse de la compagnie nous voit arriver, visiblement soulagée pour nous. Cool, on embarque ! Ce qui n’aura pas été le cas de 2 asiatiques que l’on a vu partir en courant dans l’autre sens au moment où nous embarquions, 5 minutes avant la fermeture des portes. On a de la peine pour eux. Ça aurait pu être nous, et personne ne nous en avait jamais parlé, on l’a échappé belle !

Quand nous arrivons, nous récupérons nos bagages et cherchons la pancarte de notre camping, car ils nous avait proposé de venir nous chercher. Nous rencontrons d’autres français qui attendent pour le même camping : Clémentine et Clément, qu’on appellera par la suite « Les Clems », ça sera moins long 😊

 YL_Voyagent - Iorana a la Isla de Pascua

Un homme vient nous chercher et nous offre des colliers de fleurs. Il n’en a que 2 au début, car il pensait seulement venir chercher un couple de chiliens. On se tasse dans le pick-up et le couple chilien s’assoit dans la caisse du pick-up à l’arrière. Sur l’île, toutes les voitures roulent à 30km/h, au moins ça limite les risques ! En arrivant au camping Mihinoa, la propriétaire du même nom semble choquée de nous voir débarquer à 6, personne ne l’a informée, là-encore elle ne s’attendait à avoir que le couple chilien, qui avaient réservé une chambre. Les Clems étaient venus avec leur tente, et nous au moment de la réservation nous avions précisé que l’on prendrait le package matériel de camping proposé par l’établissement. Le cousin de Mihinoa, Teerocky, nous installe la tente, pleine de scotch à l’extérieur et nous dit « si il pleut dans la tente, vous me direz, je réparerai ou je mettrai une autre toile ». Rassurant mdr. Le camping est incroyable. Une immense cuisine, et surtout une vue sur la mer ! On est fan !

YL_Voyagent - Camping Mihinoa - Île de Pâques 

On est surpris que depuis notre arrivée, autant de gens parlent français. C’est finalement facilement compréhensible, car avant le Covid il y avait une liaison régulière avec Papeete à Tahiti et beaucoup d’habitants de l’ile de Pâques ont de la famille proche en là-haut, ce qui est un sérieux problème maintenant puisque la ligne n’a jamais été réouverte. Comme beaucoup d’autres vol d’ailleurs depuis Santiago puisqu’avant le Covid ce n’était pas moins de 3 vols par jour qui débarquaient alors que maintenant c’est 3 vols par semaine. Moins de monde sur place, c’est clairement mieux pour nous ! Au camping il n’y a pas de wifi, et très peu de réseau. Il nous faut aller à l’office de tourisme pour avoir le wifi (et payer le ticket d’entrée des parcs de l’île de Pâques). Les Clems devaient avoir un guide prénommé Régis, et nous notre guide c’était Keka. Les tarifs de Régis étaient deux fois moins élevés que ceux de Keka, donc on se pose la question à changer, mais on se ravise, ça fait longtemps que nous avons réservé, on ne va pas planter Keka la veille de la première excursion, question de respect. Sauf qu’en arrivant au wifi, on découvre que Keka et Régis ont tous les 2 annulés. Régis pour des problèmes de santé, Keka pour un départ apparemment précipité vers Santiago. On aura quelques doutes concernant la véracité de l’annulation étant donné le peu de vol disponibles par semaine, les publications Instagram d’autres voyageurs qui ont eu le même problème et surtout la réaction de Richard, un champenois installé ici depuis 40 ans qui travaille pour la mairie. Les 2 guides redirigent vers la même personne, donc on décide de se mettre avec les Clems au tarif de Régis pour notre nouvelle guide Nelly, comme ça on paye tous moins cher que ce qui était prévu.

Le premier soir, lundi 10 donc, nous nous baladons avec les Clems sur la côte et allons observer le coucher du soleil depuis un spot de Moaï autorisé sans guide : Tahai. La plupart des autres endroits nécessiteront un guide. Les gens de l’île fonctionnent avec une telle lenteur ! On s’émerveille de tout, on fait plein de photos et surtout : on est déjà sous le charme de cet endroit !

 YL_Voyagent - Tahai

Mardi matin, Nelly vient nous rencontrer au camping vers 9h pour se présenter et échanger sur le programme. On cale les tours à l’après-midi même (mardi) et à vendredi, car Nelly a un groupe mercredi et jeudi.

Elle vient nous chercher vers midi avec son père (qui est français et a été guide ici de très nombreuses années avant de rentrer en France pour 3 ans) et nous partons voir les sites suivants : Ahu Akivi, Ana Te Pau, Puna Pau, Vinapu et enfin Rano Kau – Orongo.

Au premier spot, Ahu A Kivi, il y a 7 Moaï sur leur support. Ils sont debout, et tous n’ont pas la même forme. Tous les Moaï debout sont des sites restaurés car ils étaient tous couchés à la découverte de l’île. C’est le premier site à avoir été restauré scientifiquement, en 1960. Au cours des visites, nous aurons deux types de d’explications : une partie plus archéologique et factuelle (par Lionel, le père de Nelly) et la tradition orale, inculquée de générations en générations chez les Rapa Nui, par Nelly. Ne prenez pas pour acquis les informations que nous allons vous donner dans la suite de ce récit car l’île mystérieuse est loin d’avoir livré tous ses secrets et nous ne saurons probablement jamais la vérité puisque les archéologues ne sont désormais plus les bienvenues si leurs théories ne vont pas dans le sens des autorités locales… Et de toute façon, comme dit Yvan, les archéologues de l’époque travaillaient à l’envers puisqu’ils cherchaient absolument à prouver que leur théorie était la meilleure donc il y a autant de version sur l’histoire que de personnes qui s’y intéressent. Pour ce qui est de la légende, elle raconte que ces 7 Moaï représenteraient les 7 explorateurs du Roi Hotu Matu’a qui ont été envoyés pour trouver de nouvelles terres mais on ne sait pas affirmer si ces formes sont dues à la carrure différente des explorateurs ou si c’est parce qu’ils n’ont pas tous été taillés à la même époque. Ce sont les seuls Moaï orientés vers la mer (question de point de vue puisque nous sommes sur une île…). Hauts de 4m, positionnés sur une pente descendante.

 YL_Voyagent - Ahu A Kivi

Ana Te Pau, c’est une grotte. Yes, de la fraîcheur ! Souvent cet endroit n’est pas inclus dans les tours, donc on y est seul, c’est cool. C’est la plus grande grotte de l’île. Elle y abritait auparavant l’un des clans, et devint ensuite un cimetière.

Yl_Voyagent - Ana Te Pahu 

On continue avec Puna Pau, la carrière des coiffes (Pukao) de Moaï. C’est là qu’étaient fabriquées les coiffes pour ajouter sur la tête de certains Moaï. Les Rapa Nui y extrayaient la roche rouge pour commencer à la travailler, à lui donner une forme de coiffe. La coiffe était ensuite terminée sur le Moaï. Les Pukao perdaient environ un tiers de leur volume entre la carrière et sa destination. Il reste aujourd’hui sur le site une vingtaine de coiffes, qui sont effectivement beaucoup plus grosses que celles que l’on voit sur les Moaï une fois terminées. Aujourd’hui, tous les Moaï qui étaient destinés à recevoir des coiffes ne les ont parfois plus car, lors des restaurations, il a déjà fallu recoller les morceaux entre eux donc rajouter leur coiffe alourdirait l’ensemble et pourrait les briser. Les Moaï étaient tournés vers la terre pour fertiliser les terres agricoles devant lesquelles ils se tenaient puis, dès que les terres étaient devenues fertiles, ils étaient déplacés de quelques mètres car leur rôle était rempli et devaient fertiliser d’autres terres. C’était la croyance de l’époque.

 YL_Voyagent - Puna Pau la carrière des Coiffes

Selon la tradition orale, il y aurait eu 2 vagues d’immigration : les Courtes Oreilles (la plus ancienne) et les Longues Oreilles. Les Longues Oreilles auraient réduit en esclavage les Courtes Oreilles pour construire les Moaï, jusqu’au jour où les Courtes Oreilles se sont rebellées et ont tué le peuple des Longues Oreilles.

A Vinapu, on retrouve des Moaï à terre, non restaurés, on raconte que durant la guerre tribale entre les Courtes Oreilles et les Longues Oreilles, les guerriers abattaient les Moaï pour saper le moral des ennemis. Il est peu probable que ce soit la vérité car les recherches archéologiques démontrent que les statues ont été déposées délicatement au sol. Le mauvais état de certaines d’entre elles est plutôt attribué aux générations suivantes qui ont exploité l’île. Leurs têtes sont détachées, parfois enterrées. Selon les recherches effectuées par les archéologues, ce site appartenait au clan le plus puissant de l’île : bonne terre pour les cultures et eau propre grâce à la source des volcans.

YL_Voyagent - Vinapu 

Nous terminons avec Orongo pour en apprendre plus sur le culte de l’homme oiseau (une histoire qui passionne particulièrement Yvan), et le cratère Rano Kau. Le cratère ressemble à un Colisée géant, profond de 200m. Au fond du cratère, on peut voir de la verdure et des petites mares. Le site conserve près de 1700 pétroglyphes, maintenant inaccessibles au public. La plupart de ces pétroglyphes représentent le culte de l’Homme oiseau. Les Rapa Nui ont petit à petit délaissé la fabrication et le culte des Moaï en même temps que se développait le culte de l’homme oiseau.

YL_Voyagent - îlot de l'Homme Oiseau 

Il s’agit d’une course annuelle entre les 15 à 18 clans de l’île. Au retour des Hirondelles au printemps, les clans se rassemblent au sommet du volcan. Chaque clan fait participer un concurrent, il faut d’abord dévaler le volcan en direction de la mer puis traverser celle-ci à la nage aider d’un flotteur en jonc en direction d’un ilot sur lequel les hirondelles font leur nid. Une fois sur place, il faut trouver un œuf et le fixer sur son front à l’aide d’une lanière de cuir (ils n’avaient pas de poche) pour pouvoir utiliser ses deux bras pour le trajet retour. Même parcours en sens inverse et le premier à arriver (en vie) et avec l’œuf entier, gagnait la compétition et devenait l’Homme-oiseau pour un an. Il avait en charge la répartition équitable des denrées alimentaires entre les clans. Les produits de l’agriculture et de la pèche lui était remis et il devait faire le partage. Également, il décidait des zones qui seraient cultivées, de celles qui seraient laissées au repos pendant un an et de la même manière pour les zones de pêche. Ce système permettait aux ressources de se régénérer et ainsi maintenir l’équilibre sur cette petite île de seulement 173km².

YL_Voyagent - Orongo 

Sur la route du retour, en redescendant vers la ville d’Hanga Roa depuis le cratère, on trouve plein de goyaviers sauvage. On s’arrête pour cueillir quelques goyaves, un régal !

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Mercredi matin, alors que nous nous apprêtions à quitter le camping pour aller nous balader, Nelly et Lionel arrivent et cherchent Ivan & Laure…. Je regarde Nelly, je dis que c’est nous, mais qu’on n’a jamais rien confirmé à Keka, d’autant plus que les tours avec elle étaient prévu pour mardi et jeudi et que nous devions lui louer un scooter le mercredi donc rien à voir avec les infos qu’elle avait. Nelly n’a donc plus personne et est disponible le lendemain pour nous faire le tour. On ne comprend pas car elle avait bien nos prénoms la veille, suite à l’annulation de Keka, on n’a jamais donné le nom de notre hébergement ni confirmé quoi que ce soit… On apprendra le lendemain que Keka et Nelly se sont disputées au téléphone, la première accusant la seconde de voler des clients et de magouiller (étonnant quand c’est toi qui annule et que l’autre guide est payée moins que si tu avais maintenu ta prestation). On recevra un message disant que nous ne sommes pas des gens corrects, bref l’incompréhension est totale jusqu’à ce que Nelly finisse par nous avouer que Keka lui réclame un pourcentage pour les clients qu’elle lui envoie quand elle ne fait pas les tours elle-même. Au final on est bien content qu’elle ne gagne pas d’argent sur ce coup-là et on laisse même un pourboire en plus à Nelly.


On constate donc que sur l’île, les locaux ont une manière assez particulière de gérer leur programme et leurs clients. D’autant plus que je constate sur internet que ce n’est pas la première fois que Keka fait ce genre de chose à des touristes, à chaque fois avec le même prétexte d’un départ précipité vers le continent.

Nous maintenons notre programme, allons au musée Rapa Nui découvrir l’histoire de l’île, l’explications des Moaï et terminons à la piscine naturelle d’eau de mer où une grosse tortue a décidé de venir nous dire bonjour pour quelques heures (pour mon plus grand plaisir !). Nous allons ensuite acheter des bières et allons voir le coucher de soleil sur un banc face à la mer, avec nos bières, à refaire le monde. La vie est douce, on passe un super moment, et ça nous fait un bien fou de partager ce bout de voyages !

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Jeudi matin, on commence le tour à Anakena, où l’on trouve de merveilleux Moaï, avec la plage et la mer juste derrière eux. Le site est rempli de cocotier, ça donne un charme fou à cette plage, à ce lieu au complet ! Malheureusement, la météo change rapidement et nous nous retrouvons vite sous des trombes d’eau. On sort tous un poncho, et nos chaussures se remplissent d’eau, il faudra rester avec les pieds mouillés pour toute la journée de visite, dommage. Anakena, c’est là que tout a commencé. Selon la tradition orale, c’est ici que le Roi Matu’a aurait débarqué avec ses explorateurs, aux alentours du Xème siècle. Parmi les 7 statues, 5 sont toujours intactes, et 4 d’entre elles ont encore leur coiffe (Pukao). Leur étonnante préservation a été permise car, après avoir été mises à terre, elles ont été enterrées dans le sable. Elles ont été redressées en 1978 et on peut observer des pétroglyphes dans leur dos (côté mer). A quelques mètres, on trouve un Moaï seul. Il a été redressé en 1956 à l’aide de la technique des petits cailloux : Chaque jour, des hommes redressaient le Moaï pendant que d’autres comblaient le vide par des cailloux. 10 jours plus tard, les 12 hommes avaient redressé l’un des premiers Moaï. C’est à cette occasion que les archéologues découvrirent que les Moaï avaient des yeux, car des coraux de la forme des yeux du Moaï étaient enfouis dans le sable. Impressionnant ! Anakena, c’est un de mes 3 spots préférés. Non seulement les Moaï sont bien conservés, mais en plus le paysage autour est paradisiaque !

YL_Voyagent - Anakena 

Nous continuons avec Te Pito Kura, qui signifie le nombril de l’île. Appelé ainsi pour sa pierre magnétique en bord de mer. La superficie du site a bien réduit depuis quelques années, à cause de la montée des eaux. Un mur a aussi été détruit suite à un tsunami qui a eu lieu il y a quelques années. C’est aussi l’ahu (plateforme où sont dressés les Moaï) possédant le plus grand moaï jamais créé (9,80 mètres). Une statue de 70 tonnes et un chapeau d’environ 10 tonnes, rien que ça… Malheureusement, le Moaï est aujourd’hui couché et son chapeau a roulé et se trouve aujourd’hui quelques mètres plus loin.

YL_Voyagent - Te Pito Kura 

La journée guidée continue avec le site le plus impressionnant de l’île, qu’Yvan et moi avons particulièrement adoré : Ahu Tongariki. 15 Moaï dressés sur un ahu de 200m de long… Le plus grand Moaï pèse 88 tonnes et sur les 15, seul un possède encore une coiffe. Ce qui le rend encore plus impressionnant, c’est qu’à l’arrière, c’est l’immensité, la mer. Cerise sur le gâteau, il est bien orienté pour un lever de soleil… 😊.

YL_Voyagent - Ahu Tongariki 

Un violent tremblement de terre en 1960 entraîna un tsunami et certains Moaï furent projetés à 100 mètres vers l’intérieur des terres. Il a ensuite été restauré grâce à une entreprise japonaise qui a payé et fait don d’une grue mobile pour déplacer les Moaï. Le partenariat s’est poursuivi car le remplacement de la vieille grue a eu lieu il y a quelques années même si aujourd’hui elle sert à décharger les marchandises des bateaux de ravitaillement.

A 1,5km de Tongariki se trouve la carrière des Moaï, Rano Raraku. Quel site impressionnant, le préféré d’Yvan ! Le seul problème, c’est que quand nous y sommes allés, il s’est mis à pleuvoir très fort, et nous n’avions pas moyen de filmer ou de faire de photos, quel dommage, on était vraiment très déçus ! Les sculptures des statues étaient faites directement dans la roche du volcan. Quand le Moaï était terminé, les derniers coups des sculpteurs permettaient de le détacher de la roche. Des semaines et des semaines de labeur pour seulement un MoaÏ. Mais la carrière en est remplie, 397 statues, la plupart étant inachevés. La tradition orale veut qu’elles aient été abandonnées en cours de route avant d’arriver à destination, mais pour les scientifiques cette explication ne s’entend pas. Passer tant de temps sur ces Moaï, tant vénérés, y mettre force et moyen, pour au final abandonner au moment du transport et ne pas livrer le Moaï ne semble pas compréhensible. C’est sur ce site que vous pourrez voir un Moaï (couché) de 21m.

YL_Voyagent - Rano Raraku la carrière des Moaï

La visite se termine par Vaihu. Un village créé par les pascuans, composé de 8 Moaï, aujourd’hui face contre terre. On découvre les poulaillers et les habitations reconstituées de l’époque, tenus par une seule personne pour s’assurer qu’un clan ennemi ne viendrait pas à trouver l’entrée du poulailler pour tuer les bêtes, qui représentaient l’alimentation du village (avec le poisson).

La guide nous ramène en ville et on se dirige vers l’hôtel Manavai qui projette chaque lundi, mardi et jeudi le film Rapa Nui tourner par Hollywood. Notre guide nous en avait parlé « ce n’est pas un chef d’œuvre mais on aime bien car ça se passe sur notre île ». On paye 8.000 pesos par personne (10€…) pour un film de 1993, en anglais sous-titré espagnol, diffusé au vidéo-projecteur sur un drap blanc dans le salon de l’hôtel… Bon, effectivement le film n’était pas fou, et si nous n’avions pas eu la mise en contexte de l’histoire du peuple Rapa Nui et des Moaï avant par notre guide, on ne l’aurait jamais compris. Normal que le film ait fait un flop ! Il manquait d’une vraie mise en contexte pour que les spectateurs puissent comprendre les scènes.

Le vendredi matin, on traîne et on va acheter du thon rouge pour se faire un barbecue tous les 4 le soir, avec une petite bière, en bord de mer. On se motive également pour une randonnée l’après-midi. Oui mais voilà, la pluie commence et ne s’arrêtera pas avant le soir. On a appris la veille qu’un gardien de parc venait de décéder d’un cancer et, suite à cela, les locaux nous disent tous que c’est à cause de ça qu’il pleut et que l’île fait son deuil. On doit abandonner l’idée du barbecue et la propriétaire du camping nous donne une sauce qu’elle a chez elle pour faire mariner le thon en attendant de le cuisiner : très bonne idée ! Elle a aussi dû sentir notre désespoir quant à la météo, et nous a proposé de laisser tomber la tente et de nous héberger tous les 4 dans un dortoir, ensemble. On est trop contents de se dire qu’on dormira au sec la nuit prochaine, et tous les 4 en plus, car on s’entend super bien ! Des vrais gamins en colonie de vacances ! On loue une voiture à un contact du couple de chilien au camping avec nous (bien moins chère que tous les loueurs de l’île) que l’on récupère à 20h. Elle est pleine de rayures, sale, mais on note tout. Ça a l’air de les choquer que je filme la moindre rayure, donc Clémentine fait diversion en papotant avec eux. Le soir, on se couche après un excellent repas, du vin rouge qu’Yvan a pu troquer contre un paquet de gâteaux. « Bonne Rapa Nui-Nui ». Cette expression partira d’un délire, et restera notre nom de groupe pour la suite.

 YL_Voyagent - Thon rouge

Samedi matin, le réveil sonne à 5h, et nous partons à 5h30. Nous avons 18km jusqu’à Tongariki et ses 15 moaï. Depuis la reprise de l’activité touristique, il faut obligatoirement un guide pour rentrer sur les sites, et celui-ci n’y fait pas exception. Tous les autres ouvrent à 9h, sauf celui-ci, qui est ouvert pour le lever de soleil. On espère que le gardien sera conciliant avec nous, apparemment ça dépend des jours, c’est aléatoire. On se lance, on va le voir. La réponse est non. Clémentine parle bien espagnol, négocie. Ensemble ils parlent travail, famille. La réponse est toujours non. Sauf si, peut-être, on glissait un petit billet sous la table, qui du coup lui ferait fermer les yeux. Ah, il est malin lui. C’est une hypothèse que nous avions envisagée car on sait que depuis la réouverture les gardiens de site sont moins bien payer car ce n’est plus le gouvernement chilien qui gère mais les Rapa Nui eux-mêmes. On passe de 20.000 pesos chiliens à 10.000 pour nous 4 (environ 12€). Il nous accompagne un peu, parle avec nous. Il vérifie que nous sommes bien venus une fois avec un guide en nous questionnant sur le site. Puis, au bout d’un moment, retourne à son poste (un autre gardien l’avait remplacé en attendant). Le lever de soleil fut exceptionnel, l’un de mes préférés je dirais. Ces statues, le bruit de la mer, quelques nuages, des couleurs différentes dans le ciel… C’était vraiment émouvant !!

 YL_Voyagent - Lever de soleil à Tongariki

Et puisque nous étions déjà dans l’illégalité en soudoyant un gardien, nous continuons sur notre lancée (oulala pas bien). Il est 8h10 et on sait qu’il n’y aura pas de gardien à la carrière des Moaï avant 9h voir même 9H30 alors on y file. Clément reste dans la voiture pour faire le guet, puis Clémentine, Yvan et moi passons à côté du portail fermé (et verrouillé) pour retourner sur le site. Des chiens sur le site aboient, on a un moment d’arrêt, mais ce ne sont pas des chiens de garde, alors on continue. Des chevaux sauvages traversent le site au galop, les statues en arrière-plan : tellement beau ! En bas, on voit une voiture arriver… OUPS ! Puis sur la carrière, on est complètement visibles. On essaie de se cacher mais on sait qu’on a forcément été repérés. On fait des photos, des vidéos, et on redescend. Il est 8h50.

YL_Voyagent - Rano Raraku la carrière des Moaï 

On voit que la voiture qui est arrivée c’est un guide avec des touristes, déjà ce n’est pas le gardien. Le guide nous fusille du regard mais ne nous dit rien. On ne fait pas les malins, mais on est heureux d’être retournés à la carrière, voir ce dont on n’avait pas pu profiter la veille.

On retourne ensuite au parking du premier spot de la journée, Tongariki, pour un petit-déjeuner avec vue sur les 15 Moaï et la mer en fond. La veille on avait acheté un gâteau au yaourt dans une boulangerie (ne nous jugez pas, on sait faire un gâteau au yaourt, mais même quand il y a un four il n’y a jamais de plaque ou de plat dans les hébergements). Gâteau + thé dans notre gourde thermos d’un litre = bande d’amis heureux après avoir vécu déjà de belles expériences entre 6h et 9h du matin.

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On reprend la route, cette fois-ci direction la plage d’Anakena. Une fois de plus (de plus ou de moins maintenant ça ne change plus rien) on sortira de la zone autorisée par les gardiens pour prendre de la hauteur et avoir un autre point de vue sur les Moaï et la mer : la météo est avec nous, le lieu est resplendissant. Personne ne nous verra faire ça, il semblerait que le gardien soit de la team grasse matinée sur ce site, on ne le voit jamais. Cependant, il faut faire attention à une chose : les noix de coco ! On vous déconseille de passer en dessous des cocotiers, les noix tombent sans prévenir, et vu le poids, elles vous tueraient aussitôt ! Les statistiques sont formelles, plus de morts de chutes de coco que d’attaques de requin dans le monde !

YL_Voyagent - Anakena 

Depuis ce site, nous enchaînons avec la randonnée vers la plage d’Ovahe. Le sentier nous emmène en haut d’une falaise et on voit la plage plusieurs centaines de mètres plus bas. On suit le chemin et on y arrive. Yvan et moi allons-nous baigner (pas les Clems, qui ont oublié leur maillot de bain dans la voiture) histoire de se rafraîchir car il fait chaud, puis on repart en sens inverse. On a une faim de loup. On récupère notre déjeuner qui était resté dans la voiture (en plein soleil, mmmmh des sandwichs chauds… beurk).

YL_Voyagent - La plage d'Ovahe 

Au programme de l’après-midi : baignade et sieste sur la plage d’Anakena. Fini d’être hors-la-loi haha. Avant de rendre la voiture, on fait un détour jusqu’au cratère d’Orongo pour une petite balade et en redescendant vers la ville on cueille plein de goyaves : MIAM, on va encore se régaler !

Pour le soir, on avait réservé un spectacle de danses, chants et costumes Rapa-Nui. Ça a duré une heure, de 20h à 21h. On a trouvé ça hyper convivial car ça se passait dans un restaurant, et sur la fin du spectacle ils sélectionnaient des gens dans le public pour leur enseigner des pas de danse (c’est ainsi que Clément, Clémentine et moi-même nous sommes retrouvés sur la piste). On avait l’impression de bien danser, mais quand on regarde les vidéos j’ai plus l’impression de ressembler à un piquet pousser par le vent qu’à une danseuse polynésienne ! On finit par quelques photos avec les danseurs et on rentre manger des pâtes (repas du pauvre bonjour).

YL_Voyagent - Spectacle Te Moana 

Dimanche, Clémentine et moi envoyons les garçons acheter du poisson, pendant qu’on reste tranquillement au camping. Merveilleux, ils nous ramènent la pluie du centre-ville, on ne l’avait pas forcément commandée celle-là, mais on fera avec. Elle s’arrête un peu, et chaque couple sort de son côté pour aller en ville. On se retrouve dans un bar une heure plus tard. Comme il s’apprêtait à fermer, on a changé de bar et, pour une fois il y avait des bières pressions, donc on a pris une pinte chacun. On va au magasin acheter une bouteille de vin blanc pour accompagner le thon que les gars ont acheté et c’est reparti pour une soirée festin.

Voilà, on est lundi matin. On espérait pouvoir se promener une dernière fois dans la petite ville mais il pleut des cordes, on ne peut pas bouger. On sort juste jusqu’à un bar avec wifi pour contacter notre hôte qui nous accueillera le soir, et on rentre au camping finir les sacs.

On a le cœur lourd, ce lundi soir, au moment de dire au revoir aux Clems. On a passé une excellente semaine avec eux et ça nous fait de la peine de nous séparer, mais on espère avoir la chance de se retrouver en France. Ils reprennent l’avion dans la nuit pour le Brésil et nous on doit rester quelques jours sur place pour récupérer les vêtements que j’ai oublié à Valparaiso… On se souhaite une dernière bonne Rapa Nui-Nui et chacun prend la route de son côté.

Photo d'une journée à 7, sous la pluie, dans une voiture 5 places 

Et voilà, c’est tout pour l’Île de Pâques. On espère que vous avez aimé nos aventures sur cette île qui nous aura redonné le sourire et beaucoup de forces pour les 3 derniers mois de voyage (déjà 2 tiers !).

A très bientôt pour la suite du périple.

YL