Par Woofie
Depuis longtemps, Cécilia "rêvait" de rallier Noirmoutier par le passage du Gois. Nous avons donc choisi la côte Vendéenne pour ce premier séjour de l'année 2022.
Mai 2022
7 jours
Partager ce carnet de voyage
1

Nous avons réservé une petite maison dans un village-vacances à Saint-Hilaire-de-Riez. Rien ne presse, nous faisons donc halte en début d'après-midi à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, petit port bien connu pour la pêche à la sardine - la pêche à la sardine de Saint-Gilles-Croix-de-Vie est ainsi inscrite à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel de la France ! La marque locale - Perle des Dieux - rivalise en qualité avec la célèbre Belle-Îloise.

Eglise Saint-Gilles
Eglise Saint-Gilles
Eglise Saint-Gilles
Eglise Saint-Gilles
Clocher de l'église Sainte-Croix
Clocher de l'église Sainte-Croix
 Saint-Gilles-Croix-de-Vie
2

Il fait un temps superbe ce matin, parfait pour une belle randonnée sur la côte. Nous avons choisi le circuit "Dune forêt marais", d'une douzaine de kilomètres. Nous garons la 208 sur le parking de la grande plage de Sion.

Grande plage de Sion
Grande plage de Sion
Dino's Park
Dino's Park

Dès que l'on quitte le bord de mer, on se retrouve très vite dans le marais... breton. Eh oui, on est pourtant sur Saint-Hilaire-de-Riez, en Vendée. Le marais breton - ou marô en vendéen - marquait jadis la frontière entre les anciennes provinces de Bretagne et du Poitou - d'où son nom. D'une superficie de 40 000 hectares environ, il est parcouru par un vaste réseau de canaux - appelés "étiers" - qui quadrillent de belles prairies humides. Mais je vous rassure, de beaux chemins parfaitement entretenus permettent de se promener sans se salir les godasses.

Marais breton 

Après un court passage forestier, nous regagnons le littoral où l'on observe vite, à la vue des arbres torturés qui occupent le sommet de la dune côtière, que ça doit souvent décoiffer ici.

Après cette belle randonnée, nous avons bien mérité de prendre un verre - une bonne bière locale pour Woofie - en terrasse du Café de la plage. A quelques encablures se dressent les Cinq Pineaux, d'imposants rochers alignés sur la plage à laquelle ils donnent leur nom.

Les cinq Pineaux
Saint-Hilaire-de-Riez 

La journée se termine sur la plage, à deux pas de notre petit chez nous. Nous avons tout loisir d'y admirer le soleil se coucher sur l'océan. Sympa'.

Plage de Saint-Hilaire-de-Riez 
3

Nous partons ce matin pour Saint-Jean-de-Monts, à quelques kilomètres seulement de Saint-Hilaire. L'église Saint-Jean-Baptiste est le plus ancien monument des lieux.

Eglise Saint-Jean-Baptiste - Saint-Jean-de-Monts 

A la sortie de la ville, le sentier de la vigie - une boucle de 3,5 km - permet de découvrir la forêt domaniale des Pays de Monts. Sympa'.

Sentier de la Vigie - Saint-Jean-de-Monts

Après cette belle balade, nous déjeunons sur le front de mer puis flânons sur la promenade, du côté de l'estacade.

Choucroute de la mer - La Croisette
L'estacade
Sur l'estacade
Saint-Jean-de-Monts 

Rentrés chez nous, nous prenons tout le nécessaire et gagnons la plage pour y prendre l'apéro. On est juste bien.

Contemplative
Plage de Saint-Hilaire-de-Riez 
4

Ce matin, nous prenons le bateau pour l'île d'Yeu. La traversée dure une heure depuis Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

En route pour l'île d'Yeu 

A peine débarqués à Port-Joinville, la "capitale" de l'île, l'urgence est de trouver de la crème solaire car la météo s'annonce radieuse. C'est chose faite dans une superette à la sortie du bourg. Dûment protégés, nous partons à la découverte de l'île. Bientôt nous atteignons l'église Notre-Dame-du-port, bâtie dans les années 1820.

Eglise Notre-Dame - Port Joinville 

Nous continuons dans les faubourgs de Port-Joinville. Edifiée de 1858 à 1866 à l'emplacement d'un haut menhir, d'où son nom de Fort de Pierre Levée, la citadelle qui se trouve à la sortie de la petite ville fut construite pour protéger l’île. Elle devint toutefois rapidement une prison politique, "accueillant" tous ceux que l’on ne pouvait éliminer, mais que l’on préférait voir loin du continent. Le Maréchal Pétain y fut ainsi enfermé en 1945 - il y mourut en 1951.

Fort de Pierre-Levée
Port-Joinville 

Nous prenons ensuite la direction de la côte sud, qui fait face à l'océan, et découvrons le Grand Phare, aux lignes modernes et d'une belle élégance. Edifié en 1951 à l'emplacement de son prédécesseur, détruit en 1944, il culmine à 41 m.

Grand Phare

La côte sud est vraiment très belle. On se croirait en Bretagne ! C'est dans ce cadre somptueux que nous pique-niquons à l'ombre d'un repli de terrain.

Rassasiés, nous poursuivons sur le chemin côtier et découvrons bientôt l'impressionnant Vieux- Château, construit au XIVème siècle sur un îlot rocheux, ce qui épargna à ses bâtisseurs le creusement de douves. Pas bête !

Vieux Château

Le soleil tape fort, et il n'y pas le moindre passage ombragé sur le chemin côtier. Une nouvelle application de crème solaire s'impose - sous l'œil indifférent d'une petite troupe de mouettes, perchées à l'aplomb du sentier.

Mouettes regardant passer les randonneurs
Mouettes regardant passer les randonneurs

Nous atteignons ensuite le port de la Meule, abrité dans une petite crique. Ce petit port de caseyeurs témoigne de la richesse des fonds marins aux abords de l’île.

Port de la Meule 

Sur les hauteurs du petit port se dresse une chapelle aux murs blancs et à la porte bleue. Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, érigée au XIème siècle, est dédiée à la Vierge, protectrice des marins.

Chapelle de la Meule
Photobombe !!!

Il est maintenant temps de nous diriger vers Port-Joinville : il ne s'agirait pas de rater le bateau du retour. En chemin, nous visitons la belle église Saint-Sauveur.

Eglise Saint-Sauveur - Saint-Sauveur 

Puis c'est le retour à Port-Joinville. La boucle est bouclée. Après cette longue journée de marche sous un soleil toujours ardent, je pressens que nous allons tous deux piquer du nez dans le bateau. A défaut d'une bonne bière... une petite sieste réparatrice avant de regagner le continent.

5

La journée de balade débute pour nous à Saint-Jean-de-Monts. La plage est immense : 8 km de long ! Nous déjeunons en terrasse de La sardine agitée, un petit restaurant où tout est fait maison. Je choisis bien entendu la grande spécialité locale : la sardine grillée. Puis nous flânons jusqu'à l'estacade, dont l'extrémité est occupée par une petite troupe de pêcheurs à la ligne - pour la plupart des retraités qui viennent passer l'après-midi au grand air, entre vieilles connaissances.

Sardines grillées - La sardine agitée
Saint-Jean-de-Monts 

Puis nous gagnons le marais breton, dont nous avons eu un aperçu dimanche. Nous voilà partis pour une petite randonnée de 9 km, sur Saint-Hilaire-de-Riez, entre canaux et prairies - le circuit se nomme "Entre marais doux et marais salés".

Les paysages sont très beaux et la météo idéale - il fait moins chaud qu'hier. On est juste bien à se promener par ce bel après-midi de printemps.

Sur la route du retour, nous faisons à nouveau étape sur la plage des Cinq Pineaux. Nous marchons cette fois un peu plus loin, jusqu'au Trou du diable, une petite arche de pierre entourée... de nombreuses légendes. Puis nous prenons un verre au Café de la plage, tout en admirant l'océan.

Les cinq Pineaux
Les cinq Pineaux
Le trou du diable
Le trou du diable
Saint-Hilaire-de-Riez 

La journée se termine sur la plage de Saint-Hilaire, en bas de chez nous, par un spectaculaire coucher de soleil.

6

Comme je vous le disais en préambule de ce carnet vendéen, Cécilia "rêvait" d'emprunter le passage du Gois. Eh bien nous y voilà ! Pour ceux qui n'en ont jamais entendu parler, le passage du Gois est une route de 4 km de long qui permet de gagner l'île de Noirmoutier à marée basse - elle est entièrement submergée à marée haute. Six balises-refuges à large plate-forme ont ainsi été installées pour recueillir les étourdis ou autres inconscients surpris par la montée des eaux.

Arrivés devant le passage, je prends le volant de la 208, Cécilia souhaitant traverser à pied. Je me gare de l'autre côté et m'engage moi aussi sur la route pour la rejoindre. Comme vous pouvez le voir, le Gois est un lieu très apprécié des pêcheurs à pied, nombreux ce matin.


Passage du Gois 

C'est un paysage de marais qui nous accueille sur Noirmoutier...

Nous atteignons bientôt la capitale de l'île : Noirmoutier-en-l'île - petite cité de 4 500 habitants aux ruelles accueillantes.

Eglise Saint-Philbert
Noirmoutier-en-l'île 

En plein cœur du bourg se dresse un imposant château-fort bâti au XIème siècle.

Château de Noirmoutier-en-l'île 

Après un bon repas en terrasse du Winch - Woofie se régale de filet mignon nappé d'une bonne sauce au curé nantais, un fromage de vache fabriqué à Pornic - nous décidons de partir "sur les traces des Jacobsen". En l'occurrence une boucle de 7 km balisée par l'office de tourisme local - la famille Jacobsen, dont l'hôtel particulier trône en plein cœur du bourg, fit fortune au XVIIIème siècle dans le commerce du sel. La balade nous conduit tout d'abord au cœur des marais de Müllembourg, classés Réserve Naturelle en 1994. Il s'agit d'une vaste zone humide - 48 hectares précisément - gagnée sur la mer au début du XIXème siècle suite à la construction de la jetée Jacobsen, qui permit la création de marais salants. Elle constitue un refuge pour de nombreuses espèces d'oiseaux et de plantes ; et offre une belle vue sur Noirmoutier-en-l'île.

Marais de Müllembourg 

Nous atteignons ensuite la belle plage des Sableaux...

Plage des Sableaux 

... puis l'emblématique plage des Dames, où subsiste comme un parfum d'antan, oublié là par les élégantes, ces notables qui arrivaient du continent par l'estacade, porte d'entrée de l'île pour les bateaux à vapeur au XIXème siècle. Un sentiment renforcé par l'alignement de ces jolies cabanes blanches, vestige du tourisme balnéaire de cette époque révolue.

Chemin d'accès
Plage des Dames 

Puis nous regagnons Noirmoutier-en-l'île, en profitant de la douceur de vivre qui règne en cette belle contrée.

Chapelle Notre-Dame-de-la-pitié
Chapelle du Vieil
Noirmoutier-en-l'île 
7

Notre dernière journée en Vendée commence bien puisque nous avons acheté, hier au soir, une belle gâche pour le petit déjeuner. La gâche, contrairement à sa cousine la brioche, n'est pas tressée et, comme si le beurre ne suffisait pas, une généreuse louchée de crème fraiche est ajoutée dans la pâte. Nous vous recommandons cette spécialité typiquement vendéenne.

Gâche 

Après ce bon petit déjeuner, direction La Barre-de-Monts. Nous flânons sur l'immense plage...

Plage de la Barre-de-Monts 

... puis, comme à notre habitude, empruntons un chemin balisé - en l'occurrence "Le sentier du phare du Pey de la Blet". Mais cette fois, la balade s'avère décevante - pour preuve : seulement trois photos prises sur une boucle de 6 km tout de même.


Phare du Pey de la Blet

Nous gagnons ensuite le lieu-dit Pont-Neuf, où l'on peut admirer de jolis carrelets ainsi que le port dit "chinois", aménagé en 1838 et constitué de 99 estacades en bois - c'est de cette structure originale, rappelant les ports asiatiques, que lui vient son surnom.

Carrelets et port du Pont-Neuf 

La journée, et notre séjour vendéen, se terminent par un délicieux repas à L'espadon. Woofie s'y régale d'un rata de margates - de seiches en bon français - un plat de pêcheur incontournable de la cuisine populaire vendéenne. Une dernière balade sur la plage pour profiter de la belle lumière du crépuscule et... au lit. Car, demain matin, il faudra briquer notre petite location avant de prendre la route du retour.


Rata de margate au chorizo - L'espadon
Rêveuse
L'estacade
Saint-Jean-de-Monts