Par Woofie
Deuxième randonnée avec Brother Manu. Cette fois nous attaquons la "vraie" montagne puisque Manu a choisi la rando' "Gavarnie - Ordesa". Nous arrivons la veille par le train à Lourdes.
Juillet 2014
9 jours
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Après notre arrivée à la gare de Lourdes nous prenons possession de notre chambre d'hôtel. Puis nous flânons dans les rues avant de visiter le château qui domine la ville et offre donc de beaux panoramas.

Donjon
Donjon
Batterie de cuivres
Batterie de cuivres
Manu l'acrobate
Manu l'acrobate
Visite du château de Lourdes 

Puis nous nous rendons à l'inévitable sanctuaire.

Belle façade
Belle façade
Basilique Notre-Dame-du-rosaire
Basilique Notre-Dame-du-rosaire
Basilique de l'Immaculée-Conception
Basilique de l'Immaculée-Conception

Lourdes est une ville sans charme qui ne vit que pour le pélerinage. Le chateau mis à part il n'y en a que pour le Bon Dieu et sa maman la Vierge Marie.

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Après un transfert en fourgon jusqu'à Gavarnie la rando' débute en fin de matinée. Tête de linotte que je suis j'ai oublié de prendre dans mon paquetage.....une gamelle qui m'aurait permis de recuillir la salade prévue pour le pique-nique de midi. Je savais pourtant depuis notre rando' 2014 que c'était indispensable. Mais bon, on ne se refait pas.....

Nous commençons à marcher sous un ciel bas et gris.......puis très vite sous un crachin glacial. Décidément ça commence bien!!! Du coup nous pique-niquons entassés dans une cabane de berger avec d'autres randonneurs. C'eût pu être ma foi fort sympathique mais comme la cabane est un peu crado - vieux emballages, canttes vides.... - ce n'est pas le cas.Lorsque nous repartons la température a encore baissé. Je suis juste......frigorifié!!! Je rapelle que nous sommes un......20 juillet!!!

Là mes pensées vont à la liste des affaires à prévoir pour cette rando' qui comprenait......bonnet et gants. Je m'en suis volontairement dispensé, jugeant ces affaires parfaitement inutiles en plein été. J'avais tort!!! Mais bon ça grimpe bien et 10 mn plus tard je n'ai plus froid : la marche ça réchauffe!!!

Nous traversons cet après-midi le magnifique cirque de Troumouse dont nous ne voyons.....absolument rien!!! Tout est noyé dans un brouillard dense et tenace.

Péruvien égaré
Péruvien égaré
Cirque de Troumouze dans le brouillard 

Dans ces conditions, Thomas, notre guide, décide d'écourter l'étape.

Nous atteignons donc le refuge du Maillet en fin d'après-midi.

Derniers pas avant le refuge
Refuge du Maillet

Nous découvrons notre chambre "grand luxe" - un vaste appentis avec une rangée de couchettes superposées rudimentaires - et faisons plus ample connaissance en attendant le dîner.....qui ne tarde pas puisqu'aparemment ici il est servi.....à l'heure de l'apéro. Je m'éternise ensuite un peu dans la salle à manger mais bien vite je me retrouve seul et doit me résigner à gagner le dortoir. Finalement c'est avec effarement que j'assiste impuissant à l'extinction des feux!!! Il est 22h. Je suis debout devant la porte du dortoir avec ma brosse à dent et mon tube de dentifrice dans les mains. Il fait nuit noire et je me demande bien comment je vais pouvoir regagner ma couchette qui se trouve tout au fond,car je n'ai pas de lampe. Coup de chance la lumière se rallume et j'en profite fissa pour gagner ma place et me glisser dans mon sac à viande. Moi qui habituellement m'endors à peine la tête posée sur l'oreiller, je mets une éternité à trouver le sommeil.

Pour conclure cette première journée tâchons tout de même de rester un tant soit peu positif : demain ça ne pourra juste......pas être pire!!!

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Au lever ce matin pas d'amélioration : il fait malheureusement toujours aussi brumeux, humide et froid!!! Un moment de grâce pour photographe toutefois : l'espace de quelques instants, le soleil parvient à percer les nuages et vient éclairer les sommets qui font face au refuge!!! La lumière est juste fantastique, quasi irréelle!!! Clic-clac c'est dans la boîte!!! Peut-être est-ce un "signe"?

Moment de grâce!!! 

Nous nous mettons donc en route dans des conditions aussi pourries que la veille mais.....peu à peu le temps s'améliore.....

La brume se lève
La C.G.T.-auvins bloque les sentiers!!

Nous pouvons donc pique-niquer sous un ciel somme toute beaucoup plus clément. Je me dois de remercier Daniel qui me prète gentiment sa gamelle pour que je puisse manger un morceau. Et nous repartons sous le soleil en direction de Gavarnie, notre étape du soir.

Salle à manger panoramique

L'après-midi est magnifique et je découvre pour la première fois le fameux cirque de Gavarnie encore chapeauté de nuages. La vue est splendide!!!.....

Cirque de Gavarnie 

La descente sur Gavarnie est rude. Il fait chaud désormais et la fatigue de cette longue étape se fait sentir. Mais ce soir c'est grand luxe au Gypaète : chambres de 6 avec de vrais lits et.....une douche. Yes!!!

Descente sur Gavarnie
Réconfort au gite "Le Gypaète"
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Magnifique journée de marche qui nous conduit de Gavarnie - 1 375 m d'altitude - au refuge des Sarradets, au pied de la fameuse brèche de Roland, à 2 587 m. Ça grimpe donc dur sous un grand ciel bleu sans nuage.

Cirque de Gavarnie 

La matinée est une bonne mise en jambe. Le soleil tape déjà fort.

Après un passage un peu délicat - nous devons franchir un mini-torrent qui dévale une pente très raide au milieu de gros rochers - nous parvenons finalement au terme de l'étape au col des Sarradets. Là : WAOUHHH!!! C'est la récompense de tous nos efforts : la vue sur le cirque de Gavarnie est FANTASTIQUE!!! On a juste envie de s'asseoir sur un rocher et de contempler......

Kern
Passage délicat
Woofie et Brother Manu au col des Sarradets

Mais il faut bien suivre le groupe pour parcourir les dernières centaines de mètres - dans la neige - qui mènet au refuge des Sarradets. A cette époque de l'année, fin juillet, il ne devrait plus y avoir de neige; mais cette année ce n'est pas le cas. A la grande joie de Manu qui nous gratifie de quelques pirouettes tout à fait involontaires certes, mais..... parfaitement exécutées!!! Merci Brother!!!

Cirque de Gavarnie
Brèche de Roland

La fin d'après midi est très agréable sur la terrasse du refuge. Une jeune femme y donne un cours sur les rapaces aux randonneurs présents : nous devrions désormais être capables de reconnaitre les différentes espèces ( milans, vautours, aigles... ) qui peuplent ces montagnes. Ludique et instructif. On peut également observer les marmottes particulièrement dodues et peu farouches qui vivent tout près du refuge. Puis, en soirée, de petits nuages font timidement leur apparition au dessus du cirque de Gavarnie. Peu à peu, on assiste à leur suite à l'arrivée de leurs grands frères. Et c'est tout le cirque qui est bientôt recouvert d'une mer de nuages!!! Le spectacle est magique!!!

Cirque de Gavarnie
Brèche de Roland
Arrivée timide des nuages sur le cirque de Gavarnie
Marmote dodue et peu farouche
Mer de nuages sur le cirque de Gavarnie

Enfin vient l'heure de l'apéro. Chouette! Mais....Ici comme au refuge du Maillet, à cette heure-là......on dîne. Snif.....A l'issue du repas je m'éternise le plus longtemps possible dans la salle à manger. J'écris 2 ou 3 cartes postales en buvant quelques verres de vin. Mais bientôt je dois débarrasser le plancher : le refuge est plein et la salle à manger sert de chambrée à Thomas et à ses collègues guides. Il n'est pas 22h. La plupart des randonneurs se couchent - ou sont même déjà couchés. Je me réfugie donc.......dans la salle des lavabos - l'année prochaine je penserai à prendre une lampe dans mon paquetage croyez moi!! - avec mon bouquin du monent "Le diable, tout le temps", un excellent roman ma foi. Je lis debout - le lieu n'est pas super clean, le sol est trempé - une bonne heure avant de regagner ma couchette - j'ai pris la précaution de choisir la plus proche de la porte pour pouvoir m'y glisser dans le noir - dans un concerto de....ronflements. Heureusement je n'ai pas oublié les bouchons d'oreilles!!!

Chambrée
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De bon matin nous laissons un groupe de retraités japonais - dont qhelques-uns paraissent vraiment pas tout jeunes!!! - ouvrir la voie puis nous commençons l'ascension de la pente bien raide qui "défend" la brèche de Roland. C'est vraiment top!!!

Refuge des Sarradets
Retraités japonais à l'assaut de la brèche

De l'autre côté de la brèche c'est l'Espagne. Les paysages sont différents mais tout aussi sublimes.

Après une petite pause nous entamons la descente du versant sud. Il y a encore beaucoup de neige pour un 23 juillet et la pente est également fort raide. Thomas - qui a sans doute eu pitié de Brother Manu dont l'équilibue sur la neige est fort précaire - a donc pris le temps de nous tailler un chemin à grands coups de piolet et de talon. C'est une mère pour nous!!! Nous prenons donc soin de mettre nos pas dans les siens et la descente se passe sans encombre. Merci Thomas!

Equilibre précaire
Petite brèche

Nous marchons ensuite sous un ciel bleu sans nuage dans des paysages exceptionels.

Pique-nique

Après la pause déjeuner nous nous remettons en route en direction du refuge de Goriz où nous ferons étape ce soir.

Kern
Six-pack boy
Pause

Au refuge de Goriz le confort est tout aussi spartiate que les refuges français. Toutefois je note une différence de taille : en Espagne on sait vivre et à l'heure de l'apéro.......on prend l'apéro!!! Le dîner ne sera servi qu'à 20h. Nous prenons donc le temps de bavarder tranquillement en vidant quelques cervezas. Viva Espana!!!

Crépuscule

p.s. Depuis le début de la rando' j'ai bien remarqué que Jean-Marie, Manu et d'autres se badigeonnaient régulièrement de crème solaire; tout en me disant que sur les bras ou sur le visage ça ne servait pas à grand chose. Benh si ça sert en fait!!! Car j'arrive ce soir au refuge carrément crâmer de la gueule!!! J'ai les pommettes et les oreilles en feu. Et le dessus des mains aussi. Durant ces belles journées de marche, avec le bon petit air de la montagne, je n'ai rien senti venir. Mais cette cuisante - c'est le cas de le dire!!! - leçon sera retenue!!!

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Ce matin Thomas a fixé le départ très tôt : l'étape est longue et il va faire chaud. Je suis de toute façon réveillé avant l'aube et comme j'ai la chance que ma couchette soit près de la fenêtre du dortoir j'assiste couché dans mon sac à viande au lever du soleil sur la montagne!!! Inoubliable!!!Nous atteignons donc de fort bon matin le canyon d'ordesa. La vue est fantastique. Il fait un temps superbe et l'air encore frais du petit matin est baigné par une lumière si apaisante que j'ai juste envie de m'asseoir là et de contempler. On se sent si loin du quotidien ici. Si tranquille.

Canyon d'Ordesa au petit matin 

Mais il faut bien continuer, la journée de marche ne fait que commencer. Nous poursuivons donc notre chemin sur les hauteurs du canyon une bonne partie de la matinée - nous y apercevrons sur l'autre versant la brèche de Roland franchie la veille.

Iris bleu - très commun
Land art
Fleur endémique des Pyrénées
Canyon d'Ordesa
Au loin : la brèche de Roland

Puis nous nous lançons dans la descente - 900 m de dénivelé!!! - chacun à notre rythme, suivant ainsi le conseil de Thomas.

Belle allure
Ça descend sec!!! 

Après le pique-nique nous repartons tranquillement pour le reste de l'étape. Il fait très chaud cet après-midi mais le parcours est tranquille. Pour se raffraichir les plus "braves" se baignent - imitant ainsi les jeunes du village d'à-côté - dans une jolie rivière à l'eau transparente et par conséquent fort attirante mais.....glaciale. Inutile de préciser que je ne fais pas partie des "braves" tels que Daniel ou Brother Manu.

Beau gosse
Photo de carte postale

Le soir nous faisons étape dans le joli village de Torla. Avant le repas nous prenons tous ensemble un verre de sangria dans une bodéga très sympa. Viva espana!!!

Pas volé!!!
Sangria!!!
Torla by night
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Pour notre dernier jour de marche....le mauvais temps se rappelle à notre bon souvenir. Le ciel est bas, il pleut et il fait froid. Mais comme une grimpette de 900 m de dénivelé nous attend ce matin - soit 3 heures non stop - nous aurons vite bien chaud sous nos vêtements de pluie. D'autant que pour motiver la troupe Oscar nous gratifie tout au long de la montée de ses talents - jusque-là cachés - de chanteur-boîte à rythme!!! C'est donc dans une folle ambiance "clubbing" jamais vue dans ces contrées reculées que nous grimpons toute la matinée. Autre primeur pour les marmottes et vautours de la région : le randonneur au parapluie!!! Daniel restera longtemps un sujet d'étonnement dans les terriers et les nids du coin.

Beaux chardons
Tapis de chardons
Ça grimpe dur!!!
Moment de contemplation
L'élégance faite randonneuse

L'après-midi est plus reposante : la pluie cesse, le temps s'améliore et la descente sur Gavarnie s'effectue donc paisiblement.

Pique-nique
Sieste bien méritée
Paradis pour randonneur
Iris blanc - rare!!
Cirque de Gavarnie

Et en soirée nous retrouvons le confort du Gypaète à Gavarnie pour notre dernier repas. La boucle est bouclée.

Pot de l'amitié
Frère et soeur

Ce fût vraiment une très très belle semaine. Un grand merci à tous pour ces si bons moments, et en particulier à Thomas notre guide qui fut un véritable père pour nous tous.

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Journée de transit pour moi aujourd'hui.Tout d'abord Daniel et Anne-Sophie nous ramènent, Manu et moi, à Lourdes. Comme nos trains respectifs ne partent qu'en début d'après-midi nous avons le temps de prendre le funiculaire qui mène au pic de Jer qui domine la ville. L'escapade est sympathique : la montée comme la descente en funiculaire sont impressionnantes et la le panorama au sommet du pic est magnifique!!!

Dans le funiculaire
Lourdes - vue du pic de Jer
Panorama depuis le pic de Jer
Escapade au pic de Jer 

Une bonne assiette de pâtes accompagnée d'un rosé en terrasse, tout près des très belles halles de Lourdes, et il est ensuite temps de nous séparer Brother Manu et moi.

Halles de Lourdes 

Manu regagne Paris en T.G.V. tandis que je prends la direction de Pau pour rendre visite à ma cousine Odile. Suite à un accident survenu sur la ligne une dizaine de jours auparavant je fais le trajet en autocar.

Comme j'arrive finalement très en avance à la gare de Pau j'en profite pour "flâner" - je mets les guillemets car je "flâne" avec mon sac à dos et mon sac de voyage en prime - dans le centre ville.

Funiculaire de la gare de Pau
Place Clémenceau
Place Clémenceau
Eglise Saint-Jacques
Château de Pau
Pau 

Puis je retourne à la gare où j'ai rendez-vous avec Odile. Nous ne nous sommes pas vus depuis son installation sur Pau, c'est à dire depuis un sacré bail!!! Les retrouvailles sont chaleureuses et nous passons une excellente soirée.

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Aujourd'hui Odile et Pierre m'emmènent "randonner"- je mets les guillemets, vous comprendrez bientôt - en Espagne, sur les pentes du Pic de l'Enfer.

Et quand on randonne chez la cousine, ça ne rigole pas!!! Hier soir j'ai eu droit à la revue de paquetage. Et il s'est vite avéré que je n'avais pas l'équipement réglementaire!!! Pierre m'a vite dégoté un piolet et des crampons!!!l Et ce matin réveil à 5h!!! J'ai pour ma part négocié une heure de rab' auprès de l'adjudant de semaine en me passant du petit déjeuner : je me lève donc à 6h. Et nous voilà partis direction l'Espagne. Le ciel est couvert mais Odile et Pierre ne sont pas inquiets : ils me disent en choeur que les nuages sont bloqués par les montagnes et que nous retrouverons le soleil dès que nous aurons basculé du côté espagnol. En route nous achetons du pain pour le pique-nique et prenons Eric qui va nous accompagner dans notre expédition.

Après un café - un jus d'orange pour moi - au refuge Casa de Piedra nous voilà enfin partis sur les sentiers. Le site est magnifique dans la lumière du matin. Nous grimpons tranquillement entre lacs et cascades dans un univers de plus en plus minéral et enneigé. Après 2 bonnes heures de marche nous "attaquons" des névés de plus en plus pentus. On m'initie au maniement du bâton et du piolet car nous devons marcher en dévers. Pierre trace le chemin de ses grosses chaussures de montagne. Le soleil cogne dur maintenant et la pente est plus que rude!!! Je commence à accuser le coup mais je m'accroche. Nous montons toujours. J'ai de plus en plus de mal à suivre le rythme et à bien mettre mes pas dans ceux de Pierre. Je dois me rendre à l'évidence : je perds ma lucidité et je n'avance plus en toute sécurité - sur ces névés très pentus on prend vite de la vitesse en cas de chute et on peut se fracasser sur les rochers en contrebas!!! La prudence me commande de dire stop! Je fais part de mon coup de barre à mes compagnons et nous nous arrêtons en pleine pente. Pour eux le diagnostic est limpide : je fais une hypoglicémie - je paie cash mon heure de sommeil en rab'. Alors Odile me donne une espèce de gel à avaler; c'est censé me donner un "coup de fouet". Je bois beaucoup aussi : concentré sur chacun de mes pas et ayant peu à peu perdu ma lucidité, je ne m'étais pas rendu compte que je crevais de soiff!! Après quelques minutes de pause je suis apte à repartir.

Randonneuse surentrainée
Lac de Bachimana Bajo
Randonneurs de l'extrème

Et finalement nous parvenons au lac de Tebarray; formidable récompense à tous nos efforts. Le lac est fantastique avec son eau bleue et son pourtour de glace. On dirait le cratère d'un ancien volcan.

Lac de Tebarray 

Après une pause bien méritée nous repartons pour atteindre l'objectif final : le sommet du Pic de l'Enfer. Je dois avouer que je serais bien resté là, à me reposer tout en profitant du panorama. Au dessus du lac plus de neige mais un vaste pierrier très pentu. Aucun sentier. La progession est lente et difficile. Seuls quelques cairns permettent de savoir que d'autres "aventuriers" nous ont précédés un jour sur cette voie. Finalement Pierre et Eric repèrent d'autres randonneurs au loin; ils attaquent la dernière partie de l'ascension. A priori on n'est pas sur la voie la plus facile!!! Hésitations......Enfin.... pas pour moi!!! Le passage auquel sont en effet confrontés les marcheurs au loin relève en effet carrément de l'escalade!!! Et mes réserves sont trop entamées pour que je puisse envisager de me risquer sur une telle voie.....Je dis alors à mes compagnons que pour moi l'équipée s'arrête là.....que j'ai juste pas le niveau pour continuer.......Pierre et Eric en conviennent.......Et nous redescendons alors au lac pour déjeuner............…

Restaurés et reposés il est temps maintenant de redescendre. Nous empruntons le même chemin que ce matin. L'ambiance est bon enfant et Odile nous gratifie de quelques mémorables arrêts-piolets sous l'oeil averti de Pierre, son professeur particulier!!! Dans la seconde moitié de la descente je vais à mon rythme, histoire de ne pas chuter ou me faire une entorse dans les passages un peu difficile. Car les jambes sont raides et la fatigue me tombe dessus. J'arrive finalement au refuge Casa de Piedra complètement rincé!!! Crevé!!! Claqué!!! Harrassé!!! Moulu!!! Fourbu!!! Mais heureux de cette si belle journée!!! D'autant qu'une pinte de bière bien fraiche m'attend en terrasse du refuge!!! Un pur bonheur!!!!

Mini-cairn mais il fait le maximum!
Cousinade

Rincé comme je suis je pense m'endormir dans la voiture pendant le trajet du retour mais non.....Il faut croire que la bière m'a requinqué!!! Sur la route nous nous arrêtons dans un petit village pour prendre un verre dans une auberge. Eric est le local de l'étape et il me conseille un vin du cru ma foi fort gouleyant.

Survivants de l'enfer

Cette journée inoubliable se termine par un petit barbecue avec Manon rentrée de son travail. Et par un excellent dessert de sa fabrication. Miam Miam. Pas de doute : je vais bien dormir ce soir.

p.s. Je comprends mieux la réponse de Thomas avant hier quand je lui demandais ce qu'il pensait de la "randonnée" du pic de l'enfer : une rando' "aérienne" m'avait-il répondu avec un petit sourire.