Par Woofie
Pour notre randonnée annuelle, Manu a choisi le sentier des douaniers. Départ de Granville, belle étape au mythique Mont Saint-Michel, et enfin arrivée à Saint-Malo, la célèbre cité corsaire.
Juin 2020
10 jours
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Nous arrivons comme de coutume à Granville la veille du départ de notre randonnée. Nous avons ainsi tout l'après-midi pour découvrir les charmes de cette petite cité balnéaire normande.

Nous commençons par le bord de mer. Et comme vous le voyez, il fait un temps estival.

Pointe du roc
Pointe du roc

Puis nous flânons au hasard des rues, sans oublier de déjeuner en terrasse à L'échauguette, une crêperie qui a fait de la gratinée - une galette garnie et passée sous le gril - sa spécialité. Je vous recommande l'adresse.

Maison du guet - côté mer
Maison du guet - côté mer
Maison du guet - côté ville
Maison du guet - côté ville
Eglise Notre-Dame du cap-Lihou
Eglise Notre-Dame du cap-Lihou
Gratinée au camembert
Gratinée au camembert

Nous passons ensuite au Granville côté plage :

Plage du Plat-Gousset
Plage du Plat-Gousset

Puis nous terminons cette agréable journée de balade par la villa Les Rhumbs, qui vit grandir Christian Dior, né à Granville en 1905. Elle abrite aujourd'hui un musée tout entier consacré à l'œuvre du grand couturier.

Villa Les Rhumbs ou villa Dior
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Le soleil cognait fort hier en milieu de journée et, finalement, un bel orage a fini par éclater dans la soirée. Entrainant, comme bien souvent et malheureusement pour nous, un changement de temps radical : ce matin, le ciel bleu a laissé place à la grisaille et à la brume.

Durant cette étape, nous marcherons souvent sur les plages, nous aventurant parfois dans les villages qui jalonnent le bord de mer.

Saint-Nicolas plage
Eglise Saint-Pair - Saint-Pair-sur-mer

Comme l'an dernier, Manu a opté pour une randonnée "en liberté", et non en groupe. Et comme l'an dernier, il suffit, pour conserver le bon cap et ne pas nous perdre, de suivre le littoral en prenant soin de garder la mer à notre droite. Simplissime.

Cette portion de côte est bordée de belles villas "les pieds dans l'eau".

Mouettes rieuses

Nous avons bien marché et atteint Carolles-plage à 13h45. Carolles, notre étape du jour, se trouve à l'intérieur des terres. Nous décidons donc de nous balader dans les environs et atteignons Port du Lude, une plage de galets où les contrebandiers venus de Jersey accostaient autrefois, chargés de cigarettes et d'autres marchandises.

Port du Lude

Carolles compte une belle église du XVIème siècle, veillée par un if admirable, rien moins que sept fois centenaire !!! Et une auberge où nous dînons fort bien - "l'ananas poché et sa glace au citron vert", notamment, est un délice.

If sept fois centenaire !
If sept fois centenaire !
Eglise Saint-Vigor
Carolles
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Sur le conseil de nos hôtes, nous commençons notre journée de marche par la vallée des peintres, un joli vallon boisé qui a inspiré de nombreux artistes dans les années 1900. Comme vous pouvez le constater, le soleil n'est pas encore de retour mais nous ne désespérons pas...

Eglise Saint-Vigor - Carolles
Vallée des peintres
Vallée des peintres
Plage de Carolles
Plage de Carolles
Plage de Carolles

Et bientôt le soleil fait son apparition et nous offre un magnifique spectacle, en teintant l'océan de tâches bleu azurin, voir turquoise.

J'ai bien du mal à m'arracher à ce spectacle, mais je dois rattraper Manu qui lui ne traine pas.

Une anecdote pour rire : alors que je rattrape Manu qui avait pris de l'avance, il me désigne du doigt, au loin, tout fier, une petite forme posée sur la mer. "Le mont Saint-Michel" me dit-il. Dubitatif, je lui fais de suite remarquer que le Mont se trouve au fond de la baie du même nom, et que face à nous il s'agit d'une sorte de cap, ce qui exclut que ce rocher au loin fusse le Mont Saint-Michel. Sacré Manu ! Toujours prompt à s'enflammer ! Les origines espagnoles sans aucun doute !

Nous sommes seuls sur le sentier et le soleil continue de peindre l'océan de diverses nuances de bleu. C'est le top ce matin !

Et bientôt apparaissent dans le lointain le Mont Saint-Michel et l'îlot de Tombelaine, qui lui tient compagnie depuis la nuit des temps. Cette fois, aucun doute possible :

Au loin : le Mont Saint-Michel et Tombelaine

Le sentier est ponctué de quelques cabanes Vauban, voulues par le célèbre serviteur de Louis XIV. Elles servaient alors de vigies afin de prévenir toute tentative anglaise contre les côtes du royaume de France. Celle-ci surveille le Mont, au loin.

Cabane Vauban

Après une très courte pause, nous reprenons notre marche...

... avec toujours en point de mire le Mont et son voisin Tombelaine.

Le Mont Saint-Michel et Tombelaine
Le Mont Saint-Michel et Tombelaine
A l'horizon : le Mont Saint-Michel et Tombelaine
Le Mont Saint-Michel et Tombelaine

Nous découvrons sur le sentier une nouvelle cabane Vauban, tandis que de gros nuages d'orage s'amoncellent au dessus du Mont Saint-Michel.

Au loin : le Mont Saint-Michel et Tombelaine
Cabane Vauban
A l'horizon : le Mont Saint-Michel et Tombelaine
Au loin : le Mont Saint-Michel et Tombelaine
A l'horizon : le Mont Saint-Michel et Tombelaine

A la mi-journée, nous atteignons la bourgade de Saint-Jean-le-Thomas, veillée par sa cabane Vauban.

Cabane Vauban
Eglise Saint-Jean-Baptiste
Saint-Jean-le-Thomas

Puis c'est la dernière ligne droite avant le Mont. Nous pressons le pas car nous avons réservé une traversée guidée de la baie à 15h. La plage parait sans fin mais nous arrivons finalement au point de rendez-vous à 14h45, fourbu pour ma part. Ce qui nous laisse exactement 10 mn pour... déjeuner. A peine le temps d'avaler un quignon de pain tartiné de rillettes et accompagné d'un petit verre de rouge pour faire couler.

Et c'est parti pour la légendaire traversée de la baie du Mont Saint-Michel. Nous ne serons pas seuls comme sur le chemin, c'est même la foule des grands soirs ! Une véritable petite armée de randonneurs ! Chaque guide prend sous son aile une vingtaine de personnes. Le notre fait le job et nous instruit sur la faune locale : oiseaux, poissons, coquillages... Et sur les légendes de la baie ; dont celle - que nous connaissons tous - de la marée qui monterait en ces lieux à la vitesse d'un cheval au galop, en réalité à celle "d'un poney au trot", rectifie-t-il. Bien évidemment, il nous déniche quelques sables mouvants et nous invite à marcher sur place afin de nous y enfoncer - en nous précisant que le corps humain étant constitué aux deux tiers d'eau, il ne peut s'enfoncer que jusqu'à la taille au maximum, poussée d'Archimède oblige.

Traversée de la baie du Mont Saint-Michel

Puis nous abordons Tombelaine, îlot granitique à quelques encablures du Mont. Il abrite une réserve ornithologique qui accueille de très nombreuses espèces d'oiseaux.

Tombelaine

Et enfin le voilà... le mythique et unique Mont Saint-Michel.

Mont Saint-Michel

Une fois les pieds nettoyés de la vase noire et collante qui tapisse la baie à marée basse et rechaussés, nous pénétrons à l'intérieur des remparts. Crise sanitaire oblige, le port du masque est obligatoire mais en contrepartie, l'unique rue du Mont, d'ordinaire bondée de touristes, est quasi-déserte.

Abbaye
Le Mont Saint-Michel

Depuis les remparts, on a bien sûr une superbe vue sur la baie.

La journée tire à sa fin et il reste un peu de marche jusqu'à Beauvoir, où nous ferons étape ce soir. Bien sûr, je ne peux m'empêcher de me retourner régulièrement pour admirer cette merveille que nous ont léguée les hommes du Moyen Age.

Cette journée de marche fut très longue : de 9h à 19h, avec seulement 10 mn de pause avant la traversée de la baie. Je savoure donc particulièrement la bière bien fraiche qui m'est servie à la terrasse de notre hôtel-restaurant à Beauvoir, que nous avons rejoint en remontant le Couesnon, ce petit fleuve côtier d'une centaine de kilomètres de long qui se jette dans la baie du Mont Saint-Michel.

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C'est sous le soleil que nous prenons ce matin la direction du Mont Sain-Michel. J'ai insisté hier soir pour visiter l'abbaye qui le domine, Manu ne l'ayant initialement pas mise à notre programme. Une véritable hérésie !

Le Couesnon et le Mont-Saint-Michel
En route vers le Mont Saint-Michel

L'abbaye est en effet une merveille...

Abbaye du Mont-Saint-Michel

... avec son imposante collégiale des XIème et XIIème siècles.

Collégiale de l'abbaye du Mont Saint-Michel

Depuis le parvis de la collégiale, on a une vue exceptionnelle sur la baie :

Vue sur la baie du Mont Saint-Michel

Le cloître à lui seul vaut la visite ! A ne rater sous aucun prétexte si vous vous rendez au Mont Saint-Michel !

Cloître de l'abbaye du Mont saint-Michel

Après le cloître, nous entrons dans les communs de l'abbaye, dont nous visitons les moindres recoins.

Réfectoire
réfectoire
réfectoire
Salle des hôtes
Salle des hôtes
Crypte des gros piliers
Promenoir
Salle des chevaliers
Abbaye du Mont Saint-Michel

Après cette fantastique visite, nous descendons l'unique rue du Mont, un peu plus fréquentée qu'hier soir...

Puis nous prenons congé définitivement du Mont Saint-Michel.

Prés salés
Prés salés
Mouette rieuse

Nous poursuivons notre chemin en longeant les fameux prés salés, inondés lors des grandes marées.

Le chemin bien monotone cet après-midi. A droite : les prés salés ; et à gauche : les champs. Sur des kilomètres et des kilomètres...

Nous atteignons finalement Roz-sur-Couesnon, notre étape du soir.

Eglise Saint-Martin-de-Tours
Roz-sur-couesnon

Je ne peux que vous conseiller, si vous y faites un jour étape, de vous y restaurer aux Quatre Salines, où je me suis régalé d'un excellent fois gras suivi d'un superbe magret de canard.

Foie gras
Magret de canard
Dîner aux Quatre Salines
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Ce matin, nous ne longeons pas la mer mais découvrons la campagne bretonne, ses croix de granite, ses vaches et ses beaux sentiers.

Roz-sur-Couesnon
Chataîgnier en fleur
Fourmilière
Campagne bretonne

Nous traversons la petite bourgade de Saint-Broladre :

Eglise Saint-Brendan
Eglise Saint-Brendan
La bonne blague !
Saint-Broladre

Puis nous poursuivons notre chemin à travers champs et pâturages. Peu après la pause pique-nique, je me rends compte que j'ai perdu ma veste, sans aucun doute mal accrochée à mon sac. J'y tiens beaucoup ; elle est légère et chaude et surtout, je l'ai achetée à La Bourboule avec Cécile - voir mon précédent carnet "Vacances à Murol - Auvergne". Je rebrousse chemin, mais je n'ai pas longtemps à marcher car un randonneur l'a ramassée en route. C'est un jeune polonais qui marche en solitaire. Nous l'avons d'ailleurs croisé hier soir à Roz-sur-Couesnon. Il s'appelle Daniel, parle plutôt bien le français - même s'il est beaucoup plus à l'aise en anglais - et travaille dans la finance. Il va nous accompagner jusqu'à notre étape du soir : Dol-de-Bretagne.

Mont Dol

Dol-de-Bretagne vaut avant tout pour sa Grande rue des Stuarts, bordée de maisons à pans de bois, qui regroupe la quasi totalité des commerces de la petite ville.

Grande rue des Stuarts
Grande rue des Stuarts
Dol-de-Bretagne

Avec la Grande rue des Stuarts, la cathédrale Saint-Samson, bâtie pour l'essentiel au XIIIème siècle, est le second point d'intérêt de Dol-de-Bretagne.

Cathédrale Saint-Samson - Dol-de-Bretagne

A l'hôtel, au moment de me déchausser, un petit point noir au dessus de la cheville de ma jambe droite m'interpelle. Non, je n'ai pas la berlue : c'est bien une tique qui s'est agrippée à moi ! C'est bien la première fois que ça m'arrive. Mais Manu parvient - sans coup férir ma foi ! à extirper la sale bestiole de mon épiderme. Non mais !

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Nous entamons cette nouvelle journée de marche au milieu des champs, sur de petites routes de campagne en direction de Mont-Dol.

La commune de Mont-Dol doit bien évidemment son nom au mont de 65 m de haut qui la domine et que nous avons aperçu hier, juste avant d'arriver à Dol-de-Bretagne. Au sommet du mont, on trouve une petite chapelle, une tour du télégraphe Chappe désormais surmontée d'une statue de la Vierge ainsi qu'un moulin à vent.

Eglise Saint-Pierre
Eglise Saint-Pierre
Chapelle Saint-Michel
Chapelle Saint-Michel et tour Notre-Dame-de-l'Espérance
Au loin : la cathédrale Saint-Samson et Dol-de-Bretagne
Mont-Dol

Redescendus du Mont Dol, nous poursuivons notre randonnée champêtre...

Lucane cerf-volant

Puis nous gagnons la côte et longeons à nouveau les prés salés. Bientôt Cancale est en vue...

A l'horizon : le Mont Saint-Michel
A l'horizon : le Mont Saint-Michel
A l'horizon : Cancale
A l'horizon : le Mont Saint-Michel
Cancale

... mais encore loin.

A l'horizon : le Mont Saint-Michel
Cancale
Cancale
Au loin : Cancale
Cancale

Nous atteignons finalement Cancale en fin d'après-midi. Tandis que Manu prend son temps à l'hôtel, je file quand à moi bien vite sur le port siroter une bière en terrasse. Puis je flâne dans les rues et ruelles de la petite cité portuaire...

Cancale

... ainsi que sur le front de mer.

Parc à huitres

La journée se termine en beauté par un délicieux dîner avec vue sur mer, chez La mère Champlain, une adresse que je vous recommande chaudement. Manu choisit un plateau de fruits de mer, après que j'aie balayé son scepticisme à l'idée de voir des huitres, bigorneaux et langoustines accompagnés... d'amendes. Eh oui brother, l'amende c'est aussi un coquillage !

Amuse-bouche : tartare de thon
Tataki de thon et mousse au wasabi
Pavé de cabillaud et risotto
Kouign-Amman
Chez La mère Champlain
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Encore quelques photos avant de quitter Cancale, ...

Hôtel de ville
Eglise Sain-Méen
La Mère Champlain
Cancale

... et ses parc à huitres.

Le sentier est très agréable ce matin :

Au détour du sentier, un petit bateau posé sur une mer d'huile, avec le Mont Saint-Michel à l'horizon, aiguise mes sens de photographe amateur. Je m'en donne à cœur joie.

A l'horizon : le Mont Saint-Michel

Nous faisons peu après une pause sur la belle plage de Port-Mer.

Plage de Port-Mer

Nous abordons ensuite la pointe du Grouin et sa côte déchiquetée.

Ile des landes
Ile des landes
Ile des landes
A l'horizon : le Mont Saint-Michel
Le Herpin et son phare

La nature dans toute sa splendeur :

Nous faisons une nouvelle pause - baignade en l'occurrence pour manu - sur la belle plage du Saussaye. Woofie n'est quant à lui pas assez courageux pour faire trempette.

Plage du Saussaye

Puis nous reprenons notre marche, avec toujours les paysages sauvages de la pointe du Grouin.

Notre journée de marche s'achève en beauté, avec une belle vue sur l'île Du Guesclin.

Ile Du Guesclin
Ile Du Guesclin

Il nous faut maintenant quitter la côte pour gagner notre hébergement du jour, une chambre chez l'habitant située dans une ferme perdue dans la campagne bretonne, proche du hameau de Saint-Coulomb. Nous y partageons le repas du soir avec un jeune couple de randonneurs, tous deux médecins-hospitaliers à Marseille. A la fin du repas, ils nous montrent une vidéo des années 1970 où l'on voit un vieux médecin, interrogé par un journaliste, déclarer soigner tous ses patients en leur prescrivant... du pinard ! Un verre de Bourgogne pour telle maladie, de Bordeaux pour telle autre... Evidemment, ils n'en reviennent pas ! Nous leur faisons alors remarquer que le journaliste-interviewer n'est autre que... Stéphane Collaro et qu'il s'agit donc d'un canular ! Mais, jeunes trentenaires, ils n'ont jamais entendu parler de Stéphane Collaro ! Le décalage des générations... Et un bon coup de vieux pour Woofie...

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Nous regagnons la côte là où nous l'avions quittée hier soir, près de l'île Du Guesclin.

Nous abordons peu après une magnifique plage :

La côte se fait ensuite plus sauvage.

Une nouvelle superbe plage s'offre bientôt à nous : la plage des Chevrets.

Plage des  Chevrets

Et comme tout à l'heure, après la belle plage, une portion de côte déchiquetée :

C'est marée basse, nous pouvons donc franchir un bras de mer à gué, ce qui nous épargne un long contournement par la côte.

Nous approchons maintenant de notre destination finale...

Plage du Val

... Saint-Malo, à une poignée de kilomètres désormais.

Vestige de la seconde guerre mondiale

Nous abordons donc Saint-Malo par le sillon - cette langue de terre et de sable qui relie la cité historique au continent - bordé sur toute sa longueur de belles villas construites, pour la plupart d'entre elles, à la fin du XIXème siècle.

Brise-lames
Arrivée à Saint-Malo par le sillon

Après cette bien belle étape, la journée se termine par un bon repas à la crêperie, avec pour Woofie une galette à l'andouille de Guéméné et une crêpe au caramel au beurre salé bien sûr.

Galette à l'andouille de Guéméné
Crêpe au caramel au beurre salé
A la crêperie
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Nous logeons hors les murs ; nous entrons dans le vieux Saint-Malo - ici on dit "l'intra-muros" - par la porte Saint-Vincent..

Porte Sain-Vincent

Puis nous faisons d'emblée le tour des remparts... La vue sur les forts, qui défendaient jadis l'accès à la cité corsaire, est très belle par cette matinée de début d'été.

Petit et Grand Bé
Grand Bé
Grand Bé
Fort National
Fort National
Fort National
Fort National

Nous déambulons ensuite intra-muros... Il faut savoir que la cité à été quasi-rasée en août 1944 par l'aviation américaine et reconstruite à l'identique après la guerre.

Chapelle Saint-Aaron
Cathédrale Saint-Vincent
Cathédrale Saint-Vincent
Cour de la Houssaye

La marée est basse ; nous nous dirigeons alors vers le Petit Bé...

... sur lequel un fort fut construit au XVIIème siècle pour défendre Saint-Malo - l'ennemi était alors la perfide Albion. C'est le locataire des lieux - un singulier personnage, passionné d'histoire et âgé de près de 80 ans - qui nous fait la visite. Il a obtenu des pouvoirs publics la location à titre gratuit en échange de la rénovation des lieux. Tâche à laquelle il consacre ses vieux jours. La marée étant montée durant la visite, c'est en bateau que nous regagnons la terre ferme.

Fort du Petit Bé

Après cette belle visite, nous flânons hors les murs...

Grand' Porte
Plage de l'éventail
Plage de l'éventail
Plage de l'éventail

Puis nous continuons hors les murs en direction de la cité d'Aleth, une petite péninsule qui ménage une superbe vue sur la cité de Saint-Malo.

A près cette journée bien remplie, nous regagnons la vieille ville et y prenons l'apéro au Café du coin d'en bas de la rue du bout de la ville d'en face du port - assurément le plus long nom de bar de la planète, à moins qu'un improbable pub gallois ne fasse mieux ? La déco' y est particulièrement tape-à-l'oeil... Je connaissais l'endroit par un reportage du journal télévisé de France 2, qui consacrait alors une série de reportage sur les bars les plus improbables du pays...

Le café du coin d'en bas de la rue du bout de la ville  d'en face du port

Puis, sur le conseil du barman, nous dînons - fort bien - au Coup de canon, à quelques encablures. Je m'y régale d'un carré d'agneau des prés salés - sans toutefois distinguer le goût de noisette censé caractériser cette viande. Un bien bon moment dans ce restaurant des plus familial où le père est aux fourneaux et le fils en sale.

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Nous avons encore toute la matinée pour profiter de Saint-Malo. Nous flânons d'abord sur la superbe plage de l'éventail. Des rangées de brise-lames en chêne y sont plantées, de sorte à protéger la digue, et les bâtiments qui la bordent, des fureurs de l'océan.

Plage de l'éventail

Nous poursuivons nos déambulations à l'intérieur des remparts...

Cathédrale Sain-Vincent

... puis du côté du grand large.

Enfin nous visitons le Fort National - qui fut "Royal" sous la monarchie et "Impérial" sous l'empire. Il faut vivre avec son temps... Il fut construit entre 1689 et 1693 sur le rocher de l'Islet, où se dressait avant lui un phare destiné à guider les bateaux dans la baie rocheuse de la cité corsaire. C'est encore Vauban qui en dessina le plan.

Fort National

Depuis les remparts du Fort National, on aperçoit au large le Fort de la Conchée, toujours construit par Vauban sur l'îlot éponyme. On peut sans crainte affirmer que Saint-Malo était remarquablement protégée !

Ilot et le Fort de la Conchée

Après cette belle visite, nous marchons jusqu'à l'extrémité de la digue - qui offre une superbe vue sur la cité historique - avant de rentrer récupérer nos affaires à l'hôtel.

Cézembre, Petit Bé et Grand Bé

Les vacances sont terminées et notre train nous attend.