Une randonnée au cœur de la vallée d'Artouste. Une folle aventure pour Blanche Neige accompagnée de 3 nains.
Du 14 au 17 juillet 2022
4 jours
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Il est 6H55, jeudi 14 juillet jour de fête nationale. Maxime attend sagement Jeanne qui est déjà en retard ! Pendant que Yoyo et Quentinou se remettent d'une folle soirée dans la capitale de l'Occitanie. Les premières frayeurs arrivent vite ... 25 km de voiture et un voyant s'allume ! Pas d'inquiétude, ce n'est qu'une roue dégonflée. Une halte s'impose dans une station service. Après une multitude d'arrêts pipi, nous voilà arrivé au Lac de Fabrèges où nous retrouvons les deux zouaves un peu fatigués de la veille. Equipés de nos sacs à dos, la randonnée commence doucement avec les Œufs suivi du petit train d'Artouste. Sympathique petit train train pas quotidien qui s'élève à une altitude supérieure à 2000 mètres. Nous prenons le tunnel de l'Ours, long, sombre et glacial, une grande peur s'installe dès le début ! Bon en vrai rien de fou, ça sent le gasoil. Avec beaucoup d'entrain, mais pas en quatrain les jeux de mots fusent. Quel pétrin ! Le magnifique lac d'Artouste se dessine devant nous. Une bonne heure de marche et nous arrivons au refuge d'Arremoulit. Après l'effort, le réconfort d'une bière locale bien méritée au bord du lac. Une petite baignade s'impose, qui fera office de douche. En face de nous, un fou saute d'un rocher d'une dizaine de mètre de haut. Le premier repas arrive, ce soir ce sera Riz Saucisse. La nuit tombe et il est temps pour nous de gagner notre toile de tente. 3h du matin, Maxime se réveille avec un mal de tête énorme qui disparait fort heureusement lors du réveil. La deuxième journée peut commencer.

Toujours un plaisir de se réveiller aussi tôt ! 6H45, biscotte et chocolat chaud. Jeanne pas en forme reste au refuge. Pendant que Quentin, Yo et Max se lancent à l'assaut du grand pic d'Ariel. La journée démarre en douceur avec une petite descente avant la montée au lac d'Arious puis le col de Sobe. Nous trouvons un duvet perdu. Son propriétaire a dû passer une nuit bien fraiche. Première rencontre de la journée : des marmottes ! Yoyo tente une approche ... en vain. Nous n'obtiendrons pas de photos de ces dames. Bien trop sauvages à la vue des humains. Nous croisons un névé dans lequel nous laissons nos empruntes. Heureusement nous pouvons le contourner. Arrivé au col d'Ariel, nous nous rendons compte de la difficulté du pic. Trois jeunes croisés plus tôt sur le chemin se trouvent déjà presque au sommet. Jaloux que nous sommes ! C'est parti pour la pente raide, très raide. Pendant que Maxime se demande comment il va pouvoir redescendre se tas de roches, Yohan grimpe tel un Izard. Plus que 3 mètres à franchir, si nos mamans nous voyaient ... crise cardiaque assurée ! Nous voilà en haut du Grand Pic d'Ariel, 2806 mètres. Nous parlons avec un randonneur qui nous déconseille de faire le Balaitous le lendemain, trop long et trop dangereux. Nous repartons en direction du refuge, finalement la descente se fait plus facilement que prévu. Plein de prises pour nous aider, nous faisons tout de même très attention pour ne pas tomber. Retour au col d'Ariel ou nous mangerons un bon picnic. Après le lac d'Ariel, nous prenons un chemin différent de l'aller ou le terrible passage d'Orteig se profile. En réalité rien d'extraordinaire pour les randonneurs que nous sommes. De retour à 14H30, nous entamons le tour du lac du refuge, et qui nous voyons : Jeanne ! Qui s'était lancée quelque minutes plus tôt dans le même objectif. Elle nous raconte tous les ragots. Nous rencontrons un autre randonneur nous déconseillant le Balaitous, décidemment ce pic à l'air bien trop redoutable pour nous. 16H00 : une petite baignade s'impose. Yoyo se lance le défi de sauter du rocher. 10 mètres de hauteurs ce n'est pas rien ! De retour au refuge, nous passons à table ou nous mangeons avec deux jeunes couples très sympathique. Jeanne mange la saucisse de Quentin, quelle gourmande ! (on parle de nourriture, pas de sous-entendus). Le litron de vin pour se mettre dans l'ambiance, la soirée se termine avec Adrien, Nina, Yanis et Clémentine à jouer au "trou du cul".

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Tranquille Emile ce matin. Comme les petits ruisseaux, on se la coule douce. Départ de la marche à 8H30. Nous partons pour le col du Palas au milieu des gros blocs de Pierre. Encore un névé, que nous devons traverser cette fois ! Nous arrivons au sommet au bout d'une heure. Jeanne décide de redescendre, encore trop fatiguée. Mais Jeanne tu es ou ? Palas ? notre humour n'a pas évolué 😀. La descente est rude, longue et terrifiante ! Des petits cailloux qui rendent le terrain glissant ne nous rassurent pas. Nous sommes perdus, plus de Cairn. Non s'écrie Quentin, regardez la bas en voilà un, puis un autre, et encore un ! nous voilà "encairné". Nous arrivons au premier lac que nous devons traverser une partie à gué. Les sacs par-dessus la tête, ok on en rajoute un peu, l'eau nous arrive aux chevilles. Nous passons de multiples lacs tout aussi joli les uns que les autres avant d'arriver au lac de Respumoso. Une vue magnifique s'offre à nous. Le retour par le col d'Arremoulit paraît bien plus rapide que l'aller. Yoyo perdu dans ses pensées nous attends au sommet. Heureusement le chemin est bien "banalisé" dixit ce dernier. Retour au refuge à 16H00 ou nous retrouvons Jeannot et ses fameux ragots. Si vous avez envie d'avoir des nouvelles du refuge, vous pouvez acheter le tome 1 : Jeannot et ses ragots. Ce soir nous partageons le repas avec Aleandro, Emma, Benoit et sa femme. Encore une famille très agréable. Nous terminons la soirée avec Juan José, un espagnol à qui nous apprenons le "trou du cul".

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Réveil encore plus tôt que d'habitude : 5h45 ! Tentes pliées, sacs prêts, nous partons petit déjeuner. Le dernier dans ce refuge avec des gardiens super gentils. La descente au lac d'Artouste se fait très rapidement, en 40 minutes. Nous attaquons la montée au col du Lurien, 350 mètres de dénivelés en une heure. La montée est rude, Maxime arrive au sommet totalement essouflé. Il ne nous reste plus que de la descente : 1100 mètres ! Yoyo part seul devant, suivi de Jeanne. Quentin et Maxime décident de faire chemin ensemble. Quelques discussions avec les randonneyrs, des myrtilles et framboises sur le passage égayeront notre fin de trajet. Nous nous retrouvons tous dans un bar au bord du Lac de Fabrèges, ou le gérant nous raconte sa trépidente vie. Il est temps pour nous de regagner nos maisons, un super séjour avec des paysages époustouflants !