Îles de Wallis-et-Futuna

Point de départ du voyage à Wallis-et-Futuna. Vis avec moi l'exploration de ces îles sauvages.
Septembre 2017
43 jours
Dernière étape postée il y a 1738 jours
Publié le 19 septembre 2017

Wallis est le point de départ de mon roadtrip. Mes parents vivent ici depuis 1 an et demi pour une durée maximale de 4 ans. Ce qui en fait l'endroit idéal pour commencer ce voyage.

Après 3 jours de voyage : Nice, Londres, Dubaï, Sydney, Fidji et enfin Wallis-et-Futuna.

Accueil de mes parents et des Wallisiens à l'aéroport. Des colliers floraux en cadeau d'arrivée. Une chaleur humide et un paysage exceptionnel, l'aventure commence !


Publié le 19 septembre 2017

Après 13h de coma pour récupérer du voyage, exploration de Wallis Island.

Rencontre avec un agriculteur local, un papalagi (un blanc), installé depuis 26 ans. C'est peu commun sur l'île parce que la durée maximale de séjour est de 4 ans. Il cultive la tomate et la menthe qui sont des denrées rares. Surtout sans traitement chimique, c'est le seul à faire ça. Après une longue discussion intéressante, il nous offre de quoi planter ainsi que des fruits locaux.

L'ATTAQUE DES CHIENS ERRANTS

Digne d'un film français à bas budget

Je pars marcher avec deux chiens, un borgne et une femelle en galère. Au bout de 100m une meute de 8 chiens déboule de la jungle... De là, je vois les deux chiens qui m'accompagnent tracer en courant. Oooh merde...

Sur le coup, je me rappelle d'une anecdote qu'on m'a racontée 1h avant, un papalagi s'était prit un cochon en pleine face quand il était en scooter. Un wallisien était venu récupérer son porc en laissant en galère l'étranger étalé sur le sol.

Du coup je me dis que je ne peux compter que sur moi. Ils m'entourent, faut que je fasse quelque chose, je cours vers eux en simulant un bâton dans ma main et en criant "ALLOOOO" ; maintenant à moins d'un mètre du premier chien tout en doutant clairement de mon choix, ils baissent leurs queues et retournent dans la jungle. OUFF Je reprends ma route, le coeur à fond et encore entier !

Posté avec mes 2 vaillants fuyards

TENUE TRADITIONNELLE WALLISIENS

Je me met à la mode wallisien, je pars à la recherche d'un "manou", sorte de paréo qui se porte noué à la taille. J'en trouve 2 typiquement local, un avec des motifs "tapa" (art ancestral polynésien) et l'autre avec un pattern de feuilles de cocotier. Une fois la technique pour le faire tenir assimilée, c'est devenu ma tenue n°1 pour chiller.

Le manou
Publié le 22 septembre 2017

KAYAK

Première mise à l'eau dans le lagon de Wallis avec un kayak, c'est parti pour explorer des îles. J'accoste sur l'île de Luaniva, elle est entourée d'autres îlots. Je laisse mon canot pour continuer à pied, la marée est basse ça me permet d'aller et venir entre plusieurs îles.

C'est calme, juste des bruits assourdissant de noix de coco qui tombent (une chose importante à savoir, chaque année 10 wallisiens sont tués par des cocos suicidaires) ou des cris d'animaux sauvages, une rencontre bestiale est possible, après la meute de chien je suis serein. Soudain apparaît un gynéco à la retraite, Christian - pas exactement le type de rencontre à laquelle je m'attend - perdu lui aussi sur l'îlot, un gars plutôt sympa qui me parle des us et coutumes du coin.

Exploration de Lenuvia 

PLANCHE À VOILE

Première fois sur une planche à voile, un wallisien enseigne le fonctionnement, après 10mn d'explication plutôt abstraite c'est parti, à la flotte parce qu'on "comprend mieux à force de tomber, tu verras ! Bon par contre le temps est pas bien pour apprendre" c'est vrais que la météo fait salement la gueule mais je me dis qu'avec ce vent je vais bombarder. Ouais, ouais, ouais bombarder... Qui dit vent, dit vagues, et faut tenir debout sur la planche ! Après avoir bu plusieurs fois la tasse, il n'a pas tort ça se chope vite, sensations garanties.

VA'A

Un bateau traditionnel de Polynésie, ça ressemble à une pirogue mais avec un flotteur supplémentaire sur la gauche (un balancier) qui aide à garder l'équilibre sur une mer agitée. Ça tombe bien elle est vraiment énervée aujourd'hui, il pleut très très fort, la contraste entre la chaleur de la mer et la fraicheur de la pluie est surprenante, ça fait même du bien.

Ce va'a est pour 6 personnes, chacun a une pagaie. Le 1er, 3e et 5e rame d'un côté le 2e et 4e de l'autre et on alterne de côté tout les 8 coups de pagaie. Le 6e c'est le "barreur", il dirige la pirogue, seulement les wallisiens peuvent être à ce poste. Il faut que l'on rame tous synchronisé, c'est ça le plus dur. Une fois le rythme trouvé, l'embarcation file sur les flots à une vitesse impressionnante.

Après 15mn le temps s'aggrave. Une pluie battante et des vagues qui manquent de nous faire basculer me transporte au temps où les polynésiens traversés l'océan pour conquérir de nouvelles îles avec ce type de pirogue. C'est d'ailleurs devenu une des épreuves de se sport, un marathon d'une centaine de kilomètres, respect.

Va'a
Publié le 24 septembre 2017

Litova, un wallisien nous emmène, moi et mon père, en pickup faire le tour de l'île. Une fois équipé de bière de Nouvelle-Calédonie la "number one", nous voilà en route.

Même si l'île n'est pas grande, les wallisiens parlent de nord et de sud. Le nord étant plus préservé naturellement. Elle est découpée en district puis en village.

On traverse plusieurs hameaux, chacun ayant son église. Ici rien de sinistre, des couleurs très vives contrastées de pierre volcanique sombre.

Premier stop à une source sacré qui aurait la vertue d'enlever des maladies de peau. La source s'écoule des racines d'un immense arbre.

Le marais sanglants

Un marais réputé pour une histoire morbide. Un chef Tongien et son armée ont été combattu par les résidents de l'île dans ce marais, à l'aube l'eau était totalement ensanglantée et les Tongiens vaincu.

Le lac lalolalo

L'immense cratère du volcan qui a formé Wallis, ou se situe 30 m plus bas le lac. L'endroit est majestueux. Litova nous dit que l'eau est douce mais surtout épaisse, sûrement à cause du soufre. On ne peut pas descendre aujourd'hui, c'est une descente abrupte mais faisable. Après la guerre du Pacifique les Américains ont jetté du matériel dans le lac : cartouches, chars, véhicules, etc. Ça donne envie d'aller voir mais il faut du matos de plongée.


Publié le 4 octobre 2017

Après quelques jours de pluies tropicales, je réussis à choper un kayak. Ça va m'éviter d'en louer un à chaque sortie. Le pauvre gars qui s'est pris un cochon en scooter, c'est le sien. D'ailleurs, il est entré à "l'hôpital" avec 4 côtes fracturées et la hanche fêlée et en moins d'une semaine son cas c'est clairement aggravé, sûrement l'hygiène irréprochable du lieu et les soins de qualité !

Pour en revenir au kayak, il est fait pour l'eau douce, l'océan ce n'est pas son fort. Face aux vagues ça passe en pagayant fort. Mais quand elles sont dans le dos, un 360° est assuré à chacune d'elles. Je fais un test d'une heure, effectivement je galère bien mais ça fera l'affaire.

KAYAK BACK

Je décide d'aller sur une nouvelle île. La mer est assez calme. À la moitié du lagon, le vent (les alizés) se lève fortement et souffle face à moi. J'ai l'impression de ne plus avancer et de grosses vagues m'arrivent dessus de différents côtés. Ce kayak n'est vraiment pas stable et je manque plus d'une fois de chavirer. Je vais pas faire demi-tour, de toute façon je suis à mi-chemin. Je sors quelques cris de courage, allez bonhomme, vas-y donne tout.

J'arrive enfin sur l'île, il fait vraiment chaud, le soleil tape. Il est haut dans le ciel, il doit pas être loin de 11h, j'ai du pagayer comme un porc une bonne heure. J'ai les épaules en feu mais pas le temps de niaiser, de gros nuages menaçants sont au bord du lagon et j'ai pas fait cette traversée pour que dalle. Je fais le tour de l'île en restant sur le bord de mer, une sensation vraiment agréable d'être seul au monde sur cet îlot.

Un nuage assez massif survole l'île. Ca donne l'image du nuage où il fait tout bleu autour et ou il ne pleut qu'en dessous, comme dans les dessins animés. Maintenant, retour avant la tempête !

Le crabi du démon

À LA RECHERCHE DE LA PLAGE CACHÉE

On nous parle d'une plage vraiment cool mais cachée. Avec mon père on décide de partir à sa recherche.

Nos indices : c'est dans le sud-est et c'est pas loin de RFO, la chaîne télé de l'île, il faut suivre un sentier dans la brousse. Alors go.

On trouve facilement RFO, on suit un premier chemin qui nous mène à un spot en hauteur qui donne un magnifique panorama. Ce n'est pas là, pas grave, grâce à se point de vue en plus d'apprécier le paysage, on voit le sentier à suivre. Il faut faire vite le soleil tombe rapidement sur les îles. Ça descend raide et ça glisse, je préfère pieds nus. On arrive enfin à une plage splendide avec un coucher de soleil. On a repéré pour venir chiller une prochaine fois.

Pointe de Tufum'al

KA-KAYAK

Aujourd'hui une mer d'huile, pas une vague à l'horizon, parfait pour sortir le canot. J'ai les épaules encore chaudes de ma dernière sortie, du coup je vise l'île la plus proche pour me poser avec mon hamac pour l'inaugurer et me baigner.

Les Wallisiens croient fortement aux temonio (esprits) dans les objets et les lieux, je pense que le gars qui m'a prêté son kayak m'a prêté sa poisse avec ! J'arrive sans difficulté sur l'îlot. Je m'active pour mettre le hamac, pas foutu de faire en sorte qu'il tienne sur les cocotiers. Vu que je suis entêté je passe largement une bonne 1h30 dessus. SANS RÉSULTAT ! Cette histoire me fait transpirer, je décide d'aller me baigner pour me changer les idées. AH BEN NON c'est marée basse ! J'ai pas vu le temps passer. Il va falloir que je porte mon kayak sur 200m, et je crève toujours de chaud, nikel. Je me bouge de ranger mes affaires avant que l'eau ne descende plus et soulève mon bateau jusqu'à l'eau.

Une fois sur le quai, je sors le kayak de l'eau, je le pose pour récupérer ma pagaie et biiim je glisse sur de la mousse, je dégringole dans des escaliers pour me fracasser dans la mer. Je m'en tire bien juste deux trois ouvertures et ma fierté noyée dans le lagon.

Publié le 9 octobre 2017

SOIRÉE D'INTÉGRATION

On est invité au 1 an d'un bébé wallisien. L'ambiance est particulière, les femmes avec les femmes, les hommes blancs avec les hommes blancs, les Wallisiens avec les Wallisiens. Mes parents et moi au milieu allant de groupe en groupe. La soirée passe et je m'intégre bien aux Wallisiens. Mes parents rentrent. Je continue à discuter avec eux.

Je raconterai bien la suite mais je me souviens de rien ! Mes derniers souvenirs c'est quand j'apprends à danser le ''Haka'' wallisien et des chants avec eux. Et d'être rentré à 6h du mat' (sans mes tongs, RIP) Une bonne soirée !


ÎLE DES LÉPREUX

Plus de 15mn de bateau, je suis déposé par le fils d'un chef de village sur une île sauvage et déserte. Au programme explorer un peu l'îlot mais principalement PMT (palmes, masque, tuba). Elle est très vaste c'est surprenant et le cadre est vraiment idyllique, une carte postale.

Un p'tit caf amené sur place, le temps d'enfiler les palmes et PLOUF direct à la flotte. Découverte du monde sous-marin du lagon, c'est ouf ! J'arrive au tombant, pour imager c'est une falaise sous l'océan. Je suis pas confiant en général sur les profondeurs mais là toute notion de peur a disparue, place à la contemplation. Une eau bleue, pure de différentes nuances et une multitude de couleurs fluorescentes. Le temps passe très vite, je me rends compte que ça fait déjà deux heures que je suis sous l'eau quand la batterie de ma caméra lâche, degouete. De toute manière l'eau de mer m'a tellement lavé les narines qu'il est temps de sortir !

Repas au bord de l'eau à l'abri d'un arbre centenaire, je découvre le tarot d'eau, la patate douce et l'arbre à pain, des spécialités de Polynésie. C'est franchement pas mal, on dirait des variantes de la pomme de terre. J'ai appris il y a quelques jours à ouvrir une noix de coco avec un coupe-coupe (c'est le terme scientifique pour dire machette ici) du coup je fais ma petite démonstration pour le dessert.

Balade le long de l'île pour la digestion, il y a un point de vue qui permet de voir la "passe" (c'est là où le cargo qui alimente Wallis traverse pour accéder entre le lagon et l'océan) et des îles environnantes. L'île est sauvage, les Wallisiens viennent rarement à cause du passé du lieu, c'est là où ils stockaient les lépreux.

Retour à la plongée, cette fois j'y vais qu'avec le masque et je descends en apnée pour plus de liberté. Une journée vraiment dingue !


Publié le 11 octobre 2017

Île de Nukuhione

À environ 5km de Wallis à la limite entre le lagon et l'océan Pacifique. Avec mon daron on se motive a y aller en kayak 2 places. On part tôt pour pas se faire avoir par la marée. C'est pas très bien parti il pleut des seaux d'eau et un brouillard épais nous empêche de voir à 10m. On va attendre, il paraît que "ce temps change vite ici, après il fait beau" mouaiis, au bout d'une heure ça se dégage légèrement. C'est maintenant ou jamais ! Première escale prévue, l'île de Lenuvia que j'ai commencé à visiter au début de mon voyage. Elle est à mi-chemin de l'objectif.

Je suis à l'avant, un vent de face m'envoie des vagues dans la figure, c'est bon je suis lavé plus d'une fois. Au bout de 45mn, la marée a déjà bien descendu. Il faut savoir que quand l'eau est basse un énorme banc de sable apparait et empêche d'avancer sur environ 700m. On en profite pour accoster sur ce banc de sable et tirer le canoë jusqu'à l'île de Lenuvia. On part faire le tour de l'îlot. On voit des crabes en tout genre et croise des serpents d'eau (des tricots), ils sont extrêmement venimeux mais très craintifs. On passe largement 1h30 à faire la moitié de l'île, on décide de repartir en passant en kayak de l'autre côté de l'îlot, c'est praticable.

Avant, l'île de Lenuvia nous protégeait du vent pour avancer mais maintenant le vent est vraiment fort et les vagues beaucoup plus impressionnantes, on sent qu'on s'approche de l'océan. On se déplace complètement au ralenti, ça se voit en regardant le décor "défiler" à toute vitesse... Après encore 45mn on arrive à Nukuhione. En descendant du kayak, un gros soleil apparait comme pour nous féliciter.

En faisant un tour sur soi-même le décor est magnifique, ça valait le coup de trimer. D'un côté le lagon paisible et des bleus variés. De l'autre la puissance de l'océan qui vient se briser sur la barrière de corail. Je m'en approche autant que possible, il reste 3m entre les rouleaux des vagues qui s'écrasent et moi. Je prends conscience que tout l'écosystème, le lagon et même Wallis existent grâce au platier de corail sur lequel je me tiens. Et je peux dire qu'on se sent comme une merde face à ça.

J'ai mal anticipé la recharge de ma caméra, elle me lâche au meilleur moment. En faisant le tour de l'île, on tombe sur une piscine naturelle. Elle vend du rêve surtout après la matinée à pagayer et le soleil qui cogne. Je fonce et au moment de plonger je me stoppe net... 6-7 petits requins à pointe noire sont à 1m de moi. Première fois que j'en vois en liberté et d'aussi près. Ils sont magnifiques mais ne tardent pas à fuir. Ça n'empêche pas de se baigner, en jettant quand même un coup d'œil, on sait jamais ! Au moment de remettre le kayak à l'eau j'en revois un longer la plage, en approchant lentement j'ai l'occasion de l'observer et de le suivre. Au loin, j'aperçois ce que je pense être maman requin, je m'en doute parce qu'elle fait 3 fois la taille de celui que je regardais. On repart pour Wallis avec les vagues et le vent dans le dos, on arrive en 20 mn, parfait !


Publié le 13 octobre 2017

Située à l'extrême nord du lagon de Wallis, Nukuloa aka l'île aux oiseaux.

En ce moment c'est la période des communions, ils sont très croyants et surtout fêtards. Pour situer, c'est beaucoup plus important que des anniversaires ou des mariages. Autant dire que c'est pas gagné pour trouver quelqu'un qui nous enmène sur l'île mes darons et moi. Au final un wallisien est disponible pour nous déposer en bateau.

L'été arrive et cette transition s'accompagne de fortes pluies tropicales ce qui explique la météo orageuse de ces derniers temps. Hier soir je regardais un coucher de soleil avec au loin sur l'océan d'énormes nuages rouges vifs déchirés par des eclairs (les nuages du Mordor sont fragiles à côté de cela). Donc aujourd'hui le soleil nous a posé un lapin.

On accoste, direction les falés (abris fait par les wallisiens) pour déposer les affaires. Une nuée d'oiseaux nous accueille, cette endroit porte vraiment bien son nom. Normalement cette île est remplie de familles mais du fait des communions, elle est déserte. J'ai vraiment de la chance depuis le début il n'y a pas un chat sur chaque îlot que j'ai visité (sauf Christian le gynéco peace à toi) ça donne un côté Man vs Wild (NON je ne bois pas ma pisse !).

En avant pour le tour de l'île, une faune et une flore de malade. J'arrive devant un îlot (un très gros caillou qui surgit de l'eau) avec au sommet un long rocher plat, c'est là qu'ils faisaient les sacrifices humains pour en déguster un bon steak (d'après une étude solide, il paraît que ça a des propriétés anti-cancérigènes). Il y a vraiment une atmosphère étrange, sur la plage qui l'entoure des coraux rouges vifs semblables a des gouttes de sang fossilisées.

Plus loin une attaque de piafs géants curieux OUST les pioupious ou c'est coup de ton-bâ dans la tronche ! Ils font une sacrée taille ce sont de beaux bestiaux, les rois de l'île et ils veulent le faire comprendre.

Après 3h pour faire le tour, pause hamac (OUI cette fois il tient !) Ensuite je me trouve un beau bâton que j'aiguise au coupe-coupe pour pêcher. Franchement il est beau j'ai même fait une poignée et des petites décos. Quelques essais de lancé, 2-3 modifs à faire, il perfore l'air, la classe, go à la pêche, un banc de poisson, tentative, le bâton touche, oui mais un corail, bâton fendu, tristesse, Man vs Wild, Wild win. Je vais manger des bananes c'est plus facile.


Publié le 15 octobre 2017

Tout commence au "bar des pirates", rencontre avec Pascal un capitaine de navire, explorateur des grands fonds. Après moulte négociation, il nous offre le droit d'embarquer sur son bâtiment direction la passe. Un endroit périlleux bravé seulement par les plus téméraires. Dans l'ancien temps un chalutier s'est brisé sur la barrière de corail, laissant derrière lui seulement son gros moteur posé à la vue de tous depuis maintes années, exhibition de l'échec d'un capitaine sûrement trop ivre pour aller tout droit.

Une fois sur place on jette l'ancre. Équipés de nos scaphandres de plongée on descend vers les profondeurs du tombant de la barrière de corail. Shooté à l'oxygène et à l'azote le paysage est irréaliste, l'impression de gravir des montagnes en étant en apesanteur. Les bouquetins et les marmottes sont remplacés par des centaines de poissons multicolores. J'ai loupé une tortue sûrement trop occupé à phaser sur un poisson bleu fluo dansant dans le corail ou la tête dans un banc de poisson va savoir.

Je ne suis pas tombé sur le trésor caché du lagon, mais j'ai découvert un tout autre trésor.

Publié le 30 octobre 2017

Je pars à la rencontre de Christian (non pas le gynéco que j'ai rencontré dans une autre aventure et heureusement j'aurai pas eu confiance en son pilotage !). Lui son terrain de jeux c'est le ciel. Et il propose d'avoir une vue unique de Wallis-et-Futuna à bord de son ULM. Après avoir fait les profondeurs de l'océan, la surface de l'eau et la terre je m'attaque au ciel.

Décollage imminent pour les nuages, un paysage à couper le souffle. Je suis bluffé par le camaïeu de bleu qu'offre l'eau. Les îlots, les passes entre l'océan et le lagon, les sites historiques de l'île vue de haut, il n'y a pas à dire Wallis-et-Futuna est bien un paradis très peu connu, un petit bout de terre perdu dans le Pacifique. Les images parlent d'elles-mêmes.

Publié le 8 novembre 2017

Ma dernière épopée subaquatique m'a convaincu. Je veux apprendre la plongée que ça soit en apnée ou avec des bouteilles. Je décide de me faire enseigner par maître Pascal, le capitaine du bar des pirates, célèbre moussaillon de l'île.

Il m'annonce que la première immersion se passe en dehors du lagon directement dans l'océan et à 20m de profondeur. La pression augmente directement, bon de toute manière c'est en forgeant qu'on devient forgeron.

J'enfile le scaphandre direction les bas-fonds, je suis desuite à l'aise. Être en apesanteur au milieu de montagne sous-marine, évoluer dans un milieu qui n'est pas le sien avec le sentiment de faire partie des rares personnes à voir ça (surtout sur cette île où le tourisme est presque inexistant).

Je fais 6 descentes et chacune d'entre elle est unique. Elles m'offrent des paysages variés : montagnes de corail, canyons, grottes, failles, tombants. Également une faune impressionnante : tortues, raies, requins, gorgones, baracudas, balistes (des gros poissons avec deux longues dents comme des vampires) et des poissons en tout genre. Mais surtout une fabuleuse rencontre qu'on ne fait pas tout les jours...


Bientôt la vidéo !




Publié le 8 novembre 2017

Avec mon père, on décide de partir 2 jours sur un îlot du nord, on arrive à l'endroit ou un gars devait nous faire traverser en bateau mais la marée basse et le mauvais temps sont contre nous.

On se rabat sur le sud de Wallis par chance un Wallisien peut nous amener sur l'île des Lépreux, elle est rarement occupé par les Wallisiens qui sont frileux du passé de l'endroit. J'adore ce lieu pour son tombant magique et sont beau point de vue.

Comme je disais le mauvais temps est au rendez-vous d'ailleurs personne nous croit qu'on va aller passer la nuit là-bas. Sur le bateau on prend la douche comme il faut et pareil pour nos affaires.

On arrive sur l'île, on se trouve un abris. On installe les hamacs et on fait un feu pour cuir la nourriture, la nuit tombe vite.

Après une nuit agitée à cause du temps et des attaques massives de moustiques, un super levée de soleil apparait, parfait pour le petit déjeuner. Un bon gros soleil qui nous accompagne toute la journée.

Exploration et snorkeling sont au programme, la marée basse permet d'aller sur des îlots alentours. Les fonds marins sont au top et la poiscaille au rendez-vous. À un moment je me dirige vers le tombant et je tombe nez à nez avec une tortue à 10 cm de ma tête.

Un weekend retour au besoin primaire, ou seul le minimum suffit. Retour sur Wallis en bateau avec un jolie couché de soleil.



Publié le 8 novembre 2017

Cérémonie d'accueil pour les nouveaux arrivants de l'île. Pour moi c'est bientôt le départ mais vaut mieux tard que jamais ! Je vais pouvoir enfin goûter le fameux Kava une boisson à base de racine de poivrier. C'est préparé selon les rites wallisiens. Nous sommes en cercle assis en tailleur sous un falé. Un wallisien amène dans une noix de coco coupée en deux la mixture chamanique.

Le goût ressemble à un bâton de réglisse trempé dans de la boue, c'est costaux. Les effets... Clairement sa défonce je sens plus ma langue, j'ai un sourire niais, les yeux qui brillent, le corps engourdi, sa donne envie de parler mais surtout un sentiment de bien-être. Et à chaque coupelle qu'on m'amène ça s'accentue.

À la base le Kava servait aux anciens pour échanger l'information. Ils se réunissaient et discutaient des derniers événements de l'île, vu qu'ils n'avaient ni la radio ni la télé.

J'ai eu chaud j'ai failli me retrouver marier à une wallisienes contre 3 cochons et un collier de fleur. On a le droit à quelques démonstrations de danse locale. Ensuite c'est l'heure du "kaï-kaï", c'est le repas partagé.

C'est ma meilleure soirée sur l'île, une ambiance formidable et des souvenirs mémorables.


Publié le 8 novembre 2017

Après la première expérience d'exil sur l'îlot désert du sud. Je veux repasser un weekend mais cette fois sur l'îlot du nord (celui prévu la première fois), l'île aux oiseaux. C'est d'ailleurs mes derniers jours sur Wallis.

Départ à l'aube, comme l'autre fois avec un temps pas trop favorable c'est pas grave ça rafraîchit ! Arrivée sur l'île, on s'installe sous des falés traditionnelles wallisiens. On lance le feu avant que tout ne soit trop humide.

Même s'il pleut je me baigne, l'eau est brulante. Pour une fois l'île n'est pas déserte. Pendant l'apéro du soir, un kanak (peuple d'origine de Nouvelle Calédonie) plus que sympathique vient à notre rencontre et nous offre à manger. Ce geste me fait penser à ma prochaine étape, la Nouvelle Calédonie, ils m'ont l'air bien gentil là-bas !

Après une nuit sans encombre, un plongeon dans le lagon en guise de petit déjeuner et de douche. Et c'est parti pour explorer Nukufotu un îlot juste à côté accessible pendant la marée basse, c'est le repère des oiseaux dû à certaine espèce d'arbre présente sur celui-ci et aux nombreux rochers.

À notre arrivé une quantité énorme de crabe fuit nous voyant approcher. On commence à marcher, il y a vraiment beaucoup d'oiseaux ici et ils nous font sentir qu'ils sont là et que c'est chez eux. On tombe sur une grotte magnifique qui nous fait traverser l'île d'un bout à l'autre. On arrive dans une jungle épaisse, sur notre gauche un sentier qu'on empreinte pour arriver au sommet le plus haut de l'îlot qui nous offre un panorama exceptionnel. Les oiseaux sont toujours aussi nombreux et nous regard du genre "mais quesqu'ils veulent eux !"

Pour retourner au campement rien de plus simple, on plonge dans le lagon, le courant nous y emmène sans effort et en plus en faisant le tour de l'île. Pause déjeuner avant d'attaquer Nukulaelae. Ce fameux cailloux qui jaillit du lagon et ou se faisait les sacrifices humains.

Même accès que pour l'île aux oiseaux, le lagon à traverser de préférence à marée basse pour ne pas se retrouver au milieu de l'océan Pacifique à cause du courant. Un peu d'escalade et nous arrivons au sommet, un paquet de nid d'oiseaux, avec des oeufs ou des bébés. Et un panorama complètement différent de celui de l'île aux oiseaux. On est à la limite du lagon et de l'océan on sent la puissance des vagues qui se brisent sur la barrière de corail et on aperçoit les gros poissons.

Ces derniers jours à Wallis-et-Futuna était merveilleux et marque très bien la fin de ma première étape.

Publié le 8 novembre 2017

Un mois et demi qui est passé très vite. Une expérience formidable. Un apprentissage sur énormément de choses. Des souvenirs plein la tête. J'en ai pris pleins les yeux. Des gens supers, une rencontre magnifique.

On m'offre mes jolies colliers de coquillages de départ. Triste de quitter ce petit bout de terre mais l'aventure continue ! Bye bye Wallis

Next step : Nouvelle Calédonie