À la découverte du Canigou

Itinéraire de quatre jours dans le Canigou et le parc naturel régional des Pyrénées Catalanes, dans l'est des Pyrénées.
Mai 2015
4 jours
J1

Les Pyrénées Orientales se trouvent en plein pays catalan. Elles sont dominées par le Pic du Canigou (2784m), par qui commence la chaine pyrénéenne à l'est. De son sommet, on peut apercevoir par temps clair la mer Méditerranée et Barcelone, de l'autre côté de la frontière.

Pour commencer une randonnée dans les Pyrénées-Orientales, rien de mieux que le train jaune. Ce petit train sillonne les montagnes au départ de Villefranche depuis plus de 100 ans, avec comme point culminant la gare la plus haute de France (Bolquère à 1592 mètres d'altitude).

Pour ma part, je m'arrête en gare de Fontpédrouse. C'est mon point de départ pour une marche de quatre jours à travers le Parc naturel régional des Pyrénées catalanes .

Événement rare, deux trains jaunes se croisent !

Premier objectif, le refuge du Ras de la Carança (avec +1350m et -500m de denivelé). Il faut savoir qu'en mai, les refuges ne sont pas gardés, et mon sac embarque donc une quantité astronomique de nourriture (en plus de l'ordinateur portable dont l'utilité reste à démontrer).

En sortie de Fontpédrouse, premier contact avec la nature...

En montagne, le temps change vite. J'en ai l'illustration immédiate puisque moins d'une heure après mon départ, la neige a remplacé le ciel bleu azur qui dominait jusque là. Ambiance jusqu'au refuge...

Quand on est en manches courtes, c'est surtout le vent qui gêne plus que le froid...

Arrivé au refuge, les pêcheurs sont au bord du torrent, et quelques randonneurs s'affairent. Je me repose un peu le temps que les intempéries cessent, puis je termine ma journée en immortalisant le ruisseau en pose longue 😀

J2
matin

Le deuxième jour, j'ai prévu une boucle autour du refuge. Je pars donc léger, en laissant une partie de mon équipement sur place, pour une sortie tranquille (+900m et -900m de dénivelé).

Le temps ne s'est pas vraiment arrangé, et il souffle un vent à décorner les boeufs. Une fine pellicule de neige recouvre les sols, et je me dis qu'à la place de porter un ordinateur portable, j'aurais pu prendre une paire de skis 😀

Avec ce vent de face, je n'arrive pas à avancer, et je m'arrête d'abord au bord d'un lac. Mauvaise idée, quand on s'arrête avec un tel vent, les extrémités du corps s'engourdissent rapidement. Mais il suffit de sortir la carte pour trouver une cabane pastorale à quelques centaines de mètres. Je rentre et j'attends.

Je m'ennuie ferme 😥

Les hommes ont froid, les fleurs ont froid, les arbres ont froid... Mais eux ne se plaignent pas !
J2
après-midi

Après une heure, le temps s'améliore subitement. Alors que le vent s'est couché, le soleil s'est levé et les animaux pointent le bout de leur nez.

Je quitte les sentiers balisés et c'est un spectacle à couper le souffle qui m'attend... Les étangs du Coma de l'Infern sur lesquels je suis arrivé hibernent encore, alors que les nuages enveloppent les sommets les plus élevés.

C'est à la descente que je vois les seuls animaux du séjour. Les marmottes et les isards sont de sortie, mais pas les ours, qui de toute façon n'habitent pas dans le coin. Impossible d'approcher les isards à moins de 500 mètres, car ils fuient dès qu'ils perçoivent la présence de l'homme. Dommage car il n'est pas courant d'en voir...

Les marmottes sont beaucoup moins farouches, et il est possible de s'approcher jusqu'à 5 à 10 mètres avant de les voir disparaitre sous les rochers.

Difficile de bien cadrer les animaux avec le 24-70mm !

Après 2 heures de descente, le soleil est sur le point de se coucher derrière les montagnes. Je peux encore apercevoir le refuge, avant qu'il ne se fasse définitivement happer par la nuit qui approche.

J3

Le troisième jour est une très longue étape vers le refuge des Mariailles. J'ai environ 30 kilomètres à parcourir pour un dénivelé de +1350m.

À cette époque de l'année, il ne reste déjà plus que des névés...

Je remonte par le Porteille de Mantat et me voilà en Espagne, pour 1 kilomètre !

Le paysage devient assez lunaire, dépourvu de végétation haute, alors que j'entre dans la réserve naturelle de Py. C'est le signe que l'enneigement a disparu récemment. Plus tard dans la saison, tout sera plus vert.

Le sentier domine les crêtes !

Je descends ensuite vers mon refuge, le refuge Mariailles. Avec son gardien atypique et chaleureux, qui s'isole pour jouer Brassens à l'accordéon au coucher de soleil, juste avant de nous inviter à diner.

J4

Pour le dernier jour, j'aborde la descente en vallée, vers la ville de Vernet-les-Bains. Le paysage est dominé par la tour de Goa, datant du XIIIème siècle et utilisée comme Tour du Guet. De son sommet on pouvait transmettre des signaux à deux autres tours visibles aux alentours.

J'arrive enfin sur Vernet !

Il n'est que 11h, et j'ai encore deux heures devant moi avant de prendre le bus qui me ramènera à Perpignan. Je pose mes affaires dans le restaurant où j'irai déjeuner, et je pars en courant faire l'aller retour aux cascades Saint Vincent et des Anglais.

La ville de Vernet-les-Bains et la cascade Saint Vincent

Revenu pour midi, je termine ma randonnée par un restaurant agréable, le Thermal. Il est adossé aux thermes de Vernet. Puis je prends le bus pour Perpignan.

J'ai pris beaucoup de plaisir à parcourir cette région que je ne connaissais pas, et qui est qui plus est facilement accessible, grâce au TGV jusqu'à Perpignan, puis le TER ou les bus à 1 € du département.

Idéal pour un dépaysement de quelques jours et pour profiter du parc régional des Pyrénées catalanes !

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