Carnet de voyage

Les villégiateurs autour du monde

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Nos 5 bretons ont décidé de tout quitter pour aller danser la salsa et prier dans les temples bouddhistes.
Septembre 2019
365 jours
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A dans 1 an tout le monde !

Le 27 septembre est un grand jour - pour nous en tout cas. A 10 heures, nous décollerons enfin depuis Orly à destination de la paradisiaque Rio de Janeiro ! Fini les interminables heures à coder des lignes de codes ou à réparer des machines, et à nous les caïpirinha, Copacabana Beach et les soirées salsa.

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Pour introduire ce carnet de voyage, nous allons vous présenter les grandes lignes de notre périple :

Les villégiateurs bien habillés
Les villégiateurs bien habillés
  • Qui ? Notre petite troupe des villégiateurs composée de Maëlle (la seule fille, courage à elle), Vincent (le photographe en herbe, au milieu sur la photo), Sébastien (le seul qui parle couramment espagnol, il ne faut pas le perdre, le petit au costard beige), ainsi que Lucas (l'organisateur et celui qui écrit cet article, c'est le plus beau à gauche), et Raphael (personne ne sait encore à quoi il sert, il est à droite sur la photo).
  • Combien de temps ? A priori 6-7 mois pour certains d'entre nous, et 1 an pour deux chanceux.
  • Pourquoi ? Parce qu'on a pas du tout envie de travailler, et que voyager, c'est quand même plus cool.
  • Où ça ? Une image serait sûrement plus pratique que des mots. Ci-dessous une carte comportant notre éventuel itinéraire pour nos 6 premiers mois en Amérique du Sud (qui sera évidemment amené à changer au cours du voyage) :

Avant toute chose, le code couleur :

  • En orange, les trajets en avion (désolé planète chérie ...),
  • En bleu, les trajets en transports en commun (bus en l’occurrence),
  • En gris, les trajets en camping-car.

Car oui, il est prévu d'acheter un camping-car ou un van arrivé à Buenos Aires, ce qui risque d'être compliqué (mais pas impossible) vu le peu d'offres et nos besoins assez spécifiques (il faut de la place pour accueillir nos 5 villégiateurs).


Nous n'allons pas rentrer dans les détails pour deux excellentes raisons : l'itinéraire sera amené à changer, et de toute façon on est tellement pas organisés qu'on ne sait pas vraiment où on va.

Bref, ce premier article introduisant notre voyage sera le premier d'une longue série. Nous mettrons à jour ce carnet assez régulièrement (une fois par semaine jusqu'à ce qu'on en ai marre, surtout si c'est toujours le même qui se coltine la rédaction), avec pleins de photos et de vidéos toutes jolies (Vincent est notre photographe professionnel attitré).

Sur ce, à la prochaine ! La bise à tout le monde.

Les Villégiateurs.

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Publié le 3 octobre 2019

Mesdames, Messieurs, bonjour.

Première nouvelle, nous sommes toujours vivants et notre intégrité physique n'a pas (encore) été altérée.

Cela fait maintenant un peu moins d'une semaine que nous avons traversé l'Atlantique dans notre bel avion qui avait un jour de retard. Eh oui, nous croisions les doigts pour un éventuel problème technique de la part de nos amis de TAP Portugal, et nos vœux se sont réalisés ! Passer une nuit sur Porto ne nous importunait pas le moins du monde, et l'indemnisation de 600€ était plutôt attractive. C'est donc dans les jolies ruelles de Porto que nous avons passé notre première soirée de tour du monde.

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Bref, nous sommes donc arrivés à Rio samedi soir, tous prêts et motivés à arpenter en long et en large cette magnifique ville. Au programme de la semaine, les incontournables : Montecristo, Pain de Sucre, Jardin Botanique, le stade de Maracana, grandes et nombreuses églises, plages de Copacabana et Ipanema ... Et en effet, les paysages sont grandioses, mais les hordes de touristes enlèvent à ces lieux une part de leur magie et de leur authenticité.

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De ce fait, ce sont les petits moments attrapés sur le vif qui marqueront notre mémoire lorsqu'on pensera avec nostalgie à Rio : les (nombreuses) caïpirinhas (très/trop bien dosées) avalées sur les terrasses des bars de Santa Teresa avec les vieux tramways jaunes qui passent à côté, se perdre volontiers dans les interminables dédales du grand bazar de Rio, boire quelques Pilsen (bières légères) en compagnie de locaux avec vue sur Rio illuminé avant d'aller se trémousser en boîte de nuit...

D'un point de vue pratique, on retiendra de ces premiers jours les points suivants :

- ne pas perdre Seb le traducteur.

- se reposer sur Seb pour la traduction.

- demander à Seb ce que le monsieur vient de dire.

- ne pas hésiter à virer quelqu'un du groupe pour rentrer dans un taxi (mais pas Seb).

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A présent, nous nous dirigeons d'un pas léger et décidé vers Ilha Grande, une belle île paradisiaque à 3 heures de route de Rio.

À la semaine prochaine les boloss.

La bise.

Les Villégiateurs.

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Hello mauvaises troupes, c'est encore nous, en direct depuis le bus pour Florianopolis. Il s'est écoulé une semaine depuis notre dernier article, et ils s'en sont passé des choses.


Notre première étape post-Rio fut Ilha Grande, où nous sommes arrivés non sans mal après beaucoup de temps passé à attendre dans la station de bus. Note pour plus tard : penser à vérifier la véritable heure de départ et ne pas forcément se fier à notre traducteur, finalement pas si fiable que ça.

VIla Do Abraao, la seule ville d'Ilha Grande (et aucune voiture) 

Nous sommes donc passés d'un voyage de type "ville/monuments/soirées" à "nature/randonnées/soirées". Les cinq jours passés là-bas furent relativement sportifs, avec une moyenne de 15km parcourus par jour. L'activité la plus notable ayant été l'ascension du Pico do Papagaio (982m), qui s'était avéré finalement plutôt facile (non). Arrivés au sommet, nous avons pu apprécier le paysage dans une atmosphère étonnamment très francophone : en effet, nous avons rencontré 5 nouveaux amis français qui nous auront accompagnés jusqu'à la fin de Parati. Autre fait marquant : la traversée partielle de l'île pour aller à la Praia Dos Rios, plage bordée par deux rivières descendant de la jungle. Le retour s'est effectué sous la pluie, la nuit, en courant et entourés de singes hurleurs, lucioles et autres petites bestioles (pendant 2 heures oui oui).

Nos chers Villégiateurs en randonnée, entourés d'une faune plutôt dense et variée (l'araignée faisait la taille de la main)
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Est venu finalement le temps pour nous de quitter notre très chère île, car on a un itinéraire à boucler, nous ! Prochaine étape : Parati, ville à l'architecture coloniale indemne, et aux pavés en pierre posés avec le cul. Notre séjour fut finalement plutôt festif, car notre auberge de jeunesse organisait tous les soirs des soirées impossibles à refuser (le bar privé nous a sûrement influencés, 1€ la caïpirinha, vous auriez fait quoi vous, hein ?). Outre les happy hours passées à l'auberge, nous avons pas mal cramé au soleil deux jours durant. A Trindade d'abord (un patelin aux plages paradisiaques pas loin), puis à bord du valeureux "Rock in Rio", notre magnifique rafiot qui nous a baladé 5 heures en nous permettant d'aller d'îles en îles pour observer des tortues, des milliers de poissons et des hordes de stupides touristes entassés sur les mêmes plages.

Parati, ancienne ville coloniale, entourée d'un vaste archipel d'îles paradisiaques. A droite : Rock in Rio, notre joli bateau 
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Souhaitez-nous bon courage pour les 18 heures de bus nous séparant de notre destination.


Sur ce, on vous dit à bientôt les boloss.


Les Villégiateurs.


MàJ : Nous sommes bien arrivés à Florianopolis. Tout le monde a dormi comme des bébés !

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Bonjouuuuur tout le monde ! Nouvel article écrit depuis la grande et magnifique ville de Buenos Aires, berceau du tango et de nos amis nazis en cavale. Au risque de décevoir notre communauté des boloss, on ne va pas vous le cacher, mais cette dernière semaine a été relativement pauvre en émotions.


Lorsque nous nous sommes quittés, nous étions tout juste arrivés à Florianopolis, île connue pour ses longues plages paradisiaques, ses grandes et nombreuses dunes, ainsi que pour les multiples randonnées offrant des points de vues panoramiques sur l'ensemble de l'île et le continent. QUAND IL NE PLEUT PAS. Comme dirait Mr Le Roux, ami de Vincent : "Oh noon trop la loose, c'est vrai que Floripa, quand il pleut c'est très limité". Nous avons découvert qu'il pleuvait beaucoup sur les cons ... Notre arrivée a signé le début d'un sale temps, qui n'aura finalement pas perduré longtemps après notre départ. Du coup, nous n'avons pas fait grand chose pendant 3 jours, à part manger des BBQ au sec, surfer sur une dune entre deux averses, et courir sous la pluie. Nous avons donc été naturellement chassés de Floripa à coup de grosses gouttes dans la gueule. On s'est donc dit "ça se trouve, il fera beau à Iguazu". Hahaha les cons, s'ils savaient ! QUE NENNI.

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Après un autre petit trajet de bus (juste 14 heures hein), nous avons débarqué à Foz do Iguaçu, afin de voir les cataractes du côté brésilien. Heureusement pour nous, la météo nous a laissé un jour de répit avant de nous rattraper. Nous avons donc pu contempler (de loin) les gigantesques cascades s'abîmant dans les profondes fosses du diable. Ce fut un des spectacles les plus impressionnants qu'on ai eu la chance de voir, jusqu'au lendemain, lorsque nous avons pu les voir du côté argentin. Nous avons donc traversé la frontière, et dit adieu à notre bon vieux Braziiiiil.

Chutes d'Iguazu vues du côté brésilien 

Ce qu'on aura finalement retenu du Brésil :

- Les caïpirinhas bien dosées (on les regrettera rapidement en Argentine),

- Le déhanché langoureux des Brésiliennes lorsqu'elles twerk.

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A nous donc l'Argentine ! Le dépaysement n'est pas choquant, si ce n'est un niveau de vie qui nous semble légèrement inférieur à cause de la crise que le pays traverse. Bref, notre aventure argentine a commencé du côté des chutes d'Iguazu, avec des points de vues beaucoup plus impressionnants que la veille. Malgré une petite averse (que dis-je, un énorme déluge, il y avait plus d'eau dans le ciel que dans les cataractes), cette journée restera longtemps gravée dans nos mémoires.

La faune tropicale d'Iguazu 
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L'étape suivante est le trajet pour aller à Buenos Aires : 18 heures de bus sans pause avec une compagnie low-cost. Cette nuit restera aussi marquée dans nos mémoires. Tout avait très bien commencé, dans un bus digne de la business class des avions, dans lequel nos cinq villégiateurs se sont doucement laissés tomber dans les bras de Morphée... Jusqu'à l'arrivée impromptue de Miguel, notre stewart probablement ancien paramilitaire ayant commis d'atroces exactions sur des civils, qui nous réveilla et nous vira du bus à coups de "VAMOS ! VAMOS ! VAMOS !" pour nous déporter dans un frigo roulant au confort sommaire (notre respiration faisait même de la buée). Un grand merci à Vincent, qui récupéra les affaires que Lucas avait disséminé dans la panique (rien d'important rassurez vous, juste sa CB et son permis). Le coup de grâce fut lorsqu'il nous envoya en pleine figure nos plateaux repas (qui étaient dégueulasses) en pleine nuit, alors que nous venions tout juste de retrouver difficilement le sommeil, avant de trainer son sac-poubelle tel un cadavre dans l'allée. Bref, vous l'aurez compris, cette expérience traumatisante nous a permis de rester encore plus soudés et unis face aux dangers que l'Amérique du Sud recèle.

La nuit va être longue ... 

Tout ça pour dire que nous sommes bien arrivés à Buenos Aires, fatigués et les nerfs à vif, certes, mais notre intégrité physique toujours intacte. L'objectif principal de cette semaine à venir sera l'acquisition de TAPTAP, notre futur camping-car, vieux coucou de 1989 au moteur bruyant mais increvable.


A la semaine prochaine les boloss.


Les Villégiateurs.

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Nous avons l'immense plaisir de vous annoncer que nous sommes officiellement propriétaires d'un magnifique camping-car Peugeot J5 de 1989 un poil brinquebalant, mais fonctionnel. Cela va sans dire, les démarches n'ont pas été réalisées en un simple claquement de doigt. Cet article sera l'occasion pour nous de vous conter nos nombreuses péripéties à base de contournement (légal) de loi et de festivités en tous genres.

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Malgré une importante fatigue en sortant du bus de Miguel, notre sommes globalement partis dans l'objectif de dormir peu, mais bien, Buenos Aires étant le dernier îlot de civilisation avant la Patagonie. Nous n'allons donc pas vous mentir, notre budget alcool a été largement supérieur aux budgets logement et nourriture confondus.


Tout d'abord, nous avons pris un logement à San Telmo, quartier bohème et très vivant. Le premier matin, nous nous sommes réveillés au milieu d'un immense marché artisanal, et avons fini la journée en dansant au milieu des nombreuses fanfares ambulantes qui arpentaient le quartier. Mention spéciale aux Argentins dont l'endurance tout le long de la nuit nous a étonnée, alors que nous, pauvres français, avions l'impression d'être au milieu de la nuit dès 22 heures.

Je crois qu'ils sont content

Parallèlement à l'ambiance festive, nous avons enfin découvert notre futur véhicule, et autant être sincère avec vous, il nous a fallu du temps pour l'apprécier à sa juste valeur. L'ancien propriétaire n'avait fait aucun effort pour le rendre présentable, et était constamment flou dans ses réponses. "Vous avez les factures des anciennes réparations ? Ah mais il y a pas eu de réparation, moteur is good, very good". Malgré une cellule de vie a la propreté douteuse, force est de constater que le moteur is plutôt good en effet. C'est après ce constat et une seconde visite pour le tester que nous avons pris la décision de compter sur nos talents de bricoleurs (hahaha les cons) pour l'acheter en l'état et l'améliorer à notre convenance. Petite déception pour notre frigo que l'ancien propriétaire "n'avait pas réussi à régler" qui, finalement, ne marche tout simplement pas. Mais nous sommes des personnes résilientes pleines de ressources et donc nous pouvons vous dire que ce frigo, nous allons le faire fonctionner du feu de Dieu.


Même si notre ami TAPTAP nous a occupé beaucoup de temps, nous avons pu profiter pleinement de Buenos Aires. Nous avons apprécié flâner dans le Centro et dans les nombreux parcs de Palermo, traverser de part en part le quartier de la Boca, et même s'essayer une fois au casino (à la base c'était juste pour retirer des liquidités sans frais de commission, car en Argentine c'est un beau bordel pour retirer du cash : 11€ de frais pour 85€ retirés).

Le Centro en haut, aux airs de grande ville méditerranéenne - La Boca en bas, quartier populaire et coloré  

La deuxième partie de la semaine s'est déroulée à Palermo, quartier très jeune et festif. Nous pensions cela impossible, mais nous avons encore plus fait la fête qu'en début de semaine. Nous avons assisté à un concert de percussions mémorable, et nous nous sommes retrouvés au milieu d'une soirée (très) gay (mémorable aussi). Bref, d'un point de vue festif, c'est un sans-faute.

Le fameux concert de percussions devant lequel nous nous sommes trémoussés 2 heures durant

Une journée de la semaine a été entièrement dédiée aux démarches administratives pour l'achat de TAPTAP : le principe du "poder" est le seul moyen en Amérique du Sud qui permet à des voyageurs d'acheter un véhicule et de traverser avec toutes les frontières librement et en toute légalité. La démarche du "poder" est que le propriétaire cède entièrement les droits (conduire et vendre) de son véhicule à un tiers, sans transférer la propriété. Cette sombre bizarrerie administrative se traduit par l'effet en cascade suivant :

- La famille SCHRÖTER (nom non-contractuel), porteuse de chaussettes sandales et mangeuse de spätzle, a acheté le véhicule d'occasion en Allemagne et l'a importé en Amérique du Sud, agrandissant ainsi de quelques membres la diaspora allemande au sein de l'Argentine.

- Après un temps inconnu de voyage, nos gentils buveurs de Rotbäckchen ont, avec la bénédiction du "poder", accordé leur droit de conduire et de vendre le véhicule à une famille argentine désireuse d'acquérir un modèle increvable de camping-car.

- Au bout de 8 mois à manger des barbecues en Patagonie, l'adorable famille OLIVIERA, détentrice des deux mioches les plus insupportables de tout l'hémisphère sud, ont décidé de vendre leur camping-car à un groupe de Français incroyablement charmant et à la plastique presque parfaite.

- De ce fait, la famille SCHRÖTER a accordé le droit à la famille OLIVIERA de nous accorder le droit de conduire le véhicule, et éventuellement d'accorder ce droit à une autre personne. Bref, un beau bordel.


Applaudissements soutenus à Lucas, qui a du téléphoner à sa banquière en France aux aurores d'un lendemain de fête pour lui expliquer qu'il devait faire un transfert d'argent vers un compte aux US appartenant à des argentins, pour acheter un véhicule allemand, tout en passant par une agence de virement à bas coût située en Belgique. Cette justification fut longue et coûteuse étant donné qu'elle fut facturée de 50€ en hors forfait.


Bref, après de longues heures à attendre dans des préfectures et quelques coups de tampons bien placés sur des jolis papiers, nous avons pu quitter Buenos Aires (après avoir remis la baie vitrée de TAPTAP qui s'était détachée). À nous la vraie liberté de pouvoir arpenter à notre bon vouloir la belle et délicieuse Patagonie.

En attendant l'article de la semaine prochaine, où nous vous raconterons comment se déroule la petite vie de la communauté des Villégiateurs dans le camping-car, une petite photo de notre Taptap au bord du lac de San Miguel de Monte :

Il est beau notre Taptap, hein ? 

Prochaine étape : la Péninsule Valdès, endroit connu pour concentrer une faune exceptionnelle, ce qui sera l'occasion pour nous de voir des baleines, des phoques ainsi que des lions et éléphants de mer.


À la semaine prochaine les boloss !


Les Villégiateurs.

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Publié le 6 novembre 2019

Avez-vous déjà entendu parler de la loi de Murphy ? "Tout ce qui peut mal se passer, se passera forcément mal". Belle introduction pour un article de blog de voyage, qui plus est juste après l'achat d'un camping-car, non ? C'est parti pour le récit de cette semaine absolument délirante.


Quand nous nous sommes quittés, nous étions en partance de Buenos Aires. A l'aide de notre Taptap favori, nous avons traversé le nord de la Patagonie en faisant d'abord une escale à San Miguel de Monte (avec un restaurant gastronomique à 5€ s'il-vous-plaît), puis à Mar del Plata où nous avons bricolé Taptap sur le parking du magasin de bricolage. D'ailleurs, si quelqu'un a besoin d'un renseignement sur le magasin Easy de Mar del Plata, nous connaissons parfaitement l'emplacement de chaque référence après y avoir passé un après-midi entier et y avoir effectué une quinzaine de passages en caisse. Après ça, nous avons parcourus l'équivalent d'un Vannes-Munich en deux jours, à 80km/h maximum au milieu d'un paysage plat, monotone et incroyablement droit. C'était long, mais très dépaysant.

Les joies du voyage en camping-car 

Jusque là, tout va bien.


Le début de cette descente aux enfers eut lieu en plein milieu de la campagne lorsque Vincent se rendit compte que notre bon vieux Taptap avait une fuite très (mal) localisée qui permettait à la pluie un trajet direct entre le ciel et son appareil photo caché au fond du placard. La microscopique quantité d'eau infiltrée a suffit à s'insérer dans les circuits électroniques et rendre l'appareil inutilisable. Quelle chance. De ce fait, les photos que vous verrez dans cet article sont dégueulasses, car on a beau dire, Vincent est un excellent photographe, et surtout il a un appareil photo mieux que nous.


Prochaine étape : Puerto Madryn, point de chute obligatoire pour tout bon touriste désireux d'aller sur la péninsule Valdés. Au programme : rien d'interessant, de pédagogique ou de marrant. Nous avons passé notre temps à poupouner (réparer) notre Taptap :

- Tout d'abord, nous avions caressé l'espoir de voir ce bon vieux frigo puant fonctionner sur batterie. Mais que nenni, le délai de réparation était trop élevé et les dates ne correspondaient pas avec notre expédition sur la péninsule. De ce fait, on évite toujours d'ouvrir le frigo qui laisse échapper une odeur pestilentielle, embaumant très efficacement la totalité du volume de notre véhicule (presque autant que nos pieds), et nous poussant ainsi à faire des activités à l'extérieur. C'est bon pour la vitamine D mais pas pour nos naseaux.

- La mise à niveau des liquides et la vidange, qui nous ont coûtés étonnement cher par rapport au temps de travail requis. Ce même garagiste nous a aussi fait une "révision complète" en 5 minutes, ce qui est étonnement rapide pour un véhicule ayant connu la chute du mur de Berlin. Plus vieux que Seb, c'est dire.

- A force de déambuler dans les magnifiques rues (non) très animées (non plus) de Puerto Madryn, nous avons fait l'heureuse connaissance de Sancho le clou, qui a aggrandi la famille des Villégiateurs en trouvant un coin très confortable au sein de notre pneu arrière droit. Sa présence, bien qu'agréable, a signé l'arrêt de l'étanchéité de ce dernier. Malheureusement pour nous, la référence du pneu en question est totalement absente du continent sud américain, et les frais d'importation depuis l'Europe sont exorbitants. Le dernier vendeurs de pneu que l'on a rencontré (on a fait toute la ville) nous a formellement déconseillé de faire la péninsule Valdés sans pneu de rechange.

Puerto Madryn - Rencontre avec Sancho le clou 

C'est sur ces mots que nous nous sommes retrouvés sur les pistes sinueuses de la péninsule, toujours accompagnés de Sancho le clou dans le pneu de rechange. Et heureusement, les pneus ont tenus le coup. Mais Taptap, beaucoup moins. Ce qui va suivre est le récit de ce que nous avons bien cru être sa mort.


Il faut savoir qu'à première vue, les routes semblent largement praticables pour notre bon vieux Taptap. Des pistes de terre, rien de plus. Cependant, nous nous sommes rendus compte que les chemins sont constellés de "stries", sortes de vaguelettes en terre en forme de tôles ondulées se répétant à l'infini qui ont gravement mis à l'épreuve les suspensions primitives de Taptap. En roulant à 20km/h, on ne s'entendait même plus parler et nous avons eu quelques frayeurs quant à l'intégrité physique de notre mobilier. Cette frayeur s'est muée en effroi quand nous avons constaté une épaisse fumée blanche s'échappant de notre boite à gant. Ni une ni deux, arrêt du véhicule. Inspection générale (incomplète) du capot. Rien de cassé du côté mécanique, et vraisemblablement non plus du côté électrique. Nous sommes donc repartis l'esprit léger, boloss que nous sommes.


Seul un fusible que nous n'avions pas vu avait sauté.


Ce mystérieux fusible, très facilement visible, contrôle une certaine ventilation qui permet de réguler la température du liquide de refroidissement, qui elle, régule la température du moteur. Sans ce fusible, pas de ventilation. Le liquide rentre en ébullition. Le moteur surchauffe. Les Villégiateurs paniquent.


Imaginez la scène suivante : nos cinq voyageurs, après avoir constaté une épaisse fumée s'échappant du moteur, pilent au milieu du désert, et constatent que le moteur gerbe des hectolitres d'un sombre liquide sur le sol, le tout dans un fracas assourdissant. Les deux mains sur la tête, le regard hagard, nous avons très rapidement entamé la démarche du deuil de Taptap. Des tours opérateurs se sont arrêtés, et ont proposé de prévenir les ranger, que nous attendons toujours à l'heure actuelle.

En panne au milieu du désert 

Mais les Villégiateurs sont pleins de ressources, même dans les moments les plus funestes. Nous avons donc fait à manger, car la première étape du deuil est le déni.


La tension redescendue et la température d'huile refroidie, nous avons inspecté le moteur. Première bonne nouvelle : il fonctionne. Deuxième bonne nouvelle : il ne pleut pas. Mauvaise nouvelle : le liquide ne peut plus se refroidir. C'est parti pour l'opération McGiver (ou gitan selon les préférences) afin de localiser la panne : destruction d'une multiprise, dénudage des câbles et test des ventilateurs. Troisième bonne nouvelle : ces derniers fonctionnent ! Ils ne sont juste pas actionnés lors de la montée en température du moteur. Le problème vient donc soit du capteur de température, soit de son raccordement. Dans tous les cas, non réparable sur place avec les moyens du bord.


Pour rentrer, nous avons dû instaurer une mignonne petite routine pour optimiser les 52km qui nous séparaient de la ville :

1) Parcourir exactement 2,3km, chauffage à fond pour évacuer un maximum de chaleur jusqu'à la limite critique de surchauffe du moteur.

2) S'arrêter et siphonner buccalement le brûlant liquide de refroidissement. Imaginez les cinq compères se relayant successivement selon l'ordre du pierre feuille ciseaux pour aspirer l'eau dans un tuyau d'arrosage jusqu'à avoir du liquide brunâtre et chaud plein la bouche. Cette opération menait systématiquement à des spasmes et de violentes nausées. Suivait une longue phase de récupération, la respiration haletante, le regard au loin, les mains sur les hanches et les yeux mouillés en attendant que l'envie de vomir parte.

3) Remplir le circuit avec de la nouvelle eau toute fraîche.

4) Attendre patiemment 15 minutes (ce qui correspond à exactement à 3 parties de cartes du "jeu de John") le capot ouvert que le moteur refroidisse.

5) Dire à tous les bons samaritains qui s'arrêtent que "Si si, qué bien, esta good don't worry! Vamos au village d'à côté but muy lento".

6) Une fois le moteur à 60°C, claquer ce bon vieux capot et revenir à l'étape 1, puis réitérer la procédure jusqu'à arriver à destination.

49sec de galères 

23 routines plus tard (soit 8h34 de route), nous sommes finalement arrivés à Puerto Pyramides, seule petite bourgade de la péninsule. Un vieux goût d'eau saumâtre au fond de la gorge, les lèvres gercées et l'haleine putride à force de pomper l'infecte liquide, mais nous étions sains et saufs malgré des nerfs extrêmement à vif.


Le lendemain matin, nous avons demandé à la station service si un mécanicien travaillait à proximité. La réponse fut sans équivoques et unanime : "Il faut aller voir Martin !" (se prononce Martine). "Il travaille au Yellow Submarine". C'est donc parti pour la quête "A la recherche de Martin", figure légendaire de Puerto Pyramides. Après avoir parlé à une pléthore de villageois, chacun indiquant une direction différente et certains étant aussi à sa recherche, nous sommes finalement tombés sur Martin le Grand, dieu vivant de la mécanique automobile qui nous a bidouillé un câble permettant d'activer manuellement la ventilation du moteur en échange de deux canettes de bière. Précisons qu'à peine partis, Lucas s'empressa de cramer le fusible que Martin venait d'installer en effectuant mal l'acte simplissime du branchement. Retour à la station service pour se munir d'une quantité suffisante de fusibles pour effectuer les 150km nous séparant de Trelew, ville étape suivante de notre périple, avec Lucas dans le coffre.


Cependant, nous n'allions pas partir de la péninsule sans avoir vu la fameuse faune locale. Nous sommes donc partis à pied (nous ne prendrons plus jamais de risques avec Taptap, c'est mort) en direction de la colonie de lions de mer la plus proche sur le bord des pistes. Une heure de marche plus tard après avoir traversé des nuages de poussière soulevés par les véhicules qui passaient sans nous prendre en stop, nous avons enfin pu contemplé les fameuses otaries bien connues de la péninsule dont le quotidien se résume à dormir, gueuler, se bagarrer et se prélasser. Grosse cerise sur le petit gâteau : gros remous dans l'eau à une cinquantaine de mètres du rivage. Une baleine et son bébé percent la surface de l'eau. Enfin ! Quel spectacle. Nous avons eu la chance de voir une des plus grandes espèces vivante actuelle dans son habitat naturel. La classe, hein ?

Paysage au style un peu américain - Photos d'animaux de très bonnes qualité 

Nous sommes finalement repartis de Puerto Piramides avec pleins de choses à raconter, et quelques photos dégueulasses à montrer. Arrivés à Trelew, tous nos problèmes se sont résolus très rapidement : commande des ventilateurs réparée, Sancho expulsé et pneu rabiboché.


Nous sommes en train de remettre en question la traversée de la Carretera Austral, piste de 1300km perdue au milieu des fjords et des montagnes au sud du Chili, sachant que notre bon vieux Taptap n'a pas tenu 40km ici. Les boloss que nous sommes ont l'air bien parti pour prendre la mauvaise décision.


Prochaine étape : Punta Tumbo, plus grande colonie de manchots au monde, puis route vers la cordillère des Andes, et plus précisément au parc naturel de Los Alerces.


A la semaine prochaine pour de nouvelles aventures les boloss.


Les Villégiateurs.

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Publié le 15 novembre 2019

Amis du soir bonsoir, amis du jour bonjour, amis de l'après-midi ... bah bonjour aussi !


Un peu moins d'une semaine s'est écoulée depuis le dernier article, et malgré tout, il y a des événements à raconter (pas tous plaisants).

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Nous allons commencer cet article dans la joie et la bonne humeur. Début de semaine dernière, après la péninsule Valdès dont on garde d'excellents souvenirs, nous avons séjourné quelques temps à Trelew. Il s'agit d'une ville sympa (mais pas trop), particulièrement reconnue pour sa monotonie et son insécurité (il ne nous est rien arrivé de ce côté-là bien heureusement). Croyez-le ou non, nous avons trouvé le moyen d'y rester trois jours sans trop s'en rendre compte. Qu'est-ce qu'on y a fait ? On n'en sait rien. Ah si, un musée sur les dinosaures où on a vu des reconstitutions de gros tibias ainsi qu'un film d'une demi-heure devant lequel tout le monde a dormi. Pourquoi Trelew alors ? Pour les manchots nom d'une pipe ! C'est la ville la plus proche de Punta Tumbo, plus grande colonie de manchots au monde comprenant plus d'un million d'individus (apparemment, on n'en a comptés 10 000 à tout casser).

Heureusement qu'ils sont morts depuis belle lurette 

Pour une fois, l'appareil photo de Vincent nous a pas trop manqué, vu que nos amis les manchots passaient tranquillement à moins d'un mètre de nous, nous confortant dans notre impression d'être insignifiants. Cependant, cela ne nous atteint pas personnellement venant de créatures ni adaptées pour la mer au vu de leur difficulté à y entrer sans se faire ramasser par les vagues, ni sur terre vu leur démarche chaloupée absolument ridicule.

 Tous gentils tous mignons
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Après avoir perdu notre temps à Trelew, nous avons enfin traversé l'Argentine d'Est en Ouest. Ce qui devait au départ être un simple trajet de 10 heures s'est avéré être un magnifique roadtrip au milieu de paysages composés de ravins tintés de rouges et de petits villages perdus au milieu du désert. On se croyait en Arizona en plein far west. Nous avons particulièrement apprécié le repas à 800 pesos (12€) pour 5 devant une kermesse dans le minuscule village de Las Plumas, dont nous y étions l'attraction du jour.

Belles surprises au milieu du désert du centre de la Patagonie

Sauf que vous connaissez les Villégiateurs, n'est-ce pas ? Un bon moment est toujours accompagné d'une galère à cause de notre capacité d’anticipation et d'organisation qui est relativement proche du néant. De ce fait, nous nous sommes engagés sur une route de 687km avec un plein prévu pour 600km. Mais ne vous inquiétez pas, comme vous le savez, les Villégiateurs sont toujours pleins de ressources, et ont prévu des jerricans d'essence, que l'on a oublié de remplir... C'est donc arrivés sur la réserve à 70km de la prochaine station essence en plein milieu du désert, que notre Sebish national a eu l'honneur de siphonner 10L d'essence au premier poids-lourd qui nous a dépassé (d'agréable compagnie soit dit en passant). Cette expérience lui a été tellement plaisante qu'il l'a réitéré une deuxième fois alors qu'il avait déjà récupéré assez d'essence pour parvenir à notre destination. Il avait visiblement la volonté de se transformer en cocktail Molotov géant.

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Vient ensuite notre arrivée à Esquel, ville étape pour atteindre le parc naturel de Los Alerces reconnu pour ses montagnes jouxtant de vastes lacs aux eaux turquoises. Ses chemins de randonnées se comptent en centaines de kilomètres. Nous allons enfin pouvoir TOUS profiter de magnifiques paysages perdus au milieu de la nature, loin des routes et de la civilisation. Marcher TOUS ensemble à l'unisson, traversant ainsi de hauts cols enneigés et grimper au sommet des plus grands monts des Andes. TOUS sauf un. TOUS sauf celui qui a voulu s'essayer au skate, alors qu'il n'avait ni talent, ni équilibre.


Passons la scène suivante en slow-motion : Lucas, joyeux et guilleret comme à son habitude, s'élance à tout berzingue (non) sur une pente extrêmement raide (non plus) sur le skate de Vincent, afin de goûter aux joies transcendantes de l’adrénaline que procure les sports extrêmes. Cependant, après avoir atteint la vitesse phénoménale de 3,7 km/h, le pauvre garçon se rend enfin compte qu'il est plus adapté à du travail en bureau qu'à l'expérience de terrain. Panique totale, il était déjà trop tard. Comment arrêter un skate lancé à si vive allure, et cela sans aucun talent ? Lucas, animé par son faible instinct de survie, décide de poser le pied gauche à terre, qui est tout de suite happé par la vitesse délirante du goudron qui défilait sous ses yeux. Perte d'équilibre, la mort est proche. Mais par un sursaut de vie, Lucas décide de transférer son poids sur son pied gauche, dont la cheville avait déjà pris un angle inquiétant. Bonne nouvelle, le pied droit de Lucas n'est pas fracturé.


10 minutes plus tard : le pied dans de l'eau froide, Lucas joue sur l'auto-dérision pour ne pas avoir trop honte. Il sait déjà que les prochains jours vont être compliqués au vu de sa motricité réduite.

1 heure plus tard : le pied a pris une taille et une teinte inquiétante. "C'est pas grave ça va passer" déclara-t-il avec un sourire forcé.

10 heures plus tard, après une nuit presque blanche : "Y a pas un hôpital dans le coin ? J'ai assez mal en vrai". Lucas préfère rester dans le déni : il n'en a que pour une semaine ou deux de convalescence.

15 heures plus tard, sortant de l'hôpital un plâtre au pied, Lucas comprend enfin qu'il en a pour six semaines de plâtre (artisanal) avant que l'os de son pied se ressoude. Lucas développe actuellement une aversion traumatique pour le skate.

Il sourit mais en vrai il a mal (on garde la photo du pied gros comme un ballon, c'est trop dégueux désolé)

Heureusement pour lui, les six prochaines semaines seront composées essentiellement de randonnées et d'activités en extérieur. Il va pouvoir ainsi développer ses capacités de cuisinier et de technicien de surface vu qu'il restera dans TapTap toute la journée. Merci à lui. Souhaitez-lui une bonne convalescence.

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De retour dans le parc, les Villégiateurs dont l'intégrité physique est restée indemne ont profité de deux jours de belles randonnées au cœur des montagnes, apercevant même le fameux glacier du parc. Lucas, lui, a rangé le camping-car qui méritait un bon coup de nettoyage.

Grands lacs entourés de magnifiques monts enneigés - Et Taptap après le rangement efficace de Lucas 

Parlons maintenant des projets pour la suite. Au départ, nous avions prévu de descendre les Andes côté argentin par la belle Ruta 40, puis traverser la frontière chilienne jusqu'à atteindre Torres del Paine. Tout cela, avant de remonter dans une embarcation fluviale (ferry) nous permettant en théorie, si ce dernier ne coule pas sous le poids incommensurable de notre TapTap incontinent, de remonter une partie de la côte chilienne, puis de finir par la mythique Carretera Austral. Cependant, cette dernière est essentiellement composée de piste en terre (sur 1300km). Taptap n'en étant pas très fan (cf la péninsule...), nous avons décidé de nous diviser en deux groupes. D'un côté Sebish et Maëlle descendent en stop la Carretera Austral, de l'autre, Raph, Vincent, Taptap et Lucas l'infirme descendent la Ruta 40, qui elle est bien goudronnée. L'idée serait de se retrouver à Torres del Paine à l'extrême Sud du continent Sud Américain avant d’inter-changer les groupes puis de faire route inverse. L'idée étant de se retrouver tous ensemble à Bariloche au Nord pour continuer la route ensemble si tout se passe bien (lol). Ci-dessous une carte vulgarisant notre itinéraire pour ceux qui ne captent que dalle.

A gauche, le périple en stop à travers la Carretera Austral - A droite, le périple en Taptap sur la Ruta 40 

Sur ce, à bientôt pour de nouvelles aventures les boloss.

Les Villégiateurs.

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Mesdames et messieurs, salutations. Préparez-vous pour un article extrêmement long. Sortez le pop-corn et asseyez vous confortablement.

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Ici Raph, Vincent et Lucas en direct live du bout du monde (l’extrême sud du continent américain pour être précis). Il s’est déroulé 11 jours depuis notre dernier article. Est donc venu le temps de vous raconter nos péripéties le long de la Ruta 40 et de la Ruta del fin del mundo.

Commençons par le commencement. Après avoir lâchement laissé nos deux compères Maëlle et Séb au bord d’une sombre piste, nous avons tout de suite pris la direction du lac de Buenos Aires (rien à voir avec la capitale), notamment motivés par la volonté d’enfin faire nos preuves en espagnol sans l’aide de notre traducteur.


A peine sortis d’Esquel, voici que deux gentils auto-stoppeurs français attendent au bord de la route. Pressés de combler le vide laissé par l’absence des deux villégiateurs absents, nous les prenons sans hésitation à bord de Taptap. Nous ferons donc plus de 600 bornes avec Pauline et Pierre, deux routards bien sympathiques qui nous auront appris le « Cambio », jeu de carte où il faut réfléchir pas mal (on restera donc sur notre jeu de John habituel).


Arrivée donc à proximité du lac, avec notamment un superbe premier point de vue où le grand lac aux airs de mer intérieure côtoie les monts enneigés. Un véritable air de Patagonie digne des cartes postales. Seulement, c’est là où les emmerdes commencent (il en faut toujours). A 20km de Los Antiguos, ville frontière avec le Chili (dont le passage est obligatoire pour mettre à jour les papiers de Taptap), notre petit camping-car décida qu’il s’était déroulé trop de temps depuis la dernière panne (une semaine et demi).

Chile Chico entre hommes virils 

Passage de vitesse, suivit d’un bruit anormal étonnement grave, puis léger choc, comme si quelque chose s’était décroché. A partir de ce moment-là, le bruit du moteur fut multiplié par 50 000 (oui oui). L’objectif étant de rentrer en un seul morceau, nous avons fait les 20 dernières bornes qui nous séparaient de la ville à 20km/h, Taptap laissant échapper un bruit qui faisait penser à celui d’un vieux tracteur de l’entre-deux guerre. « C’est peut-être l’échappement qui a un problème, non ? ». « Aucune idée ». « J’avoue je sèche ». Les trois meilleurs mécaniciens ensemble, quelle idée de génie. Malgré le tintamarre produit, Taptap avance. Ce sera donc le début de la quête « A la recherche des mécanos de Los Antiguos », qui nous occupera une bonne grosse demi-journée. Nous avons donc eu l’opportunité d’arpenter en long en large les différents quartiers de la ville (pas bien grande pourtant), chacun ayant son propre mécano, qui est soit fermé, soit abandonné, soit absent. C’est à cette occasion, en attendant le retour d’un mécanicien visiblement absent sur son terrain, que nous avons eu la chance de faire la connaissance de Hargno le chien. Nous voyant sur son territoire, il a feinté à plusieurs reprises de nous lancer des charges au grand malheur de Lucas l’éclopé qui peinait à s’enfuir. Nous sommes enfin tombés sur la perle rare qui nous ressoudera finalement une partie de l’échappement qui s’est effectivement décroché. Un point pour Vincent qui avait vu juste.


S’ensuivit le premier passage de frontière qui se passera sans accroc, et notre arrivée à Chile Chico, première ville chilienne que Taptap eut l’occasion de traverser. Relativement peu de différences avec son voisin, le Chili se fera tout de même remarquer pour ses prix de restaurants et de bières prohibitifs. Les jours passés dans ce pays ne seront donc pas sujets aux économies. Au programme à Chile Chico : enlisement total. Nous avons réussi à passer plusieurs jours dans cette bourgade sans rien faire d’incroyable, si ce n’est d’embourber Taptap dans une vaine tentative pour aller visiter le parc national d’à côté. «ça passe crème avec votre camping-car » qu’ils disaient à l’office de tourisme, alors que ça passe jamais crème avec Taptap.


En partant de Chile Chico, nous recevons des nouvelles de nos deux amis aventuriers d’au-delà la montagne. Nous apprenons de ce fait qu’il n’y a pas de ferry dans notre sens à nos dates pour faire la Carretera Austral en stop après. Changement de programme, donc : nous irons dans le Sud chilien (au lieu du sud argentin), avant de rejoindre les deux compères et visiter tous ensemble Torres del Paine, El Calafate et El Chalten.

Roadtrip vers le bout du monde 

Nous reprenons ensuite notre route vers le Sud côté argentin. Joie est de constater que Taptap a tenu le choc à ce moment décisif du voyage : dans cette partie de la Patagonie, chaque village étant séparé d’au moins 200km de désert, un énième caprice de notre bon vieux Taptap aurait été des plus difficile à gérer.

Arrivée finale à Punta Arenas, plus grande ville australe du monde. L’occasion pour Vincent de trouver un appareil photo (échec), Taptap de trouver deux nouveaux pneus flambants neufs (car oui on a encore crevé) et pour Lucas de vérifier que tout va bien dans son pied en faisant une radio. Seulement voilà : tout ne va pas très bien dans son pied. C’est le début de l’aventure à part de Lucas que l’on nommera : «Lucas et le pied maudit ».


Petit cours de biologie niveau CM2 : lors d’une quelconque fracture, l’os rompu, animé par un système immuno-réparateur généralement efficace, se rapproche de son ancienne position, puis se ressoude au reste du corps. La magie du vivant, magnifique n’est-ce pas ? Le problème de Lucas, c’est que son bout d’os, lui, a décidé de se faire la malle. Il s’est écarté. Oui oui. Remercions la technologie et le progrès pour permettre à des gens comme Lucas de ne pas mourir vite, son anatomie n’étant visiblement pas adaptée pour affronter ce monde hostile.

Vous vous rappelez de Sancho, le clou qui nous a rejoint quelques jours au sein d’un des pneus de Taptap ? A présent, nous aimerions que vous fassiez un accueil tout aussi chaleureux à Pedro la vis, qui nous suivra tout au long de ce périple à travers le pied de Lucas, et d’ailleurs tout au long de sa vie. Vous comprendrez ainsi le lien avec le titre de l’article.


Faire un résumé court et cohérent des démarches de Lucas pour l’assurance et l’hôpital serait vain. Sachez seulement que si vous avez besoin d’une visite guidée de la clinique Magallenes de Punta Arenas, Lucas se ferait un plaisir de vous faire le tour, tant il a passé de temps à vagabonder de services en services. De plus, petit conseil de Lucas : n’hésitez pas à prendre deux assurances voyage au lieu d’une, au cas où l’une refuserait de couvrir des frais suite à une blessure en skate. Surtout quand l’opération coûte l’équivalent de 8 000€.


Ainsi donc, pendant que l’ami Raph et l’ami Vincent voyaient du paysage, Lucas, lui, remplissait de la paperasse et attendait à l’hôpital une réponse de l’assurance. Les démarches ont duré tellement longtemps que nos trois villégiateurs ont même décidé d’avancer jusqu’à la ville de Puerto Natales située à 3 heures de route et rejoindre ainsi les deux autres amigos qui arrivent en ferry.

Certains s'amusent, d'autres non 
Puerto Natales, entre ville, mer et montagnes 
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Revenons quelques jours en arrière, les deux villégiateurs SVF (Sans Véhicule Fixe) se retrouvent sur le bord de la route avec pour objectif premier de passer la frontière en stop. Arborant fièrement une attitude positive avec leur sac de tortue sur le dos, ils auront dû prendre 4 voitures pour réaliser les 40kms qui les séparaient de la frontière, le tout en 4h sous le soleil … et 4h c’est long quand on a rien à faire !

Première mission réussie cependant, nous arrivons du côté chilien, sans moyen de paiement ni aucune idée du coup de la vie locale. Quel fut donc notre surprise quand on nous demanda le double du prix pour une chambre d’hôtel comparé à l’Argentine … Maëlle voulait déjà rentrer … en plus il faisait « froid » qu’elle dit.


Futaleufu est une charmante ville de montagne aux paysages fabuleux … mais tristement vide hors saison. On décida donc de rejoindre la très fameuse route australe (après s’être rencardé sur ce que l’on pouvait y visiter). Après avoir attendu une durée interminable, un paysan nous proposa de nous avancer de 17km à l’arrière de son pick-up à la benne fissurée et poussiéreuse. Plus content que jamais, nous sommes montés à l’arrière mais après avoir failli mourir environ 3 fois au vu de sa conduite. Il nous a déposé et nous revoilà au milieu de nulle part, à 60km de notre destination.

Retour à la case départ avec un professeur de droit de 77 ans (pas de retraite quand on aime le travail).

En bon villégiateurs que nous sommes, l’anticipation est une de nos valeur les plus mises en avant. C’est donc avec 20€ en poche chacun que l’on part pour 600km avant le prochain distributeur en pensant que « ça vaaaaaa, on peut payer en carte de toute façon ». LES CONS !


Gustavo (nom donné à l’ensemble de nos chauffeurs), après nous avoir gentiment payé le petit déjeuner (presque le seul repas de la journée), nous dépose au glacier suspendu. L’entrée au parc ainsi que la nuit au camping nous a aspiré tous les sous qui nous restait, et sans nourriture pour le soir, on est allé dans un restaurant avec 3€ en demandant l’aumône.

Le goût d’une barquette de frites prend alors une toute autre saveur, et Sergio le gérant du resto est revenu avec deux pavés de saumon « on the house » qui restent encore dans nos papilles.

L’idée du soir : Se réveiller le lendemain à 6h, faire la rando sous le beau temps pour pouvoir faire le glacier et parcourir les 200kms qui nous séparent de l’autre ville pour MANGERRRR.

Ce qu’il s’est passé : Réveil à 6h sous la pluie, repoussé jusqu’à 9h TOUJOURS SOUS LA PLUIE et c’est en discutant avec Gustavo le forestier qu’il nous déconseille la randonnée car on risque de se prendre des arbres sur la tête. Ils sont fous ces chiliens !

La vue du haut de la montagne de Futaleufu & le glacier suspendu  

Illumination de la journée : Au retour du glacier, on trouve une voiture directement ! Mais il est 11h, on a toujours pas mangé et on ne mangera pas avant 15h.

Mama Grande a Coyhaique se souvient encore de nous tellement on a mangé après notre jeun forcé.

On ne verra rien de cette ville si ce n’est que le distributeur que l’on a vidé de tout cash pour ne pas se faire avoir une deuxième fois. Direction Cerro Castillo, pour une randonnée de 7 heures.

Arrivés là-bas, la pluie, le vent et le froid décident de nous accompagner dans un refuge où l’on rencontrera tous nos compagnons qui eux, descendent cette route à vélo.

Il faut bien comprendre que ces gens sont des GRANDS MALADES. C’est comme si on décidait de traverser les Alpes en vélo, chargés chacun de plus de 50kgs, avec des routes de terres et de cailloux, ainsi que la pluie et le vent contre soi.


On leur souhaite bon courage le lendemain matin et on reprend notre stop avec un nouveau compagnon qui n’y croit pas. 30 secondes d’attente et un chilien accompagné de sa maman nous amène à Rio Tranquilo pour visiter les cavernes de marbres. On mange au restaurant en arrivant avec Gustavo 2 & Gustava 1ère du nom (l’un des meilleurs trajets que l’on ait réalisé).

Les cavernes de marbres à Rio Tranquilo 


Deuxième échec en stop … 3h d’attente, pas une voiture … On prend donc un bus pour nous avancer à Puerto Bertrand. Très sombre village au milieu de nulle part qui a pour seule activité : Le rafting. Pas besoin de préciser que Maëlle ressort frigorifié, en hypothermie, au bord de la mort. La douche chaude qui brûle les mains n’était pas de trop.


S’en suit une dernière portion de la route, la plus belle que l’on ait eu la chance de voir. Gustavo 3 nous a permis de nous arrêter à de multiples reprises pour contempler le paysage qui s’offrait à nous.


Arrivés à Cochrane, accompagnés de Mme Pluie, on s’est posés chez Paty. Après avoir bougé tous les jours, avoir la possibilité de se poser un tant soit peu nous procurait un orgasme inespéré. Le dernier jour dans la ville, on part pour une rando autour du lac conseillé par notre MapsMe. Paty nous encourage à y aller et c’est en arrivant au début du sentier qu’on découvre … des barrières. Deux. Avec des poules, des paons et toute autre volaille nous indiquant que c’est un terrain privé. On décide de faire demi tour, sans prendre le même chemin. Les cons ! Après s’être presque fait attaqué par Médor, on se retrouve de l’autre côté de la rivière, au courant et à la profondeur qui ne nous permet pas de traverser pour retourner à notre point de départ. C’est donc après avoir escaladé les barrières de 8 propriétés privées, longé une base militaire et s’être griffé en passant dans les fourrés que l’on retrouve le chemin initial.

Tortel, le village des passerelles sur l'eau 

Pour finir, on a pris le bateau nous permettant de rejoindre nos joyeux compagnons et TapTap. Il va de soi que les tickets du bateau n’étaient pas réservés à l’avance et que l’on a commencé à s’en préoccuper la veille pour le lendemain. Vendredi soir, bureau fermé. Le bateau part le samedi et on se demande si il va rester de la place pour nous. On arrive le samedi matin, pas d’internet dans le bureau, elle prend donc une photo de nos passeports, l’envoie au capitaine et nous dit que c’est bon.

Le bateau !!!!! 

Regroupement imminent des Villégiateurs après deux semaines de perdition !

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Après avoir retrouvé nos deux autres compères qui revenaient en ferry depuis le sud du Chili, le groupe s’est de nouveau divisé en deux : d’un côté, ceux qui ne sont pas infirmes, iront voir l’un des parc nationaux les plus beaux au monde : Torres del Paine, tandis que de l’autre côté, l’infirme retournera à Punta Arenas se faire opérer.


Cet article a été écrit le 25 et 26/11, et l’opération du petit Lucas eut lieu le 27. Tout s’est bien passé, la vis est bien en place, et le petit bonhomme se porte très bien (grâce aux litres d’antibio et d’analgésiques qu’il a dans le sang). Avec son pied optimisé, fait de chair et de métal, Lucas aime rappeler (sûrement par fierté) qu’il flirte avec le transhumanisme et se rapproche un peu plus du cyborg que tout le monde rêve d’être (ne mentez pas). Malheureusement, il est vite rappelé à la réalité lorsqu’il doit parcourir plus de 50 mètres à pied en béquilles.


De leur côté, l’équipe des randonneurs de Torres Del Paine a connu pendant deux jours la situation de nombre de réfugiés clandestins après avoir pris la décision d’entrer dans le parc de nuit pour éviter de payer. Même plus la peine de spécifier que Taptap nous a encore fait des frayeurs sur la route, avec un fusible de ventilation qui a sauté nous rappelant de sombres heures passées dans la péninsule Valdès. Mais bon, cette fois, ça l’a fait.


Nous nous sommes couchés bien décidés à arpenter au matin les pistes de la mythique randonnée du W (dont nous ne ferons qu’une partie). Nous constaterons cependant dans un premier temps que le réveil fut difficile à cause de la route effectuée de nuit. Pas grave, on a toute la journée devant nous. Deuxième hic, n’ayant pas payé, nous n’avons pas de ticket, et ces bougres de la CONAF (gardiens des parcs nationaux Chiliens) contrôlent les tickets à l’entrée du sentier. Comme vous le savez, nous sommes pleins de ressources, nous avons donc improvisé une randonnée insipide sur de sombres sentiers inondés habituellement empruntés par des jeeps. Pas grave, la solution pour faire la randonnée le lendemain était toute trouvée : y aller de nouveau hors des horaires des gardiens. Nous y sommes donc allés le lendemain à 6h pétantes, avec une météo étonnamment clémente pour la Patagonie : pas un seul nuage.


Au bout des 10km de marche, nous y voilà : le mirador de Torres Del Paine, l’un des points de vue les plus emblématiques de toute l’Amérique du sud presque que pour nous. Notre virée matinale, en plus d’avoir l’avantage de la gratuité, nous a permis d’éviter les hordes de touristes. Nous pouvons donc apprécier ce spectacle sans avoir l’impression d’être dans une attraction touristique de masse. Petite pensée pour Lucas qui se faisait charcuter le pied en direction-live à 300km de là.

Un des points de vue les plus beaux d'Amérique du Sud 

Sur le chemin du retour, nous nous rendons compte de la chance que nous avons eue d’y avoir été avant tout le monde en voyant le flot ininterrompu de touristes en sens inverse. Comble de la chance, lorsque nous sommes arrivés sur le parking, nous constatons que le temps s’est couvert et que les nuages doivent gâcher le spectacle de ceux qui sont arrivés en haut quelques heures avant nous. Bref, c’était une excellente journée (désolé Lucas).


A présent, nous laissons derrière nous les pintes à 5€ pour retrouver les bons vieux litres de Pilsen (bières bas de gammes) à 1,5€. En effet, nous retournons en Argentine tous ensemble, direction El Calafate, El Chalten, puis finalement Bariloche plus au nord. Cela présage beaucoup de kilomètres à avaler pour notre Taptap !


A la prochaine pour de nouvelles aventures.


Bolossement votre.


Les Villégiateurs.