Carnet de voyage

¡ Tchévéré !

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Historietas de la vida cotidiana en America Latina
Septembre 2018
25 semaines
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Publié le 24 mai 2019


Le compte à rebours est lancé : il nous reste 4 jours entiers avant de monter dans l'avion. Alors bon, comme après l'heure ce ne sera plus l'heure, voici nos dernières péripéties chiliennes en version rapidissimo.


Belle vue depuis le hublot !

Nous atterrissons donc à la capitale, Santiago du Chili. Seconde fois mais séjour tout à fait différent. Nous trainons dans le quartier Yungai, un peu le Neudorf de Santiago en moins bobo, plus arty.

Au programme, musée des sciences naturelles, musée de la mémoire qui relate le coup d'état de Pinochet (si vous ne connaissez pas encore bien cette histoire, renseignez-vous c'est ahurissant). Le reste du temps nous avons chillé (haha) dans le parc de la Quinta Normal, jouant aux cartes, lisant, dormant, regardant les passants. Presque la routine!

Santiago

Impatients d'aller vers le sud, nous visons la région d'Entre Lagos. Le couchsurfing tombe à l'eau, et le Chili c'est cher, comme chez nous. Après avoir poireauté plus de 5h dans la ville d'Osorno, nous finissons par dormir à Anticura, dans un camping-réserve (et il fait vraiment froid!) à 5 km de la frontière argentine. Le lieu est magique avec ses cascades à deux pas. Le gérant est super sympa quoique difficile à comprendre (le Chili quoi!) et calé sur les randos à faire dans le coin. Et c'est parti pour un trek de deux jours carrément fermé dans la forêt jusqu'à arriver à la lagune entourée de roche volcanique. Nous n'avons croisé PERSONNE !




Anticura le parc national

Les vues du camping-réserve d'Anticura:


Pour repartir, un chauffeur de camion nous emmène jusqu'à Osorno en stop, histoire de partir vers Puerto Montt et s'approcher de la Patagonie. Dernière nuit "de luxe" en Airbnb avant une longue série de tente à Chaiten. Pour y aller, nous prenons un bus qui emprunte trois fois le ferry...magique !



Puerto Montt, ferry, peace et vues depuis le bateau

Nous approchons Chaiten et le décor est splendide. Le parc Pumalin est mon préféré du voyage. Pour l'anecdote, il appartenait au PDG de North Face qui, à sa mort, a souhaité le léguer à l'Etat. Bonne ou mauvaise... l'idée de le convertir en Parc National fait débat. Un gardien de parc qui nous a pris en stop nous expliquait ne pas savoir s'il pouvait encore y travailler la semaine suivante...

En tous cas, le préserver est la meilleure des idées, il abrite notamment des arbres millénaires appelés les alerces.


Parc Pumalin, collection automne-hiver

Nous dormons aussi chez Isa à la plage de Santa Barbara. Elle est illustratrice et travaille depuis chez elle. Ce lieu l'inspire et on comprend vite pourquoi.

A Chaiten, nous sommes en camping lors de nuits froides alors que toutes les cheminées du village fument. Nous découvrons le "museo de sitio" où des maisons victimes de l'éruption 2008 du volcan Chaiten ont été laissées telles quelles. Le village à été reconstruit quelques kilomètres plus loin. J'étais visiter une prison évacuée à la même époque, un lieu qui fait froid dans le dos, où la végétation a repris ses droits.


Maison ensevelie
Ancienne prison
Santa Barbara puis le Chaiten abandonné

Nous rencontrons Chichy de couchsurfing, éduc spé à l'école du village qui nous explique qu'il y a du travail dans sa structure. Environ 70 enfants sur 400 élèves sont atteints de handicap. La raison: un manque de brassage génétique car les familles se reproduisent entre elles...

Après cette escapade des plus isolées, nous remontons par l'île Chiloe en vitesse, en passant par Castro et Ancud. Au milieu, nous dormons au bord du lac Natri pas terrible (tellement que nous n'avons pas pris de photo) avant de rejoindre Valdivia.


Météo peu clémente sur l'île Chiloe

Notre aventure s'achève à Los Pellines, dans un hameau à 30 minutes de la ville. Ceux qui ont suivi nos aventures antérieures reconnaîtront l'atelier de reliure de Roberto et Sandra. Trois semaines de reliure où nous apprenons encore plus, Roberto nous fait confiance et nous donne la possibilité de toucher à de menus travaux de restauration commandés par des clients !

Quel bonheur de retrouver nos deux amis chiliens, avec leur fils de 17 ans maintenant geek chevronné, leurs deux chiens et leurs trois chats (dédicace à Knacki) ! Parfois on aurait dit qu'ils aimeraient bien qu'on s'installe dans le coin ou qu'on se mette à la reliure professionelle...

A priori nous étions les derniers volontaires et sans vouloir nous vanter, je pense que nous avons dignement clôt ce chapitre...


En plus de tout ça, nous avons visité une petite réserve locale avec des points de vue sur l'océan Pacifique. Plutôt lindo!


On y aura aussi fêté mes 30 ans, les 55 de Sandra, rencontré leurs amis super chouettes mais aussi un descendant de la culture des mapuche. Vu, cueilli et mangé des copihues, la fleur nationale du Chili. Mangé du queso crema (fromage à tartiner) emballé comme le pâté alsacien 🤔

Fait nos adieux, non, nos aux-revoirs plutôt, puis nous rejoignons Santiago en passant par la belle Pucon et son volcan Villarrica. Nous avons même tâté la neige !



Travail fini
Tannerie mapuche
Volcan Villarica

En direct de Madrid, ce soir nous serons en France !

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Publié le 17 mai 2019

La Cordillère Blanche marque pour nous les premiers instants pendant lesquels nous pensons au retour... Nous savons qu'il ne reste que deux mois environ. C'est donc le moment de penser à prendre un billet retour ou de réfléchir aux endroits qu'il nous tient vraiment à coeur de visiter!

C'est aussi un moment où nous allons retrouver des paysages ou des gens que nous avons croisés il y a deux ans.

Cette partie de la Cordillère nous avait enchantés en 2016. Cette fois, le temps est un peu plus maussade mais nous allons quand même bien en profiter. Nous décidons de faire des promenades d'une journée : Laguna 69 (balade la plus connue que nous ayons faite), découverte de la Cordillère Noire (juste en face de la blanche) ou autres sentiers qui surplombent Caraz ou Huaraz.

Toujours aussi impressionnante!

Félix nous accueille en couchsurfing toujours avec le sourire et Carmen, sa maman est toujours aussi adorable avec ses anecdotes. Le projet de l'école dans laquelle travaille Felix comme chauffeur, cuisinier et je ne sais quelles autres fonctions avance. Il nous raconte ce qui a changé. Cela fait également toujours autant de peine à Carmen de devoir dire au revoir aux voyageurs qui viennent profiter de son hospitalité.

La Cordillère blanche est aussi l'adieu aux Tropiques, zone que j'aime tant : colibris, phasmes et passiflores à 3500 mètres d'altitude, arbres à 4000, soleil (oui, oui, il y en a parfois!) qui brûle et eau qui jaillit de partout...


30 minutes d'affût pour cette photo!
L'altitude de la neige éternelle en France...

Nous avons décidé de ne passer qu'un peu moins d'un mois au Pérou pour retourner au Chili où de nouvelles aventures nous attendent.

C'est l'occasion de repasser par Lima, ville énorme que nous n'avions que traversée en bus il y a deux ans. Pour ce genre de métropole, c'est sûr, mieux vaut connaître quelqu'un qui a l'habitude. Nous avons été hébergés par Nancy, passionnée de culture antique et son fils, curieux de tout! Elle nous avait hébergé déjà quelques jours auparavant à Trujillo, autre très grande ville côtière du Pérou. C'est donc avec elle ou sur ses conseils que nous avons appris un tas de choses en visitant de chouettes musée : huaca del Sol y de la Luna (et son peuple de Chimus barbares), site archéologique Chan chan (époque de Moches dont le délire c'était plus de construire avec de la boue) et le musée d'anthropologie de Lima, très très bien !

Le désert de Trujillo
Des villes et des musées (et la plus petite momie, trouvée à Caraz)

Nous voilà déjà à la fin de notre trop courte excursion au Pérou, qui par sa taille et sa diversité demanderait una année sabbatique à lui tout seul! Direction le Chili 🛫🛬!

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Après six mois passés en Colombie et Équateur, nous arrivons au Pérou, à Chachapoyas, petite ville connue pour ses cascades et sites archéologiques (que nous n'avons pas visités).

Chaque voyageur a ses rêves, ses envies, ses horizons. Certains vont en Amérique du Sud pour découvrir les sites incas ou faire une longue traversée en vélo, d'autres pour marcher dans les Andes et voir ses volcans...

Quant à nous, depuis le début du voyage, c'est la recherche de la saison des pluies qui est notre fil conducteur. Et ce n'est pas toujours évident de traquer la pluie pendant 6 mois d'affilée!

De manière générale, il y a deux "epocas de lluvia" par an près de l'Equateur, en Amérique du Sud : une en octobre-novembre et une autre en février-mars. La durée et l'intensité de cette saison varient pourtant beaucoup ; l'ouest de ce continent immense, bordé par le Pacifique et les Andes, est avant tout une mosaïque de micro-climats.

Au départ, arrivés fin septembre en Colombie, nous arrivons juste à temps pour le début des pluies! Orages, averses, coupures de courant en Antioquia, sur la côte Caraïbes et en trek dans le paramo. Comblés!

En fin décembre et jusqu'en février, là, il a fallu ruser pour pouvoir profiter de belles précipitations. Nous avons pu nous réfugier à Santo Domingo, Puyo et Mera (climat de forêt toujours humide) où la saison sèche ne dure que deux mois environ (juillet et août d'après les locaux, inexistante selon les données climatologiques!). Orages violents, pluie battante, coupures d'eau, vêtements inséchables, escargots, végétation luxuriante... Génial!


Antioquia, Colombie, Novembre
Paramo, Colombie, décembre
Puyo, Équateur, janvier
Mera, Équateur, février
Souvenirs, souvenirs...

Après les essais humides dans la Cordillère en Équateur, à Chachapoyas (nord du Pérou) encore, nous arrivons en pleine saison! Les cascades sont gonflées à bloc et le marché des capes de pluie bat son plein.


Pays d'eau, pays de cascades!

La saison des pluies, c'est aussi ce moment où les gens s'entraident et où la police fait (à nouveau!) dans le social. Explications...

Après la visite (pluvieuse) de la cascade de Gocta (au sommet de sa forme!), nous prenons un collectivo pour rentrer à notre auberge de jeunesse. Sur la route, une chute de pierre-coulée de boue empêche tout véhicule de passer. Une centaine de personnes est bloquée de part et d'autre de la coulée. Il y a même un camion embourbé dans la merdasse! Certaines hésitent à traverser, un policier essaie ses bottes sur quelques mètres et fait demi-tour. Il y en a au moins jusqu'aux genoux!

On nous annonce que 1) c'est dimanche et les agents de la voirie ne viendront pas avant le lendemain 9h pour déblayer le schmilblick

2) non non vous ne pouvez pas passer par la coline au-dessus parce que c'est de la que vient la coulée alors il faut faire demi tour et passer la nuit dans le prochain village.

Problème. Mais!

Un courageux Péruvien se lance et traverse. Génial! Il vient de montrer qu'il est possible de passer. Une bonne dizaine de personnes (dont Lucie et moi en tête car on n'avait pas un sou et pas d'affaires pour aller dans un autre hôtel!) traversera ensuite. Une centaine de mètres plus loin, de l'autre côté, une voiture de police nous propose de nous emmener cheveux au vent dans leur pickup. C'est parti! Il fait nuit.


Le policier sur son île-caillou
Lucie courage
Sous la boue les cailloux
Solidarité!

Pour les animaux, la pluie, ça peut être difficile aussi...

Lui n'a pas réussi à traverser...
Solidarité toujours
Dur, dur parfois...

Alors pourquoi aimer la saison des pluie? Car elle permet de...

Croiser moins de touristes et plus de grenouilles!

Prendre le temps de voir toute la filmographie de Jason Statham (ah, non, ça c'est dans les bus, pluie ou pas)!

Avoir une peau hydratée sans crème!

Faire des débats passionnés : cape ou parapluie? Bottes ou chaussures de rando?

Apprendre la patience!


Alors bottes?
Ou cape de pluie?
Nouvelle collection septembre-mars 2019!

Et pour ne pas rater une goutte de la prochaine averse, quelques conseils pour finir...

Le parapluie, c'est bien que quand il n'y a pas de vent!

Les meilleures bottes sont équatoriennes, même d'après les Péruviens!

Quand la boue atteint les genoux, c'est pieds nus qu'on s'en sort le mieux!

La pluie finit toujours par tomber, même sous les arbres!


Nous on doit se bouger maintenant! Car il ne reste que quelques jours de pluie prévus dans la Cordillère blanche... et l'automne arrive en Patagonie! Chouette!

Prochain article, la Cordillère Blanche
Et même quand il ne pleut pas, c'est parapluie et cape!
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Direction la ville de Cuenca. Tout le monde nous en parle depuis des mois, c'est la meilleur ville d'Equateur, la plus belle, la plus culturelle, la plus respirable, la plus propre, etc.

Déjà, le must du must, c'est les jours passés chez l'amie Sophia qui nous accueille chaleureusement à la casa avec .... vin rouge, fromage et pain français! Impossible de nier que ça nous à fait du bien... vraiment... ah les chauvins 😅

Nous avons acheté du pain à la boulangerie "le bistrot" CHAQUE jour, par salves de trois baguettes dont deux englouties dès le petit dej'.

Nous retrouvons aussi le couple de Français Céline et Sam pour boire une bière artisanale riquisima à la Compañia et notre ami Daniel du Québec tombe sur nous par hasard en se rendant dans le même bar que nous. Tous ces liens se renforcent, de nouvelles amitiés se tissent ! Ce sera un peu l'étape francophone du voyage.

Nous visitons le très très intéressant musée, vraiment bien foutu et avec de belles pièces archéologiques, gratuit en plus. Un petit tour dans le parc Libertad comble notre journée nuageuse teintée de gueule de bois. Parce que oui, au final, ce que nous avons le plus visité, à Cuenca, ce sont les bars !


Cuenca

Après une semaine nous décidons de partir vers la côte équatorienne dont on nous vante les mérites. Nous serons en pleine période de carnaval et nous avons entendu parler plusieurs fois de la ville nommée Montañita réputée pour son ambiance festive. Comme nous avons passé un voyage plutôt calme jusqu'à présent nous cherchons un couchsurfing dans la zone et un type (qui manage un hôtel) nous accepte. Mais avant cela nous devons prendre un bus jusqu'à Guayaquil puis un autre jusqu'à la côte ce qui va nous prendre environ 6h ou 7h puisque le bus crève en chemin et que les chauffeurs réparent eux-mêmes la roue, torses nus et allongés sur une couverture. Nous arrivons à Montañita sur les coups de 9h du soir en pleine ambiance carnavalesque (rien à voir avec des costumes ou défilés). Nous nous dirigeons directement vers l'hostel managé par José qui nous accueille à la va-vite pour nous montrer le rooftop gratuit où nous allons dormir. L'hostel est pérave et l'endroit où nous allons poser notre tente ne vend pas du rêve : il y a en effet déjà des cadavres, sûrement de la veille, en train d'agoniser sur des matelas poussiéreux posés au sol. Dehors c'est déjà complètement la folie. La musique est à fond les ballons, les gens sont pétés comme des coings et se balancent de la mousse en spray qui sent les toilettes à tout-va. Nous n'avons pas trop le choix, il fait nuit donc nous restons. Le mec ne nous parlera pas beaucoup (nous comprendrons qu'il utilise surtout couchsurfing pour trouver des volontaires à exploiter et comme on comptait pas travailler...) et nous serons complètement dépassés par le bruit, les déchets, les odeurs, la connerie et le manque de sommeil. En gros pour cous faire une idée, vous prenez la soirée la plus bruyante et alcoolisée que vous avez pu connaître et vous multipliez entre 3 et 10 selon que vous soyez gros fêtard ou non, et ce pendant 4 jours non-stop.



Nous avons tenu deux nuits au total puis nous avons pris nos jambes à notre cou pour se poser dans des villages peinards en bord de mer : Olon, Ayampe, Puerto Lopez. Et la vie a commencé!

Nous y retrouvons notre ami Daniel le Québécois avec qui nous buvons quelques bières et visitons une seconde fois le parc Machalilla en sa compagnie... avec ces plages splendides. On se baigne à fond, on profite.


Sentier Machalilla, plage de la petite tortue (vous la voyez photo 2?), plages et climatisation corporelle

Vincent m'a même concocté un jour une rando de rattrapage grâce à Maps Me, puisque le sentier initial visé était privé et payant.


C'était pas terrible, on a fait demi-tour et direction une rivière!

Dernière étape à Vilcabamba avant de sortir de l'Equateur

Cette ville est réputée pour ces soi-disant habitants qui vivent jusqu'à la centaine, probablement grâce aux bienfaits de l'eau.

La ville est aussi un concentré de hippies des USA qui ne parlent pas un mot d'espagnol !

Les alentours sont vraiment beaux, il y fait bon vivre et on comprend pourquoi tout le monde vient se réfugier ici...


Nous partons ensuite direction le Pérou avec un bus direct Vilcabamba-Jaen, ce qui nous épargne déjà pas mal de temps et de logistique sur un trajet long et fastidieux mais à couper le souffle !



Contrôle militaire
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Publié le 16 avril 2019

Après le trek de Quilotoa, nous sommes motivés de profiter des dernières semaines en Équateur pour aller de la montagne. Il y a un nombre incroyable de treks et les chemins sont balisés. Nous nous arrêtons à Riobamba, près du volcan Chiborazo. Il est possible de monter jusqu'à 5000 mètres sans guide pour observer le sommet. Pour être près du terminal, nous louons une chambre dans une Humboldt appart hôtel et c'est la grande classe pour 26€!

L'hôtel le plus luxueux depuis le début du voyage
La montée
La laguna avec vue (possible) sur le sommet
Le volcan Chiborazo

Malheureusement, le sommet est ce jour-là complètement dans la brume. Nous profitons quand même de l'occasion pour rencontrer d'autres personnes en voyage, dont Daniel le Québécois que nous recroiserons deux fois par la suite et Tom qui en fait dort dans le même hostel que nous (!), pour discuter ou échanger des adresses.

Nous décidons ensuite de tenter notre chance dans le parc Sangay, très grand parc qui s'étend de la Cordillère à la haute Amazonie. L'idée est de passer une nuit en tente au départ du chemin et de rejoindre le lendemain un petit hameau très isolé. Le chemin est d'après le topo magnifique et donne à voir le volcan Sangay en passant par une crête.


Non, non, il fait pas nuit...
La veille...

Le lendemain après une nuit de pluie constante, nous renonçons avant même d'avoir commencé puisqu'il continue de pleuvoir et toute la zone est dans le brouillard.

Quelques jours plus tard, nous nous lançons pour deux jours dans le parc Cajas près de Cuenca. Au programme, ce sera nuit dans un refuge et promenade dans le paramo, ce milieu toujours détrempé qui stocke de grande quantité de carbone et permet l'approvisionnement en eau de très grandes villes.


Moins de brouillard, un peu plus de photos...

Même si ces promenades sont splendides, les conditions les ont rendues difficiles.

C'est sûr, il faudra revenir un jour... en attendant, comme plusieurs voyageurs qui ont partagés avec nous quelques kilomètres de ces balades, nous partons en direction de l'océan.

Car quitte à prendre l'eau, autant s'y jeter entièrement dedans...

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A la fin de nos volontariats d'un mois chacun nous nous retrouvons à Latacunga, ville sans grand charme mais stratégique pour rejoindre les volcans alentours. Je rejoins Vincent au Rosita hostel où nous passerons une seule nuit. Le lieu s'apparente plus à un hôtel de charme qu'autre chose, nos doutes se sont fondés rapidement : nous arrivons séparément et nous nous rendons compte que la réceptionniste nous a demandé à chacun si l'autre était "notre ami" ou "notre compagnon"!?! Les murs des chambres sont roses bonbon, un immense miroir fait face au lit et une épaisse alèse (bruyante de surcroît) recouvre le lit. Pas d'espace commun, pas de cuisine (problématique pour le trek de 4 jours en préparation). Le lendemain nous partons pour l'hostel Sendero de los Volcanes, un chouïa plus cher, plus loin, mais exactement ce qu'il nous fallait.

Nous y rencontrons un couple de français, Céline, gardienne de refuge aux 3 fours et Sam, décorateur pour la télé, la cinquantaine, avec qui nous échangeons sur la rando et le voyage. Nous les recroiserons plus tard sur le périple et nous nous reverrons sûrement en France! Retrouvailles également avec Parce (cf. Article volontariat de Lu) qui a changé de crêmerie mais reste volontaire en hostel.


Et c'est parti pour quatre jours de treks en tente au départ de Quilotoa. Nous décidons de commencer par la laguna pour se diriger jusqu'à Sigchos, en passant par Chugchilan et Insivili.


Nous prenons le bus de midi pour Quilotoa, village sans âme puisque remplis d'hostels. Et ils en construisent encore ! C'est à se demander comment ils vont pouvoir les remplir...

Après avoir contourné légèrement la laguna, nous décidons de descendre par un chemin différent de l'officiel. Un enfant, qui au passage veut nous gratter des sucreries, nous explique qu'il n'y a pas de chemin et que c'est dangereux de camper au pied de la lagune. S'il a raison pour le premier point (nous avons vraiment galéré à descendre "au cap"), la lagune comprend un espace gratuit pour poser sa tente. Nous savourerons la vue au coucher et lever du soleil.



Le lendemain nous remontons le cratère à vitesse réduite, l'altitude n'aidant pas (environ 4000m), puis nous continuons le trek vers les villages suivants. Les paysages sont grandioses, quoique habités.


Le deuxième soir nous ne trouvons pas d'emplacement pour la tente et il se met à pleuvoir. L'hostel Cloud Forest accepte que nous campions pour 3$ les deux (normalement 6$) en ayant accès aux sanitaires et salle commune. Vincent est pris d'une violente indigestion le soir et nous sommes bien contents d'être ici pour attendre que ça aille mieux. Bonne décision aussi d'avoir commencé par la plus belle partie, au cas où il fallait rentrer prématurément... Nous y passons une nuit supplémentaire puis retour sur le chemin le lendemain.

Merci Olivier pour le réchaud, il est toujours là!

Nous poursuivons notre chemin et décidons de ne pas traverser le pont qui mène à Insivili et d'aller directement à Sigchos histoire de traîner plus en chemin. Nous longeons une rivière à l'ombre des arbres, un décor plat qui donne très très envie de planter sa tente. Mais c'est trop tôt. Nous suivons un chemin Maps Me, dont nous constatons les limites : nous atterrissons sur la propriété d'un vieux campesino (paysan) équatorien possiblemet saoul. A grand peine, nous comprenons qu'il n'y a pas de sentier qui descend vers Sigchos depuis chez lui. Mais on peut payer pour camper chez lui ou remplir nos bouteilles d'eau. Perdent jamais l'nord. Une femme arrive et nous confirme l'info s'excusant à demi-mot du comportement de son comparse.

Nous devons donc MONTER à Insivili. C'était pas prévu ! La nuit approche et comme à mon habitude je commence à m'inquiéter pour planter la tente. Mais heureusement, nous trouvons un spot bien joli avant la montée. Nuit sèche, petit rio pour se débarbouiller et maigre feu pour se réchauffer. Au top !



Merci Julien pour le couteau multi fonctions, c'est la BASE

Le lendemain direction Insivili, ça grimpe ! Dans le village, plein de drapeaux différents aux abords des maisons. Rien à voir avec le foot ou l'activisme LGBT : on est en pleine période électorale pour les municipales et chaque demeure arbore clairement sa préférence à l'aide d'un drapeau, d'un coup de peinture sur la façade ou même en affichant le poster de son candidat préféré sur la vitrine de l'épicerie. Impensable en France, non?



Insivili et drapeau électoral

Le trek se termine en descente d'abord, jusqu'à la rivière. Nous manquons le sentier et descendons par la route. C'est long mais le chemin est roulant et il y a peu de trafic. Nous finissons par une bonne montée jusqu'à Sigchos, croisant un rochat (oui, oui, j'en vois partout des matous)! Nous prendrons un déjeuner bien mérité dans un restaurant, qui a passé la même musique en boucle pendant une heure et demie, histoire de combler entre autre, les 3h d'attente pour le retour vers Latacunga.



Il est où le miaou?

Le trek de 4 jours se fait très facilement dans le sens que nous avons choisi avec possibilité de ravitailler chaque jour. Il est donc conseillé pour les novices. Pour les plus pressés , passer une nuit au bord de la laguna est déjà une expérience en soi. Il faut juste prévoir le matos pour une nuit froide ☺

Paranorama Quilotoa
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Après mon volontariat de Puyo, j'ai envie d'aller dans la forêt avant de partir dans la Sierra rejoindre Lucie.

J'ai fait visiter le jardin botanique à un jeune américain, Alex, passionné de reptiles et batraciens qui m'a laissé les coordonnées de son volontariat. Omar, mon hôte, m'a emmené durant mon séjour dans une forêt relativement préservée de la zone du volontariat d'Alex. J'avais été assez conquis.

Je décide donc de rejoindre Alex pour deux jours et deux nuits.

Alex est seul sur le site. Le propriétaire s'occupe d'autres choses. Les conditions sont plus que rudimentaires mais le lieu est perdu et sauvage. L'accès se fait par une marche d'une heure dans la boue car le propriétaire a décidé de raser une partie de forêt pour réaliser une route. Le projet n'est pas fait (heureusement!?) et la forêt a fait place à une tranchée de boue de vingt mètres de large ; Alex trouve cette idée complètement débile, ce qui me rassure🤔


Vue de la chambre
La chambre
Le camp de base

Aux alentours de la hutte, c'est une forêt secondaire de 50 ans environ. Avant que la forêt ne repousse, la zone était recouverte d'une monoculture énorme de lulo. Une maladie ayant ravagé cette culture, la zone laissée déserte est maintenant redevenue une forêt. La proximité d'un parc national et la difficulté d'accès permettent également le développement d'une grande biodiversité.

Le site est situé à 1800 mètres d'altitude et il tombe environ 6000 mm de pluie chaque année (10 fois plus qu'à Strasbourg).

Alex me guide les deux jours (et les deux nuits!) pour des observations passionnantes. Je lui communique les petites choses que je connais des plantes et lui son anour des batraciens et reptiles. Il fait une étude sur les bothrops, genre de serpents (famille des crotales). Il les capture, fait quelques relevés (tailles, nombres d'écailles, prélèvement de sang et venin...) puis les relâche à l'endroit où il les a attrapés.


Bothrocophias microphtalmus

Je visite des coins reculés et profite à fond. La forêt près du camp de base est belle et vieille.


Le lendemain, nous partons près d'une rivière passer la journée et la nuit. Le coin est magnifique, nous avons la chance d'avoir peu (tout est relatif...) de pluie et Alex m'a prêté des bottes (j'en ai acheté une paire depuis, puisque notre voyage se passe quasiment tout le temps en saison des pluies!)


Ça ne rend pas en photos, je vous jure...

Alex est toujours motivé de marcher, de se baigner, d'observer, de faire un feu avec trois morceaux de bois mouillés pour cuire le riz, de planter la tente dans des endroits complètement pourris aussi...


On n'est pas resté...

Nous avons donc vu une faune et une flore bien riches! Échantillons... (avec les noms latins des serpents et batraciens en légende!)

Ça se mange!!
Boana cinerascens
Imantodes lentiferus

Après 48 heures bien intenses et un au revoir à la Selva réussi, je repars vers Latacunga, dans la Sierra, retrouver Lucie... et voir s'il pleut autant qu'en Oriente. Je ne vais pas être déçu...

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Publié le 15 mars 2019

1) Quel animal représente ce rocher?


Certains ont vu un iguane, un âne ou un lama mais d'après la pancarte et avec un peu d'imagination, il fallait voir une tête de singe de profil dans cette paroi!


La cara de un mono (la tête d'un singe)

2) Quel aliment partage le Christ avec les apôtres?

Bravo pour votre culture latino! Pas facile de choisir entre les spécialités culinaires proposées mais c'est bien un cuy (cochon d'Inde) qui est partagé dans cette illustration de la Cène.


Au centre, le cuy!

3) Pourquoi le visage de la grapheuse a-t-il été recouvert de noir?

Lors d'un street tour de Quito, le guide a présenté plusieurs graff et leur histoire. A priori l'artiste avait peint son portrait comme les autres et a recouvert son visage de peinture noire comme acte militant en regard de la condition de la femme en Equateur. Le pays enregistre un triste taux de féminicides, une femme est assassinée chaque 72 heures. Dans 20% des cas, il y avait des antécédents de violence machiste connus par les institutions judiciaires.

Vous avez également été nombreux à choisir la réponse de la protestation anti-graff. Dans ce combat, la réplique des artistes serait plutôt de faire encore plus de graff 😊


4) Quel est le montant de l'amende pour "absence de ceinture arrière" en Équateur?

Pendant mon volontariat, mes hôtes m'avait dit que l'amende s'élevait à 450 dollars! Après recherches sur Internet, j'ai découvert qu'une rumeur tenace faisait état de 450 dollars mais le Ministère du Transport, sur son site, rétablit la vérité: 57 dollars! Vous êtes assez nombreux à penser que la ceinture arrière n'est pas obligatoire en Équateur. C'est vrai qu'elle n'est rarement mise...


5) Qu'est ce que c'est?


A droite, un autre exemple...

Il s'agit d'un insecte parasité par un champignon, certainement un Cordyceps d'après mes recherches. Quand un champignon dicte un comportement aberrant à un insecte en vue de sa dispersion, on parle familièrement de "zombification". N'ayant pas observé l'insecte avant sa mort, je ne peux pas être certain qu'il s'agisse de zombification (manipulation) mais c'est probable.

En commentaires, je vais ajouter deux liens vers des articles sur le parasitisme très interressants qui font froid dans le dos! Il y a quelques noms latins dans le texte mais ils sont compréhensibles!

Je ne mets pas ces liens ici car sinon l'article se perd, je ne sais pas pourquoi, c'est arrivé deux fois (d'où le retard de publication...).


6) Déchiffrez le blaze peint en bleu.

Il fallait lire ERROR ! Certains ont trouvé, d'autres nous ont proposé des mots tordus...mais on ne va pas balancer 😁


7) Dans quelle case se cache le papillon?

Désolé, c'était trop difficile, personne n'a trouvé la réponse . C'est beaucoup plus facile quand on le voit se poser. C'est dans la case numéro 1. Il est posé à l'horizontale, on voit une patte sur la photo! Désolé pour ceux qui ont longuement cherché!



A droite, un plan plus serré!

8) A quoi est censé servir cet extrait de tique?




Comme écrit sur la notice, il s'agit d'un "puissant extrait qui a le pouvoir d'attirer l'amour de son partenaire et de le faire adhérer comme le feraient des tiques!"


9) Quels sont les subtilités de l'Ecua-volley?

"Et mais franchement, ils portent toutes les balles!" Après cette observation, quelqu'un nous a dit qu'ici on jouait à l'Ecua-volley et que porter la balle était autorisé à la réception. On a cherché plus en détail les règles (comme certains d'entre vous!)...

Le filet est également plus haut et les équipes sont composées de trois joueurs!


10) Qu'est-ce que c'est?

Heureusement que vous n'êtes pas des papillons! Personne n'a vu la redoutable araignée que se cache au bas de cette tige! Et pourtant sur la troisième photo ci-dessous (désolé pour la qualité!), on voit bien que le mimétisme peut aussi être une technique de chasse.

11) Que ne fallait-il pas manger?


Il est toujours assez difficile de savoir ce qui rend malade! Parmi les aliments proposés, le ceviche nous a fait passer des moments difficiles!

Pour le reste, c'était bon. Aucun problème avec le dessert glacé ni la chèvre dans son jus! Vous êtes assez nombreux à avoir soupçonné le beignet du voisin! Des problèmes de voisinage?


12) Pourquoi avons-nous fini dans une voiture de police?

Une amie avait eu des problèmes en montant à la Vierge de Quito. La dame qui nous a fait la visite guidée de Quito nous a dit qu'il était prudent de prendre un taxi pour monter afin d'éviter de se faire mordre par des chiens ou agresser.

Sur le coup, la zone à traverser paraissait paisible et courte. Nous sommes montés sans encombres mais à la descente, la police s'est proposée de nous emmener en voiture car le quartier était peu sûr! Et voilà comment nous nous sommes retrouvés dans cette voiture!

La deuxième réponse la plus donnée était celle du bus manqué après la randonnée. On avoue, ça pourrait tellement ressembler...


Merci à tous pour votre participation, bravo aux gagnants qui seront bientôt contactés, envoyez-nous des p'tits mots doux et surtout portez vous bien, le printemps arrive !!

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Baños est situé à presque 4 heures de Quito et à un peu moins de 2 heures de Puyo. Durant nos volontariats, nous avons des jours de libre. Depuis le début du voyage, nous entendons beaucoup parler de Baños, petite ville touristique située entre le début de l'Amazonie et la Sierra. C'est donc l'endroit rêvé pour se retrouver!

C'est aussi le coin des sports extrêmes et des cascades.

Entre Sierra et Amazonas

Nous profitons donc de l'occasion pour marcher le long de la route des cascades et en admirer de très impressionnantes...

Le long de la route des cascades!

...pour descendre des tyroliennes, se promener et faire du rafting (on a perdu les photos mais c'était vraiment chouette!).

Mais c'est aussi le bon moment de se reposer aux thermes (on est Baños de Santa Agua connu pour les bains thermaux), de boire un excellent chocolat (l'Aromi café est notre QG!) et d'admirer des rochers en forme de tête de s...

Au repos!

Les réponses du quiz, c'est pour bientôt les impatients! 😉

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Publié le 16 février 2019

Il faut environ 6 heures pour descendre de Quito à Puyo, ville moyenne de haute Amazonie. Quand on parle d'Amazonie, on pense souvent à ça...

A mon arrivée!
Un de moins!
Un peu à l'écart de Puyo
En face du jardin
Bienvenue en Oriente!

C'est vrai, il pleut beaucoup et souvent, quasi tous les jours ; "Puyo" vient d'un nom qui veut dire "nuageux" et je n'ai pas plus bronzé ici en 4 semaines que lors d'un mois de janvier à Strasbourg!

Les moustiques, eux, sont assez peureux, on les entend mais quand on bouge, ils se posent peu. Ils ont finalement plus souffert de ma présence que moi de la leur!

Quand à la verdure, Puyo ressemble davantage à la dernière photo ci-dessus qu'à une jungle impénétrable. L'élevage est intense dans une grande partie de l'Amazonie.

Le projet d'Omar qui m'accueille en tant que volontaire est parti d'une envie de conserver le patrimoine naturel dans lequel il a grandi quand il était enfant. Il y a cinquante ans, la forêt était omniprésente. Puis a commencé une déforestation rapide...

Parti donc d'une prairie en friche, son jardin est aujourd'hui une belle forêt secondaire qui est encore très jeune (elle a mon âge!) mais déjà assez impressionnante, le climat permettant aux plantes de pousser vite.

Tiens, un rayon de soleil!
Sur les chemins du jardin-forêt!

En voyant ces photos, vous comprenez bien que le plus important pour reforester, c'est surtout de ne rien faire! Omar apporte quelques arbres et plantes (majoritairement des orchidées et des arbres devenus rares en raison de leur bois de qualité) de l'extérieur pour les planter, les laisse tranquilles et voilà!

En réalité, bien sûr, il faut quand même faire attention aux conditions (à l'ensoleillement, par exemple) et d'autres choses mais le gros du travail se porte sur d'autres projets.

Omar cultive certaines fleurs pour les vendre (en pot ou en bouquet), reproduit certains arbres pour aider des communautés à reforester ou accueille des visiteurs (et des enfants) au jardin. Et c'est là que le travail commence!


Culture d'Anthurium
Brouette remplie spécialement pour la photo!
Planter des graines de cannelle
Entrée pour les visites!
Bouquet de Omar
Boutures de futurs phylodendrons
Desherber... Avant!
Après! Si, c'est le même endroit!
Au boulot!

Desherber, fertiliser, bouturer... et même montrer le jardin. Omar me fait confiance pour guider les gens. Et là, vraiment, ce n'est jamais la même visite!

Entre les gens venus voir une forêt primaire (Vous venez 650 ans trop tôt!), les nostalgiques des zoos (Non, il n'y a pas de jaguar mais les insectes, c'est hyper intéressant!), les fans d'orchidées (là, ça peut durer 4 heures, le jardin s'appelle "Las orquídeas"), ceux qui ne parlent qu'anglais (Omar, au secours, je peux pas faire la visite!), je prends toujours un super plaisir à me balader dans le jardin et écouter les questions (plus rarement y répondre). Il y a les jours soleil-papillons et les jours pluie-grenouilles! Petite revue d'animaux...


On ne voit pas tout ça tous les jours!

Mais c'est surtout un jardin botanique qui se transforme jour après jour. Ça verdit, ça fleurit, ça germe!

Ah, les fleurs...

Voilà de quoi se poser plein de questions quand on aime la botanique.

Mais un volontariat, c'est parfois aussi partager la vie des gens. On mange ensemble, on échange sur nos projets, nos modes de vie, nos habitudes alimentaires...

J'ai cuisiné spaetzles et hachis parmentier durant mon séjour. Mes hôtes vont eux aussi de me faire goûter une spécialité de leur région le dernier jour. Après un mois de soupe, poulet, riz, j'ai le droit à un maito : du poisson cuit vapeur dans une feuille avec des plantes (je ne peux dire que plantes, une traduction des ingrédients est, je pense, impossible en français) accompagné de papachina (sorte de pommes de terre) sauce tomate de arbol, gingembre et "ajo de monte".


Tout frais du jardin
Et voilà le résultat!
Et voilà!

Un volontariat c'est enfin partir en week-end. Beaucoup de monde nous avait parlé de Baños, petite ville située entre Puyo et Quito, et c'est donc à Baños qui j'ai passé de supers week-ends avec Lucie! A suivre donc : Baños!

Et surtout n'oubliez pas de répondre à notre quiz! Il reste quelques jours avant la publication des réponses!

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Salut à tous ! Voici le lien vers le quiz du voyage! On s'est beaucoup amusés pour le préparer et on espère qu'il vous amusera vous aussi !

Clique ici :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfX6sf4o8TRwlMymtigxnd_fb2fxaOLsJOncX-f-4oMt8qR1A/viewfor

Il y a 12 questions mais la durée pour répondre aux questions peut vraiment varier en fonction de vos investigations et votre acuité visuelle 🤓

Les meilleurs scores recevront le meilleur chocolat 

Le quiz sera en ligne jusqu'au 24 février, date ou nous publierons les réponses. Bonne chance

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Publié le 7 février 2019

Quito est situé dans la zone des cordillères, la sierra. C'est une ville très très étalée du Nord au Sud (50 kilomètres) mais peu d'Est en Ouest, en raison du relief. Elle possède le plus grand centre historique du Sud, idéal pour flâner la tête en l'air.

Le marché artisanal
L'une des nombreuses églises
Vue sur la partie nord!
Ville très étendue mais très ouverte!

A Quito, quand on marche dans la rue, on voit quasiment toujours des montagnes, des bâtiments ou le ciel. Il y a peu de hauts immeubles.

En plus, le climat est agréable. Peu de pluie (une fois en dix jours, l'hiver est en retard ici...) et des températures agréables (assez chaud le jour, attention au soleil! et frais la nuit). C'est l'occasion de se balader, visiter des musées, des parcs ou des marchés, de découvrir de nouvelles saveurs...

Musée de la mitad del mundo
La ligne jaune représente l'Equateur
Mais l'équateur bouge un peu chaque année!
Le musée de la ville...
...dans un ancien hôpital!
Avec un superbe plancher
Les musées!

Autant le musée de la mitad del mundo est très touristique et nous paraît commercial, autant celui de la ville est très bien fait : présentation de l'histoire de l'Equateur, belles salles, intéressante exposition temporaire sur les marchés...

Nous sommes hébergés dans l'hôtel que nous a conseillé la fille avec laquelle nous avons partagé le taxi en revenant d'une balade à Otavalo. Nous nous y sentons bien. L'ambiance est assez locale et les lieux collectifs sont agréables. Mais Lucie qui a décidé de rester un mois de plus dans cet hôtel pour faire un volontariat vous en dira certainement davantage dans un futur article. Voici simplement quelques photos de notre nouvel an...

Préparation de la poupée 2018, à brûler...
La poupée attend maintenant minuit
Chacun a préparé un petit quelque chose
1er janvier, balade au soleil
Et repas dans un grand parc
Bonne année!

C'est aussi le moment de visiter le jardin botanique. Je me prépare, moi, à partir dans quelques jours dans un autre jardin botanique, à Puyo, vers l'est, en haute Amazonie. Voici donc quelques photos de jolies plantes en attendant celles de mon prochain volontariat.

Un lieu calme où les gens viennent se reposer
La superbe serre aux orchidées
Avec des couleurs incroyables...
Et des fleurs qui ressemblent à des mouches!
La serre aux papillons
Jardin botanique

Arrive le moment des aux revoirs. On va alors vivre une expérience différente durant un mois, chacun de notre côté...

A bientôt, amusez-vous bien!
A bientôt!
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Nous avions prévu de faire un court volontariat (deux semaines) près de Quito (environ 6 heures de bus au final!), histoire de passer tranquillement cette période un peu creuse de fêtes. Nous nous rendons à Santo Domingo entre Quito et la côte Pacifique dans une finca. A 650 mètres d'altitude et en "hiver", ça signifie, chaleur (supportable) et humidité (moyennement supportable!)


Notre tente est sur le toit!
Cuisine
La chambre des trois chiens!
Ici, les habits ne sèchent jamais!
Notre maison et notre jardin

L'endroit est vert et accueillant. Notre hôte a plein d'idées mais peine parfois à les réaliser.

Il s'agit en fait de la finca de son père qui cultive avocats, bananes et cacao. Lui, le fils, est davantage passionné par ce qu'il appelle Médecine, c'est à dire l'usage traditionnel des plantes mêlé à un peu de bouddhisme, d'ayahuasca, de don de nourriture à Pachamama (la Terre Mère), voire d'astrologie ou de complot qui se prépare sur la face cachée de la lune! On progresse en espagnol mais là, parfois il faut qu'on s'accroche pour comprendre. Peut être tout simplement que ce n'est pas notre truc et qu'on ne partage pas les mêmes croyances.

On a cependant la chance de pouvoir transformer café et cacao même si nous faisons cela sans trop de conseils car nous sommes souvent seuls au camping. Mais c'est avec plaisir qu'on essaye tout ça. Le café manquera un peu de goût mais pas d'odeur....



Ôter l'enveloppe après séchage du fruit!
Toaster!
Voilà le résultat!
Moudre!
Processo del café

...le cacao sera super!

Après récolte (que nous n'avons pas faite) et quelques jours de fermentation dans un récipient, les graines sont mises à sécher! L'enveloppe de la graine, substance blanche charnue, est d'ailleurs excellente à sucer. Viennent ensuite les dernières étapes:



Toaster et retirer l'enveloppe de la graine
Graine de cacao moulue
Processo del cacao

Après une dernière (et deuxième) sortie près de Santo Domingo, notre hôte nous propose d'aller visiter une petite route de cascades. A la clé, une belle balade, une belle vue, une belle baignade!


Oui, il pleut souvent et beaucoup ici!
Et l'eau n'est pas froide!
Bon dédicace au département des Vosges
Chemin des sept cascades

Le lendemain, 30 décembre, nous retournons à Quito pour fêter la nouvelle année. Il est vrai que nous avons passé Noël seuls à notre campement et que nous avons avons envie de découvrir comment se fête la nouvelle année en étant bien entourés...

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Publié le 20 janvier 2019



Et oui, le temps passe et passe et passe et beaucoup de choses se sont passées ! 


Voici quelques données, souvenirs, photos de nos trois mois en Colombie.


L'espagnol...


Le niveau s'est amélioré, clairement ! Nous parlons plus qu'il y a deux ans, nous lisons et regardons des films en espagnol, bref on s'implique à fond. Beaucoup de Colombiens nous croyaient Etats-Uniens et nous avons parfois dû insister pour laisser l'anglais de côté (restaurants et hôtels principalement). Une ou deux fois, le combat fut perdu : c'était donc une conversation bilingue : nous en espagnol, notre interlocuteur en anglais  !

Quelques mots appris et utilisés 

El remate : l'after après une soirée. Très courant en Colombie, il existe aussi les remate de remate, finissant vers midi ou plus!

Chevere : cool, top, super. Nous l'avons écris en version phonétique sur notre blog, parce que sinon, avec l'accent alsacien, hum hum... !

Peluches : amis. Se prononce "péloutchess" Oui, comme les nounours ! J'a-dore !

Tinto (un) : le café noir, sans lait. Il est d'usage de préciser si on le veut sans sucre. 

Finca : une sorte de ferme, lieu d'exploitation agricole, comprenant une habitation. Nous avons surtout vu des fincas de café mais le concept est plus large que ça.

"A la orden" : "à votre service" ? Sûrement l'expression la plus entendue durant notre séjour de la part des vendeurs et serveurs!


Vous comprenez, les enfants?
De mieux en mieux...
Ça a pas encore l'air complètement clair!
Si, là, vraiment, j'ai tout compris!
L'espagnol facile!

Les gens...


Il y a une vie intensément active en Colombie, encore davantage vers 18 heures. Les gens vivent beaucoup dans la rue. Pendant qu'en France, on met quatre écharpes avant de sortir (tenez bon!), ici on est dehors! Le climat aide, c'est sûr!

Il y a du bruit dans tous les coins, des klaxons, de la musique, des gens qui parlent, des vendeurs qui crient! Il faut s'y faire et ne pas hésiter à demander, à appeler car les gens sont toujours prêts à aider, à parler et ont un beau sens de l'accueil.

Il y a une super ambiance dans les bars locaux et ce dès l'après-midi : bière, danse, dominos, musique!

Le samedi soir, c'est fiesta! Chauffez les hauts parleurs! Vous pouvez être dans n'importe quel petit village perdu dans la montagne, le tapage nocturne n'existe pas!

Prendre le bus est aussi une aventure en elle-même! J'ai une vraie admiration pour les chauffeurs qui tracent leurs routes en faisant attention aux motos, piétons, voitures tout en regardant le bord de la chaussée pour voir si une personne veut monter (on peut monter n'importe où!), en encaissant le prix du trajet et en mémorisant à quels passagers ils doivent rendre la monnaie qu'ils n'ont pas toujours sous la main! Vraiment respect! Et prenez garde à l'écart entre le marche pied et la route (car quand vous descendez, le bus est encore en train de rouler)!


La nature...


Un peu à l'image des gens (ou l'inverse?!), elle est hyper riche! Deux océans, la cordillère des Andes partagées en trois parties qui coupent le pays sur toute la longueur et l'Amazonie à l'est! Le tour est joué! On est sûr de voir un tas d'oiseau, d'insectes, de fleurs! Le tout extrêmement coloré! Petit florilège!



Je suis un papillon!
Et ça rend tellement mal en photos...

Tout ça, c'est maintenant derrière nous! Mais on a déjà envie d'y retourner... Pour le reste, on vous racontera au retour!

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La gastronomie, quand on part loin, ça commence souvent comme ça!

Bienvenue à bord du vol à destination de...

Mais depuis notre arrivée, nous avons voyagé sur environ deux miles kilomètres. Cela représente à peu près un aller-retour choucroute-cassoulet, ce qui fait beaucoup de choses à gouter...

Ici, ce qui frappe, au quotidien, c'est la régularité! Beaucoup de monde mange en dehors de chez soi et à midi, le menu "corriente" c'est : une soupe (différentes recettes suivant les régions), un plat avec toujours de la viande et du riz et un jus de fruit (à base d'excellents fruits frais ou de poudre déshydratée!)



Soupe pour commencer
Plat
Arepa, spécialité colombienne
Bananes et bananes plantain
Le plat du jour!

Le plat du jour peut être accompagné de bananes plantain frites, de pommes de terre, d'arepa (crêpes de farine de mais) ou de frijoles (fèves). La viande (poulet, boeuf ou porc, souvent c'est au choix) est mijotée ou grillée.

C'est en général un repas qui tient bien au corps et riche en féculents (l'accompagnement riz et pommes de terre ne choque personne)! Il est bon marché (entre deux et trois euros) et frais!


Mais on a aussi goûté à quelques spécialités.

Le ceviche est un classique. Il n'est pas seulement fait avec du poisson cru, il peut être aussi préparé avec des crevettes ou simplement des légumes. Il est riche en citron et coriandre.

La bandera paisa est une spécialité colombienne. Elle est composée de trois viandes en général : chicharon (peau de porc frite), viande hachée et chorizo (version saucisse peu piquante), parfois boudin (farci avec un peu de riz) et autre viande. Elle est accompagnée de riz, frijoles, arepa, banane plantain frite, oeuf au plat (au moins trois de ces ingrédients dont le riz et les frijoles).

Les fruits sont excellents. Il y en a des tas. Tomates de árbol, lulos, ananas, bananes (de variétés différentes!), guabanabas (excellent en jus), goyaves, uvas de árbol, fruits de la passion, mangues... Ici, les fruits sont souvent consommé en jus. Nous en avons fait des salades!

On vous laisse avec ces quelques photos. Nous nous excusons d'avance si nous avons des lecteurs colombiens! Vous avez le droit de nous envoyer des photos de fromage pour vous venger!


Arepa con chorizo
Ceviche de crevettes
Poisson pans, riz sauvage et boeuf, sauce tamarin
Dessert...
Boulettes frites, grand classique de la rue!
Petit déj maison en volontariat!
Panna cota à la mangue et sa tranche de lulo
Qui c'est qui a faim maintenant?

J'ai perdu la photo de la bandera paisa. Vous pouvez l'imaginer... Relisez les ingrédients, vous voyez un plat très consistant... Et ben en vrai, il y en a deux fois plus!

Bon appétit à tous!

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Publié le 16 janvier 2019

La Colombie se retrouve derrière nous. Nous sommes presque allés jusqu'à la limite des trois mois auxquels nous avions droit. Ça nous rappelle que ça fait un petit moment qu'on est parti et on espère qu'on ne vous manque pas trop! Vous, oui, un peu, parfois...souvent, beaucoup!

Au passage de la frontière, la douane nous informe que nous pouvons rester (comme dans beaucoup de pays d'Amérique du Sud!) trois mois aussi. Ça tombe bien parce qu'on a plein d'idées!

La première c'est de faire une petite pause à Otavalo, petite ville assez proche de la frontière. Quito attendra. Le bus, c'est beau mais il ne faut pas exagérer!

Otavalo est connu pour son marché qui est l'un des plus grands d'Amérique du Sud. Nous n'y ferons que passer préférant aller se promener.

Cascade de Peguche
Presque trempée!
Petite balade d'apres-midi!

Les premiers paysages d'Equateur sont montagneux et volcaniques. Ca nous change des endroits où nous étions en Colombie qui étaient souvent plus verts. Les deux pays sont néanmoins partagés par les mêmes trois grandes zones géographiques : la Côte à l'ouest, la (ou les) Cordillère au centre et l'Amazonie à l'est.

Nous sommes assez haut dans la cordillère, on est un peu essoufflé mais les décors sont très attirants. Cette pause de trois jours fait vraiment du bien.



Tour de la laguna de Cuicocha

A la fin de cette balade, nous partageons le taxi avec une fille qui nous conseille un hôtel à Quito... A suivre!

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Pereira est situé au centre du pays. Peu de choses sont écrites sur cette ville dans les guides touristiques. Mais grâce à un contact d'une amie (il y a un lycée francais dans la ville!), nous y avons passé du bon temps! La petite colonie de français prend le soin de profiter du pays dans lequel elle vit, de nouer des contacts avec des locaux et... de faire la fête! Ne vous attendez pas à voir de photos car l'appareil à été laissé à la maison ou alors oublié dans un bar en milieu de nuit... Nous nous souviendrons quand même de notre première salsa avec des locaux (peut être valait-il mieux ne pas photographier!), des premiers Aguardientes (sorte de pastis local!) et d'un superbe arc-en-ciel! Pour le reste, les souvenirs sont un peu flous...

La place principale! 

Pereira est aussi au coeur de la zone Cafetera, celle où une grande partie du café colombien est produit. Entre cultures de cafés et parcs naturels, c'est donc l'occasion de partir en balade dans les petits villages alentours...

Dimanche apres-midi pour une fiesta de café! 

... ou les treks de trois jours!

Forêt humide, premier jour
Pas de cascades sans pluie!
Chambre rudimentaire, isolation carton!
Vue de la chambre!!
La fleur emblématique des paramos
Brouillard sur le paramo
Quinze minutes de soleil pour voir la lagune Otun
Forêt de nuages et paramo 

Le trek est long et les conditions difficiles. Le paramo (étage alpin humide) succède à la forêt humide dense. L'altitude, le dénivelé et le dernier jour sous une pluie constante nous fait apprécier le retour à Pereira. L'envie de profiter de la région nous emmène ensuite, grâce à César, couchsurfeur hyper actif de Bogota, à passer de villages en villages, de promenades en fiestas et de bars typiques en restaurants traditionnels!

Fête de l'alumbrado, hommage à Marie
Les dominos, LE jeu des bars populaires
Visite d'une finca de café
Palmier à cire, symbole national
Derniers jours dans la zona Cafetera 

Après ces excursions, il ne reste que quelques jours pour traverser la frontière. Destination : Ipiales. Nous avons la chance d'être hébergé dans une famille très accueillante. La moaman est toujours prête à nous donner un coup de main, à nous conseiller et nous cuisiner plein (parfois beaucoup trop!) de choses. C'est une vraie guide qui nous aide aussi à nous organiser pour passer la frontière : change d'argent à un super taux, accompagnement au bus, etc.

Les formalités sont réglées en deux heures et nous voilà en Equateur!

El santuario de las Lajas
El santuario de las Lajas 
Le pont vers l'inconnu !
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Publié le 14 décembre 2018

Décontenancés par l'échec du volontariat, nous décidons à l'aveugle de fuir vers Palomino. Il est déjà tard, nous ne connaissons pas les environs hormis cette ville et aucun signal internet pour nous aider à choisir une autre destination (sauf Santa Marta).

Palomino est située en bord de mer. La ville en elle-même ne casse pas trois pattes à un canard mais la plage vaut largement le coup. Dur dur de s'y baigner car les vagues y sont violentes...On est loin de la plage tranquillou des cartes postales !

C'est autour d'un excellent jus de guabanaba frappé servi avec wifi que nous décidons de poser nos "mochilas" a la Casa Amelia.

Là-haaaaut dans la cabane
La Casa Amelia 

Un lieu charmant et éco-amigo qui toutefois facture le service de lessive au vêtement et non au poids ! Un peu zarbi...et plus cher aussi.

Nous mangeons dans deux très bons restos mais le second, malheureusement, nous rend malade...

Ahh des légumes enfin !
Très bon, mais très dangereux

Après deux jours farniente, nous prenons le bus en direction du parc Tayrona histoire de trekker et avancer. Nous dormons la veille dans un hostal dont les deux seuls intérêts sont la cuisine équipée et sa situation au pied de l'entrée "Calabazo". Nous évitons ainsi l'entrée principale "el Zaino" et l'harcèlement touristique qui va avec. Nous partons le lendemain pour marcher jusqu'à Pueblito, un village sacré pour les peuples indigènes (Kankuamo, Kogui, Wiwa et Arhuaco). Nous en croisons quelques uns empruntant des chemins secrets dans la forêt.


Le climat est tropical et nous suons à grosses gouttes. L'arrivée à la première plage de Cabo San Juan est un véritable bonheur !

Nous trainons un peu et la nuit tombe. Nous nous jetons sur le premier camping venu, qui nous rappelle légèrement le dernier volontariat....

La chambre
"Les baños, c'est là-bas "
Les toilettes
La salle de bain

Le deuxième jour nous allons directement poser nos affaires au camping "Don Pedro" visé initialement : à peine plus cher et franchement plus sympathique ne serait-ce qu'au niveau de l'ambiance générale.

Tour des plages en finissant par les moins fréquentées. Les voilà les plages des Caraïbes!


Nous repartons le lendemain par le chemin le plus emprunté pour sortir par l'entrée principale. Nous observons un caïman et un couple de singes bien trop affairé à se courir après pour se préoccuper de notre présence.

Le lendemain nous repartons pour Santa Marta. Si Vincent va mieux, je me traine encore en mode turista et appréhende de prendre un bus pendant 5 heures d'affilée. Pas découragés, nous visitons l'ultime maison de Simon Bolivar, El Libertador, qui a participé de manière décisive à l'indépendance des pays d'Amérique du Sud.

Trois jours plus tard nous partons vers Carthagène, dernière étape des Caraïbes et non des moindres : c'est pour moi la plus belle ville explorée. Nous dormons non loin du centre historique et ça change tout ! Sans toutes ces galères de bus nous prenons franchement plaisir à errer dans les rues colorées de cette ville coloniale. Nous découvrons son histoire passionnante lors d'un free tour en espagnol et c'est indispensable !!

Petite visite au jardin botanique à Turbaco...

L'Hostel était vraiment très cool, situé en face du château de San Felipe (non visité !) où nous sympathisons avec Milton, le gérant colombien. Et déjà il est l'heure de s'envoler pour Pereira !

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Publié le 7 décembre 2018

Après Minca, direction la Vereda Trompito, située entre les deux entrées du parc Tayrona, tout prêt de la côte, pour notre second volontariat dans une finca de cacao cette fois.. Le propriétaire des lieux nous prépare : "Lisez bien l'annonce pour être sûrs de l'endroit où vous allez arriver ! C'est un ami qui vous accueillera car je suis en voyage"

Le contrat est le suivant: 3 heures de travail par jour contre un endroit pour poser la tente (et la nourriture à nos frais...)

Le climat est extrêmement changeant dans la région. On souffre de sécheresse à un endroit alors qu'à 20 kilomètres, on ne sort jamais sans ses bottes et son parapluie.

Après notre arrivée, nous attend notre première tâche : rangement du site!

L'arrivée!
Future cuisine!
Future chambre!
Future salle de séjour!
Alors évidemment quand on déplace des meubles dans une maison...
Comment aménager un petit coin de paradis... 

Le résultat est effectivement rudimentaire. Mais les alentours ont l'air plutôt sympa et comme notre petit chez nous est maintenant aménagé, on se dit qu'après une bonne nuit, on sera prêts pour se mettre au travail et aider au projet qui tourne autour de la culture de cacao...

Cuisine aménagée!
Salle de séjour, terrasse, coin repos!
Quebrada du village
C'est parti! 

On commence le lendemain à desherber les ananas. Mais il faut dire qu'on a du mal à se lancer dans le projet qui a l'air (très!) flou. On se demande à quoi on va bien être utile, le propriétaire des lieux étant absent et son ami ayant (beaucoup!) d'autres problèmes à régler... L'électricité et l'eau marche une fois sur deux (trois?) en raison des orages. On passe donc notre temps à nous organiser un minimum. Gérer une réserve d'eau, la bouillir, cuire le riz, se laver prennent des plombes (la journée!). Le temps commence à être long même si l'après-midi, on est de sortie le long de la plage ou des cascades.

Le soir, c'est compliqué! Il fait nuit à 18 heures, on est seuls et il n'y a pas grand chose à faire. Quand la lumière est allumée (il y a parfois de l'électricité quand même!), il y a un tas de moustiques, moucherons, trucs qui volent, rampent et grimpent. Quand la lumière est éteinte, il y a un tas de moustiques, araignées, insectes en tout genre, aussi. Impossible de jouer aux cartes ou de dessiner! Il pleut énormément pendant des heures (c'est vrai que quand il n'y avait pas d'eau, on aurait pu penser à prendre des douches sous la pluie!). Il ne reste qu'à aller se coucher. Mais il fait une chaleur à crever et c'est difficile de fermer l'oeil, surtout à 20 heures!.

Qu'est ce qu'on fait?
Vivement que l'eau revienne pour prendre une douche!
Les après-midi évasions!
Et les petites bébêtes!
C'est fini! 

On se demande combien de temps on va rester mais la décision semble déjà prise pour nous. Un orage qui trempe notre tente (impossible de monter les deux toiles à cause de la chaleur!), l'absence d'eau, de lumière, de projet, de lien social................ nous fait renoncer à continuer après trois nuits.

On passe le dernier matin avec notre hôte et sa copine avec lesquels on mange et on discute pendant des heures de tout et de rien, de la Colombie, du volontariat, des belles régions du pays... Cette très chouette discussion nous fera (presque) regretter de ne pas avoir essayer de continuer mais vraiment nous avons senti l'envie de continuer notre chemin vers Palomino.

Le propriétaire avait donc eu raison de nous prévenir...

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12
Publié le 28 novembre 2018

Minca est un petit village situé au dessus de Santa Marta à 600 mètres d'altitude. Il y fait un peu plus frais que sur la côte; la forêt a remplacé le béton. Les Colombiens et les touristes y viennent donc pour s'aérer un peu. Le village est facilement accessible en collectivo.

Je commence le séjour par une bonne journée de repos; il est très déconseillé de boire l'eau du robinet de Santa Marta (même les locaux ne la boivent pas) mais venant de Medellin où l'eau est potable, nous ne nous étions pas méfié. Grosse fatigue et très peu d'appétit donc! Mais l'envie de découvrir une petite cascade est trop forte!

Première cuvette...
Un peu plus haut, deuxième cuvette, plus un chat...
Enfin la baignade!
El pozo azul 

Le lendemain par contre, on a la pêche pour aller faire un petit trek de trois jours. Direction le Cerro Kennedy, base militaire située à 2800 mètres et accessible en 4X4 également, voire en moto. Mais à pied c'est tellement plus marrant!

Premier jour 

Le premier jour est une longue montée. On passe par de larges chemins avec un peu de circulation quand même (on est samedi!) mais cela fait plaisir de se retrouver au vert! Le camping dans lequel on voulait aller ne fait rien à manger et l'ambiance n'est pas des plus folles! On continue un peu, il pleuviote...le deuxième camping repéré n'ouvre que dans 8 jours ! On nohs indique un autre lieu, le gérant nous fait une offre alléchante et on finit dans une petite cabane pleine de charme, arrivant cinq minutes avant une pluie tropicale d'environ deux trois heures. Ouf!

Full luxe
Petit matin...
Un peu plus haut... 

Le chemin et la forêt sont moins fréquentés et plus préservés ensuite. La réserve naturelle Los aves (les oiseaux!) est un petit coup de coeur! Beaucoup de chants, des observations et quelques légers détours sur des chemins très étroits en pleine forêt! Le soir, première nuit en tente du voyage, enfin, à 2500 mètres.

Mer de nuages
Toucanet émeraude!
Le sommet... puis la descente! 

Le lendemain, on se lève avant 6 heures pour avoir le maximum de chance de profiter d'une belle vue! Malheureusement, du sommet, complètement sous les nuages, on ne voit rien. Au début de la descente par contre, on aperçoit au loin les hauts sommets enneigés et la mer. Le massif de la Sierra Nevada de Santa Marta, indépendant de la cordillère des Andes, possède d'ailleurs le plus haut sommet de Colombie (5800m environ).

C'est ensuite l'heure de redescendre vers Minca. Longue longue descente d'ailleurs...qui s'achève par une bonne nuit dans l'hostal Akinoie qui gardait nos affaires.

Étirements obligatoires pour Lucie

Il faut bien se reposer car le lendemain, c'est départ pour du presque travail dans un presque volontariat!

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Publié le 25 novembre 2018
C'est là qu'on a dormi, au 24ème étage
Vue de Medellin depuis le parc
Vol d'aras
Le plus gros mariposa ever
Sans commentaire
Piou piou!
Le parc Cerro el Volador 

Notre volontariat fini, nous sommes retournés 5 jours à Medellin. Hébergés à nouveau chez Henry et Daniela en couchsurfing, nous en avons profité pour voir le planétarium (et refaire des photos kitsch) et s'offrir un bon petit plat au jardin botanique.

Les colombiens et le foot, unis même dans la science
Les délires du planétarium de Medellin

Nous sommes aussi partis à la découverte du quartier Pueblito, réputé pour être touristique... mais nous y cherchions surtout LE café à jeux de société de Medellin. Effectivement l'ambiance change du tout au tout : bars, resto et hostel à la déco travaillée ont pignon sur rue. Malheureusement nous n'avons pas trouvé le lieu tant recherché mais loin d'être abattus, nous avons mis les pieds dans deux brasseries artisanales au top niveau : la Cerveceria Maestre et le 20 mission bar, ce dernier étant perdu dans une zone industrielle peu illuminée 😨 grâce au courage de Vincent nous avons poussé les portes de ce lieu incroyable (et goûté pas mal de bières...) !

Un des nombreux parcs-bibliothèques de Medellin
Pour bichonner sa voiture...
Un coffre de voiture rempli de poisson frais
Grand jeu pour cette fois !
Le 20 mission bar !

Puis nous sommes partis pour la côte Caraïbes en bus de nuit, 18 heures quand même jusqu'à Santa Marta. Mais on est proche du confort des bus péruviens alors ça se tente.

Nous sommes restés 2 nuits uniquement : la ville ne nous a pas transcendé et il fait une chaleur de plomb difficilement supportable. C'est aussi compliqué de se relaxer car nous sommes abordés chaque 2 min par un vendeur et il parait que c'est pire encore à la plage El Rodadero. Nous l'avons directement écarté des visites.

Mention spéciale à Carlos, gérant de la Casa del Pintor où nous avons dormi pour 11€ la nuit. Nous avons bien déliré sur ses peintures flashy (Jesuuuus) et sa gestion du frigo et apprécié son accueil chaleureux, aux petits soins même quand Vincent était malade !

C'est-y pas mignon?
La table de travail et le projet
Jesuuuuuus
Mmmmh pourquoi? Et pourquoi pas après tout

Nous avons jeté un oeil à la plage, au centre ville, un resto un bar et listos pour quitter la ville à la recherche de verdure et de fraîcheur.

Le rêve...
... la réalité !
Ceviche de crevettes, riche en citron et coriandre !
Une rue, celle du Lulo café!
Piou piou!
Gros piou!
Santa Marta

Pour ce faire, rendez-vous au mercado principal de Santa Marta, haut lieu de l'apnée pour les touristes. Le mélange d'odeurs (viande bizarre + chlore + ordures en putréfaction ) demande un sacré effort de concentration pour ne pas tourner de l'oeil.

Une fois le bus bien rempli (une tradition en Amérique du Sud, les horaires n'existent pratiquement pas), nous avons pris la poudre d'escampette vers Minca pour la modique somme de 8000 COP par personne (2,20€) dans un mini van rempli majoritairement d'Allemands.

Minca et sa pléthore d'activités nature... en 4x4 xD

Nous avons du retard dans le blog, pas bieeeen. Et pour dire vrai, nous sommes déjà à Carthagène des Indes ! Mais bientôt à suivre: Minca ou le trek qui bute les jambes, le presque volontariat, l'exil à Palomino, ses restos et ses bobos à l'estomago, le Parc National de Tayrona et son pire camping et notre retour à Santa Marta, si si!

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Publié le 8 novembre 2018

Cela fait à présent une semaine jour pour jour que nous avons quitté la finca Tierra Dulce pour continuer le voyage.

Au final nous y aurons passé 5 semaines et demi au lieu de deux initialement annoncées.

En général, nous nous levions entre 7h15 et 7h40 pour un petit-déjeuner prévu à 8h avec Daniel et l'ensemble des volontaires. Nous étions rarement sur le front pour préparer le desayuno et nous ne pouvons que remercier nos comparses d'avoir géré cette partie !

Le volume de travail variait entre 2h et 6h par jour, la plupart du temps autour de 3-4h. A cela s'ajoutent les heures passées à concocter les repas du midi et soir.

Certaines journées sont plus pluvieuses que d'autres, surtout en octobre et expliquent cette variation... Du coup, quand le soleil était de la partie, l'envie d'explorer les alentours et d'aller se baigner prenait le pas.

Il n'y avait pas de day-off officiel, à chacun donc de s'y retrouver et de se ménager du temps libre.

Une éponge en cecropia?!
Teinture de shortvaux peaux d'oignons !
Atelier de reliure avec les moyens du bord
Vincent teste l'alto de Camille ☺

À 18h, le soleil tombait et les activités extérieures prenaient naturellement fin. Et bien souvent, la pluie et l'orage prenaient rapidement le relais.

En tout nous avons rencontré 16 volontaires dont pas mal de français... et la cuisine s'en ressentait, disons une sorte de cuisine hexagonale fusionnée avec les produits locaux.

Concernant les activités nous avons été plus polyvalents qu'un couteau suisse : déplacement de chèvre, plantation et désherbage de café, acodo durant une période lunaire très spéciale, plantation d'arbres fruitiers, récolte de fruits mais aussi de bouses de vaches !

Ces dernières sont utilisées pour faire un mélange fertilisant associé à des feuilles mortes (à ramasser dans la forêt à 20 minutes de marche en montée) et du sable (à pelleter à la mano à 10 minutes de marche, au bord de la rivière).

Expédition feuilles mortes
Expédition sable

Nous avons également aidé au semis, entretenu le jardin où poussent surtout des tomates vertes excellentes et des piments.

Vincent s'est spécialisé dans le creusé de trous avec un outil bien maison et moi dans l'éradication sadique des fourmilières des specimens atta ou fourmis coupe-feuilles qui par ailleurs me passionnent.

Durant les derniers jours, l'équipe s'est lancée dans le nettoyage de la caña ou canne à sucre. On arrache les vieilles feuilles séchées et on ôte les oeufs roses qui sentent le charançon pour permettre à la plante de repartir.

Une super expérience en somme ! Le projet de Daniel demande beaucoup de travail et d'énergie. Les journées ont passé à une vitesse incroyable et il est impossible de s'ennuyer dans ce lieu magnifique. On le remercie tout plein et spéciale dédicace à nos amis Jonathan et Caroline pour leur bonne humeur et pour avoir remarquablement résumé notre séjour en un tableau:

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Publié le 19 octobre 2018

La Colombie, c'est le pays qui compte le plus d'espèces d'oiseaux différentes au monde. C'est aussi le pays le plus diversifié en espèces d'orchidées (photos et articles à venir...)

Mais c'est surtout, avec l'Inde, le pays qui compte le plus de jours fériés : 18! Alors le 12 octobre, jour de Christophe Colomb, Daniel notre hôte reçoit sa famille et nous, on part en week-end pour profiter du pont. Destination Guatapé!

La célèbre Piedra...
...avec à son pied, une foule de magasins touristiques!
L'immense lac de barrage que domine la pierre
La Tour Eiffel, l'Everest, le Machu Pichu, c'est rien à côté
La célèbre Piedra 

On est pas monté en haut au final, il y avait beaucoup de monde et on était plutôt d'humeur à marcher un peu, tranquilles, et sortir un peu de notre hôtel, l'hôtel le plus !?!? 😕...!☺?! del mundo! On vous racontera car il faudra bien une heure!

des ponts!
du ciel (rarement) bleu
des escaliers bucoliques
et Lucie avec de nouvelles chaussures, hyper motivée pour randonner!
Autour du lac ...

Guatapé est aussi une petite ville super jolie où l'on peut déambuler des heures en regardant les zócalos colorés des murs des maisons.

Los zócalos

Après quatre jours qui sont passés bien vite, c'est le moment de reprendre le bus, sous la pluie dans les nuages, sur un chemin qui mériterait que l'on auplaudisse le chauffeur à l'arrivée... À bientôt!

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Publié le 15 octobre 2018

Un volontariat, c'est donner un coup de pouce à une personne qui a un beau projet. Ça commence donc par du travail!

Il n'y a pas de feu sans bois!
Petite réunion d'idées
Séance de désherbage avant l'arrivée de la famille de Daniel
Comment reproduire un arbre en le bouturant sur pied
Une flammkueche en Colombie! Y a pas quelque chose qui manque dessus?
Les besoins d'une "finca"  + la multitude d'idées des gens qui la peuplent = des activités très diversifiées 

Plantation de café et de diverses plantes, "acodo" (reproduction d'un arbre à partir d'une de ces branches), désherbage, réalisation de buttes dans le jardin, cuisine, cueillette... Voilà quelques tâches qui occupent nos journées! Ce qui est très agréable, c'est que chacun apporte sa pierre à l'édifice, avec ses envies, son rythme, ses horaires propres... et que tout fonctionne à merveille!

Mais un volontariat, c'est aussi des temps de loisirs et de farniente!!

"Solo bueno" comme dit notre hôte Daniel dès que l'on pose un plat sur la table
Visite d'une fabrique de panela, sucre de canne non raffiné
Recherche d'oiseau et observation de... grenouille au petit matin pluvieux
Balade-baignade par une après-midi ensoleillée en saison des pluies
Acodo terminé!
Les loisirs aussi sont très diversifiés! 

On ne s'ennuie donc pas ici... Profitez-bien de votre été indien et à bientôt!

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Publié le 30 septembre 2018

Arrivés dimanche soir dans cet écrin de verdure, dans la finca de Daniel, pour un volontariat de plusieurs semaines. Hier nous avons démarré l'élaboration d'une clôture pour empêcher les vaches de passe. Aujourd'hui nous réalisons les courses pour les 8 bouches à nourrir, dont 7 volontaires de France, Canada, Allemagne et Japon. Une heure à pied tout de même jusqu'au village le plus proche doté d'un "supermarché". Mais la vue en vaut largement le coup !!


Cafe toasté et moulu maison !
Quand un colombien ramène son cheval à moto
Plantation de café et clôture antivache

Demain, la clôture sera sûrement terminée et nous attaquerons la plantation de café.

Daniel le propriétaire du lieu, Colombien à l'esprit tranquille, nous accompagne tout en nous laissant une large autonomie et marge de manœuvre. Ça fait tellement du bien de s'occuper à l'air libre !!


Peu de réseau il y a mais nous ferons de notre mieux !

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Un passage obligé pour comprendre l'histoire de Medellín

En France, lorsque la Colombie est évoquée, deux sujets émergent : la violence et la drogue. Si nous sommes convaincus qu'il y a autre chose que cela dans ce beau pays, nous avions besoin de comprendre les mécaniques et l'histoire de la violence passée et présente. Le musée de la Casa de la memoria, dense et riche en archive nous a questionné, interloqué et ému aux larmes.

Medellín traîne les casseroles d'un lourd passé et ce musée tient a dire les mots, expliquer, retracer ces années de terreur pour impulser une nouvelle dynamique de vie, où chacun pourrait vivre en PAZ. S'il reste du chemin à faire, comme partout et tout le temps, on sent que les dix dernières années, la ville a bien rebondi et laisse présager, de fil en aiguille, un futur plus serein...


Pour se détendre un peu après cette visite bouleversante, petit sur la place Botero, où les nombreuses sculptures se mêlent aux colombiens et quelques touristes venus se prélasser en fin d'après-midi.


Plaza Botero

A présent nous sommes dans un bus plein à craquer en direction de notre premier volontariat à la ferme Tierra Dulce, près de Concepción à l'est de Medellín. Histoire de bosser un peu, apprendre des trucs et respirer de l'air chargé en oxygène ! La durée est indéterminée alors... À la prochaine !

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Dédicace aux lascars de Strasbourg

Quand nous débarquons dans une grande ville, nous regardons si elle possède un musée scientifique. Apres Grenade, Paris, San Sébastien, on s'est donc rendu au Parc Explora de Medellín. Hyper ludique, on a pu profiter du personnel aimable et disponible pour nous expliquer un tas de choses, réaliser notre premier film en tant qu'acteurs ou encore produire des bruitages de film en live.

Première baignade des vacances 
Carré + rond = amour 
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Visite du quartier Comuna 13 dans les hauteurs de Medellin, ancien territoire de rixes sanglantes entre paramilitaires d'extrême droite, guerilleros d'extrême gauche et criminels de la drogue... Aujourd'hui le quartier est haut en couleur et les touristes s'y promènent l'esprit léger...

Des escalators (escaleras electricas) ont été installés afin de permettre aux habitants de rejoindre plus rapidement le centre-ville. Chaque portion d'escalier est surveillée par un agent de la mairie et l'ouvrage orangé est complètement raccord avec les baraques multicolores environnantes !

Pour en savoir plus sur l'histoire mouvementée de la Comuna 13 : http://lecocotierdore.com/medellin-2-la-comuna-13/

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Publié le 20 septembre 2018

Quand les rues n'ont pas de noms mais des numéros et que les arrêts de bus en sont la combinaison des croisements, eh bien, tu mets 1 heure à la place de 20 minutes pour aller au jardin botanique !

Nous avons eu le temps d'en faire un rapide tour et vu des spécimens hauts en couleurs chez la flore comme chez la faune. Nous avons même vu un mini singe avec une tête de vieux singe, bientôt la photo.

Retour au jardin samedi sûrement pour une visite guidée 😀

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Publié le 19 septembre 2018

On est arrivé à Medellín après euuuh... 18h de voyage en tout : bus tram bus avion métro avion (qu'on a failli manqué hum) bus taxi. Henry et Daniela nos hôtes de couchsurfing se lèvent tôt et ça nous arrange bien d'aller dormir fissa ! Il pleut et l'orage nous berce, c'est toujours plus sympa quand on est au sec !

Medellin, 2ème ville de Colombie
La cama
Plus classe qu'à Schilick
Va t'on tenter un scrabble en espagnol ?
Démarrage en couchsurfing chez Henry !