Carnet de voyage

Le club des 5 en Islande

V
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14 étapes
10 commentaires
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Par Vic6
Suivez nos aventures au pays des consonnes, vamos comme ils disent ici !
Mai 2022
2 semaines
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1

Petite présentation de l'équipe avant tout :

  • Dorian avec qui je devais partir en Argentine initialement
  • Romain qui a failli ne pas venir car il avait une remise de diplôme 3j avant le départ
  • Marion qui devait peut-être venir et puis en fait non et puis apparemment si finalement
  • Roxane (personne ne sait comment elle s'est retrouvée là)
  • Victor qui devait seulement préparer le voyage pour ses parents au départ...

Après avoir fait une dernière réunion de pré-départ dans un restaurant Thaï hier à Paris, nous voilà levés aux alentours de 4h ce matin. Le premier objectif est simple puisqu'il s'agit de récupérer la moitié de l'équipe en plein Paris. Il n'est pas encore 4h15 que les premiers ennuis commencent. Entre une autoroute fermée et une petite erreur de trajet (le débat sur la pertinence du réseau routier parisien ne sera pas ouvert ici), nous arrivons avec une demi-heure de retard au point de RDV. Tant bien que mal, nous arrivons au parking de l'aéroport avec 20min de retard, une navette nous emmène immédiatement et quelques Granola et une mini-panne de bus plus tard, nous sommes dans l'avion. Certain(e)s n'attendront pas le décollage pour continuer leur nuit au cours d'un vol qui se déroulera sans encombre (mais nous comprenons rapidement que l'islandais est un doux mélange d'allemand et d'autres langues qui ne doivent pas exister). Nous atterrissons à 8h30 heure locale, récupérons les bagages et prenons la direction de l'agence de location de voiture. Tout est déjà prêt, nous avons même eu droit à un coffre de toi en cadeau (très peu utile pour l'instant). 45min après avoir atterri nous sommes déjà loin.


Il fait étonnamment beau et presque chaud, nous sommes déjà prêt à nous déshabiller mais le premier arrêt nous ramène vite à la réalité. Nous faisons une pause à la zone géothermale de Seltún où le vent est bien présent et les doudounes bien pertinentes. Une petite balade entre les roches aux couleurs surprenantes nous donne déjà un aperçu de ce qui nous attend au cours de ce voyage. Impossible de ne pas parler de l'odeur saisissante d'oeuf du fait du souffre omniprésent. Nous reprenons la route en direction de Reykjavik car une après-midi dense à la découverte de la capitale nous attend.

Sans oublier l'odeur 

Notre premier arrêt se situe au musée Perlan qui est assez surprenant de part sa variété. Au menu, explications des phénomènes naturels islandais : éruption volcanique, tremblements de terre, géothermie etc. Nous traversons également la reproduction d'une grotte de glace (la température supposée de -15°C nous aide à entrer dans l'ambiance). Une projection de 20min sur les aurores boréales nous attend ensuite dans le planétarium. Elle est très intéressante même si la position semi-allongée et les musiques font fermer quelques paupières. La visite se termine par une vue à 360° sur la capitale même si nous en sommes encore un peu éloignés.

Il est déjà 14h lorsque nous sortons et nous commençons à avoir très faim (il est 16h heure française effectivement...). Sur recommandation de Roxane (qui a peut être trouvé sa place dans ce voyage finalement) nous nous arrêtons dans un petit restaurant sur le port. Au menu, délicieuses brochettes de saumon et de crevettes pour un prix raisonnable (c'est l'enjeu principal de ce voyage). Nous commençons ensuite notre balade dans les rues aux maisons colorées, passons devant un lac très paisible malgré les règlements de comptes entre cygnes. Tout est assez calme, il n'y a pas grand monde mais le vent est notre plus fidèle compagnon pour le moment.

Notre montons au sommet de l'église principale (je vous épargnerai régulièrement les noms) pour avoir cette fois-ci une vue magnifique sur toute la ville où nous remarquons bien toutes les couleurs, plus encore que dans les rues.

Où est Charlie ? 

Petit crochet par l'hôtel car le check-in est autonome, il suffit de poser son téléphone sur les bornes d'entrées de l'appart-hôtel, c'est très moderne et plutôt efficace. La chambre est très spacieuse mais nous ne nous arrêtons pas en si bon chemin, nous repartons déjà pour continuer notre balade, manger une gauffre, passer par une pharmacie (parce que je ne sais pas si vous savez mais en fait Roxane a l'impression d'avoir un truc coincé dans la gorge depuis hier soir et c'est son principal sujet de discussion) et surtout... faire les courses. Là encore, nous sommes assez efficaces, les menus seront composés essentiellement de pâtes et riz. Retour à l'hôtel aux alentours de 19h après une journée de 17h, la fatigue commence à se faire sentir.

Après l'écriture de ces lignes, nous allons passer en cuisine et surtout bien dormir car demain le programme est également dense avec notamment la plongée dans la faille séparant les continents américain et européen.

A demain !

(oui maman il y a peut être des fautes mais je suis fatigué)

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Avant toute chose, je tiens à signaler que la première étape a été écrite au son des "bon tu le finis ton roman", des "mais t'as écrit tout ça ??" et des "je fais tout le paquet de pâtes ou pas ?". Ceci étant dit, nous avons passé une nuit très reposante grâce aux lits d'un confort nécessaire après la journée d'hier. Réveil aux alentours de 8h, nous prenons le petit déjeuner, "volons" quelques capsules de café, sopalin et autres bouteilles de lait "mis à notre disposition" avant de partir. (Roxane a eu le temps de m'humilier à Dobble entre temps mais cela n'a que peu d'intérêt). Au programme du jour, la découverte du Cercle d'Or, zone très réputée au Sud-Ouest de l'Islande.

Soucieux de s'éloigner des touristes (comme s'il y en avait), nous prenons des routes secondaires conseillées par le Routard. Nous sommes incroyablement seuls au milieu des champs de roches volcaniques, le tout est à la fois splendide et immensément vide. Après quelques dizaines de kilomètres nous arrivons au bord du plus grand lac d'Islande, là encore le mélange des couleurs est étonnant : le vert des prairies, le bleu du lac, le noir des montagnes et enfin le blanc de la neige. Le décor est grandiose et, même si le ciel est gris, le temps est sec et assez chaud pour le moment.

A l'arrivée sur le site, le plus visité d'Islande, nous effectuons notre retour à la civilisation entre tous les retraités déjà présents. La visite consiste en une balade de 2h visant à relier différents points de vue et notamment l'impressionnante - et ce n'est que le début - cascade d'Öxarárfoss. Après quelques clichés, nous revenons sur nos pas, récupérons la voiture et pique-niquons sur une table au milieu de cette ambiance calme malgré le monde présent (tout est relatif car comme dirait ma mère, je n'imagine même pas en août). Il nous reste quelques mniutes avant notre activité de l'après-midi, nous en profitons pour faire une partie de carte mais l'esprit est ailleurs. Dans quelques instants nous allons nager au milieu de la faille de Silfra connue pour être la séparation entre les plaques eurasiennes et américaines.

Purs produits Islandais 

Nous nous rendons donc sur place, enfilons nos équipement (les photos parlent d'elles mêmes) et n'assistons qu'à la fin du briefing car nous n'avions pas été prévenu. Nous avons raté toute la partie sur la sécurité mais quoi de mal, ce n'est pas comme si nous allions plonger au coeur d'une faille dans une eau à 2°C. Une fois complètement équipés, nous entrons dans l'eau, la seule partie non couverte étant les lèvres, le début n'est pas forcément agréable mais le spectacle est immédiatement subjuguant. Les couleurs sont incroyables et le froid se fait (presque) oublier. Nous avançons à la surface pendant une vingtaine de minutes avant d'être laissés seuls quelques instants pour découvrir un lagon plus large. L'eau est incroyablement claire et on peut voir à 100m de profondeur. L'expérience est déjà inoubliable. A la sortie, nous avons le droit à un chocolat chaud et quelques biscuits avant de reprendre la route des étoiles plein les yeux.

Piscine municipale 

Soucieux une nouvelle fois de ne pas aller au plus court en direction de l'hôtel, nous faisons un crochet par des routes secondaires. Le Routard indique qu'un cratère est à voir au bord de la route mais insiste sur le fait que c'est cher pour ce que c'est. L'idée est donc de passer sans arrêter mais le mélange de couleurs, du rouge au vert, nous intrigue, et nous nous arrêtons donc. Pour 3€ l'entrée (clairement hors budget), nous prenons le risque d'aller voir... Nous avons bien fait car le site est remarquable. Nous faisons le tour du cratère, descendons au bord du lac naturel et reprenons la route.

Bandeau (elle est technique celle là)

Petit arrêt éclair pour faire quelques cours (et dévaliser le rayon d'un miraculeux yaourt dont nous sommes tombés addicts la veille, là encore les photos plus loin parlent d'elles même). Les gouttes commencent à tomber mais quelques cascades nous attendent avant la fin de journée. Enfin c'était sans compter sur le fait que les routes que nous devions prendre pour s'y rendre sont réservées aux riverains. Malgré le fait que nous commençons plus ou moins à savoir dire merci, nous ne sommes pas tout a fait fondus dans le décors et nous décidons de ne pas tenter le coup car des barrières nous en empêchent. La prochaine destination sera donc celle de notre résidence du soir, atteinte aux alentours de 18h lorsque la pluie commence à s'intensifier. Notre modeste demeure de 130m2 est un cottage typiquement islandais doté d'un bain chaud et de 4 chambres chacune équipée d'une salle de bain. Après 1h dans l'eau à 40°C, (certains ne la trouveront pas assez chaude ?!?!), nous décidons de prendre une douche (à l'odeur d'oeuf cette fois) et d'aller voir ce que propose le restaurant de l'hôtel car les prix n'ont pas l'air si élevés pour une fois (contrairement au plein à 2,3€ le litre que nous venons de faire par exemple). Nous optons pour des pizzas maisons délicieuses et finissons la soirée à jouer aux cartes dont une seule partie sera filmée pour le film du voyage et dont le nom du vainqueur ne fait guère de doute dans vos esprits je l'espère.

A quoi ça cerf ? 

Le temps pour moi d'écrire ces quelques lignes, d'entendre Romain venir me dire "il arrive quand ce blog ?", il est déjà 23h30 (il fait encore jour) et la journée de demain est chargée (surprenant ?) alors...

A demain !

23h30
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La nuit a été une nouvelle fois reposante même si pour ma part, étant réveillé à 7h, j'en ai profité pour faire un peu de drone aux alentours de notre logement (histoire de réveiller tout le quartier). Nous commençons à prendre le rythme pour le petit déjeuner qui n'est finalement pas si différent de ce que nous mangerions en France. Nous chargeons le bolide et partons à la découverte des deux derniers sites du Cercle d'Or.

On ne dirait pas comme ça mais on forme une belle équipe de gitans 

Le premier arrêt est la zone géothermale de Geysir, où la pluie et le vent sont bien au rendez-vous. Toutes les quelques minutes (demander à Marion pour le chronométrage exact), un Geyser entre en irruption et attire donc les foules. Au départ nous sommes assez seuls (il est presque 9h), nous en profitons donc pour parcourir la zone et rallier un point de vue en hauteur. Le chemin n'est pas sans encombre car il est recouvert d'argile bien humide qui redécorera nos chaussures. En redescendant, la foule des grands jours est présente, nous observons une dernière explosion et reprenons la route pour arriver au second site avant les vieux.

Après 8000 essais on l'a eu 

Nous découvrons alors avec stupéfaction et fascination la surpuissante cascade de Gullfoss. Elle se compose de deux niveaux et le débit est réellement impressionnant. Après un long moment passé sur le site et un shooting photos bien humide, nous remontons au parking et, comme tous bons touristes, entrons dans la boutique de souvenirs... Nous ne ressortirons pas les mains vides (c'est une litote).

Arpenazfoss 

Romain prend le volant (interdit), il est bientôt midi, la faim commence à se faire sentir mais nous effectuons un arrêt conseillé par le routard pour visiter un minuscule village dont l'attrait principal est son église (franchement pas ouf mais la vue, elle, l'est). Nous reprenons donc assez rapidement la route, Roxane conduit (toujours interdit et heureusement d'ailleurs) et nous amène au départ de notre balade de l'après-midi. Avant toute chose, nous pique-niquons sur les tables d'un restaurant (sûrement interdit) et, là encore, le rythme commence à être pris : pain suédois, philadelphia, fromage plastique et jambon peu conventionnel mais surtout, nos yaourts à boire (celui à la banane semble loin devant les autres pour l'instant, nous vous tiendrons au courant de l'évolution du classement).

Une fois cette étape indispensable effectuée, nous enfilons nos 75 couches de vêtements car le vent est vraiment rafraichissant depuis ce matin (on pense bien à vous dans ces moments là) et débutons la randonnée. Le décor est grandiose, nous évoluons entre les collines verdoyantes parsemées de petits geysers qui nous accompagnent tout au long du chemin. Quelques minutes seulement après le départ, nous commençons à avoir chaud (oui oui), certains oseront donc le t-shirt mais cela ne durera pas. En 10 minutes (le temps de sortir le drone), tout s'obscurcit et la pluie commence à tomber (ce n'est donc pas une légende). La fin de la balade sera donc très humide mais nous ne nous décourageons pas pour autant. Nous n'avons pas parlé de l'objectif de cette balade : se baigner dans une rivière dont la température de l'eau dépasse les 38°C. Nous ne sommes pas seuls mais il faut bien se changer et on ne peut pas dire que les bouts de planches censées le permettre remplissent vraiment leur fonction. Certains membres du groupe (qui resteront anonymes) rechignent un peu à l'idée de se changer sous la pluie et redoutent le moment où il faudra sortir. Roxane et Romain les grosses flippettes ayant été convaincus, nous pouvons faire ce pour quoi nous sommes venus : se baigner !

Aucune idée de qui elles sont mais elles ont insisté... 

L'expérience est originale, la pluie s'est arrêtée et nous restons un bon moment dans cette eau à l'odeur toujours singulière mais qui est (en théorie) bonne pour la peau. Nous attendons de manière très pertinente que la pluie redémarre pour sortir de l'eau et retrouvons nos affaires, que nous avons essayé de protéger tant bien que mal, en partie trempées.

ça chouinait moins dans le bain chaud hier 

Après un cirque de rhabillage, nous redescendons en direction de la voiture (petit vol de drone au milieu des Geyser entre temps) et reprenons la route en direction de l'hôtel. Un crochet s'impose, selon le routard, par un village en bord de mer qui ne nous a pas vraiment convaincu même s'il aura eu le mérite de nous faire voir la seule prison de l'île.

ô liberté  

Après une dernière ligne droite d'une heure et une fin de chemin caillouteuse, nous atteignons nos cottages qui seront notre demeure du soir. Nous sommes au milieu de nulle part, la vue est superbe et le temps est de nouveau clément. Conséquence : drone.

Dormir ou conduire il faut choisir 

Le temps de se faire ramener des draps pour Roxane qui n'en avait pas (je n'irai pas jusqu'à dire qu'elle est en trop dans ce voyage quand même), de manger un kilo de pâtes au pesto préparé avec les moyens du bord, de dévorer notre 5ème yaourt en 3j (la vanille mérite sa deuxième place selon moi), nous pouvons terminer la soirée par quelques parties de cartes comme l'impose notre routine bien installée désormais.

L'important n'est pas le chemin emprunté mais la destination finale (un truc comme ça) 

Demain est probablement la journée la plus chargée en termes de nombre de sites à voir (ça semble mathématiquement viable) donc je ne m'étale pas plus longtemps, il est déjà minuit.

A demain !

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Je commence l'écriture à minuit, j'en appelle donc à votre plus grande tolérance, la journée a été chargée.

Elle avait pourtant des airs de grasse matinée car le réveil a sonné à 8h15 ce matin, nous avons rendez-vous à 10h pour aller découvrir la zone de Þórsmörk. Le temps pour mes compagnons de découvrir ce que je raconte sur eux pendant qu'ils dorment, nous voilà partis. La pluie est intensément présente avant notre départ mais se calmera assez rapidement. Nous avions réservé une excursion de 6h en méga-jeep (méga mini-bus en réalité) car le site n'est (clairement) pas accessible en voitures classiques aussi 4x4 soient elles. Nous commençons assez rapidement à traverser des gués plus ou moins profonds et effectuons plusieurs arrêts pour observer le décor grandiose comme toujours. Au menu : glaciers, grottes, cascades, la routine...

A l'aise comme un parisien en province

Le point culminant sera atteint après quelques minutes de marche (20 pour certain(e)s qui ne manqueront pas de le répéter) et la vue est absolument époustouflante. Les chaines montagneuses s'étalent à perte de vue et la vue sur la vallée est sublime. Après un long shooting photos, nous amorçons la descente pour aller nous ravitailler avec notre groupe de 11 personnes (un groupe de canadien n'est là que pour 5 jours, la honte). Le repas "offert" est finalement très similaire à ce que nous faisons d'habitude : pain de mie, jambon, fromage et les fameux Skyr (yaourt dont ceux à la fraise sont définitivement en fin de classement). Surprise du chef, il faut faire la vaisselle car nous mangeons dans une cabane. Nous avons donc payé 1100€ cette excusion et j'ai fait la vaisselle pour 11 personnes.

"C'est stylé"
Je peux leur faire faire n'importe quoi 

Nous reprenons la route pour atterrir dans une sorte de canyon au fond duquel nous avançons un long moment en se demandant pourquoi. Il s'avère qu'une cascade assez impressionnante se cache entre les rochers et les fines gouttes de pluie qui tombent du ciel rajoute un effet magique à l'atmosphère de ce lieu. Après avoir goutté l'eau d'une qualité irréprochable, nous retournons au véhicule et profitons des dernières minutes à bord de cet engin étonnant. Sur un parking nous attend une voiture qui ressemble étrangement à la notre selon Dorian ("hey mais ils ont la même voiture que nous") ; cela tombe plutôt bien car c'est notre voiture, nous sommes de retour au point de rdv du matin.

"C'est stylé aussi" 

Il est déjà 16h mais le programme est encore chargé. Prochain arrêt la cascade de jesaisplusquoifoss qui a la particularité de permettre un passage derrière elle. C'est original mais extrêmement humide, une fois encore le débit est d'une puissance déconcertante. Les capes de pluies auront bien fait le travail.

Onpeutpasserderrièrefoss serait nettement + simple 

Après quelques minutes de route, nous atteignons le début d'une petit balade censée amener à une piscine aménagée au coeur des montagnes. Il est vrai que nous l'atteignons assez vite mais l'eau est tiède (infiniment trop froid donc pour la majorité de ce groupe de flippette dont je me désolidarise). Nous sommes sur le point de repartir assez vite quand nous croisons 2 personnes nous indiquant qu'il y a de petites sources chaudes un peu plus haut. L'information est réelle mais il faut marcher quelques mètres dans la rivière provenant directement des glaciers pour atteindre ces sources. Je passerai donc sur le cinéma et les jérémiades d'une personne (entre autres) qui, je cite, "est en train de perdre ses pieds" (c'est Roxane). Il y a en réalité deux petites sources dont l'une est nettement plus chaude. Nous séparons donc le groupe en deux et profitons de cet instant dans un cadre idyllique le soleil ayant refait son apparition. L'image est assez difficile à décrire mais l'eau chaude coule le long des parois et vient se plonger dans la rivière glacée. Il n'y a donc que des mini-zones chaudes accolées à un froid bien réel. Le retour se passe quasiment sans encombre malgré le fait que Dorian grimpe sur les hauteurs pour prendre quelques photos et trébuchera (sur le plat et en marchant) en rapportera un beau souvenir au coude (mais l'appareil photo est sain et sauf).

Il fait beau, il fait chaud, en Islande, c'est l'été toute l'année 

L'arrêt suivant est la cascade de Skogafoss, encore une fois très impressionnante mais la pluie commence à s'intensifier et rend les photos difficiles. Nous escaladons les 450 marches pour atteindre le haut de la cascade et reprenons la route jusqu'à un glacier qui sera la dernière étape de la journée car la pluie ça va bien 5min et il est déjà 20h30.

De torses nus à capes de pluie en 20min 

Direction l'hôtel donc, qui est assez luxueux (la cabane de demain remettra les pieds sur terre à tout le monde). Repas composé de riz, poivron, oeufs au plat et Skyr bien sûr ; machine à laver lancée en express, sèche linge qui apparemment était trop chargé. Résultat de tout cela, tout sèche dans l'appartement et le paroxysme de la gitanerie est définitivement atteint.

Le grand écran sur le mur nous fait de l'oeil, nous l'allumons sans grande conviction et, en zappant, Dorian initie Roxane au catch et à Fast and Furious mais elle s'avérera beaucoup plus instruite sur "Naked Attraction" une émission qui consiste assez simplement à choisir entre plusieurs personnes nues. Pour nous qui sommes innocents, le concept est assez dérangeant mais Roxane semblait vraiment bien informée sur le sujet (aucune de ses excuses ne sera crédible).

Cette vie n'a plus de sens 

Cette journée fut vraiment intense mais réellement époustouflante et ce n'est que le début... Le temps pour moi d'écrire ces quelques lignes pendant que tout le monde dort en espérant que la journée de demain sera belle même si la soirée risque d'être gâchée par une équipe de chèvres vertes.

A demain !

5

H-11h30 : Le réveil sonne à 7h30 ce matin et le spectacle est déjà au rendez-vous en ouvrant les volets. Le ciel est nettement dégagé et les couleurs sont vives. Sans grande surprise, rien n'a séché de la veille, nous lançons donc un sèche-linge moins chargé cette fois et partons un peu avant 9h.

Dessous de plat en guise d'étendage, qui le fait ça ? 

H-10 : Le premier arrêt se situe sur une plage de sable noir qui s'étend à perte de vue et depuis laquelle on peut observer des colonnes basaltiques posées au milieu de la mer. Il fait 15°C autant dire que cette canicule nous motive de bon matin. Un vol de drone s'impose car nous sommes quasiment seuls (modulo quelques français) et que les couleurs sont magnifiques en ce début de journée.

C'est la mer noire 

H-9 : Nous nous dirigeons ensuite vers la presqu'ile correspondant au point le plus méridional de l'Islande avec l'objectif d'observer les macareux (fameux oiseaux typiques du pays). Nous n'en verrons pas mais la vue à 360°C est grandiose (j'essaye de varier mais ce n'est pas évident). Personne n'échappera au shooting photos car la météo est très clémente avec nous pour le moment.

Etretat avec quelques consonnes en +  
Sale temps 

H-8 : Peu avant 11h, nous commençons une balade de 40min en direction d'une carcasse d'avion laissée sur la plage depuis plusieurs décennies (ce que nous devions faire hier). L'autre alternative aurait été de prendre une navette hors de prix mais il n'est pas question de passer pour des touristes fainéants. J'en profite pour compléter ma collection de vidéos de drone car, une fois encore, nous sommes bien seuls au coeur de cette immensité. La balade est en réalité assez longue car il faut aller tout droit en direction de la mer mais nous n'en voyons pas le bout... Nous arrivons tant bien que mal, satisfaits de l'avoir fait à pied. Une fois sur place, 4 drones tournent déjà autour de la carcasse ce qui ne laissera guère de place pour le mien. Nous escaladons l'avion pour prendre quelques photos et il est vrai que le lieu est assez original. Se pose assez vite la question du retour car il est déjà midi, que la route vers l'hôtel du soir est encore longue et que les jambes commencent à être lourdes. Les avis sont divisés car la navette est hors de prix pour 5min (14€/personne) mais un vote à la majorité conduira à la bonne décision : monter dans la prochaine navette. Le retour est donc bien plus rapide.

Entre 2 points de vue 
Justin Bieber a fait pareil dans un clip (sacrée ref) 

H-6 : on mange où ? La question n'est pas si simple car nous retournons à Vik mais ne voyons pas de table de pique nique. Nous tentons donc une pause dans l'herbe, légèrement en hauteur et le spot s'avère être probablement le meilleur du coin. Une fois le repas terminé (c'est un grand mot mais on avait des Pringles quand même), j'accorde 6min14 de repos à mes troupes car il fait vraiment beau et que ce seront les seules du voyage. Le temps pour Roxane de prendre des coups de soleil (en Islande ?!?!), nous faisons le plein (d'essence et de Skyr) et reprenons la route.

La gitanerie n'est jamais finie 

H-5 : Après quelques kilomètres seulement, le paysage change radicalement. Les collines verdoyantes et le ciel bleu laissent place aux champs de roches volcaniques recouvertes de mousses et aux nuages noirs plutôt très menaçants. Ces changements de décors (et de temps) sont en réalité omniprésents depuis le début du voyage mais cette journée en aura été le symbole. Ce qui devait arriver arriva, nous prenons une grosse averse sur la route et atteignons notre prochain arrêt au bout d'1h de route.

ça fait flipper 

H-4 : Nous nous arrêtons au bord d'un canyon après avoir testé les aptitudes 4x4 de notre véhicule et marchons quelques minutes en direction d'une cascade. L'endroit est assez joli mais nous ne nous attardons par car la pluie qui s'était calmée revient en force. Trempés comme des rats, nous reprenons la route pour une nouvelle heure (je crois, il est tard).

H-2 : La dernière étape de la journée est un parc naturel imprononçable dans lequel nous pourrions passer une journée à randonner mais comme il n'y a que 14 jours dans 2 semaines, il fallait faire des choix. Le notre sera de nous rapprocher du glacier (machinjokul) qui est impressionnant certes mais qui n'est rien face à ce qui suit.

Placement de produit non rémunéré 

H-1 : Derniers kilomètres de la journée en direction de l'hôtel, nouvelle averse sur la route et puis le temps se clame. Et là, au détour d'un banal virage à gauche, un spectacle absolument fantastique s'offre à nous. En un rien de temps, nous sommes entourés pas la mer à droite, les glaciers et monts enneigés face à nous et une succession de cascades sur la gauche (pour schématiser). Il est indispensable de ressortir l'appareil photo qui était rangé et tenter tant bien que mal de photographier ces paysages somptueux. (On peut avoir l'impression que j'en fais trop mais la succession des thèmes est assez incroyable et la variété des décors est à couper le souffle). Conclusion de cette histoire : on ne peut pas être tranquille 5min.

H-0 : Nous attendrons l'hôtel dans 10min au moment où nous passons devant le Jokularson où il est possible d'observer des icebergs au milieu d'un lac immense. C'est au programme de demain, l'idée est donc de ne pas trop regarder et de se garder la surprise mais le spectacle est tel, le soleil étant en train de redescendre, que nous ne résistons pas à faire des premières photos au cas où la météo du lendemain serait moins clémente. La vue est fabuleuse, quelques loutres (je crois que c'est ça la marque) font leur apparition au moment où je m'agace contre cet appareil photo qui fracasse les contrastes (c'était infiniment + beau que sur les photos donc). Le moment est une nouvelle fois magique et nous restons un petit moment avant de repartir car nous reviendrons demain.

Crédit photo Roxane (pour une seule photo, mais je veux passer une bonne journée demain...) 

H+23min : Nous arrivons à l'hôtel, apprenons que Nantes a ouvert le score (ça n'étonne personne), récupérons les clés et prenons connaissance des lieux. La télé est assez rapidement allumée, le repas est lancé (pâtes au pesto rosso et un concombre pour les amateurs de cuisine raffinée) (je ne préciserai plus le dessert maintenant même si nous avons testé le goût straciatella qui n'est franchement pas ouf).

Jaune canari  

H+45min : L'affaire semble bien mal embarquée, la tension monte mais nous faisons bonne figure. Romain commence à chambrer mais il va vite se calmer s'il ne veut pas faire le tour de l'ile à pied.

H+1h34 : Le héros, l'unique, le seul, Romain Hamouma égalise rendant l'ambiance incandescente dans notre logement (c'est faux). La fin de match est interminable, les mains tremblent mais l'essentiel est bien là, l'AS Saint-Etienne n'est pas encore en L2. Deux nouvelles soirées de stress nous attendent la semaine prochaine mais nous les prenons avec plaisir !

H+2 : La tension redescend, chacun peut de nouveau vaquer à ses occupations, Roxane me demandera la permission d'appeler un certain "Loulou" (elle commence à comprendre comment les règles sont établies ici) ; pour ma part, au bord du malaise, j'irai réalisé 850 photos du paysage qui nous entoure. Le pari avait été pris que nous devions, avec Dorian, nous baigner dans la mer mais malheureusement des barrières nous en empêchent... Ce n'est que partie remise (ou pas).

H+3 : Notre logement fait face à la mer, est entouré de moutons et d'oiseaux (qui piaillent encore pendant que j'écris), les glaciers sont perceptibles au loin et les couleurs sont superbes : nous sommes dans un petit coin de paradis.

Faune et flore islandaise 

H+6 : A demain ! (et Hamouma on t'aime)

PS : quelqu'un peut dire à Roxane qu'elle n'a rien dans la gorge que c'est juste qu'elle parle trop ?

6

Une fois n'est pas coutume, le petit déjeuner est compris dans ce que nous avons payé pour la nuit. Ce sera la seule fois, nous comptons donc bien en profiter. Nous voilà donc en place à 8h face à un buffet assez fourni avec quelques produits locaux à base de thon et on ne sait pas trop quoi. Comme on dit chez moi dans ces cas là : "mangez parce qu'on ne sait pas ce qu'on mange ce midi". Nous ne sommes pas seuls et on se rend compte que sans nous, la moyenne d'âge serait probablement bien supérieure à 60 ans.

Notre première étape consiste à rebrousser le chemin de la veille jusqu'à un glacier plongeant dans un lac. L'endroit est superbe bien que très venté. Après avoir été a deux doigts de laisser le drone profiter du paysage en l'ayant oublié sur la plage, nous retournons sur notre dernier site de la veille pour redécouvrir le Jokularson qui nous avait déjà émerveillé.

Beaux et chaud 

Les couleurs sont assez différentes de la veille, nous nous arrêtons à plusieurs points de vue et prenons de nombreuses photos. Les oiseaux et phoques (NDLR : et non pas des loutres comme indiqué dans l'édition d'hier) sont présents en nombre tout comme les gilets oranges fluos des touristes peu malins qui ont besoin de se rapprocher en bateau des icebergs alors qu'ils sont approximativement à 10m du bord. Le guide est probablement en train de leur expliquer l'impact du réchauffement climatique. L'endroit est vraiment spectaculaire, difficile de s'en lasser et c'est pourquoi nous passons une grosse heure à observer cette nature à la fois inerte et pourtant bien vivante.

Bancquise 
(c'est pas de moi...
...mais Roxane apprend vite apparemment) 

Un peu avant midi, nous attaquons le gros morceau de la journée : les fjords de l'est. Nous avons beaucoup de kilomètres à parcourir en bord de mer pour rejoindre l'hôtel du soir. Une étape rapide pour faire le plein et nous voilà lancés.

Art islandais 

Comme souvent, la question du repas de midi va se poser assez rapidement (il est 13h30). L'idée est donc de trouver un endroit un peu à l'écart de la route et du vent de préférence. Un premier essai non loin d'une cascade s'avérera être un échec car il est difficile de simplement marcher sous cette tempête. ll fait pourtant très beau mais, sans grande surprise, le bord de mer est balayé par les vents. Second essai un peu plus loin qui aboutira à la même conclusion. Dans l'idée que nous ne trouverons pas, nous décidons de parcourir quelques mètres sur une route secondaire pour manger dans la voiture (ce qui devait arriver arriva) mais face à un décor grandiose. En réalité, l'endroit est probablement le plus venté de tous et il est difficile de s'organiser mais nous y arrivons tant bien que mal.

Mon "au moins on a un belle vue" n'aura convaincu personne

Reprise de la route vers 14h30 et arrêt quasi immédiat quelques minutes plus loin où la encore la vue est spectaculaire, une table de pique-nique est présente et le vent est totalement absent... Nous (je ?) avons eu le nez fin donc... Un peu de drone pour se consoler et nous voilà de nouveau sur la route principale (qui fait le tour de l'ile).

Nous avalons les kilomètres dans un décor toujours aussi magique entre les montagnes remplies de cascades à gauche et le bleu des fjords à droite. Nous suivons la côte en faisant des aller-retours le long des fjords. Dorian aura le bon réflexe pour laisser traverser un troupeau de rênes et le trajet passe très rapidement même si nous roulons déjà depuis plusieurs heures.

Cascade de siestes 

A quelques minutes de l'hôtel, nous décidons de nous diriger vers un fjord que nous devions voir demain car il n'est que 18h. Le premier problème est que les 2 blogs de référence que nous utilisons n'en parlent pas et que seul le routard le considère comme un des plus beaux. Second problème, nous sommes montés en altitude et un brouillard épais couvre la route secondaire que nous devons emprunter et qui n'est accessible qu'aux 4x4. Petit moment d'hésitation donc mais nous décidons de nous lancer dans l'inconnu (c'est vraiment le mot) malgré tout. Le GPS indique 45min de route (sur la terre et les cailloux donc) et fort heureusement notre véhicule est un bolide surpuissant. Après une dizaine de minutes, nous prenons de nouveaux de l'altitude, perdons le réseau et la radio et je sens la pression peser sur mes épaules. Roxane illustrera bien la situation par un "si on tombe en panne je te tue" (sa bienveillance l'honore comme souvent). Faisant fi de ses remarques (comme souvent), nous continuons la route et arrivons face à un spectacle que nous n'imaginions pas. Il y a des moraines de neige le long du chemin, il fait 4°C et nous voyons le fjord en contrebas surmonté d'un arc-en-ciel. La descente est, là encore, caillouteuse mais le décor est splendide, nous sommes entourés de cascade et avons la vue sur le fjord. Nous passons devons une carcasse de bateau de la WWII et décidons de faire demi-tour car le fjord en lui même n'a pas vraiment d'intérêt, les nuages étant, qui plus est, assez bas.

Oui tout est au même endroit 

Après 45min, nous arrivons à l'hôtel, cherchons s'il existe un Dominos Pizza (nous en avons déjà vu plusieurs), la réponse est négative, nous nous contenterons donc d'un subtil mélange de riz - petits pois/carottes.

Notre logement est un cottage assez typique et plutôt bien agencé, composé de deux chambres et d'un canapé-lit de + ou - 16m2 (je vous laisser deviner qui dort dedans en ce moment pendant que certains bossent et se contentent d'un lit superposé, indice : ELLE N'A PLUS RIEN DANS LA GORGE, enfin elle croit).

Demain le planning n'est pas forcément chargé mais il y a encore pas mal de route alors je ne tarde pas, il est 0h30 et il fait encore très jour comme toujours.

A demain !

7

Ce matin c'est jour de fête : réveil à 8h30 et comme nous ne sommes pas spécialement pressés, nous préparons un petit déjeuner composé de beans et d'oeuf au plat (le luxe). Nous quittons le logement un peu avant 10h, après avoir laissé un joli mot sur le livre d'or, en prenant la direction du dernier fjord de la côte Est.

Roxan(n)e commence à dévier

Comme la veille, il faut passer un col et, même si c'est fois la route est goudronnée, la neige et le froid sont bien présents. Nous arrivons dans un petit village aux maisons colorées et à l'atmosphère paisible. Après une petite balade et un point de vue sur une cascade, nous rebroussons chemin.

Suivez les lièvres 

Un petit arrêt au magasin est nécessaire pour faire quelques courses (et notamment trouver du pain suédois, que nous ne trouvions plus depuis le premier jour, pour notre pique nique). Le routard indique que sur notre route se trouve une ferme typique qui vend des légumes frais. Pour varier un peu notre alimentation, nous décision d'y faire un crochet. Sur place, nous ne trouvons pas grand chose et la propriétaire nous indique qu'ils sont fermés le lundi. Je vous laisse imaginer l'image qu'elle a eu en nous voyant débarquer à 5 dans ce coin perdu au milieu de nulle part.

Direction le prochain arrêt donc qui se situe au pied de deux cascades majestueuses. Il faut grimper une quarantaine de minutes pour s'en rapprocher et, une fois là haut, le décor est spectaculaire au milieu des colonnes de basaltes et des teintes qui virent du rouge au vert en passant par le noir. Le seul regret est d'avoir laissé le drone dans la voiture (erreur de débutant...). Nous redescendons et profitons de la table de pique-nique disponible pour reprendre des forces. Pour ma part, j'en profite pour rattraper le temps perdu et teste les capacités de mon drone qui, par miracle, atteindra la cascade que nous venons de voir à plus de 2km.

J'adore l'eau 
Pas aussi stressant qu'un match de sainté mais quand même 

Après cette pause au sec mais fraiche, nous reprenons la route en direction de notre destination du soir : le lac Myvatn, véritable joyaux de l'île. Le guide indiquait qu'il fallait passer par une route secondaire pour voir de beaux paysages, malheureusement, on se rend compte assez vite qu'elle est fermée...

Partout toujours 

Direction la route principale donc pour plus de 2h30. Assez rapidement, toutes les habitations disparaissent et nous sommes de nouveaux seuls. Une puissante cascade le long de la route attirera notre attention et celle de mon drone.

La routine

La route était censée être assez monotone sur cette partie du pays mais elle sera finalement spectaculaire comme souvent. Nous nous retrouvons au milieu de champs de lave noirs, des volcans en premier plan et des glaciers majestueux plus loin. L'allégorie de la solitude est bien là, nous ne voyons rien sur des dizaines de kilomètres. Une petite pause s'impose au milieu de ce désert sombre pour effectuer quelques images et nous voilà déjà proches du but.

La routine bis 

Nous apercevons au loin des grandes colonnes de fumée et nous ne comprenons pas tout de suite que nous arrivons sur un site que nous devons visiter le lendemain. Là encore, nous faisons une pause rapide pour se prémunir du potentiel mauvais temps du lendemain mais ne trainons pas trop car un bain chaud nous attend au logement. Nous arrivons par le nord du lac et logeons au sud, nous avons donc un très bel aperçu le temps de longer la côte.

Nous rappelons que l'usage d'engins pyrotechniques est interdite  

Nous arrivons à notre logement aux alentours de 18h, et prenons place assez rapidement dans cette maison immense et très bien équipée. Le temps de se perdre 10 fois, nous sommes en maillot de bain pour plonger dans le hot tub, à l'odeur d'oeuf comme toujours, mais qui est en plein air cette fois. L'odeur disparait assez vite donc (à croire que l'on commence à s'y faire). Après une heure de détente avec une vue très agréable, nous revenons à la raison, passons à la douche et décidons de commencer le repas. C'était sans compter sur le fait que Roxane demande sa deuxième autorisation de téléphoner en 3j. Cela se jouera au Double, je suis humilié (elle a clairement triché), l'autorisation est accordée (mais les crédits s'épuisent), ce qui repousse l'heure du repas d'une bonne demi-heure. Après une longue attente et au bord de la famine donc, nous profitons d'un mélange de pâtes à la sauce tomate/ricotta agrémenté de champignons délicieusement poêlés (pas d'hyperbole dans cette phrase).

On s'aligne sur la moyenne d'âge 

Le temps de lancer une machine et de regarde le Flambeau (loin de mes attentes il faut bien le dire), chacun rejoint ses appartements. Tout cela conduisant au fait que, pour une fois, tout le monde dort avant minuit !

Nous allons passer 2j sur place car la zone est vraiment riche mais pas d'excuse pour se réveiller après 8h demain alors...

A demain !

8

Le réveil est agité ce matin car depuis quelques jours des soupçons règnent autour d'une tablette de chocolat dont certains carreaux manquent. Si l'on additionne les dires de chacun, les calculs ne sont pas bons. Une brève enquête permettra aux langues de se délier et les coupables, qui ne pensaient pas à mal soi-disant, seront rapidement démasqués.

Ceci étant fait, nous prenons la route au alentours de 9h30. Nous avons une dizaine de sites à voir en un jour et demi et il n'est pas évident de choisir par où commencer. Les nuages étant assez hauts, nous décidons de nous rendre à un premier point de vue, le cratère Hverfjall. Après une montée assez raide, nous arrivons en haut et pouvons commencer à en faire le tour. La vue à 360°C sur le lac et ses alentours est spectaculaire. On peut voir au loin des monts enneigés, de la fumée s'échappant du sol ou encore les eaux paisibles du lac. Après une petite heure pour effectuer le tour au son des "notre équipe est magique, l'ambiance est fantastique", nous redescendons et continuons nos visites (les paroles commencent à rentrer dans les têtes de chacun à force...)

Merci aux sponsors 

Le prochain arrêt nous permet d'observer d'anciens bain sous-terrain, cachés dans une grotte, avant que nous démarrions une balade peu intéressante il faut le reconnaître. Nous faisons donc assez rapidement demi-tour et prenons la route pour nous éloigner un peu du lac jusqu'au cratère Viti.

Motivation sans faille 

Sur la route, nous passons devant une centrale géothermique où l'odeur d'oeuf est très présente. Une fois sur place, il suffit de faire quelques mètres pour observer l'intérieur du cratère qui est occupé par un incroyable lac bleu laiton (ou quelque chose comme ça), encore gelé et entouré de neige. Là encore, nous marchons autour du cratère pour prendre de nombreuses photos (depuis les airs également).

Y a plus de saisons 

Il est déjà 12h30, le temps devient assez instable et nous pousse à manger dans la voiture une nouvelle fois. Pour autant, l'organisation n'a rien à voir avec la fois précédent. N'ayant pas les valises, les sandwichs au délicieux pain suédois seront confectionnés dans le coffre avant d'être servis directement sur siège. Le pique-nique commence également à évoluer car nous avons droit à des cornichons et des tomates cerises en plus de nos tranches de jambon/fromage finement déposés sur une couche de Philadelphia.

Dure reprise 

Un peu après 13h, nous entamons une nouvelle balade en direction d'un site recouvert de fumerolles. Une fois sur place, l'atmosphère est vraiment particulière, nous déambulons entre les zones de brumes et les champs de pierre volcanique. Nous devons passer dans la neige avant d'atteindre une zone orangée et, quelques mètres plus loin, tout devient noir. Cet endroit est vraiment surprenant mais pas autant que le fait que nous nous rendons compte, au hasard, que Romain est totalement inculte sur les expressions de la langue française. Petit cours en marchant donc. Autre fait étonnant, Roxane a le hoquet (tu sauras comment ça s'écrit maintenant) depuis 20min et, au delà d'être extrêmement ridicule lorsque nous croisons le peu de touristes présents, cela commence à en agacer plus d'un et à mettre la mauvaise ambiance dans le groupe qui n'avait pas besoin de cela après l'affaire du chocolatgate. Quelques tentatives de strangulation plus tard, le mal semble être passé (pour l'instant).

Tous à Auxerre 

Il est déjà presque 15h lorsque nous revenons à la voiture, le temps de faire un peu de drone, nous filons vers un autre volcan qui propose un point de vue sur le lac. Malheureusement, en arrivant à son pied, la pluie est assez intense et, surtout, les nuages ont beaucoup baissé. La pertinence de la montée à ce moment là est donc remise en question. Ce sera au programme de demain finalement. Nous repartons donc du côté est du lac pour une petite balade agréable au bord de l'eau où le temps est beaucoup plus clément que de l'autre côté.

L'arc en ciel en en photo c'est grâce à Roxane, notre rayon de soleil sous la pluie (si seulement)

La dernière étape de la journée sera un site totalement constitué de pierres volcaniques, qui ne nous aura pas forcément convaincu d'autant plus que le hoquet est de retour ("oui parce que quand je l'ai une fois il revient forcément pas longtemps après")

Nous revenons à la maison aux alentours de 18h, attendons impatiemment que le bain chaud se libère et plongeons dedans pendant une bonne heure avec une vue encore plus belle que la veille et ce malgré les gouttes qui commencent à tomber.

Le temps pour moi d'humilier Roxane à Dobble (3-0 pour info), les pâtes au pesto sont lancés. Le dessert sera ponctué d'un débat passionnant sur la lassitude vs addiction lorsque Roxane nous annonceras que les Skyr ça commence à bien faire. (Elle peut paraître difficile parfois dans mes récits mais croyez-moi vous ne savez rien...). La question sera donc laissée ouverte : peut-on se lasser lorsque l'on est addict ?

La soirée prenait une direction classique lorsque j'installe les enfants devant la télé et décide d'aller faire un peu de drone sur les pseudos-cratères présents non loin de notre logement. En réalité, le soleil est en train de se coucher (à son rythme) et les couleurs sont époustouflantes. Au bout de 45min de vol, mes mains me supplient de rentrer car il ne fait vraiment pas chaud. J'explique au reste de la troupe (modulo Roxane qui dort, fait rarissime) qu'il faut absolument venir voir ce spectacle. Nous voila repartis donc et en quelques instants, les couleurs sont passées de l'orange au rouge. Tout cela face à l'immensité du lac et de la zone que nous avons parcourue toute la journée : le moment est magique. Il est difficile de rebrousser chemin et de ne pas regarder plus longtemps mais il est déjà 23h30.

Repose toi bien Roxane 

Je finis ces lignes à 1h du matin mais le spectacle de ce soir valait vraiment le coup !

L'écriture dans la cuisine n'avance pas bien vite 

Encore une journée incroyables donc et il reste un beau programme.

A demain !

9

Second réveil dans notre humble demeure et après avoir débriefé le coucher de soleil de la veille ("mais tu aurais du venir me réveiller" blabla), nous voilà partis.

Initialement, nous voulions monter sur le volcan que nous n'avions pas pu faire la veille mais les nuages sont encore très bas. Ce sera donc direction Hverir, le site fumant que nous avions vu à notre arrivée. L'odeur est très désagréable pour une bonne partie de l'équipe, ce qui me permettra de glisser à une française sur le chemin un agréable "quelle bande de chochotte". Nous faisons le tour du site par le haut en une heure et la vue est assez déroutante, tout comme l'odeur il faut bien le dire. Le tout est spectaculaire comme souvent.

No pyro no party 

Troisième tentative ensuite pour le point de vue. Depuis la station d'essence, le sommet semble assez dégagé mais les jambes commencent à être lourdes. Dorian insistera pour qu'on y aille et quelques instants plus tard nous serons donc sur les pentes de ce volcan. Le moral des troupes est au plus bas lorsque ce même Dorian crapahute loin devant. L'universel "on est presque au bout" et une sucette sauveront Roxane de l'hypoglycémie (tous les biscuits étant judicieusement restés dans la voiture). Il est vrai que la vue du sommet, à 360°C sur le lac, est superbe et propice à un petit vol de drone. On peut voir au loin le cratère que nous escaladions la veille ainsi que les nombreuses îles qui parsèment le lac. Pas le temps de trainer pour autant, il fait assez frais qui plus est, nous redescendons donc sur les coups de 12h30. Nous avions bien fait d'écouter le trekker.

"et voilà Dorian est encore à l'autre bout" 

Nous retournons sur les pseudos-cratères de la veille (d'où nous avions pu observer l'incroyablissime coucher de soleil) pour la pause repas. Malgré la fraicheur, l'endroit est très calme et nous avons le droit à du salami rose fluo ce midi donc tout va pour le mieux. Le temps d'un shifumi pour répartir les Skyr, nous sommes déjà sur la route direction notre hôtel du soir à plus de 2h de route.

3-0, elle commence à s'habituer aux humiliations 

A mi-chemin, plusieurs cascades nous attendent dont Dettifoss, la plus puissante d'Europe. Elle est impressionnante certes, mais nous ne pouvons pas nous approcher de trop près contrairement à beaucoup d'autres que nous avions vu. Nous croisons beaucoup de capes de pluie peu différentiables de sacs poubelles et il est vrai que nous faisons un peu les stars avec nos équipements floqués ESF ou Sotchi 2014. Cela nous vaudra une question que nous attendions : "vous êtes tous russes ?" (oui bah sûrement avec un jogging de Sainté, pas bien malins ces américains). Une deuxième cascade, un peu plus loin, de taille plus modeste, sera elle très accessible et donc plus jolie. Nous reprenons la voiture et nous embarquons sur un chemin en terre où un point de vue sur une dernière cascade est censé nous attendre. Ne voyant personne, nous sommes un peu dubitatifs mais nous accéderons à un endroit absolument splendide avec vue sur un canyon, le tout surmonté d'un petit arc-en-ciel.

Entre 2 autographes 

Plus d'arrêt jusqu'à notre destination finale : Husavik, la capitale islandaise de l'observation des baleines (au programme de demain). Nous arrivons un peu après 16h en entrons immédiatement dans le musée consacré...aux baleines. Il ferme dans moins d'une heure mais nous avons le temps d'en faire le tour et d'observer des squelettes assez impressionnants d'orques, bélugas, baleines à bosse et autres marques. Nous aurons même une vue sur le cours de "yoga baleine" qui se déroule à ce moment là.

Quête de sens

En sortant, nous nous dirigeons vers le second (et dernier) point d'intérêt de cette ville, une petite église assez originale. Un petit détour par le port où nous attendent déjà nos bateaux du lendemain et nous filons en courses pour ce qui ressemble + ou - aux dernières du voyage. Il faut savoir que nous sommes bien au Nord de l'île désormais et que la légère baisse de température se fait sentir. Il faudra sérieusement s'équiper demain.

Prêts pour la chasse 

Nous arrivons à nos logements du soir (dans deux hôtels séparés pour une fois car rien n'est simple à 5) aux alentours de 18h, remarquons que la télé est connectée et cherchons tant bien que mal un programme à regarder sur Netflix (un documentaire sur les animaux qui ne convaincra personne dans un premier temps au point de se faire voler la vedette assez rapidement par un spectacle de Gad Elmaleh). Quelques parties de cartes en faisant cuire le riz et les courgettes et il est déjà tard (20h30) lorsque chacun rentre chez soi.

Un accord de paix sera signé avec Roxane qui commence à être au bout du rouleau des nombreux conflits qu'elle entretient avec la paire Kandemir-Pavard. Il ne durera que 15 secondes avant que son lit ne devienne un champ de bataille. Pendant ce temps là, sur la route du retour, Romain aura trouvé une activité digestive.

Boulot boulot 

Encore une journée éprouvante donc mais remplie de belles surprises. Nous avons rendez-vous demain à 10h et il n'est que 22h quand je finis d'écrire ces lignes, je ne sais pas comment je vais occuper tout ce temps libre. Je viens de me souvenir que j'ai un frère (bon point déjà) et qu'il écrit aussi un blog de l'autre côté de l'Atlantique, il serait peut être temps que je me mette à le lire en attendant la tombée de la nuit (qui n'arrivera pas).

A demain !

10

Ce matin c'est jour de fête (encore ?) : réveil à 8h30, oeufs et beans sont au menu. Petit point négatif, la pluie est bien présente et conséquence logique d'une action peu pertinente de la veille, les chaussures restées dehors sont détrempées. Pas de quoi nous freiner pour autant (même si Roxane répétera 76 fois que c'est de la faute de Dorian), nous avons rendez-vous à 10h pour notre observation des baleines. Il fait assez froid et très humide, nous nous équipons donc en conséquence. Sous-vêtements de ski, gants, bonnets, sur-pantalon, parka, doudoune, capes de pluie, tout ce qui nous tombe sous la main sera utile. Au moment de monter à bord du bateau, on nous propose d'enfiler une combinaison intégrale supplémentaire jaune fluo (très utile même si la dégaine devient rapidement peu cohérente) ainsi que des capes de pluies oranges fluo (ça commence à faire beaucoup de couches). Sur la cinquantaine de personnes présentes à bord, nous serons seulement 2 à enfiler nos capes de pluies personnelles par dessus tout cet attirail : moi juste pour me la raconter, Roxane juste parce que c'est celle de Loulouuuu (une semaine qu'elle la met même quand il ne pleut pas et il fallait bien que je finisse par le dire même si j'ai peur des représailles).

8h : "Victor arrête de mettre des photos de moi qui dort" / 10h : "je fais semblant de dormir comme ça tu mets sur le blog" 

Nous quittons le port et, assez rapidement, nous voyons au loin un dos de baleine à la surface de l'eau, celle-ci effectuera même 2 sauts assez impressionnants. L'observation de poursuit et nous voyons environ une dizaine de dos et queues de baleine au long du parcours même si elles ne sont jamais très proches de notre bateau. Nous avons tout de même conscience que l'expérience est rare et en profitons au maximum (les photos ne rendent rien et ne permettront pas de la partager avec vous). Notre bateau s'approche en fin de parcours de l'île aux macareux où 200.000 oiseaux sont présents et, là encore, même si nous ne pouvons pas les voir de très près (en même temps ils sont ridiculement petits), le spectacle offert est agréable. Le temps lui sera très humide et la mer plutôt agitée mais rien ne nous arrête.


Le rendu capture d'écran sur vidéo est peu représentatif... 

Sur le chemin du retour, un chocolat chaud et des roulées à la cannelle nous sont offerts. De quoi réveiller les 45 autres personnes totalement amorphes depuis le début. Pour notre part, les chants du Kop Nord résonnent depuis bien longtemps dans ce froid glacial et Roxane commence, de manière assez inquiétante, à avoir les paroles bien en tête (non Roxane on ne peut pas avancer le retour à dimanche pour être au stade...).

"Cétassé" (et elle était fière) 

Après quelques derniers "bienvenue à Geoffroy Guichard où le Kop Nord donne de la voix", nous applaudissons notre guide (les amorphes sont redevenus amorphes) et un sprint d'anthologie nous permettra d'obtenir une des dernières tables disponibles dans un restaurant du port (car oui nous avons besoin de nous réchauffer). Nous optons (presque) tous pour le poisson du jour (Brosme pour les connaisseurs = cabillaud pour les gens comme moi). C'est très bon et les tarifs ne sont pas excessifs (pour ordre d'idée il n'est pas rare que les plats soient à 30-35€ en général), nous ne manquons pas de signaler à de nombreuses reprises que nos papilles n'ont plus l'habitude d'un tel raffinement le midi (ni le soir d'ailleurs).

Nous aussi on sait faire salami fromagé et son accompagnement philadelphia sur son lit de pain suédois 

Après cette pause bien méritée, nous prenons la voiture en direction d'une cascade classée comme "peu spectaculaire mais tous les groupes s'y arrêtent". Il est vrai que, une fois n'est pas coutume, l'endroit est blindé. Les profils sont assez variés, avec beaucoup de bonnets et de capes de pluies mais également des tongs et des t-shirt (il ne fait vraiment pas chaud). Dorian se fera sauvagement tirer le bras pour ne pas gâcher la photo qu'un allemand tente de faire de sa femme (qui ne ressemble à rien il faut le dire).

Blindéefoss 

Fin du bain de foule et dernier tronçon de notre cours trajet de la journée, direction Akureyri, la deuxième ville du pays (18.000 habitants, "ouai c'est Sallanches en fait"). Fait intéressant, lorsque nous avions récupéré la voiture en début de séjour, la secrétaire nous avait indiqué qu'un tunnel était payant mais qu'il fallait le faire en ligne dans les 3h avant ou après le passage (pas de barrière, détection de plaque seulement). En bon élève, j'ai fait le paiement hier (le site indiquait qu'on pouvait le faire 24h à l'avance) mais à quelques kilomètres d'y arriver, je me rends compte que le routard indique qu'une route secondaire, bien plus belle, permet de l'éviter. Effectivement, celle-ci offre une vue panoramique sur la ville en arrivant et ne rajoute pas beaucoup de trajet. Ce seront donc 10€ de pourboire pour les islandais et on se demande si le voyage a été si bien préparé que ça finalement. Nous arrivons un peu avant 16h et en profitons pour visiter le musée de l'aviation qui s'avère assez intéressant avec la possibilité de visiter des cockpits et de toucher des avions de toutes les époques.

Pas de quoi y passer 3h non plus, nous ressortons au bout d'une demi-heure et déambulons dans la ville jusqu'à 17h, heure de notre check-in (et de début du match mais penser que la journée s'articule autour de ça serait bien mal nous connaitre). Les spéculations vont bon train lorsque nous croisons 16 tesla par seconde et que la petite racaille de la ville n'effraie personne, sommes nous chez les riches ?? A noter que les feux rouges sont en forme de coeur depuis 2008 pour remonter le moral des habitants alors en période de crise économique ("c'est mignon" ou encore "quelle ville de flippette").

Racaille des quartiers nord 

En dehors des maisons colorées, la ville n'a que peu d'intérêt c'est pourquoi, à 17h, nous arrivons devant la porte de notre logement. Petit problème, il faut un code pour rentrer et nous ne l'avons pas. J'ai bien reçu 75 messages sur Booking pour m'indiquer quoi faire aux alentours de la ville et où manger mais aucune info un tant soit peu pertinente. Je décide donc d'appeler le numéro qui m'a été communiqué et après 10min de standard, quelqu'un décroche et me demande mon numéro de réservation. Indiquant que je ne l'ai pas sous la main, je donne mon nom. Elle répète sèchement que c'est le numéro de réservation qu'elle veut. Je le cherche et lui donne. Elle me dit que finalement elle voudrait bien le nom. Après l'avoir épelé trois fois et commençant à douter de mon niveau d'anglais, elle m'explique qu'elle ne me trouve pas. Et puis finalement si "il fallait me dire Victor c'est ça votre nom" (heureux de l'apprendre), je commence donc à douter de la pertinence de leur système d'information. Bref (qui veut dire "bon revenons en aux faits" pour ceux que ça intéresse car pour une fois que je sais quelque chose d'intéressant autant le partager), après ces péripéties, nous arrivons à entrer et découvrons un immense appartement de 100m2, très moderne, et ne perdons pas de temps pour allumer la télé. Tout le monde se prend de passion pour ce match extraordinaire et, même si la fin sera décevante, nous décidons de chercher un restaurant pour ce soir car nous allons bientôt quitter le monde civilisé pour partir à la conquête du grand ouest abandonné.

Il manque la vraie passionnée (et ce n'est pas totalement faux)  

Quelques parties de Dobble (j'ai malheureusement oublié qui a gagné) et une petite dizaine de minutes de marche plus tard, tous en jean et parfumés (ce n'est clairement pas la norme de ce voyage croyez-moi) nous commandons une orgie de nourriture comme si nous avions faim. Certains joueront "plat du pied sécurité" (tu la connais celle là Romain ?) avec des burgers (dont le "cholestérol bombe") quand d'autres se lanceront dans une spécialité locale à base de cabillaud (ou morue ou on ne sait pas quoi) avec du pain d'épice. Ce n'est pas une légende, tout est vraiment cher ici mais les plats sont très copieux il faut le reconnaître.

Journée historique pour Dorian qui aura commandé 2 fois du poisson 

Retour à l'appartement un peu avant 22h avec quelques débats primordiaux sur la stratégie d'ouverture des fenêtres de la chambre de tous les conflits : Kandemir-Pavard-Dimier. Dorian ne peut pas dormir à + de 18°C, Roxane (qui dort à nos pieds dans son canapé-lit et qui a définitivement la place qu'elle mérite) veut se prémunir contre "une maladie qui arrive" (?!?!). J'ajoute à cela que j'entends chanter dans le bar en dessous de chez nous, juste sous la chambre nuptiale de Marion et Romain et j'anticipe déjà les commentaires de ce dernier demain matin.

Il est déjà minuit, et comme vous pouvez le voir, nous sommes en grande forme bien que la fin approche à (trop) grands pas.

A demain !

11

La nuit semble avoir été bonne pour tout le monde au moment où mes compagnons découvrent, comme à l'accoutumé, les tacles glissés dans mon récit de la veille. Pas de quoi nous couper l'appétit pour autant, aux alentours de 9h30 nous sommes déjà loin. Il y a pas mal de route au programme avec notamment le tour de la péninsule des Trolls. Un petit crochet par la station service et le supermarché pour faire l'appoint de Skyr et de pâte à tartiner de type Nutella parce que même si on aime bien les orang-outans il n'y a que ça. Nous ne sommes même pas entrés dans la péninsule que j'oublie de prévenir Dorian notre chauffeur qu'il fallait prendre à droite. Nous commençons donc par un détour de 15 min peu intéressant.

Le premier arrêt est lui aussi assez moyen, un petit port, quelques maisons colorées et une imposante usine de transformation de hareng n'emballent personne. Il faut dire que les nuages sont encore bas et que le vent est glacial. Cela n'empêchera pas un petit crochet par l'aire de jeu. Deuxième arrêt un peu plus loin, là encore pas indispensable mais des bassins chauds sont posés sur la plage avec une vue imprenable sur le fjord. Plein d'ambition, je propose une pause baignade à mes camarades, mon projet secret étant de me baigner dans la mer et de plonger dans l'eau brûlante ensuite. Malheureusement cette idée ne convainc personne et l'injuste loi de la démocratie se devant de l'emporter quoiqu'il en coûte, mon rêve s'effondre aussi rapidement qu'il est venu et nous reprenons la route (à 2 doigts de nous rebaptiser le club des 5 dont 4 flippettes).

ça fait moins les malins pour aller faire trempette 

Nous traversons quelques "villes" côtières aux couleurs assez jolies pour certaines et arrivons à un tunnel présenté comme "semblant avoir été creusé par les 7 nains". Effectivement, l'aménagement est insolite avec une voie à double sens mais ne laissant la place que pour une voiture et quelques chicanes sur les côtés pour se croiser de temps en temps (dans un tunnel presque éclairé à la bougie). Au moment de laisser passer 2 voitures, on me propose une brillante idée de les prendre en photo avec le flash pour que leur journée soit bien moins agréable. Au vue de la noirceur du lieu, aucun doute que ce larcin aura eu l'effet escompté.

Nuages levants 

Trêve de plaisanteries lorsque nous arrivons à Siglufjörður où un supposé passionnant musée du hareng nous attend. Deux petits problèmes, le thème du musée déjà (de manière assez évidente) et le fait qu'il n'ouvre qu'à 13h et qu'il n'est que 12h15. Comme par hasard, pour la première fois en 10j, personne n'a faim à ce moment là, ce sera donc balade pour tout le monde. L'atmosphère de cette petite bourgade est en réalité très apaisante malgré l'odeur de hareng qui règne au début. Les maisons sont colorées, les monts alentours enneigés et les reflets dans l'eau assez nets. Le temps de voir un bateau de pécheur rentrer au port pour décharger sa récolte (de pierres apparemment), nous attaquons le pique-nique. Un peu (mais pas trop) à l'abri du vent entre des bâtiment aux couleurs bien typiques et au son de musiques islandaises, nous revenons à la base de notre alimentation quotidienne. Un bus de touriste débarque juste à temps pour gâcher ce moment, frais certes, mais qui avait son charme.

Le rythme est vite repris 

Vient alors le moment tant attendu d'entrer dans le musée. Contre toute attente, nous sommes rapidement surpris. La première pièce est un immense hangar où règne une ambiance sombre et où des bateaux de l'époque sont exposés tout comme de nombreux outils ayant servi à la pêche. Un peu plus loin nous faisons connaissance avec les machines utilisées (Dorian en règlera certaines) et quelques affichages nous font comprendre que dans les années 60 la chasse au hareng était une lutte sans merci et toute la zone était concernée. Le dernier bâtiment est la maison d'un grand commercial de l'époque où logeaient des employées notamment. La conclusion est que ce musée était vraiment suprenant et très intéressant par son originalité.

Je suis pas là à harenguer les foules 

Après plus de 2h passées dans cette ville, nous continuons le chemin (nous sommes au bout de la péninsule), faisons quelques arrêts photos et reprenons la direction du sud. Le ciel se dégage nettement, le soleil apparait tout doucement et nous gagnons quelques degrés (il fait 8). Dernier stop de la péninsule à Hofsos où nous observons de belles colonnes basaltiques et nous sommes de retour à l'intérieur des terres. Un cours arrêt vers une église datant de 1200 (fermée) ainsi que vers une ancienne ferme et nous nous dirigeons vers notre dernière étape de la journée : la péninsule de Vatnsnes connue pour héberger de nombreux phoques.

Bleu sur bleu 

Nous nous garons sur le parking d'une auberge de jeunesse (clairement chez les gens donc) et descendons en direction de la plage. Le temps d'expliquer à Romain que traverser un portail pour entrer dans un enclos rempli de mouton n'est pas un crime contre l'humanité mais une pratique bien commune en province, nous arrivons en bord de mer et voyons (de loin) une belle colonie de phoques en train de ne rien faire comme d'hab. Le ciel est totalement dégagé, il fait à peine plus chaud, les prairies sont très vertes, la mer bleue foncée et le sable toujours aussi noir. L'atmosphère est très proche de celle de la campagne (mais avec la mer quand même) entre les chevaux, les moutons et les tracteurs.

Terrain connu ou terre inconnue ?  

Nous reprenons la route en quête d'un autre spot mais celui-ci sera fermé (ou alors nous l'avons raté). Ce sera donc direction le logement du soir sur une route toujours aussi belle qui plus est avec ce temps extraordinaire. L'adresse n'est pas très précise mais nous voyons au loin une belle maison en bois et espérons que ce soit la notre. Le titre de l'annonce était "Paradise by a lake" et nous comprenons rapidement pourquoi. Le logement de 120m2 est immense, doté de nombreuses fenêtres et offrant une vue inégalable sur un petit lac au bord duquel de nombreux chevaux se baladent (il y en a partout dans ce coin de l'Islande). Le ciel est toujours aussi bleu et le soleil commence à descendre au moment où nous dévorons nos pâtes + ou - carbonnara.

Quelqu'un peut leur confirmer que oui j'ai fait 8 ans de piano et que oui "au clair de la lune" est mon seul souvenir ? 

Quelques vidéos de drone, deux leçons données à Dorian aux échecs et pas mal de réussite aux cartes me font dire qu'il doit y avoir quelque chose de louche et que ma chance va tourner (personne ne me prend au sérieux comme d'habitude). Il est minuit quand j'envoie tout le monde au lit (oui oui Roxane était encore debout) parce que certains ont encore du boulot. Ma malchance ne se fait par attendre, je vide ma carte SD de drone qui est pleine e et supprime par la même occasion tous les beaux panoramas que je venais de faire (pas toutes les vidéos de la soirée mais quand même ça saoule). Je vais devoir rattraper tout cela au petit matin par un nouveau vol. (+ un petit moment de stress quand le site du blog décide de faire une maintenance de 15min au moment où j'allais publier cette étape)

Dresseurs de drones  

Il est 2h30 quand je finis ces lignes, il fait encore totalement jour et je me demande si je ne vais pas rester éveillé pour voir si la nuit tombe ou non (il me semble que le soleil se lève déjà alors qu'il ne s'est pas couché).

2h30 

Demain nous attaquons l'immensité des fjords du Nord-Ouest classés comme "l'une des régions les moins habitées et l'une des plus belles". Pas de panique s'il n'y pas de blog demain, le réseau sera peut-être un peu faible (même si nous ne tomberons pas dans les clichés sur les provinciaux, n'est-ce pas ?)

A demain (normalement) !

12

Avant de parler de la journée d'aujourd'hui, parlons rapidement de la nuit. Comme vous l'avez compris la mienne fut courte mais elle aura eu le mérite de m'offrir un spectacle assez particulier. Aux alentours de 3h après avoir fini la rédaction de l'étape précédente, je pensais que le soleil continuerait de se coucher car il faisait encore très jour. En réalité, il était déjà l'heure pour lui de se lever. Ce n'est donc pas une légende, il ne fait jamais nuit à cette période et à partir de 3h la luminosité réaugmente de manière très surprenante.

5h30 plus tard il est déjà temps de se lever et après avoir convaincu la team flippette qu'il fait bon au soleil, nous prenons le petit déjeuner sur la terrasse (il fait vraiment bon). Roxane est de nouveau insupportable (petit coup de maladie hier) et lance un premier "bienvenue à Geoffroy-Guichard" alors qu'il n'est même pas 9h. Un petit vol de drone pour récupérer les bêtises de la veille et nous décollons (jeu de mot) peu avant 10h. Première étape : un immense rocher-plateau qui servait de forteresse il y a presque un millénaire. Il fait grand beau, presque chaud et la vue est incroyable en ce début de matinée. Nous ne trainons pas trop (un peu mais bon le drone mettais du temps à revenir) car il y a beaucoup de route. Roxane nous amène jusqu'à la station service et Romain prend le volant. 12 secondes plus tard il rate son premier embranchement (les consignes étaient pourtant claires pour une fois). Un demi-tour plus loin, nous nous élançons sur la côte Nord des immenses fjords de l'Ouest.

ils aiment bien l'eau quand même (comme Dorian le matin, quelle horreur)  

Le décor est immédiatement splendide (le ciel bleu y est pour beaucoup) et nous sommes totalement seuls. Après quelques arrêts photos, nous décidons de sortir de la route principale pour atteindre le bout d'une péninsule et pique-niquer. Le baptême 4x4 du parisien se passe bien et nous nous installons sur les cailloux, au milieu de nulle part, face à cette immensité. L'eau est toujours aussi bleue, les monts au loin toujours enneigés et les oiseaux toujours aussi nombreux.

J'ai quand même entendu "pourquoi il faut toujours qu'il choisisse un endroit avec du vent", Romain a l'air frigorifié c'est vrai 

Reprise de la route assez rapidement car, vous l'aurez compris, il y a beaucoup de route. Petit passage par la petite ville d'Holmavik qui ne convainc pas Dorian apparemment ("ça a pas l'air terrible"). Nous avons tout juste le temps de nous rendre compte que l'écho est très puissant que les chants stéphanois résonnent déjà. Encore une fois, nous sommes seuls.

ça a pas l'air terrible 

Le prochain arrêt était risqué pour ma part. Le Routard indiquait (dans une ligne peu mise en évidence) que 3 bains chauds étaient aménagés face à la mer dans une bourgade plus loin. Le détour est assez important (une petite heure) mais la route est, en théorie, belle. Le matin, en annonçant cela, et vu le soleil apparent, les "je me baigne direct" fusaient mais vu le cinéma que certains m'ont fait la veille, j'attends de voir sur place. Petit souci à notre arrivée, aucun signe de ces bains. Ont-ils été enlevés ? Le village consiste en une rue de 500m il y a donc peu de chance de le rater... Au moment où la déception monte, nous les voyons, bien cachés dans les rochers effectivement. Petite hésitation car ils sont censés être en libre service mais nous ne sommes pas totalement convaincus. Cette hésitation sera presque fatale car 2 couples arrivent avant que nous soyons changés et plongent immédiatement dans les 2 bains chauds (le dernier ne l'étant pas). Dans mon esprit de français confirmé, il est impensable que les couples nous laissent venir avec eux dans un bain. Par miracle, l'un deux nous propose de se serrer pour nous laisser la place. Arrivant à 5, nous les feront fuir assez rapidement dans le bassin voisin (ils nous laissent le + chaud) et parleront de leur voyage (très mal organisé) avec l'autre couple. Bref, une bien belle histoire qui se termine par le fait que nous alternons entre les bains chauds et froid pendant 15min et le moment est vraiment paradisiaque. Nous nous changeons vers la voiture (garée devant l'église d'où sortent les participants d'un mariage, curieuse méthode) et reprenons la route (parce qu'il en reste toujours beaucoup).

Leçon de courage quand nous passions dans le bain froid 

Nous roulons une grosse heure jusqu'à arriver à un spot d'observation de phoques. Nous en verrons 4 et mon drone réveillera tous les oiseaux bien cachés avant que je décolle (ils tentent de lancer un règlement de compte qui n'effraiera pas le surpuissant monstre volant). Je prends le volant à ce moment là car j'ai lu sur un blog qu'une jolie cascade existe à quelques kilomètres mais la route pour y accéder est assez accidentée (et je ne veux pas entendre les chouineries d'avance).

Piafs ne faisant pas le poids 

Nous sortons donc de la route, le mode 4x4 est très bien venu et nous arrivons rapidement face à un petit gué (surprise pour 4 personnes sur 5). Rassurez-vous les flippettes sont bien présentes à l'arrière mais mon copilote confirmera que ça passe large (mercé le couz). Le passage est évidemment (et comme prévu) ridiculement simple. Quelques mètres plus loin cependant, nous serons contraints de nous arrêter et finirons à pied. Nous arrivons au pied d'un canyon et le sentier menant à la cascade est assez peu perceptible (mais il existe, encore une fois, comme prévu). Je m'élance à l'assaut de celui-ci (les détails sur sa praticabilité seront censurés car maman me lit) et au bout de quelques minutes j'arrive au pied de cette magnifique cascade dans un cadre splendide. La tentation dronesque est grande mais au moment de décoller, un immense oiseau noir (je ne connais pas la marque mais sûrement un aigle royal tueur) cherche le combat (ça ce n'était pas prévu). Cette fois je ne fais pas le malin car c'est avec moi qu'il semble vouloir en découdre. Plus vite que mon ombre, tout est rangé et je rejoins le "parking" (d'où je referai un peu de drone parce que les piafs font beaucoup les malins ici).

Quelques cascades sur le sentier (rapport aux cascades pour y accéder maman) 

Reprise de la route principale ensuite mais arrêt quasi immédiat au bout du fjord car la vue à 360° est époustouflante avec les nombreuses falaises enneigés qui entourent l'eau qui nous entoure. Le dernier arrêt de la journée est une ancienne base de l'OTAN à l'extrême Nord-Ouest (de ce qui est praticable). Un crochet par la station service (parce qu'il y avait beaucoup de route aujourd'hui en fait) dans une ville assez étonnante puisque construite sur l'eau, au milieu du fjord. Seul un monstrueux bateau de croisière gâche le décor. Point culturel, c'est la ville la plus importante de l'Ouest (2700 habitants = "ouai c'est Domancy quoi", "oui mais nous on a grand-frais").

Portes papillon 

Nous sortons de la ville, passons un long tunnel de 6km et commençons l'ascension vers le point de vue sur une route non goudronnée. Après de longues minutes, nous arrivons face à une barrière, la suite de la route est barrée... Demi-tour donc, drone, tentative de luge sur cape de pluie pour Dorian (car il y a pas mal de neige) et nous repartons par le tunnel d'où nous sommes venus.

Je ne raconte pas les moqueries entendues à la vue de quelques téléskis  

Nous arrivons au logement à 20h mais sans le code de la boite à clé... Petite hésitation, coup de téléphone et tout est réglé assez rapidement, la deuxième mi-temps de LIV-REAL peut être lancée. Cette fois-ci le logement est plus modeste (car il n'y avait que ça et qu'on ne paye que 170€ la nuit) mais reste très correct avec une nouvelle fois une vue dingue (les superlatifs manquent vraiment). Il fait encore bon, pas d'hésitation pour ma part pour installer la table sur la terrasse (nous aussi on est surpris). Un riz-poivron suivi d'un Skyr-finger et de 3 parties de cartes et tout le monde est au lit à 22h30 (modulo votre serviteur).

Vue sur gazon 

Encore une journée magnifique donc et, pour ma part, je ne m'y attendais pas mais la route côtière était vraiment fabuleuse. Il faut avouer que le temps était radieux et heureusement car le spectacle aurait été bien plus fade sinon. Nous sommes à mi-chemin de cette immensité austère et puissante et nous conclurons demain (encore beaucoup de route et réveil à 7h30 car à 18h nous prenons le bateau mais il faudra que nous soyons à quai à 17h pour bien flipper devant un match qui s'annonce bien tendu, espérons que les dieux de la météo passent le fluide à ceux du foot).

J'ai l'impression d'avoir beaucoup écrit (mais en même temps il y avait beaucoup de route) et il est déjà minuit (sur la terrasse, il fait grand jour mais un peu moins grand chaud).

Nuit approchant, ça me fait penser que je dois rentrer les serviettes 

A demain en Ligue 1 !

Et bonne fête à toutes les mamans (surtout à la mienne quand même <3).

13

Le coeur est lourd à l'écriture de ces lignes. Le mélange d'émotions de la fin de voyage approchant et de la fin d'après-midi gâchée viennent ternir une journée encore une fois splendide.

Ce matin le soleil est de nouveau bien présent et nous pousse à petit-déjeuner dehors (encore). Le réveil a sonné à 7h30 et moins d'une heure plus tard nous sommes loin (après avoir défait les lits parce qu'il faut tout faire ici). Nous longeons le lac qui borde notre logement et les reflets sont magnifiques.

Miroir miroir 

Notre première étape (en oubliant les quelques échecs dus aux routes fermées) est la cascade Fjallfoss. Un peu de tâtonnement pour la trouver car elle est quelques kilomètres plus loin que ce que je pensais (cet omniprésent manque d'organisation). En roulant quelques minutes de plus, impossible de la rater (comme c'était indiqué dans les guides). Une impressionnante chute primaire se divise en 7 cascades plus "petites". Il fait grand beau et nous sommes quasiment seuls, l'endroit est magnifique (idéal pour un drone si ça n'était pas interdit par exemple). Après avoir gravi les marches, nous redescendons pendant qu'un bus de retraités arrive (je n'imagine pas en août). Notre timing est donc bon ce matin !

Ils mettent un s à foss quand il y en a plusieurs ?   

Nous roulons ensuite un bon moment pour atteindre une source chaude. Nous arrivons, au fin fond d'un fjord, à une grande piscine aménagée de deux bassins dont l'un est nettement plus chaud. Là encore, nous sommes seuls et le cadre est paradisiaque. Quelques longueurs et photos avant que deux autres voitures n'arrivent, moment pour nous de partir.


On the road to la piscine 
"allez faites-moi le regarde de l'amour" + "fais moi la position de la sardine" 

Il est presque midi, nous cherchons donc un endroit pour pique-niquer, le premier au bord de l'eau sera un échec entrainé par un vent bien puissant. Quelques lacets plus haut, un plateau avec une très belle vue nous attend. Non loin d'une dameuse, la voiture servant de sèche-serviette, la pause s'impose.

No limit à la gitanerie 

Nous ne trainons pas car il reste beaucoup de route et il est déjà 13h. Le prochain arrêt est également une source chaude mais il y a pas mal de monde, nous ne nous y attarderons donc pas. Le paysage a radicalement changé par rapport au matin car les fjords sont désormais bordés d'immenses plages de sable blanc (et non noir comme depuis le début du séjour). Au bord de la route, une épave d'un ancien bateau de pêche est assez étonnante.

Allégorie de Roxane en voiture (épave) 

Notre prochain objectif est LE spot de l'Ouest : les falaises de Látrabjarg. Une heure de route caillouteuse nous attend pour l'atteindre mais celle-ci longe les fjords à flanc de falaise et le cadre est idyllique. Une fois sur place, nous observons immédiatement les 12 milliards d'oiseaux présents comme convenu. Nous partons à la chasse au macareux mais n'en verrons qu'un (alors que c'est LE spot et que c'est la bonne période, ça sent la grosse arnaque ce piaf). Le site est vertigineux et nous voyons toutes sortes de volatiles (surtout des mouettes) tels que des pingouins nains (il en était question dans le guide et puis bon ça y ressemble). Il est 15h lorsque nous rebroussons chemin pendant une nouvelle heure donc.

1000 photos plus tard 

Le timing est assez serré mais nous sommes dans les temps. Une voiture immatriculée en suisse (?!?!) nous fera perdre quelques secondes (car peu importe le pays ils sont vraiment lents). Il nous reste un dernier arrêt au bord d'une plage immense (de sable blanc) que nous atteignons via un chemin ocre tranchant nettement avec le bleu profond des fjords. L'eau est turquoise, il n'y a pas de vent, l'Islande semble bien loin.

Plage arrière  

Une dernière heure de route plus tard, nous arrivons au quai où nous embarquerons dans une heure sur un ferry (pour couper au plus court en direction du sud et éviter 5h de route). Il est 17h, le timing est respecté et le match commence. Nous embarquons à la mi-temps et suivrons la deuxième sur le bateau, au milieu de quelques personnes amusées de nos réactions (qui n'ont vraiment rien d'amusant). La séance de tir au buts sera suivie sur le pont pour être libres de nos émotions. La déception immense laisse rapidement place à une profonde tristesse. Comme un signe, un brouillard épais tombe et nous ne verrons plus rien autour de nous. Une petite heure plus tard, nous accostons toujours dans ce même brouillard.

ON VEUT UNE EQUIPE DIGNE DE SON PUBLIC 

Il nous reste une demi-heure de route jusqu'au logement. Le brouillard s'estompe rapidement laissant place à un décor grandiose. Le soleil se couche lentement, nous sommes de nouveaux entourés de plusieurs chaines de montagnes plus ou moins enneigées.

Comme à l'accoutumé ces derniers jours, nous n'avons pas de code pour accéder à notre appartement mais à notre arrivée, la clé est déjà sur la porte. Le brouillard est de retour ce qui nous empêche de voir quoique ce soit. Il est déjà 21h30 lorsque nous lançons les dernières pâtes, oeufs et petits pois qu'il nous reste (car oui c'est notre dernier logement). Peu à peu le brouillard se dissipe lassant place à une vue exceptionnelle au soleil couchant. Quelques parties de cartes pour ne pas briser la routine et il est temps de penser au rangement précis des valises avant d'aller dormir.

Les lumières s'éteignent, la fin approche

Il est déjà 2h, les émotions de la journée m'ont personnellement vidé mais il faut se consoler en se disant que ce n'est que du foot et il est difficile de se plaindre (ou de réaliser) après les deux semaines que nous venons de vivre.

La journée de demain s'annonce longue car nous prenons l'avion à 0h45 dans la nuit de lundi à mardi. ll n'y aura donc probablement pas de blog demain, j'attendrais d'être complètement rentré pour vous raconter nos dernières péripéties.

A presque demain !

14

Dernier réveil de l’aventure et il sera accompagné par un épais brouillard qui a fait son retour. Après un petit déjeuner assez conséquent, nous abandonnons nos derniers vivres pour nos successeurs.

Petit problème, notre premier point de vue, le fameux Kirkjufell (le fond d’écran de l’avion pour ceux qui connaîtraient le blog par coeur), est proche du logement et dans le brouillard donc. Le drone fera une tentative d’approche mais rien n’y fait.

Dessous c'est nous 

Nous continuons donc la route en direction du parc national situé à l’extrême Ouest de la péninsule de Snamachin (la corne au dessus de Reykjavik). Un peu avant l’entrée, un petit village cache plusieurs oeuvres de street art.

Eclatée au sol 

Plusieurs points de vue nous attendent notamment des plages et des montagnes. Le brouillard se dissipe peu à peu même s’il reste bien présent à l’horizon. Nous rencontrons des falaises semblables à celles de la veille bien que plus petites (les arnaques de macareux sont toujours en grève). L’ensemble du parc est très agréable, les decors variés et le ciel bleu qui a refait son apparition aide à apprécier le spectacle.

Pierre Rocher, sculpteur 

En ressortant du parc par le sud, nous croisons plusieurs petits villages que le routard ne met pas forcément en valeur. Le timing n’étant pas militairement défini, nous faisons plusieurs arrêts. L’un d’eux sera vraiment splendide avec plusieurs points de vue sur les falaises et la mer, des arcs en roche volcanique le tout surmonté de vastes zones d’herbe très verte. De nombreux oiseaux insonorisent cette bourgade très agréable. Nous longeons la côte à pied sur 2km quand nous croisons un groupe d’italien et entendons de manière limpide « parmegiano regiano » il n’en faudra pas plus pour que les premiers « tiramisu, spaghettis e tuti quanti » fusent. Roxane nous racontera par ailleurs ses notes du bac et chacun agrémentera cette discussion de ses anecdotes personnelles (vivement qu’on rentre on ne sait plus quoi se dire).

Une fois au bout de la balade, nous envoyons notre plus fidèle trailer chercher la voiture comme toutes bonnes feignasses que nous sommes. Il reviendra avec le pique-nique que nous apprécierons (mouai) une dernière fois, sur les cailloux, face au petit port, dans un cadre encore une fois grandiose. Cela se traduira dans la bouche d’un petit groupe de retraités français « c’est super ici ».

La gitanerie prenant fin pour le moment, nous remontons au Nord de la péninsule pour retenter notre chance au Kirkjufell. Proche de l’arrivée, le brouillard est de retour, le second échec semble imminent. Cependant, une fois sur place, tout est dégagé pour prendre LA photo. Le parking à 5€ pour y passer 14 secondes illustre bien le piège à touriste (mais c’est beau quand même il faut le dire).

Sacrée flèche sur ce parking qui vaut le coup 

Cette fois il commence à se faire tard (14h30), et nous avons 2h30 de route jusqu’à la capitale. Le go fast est lancé, les limitations de vitesse sautent (le permis aussi peut-être) tout comme la voiture à cause de leurs routes cabossées. La route est belle certes même si la splendeur de ces derniers jours la relègue au second plan. A noter tout de même un tunnel sous marin de 6km (j’attends le « ah mais il y avait un tunnel » de Roxane qui, vous le savez déjà, a activé le mode épave et a bien commencé sa nuit aux alentours de 15h). Petit retour dans la capitale et quelques bouchons pour nous réhabituer à la traversée de Paris de demain. L’appoint de souvenirs étant fait, nous recroisons quelques rues bien connue et la pharmacie de Roxane (qui semble avoir survécu finalement).

Nous reprenons la route à 17h15 direction la dernière étape du voyage (snif) : le blue lagoon. Cette immense zone thermale a été aménagée au milieu d’un champ de lave (et d’une usine géothermique) et se distingue par son eau bleue laiteuse. (50€ l’entrée = piège à touristes mais c’est comme aller à Paris et ne pas voir la tour Eiffel, hein Romain).

Nous avions réservé à 18h mais la queue est très longue (je n’imagine pas en août) nous ne rentrerons donc qu’à 19h. Petit fait important, la règle est de prendre la douche nu avant de plonger dans le bassin. Des douches isolées existent mais certains (pas du groupe je vous rassure) prennent un malin plaisir à respecter cette règle à la lettre. Pour ma part, je ne mange pas de ce pain là (tu la connais celle-là Romain ?). L’équipe étant de nouveau au complet (les sexes, bien que très apparents, sont séparés dans les vestiaires, quand même, un peu de tenue), nous déambulons dans cette eau surprenante, salée et à la couleur unique. Elle est très opaque ce qui permettra de spéculer sur les porteurs de maillots de bain ou non. Deux étapes importantes nous attendent. La première consiste à se poser un masque d’argile sur le visage pendant 10min et la seconde à récupérer notre boissons offerte au bar (le tout dans l’eau). Entre temps, petit détour par le sauna, quelques shooting photos et quelques moqueries sur les groupes de français nous entourant.

D'où le nom sûrement  

Nous pensions que le site fermait à 21h mais à 20h15, le capo annonce « tout le monde dehors dans 15min ». Retour au vestiaire donc où le spectacle est toujours aussi dénudé. Sur le parking, nous finalisons les valises (nouveau paroxysme de la gitanerie) et filons vers une pizzeria. Il est 21h lorsque nous entrons et la serveuses nous le fait bien savoir « vous êtes mignons mais on ferme là ». Nous n’insistons pas, elle un peu pour qu’on reste finalement, mais nous avons repéré un Dominos vers l’aéroport, la sanction sera donc immédiate. Nous reprenons la route, commandons les pizzas, mon prénom s’affichera sur l’écran d’attente au milieu des gunarson et machinson et dévorons ces spécialités islandaises.

Do Do Do Dorian et Romain mangent comme 16 

Le temps de faire le plein, nous hésitons à laver l’extérieur de la voiture qui a bien souffert. Petit problème la station n’accepte que les pièces et nous n’avons que 100kr (1 minute de lavage) que Roxane avait trouvé en début de voyage. C’est le cœur brisé qu’elle décide de sacrifier son plus beau souvenir pour que nous lavions, de manière peu utile probablement, le bolide. Dernière étape, rendre la voiture, tout se passe bien nous filons au check-in de l’aéroport qui se passe sans encombre malgré les 25kg de la valise de Dorian (qui a pris du poids et pas seulement à cause de mes affaires).

Petit tour dans les boutiques de l’aéroport avant d’embarquer. Nous composition est un 2-2-1 car les billets avait été achetés séparément toussa toussa. Par chance, j’occupe un des sièges de la première rangée (après la first class) que je partage seul avec Dorian et qui a la particularité de laisser beauuucoup de place pour les jambes. Pas de nouvelles du reste du groupe au moment où j’écris ces lignes, qui est bien loin derrière (bande de pauvres).

Le décollage est sublime, l’horizon est rouge, les nuages moutonneux et nous logeons la côte sud de l’île où nous reconnaissons tout ce que nous visitions en première semaine. La mélancolie nous gagne mais toutes les bonnes choses ont une fin et nous n’aurions pas pu en profiter plus que ce que nous avons fait.

Jamais tranquilles, jusqu'au bout

Nous atterrissons plus tôt que prévu, un peu après 6h. Les pauvres sortent de l’avion 10min après le duo de tête et Roxane s’empresse de nous raconter à quel point ses voisins étaient bruyants, notamment « une grosse flippette qui s’accrochait à son mari » (cette même personne se trouve 15cm derrière nous). Sueurs froides quand je me rends compte que je n’ai pas de montre à mon poignet et que je ne vois pas d’autres endroits où elle pourrait être, excepté les bacs de fouilles de l’aéroport islandais. Un éventrage complet de sac à dos résoudra le mystère, elle était dans la sacoche du drone (logique).

Nous déposons miss Motte-Servollex au RER pour qu’elle prenne ensuite son train puis son autre train puis son bus. L’équipe restante attendra la navette un bon quart d’heure avant de retrouver la voiture que nous avions déposée il y a deux semaines. Après 5min de route, nous sommes dans les embouteillages, il est 8h du matin sur le periph et il faut déposer le couple princier dans Paris car leurs affaires sont dans ma valise. De nombreux détours et noms d’oiseaux plus tard (je ne parle pas des macareux cette fois), nous arrivons après 1h30 de calvaire (au lieu de 30min au match aller). 3 soldats ayant été perdus, nous partons avec Dorian en direction de mon appartement en banlieue (parce qu’on n'a pas tous les moyens) pour déménager en vitesse. La voiture de nouveau pleine, nous passons dire au revoir à ma chère école que j’espère ne pas revoir dans un mois pour les rattrapages et entamons notre route vers la plus belle région du monde, Domancy city. L’A6 parait bien monotone par rapport à la route circulaire islandaise, mais au moins il y a des arbres ici. Petit arrêt macdo au hasard sur la route (à 8km d’Auxerre…….), nous cherchons désespérément des Skyr et changeons de conducteur car ma seule heure de sommeil depuis 26h commence à se faire sentir.

Nos aventures s’achèvent donc ici, tout le monde étant arrivé à bon port. Ces dernières lignes seront consacrés au remerciement. À mes 4 soldats tout d’abord qui ne se connaissaient pas il y a 2 semaines et qui ont su créer une atmosphère incroyable pour ce voyage et qui, surtout, ont réussi à me supporter (+ ou -) pendant tout ce temps. Je ne pouvais pas rêver d’une meilleure équipe (oui même avec toi Roxane). Fier de vous mes gamins <3

À tous mes soutiens financiers ensuite, sans qui rien de tout cela n’aurait été possible et que je ne remercierai jamais assez.

Et enfin à vous tous qui nous avez suivi et qui, par vos retours qui arrivaient à mes oreilles, me donnaient la force de me coucher si tard chaque soir (alors que 22h20 c’est mon heure normalement).

Pour ma part, et je pense que ce point de vue est partagé par toute la team, ce voyage fut époustouflant et je ne m’attendais pas à un tel spectacle. Nous nous sommes sentis bien souvent tout petit face à l’immensité qui nous entourait quasi-quotidiennement et nous mesurions bien la chance que nous avions.

Ce blog s’arrête ici mais le voyage est loin d’être terminé, 500Go de photos et vidéos m’attendent bien au chaud pour êtres triées, montées et probablement imprimées sur un album qui restera la trace de ces deux semaines inoubliables.

Je vous dirai bien à demain, mais je me contenterai d’un « à très vite j’espère ! ».

Un jour un selfie (presque). Rappel : il n'y a pas de mauvais temps, que des mauvais vêtements