De l'Ombrie à la Corse

Du 15 au 30 septembre 2018
16 jours
15
sept

Départ à 7h15. Arrivée à 16h00.

Notre fidèle destrier 

Grandes étapes : Gênes, La Spézia, Lucca, Firenze, Orvieto et Todi.

La bifurcation à Gênes imposée par la catastrophe du Pont Morandi nous a conduit à passer dans la ville. Cette ville industrielle et portuaire est aujourd'hui meurtrie avec cette plaie béante.

Au sud de Florence, deux options pour arriver à Todi : via Pérouse ou via Orvieto.

Nous avons choisi la deuxième afin de garder la surprise de visiter la région entre Pérouse et Todi durant notre semaine de séjour en Ombrie.

30 degrés à Todi où nous avons découvert notre bel appartement dans une ruelle du village de Todi. Encore mieux que sur les photos du site.

Avant d'aller faire des courses au supermarché Conad de Todi, passage obligé par la case "un petit verre sur la Piazza del Popolo". Notre choix se porte sur le Gran Caffé Serrani. L'emplacement et les rafraîchissements sont agréables mais alors pas le serveur, pas du tout !!

Pas facile d'échanger deux mots avec lui qui ne desserre pas les dents et nous qui avons une dizaine de mots dans notre vocabulaire transalpin...

Trajet de 640 km.

16
sept

Soleil, chaleur puis nuages en cours de journée.

Départ à 10h00 et retour à 19h00.

Grandes étapes : Panicale, Strada del Vino del Trasimeno, Castiglione del Lago.

Route de campagne assez banale jusqu'à Panicale, village situé à 411 m d'altitude qui a obtenu le label des "plus beaux bourgs d'Italie".

Panicale 

Jolie vue sur le lac. La route des vins ressemble plus à la route de l'olive ! Les rares vignobles que nous avons vus, semblent, compte tenu de leur petite étendue, destinés à une consommation domestique.

Castiglione del Lago est également labellisé "plus beau bourg d'Italie".

Castiglione del Lago 

Partant du flanc sud du château de Castiglione, nous sommes descendus à la plage à travers une oliveraie ravissante.

Les oliviers sont magnifiques dans cette province !

San Feliciano où nous avons fait la pause avant le retour à Todi. Atmosphère mélancolique du dimanche soir, les enfants rentrent préparer le cartable et quelques personnes tardent à rentrer en profitant de la douceur de la fin d'après-midi.

San Feliciano en fin d'été 

Trajet de 210 km.

17
sept

Soleil puis nuages et pluie avec soleil !

Départ à 11h00 et retour à 19h30

Spoleto, ville austère où règnent en maîtres les églises dont la cathédrale Maria Asunto.

Spoleto 

Promenade au pied du château jusqu'au Ponte della Torri, aqueduc. Depuis les derniers séismes qui ont meurtri la région, l'accès au pont (promenade jusqu'à la tour voisine) est interdit.

Ponte della Torri et les alentours de Spoleto 

Qu'est donc ce label "plus beaux bourgs d'Italie", équivaut-il aux "plus beaux villages de France" ? : Non, cette certification récompense les anciens bourgs fortifiés aujourd'hui éloignés des routes touristiques et voués à un abandon à terme de ses habitants.

Une façon, en somme, de conjurer le sort !

A noter que la région Ombrie a la palme puisqu'elle totalise 24 villages labellisés.

Déjeuner à la trattoria "La Torretta". Bon accueil et bonne chère : risotto à la truffe, saucisses typiques de la région et en dessert, une crescionda, gâteau typique du carnaval de Spoleto.

Trevi apparaît sur son promontoire surplombant la plaine du Clitunno (fleuve qui traverse la région). Encore un village au label des plus beaux bourgs d'Italie.

Trevi 

Une des plus belles surprises de la journée : la jolie route qui nous a ramené à Todi à travers vignes et jolies propriétés. Montefalco, Massa Maritima, Montenero (18 habitants recentrés autour du château), Avigliano, Fiore.

Montenero 

Je dis "jolie route" mais il faudrait plutôt dire "piste" à cause des nombreux nids de poule.

Trajet de 180 km.

18
sept

Soleil voilé, temps lourd.

Départ à 10h00 et retour à 19h15.

Bevagna (label plus beaux bourgs) par la via Sagrantino (vin).

Spello et Assise par la piste de Monte Subasio où nous avons croisé des parapentistes. Ce mont est un des sommets des Appenins du centre de l'Italie.

En chemin vers Assise, arrêt à l'ermitage des carceri, un monastère de grottes où Saint François se réfugiait avec ses compagnons pour ses retraites et méditations. Niché au coeur d'un bois de chênes verts millénaires. La quiétude qui y règne nous fait ressentir l'atmosphère que recherchait le saint.

Eremo delle Carceri 

Circuit à pied dans Assise d'église en église dont les plus remarquables sont la basilique Saint François, imposante sur deux étages et la basilique Santa Maria degli Angeli où se trouve le tombeau du saint.

Assise 

Nous avons pu apprécier l'atmosphère paisible de cette ville. Pour une ville religieuse, elle est particulièrement agréable et gaie, rien à voir avec Lourdes ou Lisieux.

Dîner au restaurant Cavour à Todi sur une terrasse panoramique, décorée telle une guinguette. Dégustation d'excellentes pizze originales : fleurs de courgettes, potiron, truffe. Un bon moment qui couronne une belle journée.

Les ruelles et les maisons de Todi

Trajet de 139 km.

19
sept

Temps couvert puis pluie, pluie et encore pluie.

Départ à 10h00 et retour à 20h00.

Route du mont Terminillo, un des sommets des Monts Réatins dans les Appenins (région du Latium) où se trouve au sommet une station de sports d'hiver !

Déjeuner à Leonessa à la Trattoria Alesse, seul restaurant ouvert à la cuisine familiale où se retrouvent ouvriers du coin, habitué et représentants de commerce de passage. Resto plus que désuet mais qui veut résister à la modernité, la nourriture quant à elle est à l'image de l’établissement, simple et généreuse.

Longue route d'Amatrice (Latium) à Castellucio. Paysages troublants de villages dévastés par le séisme d'août 2016, comme bombardés où, cependant, envers et contre tout, les fleurs dans les jardinières et la vie quotidienne sont là dans de nombreuses baraques de relogement. Les gens y semblent installés depuis longtemps et surtout pour encore longtemps. La reconstruction paraît au point mort, l'armée est présente pour éviter les pillages et l'accès des habitants à leurs maisons fissurées. Leurs engins s'activent mais pourtant peu de gravats ont été retirés depuis deux ans.

Drôle de périple sous une pluie constante et battante, avec par moments du brouillard en prime, l'atmosphère particulière ajoutait une touche de gravité.

Puis au retour, rencontre de paysages naturels grandioses sur la route de la majestueuse plaine du Piano Grande où fleurissent au printemps une multitude de fleurs sauvages et où la culture de lentilles fait vivre les quelques habitants de Castellucio, village, lui aussi, défiguré par le tremblement de terre.

Piano Grande qui porte bien son nom 

Enfin, Nurcia (label des plus beaux bourgs d'Italie) où serait né St Benoit, fondateur de l'ordre des bénédictins. Nous n'avons pas traîné dans ce village, là encore, en quasi-ruine car le jour tombe, la route du retour est encore longue et la pluie ne cesse pas.

Trajet de 400 km.

20
sept

Temps couvert, donc agréable pour marcher.

Départ à 14h00 et retour à 19h00.

Route vers Pérouse par la voie rapide (rapide en général mais pas depuis que nous sommes arrivés en Ombrie, car en travaux constants. Les italiens n'hésitant pas à fermer des sorties qui vous obligent à rouler 20 km de plus ....) et au retour passage par Torgiano, Deruta, Collazzone et San Tereziano.

Tout cela sur des routes qui nécessitent une vigilance accrue à cause des passages sur du gravier mis pour boucher les nids de poule et des autres crevasses. Parfois, nous nous plaignons des routes françaises mais faire un tour en Italie, fait revoir nettement ce jugement !

Quant à Pérouse, la capitale de la région Ombrie, pour nous, aucun intérêt particulier. Nous avons trouvé cette ville très sale (jardin empli d'immondices), peu ou mal entretenue et sans attrait.

Pérouse 

Trajet de 105 km

21
sept

Ciel bleu, température agréable.

Départ à 10h00 et retour à 20h00.

Nous avons passé 15 jours en Toscane il y a quelques années et nous avions vraiment aimé les paysages. C'est pourquoi, étant donné que les paysages de la région Ombrie nous plaisent moins, nous avons voulu, avant notre départ de l'Italie pour la Corse, goûter de nouveau à la dolce vita toscane.

Trajet via Orvieto, CItta della pieve (frontière des régions Ombrie et Toscane) et Chiusi.

Balade à pied et déjeuner à Pienza où nous n'avons pas résisté aux cantucci et l'indissociable vino santo.

Jolis paysages de riches et grandes propriétés, d'emblématiques et fuselés cyprès et de douces collines à travers Castiglione d'Orcia et Monte Amiata par la côte de Castel del Piano puis forêt dense mais claire, humide pour arriver à ... une station de ski (1738 m d'altitude).

Enfin, arrêt au lac de Bolsena (région du Latium), lac d'origine volcanique, bien aménagé tant pour la promenade pédestre que pour les activités nautiques. Pause rafraîchissement dans un bar de plage avec vue sur le lac agité aujourd'hui. Bonne atmosphère.

Retour par Orvieto que nous n'avons pas visité mais qui a l'air prometteur, perché sur son socle volcanique. A cette heure, le gros village prend de magnifiques couleurs de feu avec le soleil couchant.

Trajet de 323 km.

22
sept

Beau temps jusqu'à Livourne.

Départ à 8h15 et arrivée à midi au port de Livourne pour embarquer sur le Corsica Ferry pour une traversée de 4h00.

Arrivée à 18h00 à Bastia où nous allons passer la nuit. Balade à pied dans les rues du vieux Bastia qui, depuis notre dernière visite en 2007, a ravalé les façades de sa vieille ville et aménagé les abords de sa promenade de bord de mer.

Dîner au restaurant Nova au 2/4 rue Fontaine Neuve : supers burgers corses avec deux pintes de bière et tiens, un digestif à la myrte corse pour terminer cette journée, avec pour notre plus grand plaisir, un groupe de musiciens en live. L'ambiance du samedi soir à Bastia en septembre est top.

Bastia 

Le myrte est le petit arbrisseau caractéristique de la Corse. Sa baie qui ressemble à la myrille se nomme la myrte et se cueille en novembre afin de confectionner sa liqueur. Elle est utilisée pour la cuisine et possède également des vertus cosmétiques.

23
sept

Température très chaude, un vrai temps estival.

Départ à 9h30 et arrivée à Porto Vecchio à 12h00.

Installation dans la mini villa de location dans la résidence de vacances "Les hameaux de Palombaggia" où nous sommes chaleureusement accueillis par la propriétaire des lieux.

Elle et son mari sont tombés amoureux de ce coin dans les années 70 , à l'époque, ce n'était que du maquis sans construction.

Ils y ont bâti 27 maisonnettes qu'ils louent à des habitués de longue date. Belle aventure et belle réussite.

Palombaggia 

Déjeuner au restaurant Playa Baggia à Palombaggia, nous voilà directement plongés dans le vif du sujet.

Le restaurant plage Playa Baggia 
24
sept

Beau temps chaud puis vent donc plus agréable.

Départ à 10h30 et arrivée à 18h30.

L'Alta Rocca "haute roche" est le poumon vert de l'île avec ses paysages aux versants boisés. C'est également une zone de moyenne montagne délimitée par les massifs de Bavella, de l’Ospedale et du plateau du Coscione dont le point culminant est l’Alcudina à 2134 mètres d’altitude.

Ce territoire d’histoire, nommé "la terre des seigneurs" est un des lieux les plus anciennement peuplés de Corse.

Route sympa jusqu'à Cucuruzzu, site archéologique et rencontre avec des cochons sauvages tout propres et bien tranquilles.

Aiguilles de Bavella 

A Zonza se trouve l'hippodrome de Viséo, le plus haut d'Europe (950 m).

Quenza, prisé des randonneurs et de quelques fondeurs connaisseurs des coins privilégiés et où l’enneigement est important.

Très bon déjeuner dans le jardin de l'auberge Sole et Monti à Quenza : agneau de lait au menu et vin rosé de la région.

Restaurant à Quenza 
25
sept

Nuageux et venteux.

Départ à 10h00 et retour à 11h45. Ce matin, nous avons décidé de marcher le long de la mer sur le sable de la magnifique plage de Palombaggia.

Le temps est agité, la mer déverse ses vagues et les pins parasols se plient.

Départ à 13h30 et retour à 19h00.

Trajet par Santa Giulia, Golfe de Sant'Amanza, Plage Calalonga, Plage de Piantarello et sémaphore du Capo Pertusato.

Bonifacio, très joli village touristique mais pourtant demeuré authentique. Belle vue sur la Sardaigne qui semble à portée de main ou à quelques coups de rames.

Bonifacio 

Dîner dans le superbe établissement de Palombaggia : Costa Marina.

Trajet de 95 km.

26
sept

Beau temps mais vent froid.

Départ à 10h30 et retour à 20h00.

Route vers Quenza et surtout vers le plateau de Coscione. Quelle belle surprise après une route, plutôt une piste défoncée de 11 km ! Pour amateurs avertis.

Objectif : déjeuner au refuge de Bucchinera (1466 m) au bout de la route puis randonnée sur le plateau pour aller à la rencontre des cochons et chevaux sauvages.

Résultat : refuge fermé (ce qui n'était pas prévu, nous avions pris la précaution de téléphoner et le message indiquait l'ouverture !) et froid de canard (nous n'avions pas nos polaires, étant déjà bien chargés pour 15 jours en moto, il faut faire des choix...).

Qu'à cela ne tienne, il en faut beaucoup plus pour nous décourager, nous décidons de partir vers Propriano.

En cours de descente, au détour d'un virage, nous rencontrons une ferme auberge dans une bergerie typique du maquis, superbement rénové. La daube de sanglier et la polenta nous ont réconfortés et nous ont vite fait oublier notre rendez-vous manqué avec la montagne.

Sur la piste de Quenza 

Trajet par Aullène, Propriano, Campomoro, Sartène par une petite route et à Sartène, route pour le retour par Figari.

Propriano, à part sa très longue plage de sable blanc, peu d'intérêt. En revanche, coup de cœur pour Belvédère Campomoro à l'extrême sud du Golfe du Valinco : bourgade resté dans son authenticité et une petite maison de pêcheur à retaper qui nous fait de l’œil !

Sans oublier les rencontres avec des vaches tranquilles au milieu des routes, des cochons sauvages bienheureux et même un marcassin.

Trajet de 266 km.

27
sept

Beau temps sans vent, température idéale.

Départ à 15h00 et retour à 18h30.

Le sentier débute à la marine de Figari. Le domaine maritime fait partie de la réserve naturelle des bouches de Bonifacio. Marche sur des plages de sable fin ou à travers le maquis.

Que de photos sublimes avons-nous prises à chaque virage !

Belle surprise aussi à Tonnara, plage intime et sauvage, anciennement petit village de pêcheurs au thon. Tonnara signifie filet de pêche. Aujourd'hui, nous y croisons des kitesurfeurs.

Trajet de 121 km.

28
sept

Température et temps idéaux.

Départ à 9h30 et retour à 18h00.

En route pour 2 heures de kayak de mer à Pinarello, réservées avec l'entreprise Sporsica. Après avoir enfin trouvé la paillote en question, nous trouvons porte close avec l'impression que pour eux, la saison est finie, les rames et embarcations sont pliées. Nous appelons et attendons 1/2 heure, en vain et devant l'évidence, nous rebroussons chemin avec la ferme intention de nous consoler en buvant un café à la prochaine paillote. Ce sera chose faite.

Ce qui est fort en Corse, c'est que les restaurants et bars n'ont pas vraiment besoin de mettre le paquet sur leur décoration, la nature environnante s'en charge.

Retour à Palombaggia pour une après-midi plage, du plaisir de bout en bout dans cet établissement (Playa Baggia) où tout est parfait. Bravo pour tout !

Et, à noter, la 1/2 journée de transat avec parasol et la vue de rêve est à 10 euros. La Côte d'Azur et Nice devraient en prendre exemple car, là bas, c'est deux fois ce montant et sur des galets peu amènes !

29
sept

Temps beau mais chaud, trop chaud pour marcher.

Départ à 10h30 et retour à 19h30.

Route jusqu'à Tizzano, minuscule village entre les rochers à 18 km au sud de Sartène. Pour autant, le petit port de pêche fait vivre ses habitants.

Déjeuner au restaurant connu pour ses poissons frais, Chez Antoine. Encore une fois, trois fois rien d'aménagement mais dans un tel cadre, c'est vite idyllique.

Randonnée en aller-retour à pied Tizzano - Phare de Senetosa. Non, pour être honnêtes, nous ne sommes pas allé jusqu'à Senetosa, la chaleur nous fait rebrousser chemin et nous avons déjà marché 1h30 sous un soleil accablant. Le maquis conserve bien la chaleur !

Trajet de 169 km.

30
sept
30
sept

Départ à 9h15 et arrivée à Bastia à 12h00 pour prendre le ferry direction Nice.

Le trajet est de 4h30 (ferry express) et nous commençons par déjeuner au restaurant pour échanger sur nos meilleurs souvenirs de ce grand tour de 4 000 km.

A 18h30, l'approche des côtes nous fait monter sur le pont où nous pouvons admirer - et nous ne sommes pas les seuls - la magnifique arrivée au Port de Nice au soleil couchant.

Rentrés à Cagnes sur mer, nous félicitons notre Varadero pour son confort, sa fiabilité et surtout, nous lui disons au revoir car c'était son dernier voyage avec nous ; elle part vivre une autre aventure en Pologne....

Bel engin qui nous a amené partout, qui n'a jamais fait défaut et avec lequel, nous avons tant de souvenirs.

Le prochain périple se fera avec une autre moto !