Carnet de voyage

Un hiver au bout du monde...

60 étapes
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1
Il parait que le titre ne nous correspond pas, qu'il est trop poétique ! (Entre nous, c'est Virgile qui l'a choisi...)
Novembre 2016
193 jours
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28
oct

Eh oui, il est temps de ranger notre joyeux bordel (enfin surtout celui de Virgile), d'oublier nos petites affaires dans des cartons et de clôturer ces deux mois de collocation à trois dans un appartement déjà plein de souvenirs.

ilovejeanloup.tumblr.com 
29
oct


Première photo de notre voyage, la première d'une longue série ! 

Nous sommes bien arrivés à Paris !

Après une soirée au théâtre avec Régis & Seb' pour voir "M'man", on a eu le droit de s’asseoir à la même table que Cristiana Reali pour debriefer de sa performance dans cette pièce loufoque mais captivante autour d'un verre de rouge.

Dimanche, on est allé "bruncher" (et oui, on s'adapte à notre environnement : la vie parisienne...) chez une amie rencontrée à Minorque cet été. On passe du 19ème au 14ème arrondissement, sans passer par la case centre ville plein de monde. Si on part en Nouvelle Zélande, ce n'est pas pour faire des bains de foules dans les grandes villes 😉

Journée retrouvailles avec Pauline & Alexis...

Cité Internationale Universitaire de Paris 
Balade au Parc Montsouris 
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Parc de la Villette 
1
nov

Départ à 9h de chez Régis & Seb' pour un vol à 13:25 parce qu'on pensait que Paris le matin, c'était la folie... Eh bah en fait non ! A peine 20 minutes plus tard, on était à l'aéroport et à 10h on avait déjà passé tous les contrôles et enregistré nos bagages. Dommage, pour une fois qu'on espérait un peu de monde !

L'aéroport était désert, et on a eu 3 bonnes heures pour déguster nos sandwichs. On a été trop prévoyants pour une fois !

Parce que nous, quand on s'ennuie, on lit Le Monde Diplomatique... 

Notre premier vol jusqu'à Londres étant en retard (évidemment, on est parti avec Air France, qui doit sûrement commencer à prendre exemple sur la SNCF....), on a failli rater notre correspondance... C'est donc en sueur qu'on est monté dans notre avion pour Los Angeles, dans lequel on allait passer les 12 prochaines (longues) heures.

Une fois à l'aéroport de LA, on a fait face à ce qu'on pensait trouver à Paris en partant : la foule. On aurait vraiment préféré occuper nos trois heures libres avant le voyage pour affronter ça !

On a passé 3 heures à faire la queue entre les différentes étapes de la douane. Parce qu'en plus, ces Américains qui sont très high tech, nous font vérifier nos passeports et nos empreintes sur des machines pour gagner du temps (enfin, c'est ce qu'on a supposé), mais répètent l'opération à l'ancienne 300 mètres de queue plus tard !

Bref après une vingtaine d'heures de voyage, il est 23:30 quand on saute dans un Uber direction le motel.

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Après une bonne nuit de sommeil (on a eu AUCUN mal à dormir alors qu'il était 8h du matin en France!), on décide d'aller à Hollywood. L'arrêt de bus étant à peu près devant la porte (même pas fait exprès, juste le talent), on se jette dedans et c'est parti pour une heure de route !

On se dit qu'il n'est pas possible de repartir de là sans avoir LA photo des lettres HOLLYWOOD dans la colline. Sauf qu'en fait, en dehors d'Hollywood Boulevard... Il n'y a rien d'intéressant à part des maisons ! Donc après une petite rando à travers les quartiers riches pour tenter de se rapprocher, on se dit que ça ne vaut pas le coup et qu'on se contentera de ça :

Je vous assure, derrière moi, tout au fond, c'est écrit Hollywood... 

Après avoir passé une heure à regarder sur qui on marchait, on tombe sur un super centre commercial et on découvre les joies du plus grand magasin de geek qu'on ait jamais vu !

Ceci est un magasin de souvenirs... à l'américaine 
3
nov

Aujourd'hui, après plus d'une heure à attendre un bus qui ne passe que lorsqu'il en a envie, on se rend compte d'une chose : on vit comme la population pauvre de Los Angeles. On est d'ailleurs les seuls Blancs à chaque fois qu'on monte dans un bus. C'est rempli de Mexicains et d’Afro américains, mais les Blancs se déplacent en Uber ou avec une de leurs nombreuses voitures...

On a eu droit à un rap improvisé en live ! 

Comme notre motel est situé au fin fond d'un quartier pauvre très éloigné des quartiers riches (forcément), et qu'on a des moyens plus que limités, on se retrouve dépendant des transports en commun... et comme toujours, c'est pas très drôle ! Si le bus ne passe pas, chacun doit se débrouiller et trouver une autre solution. Mais personne ne se plaint et quand on leur demande, ceux qui attendent avec nous répondent "le bus devrait arriver bientôt" sans s'inquiéter davantage. Ils se contentent de suer tranquillement dans leur jogging devant un arrêt de bus qui n'abrite même pas du soleil.

Bref, on finit par arriver 2 heures plus tard à notre destination : Venice Beach, LE quartier des jeunes qui ne travaillent (et ne travailleront probablement) jamais. Et on a eu la chance d'assister à un show plutôt marrant alors qu'on s'apprêtait à partir 😀

On a décidé de faire les riches l'espace d'un repas, et de s'installer pour déjeuner au Cow's end.

On a mangé les meilleurs wraps de toute notre vie ! Et en plus c'était équilibré 😉

Et puis, comme on est quand même en vacances, on s'est offert une pause sieste / lecture sur la plage, histoire d'évacuer tout ce stress...

De son nom complet Josef Edwin Weider : culturiste canadien, né le 29 novembre 1920 à Montréal, et mort en 2013. Wikipédia 

Il y a une chose qu'il ne faut pas oublier : c'est bientôt Noël au States aussi 😉

En retournant prendre notre bus, on est surpris par l'excentricité des maisons (pourquoi avoir une simple maison quand on peut avoir une maison en forme de bateau ?!?) et par la très (très) forte odeur de marijuana !

Enfin, on termine notre journée en passant par ce que ces Américains osent appeler "la Venise californienne"... Apparemment, tout ce quartier s'appellerait Venice à cause de canaux qui rappellent ceux de Venise.

On a trouvé que c'était une insulte à l'Italie ! En fait, il s'agit d'un espèce d'étang avec des grosses maisons autour... Rien de vraiment spécial, et en plus c'est étonnamment petit par rapport à la taille du quartier qui porte son nom.

Mais puisqu'on était là, on a quand même pris de jolies photos 😉

Les petits bonus de Virgile

4
nov

L'immensité de cette ville nous fait presque peur. On le savait déjà, mais là on en est sûr : on est pas fait pour les grandes villes, et on est bien content d'aller en Nouvelle Zélande. Tout parait inaccessible ici, et surtout trop grand. On passe parfois une heure et demie dans les bus sans jamais quitter la ville... Le réseau de transports en commun est soi disant le meilleur des Etats-Unis ! C'est surtout un gros bordel, avec des bus qui s'appellent 358 mais qui sont en fait un 108 en devenir... Il n'y a que les intimes qui peuvent le savoir !

Il y a des habitations à perte de vue, plus ou moins riches, et les quelques endroits à voir paraissent dérisoires au final. On ne peut pas se perdre dans de petites rues dans l'espoir de trouver des places ou des boutiques originales. Une fois qu'on sort du Walk of Fame ou de Venice Beach, il n'y a rien. Pus rien d'autres que des maisons. C'est à se demander comment ces gens-là survivent ! A part des magasins de vêtements, c'est le néant. Mais en fait ils sont simplement tellement riches qu'ils se font livrer leurs courses ou vont au restaurant.

Aujourd'hui, on a prévu une grosse journée puisqu'on veut visiter deux endroits différents... et cela nous prendra plus de 3h30 de bus dans la journée, mais tant pis !

Première destination : Beverly Hills et Rodeo Drive, la rue la plus chère de la planète.

Après une pause mexicaine, on décide de partir pour Santa Monica. On y découvre une petite merveille, le parc d'attraction sur une jetée qui donne sur l'océan : Pacific Parc. Et surtout, le vrai restaurant Bubba Gump du film !!!

Petit aperçu de Pacific Park ...
5
nov

Pour notre dernier jour, on a décidé de faire simple puisqu'on a nos 15 kilos de bagages chacun sur le dos... Alors direction Union Station, la gare principale de LA.

De là, on avait accès à El Pueblo de Los Angeles à 5 minutes à pieds, un immense marché mexicain. On a absolument adoré cet endroit, plein de couleurs et plus vivant que tous les autres quartiers qu’on a pu faire jusqu’à maintenant.

Dans ce quartier, on peut visiter gratuitement la plus vieille maison la de Los Angeles : Avila Adobe.

Pause déjeuner = Virgile content !

On a eu du mal à quitter El Pueblo pour aller à Chinatown. On aurait d’ailleurs mieux fait d’y rester ! Chinatown, c’est moche, gris et il n’y a rien d’intéressant ni à faire ni à voir ! Voilà tout ce qu’on a pu en tirer…

Pour faire un petit bilan de ces quatre jours à LA, les gens ont toujours été adorables avec nous et on a adoré visiter tous ces endroits mythiques en n’étant jamais bousculé par la foule. C'était presque plus calme que la rue Victor Hugo et bien plus agréable que ce qu'on pouvait imaginer. Mais ça ne change pas le fait que c'est une grande ville, et qu'on n'aime pas trop ça, nous ! On aurait voulu pouvoir tout faire à pieds, ce qui nous aurait permis de voir encore plus de choses.

Mais on est tombé sur des sacrés spécimens, qui n'existent qu'aux Etats-Unis ! Ici, plus on est excentrique et original, plus on a de chances de réussir. Il ne faut pas passer inaperçu !

D'ailleurs, on se faisait aussi pas mal remarquer avec nos sacs sur le dos. Apparemment, ce n'est pas très courant de voir des voyageurs avec leur maison sur le dos dans les rues de Los Angeles. Les gens nous abordaient en souriant pour nous demander ce qu’on pouvait bien faire ici, et surtout si on avait eu le temps de faire d’autres villes dans leurs Etats-Unis adorés. Quand on répond que non, on a vu que LA et ce n’est qu’une escale, ils nous répondent qu’il faudra absolument revenir et « God bless you ».

7
nov

Déjà en sortant de l’avion, on se sent au bout du monde… Il fait une chaleur très humide, presque étouffante. On est accueilli par un groupe de Fidjiens qui chantent et jouent du banjo pour nous souhaiter la bienvenue… "Bula", en Fidjien. On entend déjà les oiseaux tropicaux chanter dans ce petit aéroport. On se sent tout de suite plus à l’aise qu’aux Etats-Unis !

Pour environ 3 € par personne, on prend un taxi pour se rendre à l’auberge qu’on avait réservée. On se dit que ça va être le grand luxe sur cette île !!!

L’auberge est un petit coin de paradis, même si le temps est plutôt orageux. Une table de billard, des hamacs de partout… et surtout la plage. On se fait presque agressé à peine arrivé par un jeune homme pieds nus, tout content de nous montrer l’océan…

On s’est aussi fait accosté par un monsieur à moitié édenté qui vend des noix de coco ouvertes à la machette, qu’il va chercher en haut de l’arbre le matin même. « Pour nourrir sa famille » dit-il, et on le croit…

Le temps de me faire piquer sur la moitié de la jambe, on avait déjà réservé une excursion au Garden of the Sleeping Giant avec la grosse Marie. Une femme adorable qui a bien compris qu’on n’avait pas le budget pour la plupart des activités qu’elle propose. Elle nous a donc fait un package sur mesure pour le reste de notre séjour : 4 nuits avec tous les repas inclus et le bateau aller / retour pour l’île de Mana. Parfait ! Le tout pour 130 € par personne, un pauvre ne pourrait pas rêver mieux !

On est bien obligé de savoir au moins où on va dormir, car le temps est à la pluie pour les prochains jours… On tentera une ou deux nuits à la belle étoile seulement si le temps le permet. Et puis, il n’y a pas de supermarché à tous les coins de rue, donc pour manger sur le pouce, c’est bien plus complexe qu’à LA !

C’est une île magnifique, qu’on a hâte de voir sous le soleil…

Ici, même les pigeons sont beaux ! Les ailes noires et blanches, une crête orange… Et l’équivalent des moineaux sont verts et rouges. J’ai même aperçu un colibri !

8
nov

Le changement est tellement radical qu'on a l’impression d’avoir quitté Los Angeles il y a longtemps déjà.

N’ayant pas mangé hier soir (forcément, en s’endormant à 19h…), on se lève à 7h frais comme des gardons et prêt à dévorer un bœuf. Le souvenir du repas de la veille laisse présager un petit dej copieux et on salive déjà.

Après avoir récupéré notre linge, lavé avec amour par une maman de la maison d’à côté pour 1,75 €, on part en excursion visiter les environs. Virgile en profite pour se prendre le plus gros coup de soleil de sa vie : tongs et Marcel assurés pour les jours qui viennent !

Cet après-midi, on avait réservé la visite du Garden of the Sleeping Giant, un jardin d’orchidées… C’est l’un des plus beaux endroits qu’on a visité de notre vie. La vraie jungle de Mowgli, des couleurs hallucinantes, des lianes de partout et des fleurs magnifiques… En plus ici, ils ont le sens de l’accueil et offre un jus de pawpaw frais après la visite, si jamais on s’était déshydraté entre deux haltes dans un hamac…

Il y a des chèvres sur le bord de la route, des chevaux en liberté, des noix de cocos qui tombent des arbres, et tout le monde écoute du reggae en chantant pieds nus sous la pluie. Ici, on se laisse vivre… Il n’y a pas d’heure et rien n’est important.

Ce n’est pourtant pas facile tous les jours pour les habitants de Nadi et des environs. On voit bien que l’île est en pleine expansion et compte beaucoup sur le tourisme : des hectares entiers sont rasés au bord de l’océan pour y installer des hôtels. Pourtant, la plupart des routes sont impraticables, très peu sont goudronnées, et il y a des travaux de partout.

Il s'en passe des choses dans les toilettes publiques... 

Chemise à fleurs et jupe noire sont de rigueur pour les hommes (pourtant ils ne font pas rigoler ces grands blacks tatoués !), et les femmes portent des robes bariolées et une fleur dans les cheveux…

On quitte Bamboo Travellers car depuis longtemps déjà, on avait prévu de passer une nuit chez l’habitant. On avait contacté quelqu’un qui habite vers Nadi. On est donc parti dans la matinée pour passer la journée « en ville ».

10
nov
10
nov

Le bus qu’on devait prendre étant rentré dans une voiture (les routes ici, c’est assez folklorique…), on s’est fait déposer par un gentil monsieur, qui s’est avéré être consule de la Nouvelle Zélande ! En plus de faire le trajet gratuitement, il nous a laissé sa carte pour des bons plans une fois arrivés à Auckland.

On pensait passer la journée à flâner en ville, mais en fait Nadi est une ville pauvre qui ressemble beaucoup à ce qu’on pourrait imaginer de l’Inde. Il n’y a pas grand-chose ni à visiter ni à faire. On s’est donc contenté de visiter un temple, qui a d’ailleurs été une grosse déception car il s’avère qu’il a été reconstruit sur ce terrain vague il y a une vingtaine d’années après la destruction du vrai…

On est allé ensuite au marché pour acheter de quoi se faire un pique-nique le midi. Le marché est immense et on s’est fait un festin de produits frais pour quelques dollars. Sans parler des ananas… Rien à voir avec ce qu’on mange en France ! On a passé une partie de l’après-midi avec des enfants qui revenaient de l’école et qui organisaient des combats à morts avec des oiseaux… On a bien senti la différence de culture à ce moment-là ! En sachant qu’ils avaient environ 6 ans…

Vers 16h on est arrivé devant la maison des gens qui devaient nous accueillir. C’était en fait une immense maison remplie de gens qui squattaient une nuit ou un mois : un couple avec deux enfants, un mec qui venait de se faire virer, le propriétaire de la maison (tous Fidjiens), et une anglaise avec des tresses blondes qui menait tout ce petit monde d’une main de fer.

On a passé une super soirée en leur compagnie, et ils ont cuisiné pour tout le monde un poulet au curry. Certains faisaient partie d’une troupe de danseurs traditionnels fidjiens, et nous ont emmenés voir leur spectacle le soir.

Et puis comme cette grosse dame blonde était en fait la manager de l’auberge dans laquelle nous allions le lendemain, elle nous a appelé un mini bus pour nous emmener de chez elle au bateau qui nous conduirait à l’autre île. On est vraiment tombé sur les bonnes personnes depuis qu’on est arrivé !

11
nov

On arrive au point de rendez-vous pour prendre le bateau pour notre nouvelle auberge sur l’île de Mana. On devait partir à 10h, mais ici au Fidji, rien ne presse. Quand un Fidjien nous dit « départ à 10h », il rajoute toujours « Fidji time », ce qui veut dire qu’on a une bonne heure de marge…

Après deux heures de bateau à travers les petites îles telles que Bounty Island ou Beachcomber, on arrive dans notre petit bout de paradis :

L’auberge se situe au bord de l’eau, à l’entrée de ce qu’ils appellent le village, mais qui se résume à des baraquements et ressemble plus à un bidonville.

On est encore une fois privilégié car même si on dort en dortoir, on a droit à un immense lit double et un super matelas !

Dès le premier jour, on fait des rencontres car l’ambiance est bien plus conviviale que dans notre première auberge… On passera presque 3 jours avec une Polonaise et une Belge, qu’on compte bien revoir.

Le fait d’être entourés de locaux nous donne vraiment l’impression de rentrer au cœur de la culture fidjienne. Il y a des enfants partout et les gens sont tous plus souriants les uns que les autres. Ils nous saluent chaque fois qu’ils nous croisent, et « Bula » veut en fait dire tout et n’importe quoi : bienvenue, bonjour, santé…

Le temps était assez couvert jusqu’à maintenant, même s’il fait toujours très chaud, mais nos derniers jours aux Fidji ont été les plus beaux : pas un nuage en vue, un soleil magnifique et des superbes nuits étoilées. C’est assez traitre d’ailleurs, car toute la zone du Pacifique Sud est située juste sous le trou de la couche d’ozone et on brûle littéralement en moins d’une heure si on ne se protège pas, même quand il y a des nuages. Virgile a d’ailleurs transformé ses coups de soleil en brûlure qui font des cloques…

Dans les (seuls) inconvénients de notre séjour à Mana, il y a les moustiques, les puces de sable, et la souri qui a osé manger nos biscuits pendant qu’on dormait ! Pour le reste, on s’est plutôt bien accommodé de la douche froide et de l’absence d’électricité. On vit avec le soleil et au rythme du village, et ça nous va très bien.https://youtu.be/QC5LxPV1gOE

Ma nouvelle passion : les bernard-tortues 

Huit jours après notre arrivée, il est déjà temps de quitter les Fidji et on n’a pas vu le temps passer ! Nos activités principales ont consisté à construire des bijoux en noix de coco, bronzer sur la plage, manger, jouer aux cartes, faire des petites randonnées dans la jungle et plonger avec nos masque et tuba… Dure la vie !

On a d’ailleurs vu, à quelques mètres de nous, des requins à pointe blanche et un serpent de mer rayé noir et blanc, réputé pour être mortel. C’était la première fois qu’on voyait des coraux avec autant de couleurs, des poissons multicolores par centaines… Et on n’a même pas eu besoin de faire de la plongée pour ça !

15
nov

Nous sommes arrivés sous la pluie dans cette grande ville qui nous change de nos petites habitudes fidjiennes !

On est accueilli par ce guerrier à l'aéroport... 

On rencontre très vite une femme adorable qui nous propose de nous emmener en voiture faire nos courses, et qui nous précise qu'elle n'est pas un serial killer. La gentillesse des Néo-zélandais n'est en fait pas une légende !

D'autant qu'à peine arrivés, on apprend que la ferme dans laquelle on devait aller ne peut plus nous accueillir... Mais c'est pas grave, car on a déjà des contacts pour trouver autre chose !

En se réveillant ce matin, on se rend compte que le beau temps nous a rejoint ! 

En ce qui concerne l'auberge, c'est un petit immeuble rempli à ras bord de lits superposés... On préfère de loin l'ambiance décontractée des grandes salles communes sans fenêtre ni volet. Le retour à la ville ne nous convient pas trop, et on hâte de partir en vadrouille ! Ici, on a l'impression d'être à moitié à Los Angeles par la hauteur des buildings, et à moitié à Paris. Bref, très occidental et pas tellement à l'image de la Nouvelle Zélande qu'on espère découvrir bientôt.

16
nov

Première journée à Auckland : rien ne se passe comme prévu ! ça ressemble moins à des vacances que les Fidji... On veut ouvrir un compte, il nous manque un papier. On veut remplir un formulaire (pour les immigrés qui veulent travailler), il nous manque le compte... On veut mettre une nouvelle carte SIM dans un téléphone, téléphone bloqué !

Mais le point positif de la journée, c'est que les pizzas chez Domino's coûtent 3,50 € 😉

Albert Park 

Du coup, on décide de visiter un peu et de profiter du soleil. Entre un énorme pont, le Grafton Bridge, et une autoroute, on trouve un immense cimetière séparé selon les religions : un coin anglican, juif... Il ressemble à une forêt abandonnée et les tombes datent parfois de 1600 ! Assez improbable de trouver un endroit pareil ouvert à tous en plein milieu de la ville.

A partir de maintenant, un peu comme aux Fidji, il ne faut pas vous inquiéter de ne pas avoir de nouvelles pendant une dizaine de jours. Nous partons cet après midi pour travailler dans une ferme près d'Auckland et nous n'aurons probablement pas internet !

Mais on pense toujours à vous et on vous met des photos dès qu'on peut !

Ils font des statues bizarres ici... 
17
nov

D'abord, on a décidé de faire du stop coûte que coûte depuis le centre d'Auckland pour nous rendre au point de rendez-vous que nous avait donné la famille. On nous avait dit que depuis le centre d'une si grande ville, ça ne marcherait pas... Mensonge !

Bon d'accord, on a mis une demi heure à trouver le bon emplacement et on s'est fait trempé par une des nombreuses averses qu'il y a tous les jours dans ce pays à la météo plus que changeante... Mais une fois en position, nos têtes misérables sous la pluie ont fait leur effet, et en moins de 10 minutes, une femme a fait demi-tour pour nous prendre et nous a déposés pile à l'heure, et là où on voulait.

Une fois à la gare de Swanson, notre deuxième chauffeur nous attendait déjà ! Une journée au timing parfait 😀

On arrive dans une immense maison un peu perdue au milieu de la forêt tropicale, entourée de plusieurs vans, voitures, caravanes... Un stéréotype de la maison un peu crade, écolo à fond, qui utilise l'eau de la pluie et laisse vivre les araignées.

On est très bien accueilli, même si on dort dans une chambre sans chauffage (et il ne fait pas la même température qu'aux Fidji !!!) et on rencontre vite un vrai Maori tatoué au visage (le moko). On a donc dû faire le salut maori comme il se doit, "nez contre nez".

Manuel Valls le fait d'ailleurs très bien.

Notre mission ici consiste à nettoyer un van géant (plutôt un bus d'ailleurs) à l'aide de vieilles brosses et sans eau courante à portée de main. Donc ce qui pourrait être fait en une demie journée avec un Karcher, va en fait nous prendre trois jours avec des seaux d'eau froide et du produit bio... Mais c'est une expérience !

PS : Oui, au final ici aussi on a accès a internet et on pourra donc continuer à vous faire rêver un peu.

21
nov

Cinq jours après notre arrivée à Waitakere, on commence enfin à sentir le printemps arriver ! On commence aussi à s'habituer aux dîners à 15 personnes, aux hurlements d'un petit de 5 ans qui ressemble plus à une tornade qu'à un enfant...

On a d'ailleurs terminé de nettoyer le bus ! Vous avez donc droit de voir quelques photos de la bête...

N'est-il pas magnifique ? 

Aujourd'hui pour la première fois, on est allé "à l'aventure" comme ils disent ici, avec le fils, Tutira, et les deux Allemands. On a marché un bon moment pour arriver à cet endroit sublime : le Lac Wainamu.

Le sable est si fin qu'on dirait de la soie, et il est noir et doré... Il y a des dunes de sables immenses en plein milieu de la forêt tropicale, et un lac. On a l'impression que tous les climats ont été mélangés.

Virgile qui provoque une avalanche de sable 
Virgile surveille les enfants... 

On est tombé amoureux de la végétation : c'est un mélange parfait entre les jolies forêts françaises avec des sapins, des palmiers dignes de ceux des Fidji et des oiseaux tropicaux, le tout dans un climat idéal et une température parfaite quand il fait beau. (Les oiseaux en question font exactement le même bruit que R2D2 dans Star Wars...)

Dorénavant quand Virgile me dit "Tu as du sable partout", je devrais le croire... 
23
nov

Histoire de bien profiter avant de quitter cet endroit, on est à nouveau parti encore explorer les environs. Nous sommes allés à Bethells Beach en stop depuis la maison, ce qui nous a pris un certain temps car les routes néo-zélandaises ne sont pas vraiment bondées...

Mais on y est arrivé, et le retour a été très simple car on a trouvé un gentil père de famille qui nous a pris sur le parking et nous a quasiment déposés devant la porte de chez nous ! On commence vraiment à trouver que le stop, c'est un super plan...

Je suis encore une fois tombée amoureuse du sable, qui brille de mille feux au soleil, pendant que Virgile me disait de lever un peu le nez pour regarder aussi l'océan. (Mais il n'y avait pas de paillette dans l'eau, donc je suis retourné à mon analyse du sable.)

Et parce qu'une plage ne suffit pas et qu'en Nouvelle Zélande tout est mieux qu'ailleurs, il y a aussi une rivière, des grottes avec des pingouins bleus (ils devaient être en rendez-vous ce jour-là car on n'a vu personne...), des montagnes et une forêt ! De quoi s'occuper tout l'après-midi.

Oui, j'ai glissé dans l'eau, et j'ai été prise en flagrant délit...
24
nov

Aujourd'hui, notre hôte nous a proposé de partir à 7h ce matin pour nous déposer dans la forêt au lieu de travailler... Après une longue hésitation (un quart de seconde environ), on a dit oui tous les quatre et nous voilà partis !

On a fini par marcher plus de 4h30 car on pensait pouvoir revenir en stop, mais à quatre, ça se complique ! On est rentré épuisé mais bien content d'avoir fait cette randonnée ensemble. Ce parc naturel est énorme et absolument magnifique : de la terre rouge et ocre, des cascades et des petits lapins...

Ce soir nous partons en vadrouille dans le bus qu'on a retapé, avec Sherab et le petit dernier, pour un festival qui aura lieu samedi à Auckland. Normalement dimanche, on change de maison et on va dans le Nord !

Un petit aperçu de la famille 
25
nov

On savait depuis plusieurs jours déjà qu'en échange de ce petit séjour en bus, on devrait passer la matinée avec le petit diable... On est donc allé au zoo tous les trois, car le Grey Lynn Festival se trouve près du centre d'Auckland, et qu'on ne voulait pas passer à côté du plus grand zoo du pays !

Manque de pot, il pleut. Mais on passe quand même la matinée entre les gazelles et les tortues.

Vu le temps digne de l'Angleterre, on n'a pas vu un seul tigre et les singes se cachaient dans des sacs à patates, mais on a eu droit à des scènes pleines de tendresse.

Maintenant, à vous de trouver les deux geckos verts dans cette photo ! (et oui, on fait même dans le ludique maintenant...)

"Are you talking to me ?!? Putain, j'hallucine ! J'me barre ! "
5
déc

Déjà plus d'un mois que nous sommes partis ! Et nous voilà dans la forêt à planter des salades et nettoyer les gouttières chez un père de famille tatoué de la tête aux pieds.

On a découvert que Virgile avait un don : il trouve des trèfles à quatre feuilles environ toutes  les 5 minutes !

Depuis notre arrivée dimanche dernier, on ne se sent pas tellement dépaysé car on commence à se demander s’il n’y a pas un « stéréotype de maison Wwoofing » : même liquide vaisselle (marque bio), mêmes araignées de partout (énormes), mêmes murs pas finis recouverts de bouts de tissus (sales en général) …

lQuand on vous dit qu'elles sont grosses... 

Sauf qu’ici, c’est encore plus spartiate car l’eau chaude n’existe pas (il faut faire bouillir la marmite) et la douche se passe dehors (pas tous les jours si possible) ! Certes, la vue est magnifique mais il fait encore un peu frisquet au printemps, et surtout il y a du vent !

La bouteille en plastique, c'est bien le pommeau de douche 😉

En tout cas, les taches qu’on nous propose sont un peu plus variées que le nettoyage du bus, et ça fait du bien ! On fait beaucoup de jardinage, et Virgile aide aussi à avancer les travaux à l’intérieur de la maison.

On se rend vite compte que les problèmes ne sont pas les mêmes chez tout le monde : le chien a attaqué les moutons du voisin, le tracteur a abîmé la lavande, la maison ne reçoit pas de courrier car il n’y a pas d’adresse (forcément, sur 47 hectares d’un terrain normalement inhabité) … On est bien loin de nos problèmes habituels, dont on ne souvient déjà plus d’ailleurs.

On est complètement déconnecté et nos activités se résument à cuisiner (je sais, c’est fou), trouver une station de radio qui fonctionne, et faire bouillir de l’eau (parce qu’en fait, on a souvent besoin d’eau chaude même si on ne se lave pas).

Notre seule et unique sortie de la semaine a été d'aller se promener avec un autre Français, qui a tout quitté pour faire partie de la "communauté" et construire sa propre maison. On est allé jouer aux cartes autour d'un pique-nique au milieu des moutons.

Quand les Français se mettent aux fourneaux, même la lumière s'incline 

Mais il faut admettre que les cris des enfants et le fait que notre chambre soit devenu un carrefour entre le couloir et la chambre de deux fillettes nous a un peu poussés à partir... Sans compter que la nourriture commençait à se faire rare, que les courses n'étaient pas au planning, et qu'on devait être le premier servi au risque de devoir gratter les restes dans l'assiette d'un autre ! Et comme la nourriture pour nous, c'est sacré, on a décidé de partir ! Surtout qu'on travaillait cinq heures d'affilée en plein cagnard, et qu'on pourrait manger un cheval entier (et pas juste une salade...)

Nous voilà de retour sur la route, ne sachant pas tellement où on va dormir ce soir, mais au moins on est libre, et on a fait des courses !!!

5
déc

En quittant Paparoa lundi, on ne savait donc pas où dormir et on s’est retrouvé à Silverdale, un peu perdu et sous la pluie… Mais comme on ne perd jamais espoir, et que décidément la pluie est notre allié, une gentille mère de famille s’est arrêtée pour nous prendre dans sa voiture et réfléchir à notre « situation » chez elle, devant une tasse de thé. Proposition plus qu’alléchante !

Une fois chez elle, elle se rend compte qu’on a ni d’obligation ni vraiment d’endroit où aller, et nous annonce toute contente que « l’affaire est réglée » et qu’on reste dormir chez elle. Les choses s’enchaînent vite et on s’entend super bien avec les trois filles et les parents. On a même organisé un complot pour faire croire au père qu’il était censé nous reconnaître quand il est rentré du travail…

Bref, on a eu droit à un festin, des chansons, une balade le long de la plage, un gâteau au chocolat, et on s’est même fait déposé le lendemain matin là où on devait aller. En partant, Beth nous dit que nous sommes les bienvenus si on veut revenir, et qu’ils seront ravis d’être nos Papa et Maman du moment si nous avons le moindre problème pendant notre séjour.

Chaque fois qu’on fait du stop, on a un exemple de la bonté des Néo-zélandais, ce qui ne fait que ternir notre image des Français qui laisserait mourir de faim un enfant dans la rue. Il faut dire que la religion y est pour beaucoup, car on a rencontré pas mal de personnes très croyantes qui ne peuvent tout simplement pas laisser deux étrangers (surtout gentils comme nous) dehors sans nulle part où aller.

On a retrouvé l’espace d’une soirée une ambiance familiale, et surtout on s’est rendu compte que le sapin de Noël n’était pas là que pour décorer, mais que c’était effectivement bientôt Noël…

8
déc

On oublie le Wwoofing pour quelques jours ! Il s’agit maintenant de dépenser allègrement notre argent durement économisé. On a appelé cette étape Inception, car nous avons créé le concept des « vacances dans les vacances » …

Une fois de retour à Auckland (pour la troisième fois déjà !), on se rend dans l’appartement qu’on avait réservé (pour le prix du dortoir des premiers jours… Bref) car le soir nous avions prévu depuis longtemps d’aller au concert des 2Cellos.

Aotea Square, Auckland

On s’est immédiatement senti de retour à Lyon, au théâtre des Célestins ! Toutes les femmes en talons avec une tonne de laque dans les cheveux, tous ces couples abonnés depuis toujours et les lumières tamisées du Auckland Town Hall, qui font du bien après presque trois semaines à traîner dans la boue…

On est conquis par les 2Cellos qui ont fait un super concert et sont très proches du public, mais un peu déçu d’avoir payé si cher pour à peine 1h30 de spectacle…

Le lendemain, départ pour Matamata. Et oui, pendant que la plupart d’entre vous se battent avec la foule venue voir un 8 décembre plus que rapetissé, nous on va voir village des Hobbits !

Trois voitures plus tard, nous voilà dans une autre auberge, perdue dans un embryon de village qui accueille pourtant des centaines de touristes par jour venus visiter le village des Hobbits. On profite tranquillement d’une douce soirée d’été (et oui….), qui nous laissait présager un temps parfait pour entrer dans le monde du Seigneur des anneaux.

Matamata

Faux ! On a passé deux heures sous un crachin infâme entourés de dizaines de touristes à faire la queue leu leu devant chacune des 44 maisons de Hobbits… Ce n’était pas les meilleures conditions, mais on a quand même adoré parce qu’il faut avouer que ça ressemble à un vrai village de lutins ! Et puis surtout, ils nous « offrent » un verre de cidre ou de bière dans la vraie taverne des Hobbits.

La taverne Green Dragon 

Pour terminer cette journée, on se met en position pour faire du stop. On a à peine le temps de sortir notre pancarte qu’on se retrouve à l’arrière d’une caravane avec un cheval direction notre prochaine destination : Taupo.

9
déc

Arrivé à Taupo, on se rend compte que la ville est bien plus célèbre pour les activités alentours et la beauté du lac que pour son architecture !

Levé de bonne heure le lendemain de notre arrivée, on part du centre ville de Taupo pour aller jusqu'aux Huka Falls, la principale cascade du plus long fleuve de Nouvelle-Zélande. On a transformé une petite randonnée d'une heure et demi en une marche de presque 5 heures ! Le chemin est tellement bien préservé qu'on a l'impression de se perdre dans la forêt le long d'une rivière complètement transparente et bleue... Il y a assez peu de touristes car la plupart s'agglutine devant les chutes d'eau en face du parking sans avoir fait la marche pour s'y rendre...

On est passé devant les sources d'eau chaude et on a fait un pique-nique dans un petit coin de paradis, sûrement inconnus de ces dits touristes.

Et comme deux heures de marche ne sont qu'une mise en jambe pour nous maintenant, on décide d'aller à pieds jusqu'aux cratères de la lune.

Cet endroit surprenant offre une marche d'une heure dans une des zones géo-thermales les plus impressionnantes du pays. Il fait environ chaud comme dans un four, mais la vue est imprenable.

Retour à Taupo, enfin une jolie vue du lac sous le soleil !

Même les plaques d’égout sont travaillées... 
12
déc

Partis de Taupo dans la matinée, on a fait plus de deux heures de route avec un gentil grand-père danois de 67 ans. Avant le cancer de sa femme, ils s’étaient promis de faire un voyage en Nouvelle-Zélande. Il a décidé de faire ce voyage seul en sa mémoire et parcourt le pays pendant 5 semaines ! On avait déjà rencontré des gens incroyables et entendu des histoires improbables pendant nos nombreux trajets en stop, mais celle-ci nous a vraiment touchés…

La route entre Taupo et Napier est absolument magnifique et on s’est même arrêté prendre des photos. Il n’y pas âme qui vive sur plus de 150 km ! Une fois à Napier, on fait une pause déjeuner et une petite sieste sur la plage de cette jolie petite ville, capitale de la région de Hawkes Bay.

Petit arret sur la route 
Napier 

Nous reprenons ensuite la route pour nous rendre à Waipawa, le lieu de notre prochain Wwoofing. On est une fois de plus surpris de voir un jeune homme qui a « un peu de temps avant de rentrer chez lui » faire un détour de plus de 40 minutes pour nous déposer devant la porte de nos hôtes…

A notre arrivée : une maison propre, rangée et une jolie chambre avec des placards pour mettre nos affaires ! Le grand, grand luxe. J’ai enfin la preuve que j’attendais : il est possible de vivre des panneaux solaires, de l’eau de pluie et d’avoir des animaux et un potager, sans forcément vivre dans la saleté et le désordre le plus total…

Nos hôtes sont des amours et nous cuisinent des plats d’exception tous les soirs, ainsi qu’un porridge bien copieux à 6h30 le matin ! On est vraiment content d’être là, et le travail est plus qu’agréable : on désherbe, on fait du compost… Le tout entouré d’alpagas qui viennent nous manger les cheveux de temps en temps. Le paradis.

17
déc

La vie suit son cours tranquillement chez Berit & Matt. On a l’impression d’être chez nos grands parents ! Ils sont toujours de bonne humeur, et c’est contagieux.

La troisième wwoofeuse, suédoise, est partie en laissant un grand vide derrière elle. Elle est restée plus d’un mois au lieu des 15 jours prévus, et on la comprend ! Une fois de plus, elle fait partie de notre liste de personnes à revoir avant de partir.

Petite escale  à la plage 
Virgile  a disparu dans son chapeau ! 

On est d’ailleurs allé tous les trois « visiter » le coin, qui ressemble à un de ces villages américains le long de la route 66, dont le centre est la station-service dans laquelle les camions font le plein avant de repartir (parce que oui, c’est une autoroute, mais ça ressemble plus à une petite départementale de chez nous). Et voilà ce qu’on a trouvé : Cactus Jacks. Ne demandez ce que c’est, on n’a toujours pas trouvé. Un magasin ? Un pub ? Aucune idée, et personne ne nous a accueillis pour nous l’expliquer.

20
déc

Tout d'abord, une petite annonce pour vous dire qu’on approche le millier de vues ! Avec à peine 25 abonnés, c’est plutôt impressionnant et on est très content de voir que vous nous suivez.

Nous avons ouvert une cagnotte en ligne pour nous aider à financer la potentielle location d’un van pour faire l’île du sud en février et mars prochain…

Voici le lien : https://www.leetchi.com/c/voyagechezleskiwis

Nous ne demandons pas forcément votre participation, mais nous comptons sur vous pour partager le lien autour de vous ! Des connaissances, des amis, des collègues pourraient avoir envie d’aider deux jeunes un peu pauvres à financer leur voyage ! On a déjà récolté plus de 200 €, on est aux anges ! Mais on peut faire mieux !

Nous allons nous installer pour un peu plus d’un mois à Wellington histoire de travailler et économiser le plus d’argent possible. Mais ici la moindre activité est payante, même certaines randonnées ! Alors un petit coup de pouce serait le bienvenu ;)

Sinon pour les nouvelles, nous venons d'arriver à Palmerston North pour deux jours chez une amie de ma fac ! C'est un petit arrêt avant de s'installer et surtout histoire de tourner la page : fini le wwoofing !

Quails run, Waipawa 

Quelques photos pour conclure ce chapitre de notre voyage : petite balade au bord d'une rivière bien moins sympa qu'à Taupo, mais on a trouvé la plus grosse pomme de pin du monde 😉

Virgile cherche de l'eau avec un bâton de sourcier...

On ne s’en rend pas bien compte ici, mais c’est bientôt Noël !!!

Alors on vous souhaite à tous de bonnes vacances et de bons repas bien gras...

Et on vous embrasse fort depuis nos 25 degrés 😉

La Haine 
22
déc

Après des adieux déchirants avec nos grands-parents adoptifs à Waipawa, et plus d'une heure et demi d'attente au bord de la route sous le soleil et sans bouteille d'eau, on finit par trouver un gentil monsieur qui nous emmène jusqu'à Palmerston North.

On s'amuse comme on peut ! 

Une fois arrivé, on découvre une ville aux rues toutes perpendiculaires les unes aux autres, et pas un bâtiment plus haut que l'autre. Niveau architecture, la Nouvelle-Zélande a vraiment zéro ! Les paysages naturels sont magnifiques, mais on n'a pas vu une seule belle ville pour le moment...

On arrive sur le lieu de travail de Florence, une amie de ma fac, pile pour sa pause déjeuner. Elle travaille à l'Alliance Française et on aura d'ailleurs l'occasion de passer la matinée avec elle, son collègue et 13 merveilleux bambins le lendemain.

Niveau visite culturelle, c'est assez limité et on se contente du musée. On a d'ailleurs bien compris pourquoi il était gratuit ! Cependant, comme beaucoup de villes en Nouvelle-Zélande apparemment, Palmerston est assez réputée pour ses cafés ! On décide donc d'en profiter et de s'installer devant un latte macchiatto. Et l'avantage quand il n'y a pas de client, c'est que la serveuse prend le temps de nous dessiner un chat et un ours dans nos tasse !

L'un des autres atouts de cette ville, c'est l'abondance de petites boutiques d'affaires d'occasion. On est entré dans un fouillis absolu de vieux livres, et on a voulu en acheter un ou deux (20 centimes pièce, c'était plutôt honnête!), mais la gentillesse des Néo-zélandais n'a pas de limite ! La vendeuse a pris Noël comme excuse pour nous les offrir...

Autre surprise : Victoria Esplanade et son jardin de roses...

Quand Virgile croise des jardins pour ENFANTS... 
23
déc

Nous avons officiellement traversé toute l'île du Nord et parcouru plus de 1000 kilomètres en stop ! Bon d'accord, il nous reste la petite pointe nord, mais on la réserve pour plus tard...

Nous voilà donc à Wellington et comme les Kiwis tiennent toujours leurs promesses, on loge pendant deux jours chez la jeune femme qu'on a rencontrée à Taupo dans l'auberge de jeunesse. Elle est même venue nous chercher en voiture pour nous ramener chez elle, nous a imprimé nos CV, et a cuisiné un super repas (décidément...). On a droit à un magnifique lit et à la compagnie d'un adorable petit garçon de deux ans, bien élevé pour une fois.

Civic Square 

Ce matin on est parti plein d'espoir poser des CV un peu partout dans la ville et on a découvert la rue dans laquelle nous allons passer les prochaines semaines : Cuba Street.

Car oui, comme on a énormément de chance depuis notre départ, le copain de mon amie de Palmerston cherchait à sous-louer sa chambre pour un mois... On a donc sauté sur l'occasion et sans même avoir à chercher, on se retrouve avec une adresse fixe en plein cœur de Wellington pile dans les dates qui nous intéressaient.

Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, l'appartement est immense et tous les colocataires sont partis pour plusieurs jours. On se retrouve avec un appartement de 200 mètres carré pour nous tous seuls :D

28
déc

Depuis maintenant 6 jours que nous sommes arrivés à Wellington, on fait le tour des cafés, restaurants et certains endroits improbables susceptibles de recruter, et toujours pas de nouvelles... Ce qu'on avait oublié, c'est que Noël c'est sacré, et donc tout le monde prend trois semaines de vacances ! Donc, on attend...

On a quand même eu la chance de passer Noël presque en famille avec Thibault et Joëlle, dans un petit resto italien 😀

Cin Cin 
Dirty Little Secret rooftop 

Et comme on ne va pas se morfondre parce qu'on ne trouve pas de travail, on s'est fait une liste de choses à voir, faire ou visiter dans la ville, et de préférence gratuitement ! On est donc parti en expédition à Zealandia voir des oiseaux et des lézards. Il faut d'ailleurs prendre un funiculaire hors de prix pour s'y rendre (alors que le nôtre à Lyon est bien plus impressionnant et bien moins cher).

La nouvelle passion de Virgile : les ponts 
Vous avez vu les limaces cornichons ?? 

Dans la même journée (parce qu'on aime être productif), on est allé aux jardins botaniques. On n'a pas tellement compris pourquoi ils sont "botaniques", mais c'est joli !

1
janv

Pour cette nouvelle année, très peu de bonnes résolutions pour nous : qu'est-ce qu'on pourrait bien vouloir changer ? On est à l'autre bout du monde, on s'est remis au sport et même à la cuisine maintenant qu'on a notre chez-nous. Il nous manque pourtant l'essentiel : un travail !

Pour vous en revanche, on vous suggère de nous laisser plus de commentaires ! 😉 Déjà, parce que ça nous fait plaisir, et en plus parce qu'on a largement le temps de vous répondre en ce moment...

Evans Bay & War Memorial 

Pour les nouvelles, Virgile a passé un entretien pour devenir commercial (WTF ?!)... Oui, oui, quand on vous dit qu'on est prêt à tout ! Et le pire, c'est que même avec zéro expérience et beaucoup de culot, ils avaient l'air prêts à le prendre ! Le seul hic, c'est que ce serait pour trois mois minimum... Tant pis pour nous.

Sinon, on a vécu notre premier tremblement de terre le 29 décembre à 15h38, de magnitude 5,5 ! On aurait trouvé ça bête de quitter la Nouvelle-Zélande sans avoir vécu la moindre secousse. Chose faite !

Cuba Street & waterfront 

On poursuit également nos visites culturelles à travers la ville et heureusement, la plupart des musées sont gratuits ! On est donc retourné à Te Papa pour voir une exposition créée par Weta sur Gallipoli. On a jamais vu une expo aussi impressionnante ! Des personnages clés de la guerre recréés en 4 mètres de haut, au poil de barbe près ! Ils avaient l'air tellement réels que c'était troublant. On pouvait même voir la transpiration perler sur leur front.

Dans une de nos nombreuses balades, on a découvert que les Kiwis faisaient construire des funiculaires miniatures privés ! Comme leur maison est parfois en haut d'une falaise, on imagine que monter les courses à pieds doit être une épreuve...

Dernière sortie de l'année : le musée de Wellington. On y a découvert l'histoire tragique du naufrage de Wahine : un ferry qui a coulé juste devant le port à cause de vent à plus de 260 km/h. Wellington est en effet la ville la plus ventée de Nouvelle-Zélande, et est d'ailleurs surnommée "Windy Wellington".

Museum of Wellington city and sea 

De retour à la maison, on découvre que les colocataires sont de retour ! On s'était bien habitué à cette vie à deux, et la proximité avec autant de jeunes d'un coup nous fait un peu peur : on se sentait tellement plus à l'aise avec nos grands-parents d'adoption !

On ne vous racontera pas notre soirée du nouvel an d'ailleurs, parce qu'il n'y a rien d'intéressant à dire... Des allers et venues de filles à moitié dénudées, un coup de gueule d'un mec trop bourré, et nous deux assis sur le canapé, regardant la soirée comme on regarderait une pièce de théâtre. Ils ne connaissent pas nos prénoms, et ne semblent pas s'intéresser à nous plus que ça.

Mais 2017 est une nouvelle année ! On vous souhaite à tous beaucoup de bonheur et merci encore de nous suivre :*

6
janv

Tout d'abord, nous avons (enfin) mis en ligne les quelques vidéos manquantes...

Votre mission maintenant, si vous avez un peu de temps à perdre bien sûr, c'est de retourner sur les étapes suivantes pour les voir :

  • Los Angeles
  • De Rodeo Drive à Santa Monica si vous n'avez pas encore vu Ray Charles
  • Bamboo Travellers Resort si vous voulez voir un gecko attaquer une proie qui fait quasiment sa taille
  • Nadi pour des danses fidjiennes
  • Mana Lagoon pour voir mon animal préféré tomber d'une table
  • Bethells Beach
  • Auckland Zoo pour une démarche chaloupé d'une giraffe au petit matin, et un suricate énervé
  • Le long de la Waikato River pour les sources chaudes en live
  • Bonne surprise
  • Quails run pour nous voir en plein travail et entourés d'animaux
  • Une page se tourne pour plus d'animaux
  • Un week end à Palmy pour voir un paon albinos qui fait la coure

On vous promet de faire un effort et les ajouter en même temps que l'étape la prochaine fois !

Sinon, nous poursuivons tranquillement nos visites culturelles et on se perfectionne en cuisine... Donc ne nous demandez pas si on a trouvé du travail !

On est même monté au Mont Victoria pour profiter d'une vue imprenable sur la ville : mais calmons-nous, le sommet est à moins de 200 mètres d'altitude !

On pensait y passer la journée, mais pour arriver en haut, il faut à peine une demi-heure ! Alors on a poursuivit notre route jusqu'au mont Albert.

Nous sommes aussi allé visiter une église, un mémorial de guerre, des expositions de peintures, et même le Parlement !

On est retourné au Botanic Garden faire un pic nic au soleil et nous avons acheté (oui, oui) des entrées pour le planétarium de la ville. Plutôt décevant d'ailleurs, mais on a découvert qu'on ne pouvait pas voir l'étoile polaire ici donc on s'est un peu cultivé quand même !

Botanic Garden & Lady Norwood  Rose Garden
10
janv

On a pris l'excuse de l’Épiphanie et sa traditionnelle galette des rois pour décoincer nos colocs samedi soir. On a décidé de bousculer un peu leurs habitudes (vivre et manger dans leur chambre, tous séparément) et d'organiser un repas de colocs où tout le monde participe, histoire de partager un moment ensemble et enfin discuter un peu.

On a donc préparé une super galette des rois maison avec comme fève, une pièce de 10 centimes d'euro (que j'avais stérilisée avant, bien sûr). Et finalement, avec une ou deux bouteilles de vin et un bon repas, ça finit toujours par marcher ! Ils semblent surpris car manger ensemble et se retrouver dans le salon pour discuter ne fait pas partie de leur culture, mais nous, on sait bien qu'un bon apéro resserre toujours les liens !

Grâce à cette soirée réussie, on a passé la journée de dimanche à Red Rocks avec Steve & Sequoia. Red Rocks, c'est le nom du repère des phoques de la région ! Il faut prendre un bus jusqu'à Island Bay, puis marcher une heure et demie le long de ces plages magnifiques de rochers et de sable noir.

Un petit rigolo (ou un extra-terrestre, on s'est posé la question...) s'est amusé à mettre des centaines de cailloux en équilibre sur les rochers. Au début on trouvait ça drôle et on était sûr qu'il les avait collés car on sait tous que c'est presque impossible (surtout avec les rafales de vent qu'il y a ici). Mais non. On a vérifié : aucune des pierres n'est collée, elles tiennent toutes par l'opération du saint esprit et ne tombent pas avec le vent !!! Incroyable, mais presque flippant.

Et comme la route est pleine de surprises, j'ai trouvé pleins de Paua shells ! Ce sont des coquillages énormes et magnifiques qui servent à faire des bijoux (hors de prix bien sûr). Alors j'ai tout ramassé et ramené à la maison mais je ne sais pas ce que je vais faire de ces 2kg de coquillages pendant les 4 mois de voyage qu'il nous reste...

Un petit aperçu de ce que ça donnera une fois que j'aurai trouvé un moyen de les polir :

Vous voyez que ça vaut le coup ! 
Vers les portes du Mordor 

On est bien évidemment partis sans crème solaire... Et le vent, la marche, le soleil et le sable nous a complètement vidés ! On est rentré tout content d'avoir vu au moins six phoques et d'avoir fini cette semaine sur une très bonne note 😀

Aujourd'hui, nous fêtons nos deux ans d'amour ! On est très fier de pouvoir fêter ça en plein milieu de la Nouvelle-Zélande, à manger un Fish n Chips au soleil 😉

12
janv

Enfin du boulot !

Une seule agence a décidé de nous donner notre chance, et il fallait qu'elle soit spécialisée dans le bâtiment ! Je me voyais déjà assise en train de pleurer devant un sac de ciment que je ne pouvais pas bouger d'un pouce...

Mais finalement, les Kiwis étant adorables jusqu'au bout, on nous a donné une mission à tous les deux, pour qu'on travaille en amoureux au moins la première fois. Rendez-vous donc ce matin avec notre gilet orange fluo et nos chaussures de sécurité pour aller "vider un container" à l'autre bout de la ville.

On tombe sur un gentil franco-espagnol fou de voyage, ça commence plutôt bien ! Ensuite on se met au boulot : soulever des cartons de 25 kg. Hum. Heureusement pour moi et mes muscles inexistants, une nouvelle loi fait qu'il n'est pas autorisé de laisser une seule personne porter ce poids-là. Je vous avais bien dis que c'était trop lourd !!!

Et comme on forme une bonne équipe et qu'on est habitué à l'esclavage français, on avait vidé et emballé un quart du container en moins de 2 heures. En sueur, on voulait être efficace, et encore il était tôt et on se flagellait presque en se disant qu'on allait sûrement pas assez vite ! (Virgile a des muscles pour nous deux, ouf)

Le franco-espagnol revient et voit, choqué, qu'on a déjà accompli un quart de notre mission du jour (8 heures de travail). Et la on comprend : on est en NOUVELLE-ZÉLANDE.

Cela veut dire qu'il faut :

  • aller doucement,
  • faire beaucoup de pauses en dehors des pauses obligatoires : café en arrivant, café à 10h, déjeuner et goûter,
  • ne surtout pas se faire mal donc si il faut, on porte un carton à trois,
  • apprendre à faire semblant de travailler,
  • beaucoup discuter,
  • passer le balai (doucement) quand t'as fini mais que tu veux continuer d'être payé.

Bref, tout un programme qu'on a fini par appliquer à la lettre en se demandant comment les entreprises pouvaient bien être rentables en fonctionnant comme ça ! Apparemment, ils embauchent deux grands Maoris forts et tatoués pour faire le boulot, et ça leur prend bien les 8 heures ! Ils doivent faire pas mal de pauses cigarettes alors, car nous on aurait terminé en 4 heures si on avait gardé le rythme, et même en inventant des prétextes pour faire traîner, on a quand même fini 2 heures en avance.

Bonne première expérience en tout cas, dommage que ce ne soit qu'une mission à la journée ! On attend des nouvelles de l'agence pour voir si on travaille demain, et le jour d'après, et le jour d'après...

On vous laisse savourer notre dégaine en photos 😉

16
janv

Cela fait maintenant 25 jours que nous sommes à Wellington, et on n'a travaillé qu'une journée. Pas très rentable comme affaire... Et le locataire officiel de notre chambre rentre dans quelques jours ! Heureusement, l'agence intérim a appelé ce matin pour donner une autre journée de travail à Virgile. C'est pas grand chose, mais c'est toujours mieux que le néant.

Tout nous avait souri jusqu'à notre arrivée ici, il fallait bien qu'il y ait une petite période de moins bon. C'est dommage, car cela nous fait abandonner l'idée du van pour parcourir l'île du sud, d'autant que la cagnotte, après quelques surprises au début, a très vite stagné et ne nous permettra que de manger jusqu'à la fin du voyage (ce qui est déjà énorme!). N'hésitez pas à repartager le lien si vous pouvez, on ne sait jamais !

Nous n'avons pas grand chose à vous montrer en photo car notre quotidien est assez tranquille : aucune activité autre que jouer aux cartes dans un parc n'est permise pour l'instant. Eh oui, on peut sacrément se faire chi*r, même en Nouvelle-Zélande !

Mais au moins, Virgile se perfectionne en dessin 😀

On a hâte de partir aux îles Samoa ! Départ prévu d'Auckland le 6 février, ce qui nous fait retraverser toute l'île du nord en stop pour de nouvelles aventures 😀

24
janv

Bon, eh bien nous sommes toujours à Wellington !

Après discussion avec nos colocataires, nous sommes autorisés à rester quelques jours sur dans un cagibi avec un matelas par terre (mais confort), pour la bonne cause !

Oui, on ressemble vraiment à ça sur le chantier...

On a réussi à accumuler presque 50 heures pour Virgile, et plus de 40 pour moi en 8 jours ! L'agence intérim nous appelle presque tous les jours pour travailler sur des chantiers un peu partout autour de Wellington, et les frais de déplacement sont remboursés, lorsqu'on ne nous dépose pas directement sur le site.

On a donc décidé de rester encore quelques jours pour profiter de cette abondance de travail qu'on n'espérait plus ! Je vous laisse imaginer la douleur lancinante dans mes muscles (parce qu'en fait j'en ai) de mes bras, à force de porter des barres de métal, creuser des tranchées et casser des plafonds... Mais on s'habitue à tout, et heureusement car ici, pas de sexisme, je bosse comme les autres !

La vue depuis le train quand je rentre du travail 😀

Virgile est dans son élément puisqu'il a toujours aimé le travail physique, et ça nous permet aussi de passer une journée séparée de temps en temps, ce qui n'était pas arrivé depuis 3 mois, et d'avoir des trucs nouveaux à se raconter !

Et comme on bénéficie d'un loyer gratuit pendant une semaine, on se dit que de la nourriture gratuite rentrerait bien dans le thème ! On a découvert un Freestore qui distribue les invendus de la journée des boulangeries de Wellington... Mais ils ne donnent pas qu'un sandwich ! Non ! Nous sommes en Nouvelle-Zélande ! On a droit à 1 sandwich, 1 petit pain, 2 muffins salés et 3 desserts ! PAR PERSONNE !

De la folie, on en pour 3 jours, et on congèle tout pour lorsqu'on sera de retour sur la route. Dommage quand même de découvrir ça les derniers jours...

28
janv

Mercredi, c'était l'anniversaire de Jade, une de nos collocs. On a saisi l'occasion pour profiter, pour une fois, de la vie nocturne en Nouvelle-Zélande et aller jouer au billard !

Le lendemain, c'est mon anniversaire : pour commencer, je ne travaille pas. Ensuite, je reçois pleins de messages (j'adore). Et le soir, on va tous ensemble au Mama Brown, un fast food qui offre le repas à la personne dont c'est l'anniversaire (parce qu'on aime ce qui est gratuit). Le tout accompagné d'une bouteille de mauvais vin qui nous fait regretter la France, puis d'un cocktail et un verre de champagne offerts par un de nos colocs, sur un fond de musique de jazz... Et surtout, un temps magnifique et une température estivale, ce qui sera sûrement la première et dernière fois pour un 26 janvier ! Bref la recette d'un anniversaire réussi 😀

Hier soir, c'est reparti pour la troisième soirée de la semaine (on n'aura jamais veillé aussi tard depuis les trois derniers mois réunis, et en une semaine). Une des colocs a invité une armée de copines qui ont envahi notre salon et qui rigolait très fort en secouant leur mini-jupes et leurs talons aiguilles... Très vite, nous avons fui et nous sommes réfugiés dans une des chambres avec les garçons et on a passé une super soirée !

Notre dernier repas avec nos colocs : moules au vin blanc et tarte au chocolat

Demain, départ pour le Tongariro ! Nous quittons enfin Wellington pour nous réfugier dans les montagnes. Le Tongariro Alpine Crossing est considéré comme l'une des plus belles randonnées du monde, avec un condensé de tout ce qu'il y a de plus beau à voir en Nouvelle-Zélande, en une journée de marche !

Construction d'une cabane, parce que nous ne sommes que des enfants, et dessins de Virgile sur les murs !

Nous remonterons ensuite à Auckland pour prendre notre avion le 6 février et s'envoler pour les îles Samoa. Autant vous dire qu'on sera peut-être un peu moins joignable que lorsqu'on avait la wifi à la maison 😉

30
janv

Dimanche, nous avons quitté notre colocation à Wellington avec un petit pincement au cœur. Ça faisait une dizaine de jours que ça se passait super bien, l’appartement était toujours plein, on organisait des repas tous ensemble et on faisait les enfants tous les soirs… Même eux pourtant si distants à la base, nous ont avoué qu’ils étaient un peu tristes de nous voir partir, car on a fini par faire partie de la famille.

On est quand même bien content de remettre notre maison sur le dos et nous voilà partis pour le parc national du Tongariro. On se rend compte assez vite qu’on a peut-être été un peu présomptueux de ne prévoir qu’une journée pour y arriver car il faut traverser la moitié de l’île… Officiellement, c’est 4 heures de route depuis Wellington. On a mis plus de 9 heures.

Il nous a fallu 8 voitures différentes et beaucoup de patience pour arriver jusqu’au camping où on avait réservé un emplacement pour notre tente. Nous avons planté notre tente militaire bas de gamme commandée sur internet pour une bouchée de pain une heure avant la fermeture de la réception du camping, qui nous aurait fait payé la nuit quoi qu’il arrive d’ailleurs. Heureusement qu’on peut compter sur les gentils parents Kiwis qui font des détours inimaginables pour nous déposer exactement là où on veut !

Après une très courte nuit à même le sol ou presque, on se lève à 4h du matin pour faire cette fameuse randonnée (Vous trouvez que c’est tôt ? Nous aussi). Car oui, nous avons choisi le seul camping qui propose une navette de nuit pour nous déposer au pied de la montagne en évitant la foule. Il y a en effet plus de 500 touristes sur le chemin tous les jours, et si on peut les éviter, on est prêt à se lever à 4h ! On commence donc à marcher sous un magnifique ciel étoilé à… 5H20 du matin. Sacrée expérience !

Très vite, on se félicite de notre choix car on assistera au lever du soleil sur la montagne, on pourra marcher sans mourir de chaud, et surtout on est presque seul au monde…

Première étape : au pied du Mont Ngauruhoe

La randonnée fait une vingtaine de kilomètres sur 800 mètres de dénivelé et 1 126 de descente. On la fera en 8 heures au lieu de 6, car sinon on aurait fini avant midi, et on comptait bien rester le plus longtemps possible à presque 1 900 d’altitude, au-dessus des nuages… Surtout avec un soleil pareil !

Du South Crater jusqu'au sommet
Passage de l'autre côté de la montagne
Parce que 4h du matin, c'est bien trop tôt pour penser à prendre nos lunettes de soleil...

Une fois passée la crête, on arrive au point (encore PLUS) intéressant de la randonnée : les lacs d'émeraude, le lac bleu et les sources chaudes... Les seuls bémols de cette journée : cette affreuse odeur de soufre qui s’apparente à un pet aromatisé à l’œuf pourri et se rendre compte qu’on ne peut plus plier les doigts tellement ils sont boudinés à cause de l’altitude.

Petite sieste de mi-parcours

Comme vous le voyez, les seuls nuages qui sont venus perturber ce ciel magnifique ont eu l'obligeance de passer derrière nous, ou dessous, pour ne jamais altérer la beauté du paysage...

La redescente est incroyable : on passe d'un paysage aride et volcanique à la jungle totale.

De retour au camping vers 14h, on se prépare à partir le lendemain matin. On n’a aucune idée de ce qui nous attend, ni d’où nous allons dormir, mais c’est ça l’aventure !

1
fév

A 10h, nous plions bagage et nous voilà postés sur la route. Peu de passage, et parmi les rares voitures qu’on croise, l’une d’entre elles était remplie de Chinoises qui devaient penser que nous faisions partie du décor, histoire de rajouter une petite touche folklorique à leur voyage… La voiture ralentie à notre hauteur, elles nous font coucou avec de grands sourires surexcités et Clik ! le flash du téléphone. Elles nous ont pris en photo. Je crois qu’on ne s’en remettra jamais.

Heureusement, nous trouvons 3 voitures qui acceptent de nous emmener jusqu’à New Plymouth. La deuxième était conduite par un inspecteur à la brigade des mineurs (on rencontre vraiment toute sorte de gens). En moins d’une heure avec ce père de famille ultra chrétien, on arrive à une discussion philosophique sur la création du monde et l’existence de Dieu…

Un gentil papy (décidément, ils sont tous gentils les papys) nous dépose dans le centre de New Plymouth, où nous n’avions rien réservé… On se rend compte une fois installé dans un café avec internet, que tout est plein dans le centre et qu’il sera difficile de trouver une chambre. On finit par prendre une chambre à une demi-heure de marche de là où nous sommes mais à peine sorti du café… le papy ! Ni une ni deux, on se retrouve une bière à la main (on n’a pas eu le choix, je vous assure) et il nous déposera devant la porte de notre auberge…

Comme depuis la veille déjà, il pleut, mais plus on va au Nord, plus il fait chaud. L’auberge nous fait penser aux Fidji… Au bord d’un ruisseau, il y a très peu de chambres et on a l’impression d’être hébergé chez une adorable mère de famille plutôt que dans une auberge de jeunesse. Ça nous va très bien d’ailleurs, car on fuit les nids à jeunes ! Tous à comparer leurs voyages et énumérer les activités qu’ils ont faites, mais aucun ne sait comment dire bonjour en Maori…

Nous passerons deux nuits dans cet endroit quasiment en pleine forêt, pour profiter de cette ville au bord de la mer tasmane, et de ses plages de sable noir. Enfin, ça, c’était le plan de base. C’était sans compter la pluie battante et les courbatures de la randonnée de la veille !

Motivés, on se fait quand même notre itinéraire de la journée : petite balade (sous la pluie) le long du bord de mer après une courte visite au musée, promenade dans la forêt tropicale (encore sous la pluie) située en plein milieu de la ville… On rencontre d’ailleurs un homme accroupi dans une rivière (on l’appellera monsieur Cailloux), qui va élucider le mystère des pierres en équilibre ! Vous vous souvenez de l’étape de Red Rocks ? Les pierres en équilibre tout le long de la plage ? Nous avons la réponse !

Te Henui Walkway

Monsieur Cailloux nous explique que partout dans le monde, il existe une communauté de gens (qui ne travaillent probablement pas vu le temps que ça prend) qui s’amusent à empiler des pierres à la perfection… On est resté un moment à l’observer et effectivement, ça a l’air de prendre des heures et il n’utilise pas de colle. Drôle de hobby mais pourquoi pas.

Après une journée sous la pluie, on regrette un peu de ne même pas pouvoir apercevoir les cimes enneigées du Mont Taranaki, mais sur le chemin du retour, on tombe sur des centaines de vers luisants cachés sous les pierres… Une bonne surprise qui nous console un peu de ce temps moisi !

3
fév

Pour une fois, faire du stop a été rapide et efficace ! Jamais plus de 5 minutes d’attente et en 3 voitures et moins de 3 heures, nous voilà à notre prochain arrêt : les Waitomo Caves ! Deux femmes Maoris nous ont déposés devant notre camping, et nous ont même glissé un billet de 20 dollars dans les mains avant de s’éclipser ! Si maintenant faire du stop, ça rapporte, on marche sur la tête !

Du coup, on a le temps de profiter de l’après-midi dans la tente avant de partir en excursions au fin fond des grottes à 7h30 le lendemain matin… Grâce à notre longue liste de bons plans, on a trouvé à moitié prix sur internet une excursion de 5 heures qui inclut : descente en rappel au fond de la grotte (30 mètres), rafting, visite de la grotte aux vers luisants et escalade pour remonter à la surface.

Un programme de l’horreur pour la claustrophobe que je suis, et en plus j’ai le vertige… Mais j’ai dit oui, et il est trop tard pour reculer. Pourtant, les éléments se déchainent contre nous à peine arrivés. Il continue de pleuvoir sans jamais s’arrêter et on se rend compte que notre tente n’est PAS waterproof, même si c’est pour cela qu’on l’avait achetée à la base… On passe donc la pire nuit de tout notre séjour, à essayer toutes les deux heures de vider la tente des flaques d’eau qui commençaient à s’accumuler dangereusement autour de nos sacs et de nos têtes.

On se « réveille » à 6h30, si on peut considérer que nous avons dormi, pas du tout prêt à affronter une matinée entière de sport dans l’eau et dans le noir... Mais vaillants que nous sommes, on se motive et nous sommes au point de rendez-vous à l’heure, mais pas frais comme des gardons. Les premiers rayons de soleil pendant le trajet jusqu’à la grotte nous rassurent : l’état de la tente ne peut pas s’aggraver pendant notre absence.

Nous voilà donc partis, et à ma grande surprise, je me suis débrouillée comme une chef et Virgile est très fier de moi car je n’ai pas vomi sur la paroi ! On ne pouvait pas prendre de photos, donc voici quand même la preuve de nos exploits en images grâce à notre guide.

Une sensation vraiment unique d’être allongé sur une bouée et naviguer dans le noir au fond d’une grotte entouré de vers luisants… D’ailleurs, ce ne sont pas vraiment des vers luisants car ils ne ressemblent pas du tout à ce qu’on connaît. Ils sont fins, longs et transparents et tissent comme des araignées des espèces de fils collants qui leur servent à « pêcher » les insectes. Ils sont un peu comme des larves de mouches apparemment, et sont cannibales : ils se mangent entre eux, et sont même prêts à manger leurs petits en cas de pénurie de nourriture.

Le lendemain matin, on a encore envie de profiter du lieu avant de repartir, car notre prochain arrêt n’est qu’à une heure de route. On part donc à l’aventure dans la forêt et après une heure de marche, on arrive à la Ruakuri bush walk : une succession de petites grottes accessibles, de points de vue impressionnants sur les cours d’eau et les « pancakes rocks ».

5
fév

Nous arrivons dans notre camping grâce à un camionneur aux dents cassés qui ne nous comprenait pas quand on parlait, et c’était réciproque… Mais souvent, un grand sourire et des « hum okay » peuvent suffire !

Le camping est une véritable déception par rapport aux deux autres qu’on a connus jusqu’à maintenant : déjà, il est en pleine ville. Parqués dans un terrain en jachère depuis un bon mois, on découvre que la cuisine est entièrement vidée de tous les ustensiles qui font d’une cuisine ce qu’elle est. Il faut payer pour avoir une tasse et une pauvre casserole ! Comme on est des rebelles, on préfère ouvrir nos boites de conserve au couteau et manger dans des pots de yaourt, nah ! Sans parler de l’accueil, plus qu’indigne de l’image qu’on a des Kiwis.

Le lendemain, nous laissons notre tente bouillir au soleil pour la journée et partons visiter les jardins d’Hamilton : une petite merveille dans cette ville sans grand intérêt. Chaque parcelle est dédiée à un pays ou une culture : le jardin japonais, jardin de roses à l’anglaise, le jardin maori…

7
fév

On décolle à 9h du camping et, pour la première fois depuis notre arrivée en Nouvelle-Zélande, on va prendre un bus payé et réservé à l’avance pour aller à l’aéroport. Un vrai luxe de savoir à quelle heure on va arriver, et de ne pas stresser ! Surtout qu’une fois à l’aéroport, un gentil monsieur nous prend sous son aile et nous invite dans le « lounge VIP »… On débarque donc dans cet endroit luxueux rempli de couples qui sirotent du champagne avec nos chaussures boueuses, et on découvre les joies de la wifi illimitée et ultra rapide des gens riches.

Départ d'Auckland

A notre arrivée à Apia, on a droit à une chanson de bienvenue dans un aéroport encore plus minuscule qu’aux Fidji, et on est accueilli par la même chaleur moite. On saute dans un taxi et on arrive une heure plus tard en plein milieu de la jungle sur les hauteurs de la ville...

Le lendemain, on se rend compte que nous sommes les seuls clients de l’hôtel et on se sent comme dans le Grand Budapest Hotel. Le gérant travaille en fait dans un magasin de CD, où il a l’air de faire la promotion de tous les membres de sa famille avec des jackets toutes plus ridicules les unes que les autres, façon mauvais marketing des années 90.

Apia, capitale des Samoa

On parcourt la ville à la recherche de wifi gratuite, mais ici tout se négocie et tout se paye : « Oui, oui, on a la wifi. Mais ça marche pas », bien sûr ! L’île nous rappelle bien sûr Nadi, mais en plus moderne et plus jolie. Les gens aussi se ressemblent : ils portent la même jupe et les femmes la même fleur dans les cheveux. Leur culture est également similaire même s’ils ne supportent pas être comparés aux Fidjiens ! La chaleur est étouffante en ville et notre journée n’est pas très productive. Le marché se résume à des bananes, des mangues et des avocats (qui ont une taille incroyable d’ailleurs), et ce n’est pas donné. On comprend mieux pourquoi il y a un très fort taux d’obésité ! Pas un brin de légume à cuisiner et beaucoup de produits industriels typiquement américains dans les supermarchés, bien plus abordables malheureusement. Pour nous, ce sera donc des nouilles, du pain et des avocats !

Notre seul jour de beau temps à Apia

En partant le matin, j’avais aperçu un oiseau énorme qui avait la forme d’une chauve-souris… Un oiseau tropical sans doute, car une chauve-souris ne peut pas faire 2 mètres d’envergure. En rentrant le soir, une des réceptionnistes nous demande si on veut voir l’arbre à chauve-souris. On répond que oui bien sûr, mais on ne s’attendait pas à voir ces bêtes énormes suspendues à un arbre. C’était donc ça, ces petits cris de bébés monstres que j’avais entendu toute la soirée, et c’était bien une chauve-souris géante que j’avais aperçu le matin… Elles sont mêmes appelées les « renards volants ». En même temps, rien que les libellules font la taille de mon point, donc plus rien ne m’étonne.

Notre premier jour aura été le plus beau de tous, bien que mitigé. Il a plu sans discontinuer jusqu’à notre départ de l’hôtel 4 jours plus tard. Les moustiques se sont régalés sur nos jambes et nous avons regardé beaucoup de films… La pluie ici ressemble davantage à une douche, que dis-je un jet de massage, et voici un time-lapse pour vous montrer la rapidité à laquelle un orage arrive (temps réel : moins de 5 minutes).

Déprimé par le temps, on regarde nos vêtements lavés à la main qui ne sècheront jamais tellement l’humidité ambiante est impressionnante. On hésite même à rentrer plus tôt en Nouvelle Zélande : on ne pensait pas que la saison des pluies signifiait que ça ne s’arrêterait jamais !

Oubliez tous vos stéréotypes sur les îles et passez votre saint-valentin à skier à la montagne et manger de la raclette, je vous assure que c’est plus rentable qu’aller en Polynésie en pleine saison des pluies ;)

15
fév

La chance a tourné ! Face à l’impossibilité de prendre un avion plus tôt, on décide de quitter l’île d’Upolu pour se rendre sur la deuxième île principale : Savai’i. Avec un peu de chance, la pluie ne nous suivrait pas… On a rien réservé en avance, de toute façon c’est la saison creuse et il n’y a personne. On saute donc dans un bus en direction du ferry, et rien que ça, c’est toute une aventure car il y a certainement des arrêts, mais les passagers sont les seuls à les connaître ! Et il semble y avoir un code secret pour demander au conducteur de s’arrêter ! Heureusement, le ferry est censé être le terminus…

Une fois sur l’autre île, panique à bord : il faut trouver le bon bus et surtout arriver les premiers car une fois qu’il est plein (à peine 15 places assises), il s’en va et il n’y en a pas d’autre… Ensuite, c’est une autre histoire. Une fois qu’on quitte la capitale, plus personne ne parle vraiment anglais et se faire comprendre est une épreuve. Mais ils sont adorables et tous les passagers se sont mis en tête de nous aider à nous arrêter au bon endroit.

Après une dure journée de transport en commun, nous arrivons… au paradis.

D’un coup, nous voilà de retour aux Fidji ! Il ne pleut pas et le ciel parait presque clair. Une petite hutte nous attend, avec seulement un lit double et une moustiquaire, le tout à un mètre de l’océan pacifique... On ne pouvait pas rêver mieux et on décide de passer le reste de notre séjour ici, par peur de rompre la magie.

Comme aux Fidji, les repas sont inclus et nous sommes appelés entre deux activités sieste et baignade pour aller manger. Nous ne sommes que deux couples dans ce « Vacations Beach Fales », et c’est très bien comme ça ! Il nous fallait bien ça pour nous féliciter d’être venus, malgré la première moitié du séjour !

Les beaux jours se suivent et on a même eu la chance d’aller nager avec les tortues, mon rêve depuis toujours !!! On est d'abord allé chez une des familles d'un village voisin, à qui on doit payer un droit d'entrée sur son territoire pour voir de près des tortues de mer dans un bassin. Pour la modique somme de 2,50 euros par personne, on peut nourrir et caresser des tortues pendant des heures sans personne autour ! Et on découvre que les tortues adorent la papaye !

De retour dans notre hutte, on s'aperçoit que les petits "bouts de bois" qui sortent de l'eau de temps à autre sont en fait des têtes de tortues !!! Et oui, on nageait déjà avec elles sans même le savoir... Elles étaient sous notre nez, et on a passé le reste du séjour à essayer de les approcher en les appâtant avec de la papaye (mais les tortues sauvages ont l'air d'aimer ça un peu moins que celles en captivité).

On passera notre dernière nuit sur l'île de Savai'i dans une auberge avant de reprendre le ferry et retourner à l'aéroport. On arrivera à Auckland le 16 au soir pour reprendre notre voyage...

18
fév

En arrivant à l’aéroport d’Auckland (la pluie nous avais suivis), on fait face à notre plus gros moment de déprime depuis le début du voyage. On ne sait pas où aller car on pensait pouvoir préparer la suite de notre séjour aux Samoa, mais sans internet on n’a rien pu faire. Toutes les auberges alentours sont complètes : on n’a donc nulle part où dormir à part sur une chaise à l’aéroport en attendant un éventuel bus le lendemain matin…

Et comme même les aéroports sont radins en wifi, on n’a droit qu’à 30 minutes pour trouver une solution. Et la première idée qui nous passe par la tête, c’est acheter une voiture pas trop chère pour pouvoir dormir dedans et arrêter de payer inutilement des hébergements. On va donc sur Le Bon Coin version kiwi : Trademe. En moins de 10 mn et sur un coup de tête, nous achetons une voiture qui semble faire l’affaire pour la modique somme de 1200 dollars (à peu près tout ce qu’on a gagné à Wellington), soit l’équivalent de 800 €.

Vous allez nous dire que nous sommes fous, acheter une voiture sur internet sans l’avoir jamais vue… Oui, nous sommes fous et le désespoir ce soir-là nous a retourné la tête. Bref, on était en train de prier pour que le vendeur nous rappelle le plus vite possible, en sachant très bien qu’on devrait quand même attendre le lendemain pour faire la transaction.

Eh bien non ! Le jeune homme nous rappelle dans les 10 minutes et proposent de nous amener la voiture sur le champ à l’aéroport pour qu’on puisse passer la nuit dedans ! Moins d’une heure plus tard, nous sommes les heureux propriétaires d’ALBERTA, notre nouvelle compagne de voyage.

Le jeune homme est arrivé avec son père, ce qui nous a donné confiance, et avait tous les papiers nécessaires. On a donc retiré la plus grosse somme qu’on avait jamais eu en cash dans les mains et avons acheté cette Hyundai Lantra grise et un peu cabossée. On l’aime déjà !

Après notre première nuit sur un parking, on se sent pousser des ailes et je me lance sur la route (volant à droite, vitesses à gauche, et route à l’envers : un vrai bordel) direction la magnifique péninsule du Coromandel.

On s'arrête au Coromandel Village pour un casse-croute puis on repart dans notre nouveau carrosse jusqu'à Hahei, où on passera la nuit face à la mer... On se sent libre et indépendant, pour une fois ! On peut faire nos courses et aller où on veut, quand on veut : le bonheur !

On est donc allé voir cette superbe plage appelée Cathedral Cove, sous la pluie, pour changer...

20
fév

Après notre visite du Coromandel, nous avons passé presque deux jours à Tauranga pour le festival du tatouage. On a d'ailleurs eu l'occasion (car ce n'était pas une chance) de voir un homme qui s'était fait scarifié (volontairement bien sûr) et à qui il manquait des morceaux de peau... Une horreur.

Tauranga fait partie de nos villes préférées car elle rassemble tous les points positifs d'une ville, d'un village, du lac, des paysages et des activités autour.

Notre prochaine étape se trouve à nouveau sur l'immense zone géothermale qui s'étend de Rotorua jusqu'au Tongariro. Nous allons voir le site appelé Waiotapu, un concentré de l'activité volcanique du pays haut en couleurs.

Les "piscines de boue", à plus de 100°C

On marche pendant près de 2 heures entre les lacs de toutes les couleurs et les crépitements des bulles de gaz, le tout dans une odeur qu'on commence à bien connaître... La célèbre Champagne Pool est vraiment impressionnante : plus de 60 mètres de profondeur et la forme d'une coupe de champagne sous terre. L'eau est turquoise et les bords orange vif. On ne s'approche pas trop car mêmes les oiseaux qui se retrouvent à voler au-dessus tombent raides morts...

Le bain du diable

Même en pleine ville à Rotorua, où nous passerons la nuit, des sources chaudes sont visibles un peu partout. Le lac est rempli de bébés cygnes noirs et la vue est superbe.

24
fév

Après une journée à Gisborne, on est un peu déçu car on a fait un gros détour pour voir cette ville, soit disant le paradis des surfers etc, mais il n'y avait pas grand chose à faire ! La plage est effectivement magnifique et on profite du beau temps, mais on se remet rapidement en route pour retourner chez nos grands-parents adoptifs : Berit & Matt.