"La vertu d'un voyage c'est de purger la vie avant de la garnir" Nicolas Bouvier - L'usage du monde
Du 25 avril au 31 mai 2019
37 jours
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25
avr


Partis le 5 mars de Saint-Orens près de Toulouse, nous avons d'abord longé la côte Atlantique jusqu'à Guelmin puis visité le Sud Ouest Marocain. Ce parcours est décrit dans le carnet :"De l'Atlantique au Désert". En 52 jours, nous avons parcouru 6 223 kms dont 247 kms de piste.

Accéder au carnet : Maroc 2019 (1/2) De l'Atlantique au Désert


Le 24 avril, nous sommes dans les gorges du Ziz près d'Errachidia. Nous entamons alors la seconde partie de ce voyage en compagnie de Louis-Michel, mon frère, et Christine son épouse qui voyagent à bord d'un Ford Ranger 4X4 équipé d'une Cellule Azalaï. Avec eux nous allons sillonner le grand Sud Marocain et une partie de l'Atlas. Notre objectif commun est d'explorer des endroits plus sauvages en empruntant si possible un maximum de pistes repérées et décrites dans des Topos sur le Maroc et pour lesquelles nous disposons des fichiers GPX. Ce double équipage nous permet d'aborder de façon plus sereine cette partie du voyage plus aventureuse. Pendant 32 jours, du 25 avril au 26 mai 2019, nous avons parcouru ensemble 4 815 kms dont 857 kms de piste.

Christine, Véro, Claude, Louis-Michel
Christine, Véro, Claude, Louis-Michel
25
avr

Hier nous avons donc retrouvé avec joie Louis-Michel et Christine qui nous rejoignent pour la suite de nos aventures. Depuis plusieurs mois, nous préparons ensemble cette partie du voyage dédiée aux pistes du Désert et de l'Atlas. Louis-Michel et Claude ont étudié et téléchargé les topos et les traces GPX d'un grand nombre de pistes sur l'excellent site de Djebel 4X4 que je vous invite à visiter. Tout n'est pas encore planifié mais une belle sélection a été faite.

Le 25 avril est une journée repos qui débute par une grande ballade le long de l’oued à partir du camping Jurassique où nous nous sommes retrouvés. Comme il n’y a pas vraiment de sentier balisé, nous sommes amenés à traverser plusieurs fois le Ziz et revenons les pieds passablement mouillés mais ravis de cette petite randonnée à pied. Le reste de la journée est consacrée aux douches, shampoings, lessives et étude de notre futur itinéraire.

Le soir, nous escaladons la petite montagne qui surplombe le camping. C'est une bonne petite grimpette et nos efforts sont récompensés par une très jolie vue sur les gorges.

Gorges du Ziz
26
avr

Le 27 avril à Boudnib !!! C'était, depuis plusieurs mois, la date et le lieu de rendez-vous que nous nous étions fixés. Et dès notre arrivée au Maroc le 8 mars, Claude ne manquait pas une occasion de me le rappeler lorsque j'envisageai une petite halte ici, un détour par là..... Attention Véro, il faut être le 27 avril à Boudnib!!! Si vous avez lu le carnet précédent, vous savez que nous nous sommes finalement rejoint plus tôt, le 24 avril, dans les gorges du Ziz au camping Jurassique.

Aujourd'hui, notre objectif, très facile en fait, c'est d'atteindre Boudnib. Après avoir fait le plein de gas-oil, d’AD-Blue et de recharges téléphoniques, nous visitons le vieux village en ruines indiqué par le gérant du camping et situé quelques kilomètres plus loin en descendant le Ziz.

Arrêt déjeuner à Errachidia. A peine garés, nous sommes abordés par Mustapha qui habite le quartier de Bagatelle à Toulouse et qui a repéré la plaque du Sprinter. Il nous emmène dans un petit restaurant à la gare routière pour manger un bon Tajine. Il reste discrètement jusqu’à la fin du repas pour veiller à tout : la nourriture et le prix à payer. Après cette halte revigorante, nous reprenons la route et nous installons au camping REKKAM de Boudnib. 🚐 147 kms parcourus– Cumul : 6 370kms

27
avr

Aujourd’hui, nous attendons Thomas (le fils de Louis Michel et Christine) et Damien son copain qui nous rejoignent pour une semaine et pour notre première grande piste dans le sud. Ils sont arrivés en avion à Fez tôt ce matin, ont loué un pickup 4X4 et avalent les 414 kms qui les séparent de Boudnib.

En les attendant, nous visitons cette petite ville aux confins du désert puis nous nous offrons un bon moment de repos à l’ombre car le thermomètre dépasse désormais les 30 °. Claude repart en ville faire laver Benzie (notre Sprinter) qui en a bien besoin.

Arrivée des garçons vers 17h30. Ils ont bien roulé…Dîner au restaurant d’un excellent couscous précédé d’un bel apéro pour fêter nos retrouvailles.

28
avr

Les choses sérieuses commencent : nous attaquons aujourd'hui les 180 kms de piste qui nous séparent de Merzouga. Le départ était donc prévu à 9h30 pour passer d'abord se ravitailler au souk puis attaquer la piste assez tôt. Mais... le linge que nous avions donné à laver la veille au matin et qui devait nous être rendu plié et prêt à ranger s’avère être resté mouillé dans la machine !!! De plus le pick up doit faire le plein de gas oil et... patatras, une coupure d’électricité paralyse tout le village et en particulier la station service jusqu’à 14h.

Finalement nous prenons la piste vers 15h avec du gasoil et du linge sec. La trace Djebel 4X4 emprunte l’oued au lieu de la piste caillouteuse et là : premier ensablement du Sprinter. Il nous faut les 4 plaques Maxtrax pour nous en sortir. Claude dégonfle les pneus : 2,6 à l’avant et 3 à l’arrière ce qui va s'avérer insuffisant plus tard…mais ceci est une autre histoire...Nous trouvons un bivouac en bordure de piste vers 19h30.

Pluie et vent de sable arrivent juste après le dîner. Nous nous réfugions dans nos véhicules. Thomas et Damien dorment sous la tente et nous espérons qu'elle va tenir le vent et la pluie.

🚐 74 kms parcourus dont 67 kms de piste– Cumul : 6 444kms

29
avr

Finalement la nuit est excellente pour tous. Le soleil est au rendez-vous et nous profitons de l'endroit. Quelques motos passent...Nous levons le camp vers 10h45. La piste se poursuit avec beaucoup de passages de dunes. Claude dégonfle à nouveau les pneus : 2,4 à l’avant et 2,6 à l’arrière. Benzie, notre Sprinter 4X4 passe bien. Après 30 kms de piste, nous arrivons sur un immense plateau qui domine la vallée. Un berbère nous a vu et arrive en courant ... de nulle part... nous vendre de jolis fossiles. Puis nous descendons dans la vallée par un raidillon en lacets spectaculaire et un peu délicat pour le Sprinter. Au km 108 (soit 41 kms après le départ du bivouac) nous nous arrêtons pique-niquer dans une jolie palmeraie qui semble abandonnée. Il est 14h30. Il fait très beau.

Nous repartons vers 15h40. Il reste 62 kms de piste jusqu’à Merzouga. Petit à petit le temps se couvre. Nous atteignons l’erg de sable environ 40 kms avant Merzouga. Nous roulons maintenant dans le lit de l’oued donc dans le sable et cela devient difficile pour le Sprinter car le moteur est sans arrêt sollicité. Le vent de sable se lève et peu à peu la tempête est là. Un voyant rouge s’allume mais nous ne voulons pas nous arrêter dans le sable et la tempête craignant un nouvel ensablement. Nous ne voyons plus rien et avons de la peine à distinguer les deux autres véhicules. L'Azalaï est en tête et le pick up très roulant derrière nous. Finalement les voyants et alertes nous obligent à nous arrêter pour faire reposer le moteur. En repartant, c’est à nouveau l’ensablement…

Heureusement nous avons de l’aide et Claude pense à mettre ses lunettes de piscine pour protéger ses yeux et ses lentilles de contact du sable qui nous fouette. Une fois dégagé, le Sprinter repart et nous poursuivons la piste dans l'oued toujours dans la tempête de sable. Nous atteignons finalement le camping Les Portes du Désert à 19h45 très fatigués par ces derniers kilomètres . Ce soir nous réussissons à dîner à 6 dans le Sprinter un peu serrés mais à l'abri du vent de sable!!!

🚐104 kms parcourus dont 104 kms de piste– Cumul : 6 548 kms

30
avr

La journée commence par un grand nettoyage des véhicules car le sable s’est infiltré partout. Christine et les garçons en profitent pour aller faire les courses à Merzouga. Avant de repartir, une courte ballade dans les dunes nous permet d’apercevoir une caravane de chameaux qui s’éloigne, ce sont des touristes…mais de loin, on y croirait…

Départ vers 13h30. Notre objectif est de bivouaquer assez tôt juste avant un passage de dunettes repérées sur le Topo de Djebel 4X4. Claude hésite à y engager le Sprinter. Nous verrons sur place... Passage près du lac en partie asséché où nous apercevons au loin quelques flamants roses. C’est une piste roulante dans un paysage désertique de toute beauté. Nous arrivons vers 16h00 à notre point de bivouac. Très beau point de vue sur les dunes environnantes.

Claude et Louis-Michel prennent le pick-up et partent en reconnaissance vers les dunettes. Au bout d’1,5 km environ, le franchissement délicat d'une grosse dune impose la conclusion: Passage trop difficile pour le Sprinter. Demain Claude et moi rebrousserons chemin et rejoindrons les deux autres véhicules à Fezzou au croisement de la piste et du goudron. Nous en profiterons pour effectuer un petit ravitaillement à Rissanni.

Vers 17h00, le vent de sable se lève et il s'y ajoute une petite pluie. Nous passons un bon moment enfermés dans nos véhicules à lire, écrire et pour certains à jouer à Codename. Une fois le vent calmé, nous ressortons et les garçons s’occupent du feu pour les grillades d’agneau. Très belle soirée autour du feu.

🚐57 kms parcourus dont 47 kms de piste– Cumul : 6 605 kms

1
mai

Le départ s'effectue en deux groupes vers 9h30 du matin. Rendez-vous à Fezzou dans l’après-midi. Au km 19, nous nous trompons restant par erreur sur la piste la plus fréquentée alors que notre véritable trace part sur la droite. Il faut dire que, subjugués par le paysage alentour, nous ne regardions plus le GPS. Cet incident nous rappelle à quel point il est indispensable de disposer de traces fiables pour s'aventurer seuls dans le désert. Après avoir fait demi-tour, nous reprenons la bonne piste et rejoignons le goudron après un passage dans une palmeraie. Arrêt ravitaillement à Rissani où nous achetons deux belles côtes de bœuf pour le repas du soir. Les garçons vont adorer!!!

Nous retrouvons Louis-Michel, Christine et les garçons à Fezzou comme prévu. Ils se sont installés chez Brahim pour nous attendre en buvant un thé à la menthe. Brahim est un personnage très attachant et intéressant qui nous annonce l’ouverture prochaine d’un camping près de son auberge. Ce sera sûrement une bonne adresse à recommander.

Nous reprenons la piste vers Alnif et nous arrêtons bivouaquer assez rapidement au bout de 18 kms. Très belle soirée calme autour du feu. Les belles grillades de bœuf se révéleront finalement assez peu tendres. Une fois la nuit tombée, nous observons avec intérêt et méfiance le ballet de nombreux petits scorpions (solifuges) attirés par le feu. Tempête de vent sans pluie pendant la nuit. Nous dormons peu et sommes un peu inquiets pour les garçons sous la tente. 🚐161 kms parcourus dont 46 kms de piste– Cumul : 6 766 kms

Solifuge
2
mai

Départ du bivouac vers 10h30. La piste continue le long de la montagne. Une heure plus tard, après 20 kms environ, nous rejoignons le goudron et marquons une pause pour regonfler les pneus. Puis nous prenons la route vers Alnif puis Tinghir (prononcer Tinerhir) pour se ravitailler au supermarché "Chez Michèle" malheureusement fermé à notre arrivée à 13h00. Nous partons déjeuner d’un excellent Tajine dans un petit restaurant.

Dans l'après midi, nous nous installons à l'auberge camping Atlas très accueillante situé à 6 kms du centre sur la route des gorges du Todgha (prononcer Todra). Les garçons, Louis-Michel et Christine prennent une chambre d’hôtel et nous réservons le couscous pour le dîner du soir.

Retour au centre de Tinghir en Pickup pour visiter la ville et faire le plein de courses à l'exception de Louis Michel qui reste travailler et nettoyer son véhicule.

🚐118 kms parcourus dont 46 kms de piste– Cumul : 6 884 kms

Tinghir et sa palmeraie
3
mai

La matinée débute par un excellent petit déjeuner sur la terrasse de l’hôtel. Puis nous partons à pied visiter la palmeraie. Nous atteignons le vieux Ksar et la Kasbah désormais inhabités. Nous reprenons ensuite les véhicules et quittons l'auberge camping pour nous diriger vers les gorges du Todgha. Après quelques arrêts photos, nous continuons la montée vers Agoudal. Le temps se couvre vers 17h et la pluie commence à tomber. La fin du trajet est peu agréable en raison de la pluie.

Nous arrivons à 18h00 à l’auberge camping Tislit au bord d’un lac magnifique situé à 2120 m d'altitude. Nous sommes chez Malika qui nous accueille très gentiment et nous autorise à dîner au chaud dans la salle commune du gîte en utilisant son matériel de cuisine.

🚐 117 kms parcourus dont 46 kms de piste– Cumul : 7 001 kms

4
mai

Ce matin, le soleil est revenu et le lac est magnifique. Aujourd’hui, Thomas et Damien nous quittent et repartent vers Fès où ils ont réservé une nuit dans le Relais Châteaux de la Médina avant de reprendre leur avion pour la France le lendemain en fin d’après-midi. Pour eux, les vacances sont terminées. Nous sommes tristes de les voir partir car cette semaine en leur compagnie a été bien agréable...

Pour nous, l’objectif est de rejoindre les gorges du Dadès par la piste Agoudal - Msemrir qui passe au col de Tizi n’Ouano à 2950 m. C’est toujours une petite appréhension pour moi d’attaquer une piste de montagne car je n’y ai pas que des bons souvenirs…Il fait très beau. Nous entamons la montée vers le col parmi les troupeaux de moutons et de chèvres qui parsèment les vallons et les pentes très verdoyantes à cette saison. Il faut dire qu’il a énormément plu hier. Le paysage très vert est vraiment magnifique. Nous croisons des caravanes de nomades qui montent s’installer plus haut. La piste se révèle très praticable.

À partir du col, le paysage change brusquement et nous découvrons l’immensité de la haute vallée du Dadès. C’est grandiose. La piste reste facile mais néanmoins impressionnante côté Dadès. Le croisement est très difficile et les bivouacs impossibles. Arrêt pique-nique à mi-pente. Plusieurs véhicules passent dont un camion. Heureusement que nous n’avons pas eu à le croiser! Beaucoup d’arrêts photos ponctuent notre après-midi. Nous retrouvons le goudron au bout de 41 kms. Il est défoncé et agrémenté de nombreux nids de poule. Passage au-dessus de la tortue du Dadès qui est difficile à observer dans le sens de la descente. Heureusement que nous l’avions repéré lors de notre précédent passage il y a 15 jours!!!

Arrivée au camping Berbère de la Montagne vers 17h00. Un film indonésien se tourne tout près du camping à l’entrée des gorges et nous observons le jeu des acteurs et de la caméra avec intérêt. Nous réservons le restaurant pour dîner. Heureusement car l’orage arrive et une pluie violente accompagnera toute notre soirée bien abritée et au chaud heureusement.

🚐130 kms parcourus dont 41 kms de piste– Cumul : 7 131 kms

5
mai

Au réveil, nous reculons nos montres d’une heure pour cause de Ramadan. Désormais, lorsqu’il est 8h00 au Maroc, il est 10h00 en France. Aujourd'hui, nous allons descendre les gorges du Dadès et prévoyons de faire étape devant les pattes de singe pour refaire la ballade dans le canyon qui nous avait tant plu il y a 15 jours. Arrêt photo au-dessus des célèbres virages puis nous stoppons devant le camping des pattes de singe où nous avions dormi. Houssine, le fils de Naïma tient son petit étalage d’artisanat destiné aux touristes. Après une petite discussion, il nous propose de nous emmener dans le canyon. Il parle très bien français et nous apprends beaucoup sur la végétation de la palmeraie et sur la vie nomade. Son papa est décédé l’an dernier et il s’occupe désormais du camping avec sa maman et ses sœurs. Nous apprécions de nouveau ce beau canyon et les sculptures naturelles des roches rouges alentours. Il nous offre le thé à la menthe à notre retour.

Nous repartons et rejoignons la nationale par la piste de la vallée des roses (15 kms). Un arrêt pour quelques courses à Boumalne Dadès et nuit au camping Soleil Bleu déjà visité pour nous.

🚐91 kms parcourus dont 15 kms de piste– Cumul : 7 222 kms

6
mai

C’est aujourd’hui le premier jour du Ramadan… Nous démarrons vers 10h00 pour Tazzarine. Cette étape nous fera traverser le Djebel Sagho (prononcer Saro). La piste que nous avions repéré sur les topos est maintenant goudronnée à l’exception d’un petit passage après le col. Nous apercevons au loin les tours de Bab n’Ali qui ressemblent à Monument Valley en plus petit. Pour les approcher et les photographier, nous empruntons une piste à droite mais c’est un cul de sac qui aboutit à un village. Finalement nous pique niquons face à ces deux géants de pierre.

Nous repartons vers Tazzarine au camping Serdrar qui nous a été chaudement recommandé par plusieurs camping caristes depuis notre arrivée sur le sol marocain. Brahim nous accueille avec beaucoup de gentillesse et un thé à la menthe auquel il ne touche pas pour cause de ramadan. Il nous indique une ballade à pied vers la colline des fossiles. Très belle promenade au coucher du soleil qui nous permet d’observer une grande quantité de fossiles disséminés au pied d’une belle dune de sable. Nous avions prévu de rester 2 jours pour prendre un peu de repos mais Brahim nous prévient gentiment qu’il attend un rallye de 90 personnes qui fera forcément beaucoup de bruit…Nous décidons donc d’écourter notre séjour dans ce bel endroit et de repartir dès le lendemain.

🚐139 kms parcourus dont 2 kms de piste– Cumul : 7 361 kms

Pommier de Sodome ou Arbre à couilles
7
mai

Ce matin, nous devons faire notre déclaration d’impôts via internet en profitant du WiFi du camping et Louis-Michel doit travailler pour son entreprise. Du coup la matinée passe très vite... Surtout qu’il y a eu douches, shampoings et lessive en prévision de notre départ dans l’après midi. Il fait chaud (33 degrés environ) mais cela reste agréable grâce à une légère brise. Un chat du camping m'a adoptée et ne veut plus me quitter. Je me souviendrai de lui longtemps en découvrant une belle série de piqûres de puces...Les premiers camions d’assistance et quelques véhicules du rallye commencent à arriver dès la fin de la matinée. L’ambiance change. Le bruit monte...Vers 15h00, nous prenons la piste qui mène aux gravures rupestres situé à 23 kms du camping près d'Aït Ouazik. Elles sont bien protégées des dégradations éventuelles par des barbelés et un gardien.. Après la visite, nous reprenons la piste indiquée par Brahim qui rejoint Zagora. Assez rapidement, nous trouvons un bivouac agréable au pied d’une belle montagne. Il nous restera 24 kms de piste avant le bitume demain. Vent fort. Ciel étoilé. Il fait chaud.

🚐31 kms parcourus dont 28 kms de piste– Cumul : 7 392 kms

8
mai

La chaleur nous réveille assez tôt vers 6h00. La piste vers Zagora que nous entamons en début de matinée se révèle très cassante et difficile. Nous sommes devant et Louis-Michel et Christine nous diront plus tard avoir vu plusieurs fois le Sprinter sur 3 roues à l’occasion de passages très encaissés. Soudain, à la sortie d'un Oued, nous tapons très brutalement l’arrière du véhicule. La manette d’ouverture du réservoir d’eau usée est tordue !!! Au bout de 25 kms, nous rejoignons, soulagés, le goudron.

Quelques kilomètres plus loin, un homme debout au milieu de la route à côté d’un véhicule nous fait des appels de phare et de grands signes. Pensant qu’il est en panne, nous nous arrêtons et il se présente comme le garage « Chez Momo ». Il dit attendre un véhicule qui l’aurait appelé pour un problème. Il ne s'agit pas de nous et nous repartons donc après une petite discussion. À notre grande surprise, il fait demi-tour, nous suit puis nous le retrouvons au souk de Zagora. Il continue à offrir ses services de réparation ou de lavage ou autre… Nous comprendrons plus tard que c'est son frère qui a repéré nos deux véhicules au camping Serdrar car il accompagne le Rallye en offrant ses talents de mécanicien. Il avait d'ailleurs proposé à Louis-Michel de graisser les amortisseurs de l'Azalaï et avait dû y renoncer les découvrant inaccessibles... Le téléphone a bien fonctionné entre les frangins!!! C'est pour cela qu'il nous guettait sur la route. Finalement, Claude lui demande de scier le bout de manette tordue par le dernier choc et de laver Benzie. Louis-Michel et Christine font également nettoyer l’Azalaï. Une belle photo souvenir nous rassemble devant le garage familial tenu et géré par une fratrie très sympathique et très drôle. Malgré nos dénégations, ils réussirons à coller en cachette leur autocollant "Garage Sahara Zagora" sur nos carrosseries...

Nous reprenons ensuite la route vers Mahmid et nous installons au camping Hamada du Draa. Nous y sommes seuls et dînons au restaurant d’un bon Tajine.

🚐 177 kms parcourus dont 24 kms de piste– Cumul : 7 569 kms

9
mai

Journée repos au camping. Lessive, Shampoings, Douches, Mails et surtout Piscine… Un moment fort agréable d’autant qu’il fait maintenant très chaud : environ 38 degrés. Christine et moi apprécions la vie en Djellabah. Le soir nous nous promenons dans Mhamid pour observer la rupture du jeûne qui a lieu vers 19h10. Après la sortie de la mosquée, nous pensions voir de l’animation et entendre des bruits de fête. Mais en réalité, tous les hommes (car il n’y a aucune femme à la mosquée) se précipitent chez eux pour manger et boire ce qui est bien compréhensible mais cela vide instantanément les rues...Nous rentrons donc dîner au restaurant du camping.

10
mai

Lever 6h00 pour un départ prévu à 8h00 finalement retardé à 9h00. Nous partons pour 3 jours de piste vers Foum Z'Guid (environ 210 kms) en contournant l’Erg Chegaga. Beaucoup de sable sur les 15 premiers kilomètres… Nous dégonflons énormément les pneus sur le conseil de « Momo » du garage Sahara de Zagora : 2,00 à l’avant et à l’arrière (et s’il le faut a-t-il dit : 1,5…)

Et malgré nos craintes, le Sprinter passe très bien… Après 59 kms de piste et un petit épisode difficile dans les dunes qui nous vaut un demi-tour, nous arrivons à l’Erg Chegaga que nous contournons par le Sud. Arrêt pique-nique sous une chaleur torride : 40° à l’ombre. L’auvent du Sprinter est bienvenu, les chèches aussi… Après cette pause assez rapide, nous reprenons la piste et la clim des véhicules nous rafraîchit bien. Nous apprécions les magnifiques paysages désertiques agrémentés d’immenses troupeaux de dromadaires.

En milieu d'après-midi, nous atteignons la vaste étendue du lac Iriki. Ce lac est de nos jours le plus souvent asséché. Situé entre le fleuve Draa et les contreforts sud de l’Anti Atlas, proche de la frontière algérienne, il accueille à la saison humide de nombreux oiseaux migrateurs : flamants roses, oies, canards…La conduite est facile et rapide sur une piste très roulante mais nous limitons notre vitesse à 50 kms heure en raison des pneus dégonflés. Au milieu de cette étendue asséchée, apparaissent soudain 3 cafés restaurants. C’est vraiment très surprenant. C'est l'arrêt obligatoire pour déguster un Coca bien frais dans le plus spectaculaire d'entre eux : le café Titanic Iriki construit en forme de proue de navire. Photos souvenirs…

Peu de temps après, nous quittons le lac asséché et nous arrêtons bivouaquer dans un joli coin de dunettes et de tamaris. En explorant l’endroit, l’Azalaï s’ensable….Mais 4 plaques Maxtrax et un peu d’huile de coude pour dégager le sable lui permettent de se dégager rapidement.

Repas de côtelettes d’agneau grillées autour d’un joli feu. Les conducteurs sont fatigués. La nuit sera chaude et étoilée.

🚐119 kms parcourus dont 119 kms de piste– Cumul : 7 688 kms

12
mai

Réveil à 6h00 pour Louis-Michel et Christine et à 7h00 pour nous. Il fait déjà 29° à l’ombre ! Petit déjeuner à l’ombre bienvenue des tamaris. Notre bivouac est situé près d’un puits et tout en dégustant notre café, nous observons une famille qui vient puiser l’eau pour abreuver son troupeau. Le petit garçon nous rend visite et obtient quelques menus cadeaux. Il nous reste environ 100 kms de piste jusqu’à Tissint. La chaleur est très forte mais la piste est roulante. Lors d’un arrêt pipi, deux gazelles s’enfuient et nous pouvons les prendre en photo de très loin quand même.

Par inattention, Louis-Michel et Christine grillent un premier contrôle de police. Ils ne l’ont pas vu car ils ont pris sans le vouloir une petite piste de contournement. Nous nous arrêtons et expliquons aux policiers que nous sommes ensemble, qu’il s’agit de mon frère et que ce n’est pas volontaire de leur part. Finalement les policiers ne les poursuivent pas et se contentent de nous signaler au prochain poste en nous demandant de bien s’y arrêter tous les quatre !!! Ces postes contrôles sont dûs au fait que depuis un moment nous longeons la frontière Algérienne.

Et en effet, 3 autres contrôles de police, cette fois avec une barrière abaissée, vont nous obliger à présenter nos passeports en réveillant parfois les militaires retranchés sous leur petite cahute grillée par le soleil. Peu après le dernier contrôle de police, nous passons un joli oued où un peu d’eau coule encore. Nous observons une tornade de sable s’approcher et nous repartons avant qu’elle ne nous rejoigne ! La piste devient plus dure, les paysages sont très arides. Il fait au moins 40° à l’ombre avec parfois des montées à 42°C. Heureusement la clim rend le trajet supportable mais impossible de pique niquer. Nous grignotons dans les voitures. Nous atteignons le goudron vers 15 heures et arrivons à Tissint peu après. Il y a de jolies cascades que nous trouvons assez facilement mais il est impossible de s’y baigner malgré la chaleur.

Finalement nous décidons de repartir vers Foum Zguid ,à environ 70 kms de Tissint pour s'installer au camping La Palmeraie où Rachid « Solution » (tel qu’il se présente!!!) nous accueille très gentiment. Sa proposition de Tajine Poulet Citron Légumes est acceptée avec enthousiasme. Il se révélera délicieux. En revanche les sanitaires sont surchauffés et d’une propreté moyenne mais la douche tiède est un vrai plaisir après ces 3 jours de piste. Là encore, nous sommes les seuls occupants du camping.

🚐192 kms parcourus dont 100 kms de piste– Cumul : 7 880 kms

12
mai

Départ du camping vers 10h30 et achat de deux belles côtes de bœuf dans une petite boucherie de Foum Zguid . Claude passe discuter avec le patron du restaurant Chegaga qui tient un beau site sur les pistes et les gravures rupestres du Maroc.

Objectif : Atteindre le village d'Aït Benhaddou par la très belle route de Tazenakt. Nous doublons camions et voitures surchargées de melons… et un pickup traînant par une simple corde un autre pickup. Vexé, il entreprend de nous redoubler… Du délire… C'est moi qui suis au volant et je me gare bien vite pour le laisser passer...

Pique-nique au bord d’un joli lac 10 kms après Tazenakt. La température est maintenant beaucoup plus clémente que dans le sud. (environ 35 °c). Il faut dire que nous sommes en Altitude à près de 1500 m. Au passage du col, nous profitons d’une magnifique vue sur l’Atlas.

Belle arrivée au soleil couchant sur Aït Benhaddou. Nous sommes très bien accueillis au camping Defat Kasbah situé 4 kms après le village. Le thé à la menthe nous est offert. La vue est superbe. Comme souvent maintenant, nous sommes seuls et obtenons l’autorisation de faire un barbecue. Dans la soirée, un vent violent se lève.

🚐176 kms parcourus dont 0 kms de piste– Cumul : 8 056 kms

13
mai

Nuit correcte malgré le vent. Lever à 6h00. Objectif : se rendre à pied par le lit de l’oued à Aït Benhaddou situé à environ 4kms. Finalement, nous quittons les camions à 7h30. A cette heure matinale, la marche dans l'Oued est très agréable. Il est presque 9h00 lorsque nous arrivons au Ksar. A l’entrée, un guide se propose comme toujours et nous acceptons bien volontiers. En sa compagnie, nous visitons la Kasbah, le Ksar, l’Agadir totalement détruit au sommet du Ksar, et… sa propre maison Il nous offre un thé que nous apprécions ainsi que la fraîcheur de la maison. Après l’avoir quitté, nous buvons un jus d’orange pressé avant de reprendre le chemin du retour par l’oued qui se révèle plus dur qu'à l'aller en raison de la chaleur. Le repos de l'après midi est bien mérité. Les garçons font quand même la lessive...Puis Ahmed, le gardien du camping, arrive avec son banjo lorsque Claude sort la guitare. Musique occidentale et berbère alternent pour notre plus grand plaisir....

Machines à laver Berbères
14
mai

Départ vers 10h30 pour Ouarzazate où nous nous ravitaillons au supermarché Dadès, à la boucherie et…au distributeur de billets. Nous prenons la R307 pour traverser le haut Atlas. C’est la troisième fois que Claude et moi traversons cette majestueuse chaîne de montagnes. Il fait très beau...

Peu après Ouarzazate, au milieu du paysage désertique, apparaît la tour solaire qui brille de mille feux et nous étonne. Inaugurée en 2018, elle regarde du haut de ses 243 mètres les milliers de miroirs disposés autour d'elle. Cette tour à énergie solaire concentrée (CSP) est actuellement la plus puissante au monde. Les 150 mégawatts (MW) produits corresponent à la consommation énergétique d'environ 65 000 foyers français. Nous la verrons très longtemps à l'horizon pendant notre ascension du versant sud.

La petite route est plutôt en bon état mais comporte de nombreux nids de poule et quelques passages terreux. Les paysages sont somptueux mais très arides sur le versant sud alors que le versant nord se révèle très verdoyant. Nous traversons quelques villages berbères.

La vallée de Tassaout enclavée entre 2 cols à 2 200 m d’altitude nous enchante plus particulièrement. La route est longue jusqu‘au bivouac repéré sur P4N (Park for night) et situé 20 kms avant Demnate. Nous nous y installons vers 18h30 heureux d’être arrivés. Excellent dîner barbecue, patates sautées sous les étoiles. Il fait délicieux (25 °C) et il n’y a pas de vent. Nous sommes encore en altitude autour de 1300 m.

🚐175 kms parcourus dont 0 kms de piste– Cumul : 8 231 kms

Vallée de Tassaout
Tour solaire de Ouarzazate
Vallée de Tassaout
Bivouac à Demnate
15
mai

Nuit paisible et fraîche. Des piqûres suspectes continuent d’apparaître sur mes jambes. Puces ou moustiques ? Les puces du chat du camping Serdrar doivent être mortes depuis quinze jours !!! Notre objectif est d’atteindre les cascades d’Ouzoud. En chemin, nous nous arrêtons pour le ravitaillement à Demnate et surtout au pont naturel d’Imin Ifri. Comme toujours, à peine garés, un homme nous propose ses services en tant que guide. Son apparence est un peu négligée, nous sommes méfiants mais nous acceptons finalement de le suivre. Il se révèle être un excellent guide et nous fait faire une très belle ballade en boucle autour du pont naturel. Il nous montre les passages délicats et nous aide à les franchir en poussant ou en tirant si nécessaire. Il est très costaud ! Nous sommes ravis et très admiratifs de la beauté du site. Claude a réussi à suivre en sandales et moi en légers baskets… Nous ne nous attendions pas à une ballade aussi sportive…

Pont d'Imin Ifri - Afrique
Pont d'Imin Ifri - Amérique du Sud

Nous reprenons ensuite la route pour Ouzoud et nous installons au camping Zebra vers 14h30. Après avoir avalé une bonne salade, nous repartons à pied vers le site des cascades. Il est déjà 17h00 et un nouveau guide se propose que nous acceptons de suivre. Le site est magnifique et la ballade très agréable au coucher du soleil même si la lumière est un peu juste lorsque nous arrivons au pied des cascades. Retour au camping bien fatigués à 20h00 passés. Heureusement, c’est resto ce soir !!!

🚐82 kms parcourus dont 0 kms de piste– Cumul : 8 313 kms

16
mai

Départ vers 10h30 du camping. Notre itinéraire nous ramène à Demnate où nous nous ravitaillons avant d’entamer la longue piste que nous voulons emprunter dans le Haut Atlas central pour atteindre la vallée des Aït Bougmez puis la Cathédrale des rochers de Mastfrane, un majestueux piton rocheux culminant à 1870 mètres et offrant une paroi verticale de 600 mètres au-dessus de la rivière Ahansal. C’est sa silhouette en forme de cathédrale qui lui a valu ce nom. Après les courses à Demnate, nous reprenons la route puis très vite la piste en latérite très roulante qui se déroule dans un paysage rouge et vert magnifique. Arrêt pique-nique de toute beauté dans cet environnement. Puis la piste nous fait franchir un premier col vers 2000 mètres avant de plonger dans une vallée parsemée de cultures en terrasses et de petits villages. C’est la vallée des Aït Boelli entourée de hautes montagnes.

La piste est maintenant moins roulante : des nids de poule pleins d’eau, des traversées de village étroites et quelques enfants qui s’accrochent au véhicule. L’après midi est bien avançée et nous ne trouvons pas d’endroit de bivouac possible. Finalement, c’est vers 18h45, à la tombée du jour, que nous nous installons un peu en pente au sommet du col Tizi n'Tirghist à 2629 m. Il fait frais mais la vue sur les hauts sommets de l’Atlas est grandiose. Nous sommes tout près d’un site de gravures rupestres mais la visite est reportée à demain matin car la fatigue se fait sentir et le froid gagne. Après un apéro bien mérité dehors en grosse doudoune, nous dînons tous les 4 au chaud dans le Sprinter.

🚐 122 kms parcourus dont 51 kms de piste– Cumul : 8 435 kms

17
mai

Après notre petit déjeuner, nous visitons le site des gravures rupestres. Puis vers 9h30 nous entamons la descente par la piste qui rejoint le bitume 4 kms plus bas. La route est bonne et nous nous dirigeons vers les gorges d’Arrous où nous avons repéré une randonnée pédestre. Après avoir emprunté une piste sur la droite en direction du village d’Aït Said, nous garons les véhicules à l'entrée du village et remontons l’oued à pied. C’est une montée douce dans un paysage aride. Les gorges ne sont pas encore trop étroites. Au bout de 45 mn de marche, nous apercevons le mont Mgoun (2ème plus haut sommet du Maroc à 4071 m) qui culmine au loin. Il est à 4 jours de marche du village où nous avons laissé les véhicules et ce chemin est une voie d’accès au sommet du M’Goun pour beaucoup de randonneurs. Mais ce n’est pas notre objectif et nous rebroussons chemin peu après contents d'avoir pu nous dégourdir les jambes après ces 2 journées de piste.

Nous reprenons les véhicules et roulons dans la vallée des Aït Bougmez (vallée heureuse), certes jolie mais un peu décevante par rapport aux paysages de la veille. Louis Michel manque de s’endormir au volant. Nous nous arrêtons aussitôt sur le bord de la route pour faire un café. Reposés et réveillés nous repartons sur une route entrecoupée de morceaux de piste et passons deux cols à 2 600 mètres puis nous entamons une longue descente en corniche. Un premier bivouac possible répertorié dans P4N est barré par des cairns que nous pourrions déplacer mais nous n’osons pas le faire. Finalement nous poursuivons notre route et trouvons un très joli camping à Zaouia Ahansal non répertorié dans notre guide Gandini pourtant très complet. Le gérant, très accueillant, nous prête un barbecue pour que nous puissions griller tranquillement nos côtelettes d’agneau car le restaurant est fermé. La soirée est très reposante.

🚐122 kms parcourus dont 10 kms de piste– Cumul : 8 539 kms

Mont M'Goun
18
mai

Le camping de Zaouia Ahansal est très agréable et doté de sanitaires magnifiques dont nous avons peu profité car une coupure d’eau a sévi le matin alors que Christine et moi nous apprêtions à prendre shampoïng et douche. Le village est également doté d'un très bel Agadir que nous ne pourrons malheureusement pas visiter faute de gardien. Finalement nous partons vers 11 heures et empruntons la très belle piste qui suit l’oued Ahansal.

Au bout de 22 kms, un premier panorama nous permet de voir les falaises des Aït Abdi et puis nous découvrons la Cathédrale de Mastfrane qui plonge dans l’oued du haut de ses 1 850 mètres et se termine par une falaise de 600 mètres. Impressionnant et superbe ! La route, jusque-là en corniche, amorce ensuite une descente vers l’Oued où nous nous arrêtons pique niquer. Nous rencontrons des touristes français qui viennent de faire les gorges d’Assif Melloul en 4X4 avec leur guide marocain. Le véhicule ayant cassé son embrayage, ils attendent le retour de leur guide avec un nouveau véhicule ou un véhicule réparé. En observant le Sprinter, ils émettent quelques doutes sur sa capacité à prendre la piste des gorges d’Assif Melloul. Confortés par nos centaines de kilomètres de piste dans le sud, nous leur assurons que ce véhicule en a vu d'autres et passe très bien. L’avenir montrera qu’ils n’avaient pas tout à fait tort. Mais ceci est le récit du lendemain !!! N’anticipons pas…


Vers 16h00, nous prenons donc la fameuse piste. Ce sont des gorges splendides mais qui nous procurent déjà de belles émotions en raison de quelques passages étroits en surplomb du torrent impétueux… Nous nous arrêtons assez vite bivouaquer sur un terrain plat en bordure du torrent après avoir obtenu l’autorisation d’un homme (peut être le propriétaire) qui ramasse le thym des montagnes par brassées. Comme toujours, Louis Michel s’affaire pour nous préparer un beau feu qui nous permet de griller de délicieuses brochettes de dinde mais aussi de nous réchauffer, une fois le soleil couché, car la fraîcheur est bien là et le polaire de rigueur. 🚐 56 kms parcourus dont 56 kms de piste– Cumul : 8 595 kms

Gorges d'Assif Melloul
Gorges d'Assif Melloul
Bivouac dans les gorges
19
mai

Nous levons le camp vers 9h30. Dès le début la piste se révèle très difficile en raison de son étroitesse. La veille, un marocain de passage dans son 4X4 nous avait prévenu et s’était montré un peu dubitatif quant au passage du Sprinter… Ce dernier est plus long que l’Azalaï et également plus large (d’environ 10 cm) ce qui va entraîner plusieurs difficultés.

C’est d'abord un virage serré autour d'un gros rocher débordant sur la gauche et un affaissement de la route en surplomb du torrent sur la droite. Claude guidé par Louis Michel devra effectuer de nombreuses mini manœuvres pour passer. Nous mettrons finalement 20 mn à franchir ce premier obstacle.

Ensuite la piste monte en léger dévers très au-dessus du torrent. J’ai alors l’impression permanente que nous allons basculer dans le vide et je n'ose plus regarder sur ma droite. Puis ce sont les passages de radier un peu effondrés et en épingles à cheveux. L’un des moments les plus spectaculaires sera lorsque la roue arrière droite patine et s’enfonce brusquement dans les cailloux. Le Sprinter n’est pas loin de se poser... « Là je suis mal !!!» nous dit Claude très calmement. Il s’en tirera finalement très bien !!!

Enfin, une longue pente étroite et pleine de cailloux m'oblige à descendre pour guider Claude. Il n'y a maintenant plus la place de remonter dans le véhicule... Je continue à pied, angoissée, devant le Sprinter...poursuivie par le ronflement du moteur et le crissement des pneus...

Le Sprinter arrivera finalement à la sortie des gorges mais le stress aura été bien haut. Les 24 kms nous ont paru interminables. L’Azalaï passe beaucoup mieux et nous attends chaque fois pour les passages difficiles. Heureusement car j’aurais eu beaucoup de mal à guider Claude seule et sereinement ! Finalement nous arrivons à Anergui, au bout des gorges, à 13h30. Nous aurons mis 4 heures pour ces 24 kms de gorges superbes mais dont nous aurions mieux profité à pied ou pourquoi pas à vélo !!! Le propriétaire d’un gîte d’Anergui qui nous avait dépassé et encouragé dans les gorges nous propose un déjeuner que nous acceptons volontiers. Une bonne omelette berbère et un thé à la menthe nous revigorent après cette aventure inoubliable. Vers 15 heures, nous reprenons la route goudronnée vers Imilchil en évitant la piste des gorges d'El Attach probablement devenue route bitumée. Mais nous n'irons pas vérifier car aujourd'hui nous avons fait le plein d’émotions. Ce sera pour un autre voyage!!!

La route est très belle excepté le passage dans le village de Tagaht où des enfants agressifs menacent de nous caillasser si nous ne nous arrêtons pas. Nous arrivons chez Malika au bord du lac Tislit où nous avions quitté les garçons le 4 mai dernier. Il fait froid et nous dînons de pâtes dans l’auberge. Malika fait le Ramadan et nous la trouvons beaucoup plus triste et fatiguée qu’il y a 3 semaines.

🚐 87 kms parcourus dont 24 kms de piste et quelle piste !!!– Cumul : 8 682 kms

20
mai

Très bonne nuit au bord du lac Tislit chez Malika. Nous prenons le petit déjeuner à l’intérieur de l’auberge car le vent est froid malgré le beau soleil. Le thermomètre indique 6°C au réveil ! Douche, vaisselle, rangements et nous quittons Malika un peu tristes car elle nous a raconté que pour la première fois, elle est seule pendant le ramadan et ne recevra pas la visite de ses enfants.

Notre objectif est de rallier puis de visiter les greniers falaises d’Aoujgal près de Boutferda. Une très belle route puis 8 kms de piste nous permettent d’atteindre ce site unique et spectaculaire. Des bâtisses et greniers en pisé ont été construits à flanc d’une falaise de près de 1 600 mètres de haut sur une vire étroite et non protégée. Comme toujours une nuée de jeunes garçons nous entoure et un des plus âgés se propose comme guide. Nous partons donc pour 10 mn de marche impressionnante accompagnés de tout ce petit monde. Le cheminement souvent étroit se pratique en bordure d’un vide d’environ 300 mètres. Attention pour les personnes sujettes au vertige !!! Nous renonçons au 2ème site situé plus loin mais désormais à 2 heures de marche car il est devenu inatteignable par le même chemin en raison de l’effondrement de la vire.

Après cette visite époustouflante, nous repartons par la piste puis par la route vers Khenifra pour nous ravitailler au Carrefour. Là encore la cave d’alcool est fermée pendant le Ramadan !!! Nous repartons vers le lac Aguelmane Azigza où sont installés beaucoup de nomades et leurs troupeaux. Nous nous éloignons un peu et trouvons un très joli bivouac à l’orée d’une forêt de cèdres.

🚐196 kms parcourus dont 16 kms de piste– Cumul : 8 878 kms

Oued Ahansal et greniers falaises
Lac Aguelmane Azigza
Bivouac à l'orée de la forêt
21
mai

La nuit a été fraîche car nous sommes en altitude. Nous partons nous promener autour du lac Aguelmane Azizga. C’est beaucoup plus paisible que la veille au soir. Moutons, ânes, bergers occupent les rives du lac et des singes jouent dans les arbres. Après cet agréable moment, nous reprenons les véhicules pour faire route vers les sources d’Oum Er Rabia. À notre arrivée, nous acceptons la proposition d’un jeune de laver nos véhicules pendant la visite. En raison du Ramadan, le site est quasiment désert, les cabanes regroupées autour du torrent tumultueux font penser à l’Asie. Ce doit être très animé l’été lorsque les marocains viennent se rafraîchir au bord du torrent…


Après cette halte, nous repartons et nous arrêtons pique-niquer au bord du lac Ouiouane. Après le déjeuner, la route devient plus délicate : moitié piste, moitié goudron pour se terminer par une très jolie piste à travers la forêt des grands cèdres. Enfin nous débouchons sur un immense plateau herbeux entouré de collines où se niche le lac Afennourir. C’est une réserve ornithologique où nous pouvons observer des foulques macroules qui font leur nid sur le lac. Il y a également des grèbes à col noir et des tadornes plus craintifs. Quel magnifique bivouac dans ce paysage somptueux près de l’affût un peu déglingué mais tellement photogénique comme tout ce qui l’entoure !

🚐 70 kms parcourus dont 10 kms de piste– Cumul : 8 948 kms

22
mai

Au matin, le thermomètre indique 6 degrés mais le réveil au soleil parmi les troupeaux de moutons est magique. Nos yeux sont éblouis par ces belles images. Après le petit déjeuner, nous partons pour le tour du lac à pied qui nous prendra 2 heures. Il faut dire que les arrêts photos sont très nombreux. Nous observons les oiseaux, les cigognes tout en en marchant parmi les troupeaux et en évitant les chiens de berger très attentifs aux promeneurs que nous sommes. Heureusement les bergers sont là. Au retour, nous croisons un espagnol qui connaît très bien l’endroit. Il nous raconte que la dernière lionne de l’Atlas a été capturée près de ce lac en 1973. Elle avait une portée de 3 petites lionnes mais pas de mâle. Transportée au zoo de Rabat, elle est morte en 1993…

Puis il nous accompagne visiter 2 cratères tout près du lac. Témoins de l’ancienne activité volcanique de la région, ils sont, aujourd’hui, couverts de végétation et de grands cèdres y ont poussé sans atteindre le haut du cratère. Avec regret, nous quittons ce lieu extraordinaire et reprenons la route vers Azrou. Nous nous arrêtons à la jonction avec la N13 pour observer les nombreux singes. A l’arrivée à Azrou, nous choisissons de nous installer pour 2 nuits au camping Amazigh sous les cerisiers gorgés de fruits. Nous en profitons pour commander un couscous pour le lendemain soir.

🚐70 kms parcourus dont 5 kms de piste– Cumul : 9 018 kms

Petit déjeuner face au lac
Accouplement de libellules
23
mai

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Louis Michel !!...et également une journée de repos bien méritée au camping. Lessive, shampoing, douche, ménage des véhicules puis nous partons à 3 au village d’Azrou, Louis Michel restant au camping.

À peine garés sur le parking, un homme très bonimenteur nous alpague et nous emmène chez un artisan. Nous achèterons finalement 4 coupes en bois de « cèdre » qui se révéleront être très probablement en genévrier puisque nous retrouverons les mêmes un peu plus tard au complexe artisanal. Bref une arnaque fréquente à Azrou… Décidément, acheter de l’artisanat au Maroc reste compliqué et agaçant. Et de plus, nous ne trouvons rien d’intéressant pour Louis Michel. Dommage !!!

Retour au camping, déjeuner et départ pour une petite randonnée vers la forêt de cèdres et plus particulièrement le cèdre Gouraud mort en 2003 et dont il ne reste aujourd’hui que le squelette. Il fut le plus gros cèdre du Maroc d’une hauteur évaluée à 42 mètres et d'un diamètre de tronc de 8 mètres. Il avait probablement autour de 800 ans lorsqu’il est mort en 2003 sans doute en raison de travaux de terrassement…bref en raison de l’activité humaine. Après avoir contemplé ce géant dépouillé, nous revenons au camping par une petite boucle peu balisée dans la forêt.

Et puis, c’est l’apéro surprise pour Louis Michel grâce aux réserves cachées par Claude pour cette occasion et la dégustation d’un succulent couscous poulet commandé la veille. Quelques petites pâtisseries marocaines accompagnent le rhum arrangé pour le dessert ! C’est un joyeux anniversaire !!!

🚐10 kms parcourus dont 0 kms de piste– Cumul : 9 028 kms

Cèdre Gouraud
24
mai

Réveil tranquille sous les cerisiers. Avant de partir, les garçons effectuent tous les services habituels sur nos véhicules : plein d’eau, vidange, Cassette et plein d’AD-Blue pour nous. Enfin, une petite cueillette de cerises nous permet de faire quelques réserves.

Notre objectif est de retourner au camping Zerhoun Bellevue près de Volubilis où nous avions dormi en arrivant au Maroc mi mars. Louis-Michel et Christine veulent visiter ce beau site romain pendant que nous irons à Meknès. Notre journée se déroule comme prévu et nous nous retrouvons vers 18h00 au camping.

🚐95 kms parcourus dont 0 kms de piste– Cumul : 9 123 kms

Cueillette de cerises
25
mai

Départ à 10h00 du camping Zerhoun après avoir dégusté le thé à la menthe qui nous a été offert et servi au camion. Notre objectif est de rallier Tetouan pour visiter la medina. Nous voulons aussi passer faire quelques derniers achats cadeaux chez Ali Baba (adresse guide Gandini). Un peu avant Chefchaouen, arrêt Pique-nique près d’un torrent bordé de lauriers roses en fleurs. Une halte très agréable mais le voyage tire à sa fin et nous sommes tous un peu rêveurs à défaut d’être tristes.

En reprenant la route, nous apercevons au loin Chefchaouen et environ 25 kms avant Tétouan, nous trouvons "Ali Baba" en réalité Artesania Ouad Nakla.(voir point GPS du guide Gandini). Les 2 heures suivantes sont occupées par le choix de souvenirs et petits cadeaux à offrir. Les prix nous paraissant raisonnables, nous marchandons peu (pas assez sans doute mais bon…). Mfedal est vraiment très sympathique et nous sommes heureux d’avoir un tel choix.

Finalement nous irons directement au camping Al Boustan de Martil car il est trop tard pour visiter Tétouan. La soirée dans un restaurant proche du camping sera épique car nous attendrons plus d’une heure 30 des brochettes frites…. Ramadan, ramadan, tu commences à nous exaspérer !!! Néanmoins le patron du même restaurant se révélera fort honnête puisqu’il rapporte à Louis Michel au camping son Iphone laissé sur la table en partant !!! Merci à lui.

🚐250 kms parcourus dont 0 kms de piste– Cumul : 9 373 kms

Chez Ali baba
25
mai

Nous quittons le camping de Martil vers 9h00. C’est l’heure des adieux à Louis-Michel et Christine car nous ne prenons pas le même bateau. Ils partent de Ceuta alors que nous reprenons le bateau à Tanger Med. Après avoir fait le plein d’essence et juste avant Ceuta, vers 10h00, nous nous séparons vraiment. Leur bateau comme le nôtre est à 13 heures mais Ceuta est en Espagne... Petit détail oublié hier... Il est donc 12h00 heure espagnole lorsqu’ils arrivent aux contrôles !!! Heureusement qu’ils avaient de l’avance !!!

Nous nous trouvons à Tanger Med très tôt et je réussis à convaincre Claude d’aller attendre le départ au village voisin. Courses, grignotages, le temps passe vite… Lorsque nous nous présentons à 12h00, tout le personnel nous met la pression…et c’est vrai qu’il nous faudra plus de 30 mn pour franchir les différents contrôles : police, douane et surtout le passage au scanner du Sprinter dans le but de détecter d’éventuels migrants. Finalement pas mal de stress d’autant que je me sens coupable. Finalement, le bateau part avec 30 mn de retard...

Adieu le Maroc!!! Nous reviendrons sûrement d’ici quelques années car ce voyage nous a vraiment enchanté. Nous essaierons cependant d’éviter la période du Ramadan. À l’arrivée, nous décidons d’aller dormir au camping Rio Jara de Tarifa où nous passons une excellente soirée.

🚐107 kms parcourus dont 0 kms de piste– Cumul : 9 480 kms

27
mai

Malgré le beau soleil, il faut bien rentrer en France. Et puis nous attendons les artisans qui vont démolir notre cuisine le lundi 3 juin. Nous prenons donc à regret la route pour Caceres que nous avons bien l’intention de visiter puisqu’à l’aller le temps épouvantable nous a fait gagner Algésiras très rapidement. Nous arrivons vers 17h30 et nous installons sur l’aire de camping-car qui se trouve au pied de la vieille ville. La température est douce et nous montons à pied visiter cette jolie petite ville mediévale. Très bon dîner au restaurant Taperia Yuste situé sur une petite place derrière la playa Major. Nuit chaude et calme.

🚐 472 kms parcourus dont 0 kms de piste– Cumul : 9 952 kms

28
mai

Départ vers 10h00 de l’aire de Cáceres juste après le ballet des éboueurs qui apportent l’ensemble des poubelles de la ville dans les grands containers situés tout près du Sprinter !!! Après 2 heures de route nous arrivons à Salamanque. Nous garons sur le parking du Lidl après le pont et partons visiter la ville à pied. Nous sommes à 15-20 mn de la Plaza Mayor que nous admirons avant d’aller déjeuner de tapas. Après la visite de la Casa de las Conchas spectaculaire et photogénique, nous arrivons enfin à l’Université de Salamanque, une des plus vieilles d’Europe, que je suis impatiente de visiter. Elle présente un très beau fronton sur la rue. L’ancienne prof que je suis est très émue d’observer dans une salle de classe les bancs et les pupitres tout patinés des étudiants conservés depuis les 15èmes et 16ème siècles. Puis, nous nous promenons dans le cloître de l’hôpital des étudiants qui abrite « le ciel de Salamanque » une peinture du 16ème siècle qui représente les signes du zodiaque. Une très belle visite à ne pas manquer !

Enfin, nous entrons dans la cathédrale très espagnole et donc très baroque mais qui recèle un beau bijou : l’ancienne cathédrale romane conservée et son magnifique retable du 13ème siècle. Salamanque est une très belle ville animée par de nombreux étudiants et qui offre , outre ses joyaux culturels, une très belle ambiance. Nous regagnons notre véhicule et décidons d’aller dormir au camping Elastral à Tordesillas 100 kms au nord de Salamanque. 🚐298 kms parcourus dont 0 kms de piste– Cumul : 10 250 kms

Plaza Major
Casa de Las Conchas
Université de Salamanque
Université de Salamanque - Détail
Université Salamanque - Cloître
Retable Cathédrale romane

29
mai
29
mai

Aujourd’hui, notre objectif est de rallier Burgos dans le même esprit que la veille : déjeuner, visiter puis repartir un peu au nord bivouaquer au bord d’un lac. Déjeuner dans le restaurant Mojito de morcilla (boudin au riz spécialité de Burgos) et de calamars grillés puis ballade dans la ville (tour de la cathédrale, Plaza major, arc Santamaria, paseo…). Pas de visite car nous avons déjà beaucoup donné la veille.

Nous reprenons le Sprinter pour aller acheter du vin à Al Campo et ressortons avec 6 bouteilles du fameux ribeira del duero que nous aimons beaucoup : La Planta …Ainsi stockés nous nous dirigeons vers Pancorbo, un lieu en pleine nature repéré sur Park for night. Notre bivouac se situe juste au dessous de la forteresse en ruines de Santa Engracia. Le site est magnifique et nous sommes face à d’immenses prairies où galopent un grand troupeau de chevaux et ses poulains. Au coucher du soleil, nous montons à la forteresse. Très beau panorama à 360 ° sur toute la plaine de Burgos. Il fait froid : 13 °C et nous dinons dans le camion mais avec la porte grande ouverte pour admirer le ballet des chevaux qui jouent dans la prairie. Très bonne nuit fraîche : 6° C le matin. 🚐 233 kms parcourus dont 0 kms de piste– Cumul : 10 483 kms

Burgos
Burgos
Burgos
Pancorbo
Pancorbo
Pancorbo

30
mai

Un peu de chauffage nous a bien aidé à sortir de dessous la couette ce matin !!! La température atteint 14°C et c’est encore un peu frais lorsque nous prenons notre petit déjeuner. Nous avons perdu l’habitude de ces températures au Maroc ! Sur la route de Pampelune, nous nous arrêtons à Vittoria Gasteiz pour compléter notre stock de vin espagnol ! Croyant bénéficier d’une promotion, nous découvrons qu’il s’agit de bons d’achat à valoir la semaine suivante. Cela fait le bonheur de la dame qui est derrière nous à la caisse !

Arrêt pique-nique près de la grotte de Lèze à Ziordia 60 kms avant Pampelune. Très bel endroit avec ânes et chevaux et jolie ballade « un peu boueuse tout de même » jusqu’à la grotte. Nous repartons car il est encore tôt mais cet endroit est éventuellement un joli lieu de bivouac…(voir P4N).

Le rythme est tranquille, la route est jolie, nous ne sommes décidément pas pressés de rentrer... Après avoir passé le col de Roncevaux, nous décidons de nous arrêter à St Jean Pied de Port au camping municipal situé au pied de la vieille ville. Très bon dîner au restaurant « Le chat perché ».

🚐249 kms parcourus dont 0 kms de piste– Cumul : 10 732 kms

St Jean Pied de Port
St Jean Pied de Port
31
mai

Cette fois, c’est sûr…nous rentrons à la maison. M Puget, le peintre, vient de confirmer son arrivée lundi matin pour démolir la cuisine. Il faut rentrer pour la vider entièrement avant son arrivée ! Le week-end va être chargé...Nous quittons le camping vers 10h30. Il fait très beau. Nous nous arrêtons pour vidanger cassette et eaux usées sur une aire d’autoroute face aux Pyrénées enneigées et nous y pique niquons. À 16h30, nous sommes de retour à Saint-Orens et franchissons le portail du jardin... C’est la fin d’un très beau voyage. 🚐 306 kms parcourus dont 0 kms de piste– Cumul : 11 038 kms

Pendant 88 jours (du 5 mars au 31 mai) nous avons parcouru 11 038 kms dont 1 104 kms de piste. (247 kms de piste seuls et 857 kms avec Louis Michel et Christine)

Itinéraire complet du 8 mars au 26 mai