Carnet de voyage

Nos vacances au Nouveau-Brunswick

12 étapes
2 commentaires
Par Uobuob
Une vieille tente-roulotte, 6 personnes, 12 jours... toute une aventure!
Juillet 2018
12 jours
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05h00 – Oops! Le réveil-matin décide de nous garder à la maison, le vilain! Ce n’est pas dramatique, une heure de sommeil en bonus. Toutefois, les kids dormiront-ils suivant le plan d’origine?

05h15 – C’est le départ! Après deux minutes de route, on demande aux enfants de fermer les yeux en espérant qu’ils s’en tiennent au « plan » (dont ils ignorent l’existence). Éliott, fatigué (trop peu dormi, l’ado!), réagit à quiconque produit plus de 2 dB en sons quelconques. Louis pleure mais il essaie quand même de ne pas pleurer trop fort… merci Louis pour tes efforts!

Alexandrine, la première à s'endormir.

05h20 – ARRÊT! On a oublié de cadenasser la tente-roulotte! On fait un petit ajustement et on repart.

05h40 – ARRÊT! Les vélos accrochés à l’arrière de la tente-roulotte disparaissent du champ de vision de Sophie qui s’arrête bien rapidement. Bon… le rack à vélos ne tient pas, on sort les straps rouges pour serrer tout ça ensemble mais ce faisant, on se rend compte que la porte de la tente-roulotte ne reste ni fermée, ni verrouillée! On reprend la route avec la pensée magique que tout va tenir. Sophie regarde les vélos dans le rétroviseur aux 12 secondes et Christian observe la porte de la tente-roulotte quand il ne lit pas, ne fait pas de sudoku ou n’écrit pas ce blog… finalement, QUI SURVEILLE LA PORTE? À suivre…

06h15 – Tout le monde dort! Il faut croire que le plan a fonctionné après tout! Cependant, fonctionnera-t-il au point de nous faire déjeuner à Rivière-du-Loup à 9h30? On en doute!

07h25 – Bon… Christian ne le dit pas mais il a déjà une envie de pipi qui le tiraille. Orgueilleux, il ne veut pas être la cause du prochain arrêt alors il sert les cuisses et se fait « un nœud d’dans ». By the way, il faut cesser l’utilisation de cette expression. D’une part, c’est physiquement impossible et d’autre part, ça fait mal simplement à imaginer! De toute façon, le fait d’en parler (ou d’en écrire?!?) ne fait que lui rappeler qu’il a envie. Si seulement Édouard pouvait avoir envie lui aussi… juste cette fois! Maudit sois-tu, café!

07h37 – 1er appel de la faim… Édouard demande « Prochain Tim (Horton) qu’on voit on peut tu arrêter? » (Désolé de la médiocrité de ce français parlé, on travaille là-dessus). On lui explique calmement que « NON! »… qu’il faut faire un maximum de route avant d’arrêter parce qu’on a 8 heures de route à faire aujourd’hui… QUOI? 8 HEURES? C’est donc bien loin Brossard!

07h40 – On aperçoit le pont de Québec! Sophie se met à chanter du Loco Locass et salue de loin son frère Jimmy, de l’autre côté du pont. Il doit tellement se dire « Ils sont malades de faire toute ce chemin avec 4 enfants! ». En passant, une pancarte vient de nous annoncer que Rivière-du-Loup est à 190 km d’ici… on sert les cuisses!

07h50 – Alors que Christian prend quelques photos, Éliott annonce ses couleurs : « Ne prenez pas de photos de moi pendant que je dors ». Merci pour les beaux souvenirs Éliott! À y repenser, puis-je prendre des photos de lui? Sa prise de position stipule que l’interdiction ne vise que le temps où il dort, mais voulait-il dire maintenant? Sommes-nous dans un paradoxe? Qui sommes-nous? Pourquoi la vie? OK arrêtons…

07h56 – VICTOIRE! Édouard a envie de pipi! Malgré tout, on ne s’arrête pas tout de suite. (D’OH!)

*** Pipis de Édouard sur la route aujourd’hui : 14 ***

08h00 – Tout le monde est réveillé! En observant le paysage, Louis dit « Maman, je crois que cette ville c’est la plus belle! » Haaaaaaa, cute!

La bonne humeur est au rendez-vous après un petit dodo de 2 heures.

08h30 – Arrête déjeuner au Tim Horton de Montmagny (on est loin de Rivière-du-Loup!), gracieuseté des élèves de Christian (Merci!). AU menu : Tim Matin, bagels, croissants, cretons, chocolats chauds et cafés vanille française. Tout est bon, tout est plaisant. Louis adore son sandwich Tim matin (« C’est le meilleur ») jusqu’à ce qu’il se rende au fromage fondu, après quoi il se met à le détester amèrement (« Yeurk, c’est dégueu! »). Après l’avoir dérobé de sa saucisse et de son bacon, Louis offre son semblant de sandwich à Édouard, notre éboueur culinaire adepte de récupération, qui ne se plaint pas de manger un Tim matin tout déchiré. Ensuite, dernier check-up sur notre « amanchure broche à foin » mais tout tient alors on garde notre pensée magique! 9h10, on repart, beaucoup de route nous attend!

Premier déjeuner sur la route à Montmagny.

09h50 – La rallonge électrique de notre tente-roulotte voulait se dégourdir un peu alors elle a ouvert la portière et s’est sortie la tête, pendouillant dangereusement de la boîte, avide d’air frais et de liberté. Aussi, on vient tout juste de croiser St-Roch-des-Aulnaies et La Pocatière, nos destinations au retour du Nouveau-Brunswick. Les paysages sont superbes!

10h05 – ARRÊT – On brime les rêves de notre rallonge électrique qui rentre dans sa cage. En allant vérifier, on se rend compte que le rack a vélos n’est plus attaché à notre tente-roulotte et menace de se suicider sur la route. On l’attache en vissant le mousqueton correctement cette fois-ci. *** Edit : Ça se dévisse tout seul, c’est arrivé à deux autres reprises dans le voyage. ***

11h35 – Nous voici au Nouveau-Brunswick! Étrangement, Sophie commence à parler avec un accent, Christian a des pinces qui lui poussent au bout des bras et on vient de croiser Zachary Richard qui faisait du pouce! Bien non, c’est des blagues… c’était Wilfred Lebouthillier!

13h15 – Bon… il faut se rendre à l’évidence, le rack à vélos à l’arrière de la tente-roulotte va lâcher, c’est une question de temps. Alors, au lieu de jouer les touristes à Grand-Sault (les gorges sont superbes), on part à la recherche d’un rack à installer sur le toit de la minifourgonnette puisqu’on en a déjà un à l’arrière qui tient 3 vélos. Sport Expert, Canadian Tire, WalMart… rien! Nada! Il semblerait que cette « technologie » ne se soit pas rendue à Grand-Sault! *** Edit : … ni au Nouveau Brunswick de façon généralisée! ***

14h45 – Pensée magique quand tu nous tiens… C’est avec une bonne dose de stress que nous entamons le voyage vers Fredericton avec une amanchure encore plus amanchée, notre rack à vélos étant passé d’un angle plat à un grand V.


Notre rack à vélos, très tôt dans le voyage!

16h14 ou 17h14 ou … – Nous venons de réaliser que nous avons changé de fuseau horaire quelque part sur la route. Nous avons perdu une heure!... ou alors est-ce parce qu’on a passé plus de temps que l’on pense à chercher une f***** solution pour le rack à vélos? Le temps passe si vite. So far so good, on touche du bois, le rack à vélos tient toujours comme Kurt Russell dans Backdraft (scène « tu tombes, on tombe! »), face qui shake en moins.

18h15 – Après un petit arrêt à l’épicerie de Fredericton (IGA Coop), on part à la recherche du camping Wark’s point, en « banlieue » de cette grande ville. Avec la carte plus ou moins précise que l’on a (celle qui vient du guide touristique du Nouveau-Brunswick), c’est bien difficile de s’orienter. On appelle au camping pour les avertir que l’on va arriver un peu plus tard… et nous étions sensés arriver à 16h00!

19h10 – Après s’être arrêté pour demander notre chemin, nous croyions être près du camping… bien non! Encore de la route avec beaucoup trop de trous et de bosses que notre rack peut endurer. Tant pis, on doit arriver avant 20h00!

19h30 – On arrive au camping!... qui n’en a vraiment pas l’air! On est pourtant à la bonne adresse! Christian va cogner à la porte et un homme clairement intoxiqué lui répond que cette maison est celle du propriétaire du camping et non le camping lui-même! Encore de la route!

19h55 – Après avoir cherché la route de terre pendant longtemps et avoir roulé dessus pendant encore plus longtemps, à 5 kM/H on arrive enfin au camping, stressés et épuisés, avec des enfants qui ont été tranquilles pendant 14 heures mais qui ont maintenant besoin de sortir. On nous apprend alors que c’est un camping SANS ÉLECTRICITÉ ET SANS EAU POTABLE! Pourtant, Internet disait le contraire! Trop tard pour changer, on est là et on ne bouge plus de là. Que va-t-on faire de la nourriture dans la glacière électrique présentement branchée dans la minivan? Va-t-on vider notre batterie pour garder nos emplettes en vie? Bon, tant pis. On s’installe, on lève la tente-roulotte et le premier enfant à entrer dedans brise une pole à rideau! Tant pis… encore! *** À partir de ce point, la tente-roulotte prend officiellement le nom de Délima. À voyager tous les jours avec elle, elle méritait un nom. *** Quand Délima est enfin installée, on respire enfin! Alors, on part en escapade, croissants en main, pour aller se changer les idées sur le bord de la l’eau. On y lance des galets, Éliott réussit à faire 13 ricochets! On prend quelques photos puis on retourne s’installer devant un feu avec des chips pour oublier les moments de stress de la journée. On décide de reporter le problème du rack à vélos au lendemain pour décompresser. On rit, on mange, on jase puis Hop! Dodo!

Quelques clichés au bord de l'eau.
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9h30 – On se réveille et le stress aussi! On ramasse à gauche à droite et après avoir mangé et tout rangé, on est prêt à « pinner » la tente-roulotte. En forçant en imbécile, Christian a le dos qui barre! *** Edit : Un mal qui va le suivre longtemps… même aujourd’hui, 18 juillet! *** Pour diminuer notre stress face à notre rack à vélos souffrant de Parkinson en phase 4, on décide de lui confier qu’un seul vélo et le deuxième, qui n’entre pas tel quel dans la voiture doit être charcuté. En d’autres mots, on lui retire le pneu avant afin qu’il puisse entrer dans la valise de la minivan. Finalement, on quitte à 12h30, plus capables de ce camping, sans dire bye bye à Vicky et Rob.


On quitte le camping.

13h30 – En téléphonant chez Radical Edge à Fredericton, on nous informe qu’ils ont UN rack à vélo une place à installer sur le toit, en vente à 179,99! Au diable le rack, on poursuit en espérant qu’à Moncton on aura plus de chance.

16h00 – Après avoir passé à travers Moncton en demeurant sur l’autoroute, on arrive au camping de Parlee Beach. Au premier regard, ça a l’air ordinaire, sans plus (Édouard dit « Ark! » mais en le découvrant peu à peu… *** Edit : et même à y repenser plusieurs jours plus tard… *** … Wow! Nous avons un beau site avec un seul voisin et une salle de bain très près. Sans surprises, Louis fait du site voisin son terrain de soccer. Les grands visitent les alentours pendant que les adultes essaient de monter et organiser le site, et Délima. Après avoir avancé et reculé pendant 10 minutes devant des voisins qui semblent trouver le spectacle hilarant, la tente-roulotte, Délima, est enfin en place. Cependant, on ne peut pas l’ouvrir, la clé de cadenas qui la maintient « pinnée » manque à l’appel! On n’a pas le choix, on demande au personnel du camping de venir nous aider et on nous envoie Robert qui s’essaie avec deux paires de pinces « long nose » mais qui finit par opter pour une scie à métal. Quelques traits de scie et le cadenas lâche. Pfiou! En « dépinnant » Délima, Sophie échappe la barre anti-torsion sur son pied… à son tour de souffrir! Les grands reviennent d’un tour à la plage complètement émerveillés… bien hâte de voir ça! *** Edit : La découverte de cette plage avec son frère constitue pour Éliott le plus beau moment de son séjour, se confie-t-il à quelques minutes de la maison, au retour. ***

Parlee Beach, enfin!

20h15 – Après avoir souper gastronomiquement aux hot-dogs, on se rend à la plage pour zyeuter (oui oui, c’est ainsi que ça s’écrit!) les lieux afin de déterminer si on allait y passer la journée du lendemain. STUPÉFIANT! On arrive là pour y découvrir un large coin de paradis sablé en plein coucher de soleil. La marée est basse alors on peut marcher loin et longtemps dans l’eau chaude, salée et peu profonde. Éliott et Édouard partent à courir en fous et Louis, incapable de se contenir dans un si grand terrain de jeu, les suit à la course, n’oubliant pas de piler dans chaque étendue d’eau, du ruisseau à la flaque! Zut, on n’a pas les maillots! C’est décidé, on y revient demain!

Découverte de Parlee Beach en soirée.

21h30 – De retour au camping, on passe à travers l’agréable épisode des douches en camping. À 1,00$/5 minutes, il ne faut pas s’éterniser! Sophie n’arrive pas à partir de feu, faute de bois d’allumage, alors on se couche, bonne nuit tout le monde!

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09h30 – On se réveille tard après une bonne nuit de sommeil. Au menu : des toasts, des toasts et encore des toasts! Cependant, des toasts de camping, ça se mange comme du popcorn! En faisant bouillir de l’eau pour laver la vaisselle, le breaker de notre seule prise saute et le personnel du camping est encore obligé de venir nous aider, Robert (prononcé en anglais svp) joue encore une fois au superhéros. Sophie fait TOUT pendant que Christian tente de réassembler le vélo de Sophie désassemblé à Wark’s Point pour donner une pause à notre rack à vélos en phase terminale. Remettre la roue en place, c‘est très facile, mais resserrer les freins, c’est un travail d’horloger! Quand c’est enfin fait, on part en vélo pour la plage Parlee, à 5 minutes de là, avec des sacs et des jouets à ne plus finir pour être certains d’avoir toute la misère du monde à pédaler.

11h30 – On arrive à Parlee Beach et là commence une journée MÉMORABLE. Voici en rafales les « highlights » sans ordre particulier :

· C’est la marée haute à notre arrivée, mais on peut encore marcher loin et longtemps. L’eau, plus froide que la veille, est rafraichissante. Les vagues ne sont pas très hautes mais assez pour constituer des obstacles de taille pour la progression de Louis et Alexandrine.

· Tout le monde s'amuse dans le sable, jeunes et vieux!

Jouer dans le sable... une activité plaisante à tout âge!

· On joue au volleyball, au soccer, au frisbee sur la plage, tantôt dans le sable chaud, tantôt sur le sable mouillé ondulé par la marée qui descend peu à peu. On s'amuse de toutes les façons possibles!

Plaisir à Parlee Beach.

· En se retirant, la marée haute a déposé au sol des trésors que nos trésors s’amusent à trouver, rassembler, collectionner et admirer : coquillages de toutes sortes, carcasses de crabes et homards, cailloux de toutes formes et couleurs et même une écaille d’arachide que Louis a pris pour un coquillage!

· L’océan regorge de vie! On y voit des méduses mortes (bleues) et vivantes (rouges). Éliott en filme même une avec sa caméra d’action de style « GoPro ». Chaque coquillage trouvé dans l’eau renferme un Bernard-l’hermite! Étrange comment cette espèce joue avec sa coquille. On s’amuse à les laisserse promener dans le creux de nos mains. Christian trouve même un escargot vivant! Au lieu de voir sortir des mini pattes et des mini pinces de la coquille, c’est plutôt une espèce de langue noire qui en sort pour ausculter les environs. Alexandrine parle avec les Bernard-l'hermite que nous pêchons et tente de les nourrir de coquillage et de sable.

Pauvres "Bernies"... en espérant qu'ils n'aient pas été trop traumatisés!

· On achète le dîner à la cantine de la plage : croquettes, frites, hot-dogs et poutine (délicieuse!) et on mange dans un parc où tout le monde s’amuse. Louis se fait même un nouveau copain!

· On croise des Québécois qui nous suggèrent fortement de visiter Fundy, ce qui était prévu pour aujourd’hui, à l’origine.

· Éliott se fait enterrer vivant dans le sable chaud de Parlee.

La plus jeune momie recensée.

· En fin d’après-midi, alors que Christian et Édouard se font des passes au soccer/volleyball (on ne sait plus trop…), Louis et Éliott se choisissent des coquillages à rapporter en souvenir tandis qu’Alexandrine est bien recroquevillée et accotée sur sa maman d’amour.

16h30 – Retour au camping, on prend nos douches (beuhhhh), on fait du lavage et on se permet une petite pause au parc avant d’aller souper à Shédiac. En courant, Louis perd pied et fait accidentellement une roulade avant de type « contortion chest roll » (vous rechercherez sur Internet). Ne sachant pas s’il doit rire ou pleurer pour une douleur qui n’est pas vraiment là, il regarde son père qui dit « Wow! » alors, les pleurs sont évités de justesse. Édouard s’amuse à botter le ballon entre les jambes de tous ceux qui marchent entre notre site et la salle de bain. On quitte le camping en direction du quai, où l’on nous a conseillé d’aller pour trouver de bons restos. On fait rapidement demi-tour voyant que nous arrivons dans un yacht club très privé qui ne veut pas nécessairement voir une famille de six débarquer.

17h45 – On finit par tomber par pur hasard sur le restaurant où Christian voulait aller : Le Lobster Deck. Comme nous voyageons à « petit budget », c’est le seul restaurant plus dispendieux que l’on se permet de tout le voyage. *** Edit : Étrangement, le A&W du 20 juillet aura coûté presque aussi cher! ***. Surprise : Le Lobster Deck est très loin d’être un restaurant 7 services même si on y sert du homard. Ce restaurant fonctionne un peu comme un Tim Horton : Tu choisis, tu commandes, tu paies, tu attends, tu ramasses ta commande puis tu te choisis une table. Même si on est au « quai du homard », personne ne commande de homard! Burger/frites pour Édouard, fish and chips pour Éliott et les petits, et l’assiette du capitaine que partagent Sophie et Christian avec tous ceux qui veulent goûter. TOUS les aliments sont panés, c’est à se demander si les assiettes elles-mêmes ne le sont pas aussi! Mais… ohhh… combien délicieux sont ces fruits de mer! Sophie et Christian rêvent de manger des pétoncles, crevettes et coques de cette qualité au Québec. En passant, c’est quoi un coque?

Restaurant Lobster Deck... mioum!

19h30 – On sort du restaurant, bien satisfaits (le porte-monnaie un peu moins) pour se diriger vers la statue du homard géant de Shediac. Après quelques clichés, il faut se rendre à l’évidence, les petits (et même les grands) sont fatigués alors la séance photos n’est pas aussi amusant et paisible que l’on voulait. Après une brève visite des boutiques à souvenir durant laquelle Édouard s’achète un superbe collier, on rentre au camping.

Séance photo à Shediac.

20h30 – Malheureusement, il y a un « fire ban » ce soir parce que l’indice d’inflammabilité est trop élevé. Quand va-t-on pouvoir brûler les 3 sacs de bois que l’on a achetés à notre arrivée ici? À voir… *** Edit : Nous ne les brulerons pas à Parlee Beach en tout cas, le « fire ban » a été maintenu durant tout notre séjour là bas! ***. La famille se couche tôt ce soir sauf Éliott et Christian qui s’installent dans l’abri en toile (merci la famille Tousignant) pour y lire un peu face à face avant d’aller dormir.

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06h30 – Beau matin sur le site! Sophie se lève beaucoup trop tôt (6h30) parce que des jeunes campeurs qui ont fêté toute la nuit continuent à manquer de classe et de respect même au petit matin. Malgré sa fatigue, Éliott nous offre en cadeau une marche en macarena jusqu’à la salle de bain! *** Edit : une blague qui reviendra à plusieurs reprises pendant les vacances *** Après avoir tout préparé (linge, lunch, eau, etc.), on part en direction de Alma afin de visiter le Parc National de Fundy.

Départ pour Fundy!

Sur la route, on croise au moins 10 fois la même pancarte faisant la promotion du motel Fundy Rocks.

4 des 983 pancartes identiques étalées sur une distance d'environ 2 kilomètres.

En apercevant la pancarte Hopewell Rocks, on décide d’y faire un petit arrêt. Le sentier n’est pas très long et en peu de temps, une vue majestueuse nous est offerte. En continuant le sentier, on arrive à l’arche des amoureux, l’endroit cliché de Hopewell Rocks, et même si l’on sait à quoi s’attendre, même s’il y a plein de gens, la scène qui s’offre à nous est à couper le souffle! On décide de manger sur place avant de se rendre à Alma.

Visite à Hopewell Rocks.

En visitant la salle de bain du bâtiment principal de Hopewell Rocks, on peut trouver une affiche très étrange nous disant comment utiliser et ne pas utiliser une toilette!

Est-ce vraiment nécessaire en 2018?

14h30 – Le clan arrive à Alma avec les deux plus jeunes qui dorment. Nous aimerions bien faire un tour de bateau mais le seul qui semble en service au quai revient au moment où Christian essaie d’aller s’informer et il y voit à bord un groupe d’adultes qui se sont dit qu’il était midi quelque part dans le monde parce que ça devait faire pas mal de temps qu’ils étaient sur le party! On opte plutôt pour le parc de Fundy. On se rend à un sentier pédestre, Dickson Falls, et on en fait le tour en 45 minutes. Mais ce fut un 45 minutes de ohhh et de ahhh et de belles photos. Un 15,00$ bien investi!

Sentier Dickson Falls.

16h00 – On retourne à Parlee Beach sans oublier de se perdre à Moncton.

Sur le chemin de retour vers Parlee Beach (en se perdant à Moncton).

19h00 – On décide de profiter de la plage une dernière fois alors on s’y rend après avoir soupé, sauf Édouard qui feel plus ou moins et qui préfère demeurer au camping (la photo qui le montre avec le soleil couchant a été prise la veille). Là-bas, on marche dans l’eau, on joue au soccer et on prend de belles photos. Surtout, on joue avec la faune marine de la place et on ramasse les plus beaux coquillages afin de les rapporter à la maison. Sophie trouve un ÉNORME escargot et veut le dérober de sa maison. En panne de courage, elle confie la tâche difficile à Christian. C’est à l’aide d’une clé de maison que Christian réussit après 15 minutes à extirper le mollusque de là. Sans donner de détails, disons que si cet épisode avait eu lieu devant témoins de la mer, une révolution aurait eu lieu et tous les escargots de la terre auraient convergé vers Parlee Beach pour venger la vaine et douloureuse mise à la rue de cet innocent être vivant. On rentre à la maison et on ne veille pas trop tard, c’est tout un matin qui nous attend!

On profite de la plage une dernière fois... snif!
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07h30 – Le cadran sonne et immédiatement on se met à ramasser tout ce qu’on peut (abri, meubles, linge, bois INUTILE POUR L’INSTANT, etc.), comme si la musique de Benny Hill nous dictait le rythme. Les enfants se réveillent les uns après les autres et ils ont droit à un copieux déjeuner (œufs, rôties, saucisses, jambon, etc.) malgré notre départ imminent. Éliott continue de paresser dans la tente-roulotte malgré le peu de temps restant avant l’heure de départ : 11h00.

10h45 – CATASTROPHE! C’est alors qu’il est dans son lit que l’on réalise que son iPhone manque à l’appel! Nous qui étions si bien partis, voilà qu’il faut tout défaire voire tout démonter mais en vain. Après 45 minutes de recherche on se dit qu’on le trouvera au prochain camping en s’installant. *** Edit : toujours pas trouvé à la fin du voyage! *** Après avoir menacé ses frères et sa sœur de lui révéler où ils ont mis son cellulaire, il se résigne et miraculeusement, il adopte une bonne attitude pour quelqu’un sans sa situation. *** Edit : Une attitude qu’il conservera longtemps! *** C’est avec le cœur gros et BEAUCOUP DE RETARD que l’on quitte Parlee Beach en direction de Bouctouche.

13h30 – Après un parcours sans faute et un arrêt au Subway, on arrive à notre camping. En allant faire le « check-in », Christian est confronté pour la première fois au VRAI français acadien et il tombe sous le charme. Lorsqu’il lui demande « French or English », elle répond « c’est pareil pour moi! ». Nous qui devions partir pour Miramichi en après-midi, nous avons plutôt décidé de passer la journée au camping parce que nous en sommes tombés amoureux. Notre site est immense, nous avons un abri gigantesque, nous sommes à quelques mètres d’un parc, d’un terrain de soccer, d’une surface de hockey et d’un parcours de vélo de montagne. Il y a une piscine chauffée *** Edit : que seul Édouard aura essayée *** et un petit centre d’arcades. Le Wi-Fi se rend partout ici *** Edit : le seul camping de tout notre séjour qui offre ce service « élargi » ***. C’est la première fois que nous sommes tous « zen » pendant aussi longtemps (toute la journée!). Les plus vieux jouent beaucoup au soccer, avec quelques jeunes de la place en après-midi, vont au parc et jouent au billard dans la salle d'arcade.

Notre site au camping Bouctouche Bay.
La famille profite des commodités du camping.

En soirée, c'est avec toute la marmaille des environs qu'une partie de soccer s'organise, ce qui prend l’allure d’une partie de « botte/frappe/crie » qui rend même nos enfants mal à l’aise. (voir les vidéos un peu plus bas). Tout se termine par un agréable feu, enfin possible malgré la chaleur. Pendant la soirée, des Acadiens qui nous ont vus/observés jouer toute la journée et pour qui nos beaux moments en famille semblaient constituer un spectacle, viennent nous donner de la poudre à mettre dans notre feu qui change les couleurs des flammes! Alexandrine ne se peut plus, elle crie haut et fort toutes les couleurs qu’elle voit danser devant elle! Comble de joie, le ciel dénudé de nuages nous offre un spectacle scintillant, on semble voir plus d’étoiles ici qu’ailleurs, comme si l’Acadie était plus près du paradis! Lorsque tout le monde va se coucher, Christian demeure debout pour continuer sa lecture (qu’il compte bien terminer pendant le voyage!) et même les moustiques décident de lui offrir en cadeau un précieux temps de lecture sans piqûre!

Beaux moments en soirée.
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08h30 – Éliott se lève le premier (hein?!?), et toute la famille suit dans les 5 minutes. La séance de paquetage semble être la continuité de la veille… tout se passe à merveille et on se dirige vers Miramichi. Un peu tiré par les cheveux, mais en s’imaginant que le nom de cette ville est en Espagnol, Anglais et Français (Mira-Me-Chie), est-ce que ça veut dire « Regardez-moi faire un numéro 2? » Bon… sûrement pas. Aussi, sur la route, on croise très souvent une pancarte qui semble annoncer la rencontre imminente entre l’homme et l’orignal (voir photos plus bas).

Rencontre historique imminente!

12h30 – En cherchant une station touristique pour trouver notre chemin (notre carte n’est vraiment pas précise!), on tombe complètement par hasard sur notre destination : le parc French Fort Cove qui abrite la station « Over the Cove Zipline », une tyrolienne au-dessus de la rivière Miramichi. En voyant le vide dans lequel il faut se lancer, Édouard n’est plus certain de vouloir tenter le coup, Sophie non plus. Alors, Christian et Éliott, armé de sa caméra d’action bien installée sur son casque pour tout capter, se lancent en premier. Quelle expérience! Ils en reviennent émerveillés! C’est assez pour convaincre Sophie de se lancer à son tour, avec… Édouard! Stressée à l’idée d’un vide menaçant, Sophie doit en plus composer avec le stress et les pleurs de son co-sauteur Édouard. C’est d’ailleurs en le rassurant que Sophie trouve son propre courage et sa force. Édouard veut le faire mais tout semble indiquer le contraire : il tremble, il n’ose pas avancer, sa voix est chancelante… mais il finit par avancer quand même… quel courage! Quelques pas et les voilà dans le vide, survolant la rivière Miramichi à leur tour. Louis, qui a regardé les membres de sa famille se lancer dans le néant et en revenir enchantés veut le faire à son tour! Il ne semble pas stressé ou apeuré. À son tour, il se lance dans le vide, en tandem avec Christian, et crie de joie en volant « over the cove ». La seule à ne pas vouloir l’essayer, c’est Alexandrine mais à voir son expression faciale « à quoi bon? », on voit bien que ça ne l’intéresse pas. Tous « -1 » repartent fiers, même très fiers d’avoir défié ses peurs et appréhensions. On peut maintenant se diriger vers l’Île Miscou, au bout de la péninsule acadienne.

Tyrolienne à Miramichi... WOW!

15h15 – Sur notre route, on se permet une petite pause « crème glacée » pour réaliser qu’au Québec on se fait arnaquer! 23,00$ et tout le monde a bien mangé, surtout la petite qui répète sans cesse qu’elle va tout manger! Voyez par vous-mêmes les prix sur la photo ci-bas.

Pause crème glacée.

16h00 à 16h30 – Mystérieusement, on ne portant pas assez attention, nous semblons avoir fait demi-tour et nous repassons par le même chemin que tantôt, nous revoyons les mêmes édifices mais nous ne savons pas OÙ et COMMENT nous avons pu revenir sur nos pas de la sorte! Il semblerait qu’une force nous empêche d’aller sur la péninsule acadienne, comme si les Bourassa n’y étaient pas les bienvenus. Refaisons le chemin pour voir…

On tourne en rond en route vers Miscou.

16h40 – Même en tentant un autre chemin, c’est l’échec et cette fois nous le savons que nous faisons demi-tour mais pour aller chercher QUOI? Dans quelques minutes, Christian pourra reprendre un 3e cliché de la jolie petite église blanche et qui sait, ce cliché sera peut-être meilleur que les deux autres! (jugez par vous-mêmes).

Une brisure dans l'espace-temps nous fait revoir les mêmes paysages même en passant par d'autres chemins!

17h00 – On finit par demander notre chemin dans un dépanneur et la demoiselle, bien gentille, commence à dicter par cœur TOUT le chemin jusqu’à Miscou en pensant que Christian va garder en tête tous les « croches à gauche », les « croches à drouette » et les « sets de lumières »! On parle d’environ 20 indications qui se terminent par un « … pis là j’m’en souviens pu ». Malgré tout, avec ses premières indications, les seules que Christian ait véritablement comprises, on tombe sur la 113 tant recherchée qui devrait nous mener à bon port.

Paysages en chemin vers Miscou.

17h25 – En arrivant au camping, on ne peut s’empêcher d’être un peu déçus. On revient de 4 nuits dans de belles accommodations et le camping semble un peu vide. Ça manque de « WOW ». *** Edit : … Tellement pas! *** Pourtant, la vue est magnifique! De notre site, on voit la baie des chaleurs à perte de vue et le soleil miroite sur l’eau. Les sites sont séparés par des vieilles cages à homards empilées, ça a un certain charme. On prépare le souper pendant que les enfants scrutent les environs et on a de la difficulté à apprécier le paradis dans lequel on vient de tomber. La plage de Parlee Beach était sublime, le camping Bouctouche Bay était parfait et ici, au camping La Vague… disons qu’on réserve notre jugement. On va laisser passer la journée et on pourra se prononcer ensuite. D’ici là, on espère que les enfants apprécient, c’est nécessaire à notre propre appréciation!

Arrivée au camping La Vague.

18h45 – Après avoir soupé, on ramasse et pendant ce temps, les grands vont à la plage et les plus jeunes jouent sur notre site. Une famille installée près de nous vient se présenter et… il habitent Granby, à quelques minutes de chez nous! De là l’expression « little big planet »! Eux et leurs amis ont des enfants d’un peu tous les âges, comme nous. Lorsque la vaisselle est lavée et que tout est ramassé, la famille descend à la plage… littéralement… de notre site, on descend 12 marches et on a les pieds dans le sable! On marche dans l’eau pendant près de 2 heures en s’arrêtant à chaque pierre et chaque coquillage! L’eau est chaude et transparente, la plage est quasi déserte et tout le monde est de bonne humeur. Notre voisin de camping pêche de la plage et à son premier lancer, il sort un bar rayé imposant, jusque au moment où on passe près de lui! On en profite pour expliquer aux plus jeunes que le poisson que l’on mange aux repas vient de la mer comme celui-ci… non mais on est prof ou on ne l’est pas! *** Edit : À chaque repas « poisson » durant les vacances et après les vacances, Louis demande toujours : « est-ce que c’est un poisson péché dans la mer? » ***. On revient au site enchantés mais on se fait mitrailler par les moustiques! On passe la fin de la soirée avec Délima (dans la tente-roulotte) parce que de toute façon, il y a encore un « fire ban ». Après avoir couché les plus jeunes, on s’installe pour jouer notre première partie du jeu de société coopératif « The Hobbit », et comme c’est la première fois, l’apprentissage des règlements du jeu avec un faible éclairage prend environ 90 minutes! On y joue jusqu’à 00h10 (BONNE FÊTE SOSO!) et ensuite, bonne nuit!

Première soirée à Miscou... et on tombe sous le charme!
7

08h30 – Tout le monde se lève (sauf Éliott… encore…) et on prépare tranquillement le déjeuner.

Premier réveil à Miscou.

Peu après, on se permet encore une longue marche sur la plage mais dans l’autre direction cette fois. Christian pêche un crabe avec ses mains, Éliott essaie de battre le record du monde de ricochets avec les galets qui pullulent (environ 30! Bravo!), Édouard est tout à l’envers parce qu’une bouteille de plastique vide flotte au large mais qu’il est incapable d’aller la chercher (« ça va tuer un poisson! »), Louis est fasciné par ses trouvailles et Alexandrine marche dans l’eau en se laissant tremper jusqu’aux épaules. Maman joue au photographe et essaie d’immortaliser chaque moment… et ces moments sont beaux, simples mais empreints de bonheur et de sérénité. *** Edit : Ces marches dans le sable sont parmi nos plus beaux souvenir de vacances. ***

Beaux moments en famille à la plage.

13h00 – Après avoir diné, on entame la chasse aux trésors des Îles Miscou/Lamèque. Il nous faut trouver des réponses à des questions en visitant des sites bien identifiés. Aujourd’hui, nous nous concentrons sur Miscou. *** Edit : Ça en restera là, on a préféré la quiétude du camping à une visite culturelle. *** Nous nous rendons d’abord au vieux phare (1856). Ça sent le « vieux » et à l’intérieur, on se sent transportés. Bien que des panneaux nous racontent l’histoire du phare avec des photos en noir et blanc, l’histoire du phare émane du phare lui-même! Au sommet (96 marches, 80 pieds), la vue est magnifique mais Sophie et Éliott ont un peu plus de misère à vraiment l’apprécier… c’est haut et étroit! Édouard est à l’aise et Christian doit surveiller les plus jeunes de près… étrangement, Louis et Alexandrine n’ont aucunement peur et vont jusqu’à courir en rond le long de la main courante! D’en haut, on peut admirer ce que les gens de la place veulent dire par « tourbière naturelle ». Après la visite, toute la famille se rend au bord de l’eau et, comme partout ailleurs, on se met à lancer des roches dans l’eau. Sophie essaie de prendre des photos des phoques qui nous font des coucous au large mais seulement 3 de ses 1416 clichés y parviennent vraiment. Alors que l’on tire des cailloux, Édouard se blesse en en lançant un à l’eau. (vraiment?!?).

Le Phare de Miscou.

15h30 – Ensuite, on fait un petit arrêt au lac Frye, un site d’observation d’oiseaux internationalement reconnu… que les oiseaux semblent bouder. Malgré tout, c’est l’un des sites de la chasse aux trésors. On y prend quelques photos loufoques puis on se rend à Shippagan, à l’Aquarium où on passe environ une heure à observer des poissons, crustacés et mollusques de toutes sortes et surtout, à observer les phoques en plein repas qui nous offrent un spectacle digne d’un cirque! Dans un bassin, on est invités à toucher et manipuler des mollusques : oursins, pétoncles, … et Sophie est toute mal à l’aise des mettre ses doigts dans les yeux d’un concombre de mer! (vraiment?!?). On sortant de l’Aquarium, on joue dans le parc à l’extérieur (en forme de bateau) et Christian de voit confié le rôle du requin dans un jeu où il doit toucher aux marins à bord du bateau sans pouvoir y aborder.

Le lac Frye et l'Aquarium de Shippagan.

17h00 – On DOIT passer par l’épicerie parce que le bœuf acheté il y a quelques jours semble vouloir reprendre vie. On se rend au supermarché « Indépendant » qui porte bien son nom parce qu’on dirait qu’aucun producteur, distributeur ou fournisseur n’a voulu s’y associer tellement il n’y a pas de choix! Ça risque d’être « pwet pwet pwet » comme souper de fête pour Sophie!

17h30 – En revenant au camping, on se rend compte qu’on a été chanceux que notre abri cuisine ne s’envole pas! Il vente à écorner les bœufs et nos voisins ont pris soin de rattacher des pièces fragiles et ont gardé l’abri sous surveillance pendant notre absence. Merci! Christian cloue l’abri au sol pendant que Sophie commence à préparer le souper.

Les vents sont forts!

18h45 – La préparation a été longue mais finalement le souper est délicieux! Au menu : brochettes de poulet et morceaux de poulet marinés, fèves, riz, nouilles Sidekick et vin rouge pour les adultes (merci encore aux élèves de Christian!). Après un souper agréable, Sophie, inspirée par notre voisin Louis, a une lubie : « Et si on allait pêcher? » Christian va emprunter la canne à pêche personnelle du propriétaire du camping (merci Léonard!) et lui achète des appats et ce dernier explique à Christian comment s’y prendre si jamais on pêche un bar rayé, THE poisson de la place. *** Edit : Une chance qu’il l’a fait, ça a des dents ce truc-là! *** Sur la plage, le vent et les vagues sont de plus en plus forts! On s’installe tranquillement mais moins de 5 minutes après que la ligne soit à l’eau, ça mord! Christian ramène sa ligne et hop! Un bar rayé de 50 cm! Christian applique la technique raffinée de Léonard qui consiste à piler sur le poisson pour l’empêcher de bouger pendant qu’on lui entre deux doigts dans les ouïes, derrière les opercules, mais pas trop loin, on peut sentir ses dents! En faisant cela, ça force le poisson à ouvrir la bouche (est-ce vraiment le cas?). Ensuite, on le soulève de façon à ce qu’il soit à la verticale car de cette façon, il se débat moins (est-ce vraiment le cas?). On peut alors retirer l’hameçon sans crainte (est-ce vraiment le cas?). Christian réussit plutôt rapidement et, sans seau, sans attirail, on n’a pas d’autre choix que de mettre le poisson vivant dans un sac de plastique. Risque-t-on d’engendrer une révolution rayée cette fois? On est tous en extase, voire frénétiques et Sophie veut tenter sa chance… et la chance lui sourit aussi! Moins de 5 minutes après avoir lancé sa ligne à l’eau, Sophie en extirpe un deuxième bar rayé qui ira rejoindre son ami suffoquant dans le sac de plastique (désolé, mère nature). C’est la pêche miraculeuse! Malheureusement, la chance ne sourira pas à Édouard qui essaiera à son tour, sans succès. Malgré cela, Édouard ADORE l’expérience! Éliott a tout manqué, il a préféré aller jouer au parc avec ses nouveaux amis. Sur place, notre voisin Louis, inspiré par notre pêche « beginner’s luck », s’installe à son tour en nous disant qu’il a laissé sur notre table son attirail pour dépecer nos prises. Merci Louis! De plus, un pêcheur expérimenté vient saigner nos poissons et explique à Christian comment dépecer nos bars rayés… ça a l’air si simple! *** Edit : ÇA NE L’EST PAS DU TOUT! ***

La pêche miraculeuse à Miscou.

21h30 – On revient à notre site, Sophie s’occupe des petits et Christian s’installe pour une périlleuse aventure. Le vent est vraiment très fort et les moustiques font rage malgré tout, dehors comme dedans! Quand Christian termine enfin de charcuter nos prises en tentant de les faire ressembler à un lointain cousin du filet, il va se doucher (forte odeur de poisson oblige) et au retour, alors qu’une partie de The Hobbit attendait la famille, Éliott tombe au combat et glisse doucement dans les bras de Morphée… bonne nuit Éliott! La soirée se poursuit, Sophie, Christian et Édouard donnent une 2e chance à leur nouveau jeu de société et y jouent longtemps. Naturellement, le paternel gagne (hihi!) mais comme c’est un jeu coopératif, on est tous très heureux d’avoir « battu le jeu » ensemble. Maintenant, 00h10, bonne nuit!

Soirée jeu de société sans Éliott (snif!).

00h10 à 03h30 – Les moustiques rendent le sommeil difficile à trouver! De plus, la pluie martèle maintenant Délima de tous côtés alors on doit fermer les fenêtres et le vent nous brasse sans répit, ce qui fait ouvrir la porte extérieure régulièrement. Pour ajouter au malheur, Éliott pousse Louis en bas du lit par deux fois et le frigo électrique arrête de fonctionner parce que tout notre brouhaha l’a lentement débranché de la prise murale et bien entendu, c’est à 03h00 du matin qu’il faut que ça arrive et non à 22h00 pendant qu’on est tous debout!

8

08h30 – On se réveille et ça fait du bien de sortir de ce four! La pluie est terminée mais le vent demeure… *** Edit : … et ça restera ainsi toute la journée ***. Les vagues sont hautes et fortes, même qu’aux dires des gens de la place, pareilles vagues sont très rares! On devait terminer notre chasse aux trésors aujourd’hui mais on prend la décision tous ensemble de demeurer au camping.

Réveil paisible après une nuit agitée!

Nos grands se sont liés d’amitié avec les autres enfants de la place alors à toute heure ils disparaissent. Aujourd’hui, plus que les autres jours, on décroche VRAIMENT. iPhone, PS3, Facebook, CandyCrush, MagicOnline, YouTube… tout ceci semble si loin voire si inutile dans pareil lieu! Sophie et Christian se rendent au Parc avec les plus jeunes pour aller rejoindre les plus vieux qui, justement, jouent avec leurs amis. Étrangement, quand on arrive, tout le monde s’en va, comme si les Bourassa faisaient peur aux autres! (peut-être est-ce le cas?!?)

Les Bourassa au parc.

12h30 – Pour dîner, on sort notre plaque électrique et on fait des pancakes Aunt Jemina qui ne nécessitent que de l’eau. En les préparant, ces crêpes ont l’air si bonnes! Cependant, au goût, c’est autre chose! On a l’impression de manger des éponges de mer qui goûtent la farine salée, alors ça prend beaucoup de sirop d’érable pour en faire oublier le goût! De plus, l’effet « éponge » se fait ressentir dans le ventre après l’ingestion… on croirait que ces « chevaux de Troie » attendent d’être à l’intérieur pour vraiment faire sentir leur présence!

Préparation du dîner crêpes... à oublier!

14h00 – On ne peut pas quitter la place sans avoir joué dans les vagues. Rassemblant notre courage, on se lance à l’eau avec Édouard, Louis et Alexandrine! Cependant, cette dernière abandonne très vite et nous regarde plutôt affronter les vagues de loin. On aimerait tant faire comme dans les films (ou Baywatch) et courir dans les vagues mais ici c’est mission impossible, le sol ressemble à un tapis clouté de fakir et chaque pas menace notre intégrité physique! Édouard est très brave, il se mouille en premier . Louis aime beaucoup les vagues, même quand elles lui passent par-dessus la tête! Alexandrine, en pleurs sur la plage, finit par venir nous rejoindre dans l’eau, pour pleurer de plus belle dans nos bras. Lorsque notre baignade prend fin, les petits ont si froid! Nous aussi mais en parents bienveillants et exemplaires, on leur donne nos serviettes et nous on sèche au soleil et au vent.

Les vagues sont hautes sur la plage de Miscou!

14h45 – Comme l’abri menace de céder malgré qu’il ait été cloué au sol, on décide de le défaire et on doit être 4 pour y arriver : Sophie sur la structure de métal, les deux plus vieux sur les toiles et Christian sur le marteau. On doit travailler vite et bien parce qu’avec la force des vents les toiles deviennent des parachutes!

Démonstration de la force des vents... ça ne parait pas mais tout ce qu'on lance au vent nous revient illico!

15h00 – Christian et Édouard décident d’aller à la pêche avec la canne gentiment prêtée par notre voisin Louis (merci encore!). On s’apporte une chaise et un livre chacun et on marche longtemps avant de s’installer, on essaie d’éviter de pêcher où le sol est trop rocailleux pour éviter que la ligne reste coincée. *** Edit : ÉCHEC LAMENTABLE *** Lorsque tout est en place, on lance la ligne à l’eau mais elle nous revient rapidement tel un boomerang. Ça mord un peu mais le véritable coupable qui déchire et dévore nos appâts est le sol rocailleux où, finalement, notre ligne se coince sans cesse… et les véritables poissons, c’est nous! Résultat : aucune prise mais du bon temps père/fils, un peu de lecture et beaucoup de tranquillité. Pendant ce temps, les plus jeunes, qui avaient besoin d’un peu de calme, restent chez Délima et Sophie leur organise une séance « tattoos » qui les émerveille!

20h00 – On soupe très tard aujourd’hui parce que Christian est revenu de la « COOP » à 18h30, qu’on n’a qu’un petit four extérieur 2 places, qu’il y a beaucoup de vent, ce qui baisse la température des chaudrons et enfin parce qu’il y a plusieurs aliments à faire cuire : riz, nouilles, fèves (original hein?!?), bœuf et BAR RAYÉ, le plat de résistance. Ce poisson est bon mais sans plus, mais c’est quand même spécial de manger ce qu’on a nous-mêmes attrapé et préparé. Un peu plus tard, on essaie de convaincre les plus vieux de venir admirer le coucher de soleil mais en vain, ils ont vraiment du plaisir au parc avec la marmaille du camping. Après avoir couché les plus jeunes, les « 4 fantastiques » dévorent des chips de toutes sortes en jouant ensemble à ce même jeu de société mais quand la soirée se termine, encore à 00h10 (?!?), on se dit que le jeu commence à tourner en rond.

Dernier souper et dernière soirée à Miscou.

Tout le monde va se coucher sauf Christian qui se rend à « l’abri communautaire » pour y lire pendant une heure avant de rejoindre le clan. Le sommeil vient plus facilement cette nuit : pas trop de chaleur, un vent rafraichissant, peu de moustiques et simplement, le calme plat et le bruit des vagues qui restera longtemps dans nos têtes et cœurs.

La nuit tombe et c'est destination abri pour Christian (photo prise en plein jour).
9

08h30 – On se réveille les uns après les autres et on commence à ramasser tranquillement. On ne s’en parle pas trop mais on a tous le cœur gros… personne n’a vraiment le goût de partir. Les plus vieux vont au parc peu après avoir déjeuné et une superbe partie de cache-cache s’y organise à laquelle même nos plus jeunes sont invités. On salue nos voisins et, la mine basse, on quitte le camping à 11h00 (snif!). On sort de l’Île Miscou puis de l’Île de Lamèque, on passe à travers Shippagan et on longe le littoral sud de la Baie des Chaleurs en direction de la Matapédia. La route se passe bien, Christian est à l’arrière avec Édouard et Éliott joue au copilote auprès de Sophie et les deux plus jeunes sont bien heureux d’être côte-à-côte, enfin! Les villages sont adorables par ici!

13h00 – On fait une pause dîner à Caraquet, une ville splendide qui semble figée dans le temps. Au lieu de se tremper dans la cuisine acadienne, on décide de manger au A&W…. Cependant, en sortant de la minivan, quelle surprise nous attend! On retrouve SUR DÉLIMA nos trousseaux de clés pour déverrouiller les cadenas qui tiennent notre tente-roulotte fermée! Nous avons roulé pendant plus d'une heure et les clés sont restées là, sans tomber! Quelle chance! AU A&W, la chance nous sourie un peu moins... la facture est très élevée… 63$!!! C’est cher pour du gras et des frites!

Route entre Miscou et Caraquet avec les clés sur Délima... ouf!

15h25 – On arrive à Campbellton, une ville sans véritable « centre », étalée comme trop peu de Nutella sur trop de pain. Quelques minutes plus tard, à 15h36 très exactement, on dit au revoir au Nouveau-Brunswick. *** Edit : En fait, nous y retournons le lendemain pour notre escapade sur la rivière! *** Alexandrine crie « BYE BYE QUÉBEC » en passant sur le pont… pas forte en géographie la petite de 2 ans, il faudra voir à cela!

Entre le Nouveau-Brunswick et le Québec.

16h00 – Après avoir serpenté le long de rivières et collines, on arrive à la Matapédia au Camping du Parc Adam, hôte de Nature Aventure auprès de qui nous avons organisé un forfait « découverte ». Le camping n’est pas très grand (14 emplacements) mais les installations sont bien : parc avec beaucoup de matériel, court de basketball, balançoires, terrain de volleyball, plage de galets, douches et salles de bain propres et… BEAUCOUP de place pour jouer parce que nous ne sommes que trois familles sur le camping et nous sommes les seuls dans la zone « 2 services ». L’installation se passe très bien, le personnel est très gentil, tellement que nous réussissons à changer notre forfait découverte originalement prévu pour adulte et les deux plus vieux en une escapade familiale en canoë, kayak et stand-up paddle… ça promet!

Camping à la Matapédia

21h00 – Après que les douches aient été données, nous nous installons pour un feu, enfin! Christian, pour être gentil, va offrir un bon café chaud aux campeurs « sans service ». Un jeune couple décline poliment mais l’autre couple accepte volontiers et prend cette gentillesse comme une invitation à venir veiller et faire griller des guimauves tous ensemble! Ce couple de touristes suisses vient nous rejoindre et nous jasons longtemps de tout : éducation (ils sont dans le milieu aussi), enfants/famille, politique, voyage (nos itinéraires respectifs au Nouveau-Brunswick), etc. Ils sont fort sympathiques! On apprend qu’ils voyagent à chaque année et qu’ils viennent très souvent au Canada. Il faut croire que les enseignants ne sont pas tous autant rémunérés! Édouard leur parle de sport et de ce qui la passionne. Éliott, qui revient un peu plus tard d’une visite dans un « Internet café », parle de son voyage scolaire de l’an prochain : Suisse et Italie. Louis et Alexandrine jouent beaucoup, ils ont un peu de difficulté à demeurer calmes mais il est très tard. Peu après les petits, ce sont les grands (adultes aussi) qui vont se coucher, une longue journée les attend demain. *** Edit : VRAIMENT TRÈS LONGUE! ***

10

08h00 – On se lève après une bonne nuit de sommeil. Le départ de notre escapade est reporté à 10h45, ce qui nous laisse beaucoup de temps pour préparer notre départ, surtout que le camping est d’accord pour que l’on laisse notre tente-roulotte sur le site. Notre plan, c’est de partir immédiatement après l’activité, vers 13h00. *** Edit : HAHAHAHAHAHAHAHA! ***

Petits mamours trop cute avant le grand départ.

10h45 – Après avoir emprunté des vestes de sauvetage et des bottes palmées… *** Edit : … qu’Édouard veut maintenant avoir en cadeau pour sa fête … ***, on embarque dans un mini-bus avec Marie, notre guide, et on remonte la rivière Restigouche sur 10 kilomètres, jusqu’au Nouveau-Brunswick (nous revoilà!!!).

Balade en minibus pour remonter la Restigouche.

11h20 – Marie nous dicte les consignes de sécurité et on s’installe dans nos embarcations : Christian et Édouard dans un kayak double, Sophie avec Louis et Alexandrine dans un canoë et Éliott et la guide sur une planche à pagayer (SUP – Stand-Up Paddle). Le canoë et la planche nécessitent des mouvements très techniques! Après s’être familiarisé avec nos toboggans nautiques, on se lance! 1er constat : Un kayak avec 2 rameurs, ça va beaucoup plus vite qu’un canoë ou une SUP, même avec des rameurs expérimentés. 2e constat : Éliott apprend très vite à manœuvrer sa planche et il ne tombe que très rarement à l’eau, même en tentant des techniques plus avancées (ex. la courbe en « O »). 3e constat : C’est difficile de manœuvrer un canoë de façon à ce qu’il avance droit. Sophie est forte, tenace et elle applique chaque conseil de notre guide, si bien qu’elle finit par être très à l’aise mais, seule à ramer sur son embarcation, elle ne peut aller aussi vite que le kayak. Après quelques minutes, on passe à travers des petites rapides… c’est plutôt amusant et ça nous permet de nous tester dans l’appareillage de nos véhicules. On poursuit notre avancée, les paysages sont paradisiaques, l’eau est peu profonde et elle est si claire que l’on voit chaque détail de chaque roche au fond de l’eau.

Préparatifs.

Plus loin, la rivière se sépare : à gauche un passage plutôt calme où Sophie, en canoë avec les petits, doit passer, et à droite, des rapides, plus fortes, où les autres passent. Éliott réussit à les passer sans tomber une première fois et comme on peut accoster sur la petite île qui sépare la rivière en deux, on peut refaire les rapides à volonté, sur une embarcation ou à la nage! Édouard s’amuse comme un fou à faire et refaire le trajet! Lorsque Sophie vient rejoindre les plus vieux, elle se lance dans les rapides avec Louis et Christian suit de près avec Alexandrine. Comme elle perd une sandale pendant la descente (qu’elle ne voulait déjà PAS faire!), elle s’affole et déteste la glissade tumultueuse. Heureusement, Marie réussit à intercepter sa sandale avant que cette dernière parte à la dérive comme ce cher Wilson dans Seul au monde (Cast away). En attendant Édouard qui refait la descente pour une 412e fois, Christian voit quelque chose au sol dans les rapides, à travers les roches. Il le ramasse pour se rendre compte que ce sont ses lunettes de soleil, échappées sans qu’il ne s’en rende compte lors de l’une de ses descentes… quelle chance!

Notre prochain arrêt se fait un peu plus loin et Marie sort la glacière du canoë. Nous nous attendions à manger une barre granola santé mais au lieu de cela, c’est tout un dîner qu’elle en sort! Fruits, légumes, trempette, fromage, craquelins, muffins, galettes, amandes, jus, … ça fait du bien! On parle de tout… éducation (encore!... mais Marie voudrait être enseignante alors …), travail, loisirs, etc. Marie est vraiment sympathique et semble bien nous apprécier.

Pause collation qui fait du bien!

Ensuite, on apporte des petits changements aux équipages : Christian avec Louis en kayak et Édouard qui va « aider » Sophie en canoë. La 2e moitié du trajet est beaucoup plus difficile. Éliott est fatigué, épuisé. Christian essaie la SUP pour se rendre compte à quel point c’est difficile! Bravo Éliott, pas croyable que tu aies pu manœuvrer cet engin-là sur 9 kilomètres! Quand le voyage se termine, Marie appelle le transport qui vient nous chercher et c’est ;a 15h30 que nous revenons à notre tente-roulotte, Notre escapade, qui devait durer 2 heures, a duré 4h45! Merci Marie de ta générosité! Nous avons adoré mais Sophie et Christian sont en panique!... il y a tellement de route à faire en si peu de temps!

15h50 – On quitte le camping sans vraiment savoir combien de kilomètres nous devons parcourir (*** Edit : HAHAHAHAHAHAHAHAHA! ***). On roule aussi longtemps que l’on peut à travers les paysages magnifiques de la Gaspésie. Toutefois, très tôt dans le voyage, la fatigue se fait ressentir. Impatience, intolérance, sensibilité, susceptibilité agrémentent le voyage.

Beaux paysages de la Gaspésie.

En arrêtant au McDonald’s de Mont-Joli vers 17h30, Édouard s’effondre. Il est complètement vidé, il se couche partout, il se plaint de maux de tête et de cœur… avec raison! Quelques mètres plus loin, c’est la catastrophe, Édouard vomit dans le camion avant même d’avoir entamé son souper (pas son genre, surtout lorsqu’on mange du « McDo »). Christian, qui a peur de Gaétan comme ce n’est pas possible (*** Gaétan, c’est le nom d’amour que notre famille a donné à la gastro afin de ne pas la nommer par son nom ***), est en panique mais essaie de se gérer. Sophie, calme comme le Dalaï-Lama, rassure Édouard en lui disant que c’est un coup de chaleur et qu’il ira mieux peu après. Heureusement, c’est le cas. Édouard dévore donc son Big Mac 90 minutes plus tard à quelque part entre « trop loin » et « on arrive-tu bientôt ».

Certes, la Gaspésie, c’est beau, le Bas-St-Laurent aussi (le Bic = WOW) mais le soleil descend rapidement et nous ne voulons pas monter Délima dans le noir (cette phrase sonne bizarre)! *** Edit : C’est pourtant exactement ce que nous avons fait! ***

19h30 – À partir de cette heure, tout devient étrange dans la minivan. Éliott et Édouard se mettent à chanter en criant toutes sortes de chansons en en remplaçant quelques par des mots moins… vous savez! En même temps, les fenêtres sont grandes ouvertes et Christian, assis sur la banquette arrière pour éviter les conflits qui explosent un peu trop facilement et fréquemment, reçoit beaucoup plus de vent que son visage peut endurer, ce qui fait rire Louis son voisin de siège qui ne souffre guère de cet ouragan du haut de ses 2’3’’. Ce manège dure longtemps, pratiquement jusqu’à notre arrivée à St-Roch-des-Aulnaies.

21h15 – Christian, qui a souffert d’ankylose pendant les 2 dernières heures à force d’être inconfortable dans un espace trop petit pour lui, sort du camion pour aller régler la paperasse. Il fait presque noir. On se rend à notre site et le temps qu’on place la minivan, on n’y voit plus rien. C’est donc dans le noir avec un Louis COMPLÈTEMENT DÉSORGANISÉ, avec 4 heures de bateau et 5 heures de route pénibles dans le corps et une montagne de stress accumulé que nous préparons notre site. Malgré notre humeur massacrante qui nous pousse même à nous demander si on ne devrait pas rentrer à la maison ce soir, Délima se monte en un temps record… une chance!

22h00 – On couche les petits rapidement et c’est au moment de prendre la douche qu’Éliott, à son tour, tombe au combat. Ses efforts constants sur l’eau en SUP et les trop longues heures de route ont raison de lui, il est incapable d’aller prendre sa douche, il ne peut même pas mettre un pied devant l’autre! Christian, qui pensait qu’on se moquait de lui (et qui conserve sa mauvaise humeur) réalise trop tard dans quel état Éliott est vraiment. Dodo Éliott, désolé d’avoir douté de toi! Tout le monde se couche, Christian va lire dehors avec une petite lampe de poche sans se faire attaquer par des moustiques, presque une première! C’est la joie, surtout qu’il termine enfin le livre qu’il voulait terminer en vacances (merci la famille O-D!). Petit détail important : un « fire ban » est toujours en vigueur alors pas de feu ce soir. *** Edit : Finalement, on n’en aura fait que deux en tout! ***

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08h30 – La nuit se passe bien, on se réveille énergisés mais pas complètement. Étrangement, on ne se sent pas à notre place dans ce camping. On revient d’un séjour au Nouveau-Brunswick où tout était calme dans les campings que nous avons fréquentés et le Camping des Aulnaies, aussi beau et populaire puisse-t-il être, n’est pas le havre de paix dont nous aurions eu besoin pour clore notre voyage. Malgré tout, une belle journée se dessine. Une multitude d’activités organisées (ou pas) est offerte aux enfants. Nos grands se contentent de visiter le camping à vélo et d’aller faire des tours à la piscine. Alors que Sophie prépare le dîner, Christian va jouer au basketball avec Édouard et Louis s’improvise une partie de soccer juste à côté contre lui-même (rien de bien surprenant si vous connaissez Louis). Lorsqu’Éliott les rejoint, une partie de soccer familiale 2 VS 2 commence et après 15 minutes, bien épuisés, nous allons manger.

Déjeuner à Saint-Roch-des-Aulnaies.

Après le dîner, nous allons déguster une slush au restaurant puis nous nous permettons un peu de mini-putt mais le soleil est si fort que l’on revient rapidement à notre site. Christian retourne à la piscine avec les plus jeunes et tous deux relèvent le défi : essayer la terrible glissade grise qui les fait tomber dans l’eau d’assez haut pour que leur tête soit submergée.

Mini-putt et piscine en après-midi.

15h30 – La famille se rend à La Pocatière pour faire les dernières emplettes mais surtout pour aller présenter la famille à Pappy, qui repose au cimetière. Ce moment est rempli de sérénité. On en profite pour expliquer à Louis les concepts de vie et de mort et de lui expliquer les circonstances de la triste mort de son grand-père. C’est en faisant des liens avec l’histoire de IZ (celui qui a repris Somewhere over the rainbow, une des chansons préférées de Louis) qu’il parvient à saisir ce qu’un garçon de 5 ans peut bien saisir de tout ça.

Sur le chemin du retour, alors qu’on roule sur l’autoroute, Louis s’exclame « est-ce qu’on peut aller plus calme que ça? » en faisant référence à notre vitesse… on rit et Louis a l’impression qu’on se moque de lui! On revient au camping, on mange un dernier bon souper (le meilleur des vacances) et en soirée, le clan se dirige vers les terrains de volleyball. Les deux petits jouent dans le sable pendant que les quatre fantastiques reprennent leur partie sans point entamée à la Matapédia. On a beaucoup de plaisir. Cependant, il est un peu tard et les plus jeunes, épuisés, nous font comprendre sans le dire, mais avec beaucoup de cris et de colère, qu’ils doivent aller dormir. Zut, les douches! Heureusement, cette transition se passe bien pour Louis mais Alexandrine a peur de la douche et alerte tout el voisinage.

21h30 – Les petits s’endorment et nous nous installons une dernière fois pour un jeu de société dans la tente-roulotte… Jok-R-Ummy cette fois-ci! Nous avons beaucoup de plaisir, on rit comme des fous! On s’amuse à changer des paroles de chansons et Christian, en état quasi-schizophrénique, fait parler ses cartes à jouer comme le jeune Danny fait parler son doigt dans The Shining (Redrum… REDRUM!). Bonne nuit, c’est demain le grand départ et maintenant, on a hâte de revenir même si on aurait prolongé un peu nos vacances (à Miscou ou Parlee Beach).

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07h30 – Après une bonne nuit de repos, les adultes se réveillent et Louis va les rejoindre aussitôt et il se fait cajoler à l’extrême! En sortant de Délima, il trouve immédiatement son ballon de soccer et nous montre ses prouesses… il a du talent c’est incroyable! Il finira dans le AA… pas les alcooliques anonymes mais bien le soccer élite! Sophie et Christian préparent le déjeuner puis ramassent le site. Dire qu’il annonçait de la pluie pour notre départ… on s’en sera bien tiré de ce côté pendant nos vacances!

10h30 – On quitte le camping, heureux de rentrer à la maison et on fait une pause dîner au Tim Horton… merci encore aux élèves de Christian… et on mange très bien! Les dîners y sont délicieux. Ensuite, dans la minivan, Louis nous fait mourir de rire avec ses devinettes du genre : « Quel est le chevrolet qui dit AYOYE ÇA FAIT MAL?... c’est parce qu’il a eu un accident »… svp ne cherchez pas la signification et oui, on consulte pour ça (hihihi!).

13h15 – La pluie commence! Quelle chance! Le dernier segment se passe bien, on questionne chaque membre de la famille sur ce qu’il a aimé, préféré, ce qui l’a surpris, déçu et nous essayons de nous entendre sur les moments les plus cocasses, à oublier ou les endroits à revisiter et conseiller à d’autres. Ici au Québec, le long de l’autoroute 20, les paysages sont tellement monotones, inintéressants et répétitifs, mais peut-être est-ce parce qu’une partie de notre cœur est demeurée là-bas et qu’en replongeant lentement dans notre quotidien, on oublie peut-être de savourer les petits détails qui le composent.

15h21 – Cris de joie alors que l’on approche de la maison… compte à rebours : 10, 9, … et à zéro… YOUPI!