Carnet de voyage

Voyage de Tymakao entre océans Pacifique et Indien

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Dernière étape postée il y a 3 jours
Dix ans plus tard, à bord d'une nouvelle monture (Tymakao, actual 46) et forts de 3 paires de bras de 22, 17et 16 kg montés sur ressorts, nous reprenons la mer pour une année au départ de NC.
Janvier 2019
368 jours
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Publié le 16 janvier 2019

Ça y est...les amarres sont larguées (enfin...de Noumea pour l'instant!)

Après 5 années passées en Calédonie (agrémentées de nombreux week-ends ou vacances à la voile autour de la grande terre où du Vanuatu), nous reprenons la mer.

20nds de vent, 2 ris, 8,5 nds de vitesse

Les affaires sont bouclées, les amis embrassés et la cambuse pleine.

Nous sommes mêlés de sentiments d'excitation face cette nouvelle aventure maritime et familiale, de tristesse de quitter notre nouvelle famille du bout du monde et d'appréhension face aux défis qui nous attendent!

Famille au départ

Reprise en main du bateau après 3 mois de chantier pour se refaire une beauté.

Bon vent, belle mer, cap sur Lareignere.

1ere sieste dans le cockpit

Stop de 12h pour effectuer les derniers réglages et passer une ultime nuit complète.

Lareignere

Demain, 17 janvier 2019, cap au 240° direction Sydney, distant de 1080 miles nautiques.

C'est 10 ans jour pour jour l'anniversaire de notre arrivée à Puerto Williams en terre de feu, clin d'oeil plein de souvenirs merveilleux!

Puerto Williams, village le + austral du monde

Nous étions jeunes...nous étions deux...

En 2019, il va falloir s'improviser navigateur/ instituteur ZEN, un beau challenge dont on aimerait être à la hauteur 😉😉

La fenêtre meteo est là. C'est la saison cyclonique, ne traînons pas!

Au revoir chers amis, collègues chéris, à dans un an pour la plupart d'entre vous!

Vous allez nous manquer!!

Et MERCI pour cette dernière soiree de départ si festive😘

Cata club party
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Publié le 25 janvier 2019

Just on time...nous voilà "dans la place" la veille du "national day" sous un soleil de plomb!

C'est avec une grande joie (sûrement étayée par 5 années d'attente, un depart avorté dans l'oeuf en 2013 et un faux depart fin 2016) que nous pénetrons dans la fabuleuse baie de Sydney!

Petits mousses aux anges devant l'opéra

Elle mérite sa réputation! La rade tentaculaire est splendide! Je n'irais pas jusqu'a la comparer avec celle où j'ai vu le jour mais tout de même!!

On y croise un tas embarcations, les bateaux sont partout; on ne nous a pas menti: l'australien navigue!

Ce soir, après avoir traversé la baie en tirant des bords dans 25 nds pour rejoindre le mouillage de Manly, une régate est venue virer autour de notre apéro /cockpit ! Nous partions une heure plus tard de Rushcutters bay et pouvions nous joindre aux 50 voiliers...next time!

Mouillage de Manly


Pour revenir à cette premiere traversée, nous pouvions difficilement avoir meilleure météo.

L' anticyclone parfaitement placé nous a permis d'en faire le tour en partant au travers pour finir au portant.

20/25 nds un peu musclés au départ pendant 2 jours pour se "mariner" comme des crevettes à l'ail et au citron (dixit les enfants).

Un seul vomito à déplorer et un appétit qui n'a "presque jamais" quitté personne!

Suivent 3 jours calmes permettant d'avancer à 6/7nds tout en se douchant: royal!

Les culs nus au beau milieu de la mer de corail

Occupations diverses allant des cahiers de vacances au nettoyage de l'annexe

Des heures de playmobils

Playmos...quand tu nous tiens!

aux mille et une parties de 7 familles

Des recherches de Charlie

aux contemplations de couchers de soleil...

Sans oublier la pêche : infructueuse...

Je lis déjà en vous du scepticisme: auraient ils déménagé sur le voilier des bisounours ?

Sorry...je gardais le meilleur pour la fin: les multiples batailles des 3 mousquetaires...

J'ai bien quelques vidéos ...mais trop lourdes pour ce blog...

Je tiens tout de même à annoncer avec joie l'absence de sutures lors de cette premiere traversée (et de une👌); seulement de légères ecchymoses à déplorer.

On ne débarquera personne à cette escale. De plus, ils commencent à être utiles en navigation donc on les conserve un peu.

La dernière nuit de la traversée (6,5 jours jusqu'a Port Stephens) fut sportive

Surfs autour de 10 nds toute la nuit

et la journée d'atterrissage fut motorisée, riche en rencontres

30 min avec 3 dauphins à la proue

et complexe en négociations...

Un coup de vent de sud étant annoncé, nous décidons d'atterir à Port Stephens (80 miles au nord de Sydney), décrété par nos documents (noonsite pour ne pas les citer) comme "port d'entrée ".

Je les préviens par mail mais ils refusent car ce n'est "pas" ou "plus" un port d'entrée dans le pays...

A force de coups de fil et d'emails (merci les "Nomad" pour la carte sim australienne qui a permis toute cette communication en mer), je parviens à les convaincre de notre besoin de repos! "You're very lucky" me dit la douanière! Chic alors 😁

On entre dans une baie aussi tumultueuse que le golfe du Morbihan questions courants pour se mettre a l'abri dans une marina hors de prix (91€/nuit, ils sont fous ces australiens!!).

Qu'importe, on est ravis! Les douaniers passés: on fête l'arrivée!


Apero d'arrivée

La lune nous aura accompagnée tout du long, un regal. Cela fait 5 ans que nous n'avions pas enchaînés 2 jours en mer, une belle sensation de liberté!

Le convertisseur 220V nous ayant lâché dès le départ, on s'est également passé d'ordinateur. Merci aux copains pour les textos meteo sur l'iridium😘

Ce voyage commence donc sous de bons hospices. J'apprehendais le phénomène "lions en cage" mais fut agréablement surprise. Ils ont trouvé leur rythme.

Barbibul a beaucoup lu où écouté des histoires sur son MP3. Il sait presque faire un point et annonce parfaitement les donnés cap/vitesse/ position GPS. Il commence à embraquer le génois et veut participer a tout. Son meilleur moment était la rencontre des dauphins.

Barbidou s'est passionné pour les 7 familles, le quirckle et les Playmobils. Son pire moment était quand il a perdu le mors du poney playmobil dans l'ocean...

Barbidur a décidé qu'il passerait toutes ses nuits de navigation dans le cockpit sous la lune. Impossible à déloger... Il déclare avoir tout aimé dans la traversée.

Nous venons de clore la paperasse à Sydney en rencontrant la "quarantaine ". Après inspection (et soulagement de 250€), elle a approuvée notre voilier sans termites ou autres insectes. Nous avons donc officiellement le droit de poser un pied sur la terre australienne, si c'est pas wonderful 🇦🇺

See you

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Publié le 5 février 2019

Juste à l'heure pour souffler les bougies du capitaine, 29h après notre départ de Sydney et quelques vomis plus tard, nous atterissons dans le petit port de pêche d'Eden.

42 printemps
42 printemps

Cela aurait pu être une escale "paradisiaque" si Barbibul ne s'etait pas méchamment ouvert la lèvre en chutant dans le cockpit...une heure après l'arrivée...

A cents lieux d'un hôpital, pas du tout tenté par la couture sur lèvre et après visioconférence pédiatrique, on teste les stery strips....

A défaut de poisson on pêche des barbabébés

Cela fait deux jours et la cicatrisation se passe bien😊.

Nous profitons d'Eden...ses plages, sa laverie et son "killer whale museum".

Il relate l'histoire incroyable de "old Tom" et ses congénères, orques épaulards qui ont assisté les chasseurs de baleines de 1840 à 1920. Ils prévenaient les baleiniers par leurs cris, allaient jusqu'à remorquer les bateaux jusqu'aux baleines qu'ils aidaient à mettre à mort... une page horrible de notre histoire mais le seul endroit du monde où une telle collaboration a été décrite! Si l'histoire de "old Tom" vous interesse: www.google.com/amp/s/www.dauphinlibre.be/lincroyable-histoire-de-lorque-vieux-tom/amp/


Mouillage d'Eden

Ce n'est pas sans regret que nous avons quitté Sydney... qui nous avait réservé un magnifique acceuil le 26 janvier!!

"Fire works" du "national day"

Nous avons alterné les mouillages en fonction de nos envies et du vent.

Manly, pour une splendide marche de 9km la matinée de ce jour de fête.

Les australiens ne plaisantent pas!! Les drapeaux sont partout, ils rivalisent d'inventivité avec maillots de bain, tatouages, chapeaux, gobelets, nappes...bref, ils sont plus que fiers d'être aussies!!

Manly Scenic walk

Mouillage au pied de l'opéra et de "harbour bridge" pour être "down town":

Sympa mais rouleur avec ses fiestas martimes qui ont duré 3 jours et en cadeau une grosse frayeur....

Apres 6h passées à arpenter la ville et à expérimenter un dejeuner au "fish market" (où on se serait cru en Asie),

Huîtres ouvertes en barquettes!! Ils sont toujours aussi fous ces australiens!

Au retour...plus de bateau🤤

L'ancre avait chassé et il etait (encore flottant : ouffffff) au beau milieu de la baie et du passage des ferries à grande vitesse...

Tout s'est bien fini, le bateau récupéré à temps avec du bout dans l'ancre (ce qui ne lui permettait plus de crocher).

Épisode qui a quand même poussé le capitaine à changer de modèle de pioche.

Nous avons re-tenté le mouillage pour une escapade aux "blue montains"


Vous voyez le reflet bleu dans le fond??😉😉

Au retour, le bateau était bien à sa place😊

Pour une escapade au zoo, nous avons pris une bouée publique à son pied, plus que pratique!

Accompagnés d'amis calédoniens, la journée fut parfaite.


Mouillage sous "Taronga zoo"

Nous avons remis ça deux jours plus tard pour passer la journée la plus chaude de l'été en mer et au mouillage à "little Manly".

Une belle journée estivale qui aurait pu virer au cauchemard...

Little Manly

Sachant pourtant que le vent allait tourner et forcir, nous avons traîné à quitter ce mouillage paradisiaque... les petits gars de 11 et 8 ans ayant fait des sauts de rochers de + de 7 mètres, chapeau!

Quinze minutes après notre départ au portant sous génois seul, le vent a tourné face à nous en montant rapidement jusqu'à 45 nds...

Ça ne devenait plus idyllique du tout!! J'ai admiré le calme de nos passagers mais nous n'en menions pas tres large..

Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas vu la mer fumer et ça devenait compliqué de faire route... moteur + genois enroulé: pas très éfficace...

Il aurait clairement fallu être sous GV 3 ris + tourmentin mais en se collant aux côtes, nous avons réussi à progresser à 1,5 nds au moteur. Nous avons fini par s'ancrer dans une anse après un pilotage des plus stressant au milieu de bateaux au mouillage qui tiraient des bords (le sondeur a affiché 1,6m...on en cale 2...). Je ne veux même pas savoir à quelle distance j'ai frôlé un voilier mais le stress a mis quelques heures à retomber...

Nous avons mouillé par 15 mètres et pris un coffre voisin, ce qui nous a permis de dormir sereinement et de déposer nos passagers (afin qu'ils prennent un bus😞).

Il n'y a bien sûr aucune illustration de ces moments!

Le dernier jour s'est passé dans la grisaille entre Rose bay et Bondi. On avait perdu 15° en 24h!!

Bondi- Bronte walk

Samedi 2 février, la météo a décidé de notre départ pour le sud. Une affreuse houle de 3m nous a soulevé l'estomac pendant 12h... j'ai même nourri les poissons...

Puis nous avons attrapé le CEA (courant est australien, souvenez-vous dans Némo!) et avons surfé à 11/12 nds toute la nuit au grand largue! J'ai retrouvé l'appétit 😉

Nous voilà sous la pluie et les orages à attendre une fenêtre météo pour passer le détroit de Bass et rejoindre la Tasmanie! Peut-être demain ?

Les barbabébés se disputent moins, ils se régalent de fraises, brugnons, abricots et autres douceurs locales!! Ils se passionnent en ce moment pour les légos.

A Sydney, le meilleur moment de Barbibul était son saut de rocher, celui de Barbidou le spectacle d'otaries au zoo et celui de Barbidur de voir des koalas.

A bientot en Tasmanie

Good-bye Sydney
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Publié le 16 février 2019

Il ne s'est passé que 11 jours depuis le dernier post mais beaucoup de frayeurs et d'emotions ont habités nos jours et nos nuits ...

Il aura fallu digérer et analyser les événements, re-tester le bateau puis se sentir à nouveau en sécurité pour reprendre la plume...

Partis comme prévu mercredi 6 février pour traverser le redouté detroit de Bass, nous quittons Eden avec 10 nds de vent d'est. Les prévisions annoncent 25 nds de nord avec 2 à 3 mètres de creux, une fenêtre est bien là.

J'aurais aimé écrire quelque chose comme:

" le fameux detroit de Bass, réputé pour ses creux de 10 mètres est désormais derrière nous. La traversée s'est révélée paisible avec le vent et les vagues dans le dos. Nous avons atterri dans le splendide archipel des iles Furneaux sans encombre malgré les 68 épaves peuplant ses alentours. L'ascension de son pic fut magique, pas un nuage a l'horizon... l'occasion pour tout l'équipage d'admirer la vue sur les 52 îles de l'archipel. Quelques jours plus tard, après une fréquentation intensive des wallabies sauvages (pour la plus grande joie des petits...et des grands), Ty Makao a repris la mer pour franchir le dernier canal le séparant de la Tasmanie: le detroit de Banks. 50 miles nautiques plus tard, nous voilà arrivés pour profiter de l'été...par 15°C!!"

Eh bien, ça ne s'est pas tout a fait passé comme cela (en dehors des wallabies et des degrés celsius) et voici la vraie version:

La journee de départ nous a permis de nous amariner progressivement



Le vent est monté progressivement jusqu'a 25 nds, nous étions au grand largue avec GV 2 ris + un morceau de genois tangonné. On se relaie à la barre pour prendre les vagues le mieux possible; ça surfe bien, on engrange les miles.

Mais apres 21h et la nuit tombée, le vent forcit. Il oscillera entre 35 et 42 nds toute la nuit... on roule ce qu'il reste du foc mais 2 ris c'etait encore un peu puissant et les aulofées sont régulières. Il aurait fallu réduire mais les conditions nous en empêchent...on fait le gros dos, on negocie les vagues comme on peut et on attend le lever du jour comme le messie!

Incroyable ce que l'aube peut apaiser: angoisses et vent. 25 nds nous paraissent tellement calmes!!

Bilan de la nuit: blanche + perte d'une bouée à retournement.

Bienvenue dans les 40èmes rugissants!! On avait un peu oublié...mais les albatros sont là pour nous le rappeler 😍

Le petit matin nous cueille avec un orage à moins d'un kilomètre. La peur de servir de paratonnerre nous fait éteindre tout l'électronique...

Résultat: pas de foudre mais une bonne douche pour rincer le bateau de son sel. Un empannage sauvage plus tard et une piece de hâle-bas en moins, nous voilà avec 10/15 nds de vent de NW pour rejoindre les iles Furneaux, dans le détroit de Bass.

L'archipel est très attirant sur le papier malgré sa réputation de cimetière à bateaux...

On savait que c'était mal pavé et on pensait avoir bien préparé notre atterisage...

Des bancs de sables entourent l'archipel; la visibilité est correcte, 15 nds de vent, on tente.

Le capitaine monte dans le mât, pense deviner une passe entre les brisants...

On s'engage...c'est tendu...le moteur est allumé par sécurité. La houle d'Est pousse de grosses vagues...plus moyen de faire marche arrière... un haut fond se trouve à bâbord...on voudrait l'éviter...


Approche des Furneaux

Une vague nous emmène. Après un surf à plus de 13 nds, le bateau ralenti puis descend dans le creux de la vague...et on talonne...

C'est pleine marée haute...

Les déferlantes se brisent dans le cockpit...c'est assez effrayant...

Je commence (intellectuellement) à preparer une procédure d'évacuation pendant que les enfants suivent les événements de l'intérieur (un peu humides) et que le capitaine attend...impuissant.

Moins d'une minute plus tard, une vague nous pousse à nouveau et nous refait flotter...

Incrédulité à bord... que s'est-il passé?

Notre traceur de carte ne nous placait pas sur les hauts fonds...

Qu'importe...on pourra accuser les bancs de sable qui se deplacent, la carto fausse, le creux de la vague, la houle d'Est ou la fatigue, le constat est le même: l'erreur est humaine, nous avons pris trop de risques en voulant entrer dans cet archipel...

Nous sommes choqués et sentons rapidement que le safran est dur mais manoeuvrable.

Après constat sous-marin, la mèche est tordue.

Un slalom d'alignements entre les îles plus tard, nous prenons un coffre à Lady Barron sur Flinders Island, 30h après avoir quitté Eden. Operation grand séchage.

Lady Barron

On se remet peu à peu de ce gros stress... on refait l'histoire vingt fois et on en tire les conclusions qui s'imposent.

Après les événements de Sydney, j'avoue que ça fait beaucoup pour un premier mois. Mais les jours passants, on relativise. On était près des côtes, aucun dégât humain à déplorer et le bateau n'a presque rien.

Flinders, c'est super paisible, peu d'habitants, les wallabies sont en liberté pour la plus grande joie de tous.

Wallabies

L'île est tristement célèbre pour avoir été un lieu de déportation d'aborigènes entre 1829 et 1834. Au bout de 5 ans, seuls 47 survécurent sur 135...

Les roches granitiques qui bordent les sentiers côtiers nous rappellent notre Bretagne chérie (Perros? Lesconil?)

Britanny??

Pas de reseau à Lady Barron, juste une taverne/resto/hôtel sans wifi (??) et un magasin. Une virée en stop à Whitmark (village principal de l'île à 25km) nous permettra de changer d'operateur et surtout de rencontrer d'adorables locaux qui ont tenu à nous offrir leur poisson conservé au congélateur.

Les températures sont en chute libre...on ne s'attendait pas si tôt à 16°C...

On ressort l'attirail hivernal, c'est parti... on est début fevrier🤤

Nous parvenons tant bien que mal à louer une voiture pour se balader et acceder au "strzelecki national parc". L'ascension du pic (756m) nous amène vite dans les nuages et la pluie! Les barbabébés n'en sont pas moins restés courageux et motivés : well done!

Pas de récompense au sommet mais un bel effort physique😉


Mont Strzelecki

On essuie encore de belles journées à plus de 30 nds au mouillage. Ici, les fenêtres météos entre deux dépressions sont serrées. Lundi 11 février se presente un créneau pour tenter de quitter cet archipel piègeux. Le vent est faible, la visibilité bonne. On atteint la zone des bancs de sable au moteur et constatons clairement que la carto est fausse ou que les bancs de sable ont bougés (plus probable). Le capitaine se perche sans le mât et nous guide à vue... bien stressant mais quel soulagement une fois sortis...

Nous attaquons le "bank strait " avec du vent de Nord-Ouest qui montera jusqu'à 35 nds...ça commence à devenir la norme ici!!

Bank strait

Atterrissage à Eddystone point (cap Nord Est de Tasmanie) avec le même vent. Le mouillage est beau mais sacrément ventilé.

Un avis de grand frais (dans tous les sens du terme) est annoncé pour la journée du lendemain. Nous aurons entre 30 et 50 nds de vent toute la journée au mouillage... impossible de debarquer en Tasmanie...

Le mouillage a bien résisté, la nouvelle ancre est validée. Mais à quand les 10 nds tranquilles dans ce pays ????!!!!

C'etait l'occasion de faire une rentrée scolaire anticipée après un pt dej qui rechauffe!


Eddystone point

Depuis trois jours, le baromètre remonte en flèche (de 988 à 1028!!) mais le thermomètre beaucoup moins (de 10°C la nuit à 21°C la journée)! Nous gouttons enfin aux navigations paisibles le long de la côte Est... presque toujours accompagnés par des bancs de dauphins😄😄😄

Mode hivernale

Nous posons enfin le pied sur la terre tasmanienne à Binalong Bay au milieu des pélicans géants.

Binalong bay

Nous cabotons jusqu'à Bicheno, son charmant port de pêche et son délicieux "fish & chips"

Bicheno

Pour se trouver depuis hier et pour quelques jours dans le "freycinet national parc", paradis des randonneurs. "Wineglass bay" est un superbe mouillage où les wallabies se baladent sur la plage (si si!!); seul bemol: ses moustiques voraces la nuit!

Apres un mini footing réchauffant sur la plage, je me motive pour une première nage dans les eaux tasmaniennes. Bilan: fraîche mais pas plus que l'air (et moins qu'à Porsall😉).


Ps: comme vous vous en doutez, ce n'est pas ma photo en haut a gauche

Les meilleurs moments de Barbidur étaient ses rencontres avec les dauphins, ceux de Barbidou avec les wallabies et ceux de Barbibul avec un phoque, les randonnées et le restaurant.

Ils sont obsédés par la pêche qui n'est pas encore très fructueuse. On se contente aujourd'hui de quelques similis bulots.

A bientôt à Hobart pour une sortie de l'eau du bateau et un redressement du safran, histoire de pimenter un peu notre voyage 😉

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Publié le 11 mars 2019

Je souhaitais initialement écrire cet article après avoir redressé notre mèche de safran (histoire de clore un chapitre) mais ça s'avère plus compliqué que prévu...affaire non résolue.

Nous voilà depuis 10 jours dans l'acceuillante ville d'Hobart après avoir caboté sur la côte Est tasmanienne.

Carte postale de J. Cossins

Cet article aurait pu s'appeler "chronique de pêche" puisque depuis "Wineglass bay", c'est devenu l'obsession n°1!!

Il faut dire qu'ils ont commencé fort par une journée à 9 maquereaux, un flathead, une simili loche et de nombreux bulots!! Qui eut cru que Barbidur serait le plus patient?Il a pêché 7 maquereaux à lui tout seul👏👏👏

Pêche à wineglass bay

Les parties de pêches alternent avec les baignades dans les rouleaux et les randonnées dans le parc de Freycinet. Les enfants parviennent à marcher 10 km ou 5h, ça y est, on a passé un cap😄!! Avec mon genou pourri, je vais finir par devenir le boulet familial😣

Ascension du Mt Graham et autres observations ...

Après 5 jours top dans ce mouillage tantôt désert, tantôt envahis par un rallye nautique, nous reprenons notre route vers le sud. La côte rocheuse est splendide, le temps aussi! Cap sur Maria Island.

Freycinet national parc

Un vent d'ouest trop fort ne nous permettra pas d'y trouver refuge. On se déporte sur Orford "à la pêche aux moules, moules, moules,..." et aux huîtres. 10 kg plus tard, on s'en régalera à toutes les sauces pendant plusieurs jours😊.

Orford

Devant nous: la presqu'île de Forestier et de Tasman: un magestueux détour avant d'acceder à la rivière du Derwent, au bout de laquelle se trouve Hobart.

Nous mouillons à Eaglehawk neck dans "pirate bay" avec pour compagnon: une otarie (bien trop difficile à photographier!!)

Pirate bay

Quand on ne navigue pas, les journées sont rythmées par des matinées d'école (9h30/12h globalement) et des après-midis de balades, jeux et...pêche forcément!!

Pas toujours facile de démarrer ni de se concentrer avec des frères autour mais on se sépare si besoin et ça progresse bien.

Côtes déchiquetées de "Tasman Peninsula" et Pademelon (petit marsupial).

Le tour de la presqu'île de Tasman se poursuit au portant et sous une tempête de ciel bleu😎

Tasman Peninsula

Pour arriver dans un des plus ancien pénitencier de Tasmanie: Port Arthur. Connu maintenant pour son site historique très touristique.

Port Arthur

C'est le premier mouillage aussi peu rouleur depuis longtemps: bonheur!

Les jours se suivent sans se ressembler: 27°C plage, baignade et châteaux de sable suivis de 15°C bonnet et marche obligatoire pour se réchauffer!!

On a quelques difficultés à savoir comment s'habiller dans ce pays😶

Stewart bay

Nous attendons le bon vent pour quitter la rivière de Port Arthur et poursuivre le tour de la presqu'île via Nubeena.

Arrivés à Hobart le 28 fevrier, nous mouillons à Battery Point. Sortie de l'eau programmée le 6 mars.

Sous le Mt Wellington
Battery Point (Mt Wellington en arrière plan)

Encore une ville de régatiers et de buveurs de bières où on croise tout type l'embarcations!

Hobart

Les activités ne manquent pas: lessives, musées, lessives, marché de Sallamanca, lessives et emplettes pour s'équiper contre le froid!!

Collection automne/hiver, atelier bolduc

Nous contactons Michèle Meffre, navigatrice, écrivain/voyageuse qui nous accompagne dans nos bateaux depuis 10 ans avec son "guide de la cuisine à bord". Elle nous propose de nous déposer en haut du mont Wellington pour 4h de descente jusque chez elle: ça ne se refuse pas!

Descente du mont Wellington

Elle a posé ses valises à Hobart après plusieurs tours du monde sur ses bateaux Antarès ou Metapassion. Elle nous invite à dîner, nous emmène dans le verger de son fils pour ramasser des prunes au milieu des kangourous et nous raconte ses aventures...notamment celle d'"Oscar en Antarctique "😊

Elle nous propose même une voiture et sa maison pendant son absence! Encore merci Michèle mais on va se concentrer sur le bateau et ses réparations!

Chez Michèle

Après une sortie de l'eau infructueuse pour un redressement de la mèche du safran (le soudeur ne veut/peut pas? propose d'en faire un neuf), nous remettons à l'eau.

Dans le travel lift: tordu....

Puis nous testons differents quartiers d'Hobart:

Bellerive: ses douches chaudes (un moment de pur bonheur qu'on avait oublié😄), ses parcs, son terrain de sport, sa plage, ses sentiers cotiers,...

Bellerive

Sandy bay: sa plage, ses oiseaux (splendides perroquets), ses parcs (encore et toujours...j'en suis à 9 rien qu'à Hobart, je vais bientôt pouvoir écrire un guide😄) et son Mont Nelson accessible à pied.

Mt Nelson et Sandy bay

Le centre ville (quai public gratuit pendant 5h): super pratique pour plein d'eau, provisions, musées, etc...notamment par temps pluvieux!

Marina centre ville

Les meilleurs moments de Barbibul étaient ses pêches à pied, sa découverte d'Harry Potter (il en est au 3ème tome en 10j!) et les randonnées.

Ceux de Barbidou: la pêche, les kangourous et les rencontres avec des otaries.

Ceux de Barbidur: la pêche à la cane, la pêche à pied et... la pêche à la traine!!

Entre temps, on a trouvé un autre chantier qui accepte d'essayer de détordre notre safran...faut-il le tenter ou non? C'est la grande question!!! Des voix s'élèvent contre car nous avons apprit qu'il avait déjà été redressé il y a 20 ans...et que l'aluminium ne se redresserait qu'une seule fois!! Le risque serait plus important de le fragiliser voir de le casser...

Sinon, il faut en faire faire un neuf... mais sans parler de son prix exorbitant (on attend toujours les devis) nécessitant un aluminium spécial à acheminer de la côte ouest australienne, la saison avance...l'été se termine dans dix jours et nos visas dans 1 mois et 10 jours.

En gros: il va faire encore plus froid!! Moi qui pensais déjà être à mon maximum de couches 🤤🤤🤤, on constate qu'on s'est vraiment tropicalisé😆!!

Collection été 😨

Et nous voilà ce soir à Bruny Island. Quinze miles au sud de Hobart, au milieu des wallabies et des huîtres, repartis tester le safran (avec une bague réglée différemment, beaucoup plus facile à barrer) et à la pêche forcément!! Car après 10 jours d'abstinence, les barbabėbés trépignaientt!

Donc...redressera/redressera pas??

....la suite au prochain épisode 😁


Quarantaine bay, Bruny Island
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Publié le 1er avril 2019

« Il serait difficile de décrire mes sentiments à la vue de ce havre solitaire situé à l'extrémité du globe, si parfaitement clos que l'on se sent à l'écart du reste de l'univers. Tout y est influencé par le paysage accidenté et sauvage. À chaque pas, l'on rencontre les beautés d'une nature préservée, avec des signes de décrépitude, des arbres atteignant une très grande hauteur, et de diamètre correspondant, dépourvues de branches le long du tronc, mais couronné d'un feuillage vert persistant. Certains de ces arbres semblent aussi vieux que le monde, et ils sont si étroitement entrelacés qu'ils sont impénétrables. »

— Bruni d'Entrecasteaux, Baie de la Recherche, janvier 1793[6]

Je n'aurais pas dit mieux que le capitaine de "La Recherche" qui y a trouvé refuge en 1792 et 1793!

Cette baie la plus au sud de la Tasmanie est un véritable abri des vents d'ouest et presque vierge de constructions.

L'expedition française à bord de la Recherche et l'Espérance (partie à la recherche de La Pérouse) a donné son nom à diverses baies, caps, chenaux et îles des environs.

Recherche bay, 43°S

Un vrai spot pour la randonnée car point de départ du "south costal trail" dont on ne fera "que" 15km (bravo aux barbamarcheurs qui assurent!).

South costal trail

Et de la plus modeste "Fisher point walk".

Fisher point

Voilà où nous nous sommes perdus depuis quelques jours...dans l'attente d'une fenêtre météo pour rejoindre la Nouvelle Zelande...baie vitrée fermée jusqu'au 8 avril minimum....accompagnés de 12°C extérieurs et 14/15°C interieurs...ça donne à reflechir! Mais c'est une autre histoire!

On s'était quitté sur l'île de Bruny (toujours du nom du même capitaine qui a gagné un "y" en s'anglicisant) au beau milieu d'une pêche aux moules et aux huîtres:

Pêche du jour et dégustation, quarantine bay

Nous avons prolongé la semaine sur la côte ouest de l'île, de mouillage en mouillage; entre une escapade au Neck

The neck

Des parties de pêche aux palourdes avec ou sans kayak

Little taylor beach

Et encore une belle marche de 14 km: Labillardiere track à l'extrême sud ouest de l'île.

Labillardiere peninsula track

Un beau cadeau de pêcheurs nous attendait à l'arrivée: une Abalone (ormeau en français).

Bien tapée avec du beurre aillé: un délice!!

Belle bête !!

Retour à Hobart en deux temps par le chenal d'Entrecasteaux (toujours le même) avec les phoques (que j'ai plus ou moins réussi à photographier!) qui font trempette au soleil😎

Chenal d'entrecasteaux

Une nuit à Oyster cove pour ramasser 2kg de mûres puis retour à Hobart sous spi pour...faire des confitures bien sûr.... et....REDRESSER LE SAFRAN!!

Oyster cove & Derwent sous spi

Eh oui, décision prise à Bruny et RDV lundi 18 mars avec un chantier aluminium très professionel. S'il n'est pas réparable, le devis pour en faire un neuf est acceptable alors c'est partit!

Nous décidons de nous mettre en marina plutôt qu'au chantier à sec pour le confort de vie à bord puis on se lance dans le démontage du safran dans l'eau!

Pas une mince affaire mais rondement menée grâce à nos 3 paires de bras supplémentaires très efficaces 😉

Safran démonté

Les barbabėbés et moi profitons de ce temps d'immobilisation pour visiter un refuge d'animaux locaux. Quel joie de pouvoir nourrir des kangourous, voir des diables de Tasmanie, des émeus, des échinidés ou des wombats!!

Bonorong sanctuary

Pendant ce temps, barbapapa bricole en toute tranquillité! Car le safran tordu n'est pas le seul de nos soucis : fuite de gaz, pompe sous pression qui fuie, pompe de douche HS, cadène et coffre du bib qui prennent l'eau, pièce de hâle-bas à remplacer et j'en oublie sûrement!

Il s'offre quand même un petit break au MONA (Musée d'art moderne et ancien) que nous rejoignons en annexe, si c'est pas l'fun!

MONA

Musée à voir absolument! Rien que pour son architecture! Extrêmement étonnant dans son ensemble.

En deux jours notre safran est réparé pour moins de 600€, quel soulagement 😥😥.

Pas de fenêtre météo à l'horizon, une marina pas chère (POW: chaude recommandation de notre part, super acceuil), c'est partit pour un road-trip de 3 jours.

Direction Cradle montain, la mecque de la randonnée en Tasmanie car point de départ du fameux "overland track".

En chemin (pluvieux), nous visitons ferme de saumon et grotte sous-terraine impressionnante!


Ferme piscicole et grotte de

Logement en "cabine" dans un "holiday parc" avant de se lancer à l'assaut de la montagne et son climat si changeant!

Craddle montain

Super rando des barbabėbés avec récompense à l'arrivée!! Il faut dire qu'avec tous les excréments qu'on avait croisés en route, il fallait au moins ça!

Barbidou et le wombat

Puis une nuit dans la 2ème ville de Tasmanie: Launceston. Balade le long de la Tamar river et visite du musée Queen Victoria. Il est gratuit et plein d'expériences pour enfants, on se serait cru à la Villette! Tip top.

Launceston, sa riviere et son musée avec la reconstitution d'un zygomaturus préhistorique(wombat geant)

Les enfants decouvrent l'automne pour la première fois!!

Couleurs d'automne

Et Mathieu découvre le club de hockey sur gazon de Hobart.

Depuis...c'est le harcèlement... il veut immigrer ici🤤

Soit, le coin est sympa, nous allons commencer les démarches...

Il commence immédiatement à apprendre aux enfants à jouer, les crosses sont achetées et ça devient l'obsession n°2!

1er cours de hockey

Toujours pas de fenêtre meteo donc on remet cap au sud vers "Recherche bay" via Southport.

Southport et sa lagune

On expérimente la marche dans le bush en dehors des sentiers battus et c'est moyennement apprécié!!

Heureusement les wallaby sont là pour compenser!


Herbes hautes, Barbudou et le wallaby

Les meilleurs moments de Barbibul sont les randonnées, le musée de Launceston et la découverte du hockey.

Ceux de Barbibou ses multiples rencontres animalieres (wombats en tête).

Ceux de Barbidur: le hockey, le kayak et les sucettes dans la voiture😯

Nous serons de nouveau à Hobart dans quelques jours avec des visas qui périment le 19 avril. Les douaniers viennent de nous confirmer que l'on peut en acheter de nouveaux sans avoir à quitter le pays pour la modique somme de 225€/pers...

Affaire à suivre donc....

By by

Ambiance récréative à bord
7
7

Devant une fenêtre météo fermée à double tour en mer de Tasman et un froid de plus en plus cinglant, nous avons décidé de changer d'itinéraire... et c'est loin de nous déplaire... au contraire!!

Les demandes de visas pour quelques mois supplémentaires en Australie (et non immigrer; c'etait un poisson d'avril😉) ne sont pas données (235€/pers) mais quand on aime....

En dehors de Sydney et la Tasmanie, nous avons l'impression de n'avoir rien vu de cette ce pays/continent...comme un goût de trop peu...alors c'est décidé, halte aux flagellations: cap au nord!

Après quelques jours aux couleurs automnales dans la jolie rivière de Cygnet (et ses cygnes noirs) par 5°C

Cygnet

nous remontons faire nos adieux (et un bel avitaillement) à Hobart... et son superbe (et regretté) terrain de sport.

Nav dans derwent puis kangaroo bay, Hobart

Pour éviter les 4 à 6 mètres de creux annoncés au cap Raoul le sur-lendemain, nous quittons Hobart la nuit du 6 avril.

Le contournement de la presqu'île de Tasman se fait au milieu d'un ballet d'albatros: magique!

Ces 2 mois en compagnie de ces oiseaux nous ont fait réviser nos classiques et ont motivés Barbibul à apprendre une belle poésie...vous vous souvenez, Baudelaire:

"Souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros,....."

Tasman island

Nous mouillons 2 nuits sur cette belle presqu'île pour attendre la fenêtre météo vers "main Island".

"Canoë bay" a de forts accents de Patagonie! Sentiers cotiers, cabanes et coutures de sacs en algues marines au programme.

Fortescue bay

Il fait 11°C au réveil dans l'habitacle...

Ça pince! On est bien sous la couette, emitouflés dans nos sous vêtements thermiques, nos grosses chaussettes, le tout enroulés dans une couverture polaire...

Vous trouvez que j'en fais trop? Mais c'était la stricte vérité!! Un peu raide sans chauffage! Réduits à faire chauffer la bouilloire toute la journée pour servir de bouillotte!!

Nous prenons la mer au petit matin du 9 avril avec 20/25 nds de Sud Ouest, la fenêtre est bien là!

Eden est à 340 miles au 15° juste après le fameux detroit de Bass🤤 (il ne nous a pas laissé un merveilleux souvenir celui la...).


Ambiance hivernale

Tous les voyants sont au vert: le bateau file à 9/10 nds, le pilote s'en sort parfaitement. Personne n'est barbouillé, même plus besoin de s'amarriner, ça boulotte des pâtes chinoises au milieu des albatros, wonderful!!!



Vie à bord en mer

Le detroit tant redouté passe comme une lettre à la poste! Moins de vent, moins de mer: paisible!

Detroit de Bass

En gagnant en latitude, on sent les degrés remonter: que du bonheur!! Enfin...quand les disputes des barbabébés ne mettent pas nos nerfs à trop rude épreuve!

Ne pas se fier aux photos: l'entente n'est.pas toujours si bonne!

Les dauphins sont là en nombre pour célébrer ce bon passage😊😊

Dauphins à l'arrivée mais on ne voit rien sur les photos🤣

Bien contents d'avoir avalé cette étape si facilement, on fête ça par un fish & chips à emporter...on fait avec les moyens du bord!

Bye bye les quarantièmes rugissants et les sous-vetements thermiques, à la revoyure (avec un chauffage peut-être?)!


Coucher de soleil à Eden

Les missions douaniers, gaz, laverie effectuées en un temps record le lendemain; nous partons nous dégourdir les pattes sur les sentiers côtiers au milieu des énormes pélicans.

Un pêcheur vidant ses poissons, donne les carcasses aux barbabėbés qui se régalent à les lancer aux oiseaux!

Eden

Nous reprenons la mer le 13 au matin pour profiter d'un vent de sud et poursuivre jusqu'à Sydney.

Navigation au portant au plus proche de la côte pour éviter, cette fois-ci, le fameux CEA (Courant Est Australien).

Le vent met du temps à s'etablir pour avoisiner 15 nds. Genois tangonné la plupart du temps avec aucuns incidents à déplorer si ce n'est un orage pendant mon quart où le vent a tourné dans tous les sens...pas très cool.


Eden-Sydney

200 miles et quelques centaines de parties de playmobils plus loin; vers 1h du matin lundi 15 avril, nous déposons l'ancre à Manly, Sydney Harbour.

Playmobil power

Nous voilà de nouveau dans la superbe baie de Sydney qu'on ne se lasse pas d'explorer!

Cette fois ci nous avons plus de temps pour goûter à la "way of life" australienne...

Il faut avouer qu'ils sont forts ces australiens: piscines d'eau de mer partout, WC & douches sur chaque plage, parcs,...

Manly côté ocean

Passés en quelques jours de 43°à 33° de latitude sud, c'est exactement ce qu'on a gagné sur le thermomètre: 10°C 😊😊

Disons que ça rend la vie plus facile pour se doucher, se vêtir, faire des lessives, etc...

Les barbabėbés passent leur temps dans l'eau, sur leur kayak ou sur la plage (à jouer ou se transformer en ramasseurs de dechets...).

Le plastique c'est fantastique ici aussi...et ils ne sont pas près à s'en passer... le "zero dechet": pas entendu parler. Les magasins de vrac: ???

Puisqu'ils en sont encore à vendre des boissons à emporter sur la plage dans de beaux petits plastiques assortis à leur paille qu'on retrouve partout...en autre😬....

Excusez-moi, je divague et suis mauvaise langue. Ce matin, j'ai vu 2 stands sur un marché de pailles lavables et de "bee-wrap". Espoir....😇


Manly côté port Jackson

On explore les baies et leurs environs dans le north head

North head

Quarantaine beach avec vendeur de glaces flottant (ils sont incroyables ces australiens...il faudrait tenter le concept à Houat😆)

Quarantaine bay

Nous avons rendez-vous avec une famille franco australiennes lors de ce week-end pascal (4 jours fériés ici).

Une belle rencontre pour tous!

Les barbabėbés étaient ravis d'avoir des copines de plage!

Little manly beach


Nous demenageons à camp cove, south head....so nice! On se croirait en plein été!

On a un peu de chance à priori...il parrait qu'il pleut habituellement pour pâques! Alors profitons en😋


Camp cove, south head


Dans quelques jours, cap au nord, direction: Darwin via la grande barrière de corail. Ensuite le projet est d'aller dans les îles de la sonde en Indonésie.

La saison cyclonique se termine, let's go!

Les meilleurs moments de Barbidou furent les parties de playmobil, nourrir les pélicans et la journée sur la plage avec les nouvelles copines.

Ceux de Barbidur pouvoir à nouveau se baigner, faire du kayak, de la trotinette et du hockey.

Ceux de Barbibul la couture de sacs en algues, regarder les dessins animés des "3 mousquetaires " et les parties de Hockey.

Barbapapa c'etait le paisible détroit de Bass.

Et Barbamama...et bien elle est trop contente de pouvoir nager à nouveau🤗

RDV sur la grande barrière, happy easter!


8
8

Encore un article pas facile à écrire...

A croire que ce voyage est destiné à nous faire passer le goût du bateau et à nous faire regagner nos pénates...

Nous décidons de quitter Sydney vendredi 26 avril car un coup de sud est annoncé. Après 12 jours extra (même sans la carte bleue qu'on attendait), ça ne se refuse pas!

Nous y avons enchaîné les chasses aux oeufs sur le pont (enfin...les barbabėbés à l'aube = pas de photo 😶), les recherches de chocolats sur la plage en kayak (= déception et interrogation?), les balades jusqu'à south head ou le long des falaises de Dunbar.

Encore une sale météo down under!!


Camp cove, south head puis Dunbar

On s'est re-socialisé en retrouvant un copain de Carnac et en faisant connaissance avec sa jolie famille...ça nous a ramené quelques années en arrière avec 3 petits bouts de 4 ans, 2 ans et 4 mois😉!!

Au programme: fish & chips, plages, Bondi, dîner chez eux; merci pour votre accueil si chaleureux les amis!


Seb's family à Watson bay et Bondi

A Rose bay, nous cotoyons les hydravions qui atterrissent et décollent à côté du bateau: bruyant mais impressionnant!

Nous avons sympathisé avec une famille franco-australienne de Hobart se dirigeant vers Noumea à bord de leur " Eclipse of Hobart". Les enfants de 7 et 9 ans ont vite fraternisé avec les nôtres et en ont découlés 3 jours de parties de kayak, foot, loup,... Copains un peu durs à quitter pour Barbidou...


Rose bay


Mais le vent de sud n'attend pas, cap sur l'île de Fraser, distante de 500 bons miles.

Dernier coucher de soleil sur Sydney cette fois-ci....

Last farewell...

Le debut de nuit est paisible, le vent n'est pas encore établi... moteur puis genois tangonné, mer peu agitée.

Je me souviens d'avoir une apprehension et demande au capitaine ce qu'il préfère entre les navigations côtières ou hauturieres? Il me répond que tant que le vent vient des côtes, la navigation côtière ne l'inquiète pas...moi je pensais plus à la circulation maritime... c'est "Gibraltar bis" ici! On n'est plus vraiment habitué dans le Pacifique...

La nuit s'installe, noire. Le capitaine me réveille à 2h et je retiens de sa transmission qu'on a un bateau à tribord mais que le croisement avec lui est clair. La suite me prouvera qu'il m'avait dit l'inverse...

Alors pendant 20/25 min, je le regarde se rapprocher mais ne verifie rien sur l'AIS de son déplacement, sa vitesse, ses feux...ne calcule pas notre croisement... tellement persuadée que ça a été fait avant... sûrement un peu endormie ou par paresse?

Bref, je commence à m'inquieter bien trop tard...il est déjà là...tout près...

Je réveille le capitaine mais c'est trop tard pour changer de cap...

Il me demande de libérer le pilote pour prendre la barre...ce que j'arrive à peine à faire tellement je tremble... puis d'allumer les batteries moteur mais là, je reste pétrifiée...incapable de faire un geste devant le mastodonte qui n'est qu'à quelques mètres de nous dans le clair de lune...

Vision apocalyptique...et devant lequel on passe d'un cheveu, de quelques mètres...je ne sais pas....

La peur de notre vie....

J'écris pour exorciser le nouveau démon de mes nuits...un cargo de 120m... qui a failli...bref, je ne veux plus y penser...

Nous n'avons pas réussi à en reparler avant l'arrivée...

On a multiplié notre vigilance par 100 et peut-être va-t-on accrocher une étoile en haut du mât?

Il faut aller de l'avant, les 24h suivantes se sont poursuivies ventilées et agitées.


On s'accroche car ça remue!

Puis le vent est tombé. On a donc décidé de s'arreter passer le dimanche à Trial bay, au sud de Coffs Harbour.

Journée splendide de défoulement sur 6km de plage où je tente de me remettre à la course à pied pendant 35 minutes.

Flagellation or not? Je ne pourrais presque plus marcher (et encore moins arpenter la descente du bateau) pendant 2 jours 😥.

Trial bay

Le vent doit s'établir de nouveau en soirée, nous remettons donc les voiles au coucher du soleil. On est à mi-chemin de Fraser.

On choisi de naviguer sous genois seul, un peu frustrant pour la capitaine car ce n'est pas bien rapide. Mais compte tenu des variations de vent continuelles, c'est bien confortable de ne pas envoyer ou lacher des ris à tout va!

Toujours au portant avec pas mal de grains, c'est un peu le shaker à l'interieur!

Événement à bord: 1er poisson pêché à la traine en Australie. Les enfants sont tout fous alors même si c'est une bonite, on la garde.


Shaker et bonite

Les barbabėbés s'occupent comme ils peuvent...

Les abords de Brisbane sont également bien fréquentés de bateaux en tout genre, de multiples pêcheurs sans AIS et d'engins volants non identifiés. Concentration!

Occupations à bord et rencontres

Mercredi 1er mai au petit matin, nous finissons par arriver aux abords de Fraser.

Cela fait quelques jours qu'on se pose la question de passer une "barre" pour rentrer dans le "great sandy strait" (mer interieure entre le continent et l'île) ou faire le grand tour... sachant que l'île fait 80km de long.

Pas encore assez vaccinés par nos expériences dans les bancs de sable, on décide de tenter le coup et d'attendre le debut de la marée montante à midi.

On mouille donc au milieu des pêcheurs à "double island point" et goûtons à un "english breakfast" bien mérité😁


Double island point

Le ciel se dégage miraculeusement pour nous laisser passer la barre avec un niveau de stress assez élevé à bord...

Pas donc eu l'idée de prendre des photos quand on était dans la machine à laver et que le sondeur a affiché "1,2m"🤤... sûrement un effet des remous du sable mais n'empêche... que de tachycardies!!

LA Barre...mais on ne se rend compte de RIEN!!

Nous entrons ensuite dans un dédale de canaux au milieu de mangroves où la mer est si caaaalme!

Ça nous change tellement, quelle joie!

Les pièges sont à tous les tournants et il faut se concentrer à fond sur le pilotage. Heureusement, c'est tres balisé mais pas question de naviguer à marée basse avec nos 2 mètres de tirant d'eau.

Un exellent guide est disponible en ligne : "beacon to beacon guide" sur le site du gouvernement du Queensland. Merci la "3g" en mer le long des côtes, quel luxe!!!

Le stress retombera vraiment lors de notre ancrage à "Garry's anchorage" au milieu de 8 autres bateaux. Mouillage ultra apaisant, on trinque à la vie😉

Great sandy strait et Garry's anchorage

Le temps se gâte les jours suivants; ce qui ne nous empêchera pas de partir affronter les crocodiles, les dingos et SURTOUT les moustiques et "sandflies" de Fraser island (les seuls rencontrés, cf photo de mes jambes dévorées !!). Vive les démangeaisons nocturnes qu'occasionnent ces charmantes bestioles qui m'adorent😬.

Fraser forest

Nous poursuiverons notre decouverte des canaux par 3h de navigation concentrée pour gagner le mouillage de Kingfisher bay.

Le marnage y est encore impressionnant! On s'était déshabitué depuis le Chili et la Bretagne! Et ça ne fait que commencer!


Kingfisher bay

Journée pluvieuse annoncée samedi 4 mai; on se décide pour une escale technique en marina à Urangan.

Avitaillement pour 2-3 semaines, nettoyage du bateau, plein d'eau, lessives et quelques grimpettes dans le mât sont au programme lors du retour du soleil (sous le regard incrédule des australiens qui ne quittent pas leur gilet de sauvetage sur les pontons😆).

Escalades en marina

Quelques heures de slaloms entre les bancs de sable plus tard, nous mouillons à "Coongul point", de nouveau sur Fraser, mais côté plage: plutôt canon!

C'est la plus grande île de sable du monde et on y trouve encore des dingos sauvages. Deux attaques mortelles d'enfants ont eu lieu ces dix dernieres années donc les australiens ne rigolent pas avec la prevention!!!

Les touristes circulent uniquement en 4x4, attention aux croisements sur la plage!

Coongul point

Lundi 6, nous sommes repartis pour 165 miles entre Fraser et l'archipel des Keppel. On ne peut pas se permettre de traîner, on est à 1000 miles du cap York et 1500 de Darwin.

Alors là, rien à voir: grand soleil, petit vent, mer plate, 20 mètres de fond partout...et un thazard au bout de la ligne🤗🤗🤗

Que du bonheur! Vive la mer de corail!

Séquence pêche

Ça joue, ça bosse, ça lit, ça mange et ça essaie le spi...

Nav Fraser- GKI

Les levers/couchers de soleil sont pas mal😉, la nuit ultra étoilée et sans cargos!

Lumières

Apres un deuxième jour plus ventilé avec passage du tropique du Capricorne (23°26'12S),

Passage du tropique du capricorne

nous attérissons à Great Keppel Island: sauvage et splendide!

Notre dernière "keppel island", c'était aux Malouines en 2009!!

Les meilleurs moments de Barbibul furent ses jeux avec les copains d'Eclipse, la decouverte de Fraser et la clôture des 8 tomes d'Harry Potter!

Ceux de Barbidur: les pêches de poissons et les 2 tournées de cloches de pâques (exeptionnelles à Sydney!!)

Et ceux de Barbidou: les jeux avec les copains rencontrés à Sydney, l'escalade dans le mât et ses milliards de parties de playmobil.

Approche de Great Keppel Island

A suivre: archipel des Percy, Whitsundays, Cairns, etc...

9

Ce coup ci, pas de cargo, pas de bobo, pas de barre à passer, pas de talonnage, pas de stress,...bref, qu'est- ce-qu'on va bien pouvoir vous raconter?

Ah si je sais! Vous pensiez qu'en mai, la saison cyclonique était derrière nous...et bien que nenni! C'était compter sans le dérèglement climatique! Un p'tit cyclone nommé "Ann" s'est formé aux îles Salomons le 10 et a évolué gentillement vers l'ouest pendant 5 jours...heureusement sans descendre vers nous (😥). Il nous a simplement caché le soleil aux Whitsundays, rincé allègrement le bateau et chargé l'éolienne à donf!


Trajet du cyclone Ann (categorie 1)

On vous avait laissé à Great Keppel Island (GKI), charmante île propice au vagabondage où le soleil était encore de la partie.

Aperçu du mouillage de GKI

Obsession snorkelling (ou PMT) pour les barbabébés mais le spot sableux est simplement remplis de raies pastenagues.

Ça ne les empêche en rien de re-tester leurs palmes et masques oubliés !

PMT A GKI

Je suis également de la partie mais un peu anxieuse à l'idée de pouvoir croiser des "cuboméduses", j'ai investi dans un lycra/pantalon et ne suis pas loin de rivaliser avec les burkinis!!

Pour info: ce « piqueur marin », cette « guêpe de mer », cette « main de la mort » est assurément la méduse la plus venimeuse au monde et peut être l'une des créatures les plus dangereuses de l'océan

🤤🤤🤤 Je hais les méduses!


Cubomeduse ou box jellyfish

Quand la visibilité est là, je nage sans craintes mais sinon...

Bref, après 2 jours sur GKI, nous repartons pour un saut de 160 miles effectué en 25h jusqu'à Scawfeel Island.

L'avantage actuel est de ne plus avoir à attendre de fenêtre météo. Les alizés de sud-est soufflent allègrement😊.

La navigation paisible débutée sous le soleil se termine dans la brume et le crachin. Le tout en découvrant (de nuit) l'ère d'attente d'une cinquantaine de cargos devant Mackay: déstabilisant quand tu essaies d'identifier leurs feux et de les compter sur l'A.I.S !


Nav GKI- Scawfeel island & croisement d'un globicéphal

Dans cette mer de corail où les fonds ne dépassent pas 30 mètres, il y a des îles partout et la mer est verte. C'est un régal pour voguer, aucune monotonie assurée!

Arrivée sur Scawfeel un peu mystique...

Scawfeel sous les nuages

Île vierge et mystérieuse aux paroies infranchissables de végétation luxuriante propice à des décors de film!

L'influence de "Ann" se fait sentir le lendemain (samedi 11 mai) avec de belles rafales accélérants le long de la montagne et 35/40 nds non stop.

Samedi 11 mai 2019

L'après midi, le vent qui se calme nous permet de mettre pied à terre.

Scawfeel sous le soleil

Nous repartons le 13 avec 25/30 nds de vent dans le dos pour une belle journée de 65 miles (avalée en 7h) qui nous mènera aux fameuses Whitsundays.

Slaloms entre les îles avec vent + courant, spectacle garantit!

Approche des whitsundays

L'entrée dans l'archipel est splendide. On sait que le temps va se couvrir donc on file jusqu'à "whitsunday island" pour esperer voir la fameuse plage de Whitehaven sous le soleil. Mais il est déjà un peu tard...

Whitehaven beach

A 16h, nous prenons une bouée au milieu des bateaux de charters dans Tongue bay et une heure plus tard tout le monde a déguerpi pour rentrer à Airlie beach, haut lieu du charter local!

Il faudra attendre le lendemain pour admirer le spectacle!

Joli, non?

Jeux dans les vagues et jeux de lumieres sur Whitehaven beach...bye bye blue sky😕

Whitsunday island

Mardi 14, le temps se gâte réellement et nous ne reverrons plus le soleil sur ce bel archipel qui nous a à peine dévoilé ses secrets...

Des coffres sont posés partout pour ne pas saccager les fonds marins et les bateaux de charter tournent...quelque soit le temps!

Nous partons à la recherche d'un mouillage moins rouleur sur Hook island. Bonheur trouvé dans "butterfly bay" pour 2 journées de pluie + 30 nds en mode: école/cuisine/jeux de société.

A souligner la forte motivation aquatique des barbabėbés qui ont poussé leur père dans l'eau (sous ce beau temps) pour admirer coraux et poissons à quelques mètres du bateau!

Joli joli mais on aurait apprécié un peu de lumière! Ce que j'ai glané pendant quelques minutes le lendemain😊

Hook island (whitsundays)

Un peu déçus, nous nous décidons à quitter l'archipel le 16 car la route est longue jusqu' à Darwin... si on attend le soleil partout, on n'est pas rendu!

Dernier mouillage des whitsundays

Cap sur Magnetic Island (face à Townsville), distant de 130 miles avec 25 nds dans le dos.

Depart 10h....mais un peu tôt...

Après une navigation de jour rouleuse et agitée (mer + enfants) suivie d'une nuit fabuleuse (où l'on voyait comme en plein jour), nous mouillerons à 5h du matin dans "horseshoe bay", l'aube perçant à peine.

Nav Whitsundays-Magnetic island (horseshoe bay)

"Magnetic island" (surnommée Maggie) où une de mes amie m'a dit en arrivant : "go go koalas". Je n'y croyais que moyennement... Voir ces animaux en liberté était un vieux rêve...

Et bien si: réalisé 😍. Deux jolies peluches accrochées à leur eucalyptus dans la rando des forts!

🐨 so happy🐨

14 km de marche plus tard, on a apprécié cette île à taille humaine, un peu bohème, touristique certes mais très sympathique!

Des forts à Nelly bay

On se pose des questions sur la couleur marron de l'eau... L'île est pourtant réputée pour la plongée même si des bouteilles de vinaigre sont disposées partout en cas de piqûres de méduses et des filets posés sur les plages à baignade...

Est-ce du aux fortes pluies de ces derniers jours? Toujours est-il qu'on ne voit rien sous l'eau. De plus, le ventilateur ne s'est toujours pas arrêté...la mer est donc plus propice au surf qu'à la PMT.

On se remet quelques kilomètres dans les pattes le lendemain du côté des baies du nord-est: superbes!

Retour à Horseshoe bay pour un concert violon/contrebasse sur la plage😄

Balding, Radical et Florence bay puis concert sur Horseshoe

Apres 3 jours bien remplis, Ty Makao reprend la mer pour atteindre Cairns en 2 étapes de 70 et 100 miles.


Nav Magnetic-Cairns, activités à bord

Mission accomplie puisque partis à 5h mardi 21 mai, nous sommes entrés dans la rivière de Cairns 13h plus tard en charmante compagnie...

J'adooore les cargos!

Ancrés dans la rivière, on goûte à un mouillage non rouleur avec délectation!

Missions habituelles pour cette escale technique: lessives, gaz, avitaillement ainsi que trouver une cartographie électronique d'Indonésie: accomplies.

Beaucoup d'averses nous rincent le bateau mais quelques éclaircies vont nous permettre de profiter de la superbe piscine publique et de l'esplanade tip top pour la trottinette.

Cairns: sa riviere, sa piscine, ses pelicans et son remblais

Voilà, la cambuse déborde! Nous sommes près à repartir vers le cap York, à 450 miles d'ici.

Plusieurs étapes que nous ferons de jour car l'espace entre la grande barrière de corail et le continent se resserre...mais pas le traffic!

En espérant quelques belles plongées et moins d'énervements avec les barbabébés qui nous ont mis les nerfs en pelote ces derniers temps....

Dur dur d'être H24 parent/instituteur/navigateur/arbitre de boxe, etc...

Les meilleurs moments de Barbidou étaient ses rencontres avec les koalas (partagés++), réussir à lire de petits livres, la piscine et les chauves-souris de Cairns.

Ceux de Barbidur: les glaces après les randonnées (partagés également!!), les runs de trottinette à Cairns et jouer dans les vagues.

Ceux de Barbibul: les PMT, les randonnées, ses multiples lectures qu'il nous partage (Petit Nicolas, Roald Dahl & Jules Verne) et ses combats d'épée avec ses frères (qu'est-ce-qui m'a prit de leur montrer les dessins animés des 3 mousquetaires 😥).

Next post in Darwin.

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Bienvenue au pays du crocodile!!

Nous voici par 10°de latitude sud dans les îles du détroit de Torres, à l'extrême nord de l'Australie.

La LONGUE côte Est est derrière nous😊: 2000 miles avalés depuis Hobart, quel grand pays!!

On le savait mais on s'est fait un peu surprendre par les distances...


Iles du détroit de Torres

Une belle météo depuis Cairns nous a permis d'enchaîner des étapes de 45 à 110 miles en s'arrêtant toutes les nuits.

Les croisements de cargos ou pêcheurs étaient pluri quotidiens et plus ou moins proches! J'ai commencé une collection de clichés pour se donner une idée.

Croisements...

En 10 jours, nos étapes se résument à "Low Island": j'ai nommé l'îlot Amédée local (pour les caledoniens). Joli snorkelling avec pour compagnons de mouillage: requins pointe noire et gros platax.


Low Island

40 miles plus loin, nous mouillons à "Hope Island" pas trop dépaysés non plus!!

Hope Island

Nous enchainons sur 70 miles vers "Lizard Island"pour la fête des mères: petit bijou recouvert d'un resort et d'une piste d'atterrissage. Ascension du mont Cook et carpaccio de Thazard en cadeau, merci les pêcheurs😊.

Lizard Island

Mouillage infesté de requins (pointes noires et gris de récif) où nos voisins nous conseillent fortement d'arrêter les natations entre la plage et le bateau (comme j'avais fais la veille sous leurs yeux à Hope). Surtout à cause des crocos... pas besoin de plus pour inquiéter tout l'équipage! Ajoutés aux drames calédoniens, on va se calmer sur la baignade🙁.

En attendant, avec une sécu surface, on profite de ce beau spot rempli de bénitiers géants de plus d'un mètre de large! Il paraîtrait qu'ils peuvent atteindre 250 kg et avoir plus de 100 ans!

Malheureusement notre appareil photo étanche a rendu l'âme donc terminées les photos sous-marines et merci internet, c'est très ressemblant😉.

PMT, poissons papillon, requins et bénitiers géants

Les étapes s'allongent... 83 miles jusqu'à Flinders Island (one more). Départ 4h30, on file à 8 nds sur mer plate, profitons, profitons!!

Le fameux cap Melville est franchit sous le soleil et 30 nds (au lieu des 50 fréquents): ça c'est fait!

On parvient à mouiller avant la nuit pour faire galoper la marmaille qui s'adapte à ces grandes étapes mais déborde d'énergie 😶.

Sur la plage, on détrouve des dizaines de traces de tortues venues pondre.

Cap Melville et Flinders Island

Next stop: Morris Island, 60 miles plus loin; petit îlot fort sympathique en compagnie des pélicans et d'un nouveau p'tit thazard.

Morris Island

A suivre: 100 miles jusqu'à la baie Marguerite avec 25 nds fort utiles pour arriver à la tombée du jour!

Puis on s'accorde un jour off.

La péninsule du cap York est désertique, uniquement occupée par des réserves aborigènes. On ne croisera pas âme humaine mais deux jabiru🤗🤗!

Mangrove de partout, pas de traces de crocodiles, operation défoulade.

Marguerite bay et illustration d'un Jabiru (merci le net)

Dernière grande étape pour cloturer en beauté la côte Est australienne: 110 miles jusqu'à "Thursday Island" dans le détroit de Torres via "Albany pass" et le cap York.

Le ciel bleu nous a quitté comme le réseau téléphonique (mais lui depuis une semaine). Les gribs annoncent 20 nds, on en aura 30, normal! La mer est agitée, ça ne joue plus aussi facilement aux playmobils!

Dernière nav sous les grains côte Est australienne

La journée sera longue! Partis à 5h, on entre dans "Albany pass" à 16h pour la renverse de courant (qui ne viendra pas)... mais même à 4 nds et un grain, on progresse vers le cap York et une mer plus calme. On croise nos premières habitations depuis Lizard!

Albany pass

Le cap York est passé au coucher de soleil; on arrose Neptune, Poséidon, Ty Makao et l'capitaine😉.

Les enfants s'occupent... un ange passe😌

Cap York et distractions

20 miles encore à parcourir jusqu'aux îles du détroit de Torres.

La nuit est noire, les grains passent, le vent est rafaleux, les dangers nombreux mais tout est éclairé et balisé.

Après une montée de stress (personelle... ne goûtant pas les arrivées inconnues par nuit noire et 30 nds), nous ancrons devant "Horn Island", fins contents😀.

Thursday Island (T.I) est juste en face mais plus exposée aux vents et courrants.

Mouillage Horn Island

Ah les crocrocro, ils sont là cette fois! Peureux, inabordables mais posés devant le bateau sur la vase à marée basse. C'est sûr qu'en photo, on dirait des troncs d'arbres😂.

Si si j'vous assure qu'ils sont là!!!!

Un dimanche à Horn c'est pêche intensive sur le grand quai!

Les barbabébés se sont fait une copine😊.

Barbidur pêche poisson sur poisson et ne veut plus repartir!

Pêche à Horn island

Et un lundi à TI, c'est plus animé! 2600 habitants contre 500, ça fait la difference!

L'île est minuscule mais s'est développée grâce aux fermes perlières. La population est métissée d'asiatiques, européens et insulaires du Pacifique.

On se degourdit les pattes sur les deux p'tits sommets de l'île en admirant le paysage...

Thursday Island

Puis c'est la pause glace/parc obligatoire! On peut dire qu'à 10°S, il fait bon! Ils sont loins les 43°S tasmaniens et on ne regrette pas les 25 nds de vent rafraichissants.

Mouillage de TI

Les meilleurs moments de Barbidur étaient ses parties de pêche et plongée, ceux de Barbibul les snorkellings avec requins, bénitiers, etc... et ceux de Barbidou sa PMT avec une tortue et les crocodiles de Horn!

Ceux des parents étaient plutôt les jours passés sans s'être enfoncé un playmobil dans le pied ni crié sur les responsables! On progresse, vive la CNV😁.

Playmobil power


Notre départ pour Darwin est reporté au 5 juin pour cause de mer trop forte dans le golfe de Carpentaria.

Mission à accomplir: 730 miles en mer d'Arafura sans lune et sans se prendre de filet dérivant dans la quille!

Inch'Allah!

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Cinq mois de voyage et 5500 miles plus tard, nous voici au terme de notre périple australien.

Nous venons de le cloturer en beauté par une escapade terrestre dans l'outback: splendide terre de contrastes symbolisant tant ce pays!

Outback australien

Mais avant de pouvoir s'évader, il a fallu braver le golf de Carpentaria et la mer d'Arafura.....


Carto

Pour cause de mer trop forte, nous avons reporté notre depart de 2 jours.

Malgré cela, on avait tout de même 2/3 mètres de creux associés à 25/30 nds de vent...à quoi ça devait ressembler les jours précédents??

On aura le témoignage d'un voilier qui était en mode "machine à laver" avec des vagues pasant au dessus de sa bôme dans tout le golf!

Finalement, même s'il a fallu quelques heures pour se ré-amariner, on n'était pas si mal😉. Aucun filet dérivant à signaler😥.

Golf de Capentaria

Cap plein ouest, allures oscillants entre le travers et le grand largue, Ty Makao engrange les miles...

Le soleil se couche 15 minutes plus tard tous les soirs, on a la sensation de rattrapper le temps!

Avec une moyenne de 180 miles par jour, les 300 nous separant du cap Wessel sont avalés en moins de deux jours et la mer s'aplatie brusquement derrière les île😊. Que diriez vous d'une p'tite séance de gym?

Cap Wessel

La suite est ventilée jusqu'à l'entrée du golf de Van Diemen mais moins agitée. Ce qui n'empêchent pas les poissons volants de se suicider et les activités du bord de reprendre....

Nav Wessel- cap Don

En trois jours et demi, nous mettons notre clignotant à gauche pour Darwin. Mais encore faut-il s'y trouver à la bonne heure!! Les détroits de Dundas et Clarence sont sujets à de forts courrants de marée...

A 2,5 nds, tu te dis que les 100 derniers miles vont être longs!!!

Mais nous parviendrons à passer à travers cet immence golf grâce au vent (qui se maintiendra) et à la renverse (of course)!

Van diemen golf

Apres "clarence strait", la "risée volvo" aura raison de nous pour nous permettre une arrivée à 22h mardi 11 juin 2019, 750 miles, 4 jours et 10h après notre départ de Thursday.

Bonne moyenne chère monture, 👏👏👏. Avec pour seul pépin: du jeu dans la bague de safran.

Nous mouillons dans l'immence "fannie bay" (sans conseil préalable) en face de "Darwin sailing club", qui s'avère un exellent choix!

Lieu très accueillant où on peut garer son annexe en empreintant des remorques (4m de marnage ici!), faire de l'eau, des lessives, prendre des douches chaudes, utiliser leur parc de jeux ou encore imprimer des documents,... le tout pour une modique cotisation hebdomadaire.

Certes le mouillage est loin du bord et les supermarchés à plusieurs kilomètres mais on ne peut pas tout avoir!

Darwin Sailing Club

C'est reparti pour des "runs" de trotinette!! En dehors des températures élevées, la ville s'y prête parfaitement!

Stop obligé sur la plage aménagée (garantie sans croco) et les parcs du centre ville.

On y rencontre de nombreux aborigènes, au contraire des autres villes visitées....souvent malheureusement très alcoolisés ...

Darwin CBD plage

Quand le capitaine bricole, les souris dansent et partent marcher vers "East Point" jusqu'à "Alexander lake".

Peuplé d'ibis mais (à priori) pas de croco, on peut y faire trempette! C'est loin de ressembler aux eaux turquoises du lagon calédonien mais ici: mer interdite! Les barbabébés sont moyennement rassurés... "t'es sûre qu'il n'y a pas de crocodiles maman??"🤣

Esat point reserve

C'est le "dry" (comme ils disent ici): le ciel bleu ne nous quitte pas, les journées sont gentillement ventilées, les températures tombent la nuit, c'est très agréable.

On est en confiance pour laisser "ty makao" au mouillage pendant trois jours pour un tour dans le bush!

Fannie bay

Voiture louée, bungalow réservé, go to "Kakadu National Parc", terre aborigène par excellence.

Trois jours de break terrestre dans un univers totalement depaysant au milieu des grands espaces et des peintures rupestres datant de 20000 ans!

Ubiir

Au pays de "crocodile dundee", nous serons à l'affût le long des fleuves mais sans succès...

Aligator river

On se contentera de mouches (omniprésentes autour de nos oreilles), d'oiseaux de toute sorte (cacatoes, aigles, oies, aigrettes, ...), de "rock wallabies" ou de kangourous.

Nourlangie rock et bilabong

Les barbabébés se regaleront de la piscine et des nuits en bungalow ou ils pourront allègrement réveiller les voisins par un foot ou un combat d'épée matinal😣😣😣.

Kakadu Lodge

Les distances sont grandes donc il faut rouler....et sans conflits de territoire de barbabébés dans l'habitacle...ce ne serait pas drôle😦😖😤...

Des moments de grâce surviennent parfois au detour des menhirs locaux: des termitières géantes impressionnantes!!

Termitieres

Nous finissons notre périple par une baignade/coucher de soleil dans le "Litchfield National Park" qui restera gravée dans les anales.

Wangi falls

De retour à Darwin, nous enchaînons les dernières missions, la dernière piscine, les dernières courses,...achevées à 21h par un ultime apéro australien au bar du club.

L'annexe est "full full", nos papiers imprimés, le rendez vous pris pour le lendemain avec les douaniers...

Nous voilà fin prêt pour changer d'air...


Last day in Australia

Dans la suite du périple : finis les pays occidentalisés.

Cap sur Kupang, Timor Occidental, Indonésie: 460 miles au 286°.

Les meilleurs moments de Barbibul furent le road trip à Kakadu, la navigation et le "last drink" au bistrot.

Ceux de Barbidou: les différentes baignades et les rencontres animalières.

Ceux de Barbidur: les escalades dans Kakadu, les piscines et la trotinette.

On regrettera sûrement le temps de formalités administratives, les animaux extraordinaires, l'eau potable, les parcs de jeux, les WC omniprésents et toujours propres, les poubelles de tri, le fait de pouvoir mettre shorts et débardeurs et la sympathie des australiens!

On ne regrettera pas le coût de la vie, les panneaux d'interdictions omniprésents, la délation, les crocodiles, les méduses boîtes et autres animaux dangereux!

On se félicite de ne pas avoir eu à tester leur service d'urgences pédiatriques pendant ces cinq mois!!

Bye bye Australia 😍


The 3 blond devils
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Ty Makao n'est définitivement plus dans le Pacifique sud-ouest, vous l'aurez remarqué! Avec ce changement d'itinéraire, nous avons pris une extension indienne...

La traversée de la mer de Timor aurait pu être parfaite: 15/20 nds de vent portant, ciel immaculé, pleine lune, mer peu agitée ...

Départ de Darwin

...si notre pilote automatique ne nous avait pas fait faux bon en cours de route😣.

Lors de la première nuit, il commence à dérailler...on l'économise le lendemain en barrant puis il nous abandonne définitivement à la fin de la 2ème nuit...

A partir de là, ça s'est un peu compliqué... nous qui pensions en profiter pour apprendre des bases d'indonésien...c'est loupé!

Les journées du capitaine ressemblaient à barrer/dormir/chercher la panne et les miennes à barrer/dormir/nourrir l'équipage.

Les barbabébés se sont gérés seuls avec succès mais n'ont jamais regardé autant de dessins animés 🤐!!

Les lunes rousse étaient somptueuses et les levers/couchers de soleil à tomber!!

Nav Darwin-Kupang

Au bout de 3 jours et demi, on était bien contents d'arriver😀...que c'est fatiguant de barrer sans dormir plus de 2 ou 3 heures d'affilé...n'est-ce plus de mon âge?? J'ai une immence admiration pour les figaristes, ministes ou autres solitaires de l'extrême qui ne dorment jamais plus d'1h30 de suite!

Je me doppe aux podcasts de France inter et le capitaine aux barres chocolatées 🤣

Je barre, tu barres, il barre,...

Retardés de 3h à Darwin (station essence HS), nous avons manqué l'arrivée de jour à Kupang...😯

Lune non levée, on se retrouve à slalommer entre les 200 bateaux de pêche ancrés ou non dans le canal ouest du Timor occidental : un peu stressant... Heureusement, ils sont presque tous éclairés par des spots, en pleine pêche... ou pas.

Le vent étant tombé, nous terminons au moteur, réussissant à éviter des corps morts et à mouiller devant la ville à 21h vendredi 21 juin...pour une longue nuit🤗.

Lever de lune d'arrivée et matin sur Kupang

Mais c'etait sans compter sur le chant du muezzin à 4h du matin😣!! Welcome dans le plus grand pays musulman du monde!

Tout au long de la journée (et des prières), j'aurais des reflexions du genre: "maman, il y a un concert à terre"😂

Puis, c'etait partit pour 3 jours à se noyer dans les méandres de la paperasserie indonésienne!! Nous pensions pouvoir y arriver seuls mais notre niveau de "Bahasa Indonesia" (langue locale) a eu raison de notre bonne volonté! Mickael attendait les capitaines (de Ty Makao et Le Soly) lors de leur débarquement. Pour 150 US$, il leur a servi d'agent, guide, traducteur, conseiller... Bref, pas donné mais quasi indispensable pour cette arrivée en terre inconnue et corrompue!

Samedi soir, les passeports étant tamponnés, nous pouvons mettre pied à terre sur la plage/poubelle de Kupang 😢, se frayer un chemin à travers les centaines de scooters et goûter à la cuisine locale si épicée 😲.

L'acceuil est à chaque coin de rue dans le regard et le sourire des locaux, c'est chaleureux à souhait😊.

Les petits blonds sont une veritable attraction! Tout le monde veut leur caresser la tête, leur pincer les joues ou se photographier avec eux.

Ils le vivent plutôt bien mais n'abusons pas! Barbidou étant le plus sollicité, il commence à se cacher!

Il va vite nous falloir apprendre les bases de la langue car personne (ou presque) ne parle anglais ici.

Kupang

Entre les heures de bureau pour le capt'ain, d'école pour les élèves et de confection de drapeau pour moi, on trouve le temps pour une escapade avec l'équipage du "Soly" (un français et 2 australiennes).

Notre chauffeur nous emmène nager dans un lac sous-terrain improbable et génial puis rencontrer les macaques du Timor.

Les barbabébés sont ravis, bienvenue en Indonesie!!

Des petits singes au milieu des détritus plastiques... j'avoue avoir un peu de mal à supporter toute cette polution...même si on m'avait préparé...

Lokasi goa kristal et premiers macaques

Les visites des douaniers et de la quarantaine à bord sont une vaste blague ou l'occasion d'une balade en mer?? Ils veulent juste voir la pharmacie et boire un "cold drink"!!

Lundi midi, les 4 missions sont bouclées (customs, quarantaine, immigration et capitaine du port). Notre cap'taine revient un gros cahier sous le bras, nous pouvons quitter Kupang pour l'île de Florès.

Fin des papiers

Les 140 miles nous séparant de Ende (côte sud de Florès) nous prennent 26 heures à la voile, toujours sans pilote et sans poisson...

Nav Kupang- Florès

Dans la nuit, le vent monte à 27 nds, ça devient trop sport pour moi et je demande l'affalage de GV...je ne m'appelle pas Justine Mettraux sur la figaro!!!

Puis le vent n'en finira plus de mollir et jusqu'à l'arrivée, nous passerons par toutes les gardes robes.

Florès nous acceuille par un volcan fumant qui semble nous souhaiter la bienvenue sur la "ceinture de feu"! Puis nous mouillons avant la nuit, par 15 mètres, au milieu des barques traditionnelles, devant la plus grande ville de l'île.

Arrivée Ende, Florès

Le mouillage paraît charmant comme ça mais la plage est une décharge à ciel ouvert peuplée de chèvres, poissons et rats morts. L'odeur remonte jusqu'à nous et la mosquée se trouve juste en face...il va falloir habituer oreilles et narines, c'est coton😉!!

De jeunes garçons téméraires (sentant le poisson) débarquent à bord, curieux... tentant même un "money?" Aïe aïe aïe... ici aussi... On doit leur paraître si riche sur notre coquille d'aluminium....


Ende

Le lendemain: débarquement au milieu des déchets et du marché aux poissons: respiration buccale fortement conseillée!!

On dégote un taxi brousse pour gagner le village de Moni: point de raliement pour monter au volcan Kelimutu, bijou de Florès. Après avoir sillonné la ville pour le remplir, près à déborder, au milieu des coqs et des sacs de riz, nous gravissons la montagne et ses rizières: paysages somptueux mais photos difficiles...

Taxi brousse Ende-Moni

60 km et 3h plus tard, nous arrivons à destination. On félicite les barbabébés qui sont restés plutôt calmes sans trop se plaindre malgré l'attente et l'inconfort ("maman, ça fait 1h15 qu'on est dans le bus et on n'a toujours pas quitté la ville!", "pourquoi on fait demi tour?", " pourquoi on s'arrête encore?, "pourquoi ils veulent rentrer, il n'y a plus de place??", "pourquoi ils voyagent sur le toit?",etc...) 🤣🤣

Nous sommes forcés de prendre un chauffeur particulier pour effectuer les 13 derniers kilomètres jusqu'à l'entrée du parc national. Par chance, à 1600 mètres d'altitude, nous serons au-dessus de la mer de nuages😄.

Au milieu des singes, nous découvrons trois magnifiques lacs de cratère qui changent de couleur en fonction des années et de la composition chimique des eaux.

Kelimutu

Même en montant les derniers dans le bus, le retour sera à peine plus rapide que l'aller et toujours aussi folklorique!

19h: nuit noire, l'annexe (non accrochée) est toujours là mais pleine de sable! Elle a servie de défouloir aux enfants du coin...un moindre mal!

La suite de cette escale sera une plongée (en apnée) au coeur du marché et une virée en scooter dans Ende (vous auriez du voir le sourire de Barbibul entre son père et le chauffeur, nous on était 4 en selle🙃).

Marchés

Je n'en reviens pas d'avoir la 4g ici...moi qui m'attendait à re-fréquenter des cyber cafés ou à chercher des wifis😁.

Que de sourires! Quel choc culturel! Ça grouille et nous replonge dans l'ambiance africaine ou cambodgienne.

Seul gros soucis: l'eau n'est pas potable... Avec nos 400 litres, il va falloir être encore plus économes!!

Les barbabébés sont marqués par le nombre de scooters, de saletés et de servir autant de bêtes curieuses!

Les meilleurs moments de Barbibul étaient le volcan Kelimutu, la baignade sans la grotte de Kupang et les restos; ceux de Barbidou: la rencontre des singes et ses parties de playmobil (encore et toujours!) et ceux de Barbidur: la pêche avec sa nouvelle cane, les singes et la navigation (enfin plutôt la gymnastique sur tout ce qu'il trouve 😣).

Dernière nav de nuit 50% moteur: 120 miles le long de Florès dans un décors de carte postale pour atteindre les îles de Komodo/Rinca et leurs fameux dragons🐊.

Nous voici pour quelques mois dans cet archipel aux 18 000 îles où les différentes religions paraissent avoir développé un beau "vivre ensemble "


Nav côte sud de Florès, Barbibul à la rescousse

Selamat Tingal (au-revoir)

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Publié le 16 juillet 2019

Des dragons de Komodo aux hordes de touristes de Bali en passant par les villages traditionnels de Sumbawa...ce périple indonesien ne cesse de nous émerveiller, étonner et enchanter!

Petites iles de la sonde

Nos premiers mouillages dans l'archipel de Komodo (au le sud de Rinca) sont désertiques, à la chasse aux dragons.

Pas un bateau...singes, cochons, biches et dragons sont nos seuls compagnons.

On se contentera d'une approche en annexe pour observer le plus grand varan du monde faisant sa longueur de plage au coucher du soleil (la bête se nourrie de buffles tout de même!).

Pour la p'te histoire, on avait pensé en attirer en laissant un appât sur une branche (peau de saumon) mais il est passé devant sans broncher🤣🤣🤣.

Dragon à Rinca

Loin de nous douter de l'affluence touristique de certains sîtes du parc national, on se rend sur l'île de Padar.

Des tas de barques traditionnelles y déversent leurs clients pour une jolie grimpette.

A 13h, tous les bateaux ont quitté la place, nous avons l'île pour nous, si c'est pas CANON!


Padar

Nous enchaînons une virée sur l'île de Komodo afin amortir notre entrée journalière dans le parc. On s'est fait surprendre par les 50€ à débourser au débarquement!

Ralentis par un courant du diable, on parvient sur l'île au coucher du soleil (encore après le flux touristique) pour espérer croiser un dragon sur la terre qui lui a donné son nom...

Nous ne sommes pas déçus! Accompagnés d'un ranger, on se trouvera face à face avec un monstre placide que dis-je: "un dinosaure" (dixit Barbidur)!


Dragon de Komodo avec ranger raccompagné en annexe

A "pink beach", on essaie encore de nager à contre-courant des touristes (mais pas du jus qui peut atteindre 5 nds) avec une visibilité incroyable! Ce parc marin tient ses promesses!

"Il se trouve au cœur du Triangle de corail de l'Asie-Pacifique et abrite l'un des environnements marins les plus riches du monde. La région est célèbre pour ses courants forts, contre-courants et tourbillons qui apportent des nutriments riches des profondeurs de l'océan Indien, créant ainsi des conditions idéales d’épanouissement pour des milliers d'espèces de poissons tropicaux et de coraux."

Que c'est bon de se re-baigner à gogo et sans craintes!!

Pink beach

A "Makassar Reaf", on ratera les raies manta mais pas les poissons clowns et autres merveilles de cet aquarium🐠. Les barbabébés sont dingues!! Barbidur (4 ans 3/4) ne parvient pas à s'arrêter, il veut tout voir comme son frère de 8 ans mais ne maitrise pas encore bien le tuba...

Makassar Reaf

Nuit et mouillage (par 23m😞) à "Sebayor Kecil" pour une rando et un beau panorama.

Sebayor Kecil

...avant de rejoindre Labuan Bajo, la grande ville de Florès la plus proche.

On rationne les douches (par moment ça a du bon d'étre la seule fille du bord😉), les cuves sont presque à sec...

Chance, nous retrouvons "TANAKA", bateau de charter/plongé rencontré à Padar, construit par Alain, un frenchie. Il nous propose de nous mettre à couple pour faire le plein d'eau, demande à ses gars de déposer nos sacs de linge et nous donne un tas de bons tuyaux.

Le voilier en bois, construit au sud de Sulawesi est splendide! Les enfants veulent le même...mais bizarrement pas notre capitaine!

Il doit y avoir 250 embarcations dans la baie! On peut dire que beaucoup ont de l'allure! On se croirait presque à "Brest 2016"!!

Tanaka et tous les autres...

Labuan Bajo fourmille! Tous les bateaux sont en mode avitaillement donc c'est facile de trouver de quoi s'approvisionner.

Un p'tit tour en scooter (ogek) direction le marché pour la plus grande joie des enfants!!

Des "mie goreng" (nouilles sautées, plat national) pour se sustanter et c'est repartit!

Labuan Bajo

Grâce à l'efficacité d'Alain, 24h plus tard, nous étions repartis vers l'ouest avec les dauphins!

Cap sur "Gili Lawa Darat " voile & moteur.

Spot pour moult PMT dérivantes où Barbibul découvre l'effet "superman" sous l'eau! Sacré bon moment! Pour moi il est agrémenté d'une jolie raie manta😍.

Spot également pour une ultime rencontre de vendeur de souvenirs : Dragons, raies, perles, pas cher, please Mister!! Forcément, après avoir troqué 3 pare-abattages...on a déjà nos sculptures, vas pour des colliers de griffe ou dent de dragon!


Gili Lawa Darat

Le lendemain, sortie du parc et cap sur le nord de Sumbawa avec pause déjeuner à Gili Banta. Juste le temps pour Barbibul et Barbidur de nager avec une raie manta pour la première fois🤗.

S'ensuit une navigation paisible (matelots en action) jusqu'au village de Wera bay, face au volcan Sangeang bien actif.

Wera bay

Village traditionnel où les hommes construisent des bateaux et les femmes tissent sous les maisons.

Pendant notre visite, les petits blonds feront encore l'attraction! Au bout d'une heure ils demandent à rentrer...en ont assez d'être touché, porté, photographié,etc... Peut-être qu'heureusement qu'on voyage en bateau et non sac au dos...??

Wera bay

Nous poursuivons notre route de 40 miles quotidiens le long de la côte nord de Sumbawa...toujours sans pilote...de village de pêcheurs en village...de pêcheurs (en attendant...nous on ne pêche rien depuis 1 mois😕).

C'est tellement reposant de caboter et de ne plus naviguer de nuit!!

L'île est essentiellement musulmane et presque toutes les femmes sont voilées. Nos mouillages sont rythmées par les prières de 18h, 4h et parfois celle de la matinée ou de midi.

Quand il n'y a pas de cacophonies, on s'habitue plutôt bien aux mélodies.

A Kilo, super acceuil de Yana et d'une bonne partie des enfants du village. Notre objectif était de trouver fruits et légumes. Ici pas de marché, tous les vendeurs sont en scooter. C'est encore plus difficile d'éviter les poches plastiques😣 mais on ne lache rien: "No plastic power"!

Grâce à mon appli "traductrice Bahasa Indonesia", j'arrive à échanger plus que des bases: vive le progrès!

Tous ces villages sont très pauvres et on aurait voulu y déposer du materiel scolaire... A notre prochain passage en septembre, à bientôt Kilo!

Kilo

C'est mon anniversaire en ce 7/7 et on a prévu d'être à Satonda avant la nuit!

Il s'en faudra de peu pour rater l'apéro et l'envol des milliers de chauve-souris lâchées pour l'occasion (c'était un beau cadeau, merci à tous...j'ai également adoré mon massage de 45 min à 6 petites mains, tous vos messages et la fondue au chocolat😋 !!)

Envol des chauves-souris

Rando autour du lac volcanique de l'île de Satonda, observation des chauves-souris, snorkelling, nav jusqu'à Medang, natation... busy busy ce lendemain d'anniversaire!

Satonda

Sumbawa c'est déjà fini...mais on reviendra...dans 2 mois!

Nous voici arrivés à Lombok, l'île du volcan Rinjani qui a vécu de terribles séismes en août dernier...

Des centaines de morts & blessés, de nombreuses destructions...certains villages n'avaient plus une maison debout...

Beaucoup de touristes ont du être évacué du volcan ou des îles Gili...un bon vent de panique en a résulté...

Mais ils se sont relevé et veulent de nouveau accueillir les visiteurs.

Lombok et son volcan Rinjani

Notre escale à Gili Air est un choc... ils manquent peut-être aux hôteliers mais pour nous il y a beaucoup trop de touristes sur une si petite île ...

On met 24h à débarquer... le temps de s'habituer à voir autant de blancs venus bronzer ou faire la fête sur ce joli cailloux.

L'avantage c'est que c'est propre! On reconnait un lieu touristique aux plastiques ne jonchant pas les lieux!

Ça ne ressemble pas du tout à l'Indonésie qu'on découvre depuis quelques semaines alors ça choque...

Ça choque de voir que malgré les panneaux demandant le respect de la culture locale, des filles se baladent en bikini sans complexes...

Ça choque de voir tous ces gens venus uniquement ici pour faire la fête... totalement déconnecté du pays!

Ça choque de voir tous les coraux morts... le tourisme de masse n'en serait peut-être pas la cause mais j'en doute?

Mais ces sentiments ne regardent que moi! Les barbabébés apprécient le calme, l'absence de voitures, les calèches et la propreté!


Gili Air

Maintenant que nous sommes à Bali et passé carrément sur une autre planète je reconnais que Gili Air peut avoir son charme... tout dépend du référentiel!

Néanmoins, nous avons continué à descendre vers le sud de Lombok (au milieu des pirogues traditionnelles) pour gagner la paisible île de Gili Gede.

C'est une île agréable avec quelques restaurants, guest houses ou petits hotels au milieu des villages traditionnels: bien plus authentique.

Nav ouest Lombok, Gili Gede

Nous y laissons Ty Makao 40 jours à l'abri sur un coffre de la "marina del rey". Le temps d'un aller/retour en France pour embrasser famille & amis mais également recharger nos batteries de patience (de parents fatigués)...

La veille du départ, notre super cap'taine a (enfin) trouvé la panne du pilote auto: exellente nouvelle pour les 4500 miles qui nous restent à parcourir pour rentrer à Noumea!

Derniers ploufs, rangements puis ferry jusqu'à Bali.


Marina del rey, Lombok

Apres une traversée éprouvante par le comportement "inadéquat" des barbabébés, nous voilà à Kuta, sur Bali pour une plongée tête la première dans "tourist land".

Il y a plus de blancs que d'indonésiens, c'est incroyable! Un vrai temple de la consommation... on ne s'attendait pas à ça mais on aurait pu se renseigner vous me direz!

Soit...c'est une des facettes de cette charmante île boudhiste. Nous découvrirons les autres à notre retour.


Pic nic zero dechets dans le ferry😉

Les meilleurs moments de Barbidur étaient ses snorkellings (raie manta en tête de liste), le collier "griffe de dragon" offert par son père et les glaces.

Ceux de Barbidou les dragons, la virée en scooter et les randonnées (Padar et Satonda).

Ceux de Barbibul la raie manta, le gros dragon et le restaurant de Bali.

C'est cool la pétole 😉

A bientôt...pour ceux qui sont arrivés au bout de ce (trop) long post😉!

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Publié le 28 août 2019

Après à un combo royal de transports en tout genre (dinghy, taxi, ferry, avion, bus, trains et voiture) entre Lombok et la France via Bali, nous voici de retour à bord.

Trajet retour marina del rey, Lombok

Laissé seul depuis le 16 juillet, Ty Makao est recouvert d'une belle pellicule de cendres... aurait-on raté l'annonce d'une eruption volcanique??

Un bon ménage et quelques bricoles s'annoncent avant de reprendre le voyage retour vers Noumea via le nord de la Papouasie.

Barbidur au turbin!

Sonne également l'heure de la "2ème rentrée scolaire" ce matin (en NC, elle a débuté fin février).

Après 7 semaines de grandes vacances et malgré les bonnes résolutions, c'est dur pour tout le monde...

On est mieux à l'apero🤤

Ces 5 semaines metropolitaines étaient intenses et géniales malgré quelques ombres au tableau, le décès de la grand-mère du capitaine et de nouveaux points de suture pour Barbidur...

Les meilleurs moments de Barbidou furent les cousinades, les "copinades" et voir sa marraine.

Cousinades et copinades en pagaille

Ceux de Barbidul: voir les montagnes, toucher la glace, monter à l'aiguille du midi et son temps avec parrain & marraine.

Meilleurs moments de Barbibul

Ceux de Barbidur: tirer les pommes de terre avec ses grands parents, fêter son anniversaire avec ses cousins et aller dans des parcs d'attraction.

Bons moments de Barbidur

Celui de barbapapa: tester le tout nouveau bateau de son vieux copain Fred: un schionning conçu pour du "day charter" accessible aux personnes en situation de handicap ♥️♥️.

www. boyard-croisière.com

A bord de Revolt' devant "fort boyard"

Ceux de Barbamama: ils sont trop nombreux !! C'était tellement bon de revoir tous les gens qu'on aime!! Alors je dirais: rencontrer et câliner ma nouvelle petite nièce Emmanuelle♥️♥️

Baby Emmanuelle

Après avoir abusé et sur-abusé des délicieux fromages et vins de l'hexagone, constitué une couche de gras de 2 à 5kg en prévision des futures disettes papous...nous nous sommes mis au vert à Bali pendant 5 jours.

Un petit sas de décompression bienvenue pour se recaler du jetlag au milieu des rizières, des temples balinais...et des milliers de touristes!!

Sauf qu'on a bien failli de pas nous laisser monter dans l'avion...faute de billet retour!

L'ambassade nous avait déjà refusé des visas de 2 mois pour la même raison lors d'un aller-retour à Paris début août 😫.

Mais force de persuasion (et 3 jeunes enfants aidant!), c'est passé au départ comme à l'arrivée pour 30 jours de VOA (Visa On Arrival) renouvelable.

Accueillis comme des princes par des amis/collègues de Noumea dans une belle maison balinaise😊.

Acceuil à l'arrivée😀

Nous les quittons pour Munduk (centre de l'île) au milieu des rizières dans une "guest house" où l'acceuil familial fût en or!

Balades entre les rizières et les cascades au programme... sans oublier quelques tours d'ojek (scooter)! Un bon dépaysement 😊.

Munduk waterfalls

Notre escapade balinaise s'est terminée à Ubud, ville grouillant de circulation et de touristes! On comprend pourquoi vu la beauté des temples et des rizieres en terrasses alentours mais c'etait "too much" pour nous!

Heureusement, notre logement en bungalow était un veritable havre de paix à l'écart de cette agitation urbaine!

C'etait néanmoins une joie de passer quelques jours baignés dans la culture boudhiste où les offrandes et les batons d'encens sont partout... même au fin fond des étroites et charmantes ruelles!

On peut vraiment louer leur talent à preserver architecture, scupture et culture!!

Ubud

C'est repartit pour la vie de château ⛵... c'est fou comme on se rehabitue vite au confort moderne!

Les choses sérieuses reprennent... comme les parties de playmobils...tellement plus sympatiques que l'apprentissage du passé simple ou des soustactions!

Après quelques heures de montage, nous voici équipés d'un AIS emetteur (merci ++++ Antoine M.), les cargos n'ont qu'à bien se tenir😉.

Souhaitez nous un vent pas trop fort...car il sera sûrement de face...

A bientôt un peu plus à l'est 🇲🇨.

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Entre soucis techniques et lenteurs administratives, notre progression est bien maigre depuis le dernier post...

Nous sommes de nouveau à Labuan Bajo (île de Florès), à l'origine en escale pour s'approvisionner, puis avons décidé de renouveler nos visas en avance...

On se demande encore si c'etait une bonne idée? Car nous sommes en stand-by depuis 10 jours...en attente du fameux tampon qui nous permettra de rester en Indonesie jusqu'au 20 octobre.

Heureusement que les couchers de soleils au milieu des Phinisis (bateaux traditionnels) sont à tomber par terre et les gargottes appétissantes !!


Couchers de soleil du samedi, dimanche, lundi, mardi, mercredi, etc....

On commence à bien connaître le marché (maîtrisant de mieux en mieux la monnaie!), l'épicerie qui vend l'huile de moteur, celle qui fait du pain complet ou de l'huile d'olive...et même un petit italien qui vend du fromage et du jambon!! Incroyable dans ce pays!!


Marché

Mais on n'avait pas vraiment prévu de s'installer à LB...alors même si c'est une super escale pour s'approvisionner, on commence à trouver le temps long...

De plus, on est arrivé un samedi, découvrant que les bureaux de l'"immigrasi" étaient fermés les samedi/dimanche 😣. Nous qui pensions être en pays musulman, est-ce de vieux restes de la colonisation portuguaise?

Depuis, on peut dire qu'on a eu plus que le temps d'avancer dans le programme scolaire, de faire et refaire des appros, des lessives, des albums photos, Barbibul de la clarinette, le plein d'eau, etc...

Après 3h de paperasse le lundi, une convocation familiale le mercredi (pour photo et empreintes digitales), on était dans les starting block tous les jours... guettant un sms...jamais arrivé!

Le cap'tain a décidé de passer son vendredi après-midi dans leurs bureaux pour pleurer ou faire un peu de forcing... mais sans succès: serveur en panne à Jakarta, tout est au point mort depuis 10 jours😣

Affaire à suivre lundi...ils ont promis de faire un effort. Point positif: nos dossiers sont passés en haut de la pile😊.

Immigration, ojek et clarinette

Ce n'est pas non plus comme si on avait pu quitter Lombok rapidement...

Dès le premier allumage, notre moteur s'est mis à mal refroidir... Le cap'tain a cherché, démonté, re-cherché croyant a chaque fois avoir trouvé le bouchon mais non!

Il a bien regretté de ne pas l'avoir rincé à l'eau douce avant de partir...

On s'est arrêté à Medana bay (nord ouest de Lombok), petite marina au pied du Rinjani, plus authentique que les bâtiments vides et flambants neufs de Gili Gede.

L'occasion de rencontrer quelques bateaux en partance pour la traversée de l'Indien. Ça a donné des envies au boss...si on n'avait pas de date de retour on serait peut-être aux abords de la Reunion en ce moment??!

On y a célébré nos 12 ans de mariage 😍 et avons tenté 3 départs pour Sumbawa...


Medana bay

Heureusement, le 3ème fut le bon après un deuxième démontage de pompe. Maintenant il crache bien ce moteur, go go Ty Makao!

Notre but initial était de repasser le plus vite possible Lombok et Sumbawa pour gagner dans l'est et découvrir la côte nord de Florès avant de traverser la mer de Banda.

Mais c'est aussi ça le voyage! On ne fait pas ce qu' on veut...et ce n'est même pas la météo qui nous retarde...

Tous les jours même tarif: tempête de ciel bleu et vent faible. On ne va pas se plaindre.

Nous avons fait deux navigations de 24h plutôt agréables, alternant 50% voile/ moteur avant d'atteindre Labuan Bajo.

Premier mouillage sur Moyo island à Sumbawa.

Moyo island

Terminé l'alizé régulier.... on passe notre temps à manoeuvrer! Le vent passant de 0 a 25 nds (dans les canaux), de face, de travers ou même parfois dans le dos! Quel bonheur d'avoir de nouveau un pilote automatique😁

Les barbabébés reprennent leurs marques en mer: pêche (infructueuse), lectures, nuits sous les étoiles, parties de playmobils, boulangerie, dauphins,...


en mer

Escale suivante à "Gili Lawa Laut" au nord de Komodo. Sublime spot, snorkellings autour de "crystal rock" avec les requins pointe blanche, grimpette dans les hauteurs et grosse raie manta en natation 😍.

La cousine de la raie manta rencontrée car tjs pas d'appareil sous marin
Gili Lawa Laut

Je m'étais peut-être mis Martel en tête en appréhendant d'être à la gîte 24h/24!

Il faut avouer que nous avons eu quelques difficultés à retrouver le goût et le rythme du voyage en famille en tant que parents/instituteurs...

Les envies d'envoyer tout valser ou de confier ces charmants et conciliants barbabébés à des professionnels de l'enseignement ont été grandes...surtout en voyant tous les petits français faire leur rentrée!!

Mais le temps à fait son oeuvre et rythme est repris. On avance bien et en dehors du volume sonore encore trop élevé des récréations/plouf (on n'a pas de voisins, ça tombe bien!), on tient le coup! Même Barbidur a décidé de commencer sa grande section de maternelle😊.


Ambiance studieuse au mouillage ou en mer...mais juste pour la photo!

Les matinées à LB furent consacrées à l'école et les après-midis à la piscine ou à la plage...le tout, près de petits macaques...ça pourrait être pire, non?

Ils avaient la piscine de l'hôtel face au mouillage pour eux: royal😊. La plage est comme qui dirait... plastifiée 😣😭😭


Petits macaques couleur rochers
Piscine/plage devant le mouillage de Labuan Bajo

On profite donc de notre dernier (🤞🤞🤞) week-end dans la région pour retourner nager dans le parc marin de Komodo.

Bien agréable de naviguer en terre connue!

Encore des snorkellings superbes à Kanawa island et Sebayor Kecil dans le courant: coraux aux milles et unes couleurs, super visibilité, bancs de platax, carrangues, gros barracuda sous le bateau, etc...


Photo empreintée mais très réaliste
Idem, photo servant d'illustration realiste
Photo tjs empreintée d'un banc de platax comme on a vu
Sebayor Kecil

Sinon, au milieu des chants pluriquotidiens du muezzin, les barbabébés se chamaillent, refusent de travailler, retournent le bateau, se battent et réclament à manger toutes les 2 heures...mais donnent aussi des millions de câlins, sont toujours motivés pour wincher, bricoler, gérer l'annexe, nous aider à faire le plein d'eau ou cuisiner!

Alors on positive!!!


Plein d'eau, démontage de winchs ou parties de playmobils dans les bouts

Les meilleurs moments de Barbidur furent ses snorkellings, la piscine de l'hôtel (qu'il arrivait à traverser sous l'eau) et les tours d'ojek (scooter).

Ceux de Barbidou: la randonnée de Gili Lawa Laut ainsi que les plongées de crystal rock et Sebayor Kecil.

Ceux de Barbibul les restos de medana bay, les randonnées et les snorkellings dérivants.

Plus qu'à esperer pouvoir partir aujourd'hui pour 2 ou 3 escales sur Florès avant de traverser la mer de Banda.

Prochaine destination: le Rajat Ampat en Papouasie Occidentale distant de 800 miles.

Last update: passeports en poche, dernier plein d'eau et Gooooooooooo!

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Publié le 27 septembre 2019

Arrivés à Ambon (capitale des Moluques) mercredi 25 septembre au lever du jour, la mer de Banda est desormais derrière nous!

Un peu de pluie (pas croisée depuis un mois) et de verdure, ça nous change! Nous voilà à seulement 3° de l'équateur: chaleur!

Mer réputée pas commode, on a peut-être eu de la chance? La traversée s'est avérée impeccable malgré la vie à la gîte.

400 miles à parcourir au 50°, vent au 70°...

Heureusement que des péponocephales (= dauphins d'Electre) ont accompagné notre départ pour éviter de déprimer!!!

Départ de Florès avec dauphins d'Electre

Mais avant d'entamer cette traversée, il a fallu gagner l'est de Florès.

Partis de Labuan Bajo au coucher du soleil le 16 septembre, nous n'avons fait deux navs de 24h en tirant des bords vers l'est.

Avec juste ce qu'il faut de vent pour faire essentiellement de la voile. C'est la qu'on est ravis d'avoir un bateau léger qui décolle avec 8 nds de vent😁.

Un peu de circulation maritime à surveiller, de bons moments de lecture, d'école et de jeux. Globalement facile.

Première escale: Riung et son parc marin aux 17 îles, petit coin de paradis avec jolis snorkellings.

Nav jusqu'à Riung et "17 islands national park"

Seconde escale: Tanjung Gedong à l'extrême nord-est de Florès après 30h de louvoyage dans le petit temps.

Nous arrivons vers 22h par nuit noire, pas passés loin de s'empaler une barque de pêcheurs ancrée dans la baie...😥

Avec beaucoup de fond et des galets, il a fallu s'approcher bien près du bord pour poser la pioche... heureusement qu'il n'y avait plus un brin d'air...

Le lendemain, réveil magique dans une baie à l'eau cristalline occupée uniquement par quelques pêcheurs. Ploufffff 🏊‍♂️

Le village se mérite, perché sur la colline avec toutes ses allées en pente raide. Mais la grimpette est à la hauteur de la bonté de ses habitants!

On imaginait (vainement) capter du réseau en hauteur pour prendre une météo...mais que nenni... c'est qu'on est bien isolé par ici! Seuls quelques "texts" passaient.

Personne ne parlant anglais, on a baragouiné comme on a pu (et beaucoup gesticulé!). Les villageois rencontrés, tellement pauvres, n'ont rien trouvé de mieux à faire que nous offrir ananas, bananes, gâteaux et sucettes aux enfants!

C'est toujours stupéfiant de constater a quel point ce sont ceux qui possèdent le moins qui partagent le plus❤.

Ils ont tenu à nous faire goûter divers fruits tropicaux inconnus qu'on vient d'identifier (merci le net!!): Ackee, salak, jujube,...

Et les garçons ont trouvé des copains pour faire un foot! Très belle escale😍

Ruelles pentues
Ackee
Salak
Gedong

Le 21 septembre après l'école, une annexe stockée sur le pont et une ultime baignade, nous voilà prêts pour traverser la mer de Banda.

Avec ce vent au 70°, nous sommes bien obligés de tirer quelques bords pour se recaler dans l'est: 30°/130°... 20°/120°... en espérant que le vent tourne un jour!??

Une dizaine de noeuds, jamais plus de 25, mer globalement peu agitée, rendent la vie à la gîte presque confortable😊.

Par deux soirs, nous avons même réussi à cuisiner des mi-goreng (nouilles sautées aux légumes pimentés) ou une omelette aux pommes de terre!

Les soirs avec 20 nds, c'etait plutôt soupes de pâtes chinoises, et tant pis pour le glutamate...

Sur les 400 miles en ligne droite, on en a fait 500: vive le près!!!

Heureusement, le troisième jour, le vent a fini par s'établir au sud-est. Ty Makao a pu faire route sur Ambon où il a posé l'ancre 4 jours plus tard avec un thon jaune au bout du fil🤗.

Régalade en perspective!! La veille, on avait pris une bonite qui s'était décrochée une fois arrivée sur la jupe...mais pas vraiment regrettée !

Mer belle, peu agitée et sashimis de thon jaune

La traversée a été bercée par des visites de dauphins endiablés (forme naine de longirostres ou tacheté pantropical?), beaucoup de jeux, lectures, recherche de Charlie et ses acolytes, quelques "cités d'or" et des veillées dans le cokpit à identifier les étoiles.

C'est fou comme on profite plus avec un pilote!! Mais je radote!

La gîte est confortable!

L'escale à Ambon n'etait pas vraiment planifiée mais un besoin d'eau, fruits et légumes s'est fait sentir. Une grande ville de 400 000 habitants, ça ne court pas les rues dans les environs donc feu: on se donne 24h pour faire laver notre linge, trouver de l'eau potable, faire des appros et malheureusement... tester les urgences 🤤, vivre un tremblement de terre et un bateau qui chasse.

Barbidur aux urgences d'Ambon

Je disais donc urgences...

Percution Barbidur contre scooter...

Scooter 1- Barbidur 0 (bientôt rebaptisé Henri (le balafré))

Mais avec plus de peur que de mal.

Un jeune sortait d'une station service, Barbidur n'ecoutait rien (1h qu'on ne cessait de leur répéter de marcher au lieu de courir et de donner la main...), il s'est quasiment jeté sous ses roues...

Il a du prendre le rétroviseur dans la tête et a été éjecté en arrière. Pas de perte de connaissance, de fracture ni de trauma cranien. Encore de la couture sur son joli visage déjà ouvert par 7 fois😣 (ça fait donc 8...il vient seulement d'avoir 5 ans...) et deux bosses.

Attroupement instantané autour de nous. Le jeune chauffeur est hyper embêté...une dame accourt avec du café qu'elle jette sur la plaie d'Oscar ( traitement hemostatique moluquien????🤔).

Un policier demande au jeune en scooter de nous conduire immédiatement à l'hôpital.

On y était en 5 minutes, pris en charge en 10 secondes, recousu en 30 minutes (certes, au gros fil bien souqué...il sera marqué à vie...).

L'efficacité indonésienne, des leçons à prendre peut-être?

Le tout pour la modique somme de 180 000 Roupies = 12€). Quand je pense aux sutures du mois d'août sur son menton qui nous avaient coûté 120€ à Auray!!!).

Anyway, on s'en serait bien passé....

Pour la première fois j'ai vu des étoiles et manqué de peu la syncope... la chaleur?? L'absence de meopa et ses pleurs? Heureusement, j'étais à genoux...parce qu'on ne peut pas dire que je n'ai pas l'habitude (Barbibul & Barbidou match nul: 5 fois chacun) 😣😣.

Conclusion: faites des garçons!

Qu'on se rassure, tout le monde a été choqué mais il va bien.

Si ça pouvait les pousser à respecter les consignes.... 🙏🙏🙏

Transports à Ambon: bémo ou tuk-tuk

"Gempa bumi" vous avez dit?? Je sors mon traducteur bahasa-indonesien sur smartphone: tremblement de terre.

C'est pour ça que tout est fermé en ville?

On comprend mieux....

"Jeudi 26 septembre: Séisme de magnitude 6,5 à 29 km de Ambon, Moluques : 08:46"

C'était donc ça, cette sensation de chaine qui tremblait ce matin! La seule à le ressentir (comme à Bali en juillet), j'avais tout de même exprimé mon étonnement au capitaine!

D'après les infos: 3 morts et quelques dégâts materiels. Pas d'alerte tsunami.

N'empêche qu'en retournant à terre en fin de journée (après avoir chassé...heureusement qu'on était à bord... l'ancre s'était prise dans un sac de riz et ne crochait plus☹), il a rencontré des locaux qui lui ont expliqué attendre une réplique dans la soirée avec possible tsunami... gloups...ils partaient se mettre à l'abri en montagne et lui ont proposé de les accompagner!

C'est fort gentil mais on ne va pas abandonner notre maison flottante...

Nous allons donc surveiller les informations toute la soirée... RAS.

Quelle coeur sur la main ce peuple!

Et pas roublard qui plus est! Ils ne multiplient pas leurs tarifs de transports ou de denrées sous pretexte qu'on est blanc, c'est vraiment plaisant😊.

On ne ressent aucune insécurité. Si bien qu'on ne ferme jamais le bateau. D'après nos lectures, il va falloir être plus vigilant en PNG et aux Salomons...

Mouillage d'Amahusu, Ambon, sa mosquée et les nombreuses demandes de prises en photo

Autant c'est une grande ville comme on n'en encore jamais fréquenté, autant ce n'est vraiment pas touristique (pas croisé un blanc!). C'est beaucoup moins musulman, il y a de nombreuses églises catholiques et peu de femmes voilées. Pour une fois, on n'est pas reveillé par le chant du muezzin!

Si on veut s'acheter un smartphone pas de soucis, ça doit représenter une boutique sur 2! Par contre pour les appros, on peut se brosser pour trouver du lait en brique (que de la poudre), du yaourt, du fromage, des fruits & légumes en conserve ou du lard...il va falloir vivre 100% local et se contenter de fruits & légumes frais, d'oeufs et de poisson pêché (ou séché si on est motivé!). Ce n'est pas pour me déplaire mais j'aurais bien aimé mettre autre chose que du beurre en conserve et du cheddar kraft (vendu en rayon) dans mes galettes de sarrazin...Bien réfléchi, je vais éviter de gâcher ma farine!!

Par moment, on se demande pourquoi on cuisine? Montant de la note du resto en mode dégustation pour cinq: 4€!!! Qui plus est, élu par les barbabébés le meilleur d'Indonesie!! Alors, on ne va pas se priver, même avec la gorge en feu à la sortie!!

Resto Ambon

Soit, oublions les galettes et profitons des fruits et légumes locaux encore un peu! Au marché, le kilo de tomates, concombre ou aubergine coûte 5000 Rp (= 0,3 €), la branche de régime de bananes 0,6 €, l'ananas est à 1€, la mangue 0,6 €, la grosse pastèque 2€ ....

Qu'est-ce-qu'on va pleurer en rentrant à Noumea retrouvant le kilo de tomates ou de bananes locales à 6€ ou les poireaux à 8 😣.

Marché de Ambon

Après de dernières courses et finalement 3 jours sur place sans tsunami, nous reprenons la mer pour traverser la mer de Seram, 250 miles à destination de l'île de Misool.

Puis cap sur le Rajat Ampat en Papouasie Occidentale.

Un peu de geographie

Les meilleurs moments de Barbibul furent la pêche (et la dégustation) du thon, la navigation dans sa globalité (il dit adorer être en mer et veut repartir au plus vite) et le resto d'Ambon.

Ceux de Barbidur: les matchs de foot avec les enfants rencontrés, les snorkellings et passer ses nuits en mer dans le cockpit.

Ceux de Barbidou: la pêche, le foot et le snorkelling (forcément) ajoutés aux rencontres de dauphins, le tour de tuk-tuk et ses innombrables parties de légo.

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Publié le 18 octobre 2019

C'est à peine découvert qu'il nous faut déjà quitter cette région merveilleuse qu'est le Rajat Ampat ("les quatre rois " en Bahasa indonésien)...

Au cœur du triangle de corail, 1400 espèces de poissons et 600 variétés de coraux en font la région avec la plus grande biodiversité marine de la planète.

Les visas expirent... c'est donc avec peu de gaité de coeur et un fort goût de "reviens-y" que nous partons d'Indonésie.

Triangle de corail
Wayag
Rajat Ampat

Le paradis, ça se mérite tout de même un peu! Il faut être près à transformer son voilier en motor yacht plus de 50% du temps (vive les calmes équatoriaux!), aimer voir des éclairs dans le ciel toutes les nuits, transpirer en supportant 32°C dans l'habitacle, ne plus rien tolérer sur sa peau pour dormir, commencer à se voir pousser des branchies et être coupé de tout réseau de communication!


Rafraîchissements

Donc si vous aimez tout ça, ajouté aux inévitables plastiques dérivants 😩 et tolerez les méduses, vous êtes mûrs pour venir dans cette région du monde!

La recré du jour à Sorong était dédiée aux ramassages des plastiques autour du bateau à portée de gaffe 😖. Et la maîtresse n'avait rien demandé! Ça me rappelle Ambon après les pluies...à pleurer...

Ils ont beau prendre des plastiques dans leurs hélices, ils continuent à tout jeter par dessus bord...prise de conscience = zéro.

Sorong ou Ambon et leurs déchets derivants...

Ambon, précisément, où nous avons laissé passer une journée de pluie avant de lever l'ancre le 29 septembre pour Misool. Navigation de 3 jours débutée au portant suivie de 20h de moteur avant de finir au près à tirer des bords dans une mer hachée au milieu des orages. Variée à souhait!

Nav Ambon- Misool

Destination Balbulol: îlots à l'extrême Est de Misool: un paradis perdu, vrai repère de pirate...un lieu enchanté où par 30 mètres de fond on s'accroche aux rochers grâce à des aussières d'une centaine de 100m.

Balbubol

Seuls pendant cinq jours à jouer aux Robinsons, c'était MAGIQUE !!

Découverte des fonds marins à tomber par terre, explorations en annexe ou kayak, pêche à la langouste, wake-board, dauphins, ... dure vie!

Sans oublier l'école...qui se passe miraculeusement beaucoup mieux🤔. Un matin vers 6h30 je trouve Barbibul en pleine réalisation de ses exercices de français !! Je rêve? Pincez moi! Mais non, il m'explique qu'il veut profiter à fond de sa journée donc plus vite aura-t-il fini mieux ça vaudra! Il a tout compris ma parole!! Mais jusqu'à quand ?? Ça ne se reproduit pas tous les jours mais c'est régulier et globalement beaucoup moins conflictuel🙂. Aurait-il mûrit d'un coup??

Je suis loin d'être une spécialiste mais je n'ai jamais vu de diversité et beauté corallienne pareille...et simplement en snorkeling! Que je regrette mon appareil photo sous-marin... j'illustre donc mes propos grâce à "petites bulles d'ailleurs".


Splendide Balbulol...

Les premiers jours sont un peu durs pour Barbidur car sa blessure n'est pas cicatrisée... on l'autorise à s'immerger le corps à l'échelle du bateau mais que son regard est triste quand il voit ses frères "plouffer" ou en PMT....

Au bout de quelques jours, on tolère la baignade en bonnet de bain/frite tête hors de l'eau puis c'est l'autorisation de sauter: quelle joie!! Mais notre poisson national attendra encore quelques jours pour enfiler son masque!

Barbidur retrouve son milieu de prédilection

Après cette parenthèse hors du temps, nous poursuivons notre navigation dans le Rajat Ampat par une nav de 120 miles plein Nord pour rejoindre le village de Waisai sur l'île de Waigeo avec une bonite au bout du fil.

A défaut de grive, on mange des merles !

Achat des pass d'entrée dans le "marine protected area" (70€/adulte/an tout de même et pas un contrôle! En espérant juste que ça aille dans les bonnes poches!), avitaillement en frais au marché face au mouillage, en eau potable auprès de la nouvelle marina, ajouté à quelques boutiques bien achalandées où Barbidou doit encore prendre la pose🤣.

Waisai

Puis c'est le départ vers le mouillage de Yangello accueillis par des dauphins. Nous nous amarrons aux arbres par des aussieres avant/arrière le long d'un ponton en construction. Les barbabébés s'adonnent à la pêche avec les locaux qui n'ont plus grand-chose à voir avec les Indonésiens fréquentés auparavant! On se croirait de retour à la maison! C'est la Mélanésie ici! Ce peuple papou annexé à l'Indonésie en 1963 réclame un référendum pour décider de son indépendance de plus en plus bruyamment. Des affrontements ont eu lieu fin août, ça paraîtrait s'être calmé... enfin, ici...pas de soucis!!

Yangello

Snorkelings de toute beauté à l'extérieur de la mangrove: nuées de poissons scintillants au milieu de corail multicolore en pagaille avec en prime rascasse, nudibranche, requins de récif et gros banc de bossus que les petits peuvent contempler en toute facilité...dans une mer à 30°C ! On peut y passer du temps sous l'eau sans avoir froid!

On a juste des soucis matériels avec 3 masques sur 7 qui ont rendus l'âme en même temps... alors on se débrouille avec les moyens du bord: des lunettes de piscine!

Snorkelling Yangello

Le lendemain, nous arrachons les barbabébés au ponton de pêche pour gagner "Pef island"... encore un lieu splendide, encore seuls, encore accrochés aux arbres pour cause de fonds trop profonds... pas facile...

Manœuvre un peu moins reussie car Barbibul se retrouve à l'eau avec la bobine!!

Mais que nos petits bras nous sont utiles!!

Quel contraste avec leur dernière utilisation....il y a 9 ans en Patagonie par 5°C avec l'onglée en quelques minutes malgré les gants de soie sous les gants de vaisselle!!

On sait qu'un hôtel se trouve de l'autre côté de l'île alors après avoir profité de notre baie, on le rejoint par un sentier.

S'en suit une rencontre avec la gestionnaire suisse qui nous dit que l'île est privée (louée!), qu'il est interdit d'y mouiller et qu'ils proposent une bouée à 20€/personne la nuit de l'autre côté (dans une mangrove avec potentiellelent des crocodiles!!). On décline en prétextant ne pas être au courant...qu'on reste une simple nuit... et qu'on est surtout très bien de l'autre coté !!

Après avoir longuement échangé, elle ne nous demande plus rien et nous offre même des livrets de plongée !

Pour info, la nuit dans cet hôtel est à 500€😳.

Pef Island vu du ciel
Pef Island

De Pef, nous gagnons Mysyafunn où des locaux curieux baragouinant un peu d'anglais viennent taper la discute à bord de leur pirogue.

Les méduses sont bien nombreuses par ici et Barbidur (encore lui), n'échappera pas à une douloureuse piqûre dans le cou au-dessus de son lycra...

Mysyafun

Cette escale était juste pour dormir car le lendemain gros programme: plongée à "eagle rock" (bien survolé par son aigle des mers), passage de l'équateur et arrivée à Wayag avec une bonite dans le frigo!

Neptune marqua de son sceau les épaules des jeunes premiers passeurs de la ligne!

Eagle rock et passage de la ligne

S'en suivent trois nuits à Wayag rebaptisée "paradise bay".

On avait promis à Barbidou de fêter son anniversaire dans un des plus bel endroit du monde... je ne pense pas avoir menti!!

Des enfants danois sur un autre monocoque complètent le tableau. Un bail que nous n'en avons pas croisé! Ce sont deux familles avec 4 enfants entre 8 et 12 ans.

Agrémentez tout cela d'une ascension du Mont Pindito, de crêpes au p'tit déj d'anniversaire, d'un gâteau au chocolat, de tours de wake board ou de planche tractée, de snorkelling, kayak, cabanes, foot ou châteaux de sable sur la plage... et je crois qu'on s'est approché du paradis terrestre!!

Qui plus est sans meduses!!!

Wayag

Vous l'aurez compris...c'était trop court! Mais estimons nous heureux d'avoir eu si beau temps. Barbidou a désormais 7 ans...et toutes ses dents (de lait)...sans le début d'un mouvement (de dent)🤔!

En repartant vers le sud, nous avons bien sûr re-franchit l'équateur, pêché un énorme barracuda qui est parvenu à s'échapper de la jupe puis mouillé à Mutus Besar pour un ramassage des plastiques de l'îlot, natation, kayak, jeux de raquette, etc...

Mutus Besar

La croisière s'est terminée en beauté par une nuit dans le magestueux fjord Penemu.

Notre snorkelling familial du lendemain fut la cerise sur le gâteau : 20 minutes de nage avec une belle raie manta!

Cousine de la raie avec laquelle on a nagé !
Penemu

Après de nombreuses heures de moteur, nous avons atteint Sorong il y a 24h. On a l'impression d'avoir mouillé au centre du marché aux poissons (pour les odeurs) et entre trois ou quatre mosquées! A 19h, en pleine cacophonie, on ne s'entendait plus parler! Sans parler des chants du muezzin de 4h qui nous avaient presque manqué !

On est entouré de quelques Phinisi proposant des croisières plongées (comme à Komodo) mais rien à voir avec Labuan Bajo!! Qu'en sera-t-il dans quelques années si le tourisme se développe...?

Sorong

La sortie du territoire est faite, on attend pour demain nos 20kg de linge, les dernières courses et cap sur les îles de l'amirauté de Papouasie Nouvelle Guinée... officiellement.

On sera fixé dans quelques jours en fonction du vent (annoncé nul). Il y a 850 miles à parcourir jusqu'à Hermit Island... impossible pour nous de faire toute cette route au moteur. Sur le chemin se trouve l'île de Biak (indonésienne), et pas très éloignée (bien que trop pour le capitaine): la baie de Cenderawasih... sanctuaire de requins baleines!!

Je rêve d'y aller...mais ça fait un vrai beau détour, qui plus est illégal...

Inc'h allah !

Les meilleurs moments de Barbibul furent la pêche à la langouste, le wake board à Wayag et l'anniversaire de son frère.

Ceux de Barbidou: ses cadeaux d'anniversaire, la planche tractée et la nage avec la raie manta.

Ceux de Barbidur: le snorkelling, les poissons pêchés et jouer avec les enfants sur la plage de Wayag.


Il est où le bonheur?
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Publié le 26 octobre 2019

Le moral de l'équipage n'est pas au beau fixe à Biak city... fini le paradis!

Conditions de traversée pénibles, renoncement au projet de nager avec des requins baleines avec en prime à l'arrivée: un capitaine blessé...

Plus de quatre jours pour faire 300 miles contre 2 noeuds de courant, 60h de moteur dans la pétole ou contre le vent, sous une chaleur extrême et des orages....


Sorong-Biak

On était pourtant en chemin pour "Cenderawasih bay" et son sanctuaire de requins baleines.

Après avoir doublé la ville de Manokwari, à 2 nds dans les pointes... constatant qu'il restait encore 150 miles à parcourir aller puis 150 retour...que ça allait nous prendre une éternité... on a abdiqué et mis le cap sur l'île de Biak. Dernière ville indonésienne pour refaire le plein de gasoil et dépenser nos dernières roupies.

Toujours à 2-3 nds avec en cadeau de nombreux orages, un vent qui passe brusquement de 5 à 30 nds, des trombes d'eau et bien sur...des fuites, la vraie vie de château!!

J'avoue que dans ces cas là, j'ai envie d'être partout ailleurs, sauf à mon bord...

Ajoutant à cela les nuits incomplètes... vous réunissez tous les ingrédients de la (ma) mauvaise humeur !!

Heureusement, les barbabébés vivent tout cela sans broncher ni même râler (il faut que je m'inspire)! Ils s'amusent de tout et sont même pressés de repartir pour faire des navs de nuit! On voit bien que ce ne sont pas eux qui veillent!!

Pendant la pétole, leur passion reste la baignade et le cirque, quand ça remue la sieste ou les histoires audio et par ailleurs les jeux en tout genre. Cette traversée était sous le signe de la "bonne paye", une quinzaine de parties à leur actif!

Activités du bord

Arrivés à Biak le 24 octobre en fin de matinée, on se console de notre pêche infructueuse par l'achat d'un beau thon jaune tout frais! S'en suivent deux jours d'orgies de sashimis histoire de faire le plein de mercure avant la traversée à venir!

Seul voilier au mouillage, on fait figure d'extraterrestre! Tout le monde nous sourit, veut nous toucher, nous prendre en photo,...

Les femmes poussent de petits cris hystériques en voyant les enfants, leur touchent les cheveux ou leur pressent les joues !!

Activité favorite ici: mâcher des noix de bétel, (venduent partout dans de petits stands) puis consteller le sol de crachats rouge sang! Cette noix est consommée un peu partout en Asie pour ses propriétés stimulantes et coupe-faim, sûrement pas pour l'esthétisme du sourire!!

J'avoue qu'on n'a pas osé tester...


Biak

Lors de notre première après-midi de découverte de Biak city, le capitaine (fatigué ? déconcentré par une belle papoue voilée en mobylette??) tombe dans un piège de trottoir (= bouche d'égout?).

Après vidéo conférence, à priori pas de fracture mais il souffre, il boîte, ne peut plus se déplacer normalement, porter le moteur de l'annexe, les bidons d'eau, de gasoil et j'en passe... enfin, toutes activités viriles dont je ne m'occupe jamais...faible femme que je suis...

Alors on va se débrouiller comme on peut!

Pièges de Biak city

Après une longue nuit réparatrice, un orage s'est levé. Nous avons failli lever l'ancre tellement on dansait la gigue au mouillage toute la matinée... pire qu'en mer, juste histoire de ne pas nous "désamariner" !

Heureusement, ça a fini par se calmer, permettant la visite d'une bande de curieux arrivés à la nage! S'en suit une grosse partie de baignade/plongeons entre garçons.

Baignade

Nous profitons de notre dernier jour de "4g indonésienne" avant de se retrouver en désertique Papouasie Nouvelle Guinée ou j'ai quelques doutes sur le réseau mobile en dehors des villes!!

Cap sur l'atoll de Nigino où Hermit, geographiquelent plus proches de la Micronésie que de la Mélanésie.

500 miles contre vent et courant...encore une traversée rapide en perspective!

Heureusement qu'on aime lire! Le capitaine est en train de terminer l'intégrale de Camilla Lackberg, Barbibul "les trois mousquetaires" (après avoir relu 5 fois Harry Potter et le tour du monde en 80 jours...il a du mal à passer à autre chose!) et Barbamama lit ou relit la saga de Kingsbridge de Ken Follet après avoir terminé celle de "l'amie prodigieuse".

Bye bye Indonesia!


Papouasie Nouvelle Guinée
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Publié le 16 novembre 2019

Compte tenu de la qualité du réseau internet papou, comme prévu...cet article a tardé...

On sent l'isolement à 1000% par ici!

Nous revoici dans le Pacifique avec ses avantages et inconvénients! En vrac je citerai moins de pollution plastique et de traffic maritime, un retour à la vie chère pour des locaux vivant dans le denuement total.

1000 miles au compteur depuis Biak et 10 000 miles depuis 10 mois, ça commence à faire !!

Champagne ce soir (quel Champagne? T'as vu du Champagne ??) Il reste bien une bouteille de rouge qu'on balade depuis le départ et quelques bières indonésiennes...ça fera l'affaire!

On se rapproche doucement de l'écurie... Noumea n'est plus qu'à 1400 miles à vol d'oiseau...mais rassurons nous, on risque de doubler ce chiffre par nos détours contre les vents contraires!

Nous venons de mouiller en baie de Kimbe sur l'île de Nouvelle Bretagne pour un stop snorkelling. On cherche vainement des ressemblances avec sa "grande" cousine d'outre Manche...mais avec tous ses volcans et sa végétation luxuriante...on n'a pas encore trouvé!!

S'en suit un orage de tous les diables au moment où on déménage devant la ville: vent passant de 2 à 35 nds, déluge, éclairs et tonnerre de partout, tout près...une palme vole à l'eau... plus qu'à mouiller rapido, débrancher les instruments et prier de ne pas servir de paratonerre... la foudre tombe à côté dans un bruit strident, ambiance!

L'occasion pour Barbibul de réviser les calculs de distance d'un orage... chance, il fini par s'éloigner au bout de deux heures!

Kimbe bay

Partis le 26 octobre de Biak avec une fenêtre météo pétoleuse à souhait, on fait ce qu'on peut pour survivre à la chaleur équatoriale et le bruit du moteur...On exploite la moindre brise...on fait des stops rafraîchissants (si on peut parler de rafraîchissement dans une eau à 32°C!) aussi souvent que nécessaire...et à 3 nds contre courant (=5,5 km/h, autrement dit, on irait plus vite à pied!!!), on essaie de garder le moral !

Seul avantage: cette route est très peu fréquentée= les quarts de nuit sont BEAUCOUP plus détendus! Merci l'alarme AIS (qui ne s'est jamais déclenchée !)

La pétole

Quelques 550 miles plus loin dans l'est, après plusieurs journées à 34°C dans l'habitacle, quelques visites d'oiseaux ou de dauphins (avec qui on a tenté de nager mais qui ont vite déguerpis), la fabrication du drapeau papou (5h de couture), des milliards de parties de cartes, autant de lecture, un peu de cirque dans les haubans, 6 jours & 6 heures et 120h de moteur plus tard nous entrons ENFIN dans le lagon d'Hermit Island accompagnés d'une grosse raie manta!! Heureusement, car nos réserves de gasoil allaient finir par s'épuiser... Notre jauge étant HS, on calcule, on suppute notre consommation et chance, on prends de la marge!

Nav Biak-Hermit

En arrivant, on décide de mouiller devant le village principal (Luff) pour se présenter.

Bien mal nous en a pris.... le village se trouve devant un grand platier qui est suivit d'un tombant. Deux pêcheurs nous indiquent un patch d'eau moins profonde pour poser l'ancre mais c'est dans les coraux...

Tout va bien, pas de vent, baignade, coucher de soleil et une bonne nuit de sommeil entière en promesse!

Vers 1h, nous sommes réveillés par du bruit, le vent s'est levé et le safran frotte le platier.... on remonte un peu de chaîne mais elle est en partie coincée dans les coraux... Ensuite c'est l'orage: plus de 20 nds de vent tournant dans tous les sens, grosse pluie et gros stress... ça y est, on chasse...on n'est pas bien du tout ici...

On raccroche un peu plus loin mais sommes collés au platier...impressionnant par marée basse!

On guettera le sondeur et le vent jusqu'aux premières lueurs du jour avant de lever l'ancre définitivement de ce mouillage inhospitalier.

Une heure plus tard, nous prenons "manta pass" avec 7 belles bêtes observées du mât et mouillons devant Arkip Island par 7 mètres dans du sable, soulagement🙂.

Hermit Island c'est bien sûr ses raies manta mais mais c'est surtout l'accueil incroyable de ses habitants qui nous a marqué!! On aurait pu y rester des mois: ils nous nourrissaient, nous donnaient de l'eau et surtout leur générosité.

Ils ont l'habitude d'accueillir les voiliers de passage car l'escale est connue dans le monde des navigateurs. Ils ont un "visitor book" que tous les bateaux décorent à souhait! On y retrouve la photo de notre jeune ami Timéo et les messages de vieux copains comme Ratafia, Archibald, St Ildut,... souvenirs, souvenirs !!

Timeo, Bob et la raie manta
En haut du collège de Arkip
Hermit Island

On passe une semaine extra dans ce bout du monde préservé de toute société de consommation. Ici pas de magasin, l'énergie est uniquement solaire et l'eau vient du ciel.

Bento est notre "guide officiel", il nous fait tout visiter: village de Luff, nouveau collège de Akip, île aux oiseaux...

Ils vivent en autonomie totale en se nourrissant de patates douces, bananes, coco, papayes, daim, poules, poissons et...tortues ! On ne peut pas mettre pieds à terre sans repartir avec plein de cadeaux. On leur donne en échange ce qu'on peut: huile, farine, riz, café, vetements,...

Un jour chez Bento, il est annoncé que des chiens ont attrapé un daim. Branle bas de combat: ils partent le récupérer en annexe puis assistent au dépeçage : souvenir haut en couleur! Le morceau offert nous fera 4 délicieux repas!!

Le lendemain ils nous apportent du bossu... et le surlendemain Caroline (cuisinière du collège) vient à bord m'apprendre à faire des beignets de bananes!!

Malgré la pluie qui ne nous lache pas beaucoup, on trouve des créneaux pour aller nager avec les raies manta, presentes tous les jours dans la passe devant chez Bob: juste génial !

Plongée dans "manta pass"
Cours de beignets de bananes
Récolte d'eau
Bento dans son banana boat
WC
Jeux chez Bento
Bento à bord
Chez Bob
En route pour l'île aux oiseaux
École de Luff
Collège de Arkip
Vie à Hermit

Article mis en ligne par erreur...suite à venir n°20...

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Kimbe, Nouvelle Bretagne

PNG, terre d'acceuil acte 2

Publié le 17 novembre 2019

Après cette semaine de partage où on a goûté le plaisir de se comprendre (même s'ils ont des langues vernaculaires, tous les adultes parlent anglais), on quitte Hermit par la passe Est.

Nous avons guetté un créneau ventilé (merci le wifi du collège) pour effectuer les 150 miles qui nous séparent de Manus Island.

Passe Est

Pour être ventilé et agité on est servit: tout l'équipage a l'estomac au bord des lèvres... 20 nds au bon plein, mer courte; finis les 3 nds de vitesse, on file à 7nds! Malgré les nausées, ça fait du bien au moral ! Ce n'était pas annoncé donc je n'ai pas anticipé de repas...on grignottera des chips et un bout de fromage rescapé d'Indonésie sur un reste de pain...

Depart d'Hermit ventilé

Le petit coup de vent durera 5h pour se calmer ensuite: un bon coup de pied aux fesses 😉.

28h plus tard, on ancre devant la "ville" de Lorengau sur l'île de Manus.

De mauvaise réputation (un voilier à été visité en 2003), Bento nous a sommé de laisser toujours quelqu'un à bord...ce que nous fîmes les deux premiers jours...avant de ne constater aucune insécurité dans cette bourgade de 10 000 âmes très accueillantes où on ne passe pas inaperçus!!

Objectifs pour nous: faire le plein de gasoil, de légumes et l'entrée dans le pays.

Réussite: 2 sur 3 car immigration impossible...ça attendra......ou pas?

Le marché est vivant à souhait avec ses "couscous"(mangoustes), tortues, bazar et autres folklore local. On dégote quelques carottes à moitié pourries, 2 tomates sans goût hors de prix, des concombres à 4 ou 5 kinas l'unité (+1€!), du chou, des courges et bien sur des bananes, patates douces ou papayes qu'on trouve à profusion. Un peu déprimant suite aux superbes légumes Indonésiens...et surtout: impossible de dégoter un œuf dans tous les magasins du bled!!

Station essence Lorengau
Marché de Lorengau
Bazar
Couscous
Tortues....
Lorengau

Après un resto à la mode australienne (avec le bateau en visu), quelques baignades sur l'îlot face à la ville, des tours de kayak tracté et des ventrées de "mud crab" (sans mayo faute d'oeuf), nous quittons Manus pour l'île de Nouvelle Bretagne le 12 novembre.

Lorengau

C'est sous la pluie battante avec quelques heures de "shaker" imprévu au menu que nous prenons la mer de Bismark...sympa! Équipage rapidement HS...

Pas de destination définie: Rabaul? Kimbe? Nous irons où le vent nous portera.

La plupart du temps au près, prises de ris sur lachers de ris, plus nous nous rapprochons de Nouvelle Bretagne et plus le vent molli. C'est même dans une molle que notre point d'écoute de GV décide de nous lâcher...couture en perspective...mais pas gagnée d'avance vue l'épaisseur. En attendant, la GV restera arisée...

Il s'est vraiment endormi comme ça !
Équipage HS
Nav Manus- Garove Isl.

Nous finirons au moteur sous le soleil brûlant, optant pour une escale sur Garove Island, caldera perdue à 60 miles au Nord de Kimbe.

Un guide de navigation en ligne conseille fortement ce stop. Le guide est consultable en ligne, récent (ils étaient encore en PNG en octobre dernier) et très utile (nous le recommandons vivement: hackingfamily.com/Cruise_Info/Pacific/Cruising_PNG.htm).

Arrivée paisible sur Garove Island

Ici le temps s'est arrêté... tout le monde se déplace en pirogue à rame, les huttes de paille sont dissimulées dans la végétation: paix totale garantie!

Pas question de mettre de moteur sur l'annexe...on risque de troubler l'atmosphère et se sentir trop décalés.

Quel accueil encore!! Blaise et son fils Paul nous souhaitent la bienvenue avec des fruits et plein d'explications sur leur île. Les enfants viennent nous voir pour un peu de troc: mangues contre milo ou vêtements. Ils sont très curieux... forcément !

Ils sont 800 à vivre sur cette île répartis en plusieurs villages, tous en autosuffisance. Ils ont donc besoin de tout ce qui ne se cultive ou pêche pas! Ils ont l'air si heureux, aucun enfant ne crie, se dispute, râle...une belle leçon de vie pour nos barbabébés bagarreurs et si exigeants!

Enfants de Garove

Ils ont des cultures sur le haut plateau de la caldera; le rendez-vous pour y grimper est pris pour le lendemain. Une sacrée rando engagée équipée de cordes: mieux que le parc Astérix!

Blaise et Paul essaient d'y développer un peu de tourisme mais nos trois petits gars sont les premiers enfants étrangers à l'entreprendre.

A 300 mètres de haut, la récompense est belle!

Village de Blaise
Blaise
La fine équipe
Peter, 9ans
Vue...
Rando Garove

On y trouve même les vestiges d'un Canon mitrailleur japonais datant de la seconde guerre mondiale. En effet, l'empire du soleil levant a cherché à annexer la PNG et avait monté une base sur les hauteurs de Garove.

Fusil mitrailleur japonais

La descente se fait en courant pour les plus téméraires : Barbibul, Peter et Barbidur accroché à Blaise! Il a la pêche à 57 ans! Les mous du genou ou du pied prendront plus de précautions. Un bon test pour le pied du capitaine qui continuait à boitiller: concluant.

Chez Blaise

Nous les remercions vivement par des dons de vêtements, médicaments, cahiers, crayons,... ils sont ravis et nous aussi... si vous passez par là, surtout: arrêtez vous!! Seul inconvenient : beaucoup de mouches. C'est un gage d'authenticité et de partage même avec un si grand décalage de richesse.

On est en droit de se demander si c'est une bonne idée de leur montrer qu'un autre style de vie est possible ? Je n'ai pas de réponse...

Départ à l'école en pirogue

Nous gagnons la baie de Kimbe après une nuit de moteur. Pour la première fois depuis de nombreuses semaines, à 3h du matin j'ai un peu froid et met un sweatshirt, quel bonheur🙂. Les barbabébés, eux, continuent à passer leurs nuits dans le cockpit. Au lever de soleil, j'ai le droit à un festival de sauts de petits dauphins...

Nav Garove- Kimbe

A Kimbe, nous mouillons devant un hôtel ultra accueillant qui nous permet de garer notre annexe, nous donne de l'eau à volonté, nous prête un parapluie, nous accompagne au magasin...sans rien demander en échange! Le cœur sur la main ces papous à qui colle à la peau une réputation de violents cannibales...

Faute de laverie dans la ville, les lessives devront s'effectuer à la main...et ce n'est pas ce que je préfère...loin sans faut!! Surtout après un mois d'accumulation...Même si on ne s'habille pas beaucoup, ça fait mal!! Heureusement, tout le monde s'y met et ça éclate les barbabébés !! Mais c'était sans compter sur la pluie qui vient gâcher une partie du travail... Je raffole tellement de cette odeur de linge qui ne sèche jamais vraiment dans nos 91% d'humidité (dixit la station météo): "dormir dans des draps mouillés...c'est la plaisance, c'est l'pied" qu'il disait!!

Après un bon plein de courses (le capitaine est ravi de retrouver du cochon...espérons qu'il arrête de maigrir : -7 kg depuis la France... je vais finir par recevoir des plaintes de ma belle-mère😝🤣!), ce sera le départ pour Rabaul ou l'île de Duke of York.

Tous les gens nous saluent dans la rue de leur sourire "rouge betel", ça chique encore beaucoup par ici!!

LE meilleur moment de tous les barbabébés fut sans conteste un de leur snorkelling à Hermit avec 4 raies manta.

Ajoutons pour Barbidou la visite des dauphins et les baignades en traversée.

Pour Barbidur l'excursion à l'île aux oiseaux et la capture du daim sur Hermit.

Pour Barbibul la rando (descente) de Garove et le resto de Manus.

Jour de lessive à Kimbe