3 semaines inoubliables d'aventure à travers le Paraná, le Minais Gerais, l'État de São Paulo et l'État de Rio de Janeiro.
Du 18 juin au 10 juillet 2019
23 jours
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Après avoir atterri, passé l’immigration et récupéré nos bagages, on commande un Uber pour nous emmener à notre premier logement. C’est aussi le moment pour nous de tâter le comportement automobile des Brésiliens, car on a prévu de louer une voiture dans les prochains jours !

Comme premier logement, on a choisi Nomade In Arte e Hostel qui est une auberge de jeunesse plutôt sympathique dans laquelle on a pris une chambre privée. Idéalement située près d’une station de métro, elle nous permettra de visiter São Paulo à moindre coût. De plus, le propriétaire est au top et nous avons eu l'agréable surprise, après notre retour d'Iguaçu, de trouver une bouteille de vin dans notre chambre avec un petit mot "un vin gratuit pour vous", A-DO-RA-BLE !

On arrive un peu tôt pour le check-in, on laisse donc nos bagages à l’hôtel et on part à la découverte de la ville.


Justement, le mercredi c’est jour de marché et il se trouve juste à côté de l’auberge. C’est une pluie de « Bom dia » et une ribambelle de fruits et de légumes qui s’offrent à nous. C’est nos premiers instants au Brésil, on est un peu sur nos gardes, on ne sort donc pas notre caméra ni nos téléphones, on n'a donc pas de photo de ce mignon marché. On décide d’acheter des bananes et des mangues à deux vendeurs qui nous ont fait gouter leurs fruits, ce sera notre dessert ! Le goût (surtout des mangues) n’a rien à voir avec ce que l’on peut trouver en France.



PARQUE IBIRAPUERA

On rejoint à pied le parc et être piéton au Brésil n’est pas de tout repos. Il y a peu de passage piéton et lorsqu’il y en a un, s’il n’y a pas de feu, personne ne vous laisse passer. On commence donc à traverser les avenues pour se frayer un chemin.

Le parc d’Ibirapuera est le poumon de São Paulo ; on a l’impression de se balader à Central Park. On est rentré par l’entrée 1-2, qui n’est pas très attrayante, mais en s’enfonçant dans le parc on commence à apprécier la visite. Certains y font du sport, d’autres promènent leurs chiens et des vendeurs ambulants sont présents partout pour vous vendre rafraichissements et nourriture.

On passera la matinée au parc, pour tuer le temps avant le check-in, mais aussi pour prendre nos marques dans cette ville.

Il y a un spectacle de lumière à la nuit tombée dans ce parc. On voulait y aller, mais une Brésilienne nous a mis en garde et nous a fait un peu peur (« it’s dangerous, please be careful ! »). On a donc décidé de ne pas s’y rendre et de trainer à l’auberge ce soir-là. À l’auberge, un Brésilien nous a dit que ça ne craignait rien, mais on était de toute façon KO pour y retourner et l’ambiance à l’auberge ne nous donnait pas envie de partir ! On n'aura donc pas vu le spectacle des lumières du parc, mais on aura passé un bon moment à l’auberge, avec le propriétaire, mais surtout son ami, Diego, qui pour l’anecdote, nous a offert le drapeau du Brésil que nous cherchions depuis notre arrivée. Diego connait quelques mots de français et surtout un qui nous marque particulièrement : "putain de merde", il a surement écouté la chanson de Naza... Les Brésiliens trouvent que l'accent français est très romantique, mais on leur explique qu'on vient du Nord de la France et que cette région n'est pas réputée pour son accent. On a profité de cette soirée à l'auberge pour perfectionner notre portugais, en apprendre un peu plus sur les favelas, connaître le ressenti des Brésiliens avec le nouveau président, bref en apprendre plus sur les Paulistes (habitants de São Paulo).



AVENIDA PAULISTA

Après le check-in de la chambre, on décide de prendre une bonne douche avant de repartir en ville. On décide de faire l’Avenue Paulista connue pour rassembler de nombreuses boutiques, des galeries d’arts, mais aussi des cafés et des restaurants. L’Avenue est pleine de monde, aussi bien de piétons que de voitures, on doit esquiver les vendeurs également.

Cette avenue devient entièrement piétonne le dimanche de 9h à 17h, ce qui doit être beaucoup plus agréable car là on n'a vraiment pas profité de la balade et elle ne nous a donc pas paru exceptionnelle et incontournable. Ce n’est que lorsqu’on est au milieu de l’avenue pour traverser qu’on se rend compte de son immensité, sur les trottoirs le ressenti n’est pas le même et elle ne paraît pas impressionnante.

Malheureusement pour nous, dimanche on quitte São Paulo et nous n’aurons donc pas l’occasion de refaire l’Avenue.


JARDIM DA LUZ

Après notre petite balade sur l’Avenue Paulista, on décide de s’éloigner et de tester le métro de São Paulo. On choisit de se rendre au Jardim da Luz, comme on n'a pas encore eu notre dose de verdure !

Lorsqu’on sort du métro, le décor n’est plus le même, on sent qu’on arrive dans un autre quartier (un peu craignos je pense) de São Paulo. Le parc a été une déception totale, il n’a rien d’exceptionnel et est plus un lieu de prostitution qu’autre chose.

On décide donc de se balader tout de même dans le parc, mais on retourne vite au métro, d'autant plus que le soleil commence à se coucher !


J’ai (Louise) eu le malheur de ne pas changer de chaussures, j’étais donc en petites baskets qui m’ont directement faite des cloques après les premiers kilomètres. Clément avait ses tongs dans son sac et me les a prêtées, mais mettre des tongs taille 46 sur un pied de taille 37 n’est clairement pas une bonne idée.

Je finirai avec de belles cloques mais heureusement, le reste du séjour, mes Salomon m’ont sauvé la vie (surtout celle de mes pieds) !

👑Louise élue boulette du jour ! 👑



PICO DO JARAGUÁ

Dernier jour à São Paulo et après avoir dévalisé la table du petit-déjeuner on cherche quoi faire. Il reste le Centre avec quelques trucs sympas à faire, mais le quarter n’inspire pas trop confiance, des choses fermées le samedi qu’on voulait faire, notamment pour admirer la ville de São Paulo depuis le haut d’un building. Pour finir, on décide de se rendre en périphérie et cela en métro !

Le train pour se rendre en périphérie est assez folkolrique, tout le monde fait son petit business en essayant de vendre quelque chose, ça crie un peu dans tous les sens pour vendre son produit, ça met une sacrée ambiance !

On ne s’est pas senti en insécurité, pourtant on voyait bien qu’on n'allait pas dans les quartiers riches, ce qui s’est vérifié une fois descendu du train.

Prise d’un Uber, c’est une femme, notre première chauffeuse (et ça sera la seule et l’unique) qui nous emmène afin de rejoindre le Parque Estadual Jaraguá où se trouve l’unique trail pour se rendre au Pic de Jaraguá. On passe par des routes chaotiques, qui grimpent pas mal, je ne sais pas comment la voiture a fait pour les monter, mais on arrive tout de même à destination.

Le trail pour rejoindre le Pic de Jaraguá se nomme Trilha do Pai Zé, il est de 3,6 km et est de niveau moyen. Sur le chemin on a eu la chance d’apercevoir des singes (les "Macacos") jouer dans les arbres, ce sont les premiers animaux sauvages que nous voyons, nous sommes un peu ébahis. On continue un peu le trail et on tombe sur un petit groupe de 3 qui nourrit les singes. Bon c’est interdit, mais une Brésilienne du groupe nous tend une pomme, on ne peut pas résister devant ces petites bêtes qui ne sont pas farouches du tout. L’occasion de faire quelques photos d’eux également, car souvent ils sont hauts perchés dans les arbres et on ne les voit que se courir après et sauter d’arbre en arbre !

Ce jour-là il fait vraiment chaud, on est à l’abri le plus souvent dans la forêt, mais arrivé en plein soleil le trail commence vraiment à être dur. Dernière étape avant le sommet, un escalier duquel on entend des chants qui viennent d’en haut ! On est donc pressé d’arriver en haut pour admirer la vue avec un petit air musical.

Le Pic de Jaraguá qui culmine à 1 135 m offre une vue sur une grande partie de la ville. Les limites de São Paulo sont très difficiles à voir, que ce soit en avion ou au sommet de ce pic, tant la ville est étendue.

La musique qu’on entendait été en fait des chants religieux. Les Brésiliens entretiennent une relation spéciale avec Dieu, ils sont souvent très croyants mais pratique la religion d'une toute autre manière que celle que l'on connaît ! Enfin c'est l'impression qu'on a eu. En tout cas, on a apprécié ce moment, peu importe nos croyances. Leurs musiques nous est littéralement rentrées dans la tête et nous procurent toujours autant d'émotions lorsqu'on les écoute...

En redescendant au pied du pic, on prend notre première noix de coco ! L’eau de coco c’est délicieux, mais on a bien du mal à la finir en étant deux à boire dedans.

On décide de la garder vide en espérant en faire profiter les singes sur le retour. Justement, des singes sont présents, on essaye de casser la noix de coco sur une pierre. Un Brésilien nous voit un peu galérer, il prend la noix de coco et en 3 coups l’ouvre en deux. On lui laisse la moitié et on décide de descendre encore plus pour trouver d’autres singes.

Malheureusement il n’y en a plus aucuns, surement l’heure de la sieste ! Tant pis, ils ont raté une occasion de manger.



FO GUANG SHAN TEMPLE ZU LAI

Après être redescendus du Pic de Jaraguá, on veut encore s’éloigner de la ville et on avait remarqué un temple bouddhiste en périphérie de la ville, on regarde pour le métro et il faut 2h pour s’y rendre ! C’est un peu trop long sachant qu’il est déjà tard, qu’on a faim et qu’ici le soleil se couche tôt donc on n'a pas le temps de perdre 2h dans les transports. Rebelote on commande un Uber pour une course de 40 minutes.

Arrivés sur place, on file au restaurant végétarien du temple mais celui-ci n’accepte que les cartes brésiliennes et nous n’avons plus assez de cash, on décide donc de chercher un autre restaurant un plus loin et on tombe sur un buffet juste à côté du temple, ça fera l’affaire !

Après avoir mangé, on commence enfin la visite du temple. Il était samedi donc il y avait un peu de monde, mais en fin d’après-midi le monde s’estompe. C’est vraiment un lieu où les gens viennent soit prier, soit faire des photos, soit se détendre dans les jardins, soit méditer ou encore assister à des démonstrations de Tai chi. L’ambiance est assez spéciale, on aime ou on aime pas. Ça ne nous a pas transcendés, mais le cadre était sympathique et apaisant.



Bon maintenant il faut penser à rentrer à l’auberge, on essaye de commander un Uber, mais notre borne wifi portable ne fonctionne pas ! Nous voilà dans une belle merde ! Aucun métro dans les parages, on ne peut pas commander d'Uber et il n’y a même pas de taxi. Bon bah il reste une solution, utiliser ses petits pieds pour rejoindre une rue passante ! L’idée de faire du stop nous a bien traversé l’esprit, mais encore faut-il que des voitures passent dans ces rues, ce qui n’est pas le cas.

Dernier recours, demander aux personnes dans la rue de l’aide ! Ce n’est pas gagné, on ne parle pas portugais et eux ne parlent rien d’autre que ça ! On arrive à trouver un petit groupe (où personne ne parle anglais sinon ce n’est pas drôle) pour leur demander un partage de connexion. Ils comprennent par je ne sais quel miracle, mais le partage ne fonctionne pas, on n'a toujours pas internet. Du coup, on leur demande comment on peut rejoindre le parc d’Ibirapuera (on choisit un centre d’intérêt pour être sûrs qu’ils connaissent). Ils nous indiquent de prendre le bus qui va jusqu’au métro, ça tombe bien ils le prennent aussi ! Ils nous accompagneront donc jusqu’au bout de la ligne de bus et nous leur seront reconnaissants à jamais de nous avoir sorti de ce merdier ! L’avantage c’est que cela nous a couté moins cher qu’un Uber et de plus ça nous fait une petite histoire à raconter !


Dans ces moments-là, on ne rigole pas du tout de la situation, mais en y repensant après, on trouve ça génial quand les choses ne se passent pas comme prévu. L’imprévu c’est ça aussi le voyage !



Conclusion : São Paulo est une grande ville, mais on a l’impression d’avoir vite fait le tour, on est content d'y avoir passé seulement 2 jours, plus on se serait ennuyé. C’était notre ville d’arrivée et on ne se voyait pas ne pas la visiter, mais ce n’est pas un incontournable.

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Après avoir passé une journée à São Paulo, on a décidé de prendre directement un vol le lendemain pour aller à la rencontre des Chutes d'Iguaçu avant le week-end (synonyme de plus de monde).

Les chutes d'Iguaçu, situées à la frontière entre l'Argentine et le Brésil, font partie des 7 Merveilles du Monde Moderne. La plus grande partie des chutes est située en Argentine et faire les deux parcs est indispensable car c'est complètement différent !

Pour passer la nuit, nous avons réservé à Foz do Iguaçu une chambre dans la Pousada Nanai. Arrivés sur place, le propriétaire ne nous trouve pas sur son agenda ! Après quelques recherches, c'est bon ! Il ne nous trouvait pas car, on avait réservé une chambre de 4 personnes alors qu'on était que 2, en même temps c'était moins cher... Bref, la chambre est géniale, le lit king size, les propriétaires sont au top et le petit-déjeuner est gourmand !


PARQUE NACIONAL DO IGUAÇU (BRASIL)

Directement après être sorti de l'aéroport, on cherche à se rendre dans le parc du côté Brésilien. Des bus font la navette de l'aéroport jusqu'aux chutes, on s'apprête à monter dans un bus, le chauffeur nous parle, mais on ne comprend pas, il nous dit qu'on n'est pas dans le bon bus, donc on descend ! On attend le prochain (ils ont le même numéro), on monte, mais très vite on se rend compte qu'on se dirige dans le sens opposé aux chutes ! On avait finalement le bon bus la première fois !

Une gentille Brésilienne parlant anglais (c'est quelque chose de plutôt rare) dans le bus nous indique de descendre et de traverser la voie rapide pour aller de l'autre côté de la route et d'attendre le bus qui amène jusqu'aux chutes !

On est enfin dans le bon bus, direction les chutes ! On achète sur les bornes automatiques nos tickets et on achète en même temps notre entrée pour la Marque des 3 frontières, où on a prévu de se rendre le soir même, ça nous permet d'économiser un peu sur le prix d'entrée !


Un bus panoramique nous amène jusqu'à l'entrée des chutes. On descend à l'avant-dernier arrêt car, avant ce sont les activités payantes. C'est aussi à cet arrêt que se trouve l'hôtel de luxe du parc ! Le côté Brésilien se fait assez rapidement (2 à 3 heures), il a été emménagé avec des passerelles en bois et de petits chemins afin d'avoir plusieurs points de vue sur les chutes, mais aussi à la fin du parc d'être au plus près des chutes !

À peine après avoir descendu un petit sentier, on tombe nez à nez avec un panorama sur une partie des chutes, c'est déjà très impressionnant. L'endroit est super agréable, il n'y avait presque personne lorsqu'on y était et les nombreux papillons présents renforçaient encore plus la beauté du paysage. On rencontre également de petites bêtes sauvages, qui se baladent partout dans le parc à la recherche de nourriture : les coatis ! Des affiches montrant leurs morsures dissuadent totalement de les toucher, d'autant plus qu'on les voit ouvrir un sac qui était au sol pour prendre un sandwich à l'intérieur ! Pendant que d'autres essayent de les attirer pour prendre des photos avec eux, nous, nous restons assez loin de ces petites bêtes et ne les prenons en photo que de loin.


Il y avait du monde dans les allées et rapidement, des queues se forment pour prendre des photos sur les points de vue. Après avoir réalisé la randonnée à travers la forêt pour avoir une vue d'ensemble des chutes, on se trouve à présent devant une masse de monde vêtue de veste imperméable ! Cool on n'a pas oublié la notre !

En fait, devant nous se dresse la plus haute chute nommée Garganta del Diablo ("La Gorge du Diable"). Cette dernière est visible d'en bas du côté Brésilien et la promenade est assez "rafraichissante" ! En effet, de l'eau des chutes est projetée sur nous par le vent et les gens sortent trempés des passerelles en bois ; on ne fera pas exception.

En tout cas, le spectacle est magnifique, plusieurs arcs-en-ciel se forment et le bruit de l'eau est plus intense que jamais ! On ne sait plus où regarder. Après la petite douche, il reste à faire la queue pour prendre l'ascenseur panoramique qui nous offre un dernier aperçu des chutes avec un peu plus d'hauteur.

Le temps est venu de manger ! On ne voulait pas manger dans le parc, notamment pour ne pas payer cher, mais on a prévu d'aller au parc des oiseaux qui se trouve juste à côté, donc on mangera dans le parc. Des guêpes sont présentes en quantité, on n'est donc pas très tranquille pour manger. Ayant peur des insectes volants en tous genres, j'ai eu peur d'un papillon croyant que c'était une guêpe qui s'était posée sur moi ! En bougeant brusquement et fortement mon bras pour faire envoler l'insecte, je renverse le jus d'orange de Clément.


👑Louise élue boulette du jour (pour la deuxième fois) ! 👑



PARQUE DAS AVES

Après la visite du parc national d'Iguaçu, on rejoint à pied le parc des oiseaux puisqu'il se trouve juste à côté ! L'entrée est assez chère, semblable à l'entrée d'un zoo. On est un peu déçu parce qu'on s'attendait à voir les animaux en liberté, mais la plupart sont en cage. Tant pis, la prochaine fois on se renseignera avant ! Il faut savoir que la moitié des animaux présents dans le parc ont été recueillis et/ou sauvés des trafics illégaux, l'autre moitié des animaux est née dans le parc.

Néanmoins, le parc permet d'apercevoir des centaines d'espèces différentes, il est bien entretenu, la balade dans le parc est sympathique, la faune ainsi que la flore sont magnifiques et il n'y a pas trop de monde.

De nombreuses volières permettent de se tenir au plus près des oiseaux et notamment près des aras ou des toucans ; des soigneurs sont présents partout, veillent bien à la tranquillité de l'animal en rappelant qu'il est interdit de les toucher. La volière où se trouve les perroquets est vraiment la plus impressionnante. Les oiseaux sont à quelques centimètres de vous, ils volent partout et surtout le bruit qu'ils font est assourdissant.

Le parc ne possède pas uniquement des oiseaux. On a aussi pu observer des reptiles tels que des serpents, des crocodiles ou des tortues.

À la fin du parc c'est le moment photo, il y a notamment des papillons en bois pour poser devant, mais surtout les gens font la queue pour se faire prendre en photo avec des aras apprivoisés et attirés par la nourriture surtout.



MARCO DAS TRÊS FRONTEIRAS

Après s'être changé à la pousada, on décide qu'on passera la soirée à la Marque des Trois Frontières, on avait déjà acheté nos billets d'entrées en même temps que ceux pour les chutes. Pour s'y rendre on décide d'y aller en bus, on rejoint donc l'arrêt de bus à pied. Les gens dans la rue sont assez joviales, chacun est posé dehors avec une chaise et parle à ses voisins ou amis. Le bus qu'on prend est assez local, les gens doivent vraiment se demander ce qu'on fait là ; il y a quelques touristes, mais ils sont brésiliens.

C'est l'une des rares frontières naturelles entre 3 pays que sont le Brésil, l'Argentine et le Paraguay. Chaque pays possède sa propre "marque des 3 frontières", avec notamment un monument en forme d'obélisque peint aux couleurs de leurs drapeaux respectifs pour les caractériser. D'où on se trouve, on peut apercevoir les 2 obélisques des pays voisins (Argentine et Paraguay) mais il commence à faire nuit, on n'apercevra que celui Argentin.

Cette attraction touristique nous est apparu comme une sorte de petit village ! Il y a de quoi prendre un verre, manger et surtout de quoi faire des photos ! Les gens font notamment la queue pour prendre une photo devant le panneau qui indique les 3 pays frontaliers.

On a plutôt apprécié ce lieu et le fait de le faire en soirée nous a paru beaucoup mieux, notamment parce que c'était animé. La nuit tombe assez rapidement, on a mangé sur place pour encore profiter des lieux puis on est rentré à la pousada afin d'être en forme pour notre longue journée de demain...



PARQUE NACIONAL IGUAZÚ (ARGENTINA)

Après une bonne nuit de sommeil, notre corps décide qu'il est l'heure de se lever... il n'est que 5h30. On traine un peu dans le lit king size, on se prépare, on range nos sacs et on attend 7h30 pour prendre le petit-déjeuner de la pousada.

Après s'être rempli la panse, on fait le check-out et on commande un Uber pour se rendre aux chutes du côté Argentin. On arrive à avoir un chauffeur en mettant le point de dépôt juste avant la frontière. Arrivé près du pont qui sépare l'Argentine et le Brésil notre chauffeur nous explique qu'il ne peut pas se rendre en Argentine et qu'il peut nous déposer seulement à la moitié du pont. Il nous dépose et nous annonce qu'il reste 3 km à faire à pied (il y avait maximum 1,5 km) pour rejoindre l'immigration.

On arrive au poste de douane, on ne voit personne pour contrôler nos passeports, donc on demande à quelqu'un qui semble travailler là-bas. Il nous dit de passer, mais on lui signale que l'on n'a pas eu de tampon sur notre passeport, il nous indique donc que les gens chargés de faire ça se trouvent juste à côté, devant le Duty Free. Passer la frontière à pied c'est génial et rapide !

Maintenant qu'on est en Argentine, on cherche à rejoindre l'entrée du parc mais l'application Uber ne fonctionne pas en Argentine (du moins où on se trouve). Un chauffeur de taxi vient nous démarcher, il est sympathique, on n'a pas d'autres options et pour 600 pesos il nous conduit à toute vitesse à l'entrée du parc ! On n'avait pas fait de change et on n'avait pas non plus assez de reis pour le payer (il préférait même se faire payer en reis plutôt qu'en pesos) on ira retirer de l'argent au parc pour le payer.

Enfin on peut acheter nos tickets et commencer la visite. On est arrivé vers 9h, il n'y avait pas beaucoup de monde donc c'était hyper agréable ! Avant de rentrer dans le parc, on se dirige vers le poste de garde afin de recevoir un joli tampon sur notre passeport, marquant ainsi notre visite dans ce lieu !

On a décidé de commencer la visite du parc par le Sendero Verde qui permet de rejoindre une autre station pour rejoindre le clou du spectacle du parc, c'est une petite balade dans la forêt d'une dizaine de minutes. À côté de cette station justement, c'est le point de départ de deux sentiers. On réalise d'abord le circuit Paseo Supérior qui permet d'avoir une vue panoramique ainsi qu'une vue d'en haut sur les chutes, puis le circuit Paseo Inferior que l'on rejoint par une série d'escaliers qui permet de s'approcher au plus près des chutes.

Normalement, un petit bateau gratuit fait la navette pour se rendre sur Isla San Marin, malheureusement fermé le jour de notre visite. Cette île offre, en plus d'une balade sportive (172 marches d'affilée), de magnifiques panoramas ! Malheureusement on n'en profitera pas.

Après avoir fini notre petite balade sur les sentiers du parc, on décide de rejoindre l'attraction du parc : Garganta del Diablo. Pour cela, on se rend à la Station Cataratas où on prend un ticket. Le train, qui est écologique, arrive dans 30 minutes, de quoi prendre le temps pour se restaurer. Le parc a prévu le coup et on peut manger dans une cage, ce qui permet d'échapper aux coatis affamés, toujours présents aux points stratégiques afin de voler ou réclamer de la nourriture.

C'est l'heure ! Le train qui est ouvert, nous permet d'être en contact direct avec la forêt. Arrivé en haut, c'est parti pour traverser une longue passerelle qui nous emmène vers ce que tout le monde est venu voir dans le parc. Le fleuve que l'on traverse pour rejoindre le bout de la passerelle est étrangement calme, on y croise de beaux poissons et même une tortue ! Tout le long du chemin des papillons volent et se posent un peu partout.

C'est un contraste énorme lorsqu'on arrive au bout de la passerelle. D'abord, on est frappé par le monde qui est présent sur place, ensuite par le bruit de l'eau puis par l'humidité présente. Après s'être frayé un chemin pour être sur les rambardes, on peut enfin apprécier le spectacle devant nous. C'est un spectacle époustouflant : l'eau qui était toute calme se jette du haut de 70 m, on n'aperçoit même pas où l'eau tombe puisqu'une épaisse vapeur couvre la moitié des chutes et des arcs-en-ciel se forment.

C'est un super point de vue, mais un peu gâché pas l'aggluttinement des gens devant ce spectacle, il faut un peu jouer des coudes pour avoir une place devant les rambardes pour enfin apprécier le moment.

C'est donc déjà le moment de faire le chemin inverse, on vient de faire la dernière activité possible dans le parc. Il y a également une cascade où l'on peut se baigner à rejoindre à pied, mais le parcours est de 7 km, on ne voudrait pas être trop juste pour prendre notre vol retour, donc nous zappons cette partie (en plus on n'avait pas envie de se baigner...).

En arrivant près de la sortie, on entend de la musique. Il est le 21 juin, on se dit que c'est pour la fête de la musique. En fait, pas du tout. À l'intérieur du parc se déroule du 18 juin au 22 juin le festival Iguazú en Concierto. On reste une bonne vingtaine de minutes à observer les gens danser et chanter, ça met vraiment une sacrée ambiance, bien qu'il n'y ai pas beaucoup de monde.


Dans le parc Argentin, on a remarqué que beaucoup (mais vraiment beaucoup) de personne se baladait avec un thermos, une tasse (Calebasse) un peu bizarre, une paille (Bombilla) ainsi qu'un sac (Matera) bien spécial pour ranger le tout ! Il s'agit tout simplement du Maté, cette boisson que les Argentins (mais pas que) boivent dans n'importe quelle situation. Il y a même une boutique dédiée au Maté dans le parc Argentin ! Nous n'avons pas gouté cette boisson, notamment parce qu'elle est réputée pour être forte, mais aussi parce qu'on n'est pas très amateur de thé en général. Le maté est réputé et consommé notamment en Amérique Latine pour ses nombreux effets bénéfiques. Plus tard, un de nos hôtes en a préparé devant nous, cela est tout un rituel !


Comme on a un peu de temps, on décide de faire des économies et de rejoindre la frontière en bus. Le bus que nous prenons va jusqu'à Puerto Iguazú, on a donc prévu de descendre avant et de rejoindre, une nouvelle fois, la frontière à pied. On descend au dernier arrêt de bus avant de rentrer dans la ville et surprise, on tombe sur le panneau "Yo ❤️ Iguazú". L'entrée des villes est souvent bien aménagée et des panneaux comme celui-ci se retrouve très souvent. Après avoir pris en photo 3 Argentines et s'être fait prendre en retour en photo, on rejoint la frontière à pied.

Après être passé aux douanes, on se rend au Duty Free juste à côté pour voir ce qu'il propose. Les gens viennent littéralement faire leurs courses ici. En sortant du magasin et en essayant de rejoindre le pont qui sépare les deux pays, on remarque qu'il y a une file de voitures. Des gens un peu désespérés (pour nous demander conseil il faut l'être) nous demande comment rejoindre le Duty Free parce qu'ils s'impatientent dans cette file. On aidera donc 2 voitures ainsi, leur permettant de ne pas attendre dans la file qui était en fait celle pour passer la frontière.

Après être arrivé de nouveau au Brésil, on peut enfin commander un Uber pour rejoindre l'aéroport. L'album de Coldplay dans les oreilles, il faudra moins de 5 minutes pour que Clément s'endorme jusqu'à l'atterrissage (on est de retour à São Paulo).


Conclusion : Le côté Brésilien des chutes offre plus une vision panoramique des chutes, on ne s'approche vraiment qu'à Garganta del Diablo alors que le côté Argentin permet de se tenir au plus près des chutes. Les deux côtés sont évidemment à faire !

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C'est le grand jour ; on commence enfin notre roadtrip. Direction l'aéroport Guarulhos pour récupérer notre voiture de location à Alamo. Au début, on avait réservé une Fiat Mobi, mais après s'être renseigné et après avoir visualisé les routes sur lesquelles on devait se rendre, on a modifié notre réservation en prenant un SUV. On prie pour qu'enfin quelqu'un parle anglais. Que nenni ! 8 hôtesses dans l'agence de location, et pas une ne parle anglais... Bem vindo ao Brasil. Après avoir bien lutté à comprendre (malgré le traducteur) ce que nous disait l'hôtesse et après avoir donné la caution, on a enfin toutes les cartes en main pour louer la voiture. Il ne manque plus que la voiture ainsi que les clés. On avait donc réservé un Dacia Duster mais, on se dirige vers celui qui est chargé de nous amener la voiture, il nous demande ce qu'on préfère, on lui dit que peu importe. Et là, on voit arriver devant nous la Jeep Renegade, boite automatique en plus !

On n'avait pas réservé cette voiture car, elle était plus de 100€ plus cher (rien qu'en boite manuelle). Ici on a vraiment eu de la chance car l'hôtesse nous avait proposé une boite automatique pour 20R$ de plus par jour, encore une belle économie ! Cette voiture a été renommée Paulo la Jeep pour le reste du voyage.


C'est parti, on règle le GPS et on file sur les routes Brésiliennes. Arrivée à Pedra do Baú sur l'heure du midi, on est un peu en retard sur ce qu'on avait prévu. On décide de ne pas manger, on est maintenant dans les montagnes donc en plus il n'y a pas beaucoup de choses à proximité. On a prévu de se rendre au pied de la pierre et de voir si cela était faisable de monter sans équipements.

Après une "petite" balade dans la forêt (4km, de niveau difficile), on atteint le pied de la pierre. Des professionnels sont au pied pour proposer leurs matériels. Après avoir essayé de discuter (toujours en portugais je le rappelle) avec ces personnes, on décide de monter sans équipements. De 1, parce qu'ils nous ont clairement dit "c'est facile de monter sans équipements". De 2, on économise 100R$. De 3, on n'a ni le vertige et on est plutôt doué pour les sports un peu extrêmes. Après avoir signé une décharge, hop on se dirige vers la pierre pour commencer l'escalade. Mais avant, un professionnel d'escalade présent sur place, a remarqué nos superbes Salomon (encore neuves) et voulait nourrir son feed Instagram, donc petite séance photo pour ce monsieur avant de faire de la grimpette.

Pedra do Baú c'est quoi ? C'est un rocher haut de 350 m qui culmine à 1950 m d'altitude. Pour pouvoir atteindre le sommet, on a dû monter 600 marches d'une via ferrata. Ce n'est pas recommandé de monter sans matériels, c'est un peu dangereux, mais tellement plus fun et comme on est un minimum doué de nos deux mains et de nos deux jambes et qu'on n'a pas peur du vide, on a foncé ! Cela nous a valu sur le parcours des "vous êtes fous" ou "vous êtes courageux" de la part d'autres touristes (tous Brésiliens).


On ne regrette rien ! L'adrénaline nous propulse au sommet et la vue sur le parcours est juste sublime (vraiment) !

On décide de faire décoller notre drone car, la vue et l'ascension sont juste magiques ! On voit après 5 à 10 minutes quelqu'un du parc accourir pour nous dire qu'on n'avait pas le droit, on s'en doutait puisqu'on est dans un parc, mais l'occasion était trop belle.

On va jusqu'au bout de la Pedra où on a une vue sur Bauzinho qui est également une pierre qui fait partie du complexe do Baú. Un groupe de brésiliens est présent, on leur propose de les prendre en photo, ils nous rendent la pareille en nous mitraillant de photo !

Après avoir profité de cette vue juste sensas, on décide de faire le chemin retour car, le temps passe assez vite, on doit encore faire le trek retour après la descente de la pierre puis on doit faire environ 3h de route pour rejoindre notre pousada. Sur la descente on est un peu ralenti... il y a un groupe devant nous et une personne est tétanisée, on la voit tremblée et avec les équipements la descente est beaucoup plus longue. Ils nous laissent finalement passer et on finit de descendre la pierre. Plus qu'à faire le trail !

La veille au soir on avait pas mangé, on avait juste pris un chocolat chaud et deux petits sandwichs au petit déjeuner donc... ce qui devait arriver arriva ! Grosse hypoglycémie pour moi (Louise), le trek est de niveau difficile et encore plus dans ces moment- là... Heureusement Clément est là pour m'encourager à continuer et va même chercher la voiture pour m'éviter la dernière montée jusqu'au parking ❤️.

Parce que jamais 2 sans 3 ...

👑Louise élue boulette du jour ! 👑


Après ce petit coup de mou, on prend la route vers un Mcdo qui se trouve sur notre route, mais il faut compter plus d'une heure pour le rejoindre (montagne oblige). Pendant mon (même nos ?) hypoglémie(s) on ne pensait qu'à manger un truc bien gras, bien fat donc Mcdo est apparu comme une évidence. Il est déjà 17h30, il fait nuit. Rouler de nuit n'est pas conseillé notamment parce qu'au Brésil les dos d'ânes (lombadas) sont souvent présents et pas toujours signalés. Autre chose de dangereux dans la conduite de nuit : les cyclistes ! On en a croisé vraiment beaucoup et bien sûr personne n'a de lumière ni de vêtements réfléchissants, de plus ils sont très souvent habillés en noir.

Le Mcdo se trouve dans un centre commercial, il est vraiment impressionnant ! Il y a énormément de boutiques, des aires de jeu partout, des fast-food/restaurant avec seulement un comptoir et une grande salle commune ce qui est génial puisque chacun peut manger ce qu'il veut.

On réalise également notre premier demi-plein. Quelque chose d'intriguant au Brésil, il y a des pompistes ! On ne sait pas trop comment cela fonctionne, si on doit leur donner un pourboire ou pas. Finalement, ils ne nous demandent rien et après s'être renseigné c'est compris dans le prix et ils peuvent même vous nettoyer le pare-brise également.


Arrivée prévue à 21h30 à la pousada, ce qui marque la fin de cette journée. On est épuisé, mais on en a déjà pris pleins les yeux avec cette première destination, maintenant repos car, ce n'est que le début...

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Pour visiter le Parc National d'Itatiaia on a décidé de séjourner à Pousada 3 Bacias, où on a mangé l'un des meilleurs petits-déjeuners du séjour. La pousada dispose d'une grande salle commune avec un billard et pleins de jeux de sociétés ; malheureusement nous étions en basse saison et étions les seuls dans la pousada pour en profiter.


Le Parc National d'Itatiaia est divisé en deux parties : une partie basse et une partie haute. On a décidé de faire uniquement la partie basse, notamment parce qu'on y reste seulement une journée, mais aussi parce que la partie haute est le lieu d'excursions montagneuses (souvent guidées) et on n'est pas du tout équipé pour les réaliser.

On se contentera de la partie basse qui regroupe notamment des cascades, une piscine naturelle ou encore un lac. Dans le parc on peut se balader en voiture, ce qui nous évite de longues journées de marche et, nous a permis de faire (presque) entièrement la partie basse. En effet, cette dernière est composée de sentiers plutôt faciles sauf un (Trilha para os Três Picos) qu'on ne fera pas car, il est conseillé de le commencer avant 10h, on n'est pas équipé, il fait 12 km aller-retour et on n'a rien à manger !


En premier, notre voiture s'arrête au Mirante do Ultimo Adeus, après avoir monté quelques marches, on arrive au belvédère. Encore une fois, nous sommes seuls pour profiter de la vue qui s'offre à nous. Ça nous permet de voir l'étendue du parc, d'apercevoir une cascade au loin qui est perdue au milieu d'une immense forêt et même d'entendre l'eau de cette cascade s'écouler.


Autre arrêt sur la Pedra da Fundação, qui n'est qu'un petit stop puisque la pierre est au bord de la route. On reprend la voiture, on parcourt à peine 1 km et on arrive au Centro de Visitantes où on laisse la voiture afin de rejoindre le lac du parc.

Pour rejoindre le Lago Azul, on peut soit descendre 124 marches soit faire une petite randonnée d'observation où l'on peut croiser singes, serpents, araignées, mais on ne croisera rien pendant cette balade, bien que ça grouille dans la forêt ! Arrivé au Lago Azul, il y a un petit groupe qui prend des photos donc en attendant qu'ils partent on va sur le pont qui le surplombe et on se balade sur les sentiers alentours, sans s'éloigner. Une fois seuls, on prend nos petites photos, on prend la température de l'eau (très fraîche) et on escalade les pierres qui sont super glissantes. Après un petit moment sur place, on décide de rebrousser chemin en remontant les 124 marches qu'on avait évité à l'aller. Arrivé à la fin de la petite randonnée, on entend les singes jouer au-dessus de nous, on lève les yeux et on admire le spectacle. Les singes sont en fait entrain de manger et font tomber les fruits d'en haut. En observant les fruits, on voit qu'ils prennent juste le meilleur du fruit et on voit leurs coups de dents, c'est vraiment impressionnant.

On reprend la voiture et on file vers les cascades qui se trouvent à la fin de la partie basse du parc. Après avoir garé la voiture, on va d'abord à la piscine naturelle du parc qu'est Maromba. Le soleil donne directement sur la piscine, ça donne envie de se baigner mais l'eau est vraiment très froide. Les papillons sont encore une fois nombreux sur les lieux et on est encore (presque) seul dans le parc et sur cette attraction.

Il reste les deux dernières cascades du parc à faire : Itaporani et Véu da Noiva. On commence par la Cachoeira Itaporani où les pierres sont toujours aussi glissantes mais l'endroit est idéal pour une baignade car à l'heure où nous y étions, le soleil était bien présent. On décide de ne pas se baigner car on avait encore une cascade à faire, on se baignera là-bas si on peut !


On file donc à la dernière attraction : Cachoeira Véu da Noiva. Après une petite randonnée dans la forêt, on arrive devant cette cascade où on avait prévue de se baigner et de pourquoi pas y passer un petit bout de l'après-midi ; mais la cascade haute de 30 m empêche le soleil de réchauffer le lieu. L'eau est vraiment très fraiche et il n'y a donc pas moyen de se réchauffer après une "baignade". Clément y va tout de même, pour se mettre sous la cascade car "il n'a pas pris son maillot de bain pour rien".


Après cette petite baignade, on retourne à la voiture, on ne passera pas l'après-midi à la Cachoeira Itaporani car on n'a toujours rien mangé et il est déjà 15h, notre estomac aura raison de nous ! Sur la route, dans le parc national, on tombe nez à nez avec des singes qui s'amusent en traversant la route. On s'arrête pour les observer et ils viennent près de la voiture, on ferme bien les vitres de la voiture ; ils essayent de nous attendrir pour qu'on leur donne à manger. Voyant qu'on ne cédera pas, ils s'enfoncent dans la forêt et nous on file chercher à manger également.


Après avoir tourné pas mal dans la ville on est tombé uniquement sur des restaurants soit fermés, soit inexistants, soit ouvrant uniquement le soir, soit n'assurant plus de service (normal vu l'heure). Ce matin, on était passé devant un restaurant qui faisait des grillades, par chance il est ouvert ! Il est donc déjà 16h lorsqu'on commence à manger, on n'aura pas faim le soir. Lorsqu'on voit arriver nos plats, ceux-ci sont énormes. Au Brésil, lorsque vous commandez une viande, souvent, les accompagnements (frites, légumes et riz) sont mis à part.


Après ce repas, on avait prévu de se rendre à Maromba, mais il fait déjà presque nuit, donc on décide de retourner à la chambre, se reposer, vider les cartes SD et s'amuser dans la salle commune de la pousada. Après ça, on file se coucher, demain on reprend la route.

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Après avoir visité la partie basse du Parc National d'Itatiaia, on continue les parcs mais cette fois-ci c'est un parc d'État : le Parque Estadual do Ibitipoca. 180 km sépare nos deux destinations, il nous faudra 3h30 pour les faire. On a emprunté des routes un peu sinueuses où nous sommes seuls au monde ; on en profite pour tester le mode sport de la voiture et de "faire du rallye". On enlève le mode sport puis, 2 minutes après on voit au loin une voiture de police stationnée sur le bas côté ! L'instinct d'arrêter de faire les fous au bon moment !

En parlant de voiture de police, les policiers sont présents un peu partout sur les routes, on en croise souvent. Pendant notre séjour, on a vu qu'un seul contrôle de vitesse, le reste du temps c'est plus de la dissuasion je pense. Il y a aussi des postes de police appelés Polícia Rodoviária Federal où on doit passer au ralenti, on a jamais vu un policier sortir d'un bâtiment !

On roulait tranquille sur une route bien bitumée et comme ça, sans transition, sans panneaux, on passe sur une piste de terre ! Impressionnant mais tellement cool, Clément s'amuse pas mal avec la Jeep. Sur ces routes, on croise surtout des ranchs avec des chevaux en liberté mais aussi du bétail.

On décide de passer d'abord au logement qu'on a réservé pour passer la nuit qui est la Repousada Chalés, un petit coin de paradis où on est réellement dans un petit chalet avec un hamac pour pouvoir se détendre ! Ensuite, on file à l'entrée du parc.

Le parc dispose d'une limite d'entrée mais, il était loin de l'atteindre car, encore une fois nous étions presque seuls. Le parc dispose de 3 parcours, nous n'en ferons qu'un seul. Le plus connu est Janela do Céu mais ce dernier est de niveau difficile car, il faut au moins 6h de marche pour le réaliser notamment parce qu'il fait 16 km mais aussi parce que c'est en pente.

Le parcours qu'on a décidé de faire est le Circuito das Águas, c'est le plus facile du parc. Il est de 5 km avec plusieurs attractions sur le circuit. Les sentiers sont assez bien balisés mais, ils ne sont pas vraiment aménagés, c'est-à-dire que parfois on descend sur des terrains accidentés, cela fait vraiment authentique et naturel, on a bien aimé.

Sur le parcours, il y a de nombreuses attractions comme des lacs ou des cascades, c'est un endroit idéal pour se baigner. Le parc est surtout connu pour la couleur de l'eau. En effet, cette dernière est de couleur jaune/rouge à cause de la présence de minerai de fer, elle est d'ailleurs (la couleur) surnommée "couleur Coca-Cola".


On commence notre déambulation. Le Circuito das Águas démarre à côté du restaurant, où on prendra un sandwich avant de commencer notre périple. On se rend au Lago das Miragens, qui est en réalité une piscine entourée d'un mur de pierre, on se croit vraiment dans un canyon c'est fou ! Clément décide de se baigner, le temps est un peu capricieux, les nuages cachent quelques fois le soleil, c'est pourquoi je (Louise) décide de ne pas me baigner pour éviter d'être gelée tout le reste du parcours. La prochaine attraction est le Ponte de Pedra qui forme une arche au-dessus de la rivière. Pour se mettre en-dessous, il faut escalader un peu les pierres.

Avant d'arriver à la fin du circuit, il y a encore un petit spot. C'est une cascade qui n'est visible qu'en s'approchant du vide, sur un rocher, il s'agit de la Cachoeira da Pedra Quadrada. C'est une cascade haute de 30 m, qui donnera à coup sûr le vertige à quelques uns. La rivière qui forme la cascade, forme d'abord de petites piscines, offrant en plus une vue imprenable ! Ensuite, on se baignera à la dernière attraction du circuit, la Cachoeira dos Macacos, notamment parce qu'elle est au soleil mais l'eau reste néanmoins très fraiche.

Après être remontés au restaurant du parc où on avait mangé le midi, on décide de finir le parcours avec la Prainha, où on ne s'arrêtera pas pour mettre notre serviette car il fait assez froid tout de même. Après s'être rendu à la Ducha, où il y a une petite cascade qui fait effectivement penser à une douche, on se rend au Lago Negro, dernier effort de la journée ! On oserait pas se baigner dans ce lac, car en effet il porte très bien son nom, c'est un peu flippant de ne pas voir à travers l'eau.


On retourne à la voiture, on est un peu fatigué car, depuis le début du voyage on a pas mal de kilomètres dans les pattes, on a hâte de pouvoir se reposer un peu. On file donc à la pousada et on en profite pour aller se détendre dans la salle commune où il y a un ping-pong, un billard et aussi un baby-foot ; on s'amuse comme des gosses !

Après avoir été mangé dans une pizzeria pas top de ville, on se met dans le hamac sur la terrasse de notre chalet puis on se couche aux bruits des chiens errants qui aboient. Demain, on reprend la route pour le dernier parc national qu'on a prévu de faire.

6


Après le petit déjeuner de la pousada, c'est parti pour mettre les gaz vers notre prochaine destination : le Parque Nacional da Serra dos Orgãos. Les routes sont encore une fois presque désertes, on se laisse vite tenter de rouler vite. On est déjà à 120 km/h (sur une route à 80 km/h) et on se fait doubler sur des lignes continues... la conduite Brésilienne est osée ! On sera pas mal ralenti par des files de camions, que tous le monde double un peu n'importe où dès qu'il peut !

Le parc possède 3 entrées : Petrópolis, Teresópolis et Guapimirim. Ce parc est surtout connu pour un trek de 3 jours reliant les deux villes de Petrópolis et de Teresópolis.


PETRÓPOLIS

Pour commencer, on a décidé de se rendre à Petrópolis. Le parc est vraiment mal indiqué, on a un peu cherché pour trouver l'entrée. On aperçoit un panneau de stationnement, tellement bien fait qu'on croit à un vrai. En faite, c'est ni plus ni moins qu'un gars qui ouvre sa pâture et vous garde votre voiture contre 15R$. L'entrée du parc est à environ 200 m du "parking", le parc semble aussi posséder un parking à 16R$ la journée. Bon on aura économisé 1R$… L’entrée du parc est un peu cher, les Brésiliens et les personnes faisant partis du Mercosur ont des réductions sur les prix, mais pour les étrangers on doit s’acquitter de 35R$ par personne !

Le parc propose un petit trail d’environ 2h et se compose préférentiellement de cascades et de piscines. On enchaine les « poços » au début du trail : Poço Paraiso, Poço das Bromélias, Poço dos Primatas. Le temps est ensoleillé, ça donne vraiment envie de se baigner. Surtout qu’encore une fois nous sommes presque seuls puisque nous avons croisé que 10 personnes dans le parc… Mais, on attend la dernière attraction du parc pour se baigner ! On se rend donc à celle-ci ! Entre la fin du trail et le dernier poço, on doit marcher pendant un long moment mais surtout ça grimpe !

Avant de rejoindre le lieu où nous avons prévu de nous baigner, on passe sous la Gruta do Presidente et on fait un petit crochet au Poço das Andorinhas. On file ensuite à la Cachoiera Véu de Noiva pour prendre un bain ! Oups ! On a déjà oublié qu’au niveau des cascades il fait extrêmement froid, notamment parce que le soleil est caché. On a donc plus très envie de se baigner et on rebrousse chemin !

On va à la voiture et on file manger. Il est déjà 14h30 et pour pas changer on a toujours rien mangé. On va jusqu’à Teresópolis et on va dans l’un des seul restaurant ouvert : Mcdo… Ce qu’on préfère, c’est la tête des employés (et des Brésiliens en général) quand on leur dit qu’on ne parle pas portugais, ils se décompensent ! Magique ! Mais on s’en sort toujours, on fait chacun des efforts (ok surtout nous) et on a toujours eu ce qu’on a demandé !


Pour cette étape, on a décidé de séjourner à l'Hotel Vila Nova proche de l'entrée du parc et bon marché. Toujours personne dans les logements, les parties communes sont encore une fois vides quand on veut faire des rencontres le soir.

Arrivés à notre hôtel, le soleil se couche alors on décide de chiller à la chambre. C’est là qu’une merveilleuse idée nous est venue : laver notre linge à la main. Ni une, ni deux, Clément file à la réception chercher un sceau, ils sont un peu dubitatifs à l’accueil et ne pensent pas comprendre mais si, ils amènent le bon produit ! C’est parti, on lave toutes nos affaires qu’on a utilisé depuis le début du voyage et on étend ça un peu partout dans la chambre. Quelle idée d’avoir fait ça ! Le linge est trempé malgré l’essorage, les mettre à la fenêtre ou devant la clim ne changera rien et même après une nuit de séchage les affaires sont encore trempées ! On devra donc les emballer dans les sacs pour qu’à notre prochaine destination on les fasse laver dans une laverie, puisque celle présente dans la ville est fermée lorsqu’on pense finalement à aller les faire laver "normalement".


👑Couple de boulets 👑


TERESÓPOLIS

Dernier jour dans le parc Serra dos Orgãos, on a prévu de se rendre tôt au parc mais Clément ne se sent pas très bien depuis la veille au soir. Finalement, à 10h30 Clément a un élan d’énergie et on part à l’entrée du parc. Même si on a visité le parc hier, on est obligé de s’acquitter à nouveau des 35R$ par personne ainsi que des 16R$ du parking…

Cette partie du parc possède un peu plus de trail que celui de la veille, mais vu l’état de Clément on va uniquement faire le Trilha Cartao Postal afin d’avoir une vue au plus près de l’attraction du parc. Sur le chemin du trail, on croise de nombreux animaux mais notamment des écureuils, des oiseaux et comme d’habitude des « macacos ».

Arrivé à la fin du trail, on est seul au monde pour admirer ce qui s’offre devant nous… Et quel spectacle ! Il s’agit du Dedo de Deus qui n’est d’autre que le point culminant de Serra dos Orgãos, avec une brume qui monte et qui tente de recouvrir les montagnes. Son nom, qui veut dire « Le doigt de Dieu » vient du fait qu’il ressemble à une main dont l’index pointe le ciel, tout un symbole quoi.

Après avoir fait ce trail, on retourne à l’hôtel car Clément se sent de moins en moins bien. On ira quand même manger à 14h, histoire d’avoir quelque chose dans le ventre aujourd’hui. On prend la voiture et en pleine ville il existe des estacionamento où ce sont des particuliers qui gèrent les parkings. On décide de se garer à celui près du lieu où on mange. On voit le chauffeur devant notre voiture descendre et donner ses clés aux employés, on fait donc de même et on est bien content d’avoir vu faire quelqu’un avant nous, histoire de ne pas avoir l’air bête. Donc le voiturier prend nos clés et gare notre voiture, on payera au retour.

On a décidé de tenter le Subway brésilien, on savait qu’on allait s’embarquer dans quelque chose de compliqué puisqu’il faut soit même composer son sandwich. Rien que pour le nom du pain, la serveuse est en galère et part chercher sa collègue. Ça aussi c'est bien un truc Brésilien, c'est pas la première fois qu'un employé va chercher un collègue et laisse ce dernier galère seul avec nous malgré qu'on sache s'exprimer en Anglais et en Espagnol ! Tant bien que mal on arrive à avoir ce que l’on demande, mais ça nous fera toujours rire de commander et essayer de se faire comprendre (pourtant on tente de parler portugais et même en montrant ce qu’on veut c’est pas gagné). On fini la journée dans la chambre, d’autant plus qu’un orage est prévu. On prépare toute nos affaires car demain on part pour les plages, le farniente, bref à tout ce qu’on pense depuis quelques jours maintenant. La fatigue commence à se faire sentir.


👑Clément élu boulet du jour ! 👑


Le seul point négatif de ce parc est qu'il n'existe pas de pass, on est obligé de payer l'entrée à chaque fois. Il y a une troisième entrée à Guapimirim, qu'on aurait faite si Clément avait été opérationnel et on aurait du repayer les deux entrées plus le parking, donc ça revient vite cher (environ 60€ si on veut faire les 3 entrées).

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On se lève aux aurores pour rendre notre chambre et partir pour une nouvelle destination : Armação dos Búzios. Sur la route, ou plutôt l'autoroute, il n'est pas rare de voir des cyclistes même des piétons... normal, leur arrêt de bus se trouve sur l'autoroute !

Arrivés à notre destination, on décide de (re)laver notre linge dans une laverie avant de commencer nos activités sur place. On doit revenir dans une heure à la laverie, pour tuer le temps, on va aller se promener dans la rue emblématique de la ville.


RUA DAS PEDRAS

On a une heure pour découvrir cette rue remplies de boutique, c'est peu mais au moins on aura pas le temps de dépenser notre argent... De plus, la plupart des boutiques étaient fermées et les prix sont assez chers.

Cette rue est connue pour abriter de nombreux magasins, restaurants et bars, l'ambiance bat normalement son plein en soirée ; malheureusement, on n'y reste pas pour vérifier cela ! Il y a également quelques démarcheurs pour vous proposer un tour en bateau notamment.

Derrière la Rua das Pedras se trouve la mer, parfait pour allier détente et promenade ! Le point négatif de cette rue est l'accessibilité, c'est assez dur de se garer et les rues pavées peuvent handicaper certaines personnes. Néanmoins, elle a un charme fou, on regrette juste de ne pas avoir tâter l'ambiance le soir là-bas.

Après cette furtive promenade, on va chercher notre linge et on peut enfin commencer à potasser sur ce qu'on va faire aujourd'hui. Avant tout, on va manger... et justement, à côté de la laverie se trouve un petit restaurant qui nous semble bien sympa : le Tacos Bar. On a encore nos habitudes et on demande si on peut s'assoir ! Oups quelle erreur ! On perd totalement le serveur qui ne comprend pas et file chercher son téléphone pour qu'on traduise (un indispensable sur tous les portables brésiliens). Après lui avoir traduit, il nous dit qu'il n'y a pas de problème. Bon maintenant on s'assoit directement aux tables des restaurants sans leur demander, c'est plus simple pour tous le monde !

Ce restaurant a plusieurs arguments pour nous séduire. D'abord, il propose une "promoção" : les 2 caïpirinhas pour le prix d'une. Puis, sur la carte, il propose plusieurs spécialités Brésiliennes.


Le mari de la propriétaire arrive, par chance c'est un Anglais qui semble très heureux de pouvoir parler sa langue ici. Il nous aide à déchiffrer le menu et nous aide a faire notre choix également.

Ce monsieur est très bavard et curieux, il est content que quelqu'un le comprenne je pense. Il nous demande depuis combien de temps on est là, d'où l'on vient, nous parle de son restaurant et notamment de la difficulté d'embaucher. En effet, la plupart des gens viennent pour se faire de l'argent (c'est plutôt bien payé comme c'est une ville touristique) mais, les gens ne restent pas longtemps, une fois qu'ils ont eu l'argent espéré, ils retournent auprès de leur famille. En été, Armação dos Búzios devient très très très touristique.

On en profite également pour prendre quelques tuyaux sur la ville et la vie des Brésiliens. On apprend aussi qu'aujourd'hui les Brésiliens sont en vacances scolaires, on espère qu'il n'y aura pas trop de monde les prochains jours. Il nous conseille de plutôt se baigner dans la partie haute d'Armação dos Búzios que la partie basse, cette dernière étant plus polluée. Le mari de la propriétaire nous explique pourquoi les Brésiliens s'assoient côte à côte au restaurant et pas face à face comme les Européens, c'est tout simplement pour être plus proche et partager leur repas ! Des vrais romantiques les Brésiliens !

Bref, un bon petit moment pour en apprendre un peu plus sur le Brésil et également un moyen d'améliorer notre anglais. Il faut dire que parfois il nous perd un peu, il parle extrêmement vite, on a pas le temps de faire la traduction dans notre tête.


MIRANTE PONTA DO PAI VITÓRIO

Après un délicieux repas, on décide de prendre la route pour un spot un peu isolé de la ville. L'accès à ce point de vue est un peu compliqué, on ne sait pas trop où garer notre voiture, on doit descendre un sentier, passer sur une plage et escalader une pierre pour enfin commencer la montée de la pointe. La montée est un peu difficile car elle est rocheuse, exiguë, sableuse et avec des cactus un peu partout, on doit aussi un peu escalader pour se frayer un chemin. Arrivé en haut, c'est un décor de carte postale qui s'offre à nous, on en profite donc pour faire décoller le drone pour avoir une vue d'en haut.

Cet endroit est connu des locaux mais peu des touristes, il y a une petite plage en bas où lorsque nous sommes arrivés une Brésilienne faisait son circuit training et lorsque nous sommes redescendus, un groupe d'amis avait décidé d'y passer la journée ! En même temps, on avait eu la même idée qu'eux, mais au vu de la taille de la plage, on décide de ne pas rester surtout qu'on doit rejoindre notre auberge de jeunesse à Arraial do Cabo pour déposer nos affaires.

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Pour le logement, on a choisit une auberge. Moins chère, plus conviviale et plus propice pour rencontrer d'autres personnes. Ce sera donc à La Case Hostel où nous passerons 2 nuits. De plus, celui qui nous fait le check-in parle quelques mots de français, c'est vraiment trop beau un étranger qui parle notre langue, ça a un charme fou.


PRAIA GRANDE

Sur la route, on a aperçu la Praia Grande où il y a d'énormes vagues ! Donc on décide de vite se changer et de filer à la plage. La Praia Grande est un spot de surf et vu les vagues ont comprend bien pourquoi. Il est déjà 16h30, le soleil commence doucement à se coucher, on en profite donc pour se baigner, profiter des vagues (sans planche...). ; le courant est fort et les vagues plutôt violentes.

Après avoir profité de la mer, on se pose sur nos serviettes pour admirer notre premier coucher de soleil ! Il y a énormément de monde pour venir admirer ce moment et chacun devient le plus inventif possible pour faire une photo qui sort du lot. C'est aussi quelque chose qu'on a remarqué au Brésil, les gens se prennent énormément en photo, le selfie a de long jour devant lui ici. Et qu'importe la pose qu'ils prennent, ils se fichent du regard des autres, c'est vraiment génial, ils ne ressentent aucune gêne ! Pour pouvoir capturer ce moment il faut être très rapide ! En effet, à 17h15 on ne voit déjà plus le soleil et la plage se vide à vitesse grand V.

Sur cette plage, comme un peu sur toutes les plages du Brésil, vous trouverez des vendeurs ambulants. Sur la digue de cette plage, il y a des restaurants où certaines personnes essayent de vous alpaguer et de vous "vendre" leur restaurant comme le meilleur.

On rentre à l'auberge et on part chercher à manger dans une petite épicerie du quartier puis on traine dans les salles communes. C'est le moment où on peut rencontrer des gens. Mais comme depuis le début de notre voyage, il n'y a pas beaucoup de monde étant en basse saison. Il n'y a que les deux personnes qui travaillent dans l'auberge alors rebelote on raconte notre vie, nos projets, ce qu'on fait ici. Augustin, celui qui travaille ici, vient d'Uruguay et boit son maté, c'est le moment d'en connaitre un peu plus sur cette mystérieuse boisson. Il nous montre comment la préparer et nous propose même de gouter la préparation. Il nous raconte qu'il boit ça tous les soirs, c'est un petit rituel.


PONTAL DO ATALAIA PRAINHA

Le lendemain matin on est réveillé aux aurores et on décide que cette journée sera accès sur la détente. Donc, on choisit une plage dans les environs, connu pour ses escaliers notamment. Trouver l'accès n'a pas été une mince affaire. En premier lieu, on met l'adresse sur notre GPS qui nous amène dans une impasse.

On décide donc de se résigner à aller à une autre plage. On prend donc la route vers Praia do Forno. Arrivé sur place, c'est une horreur ! On est encore dans la voiture que déjà des vendeurs essayent de nous vendre leur parking ou leur tour en bateau. Ils courent à côté de la voiture, ils prennent vraiment tous les risques. On a pas trop envie de cette ambiance donc on fait demi-tour et on essaye vraiment de trouver la plage Prainhas. On retourne donc en ville et on voit un homme avec un panneau estacionamento devant des barrières fermées. En faite, c'est l'entrée officielle. Il faut payer 20R$ pour qu'il lève les barrières et pour y avoir accès en voiture. C'est possible de le faire en randonnée et donc avoir un accès gratuit mais on a bien dit "détente" aujourd'hui ! La route commence par des pavés mais très vite on passe sur un terrain battu, ce qu'on préfère ici !

Le stationnement se fait simplement le long du chemin en terre battue, on marche quelques mètres et on se retrouve en haut de l'escalier. Il y a un peu de monde sur le pont pour faire les emblématiques photos et Clément est devenu le photographe officiel d'une famille. Arrivé sur la plage, il y a des parasols et des chaises à louer avec beaucoup de monde, mais on s'éloigne juste de 10 mètres des parasols et il n'y a plus personne, vraiment impressionnant. Les Brésiliens ne sont pas du tout dérangés par le monde et on a même l'impression qu'ils préfèrent être l'un sur l'autre que tranquilles dans un coin.

Bref, cette plage est vraiment digne d'une carte postale : eaux cristallines et sable blanc, c'est réellement la plus belle plage où nous sommes allés durant notre séjour. Les vagues sont toujours monstrueuses, on s'éclate dedans ! Clément part même faire un peu de snorkeling, mais il n'y a pas grand chose de ce côté-là. Comme sur presque toutes les plages Brésiliennes des vendeurs ambulants passent avec à manger et à boire et face aux fruits nous n'avons pas résisté.

Petite scène triste sur cette plage des mouettes mangeant du plastique et des serviettes en papier en pensant que cela est de la nourriture... Le plastique ici est très courant que ce soit sur la plage ou dans les magasins où les cabas réutilisables n'existent pas.


On décide de quitter la plage vers 15h histoire de se balader un peu en ville avant le coucher de soleil. Avant de quitter le site, on s'arrête avec la voiture au Mirante do Pontal do Atalaia, car elle offre une superbe vue sur la mer. En plus il n'y a personne, donc c'est hyper reposant ! Augustin (celui qui travaille à l'auberge) nous avait parlé la veille de la migration des baleines, qui a lieu en juillet. Il nous avait dit que depuis Praia Grande c'était possible de les voir. D'où nous sommes, nous les voyons encore mieux. Elles sont si éloignées... et pourtant elles paraissent tellement près. On les voit remonter à la surface pour respirer, on distingue leur jet d'eau et parfois leur dos. On y est resté au moins 30 minutes, en total admiration, en espérant voir un super saut, mais nous n'avons vu que quelques sauts timides. On se sent totalement chanceux d'assister à un tel spectacle. D'autres personnes s'arrêtent à ce point de vue, mais sans vraiment comprendre ce qui s'y passe, ils prennent un selfie devant la vue puis s'en vont. C'est vrai qu'il faut être observateur, au début on ne croyait pas être devant une telle scène.


Bref, on retourne à la chambre se changer pour se balader tranquillement en ville et profiter encore une fois du coucher de soleil à Praia Grande. Avant le coucher de soleil, on va acheter quelque chose de typique au Brésil : l'açaï. C'est une baie venant d'Amazonie, de couleur pourpre qui ressemble à des myrtilles. La glace est un mélange entre un sorbet et un smoothie et le plus de cette "glace" est qu'on peut rajouter du topping pour la rendre unique ! Un bon moyen pour se rafraîchir !

Après le coucher de soleil sur Praia Grande, on va manger dans un restaurant de barbecue un peu plus loin que la digue, il est 17h30 mais on a pas mangé le midi donc on est affamé ! Après ça, on rentre à la chambre, on ne traine pas dans les parties communes malgré le monde présent parce que demain, à l'aube, direction Rio de Janeiro !

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Réveillés à l'aube, on prépare nos affaires et on file excités comme des puces vers Rio de Janeiro. On est pressé d'y être mais, d'un côté on est un peu stressés. En effet, au gré de nos rencontres, on nous a dit "attention à Rio", "c'est dangereux", "soyez prudents", on a donc un léger stress. Notre peur était surtout de rentrer dans une favela sans s'en rendre compte...

La route s'est hyper bien passée, Clément comme à chaque grande ville qu'on visite se trompe et emprunte les voies de bus mais à part cela rien à signaler.

Pour cette étape, on logera à Hôtel Atlantis Copacabana Hotel, situé entre Copacabana et Ipanema, il est idéal ! Nous avions prévu de laisser notre voiture dans un parking surveillé lors de ce court séjour de 3 jours à Rio mais lorsqu'on arrive devant l'hôtel pour décharger nos bagages, un voiturier de l'hôtel nous propose de garder notre voiture pendant notre séjour ici pour 2OR$ (soit 5€, vraiment dérisoire), notre voiture se trouve juste devant les portes de l'hôtel et notre voiturier en prendra bien soin. En plus, il est super gentil avec nous et dès que l'on sort ou rentre de l'hôtel, il monte son pouce en l'air pour nous dire que tout va bien. Celui qui nous donne les directives de l'hôtel parle français, pour une fois on ne devra pas batailler pour comprendre le portugais. Les Brésiliens sont avenants et vraiment très sympathiques, ils mettent à l'aise et sont au petit soin avec nous.

Le check-in n'est qu'à 14h, il est à peine 9h, on laisse donc nos valises à l'hôtel et on part à la découverte de Rio.


PRAIA DO COPACABANA

Le dimanche matin, après s'être baladé le long d'Ipanema, on décide d'aller voir ce qu'il se passe à Copacabana qui se trouve juste à côté également. C'est un changement d'ambiance ! Sur l'avenue se déroule une espèce de manifestation ou une célébration, on ne sait pas trop. Des drapeaux brésiliens partout, de la musique, des tee-shirts à l'effigie de partis politiques, ça ressemblait à une ambiance avant un match de foot mais on ne sait pas du tout ce qu'il se passait. On a pas de photo de ce moment, on vient juste d'arriver à Rio de Janeiro, avec tout ce qu'on entend on est un peu craintif et on ose pas sortir nos effets personnels, quelque chose qu'on regrette beaucoup car on ne s'est pas senti une seule fois en insécurité ; vaut mieux prévenir que guérir vous me direz...

On s'arrête dans un petit restaurant le long de la digue pour y manger, ils servent à peu près tous la même chose. On prend un jus de fruits qui sont fait avec des fruits frais et nous permet de goûter de nouveaux fruits sous différentes formes. Il y a des vendeurs ambulants un peu partout, qui n'hésitent pas à venir à votre rencontre lorsque vous êtes sur la terrasse du restaurant. Nous sommes sur la terrasse du restaurant qui est sur la plage de Copacabana, où nous verrons quelqu'un grimper à un cocotier pour y arracher 3 noix de cocos pour ensuite les ouvrir avec ses dents et les boire d'affilés (il a au moins bu 1,5L d'eau de coco en 10 minutes), presqu'une religion là-bas.

On retourne à l'hôtel pour faire le check-in. Sur la route entre Copacabana et l'hôtel il y a de petites boutiques où on décide de s'arrêter, il est temps de faire de petites emplettes pour ramener des souvenirs à nos proches. On rentre dans la boutique de Luigi qui parle quelques mots de français, il nous raconte que ses parents sont italiens mais que lui est naît ici. C'est dans sa boutique que nous commençons notre collection de paires d'Havaianas.

De retour à l'hôtel, on nous donne les clés de notre chambre et on nous monte nos bagages. On est au dernier étage de l'hôtel, tout près de l'accès à la piscine sur le toit donnant une vue panoramique sur Ipanema. On ne traine pas et on enfile nos maillots de bain pour se rendre à Ipanema qui nous a beaucoup plus charmée que Copacabana, car elle est moins grande, il y a moins de monde et moins de vendeurs.


PRAIA DO IPANEMA

Notre hôtel se trouvant juste à deux rues de la plage d'Ipanema on décide de commencer à aller se balader le long de la plage. Il est dimanche matin, il y a du monde qui fait du sport, qui se balade mais également beaucoup de petits vendeurs ; si vous avez faim, soif ou si vous avez oublié vos accessoires de plage vous trouverez tout ce qu'il faut !

L'après-midi, on décide de chiller sur la plage d'Ipanema. À 9h, la plage n'était pas aussi bondée qu'à 14h, on se demande si on va trouver une petite place ! On s'installe au poste 8, sans savoir que les postes ont une signification. Le poste 8 par exemple, correspond au "quartier" gay, on ne s'étonne donc pas d'être démarché pour assister à une soirée dans un club de la ville le soir même. Avec mon superbe anglais (Louise) je n'avais même pas compris que celui qui distribuait les flyers avait dit "are you gay friendly ?", je m'en suis rendu compte seulement à l'hôtel quand j'ai regardé le flyers. Les Brésiliens (surtout à Rio) sont très ouverts et affirment fièrement leur sexualité, des drapeaux LGBT flottent sur l'abord de la plage.

Enfin bref, comme je disais, on arrive à la plage pour 14h et cette dernière est bondée. D'habitude on est plutôt plage tranquille mais vraiment Rio nous transporte vers d'autres horizons et la présence de nombreux voisins ne nous a pas du tout dérangé, au contraire, on a adoré l'ambiance sur cette plage (notamment le dimanche).

Sur les plages Brésiliennes il n'y a pas de risque de mourir de faim ou d'être déshydraté. En effet, des vendeurs ambulants arpentent la plage pour vous proposer rafraichissements et nourriture. Chaque vendeurs cris un peu ce qu'il vend. Il y a même des vendeurs de maillots de bain si jamais vous avez oublié le votre. C'est ainsi que dès notre installation on se laisse tenté par une caïpirinha, il faut négocier les prix que les vendeurs vous indiquent quand vous estimez que c'est beaucoup, c'est touristique et donc comme dans n'importe quel autre pays, ils vont essayer de vendre plus cher aux touristes.

Il y a autre chose de typique sur les plages de Rio, ce sont les barracas. Ce sont en fait des stands qui proposent des transats et des parasols à louer car la plupart des Brésiliens ne s'installent pas à même le sable et préfèrent être assis confortablement. Ces stands vendent aussi des boissons. Nous étions juste à côté d'une barraca qui le dimanche organise un barbecue. C'est naturellement qu'ils nous ont offert des amuses bouches toute l'après-midi alors qu'on ne leur avait rien acheté mais on voulait les remercier et nous leur avons acheté un petit coca pour nous rafraîchir. À chaque fois on posait nos serviettes à côté de leur stand et chaque jour nous avions le droit à un "hello my friend" et un "good bye my friend" même si nous ne louons pas leur transat et ne consommons pas.

Revenons-en aux cocktails. Notre petite tradition de passer nos après-midi sur la plage n'a pas échappé à notre barman préféré : Rodrigo. Nous sommes ses petits protégés et nous n'achetons qu'à lui les caïpirinhas. Il a un petit plus, il est très gentil avec nous, même si on ne parle pas la même langue on essaye d'en savoir plus l'un sur l'autre. Mais surtout, il nous fait des cocktails sur mesure. Une fois il nous demande si le cocktail était bon, on lui dit en rigolant "il y a trop de glaçons" et on rajoute "mas cachaça", ce qu'on avait pas dit là ! Il revient 10 minutes plus tard avec un autre verre et nous dit qu'il a remplacé la majorité des glaçons par des citrons et qu'il a bien sûr rajouté de la cachaça ! La caïpirinha était délicieuse mais c'était un verre de 700 mL, en plein soleil autant dire qu'on en sort pas indemne ! On tisse des liens avec Rodrigo et c'est naturellement qu'il nous propose des réductions où comme il dirait "black friday". Bref, pour 50R$ (soit moins de 10€) on a bu le reste de l'aprem l'équivalent de 2L de cocktail... ça va beaucoup trop vite quand on a même pas besoin de se lever pour avoir à boire...

Pour ce qui est de la baignade : l'eau est extrêmement pollué et les vagues sont assez violentes. Il y a de nombreux surfeurs justement parce que les vagues sont parfaites. La baignade est néanmoins surveillée mais lorsqu'on regarde les sauveteurs lorsque le drapeau est rouge, eux s'amusent à se mettre à l'eau ! Les cariocas sont pleins de surprise. On a également croisé quelque fois la police patrouillait sur la plage.

Autre "culture shock" sur la plage : des personnes et souvent des vieillards ramassent les canettes en ferraille afin de gagner de l'argent à la revente, de ce côté-là leur recyclage est presque à 100%... mais il faut voir ce que les catadores (ceux qui ramassent, les recycleurs) portent sur leur dos toute la journée, le sac est énorme et la chaleur est étouffante.

Petit fun fact : lors d'une après-midi (celle où on a eu la caïpirinha bien chargée), une petite fille vient s'assoir avec nous sur notre serviette. On regarde autour et on demande à qui est cette petite fille mais elle ses parents ne sont pas avec elle. Un marchand de glace très malin vient nous voir, un peu étonné en nous demandant si c'est notre fille et demande lui aussi autour de lui si quelqu'un connait cette petite fille. Bref, business is business il essaye de nous vendre son açaï mais étant plus porté sur la boisson que sur la nourriture ce jour-là, on refuse. Le vendeur ne se laisse pas abattre et demande à la petite fille si elle veut une glace, elle lui répond oui et vu le prix dérisoire de la glace, on lui paye. Juste avant son père est arrivé mais tranquille il n'était pas affolé que sa fille soit assise avec des étrangers et était un peu gêné qu'on lui ai payé une glace.


O CRISTO REDENTOR

Encore une fois c'est à l'aube que nous sommes réveillés et nous sommes les premiers pour prendre le petit déjeuner. Aujourd'hui, on a prévu de faire quelque chose d'emblématique et d'immanquable à Rio : se rendre sur la montagne du Corcovado où se trouve le Christ, lui qui surplombe la ville et qu'on a aperçu sur la route la veille. On commande un Uber pour nous y rendre, c'est un moyen de transport très utilisé à Rio, moins cher que les taxis ! On voulait se rendre à Paineiras afin de prendre une navette et ne pas prendre le train où il y a souvent une longue attente et qui est plus cher. Mais bien sûr comme rien ne se passe jamais comme prévu notre chauffeur nous dépose à la station de train. Bon maintenant qu'on y est, on va prendre des billets pour prendre le train. Par chance, c'est un lundi à 8h30 et il n'y a presque personne, on sera presque seuls sur le site. Le train gravit la montagne à notre place et une fois en haut nous n'avons plus que quelques escaliers à gravir avant de se retrouver face au Christ. Le site est avant tout un bon moyen de prendre quelques photos originales (ou pas) face au Christ mais permet aussi d'avoir une vue sur toute la baie de Rio. Nous avons eu de la chance, le ciel était bleu et dégagé car parfois le Christ à la tête dans la brume et la vue sur la baie est elle aussi dans un épais brouillard. De plus, le fait qu'il n'y est pas beaucoup de monde sur un site normalement bondé nous ravit deux fois plus ! Il est possible de rentrer à l'intérieur de la statue du Christ, il abrite une chapelle.

Il y a plusieurs façons de se rendre sur ce site. Tout d'abord, il y a le train qui se trouve au pied du Corcovado c'est ce qu'on a fait mais au départ nous avions prévu de nous rendre plus haut sur le parking Paineiras, mais après avoir entendu une guide dans le train dire que souvent c'est facile de monter mais qu'à la descente de nombreux touristes sont bloqués parce qu'ils nous plus internet pour appeler un Uber ; ce qui aurait très bien pu nous arriver avec notre mauvaise chance ! Puis, il y en a une dernière qui nous plaisait beaucoup avant de se renseigner avant le départ au Brésil. Il s'agit d'un trail qui commence dans le Parque Lage et qui consiste à monter le Corcovado. Par ailleurs, c'est très déconseillé car de nombreux vols sont commis puisqu'une favela se trouve à proximité, on n'a donc pas tenté le diable et on a économisé nos gambettes à défaut de notre portefeuille.

ESCADARIA SELARÓN

On réserve nos matinées aux visites, donc après le Christ on file à l'Escadaria Selarón qui se trouve entre le quartier de Santa Teresa et le quartier de Lapa. Le quartier Santa Teresa est le quartier artistique donc on ne s'étonne pas de retrouver cette oeuvre à la frontière de ce quartier, il suffit de monter l'escalier et vous êtes dans ce quartier ! Encore une fois, nous sommes étonnés mais ce lieu normalement convoité est désert, nous sommes une dizaine à peine. Ce lieu haut en couleur a été réalisé pour la Coupe du Monde de Football en 1994 et comporte des faïences d'énormément de pays. En haut de l'escalier deux personnes jouent de la musique, ça met vraiment une ambiance chill et pourtant le quartier n'inspire pas vraiment confiance (selon nous).

Bref, on fait les habituelles photos, on s'amuse à regarder de plus près les faïences pleines de références et Clément a même trouvé le moyen d'utiliser un côté de l'escalier comme un toboggan.

PÃO DE AÇÚCAR

La matinée n'est pas encore terminée donc on décide de faire une autre attraction de la ville : le Pain de Sucre. C'est un téléphérique qui nous amènera tout d'abord sur la colline d’Urca qui donne une vue sur justement le Pain de Sucre et qui regroupe des restaurants et des boutiques de souvenirs. À cet endroit, il est possible de se payer un petit vol en hélicoptère pour survoler la ville, mais le prix nous freine mais c'est clairement quelque chose qu'on aurait adoré faire !

Pas de temps à perdre, on reprend le téléphérique pour enfin se rendre sur le Pain de Sucre et admirer la vue dont tout le monde parle. C'est une vue sur tout Rio, une vue panoramique, sous tous les angles qui se dresse devant nous. Il est possible de croiser des singes qui sont habitués au public mais nous les observerons uniquement de loin. Du pain de Sucre nous avons une vue imprenable sur la piste d'atterrissage de l'aéroport de Rio, on s'amusera à regarder plusieurs avions atterrir. On décide de manger au Pain de Sucre pour encore admirer à la vue et on finira la journée à la plage d'Ipanema.


PARQUE LAGE

Le Parque Lage se situe dans le Parc National de Tijuca mais l'accès est gratuit et on peut y trouver de nombreux jardins et également un restaurant installé dans le manoir. Ce parc se situe au pied du Corcovado, c'est d'ailleurs de là que certains randonneurs partent pour aller admirer le Christ. Justement, le Christ est visible lorsqu'on se trouve dans le parc mais rapidement la brume le recouvre. Après s'être promené dans le parc et avoir rencontré un énorme escargot (que Clément a failli écraser en marchant) et comme d'habitude nos petits macacos, on décide de rejoindre le jardin botanique pour faire le plein d'espaces verts.

JARDIM BOTÂNICO DO RIO DE JANEIRO

On se fait déposer par notre chauffeur devant l'entrée du jardin botanique qui cette fois-ci est payante. Nous n'avons pas assez de liquide sur nous (l'entrée est de 15R$) et ils n'acceptent que les cartes de débit (nous avons une carte de crédit bien entendu, sinon ce n'est pas drôle). On marche vers la banque la plus proche et on galère à comprendre les machines pour retirer de l'argent, c'est la première fois qu'on retire dans une banque et la machine nous demande trop d'informations, on n'arrive pas à retirer de l'argent. Une femme de l'agence qui ne parle que portugais comprend quand même que nous avons un problème pour retirer et nous aide ! Retirer de l'argent dans les banques permet de ne pas payer de frais. On avait déjà retiré de l'argent mais à chaque fois sur des distributeurs sur les autoroutes, on ne croisait pas vraiment de banque avant.

Bref, on retourne à l'entrée, on paye et on peut enfin rentrer dans le jardin botanique. Ce jardin botanique est connu pour sa grande allée de palmiers parfaite pour faire de jolies photos. Encore une fois il n'y a presque personne dans le parc, les lieux sont pour nous.

Pour clôturer cette matinée de visite on décide de revenir dans le quartier d'Ipanema pour manger un burrito dans le restaurant ¿Qué Quieres? où l'on compose nous même notre burrito sous les conseils des préparateurs, c'est un peu comme un Subway. Ce restaurant se situe en parallèle de la plage au poste 10, à la frontière avec Leblon, un autre quartier de Rio, qui parait plus riche et plus tranquille mais on n'aura pas le temps de tester. On rejoint donc notre emplacement (poste 8) à pied en longeant la plage sur la digue.


PEDRA DO TELÉGRAFO

C'est déjà l'heure de reprendre la route. Après avoir chargé la voiture, donner notre pourboire au voiturier qui a pris soin de notre voiture on met le GPS vers une attraction très connue du Brésil : Pedra do Telégrafo. Il faut 1h30 de route pour rejoindre ce lieu, on passe par Barra da Tijuca qui offre de magnifiques plages, parfaites pour les surfeurs ! On arrive près du lieu mais notre GPS nous mène dans ce qui a tout l'air d'être une favela (c'est simple dès que vous voyez que vous devez monter d'énormes côtes sur des routes bien défoncées c'est ce vous entrez dans une favela) donc on fait demi-tour parce qu'on pense s'être trompé.

Sur la route, une moto taxi nous a vu faire demi-tour et nous arrête. Il nous explique qu'il nous conduit à son parking pour qu'on se rende à la Pedra. On le suit et on monte bel et bien dans la favela mais qui est safe et où ils gagnent de l'argent en vendant des places de stationnement et des choses pour boire ou se restaurer.

Bref, il nous dit comment rejoindre le début du trail (c'est simple vous monter le plus possible dans la favela qui rappelons le, sont dotées de routes pentues comme nous en avions rarement vu) et on commence la randonnée. Le trail est assez difficile, on monte toujours parfois sur des sentiers très étroits. On double quelques groupes donc on est content car c'est synonyme de moins d'attente pour les photos en haut. Sur le chemin, on rencontre un guide qui parle français (il parle 4 langues), il nous fait un peu la cossette et on se dit à tout à l'heure, on le reverra au sommet !

Lorsqu'on arrive en haut, il n'y a presque personne, juste 4 personnes avant nous. C'est parfait parce que c'est assez long, chacun prend plusieurs poses sur la pierre et on a bien attendu 20 minutes mais c'est le jeu. Les Brésiliens ont vraiment une passion pour les photographies sur les lieux touristiques, il y a même des photographes professionnels qui vendent leur service. Il est très tôt donc on a vraiment de la chance parce qu'on est seul, il y a souvent 2 voire 4 heures de queue l'après-midi sous un soleil de plomb ! On fait nos petites photos rapidement, on a dû être rapide parce que les suivants étaient étonnés que ça soit déjà leur tour et même le guide nous a dit que nous avions été rapide ; certains ne se gênent pas pour rester 20 minutes par personne mais personne ne râle même dans ce cas-là (enfin surtout pas les Brésiliens), car ils feront tous la même chose.

Conclusion : Rio est une magnifique ville et c'est un incontournable, elle nous a fait rêver et continue de nous faire rêver. Notre (court) séjour dans cette ville s'est bien passé, nous avons adoré et nous y retournerons sans problème, notre retour est bien sûr positif. Néanmoins, nous avons eu beaucoup de mise en garde mais comme partout on risque quelque chose. Nous avons fait très attention, on allait à la plage sans effets personnels importants et on sortait rarement notre téléphone, c'est aussi pourquoi nous n'avons pas énormément de photos de Rio mise à part sur les sites touristiques.

Pas une seule fois nous nous sommes sentis en insécurité, les gens sont gentils et on commence doucement à comprendre lorsqu'on nous parle portugais même si à Rio nous n'avons pas vraiment eu de soucis pour se faire comprendre en anglais la plupart du temps. Nous nous sommes majoritairement déplacés en Uber dans Rio sauf pour arriver et partir de l'hôtel.

Clément commence à prendre la confiance au volant et conduit comme un Brésilien : pouce en l'air, freiner juste devant les radars, zigzaguer pour doubler mais garde néanmoins ses habitudes françaises en s'arrêtant aux feux rouges et en laissant passer les piétons.

10

Après avoir fait notre petit trail du matin jusqu'à Pedra do Telégrafo, on file à Conceição de Jacareí pour prendre un bateau et se rendre sur Ilha Grande, une île très appréciée des Brésiliens qui s'y rendent en vacances puisqu'elle se trouve non loin de Rio de Janeiro. Au départ, on voulait prendre le ferry comme les locaux, mais impossible de le trouver, on ne trouve que des gens vendant la traversée en speed boat. La traversée en ferry est un peu moins chère (on aurait même pas économisé 10R$) mais on aurait préféré y aller en ferry.

Bref, on finit par céder au speed boat, on négocie avec une vendeuse pour avoir aussi le parking. On s'en tire pour 200 R$ (aller-retour + parking) après une remise de 20R$ sur le prix initial. Le parking n'est ni plus ni moins qu'une cour où il stocke les voitures des passagers des speedboat. On ne prend que le strict nécessaire sur l'île, on ne s'encombre pas de nos valises qu'on laisse dans le coffre de la voiture. Arrivé sur le lieu d'embarquement, 4 personnes attendent les passagers, on leur présente nos billets mais sur chacun d'entre eux il est marqué le prix qu'on a payé à l'agence et ce prix ne leur convient pas puisqu'on a eu une réduction. Celle qui nous a vendu les billets accourt, se fait engueuler et on comprend bien qu'on va devoir payer les 20R$ pour monter sur le bateau. On est un peu remonté d'être pris pour des cons notamment qu'on commence à comprendre un peu le portugais et qu'une personne du groupe dit "ils n'ont qu'à parler portugais", mais bon ils ne parlent pas anglais donc on ne va pas commencer à faire des histoires, on paye, on monte sur le bateau un peu ronchon et on espère vite oublier cet épisode. Ilha Bela ça commence bien !

Arrivés sur l'île, on se rend à la Pousada Paloma située un peu plus loin du port, dans une rue loin de tout. La femme qui nous accueille parle Anglais, c'est rare donc ça fait du bien. On se rend compte en faisant le check-in qu'on passe deux nuits sur l'île, alors qu'on pensait n'en passer qu'une ! Comme la femme parle anglais, on lui demande d'appeler la personne qui garde notre voiture (qui est la même que celle qui nous a vendu les billets) pour modifier notre date sur notre billet retour et pour rajouter une nuit supplémentaire à notre voiture, elle règle le problème, on est soulagé. Décidément on ne part pas du bon pied avec cette île...


ABRAÃO

La ville d'arrivée qu'est Abraão, regroupe tous les restaurants et les commerces, il n'y a qu'ici qu'il y a des routes "praticables", ce sont en fait des chemins de terre. Les voitures sont très très rares sur l'île, chacun à son petit chariot pour venir récupérer les marchandises que les bateaux apportent. On va donc manger dans le premier restaurant qu'on voit, les pieds dans l'eau pour manger une spécialité brésilienne : la moqueca. C'est en fait un ragout de poisson cuit dans une marmite en terre cuite avec des légumes et des épices et c'est servi avec du riz. C'est une très bonne découverte !

Sur cette île les principales attractions sont les trails ou les excursions. Il est déjà 15h lorsqu'on finit de manger, on se contente de se promener sur le sentier qui amène à des plages ou des cascades. Il n'y a finalement pas vraiment de plage mais plutôt des cailloux et une eau froide qui est plutôt polluée. On rencontre un couple de Français qui partent à Rio le lendemain, on leur donne des petits conseils notamment sur les lieux touristiques. Depuis notre rocher, nous apercevons quelque chose sortir et rentrer dans l'eau, ça fait un peu peur mais au fil de nos observations on se rend compte que ce sont deux petites tortues. Clément essaye d'aller voir de plus près mais vu la couleur de l'eau il n'aperçoit rien.

Le lendemain on veut bouger, on décide de faire les différentes agences d'excursions pour comparer leur prix et leurs itinéraires. Pour 200R$, une agence sur le port nous propose le meilleur itinéraire et nous prête du matériel pour faire du snorkeling.

Les boutiques sont ouvertes le soir à Abraão, on avait repéré une boutique qui vendait de la cachaça, parfait pour faire des cadeaux à nos proches mais aussi pour nous. La vendeuse est au petit soin, nous explique les différentes cachaça, nous fait déguster de la cachaça pure et nous explique comment la déguster. Ça sera le cadeau parfait pour faire déguster à nos proches le fameux cocktail Brésilien et pour notre part, nous replonger dans les souvenirs du Brésil une fois rentré.

On profite comme à notre habitude de l'happy hour pour boire notre petite caïpirinha, puis on se rend à une crêperie pour prendre notre repas autour d'une autre caïpirinha. On peut la prendre à différents goûts et pour changer Clément prend ananas et moi fruits de la passion. Celle de Clément est vraiment chargée, je me sacrifie pour la boire et je casse finalement le verre en le faisant tomber sans faire exprès ; le destin me dirait vous (à moins que j'avais déjà trop bu dedans...la caïpirinha ça tape pas mal quand même).

Après ça on rentre à la chambre pour essayer de trouver le sommeil malgré la chaleur et les moustiques car on a une excursion de prévue le lendemain. À la base nous ne sommes pas fan des excursions mais l'île est trop grande pour se contenter d'un seul lieu. De plus, le bateau sur lequel on a prévu de faire l'excursion est petit, c'était une condition sine qua non pour nous, ce n'est pas un bateau touristique de masse.

Le lendemain matin, on regarde la météo de prévue, quelque chose qu'on ne fait jamais. De l'orage est prévu pour la journée, ce qui n'est pas super pour aller sur les plages et se baigner ! On retourne à l'agence qui nous rembourse puisque les bateaux ne peuvent pas naviguer au vu des vagues et du vent.

Nous étions partis avec seulement un sac et nous n'avions pas prévu de vêtement de pluie dans ce sac, on reste donc toute la journée à la pousada, de toute façon il n'y a rien d'autre à faire. On sort juste pour manger le midi, mais la plupart des restaurants ouvrent le soir, on va donc dans un restaurant au kilo, ce qui est très courant au Brésil. En fait, c'est un grand buffet où l'assiette est pesée, donc vous ne payez que ce que vous compter manger ! C'est un moyen très économique de manger et de gouter à un peu de tous.

Ensuite, on passe devant une épicerie dans laquelle on va acheter de quoi grignoter l'après-midi. Les M&M's nous font de l'oeil et se trouvent juste derrière une caisse où il n'y a personne donc Clément va les chercher. Une employée nous dit qu'on doit demander et nous donne exactement le même paquet que Clément avait reposé. On retourne à la chambre et on n'y bouge plus. Les routes sont en terre, ça devient de la boue lorsqu'il pleut ainsi, nos chaussures sont ravies.

Nous sommes un peu déçus de ne pas avoir profité de l'île, d'en avoir eu une mauvaise expérience car elle est très appréciée sur Internet, mais le fait de devoir payer chaque déplacement sur l'île, de ne pas pouvoir être autonome, ne nous a pas plu du tout.

11

Après avoir quitté notre pousada et pris le bateau pour nous amener sur la terre ferme, on prend la route vers Paraty. Cette ville est connue pour son décor colonial, elle a une vraie âme et un certain charme.

Pour cette étape, on a réservé dans une auberge de jeunesse : Carpe Diem Hostel. On y dépose nos affaires et on rencontre notre voisin de chambre qui est Picard. L'auberge de jeunesse est un peu glauque et l'ambiance ne sera pas la même que dans les autres auberges que nous avons faite.

On file vers le centre historique pour occuper le reste de la matinée.

CENTRO HISTÓRICO

Le temps n'est toujours pas au rendez-vous, il fait gris, c'est un peu maussade. Les rues sont remplies d'eau, les pierres pavées glissent et on doit éviter les flaques d'eau et la boue, on ne profite donc pas du paysage autour. Le centre historique regroupe les commerces et les maisons des locaux, il y a des rues un peu plus touristiques que d'autres, parfois nous sommes une fois de plus seuls au monde dans les ruelles. Les rues pavées sont très agréables pour se promener et sont très connues pour faire des photos devant les portes colorées. Il est aussi possible de faire des balades avec des chevaux, mais Clément n'est pas vraiment rassuré de devoir monter sur un cheval (à mon grand désespoir).

On se promène près du port où on croise de beaux petits bateaux colorés qui servent pour les excursions touristiques. On croise également des promeneurs et il y a même une petite plage devant les restaurants mais l'eau est tellement marron qu'il n'y a pas de baigneurs !

On mange dans un restaurant où on lit à l'entrée que si on paye l'addition (en cash) en euro ou en dollar, il offre notre caïpirinha. Nous avons malheureusement oublié notre liquide à la chambre, on se contentera donc d'un coca et d'un plat de viande, de frites et de riz à partager (souvent dans les restaurants ce sont des plats pour deux).

La pluie n'a pas cessé de la journée, on décide donc de rester à la chambre pour se reposer, trier les photos et les vidéos et prier pour que le temps demain soit idéal. On sort manger au restaurant Français de la ville : Oui Paraty. Le manque commence à se faire ressentir, on prend carrément une crêpe bretonne Tartiflette Royale avec du vrai Reblochon. Le cadre est sympathique, il n'y a pas beaucoup de place assise mais il y a un grand choix de vin pour les amateurs (donc pas nous).

Le lendemain matin, on se réveille aux aurores mais le petit déjeuner ne se donne qu'à 8h. On se prépare donc tout doucement et on prépare nos affaires pour la journée. L'auberge ne nous plaît pas vraiment, c'est plutôt sale, peu chaleureux. De plus, nous avons eu très froid cette nuit, nous avions juste un drap de la taille du lit (du coup lorsqu'on se met dedans il est trop court) et une couverture qui sent le tabac. Le petit déjeuner est vraiment rudimentaire, il n'y a pas d'eau ni de jus de fruits... On partira tôt le lendemain matin, on n'attendra pas pour ce genre de petit déjeuner... Même notre voisin de chambre qui revient du Pantanal et qui a donc eu des logements très "roots" nous fait part de son mécontentement concernant l'auberge.


Comme prévu, on retourne dans le centre historique sous le soleil. C'est samedi, c'est un peu plus animé que la veille ! Après notre petit tour, on décide de se rendre à Saco do Mamangua qui offre un point de vue magnifique.


PICO DO PÃO DE AÇÚCAR - SACO DO MAMANGUÁ

C'est parti, on part un peu sans avoir d'informations sur ce lieu sauf qu'il est uniquement accessible en bateau. On se rend à Paraty Mirim où normalement on doit prendre le bateau. La route pour s'y rendre, vous vous en doutez, est en fait une piste. Mais comme il a beaucoup plu ces derniers jours, c'est ni plus ni moins que de la boue. Lorsqu'on arrive au bout du chemin avec quelques péripéties (on a notamment rencontré des Brésiliens qui étaient embourbés avec leur voiture) on est un peu surpris d'où on arrive. Il n'y a presque personne et l'on se dit que l'on s'est perdu, qu'on n'est pas au bon endroit. On ne voit pas de bateau et pour une fois personne ne nous aborde pour nous vendre quelque chose (alors qu'il y a 2 parkings et qu'on est en voiture !). On décide donc de retourner dans le centre de Paraty et d'aller demander des renseignements à l'office de tourisme. Celle qui s'occupe de l'agence nous confirme que nous étions bien au bon endroit, alors c'est parti on fait de nouveau la route ! Cette fois-ci on décide de ne pas attendre que quelqu'un vienne nous "alpaguer", on va directement parler aux trois personnes qui attendent devant le restaurant. L'un d'entre eux parle quelques mots anglais et nous indique comment prendre le bateau et nous gare sur son parking (payant bien sûr, ici c'est leur gagne-pain). Il faut se rendre au bord de l'eau et là on trouvera les petits bateaux à moteur pour nous conduire jusqu'à Saco do Mamanguá. Deux brésiliennes veulent aussi se rendre sur ce lieu, ça tombe bien ça permet de diviser les frais du bateau (100 R$ pour deux aller-retour au lieu de 200R$) et elles nous font un peu la traduction de ce que notre capitaine de bord dit. Notre balade en bateau dure une dizaine de minutes et éclabousse pas mal. Arrivé sur ce bord de terre, il n'y a rien à faire à part ce trail. Il y a quelques habitations et une douche d'extérieur pour enlever le sable et pouvoir remettre nos chaussures de trail (qu'on avait enlevées pour descendre du bateau).

Le trail qu'on s'apprête à commencer est réputé difficile et dangereux. En effet, dès le début du trail un panneau nous avertit que nous montons à nos risques et périls et que la rencontre avec des animaux dangereux est possible (araignées, serpents, scorpions). En plus de la difficulté du trail en temps normal, la météo des derniers jours n'a rien arrangé, le terrain est extrêmement boueux et glissant. De plus, on n'est pas hyper rassuré de pouvoir potentiellement croiser un serpent sur notre route, on est un peu sur nos gardes pendant le hike, à chaque bruit dans la forêt on flippe grave !

L'office de tourisme préconisait 1h30 pour arriver au sommet, nous avons mis beaucoup moins de temps que ça, mais comme je vous le disais on ne trainait pas sur le sentier ! Encore une fois nous sommes seuls en haut, nous avons distancé les deux Brésiliennes pour pouvoir profiter du point de vue tranquillement. La vue vaut vraiment le coup, les photos parlent d'elles-même. Nous avions pris notre drone afin de capturer de magnifiques images mais malheureusement ce jour-là le vent est extrêmement fort, on se sent même poussé par lui au sommet de notre pierre. On s'assoit en contrebas pour admirer la vue pendant une bonne quinzaine de minutes puis on fait quelques photos avant de se faire rejoindre par les personnes avec qui nous avons pris le bateau. On redescend en faisant attention parce que la descente avec toute cette boue est encore plus dangereuse que la montée. Sur les 500 derniers mètres du trail, avant de rejoindre la plage, on rencontre une grosse araignée bien colorée sur sa toile ! Heureusement qu'on n'a pas vu ça avant de monter ! Avant que le bateau n'effectue le retour on traine sur la plage au soleil. La marée est montée et un pêcheur est en train de vider son bateau rempli d'eau.

Au vu de la difficulté du parcours et étant hyper concentré pour ne pas tomber et ne pas être nez-à-nez avec un serpent, on ne sort pas du tout notre caméra lors du parcours, ce qu'on regrette puisqu'on ne peut donc pas vous montrez par quel obstacle nous sommes passés pour arriver au sommet.

C'est l'heure de prendre le bateau retour ! Le trajet retour était encore pire niveau douche ! Notre pilote s'excuse en nous voyant trempé mais on comprend tout à fait que ce n'est pas fait exprès, en ce moment avec la météo les vagues sont assez violentes, normalement c'est plus calme.

On reprend la route jusqu'à la pousada et le Français que l'on avait rencontré la veille (notre voisin de chambre) est au bord de la piscine entrain de boire une bière. On décide de le rejoindre et on lui propose ensuite d'aller manger avec nous en ville. En allant en ville, on découvre les rues complètement inondées. Pierre (notre voisin de chambre) avait fait le free walking tour de la ville et nous a expliqué que ce n'était pas les pluies qui étaient responsables de l'inondation des rues mais bien la marée. La ville a été construite à l'époque pour que la marée nettoie les rues, ce qui n'est peut-être plus une bonne chose aujourd'hui vu comment les gens souillent les rues. On choisit de diner dans un restaurant qui sert des pâtes, ce n'est pas cher et ça fait longtemps ! On trinque avec Pierre autour d'une caïpirinha et d'un plat de pâtes. On parle de tout et de rien, on lui donne des conseils pour Rio puisqu'il compte s'y rendre prochainement et lui nous donne encore plus envie de revenir au Brésil pour explorer d'autres régions, rendez-vous à Jéri !


Petite anecdote : le lendemain matin au réveil, on va rendre les clés à 7h. Celui qui s'occupe de l'accueil à cette heure-là dort sur un matelas derrière le bureau. On le réveille un peu en sursaut et nous n'avions pas payé au check-in. Plus tard dans la journée, l'auberge nous appelle pour nous dire qu'ils ont oublié de nous faire régler la note... des boulets jusqu'au bout !

12

Une fois n'est pas coutume, nous sommes réveillés bien avant le lever du soleil et nous prenons la route pour la dernière étape de notre voyage. En route vers Ilhabela, une île se trouvant près de São Paulo, où l'on doit se rendre 2 jours plus tard pour prendre notre vol retour. Cette île abrite le Parque Estadual de Ilhabela, qui occupe une très grande partie de l’île, ce parc est recouvert d'une forêt tropical, de cascades, de piscines naturelles. Un ferry fait la navette encore le continent et l'île, beaucoup plus pratique que pour aller sur Ilha Grande et aussi moins cher. Notre traversée se fait le dimanche, donc le tarif est un peu plus élevé que la normale et on payera 28,50 R$. En une quinzaine de minute, on se retrouve à piloter sur les routes de l'île. Nous nous dirigeons vers la pousada que nous avions réservé et en montrant à l'employé notre réservation il nous indique que l'on s'est trompé, leur pousada a le même nom car c'est un groupe mais ce n'est pas dans cet établissement que nous avions réservé. C'est parti, on remonte dans la voiture et on se dirige vers notre vraie pousada : VELINN Pousada Bromélias. L'accueil y est convivial et le cadre y est parfait. Comme c'est un chaine, nous pouvons nous rendre dans les autres pousadas de l'île pour profiter des installations (piscine, sauna...).De plus, on est upgradé dans une chambre plus grande (en réalité ce sont de petites maisons) avec une cuisine et une terrasse. Encore mieux, on se trouve juste à côté de la piscine où on passera notre première après-midi pour se reposer.

Il y a énormément de trails à faire sur l'île, mais nous n'avons plus du tout l'envie d'en faire donc on profite des derniers jours pour se chiller, bronzer, se baigner, boire des caïpirinhas, bref les vacances ! Ces derniers jours, le temps n'est pas au top, dès 15h le temps devient gris et le vent nous force à aller se mettre au chaud. Ce jour-là (7 juillet), c'était la finale de la Copa America qui opposait le Brésil et le Pérou, on décide donc de se rendre en ville en portant les couleurs du Brésil mais le seul bar où il y a une télé est plein à craquer, on ira donc seulement manger dans un restaurant et on rentrera à la chambre, un peu dégoûté de ne pas avoir goûté à l'ambiance footballistique du Brésil (avec en plus une victoire du Brésil).


Le lendemain matin, on va prendre le petit déjeuner, nous sommes les premiers sur les lieux, prêts à en découdre avec le buffet maison et les jus de fruits frais. Le petit déjeuner se donne sur la terrasse, il fait un peu frais ce matin-là mais notre pull et notre chocolat chaud nous réchauffent rapidement. On décide de prendre la voiture pour se rendre vers le Nord de l'île, le plus loin possible, à Praia do Jabaquara.


PRAIA DO JABAQUARA

Arrivé à la Praia do Jabaquara, deux personnes attendent pour faire les entrées sur le parking de la plage. La note est un peu salée (30R$), mais on se rend sur cette plage pour faire du kayak dans un cadre un peu plus idyllique que la plage près de notre pousada. Celui qui gère le parking de la plage vend également de l'antimoustique, on pensait avoir le notre dans notre sac donc on refuse gentiment d'en acheter. À peine descendu de la voiture, on se fait attaquer par les moustiques, mais nous sommes dans une genre de forêt, on se dit que ça ira mieux une fois sur la plage. Haha, nous sommes bien naïfs, sur la plage c'est pire ! Le seul bar ouvert sur la plage à cette heure matinale vend de la citronnelle (car on n'a finalement pas notre antimoustique), le vendeur nous en propose, on accepte car en 5 minutes seulement on se fait attaquer. Les vendeurs commencent à installer leurs stands et leurs chaises vers 11h, nous avions mis notre serviette sur le sable, c'est quelque chose de peu courant au Brésil, ils sont tous assis sur des chaises donc, les vendeurs viennent tour à tour nous demander si on ne veut pas s'assoir sur leurs chaises (souvent gratuitement en espérant qu'on consomme). Bon bref, nous étions venus ici pour faire du kayak. Après 1h de bronzette et de festin pour les moustiques, on décide de se bouger. Celui qui tient le stand de kayak a sa petite maison et sa famille qui habite juste devant la plage et pour 40R$, c'est parti pour 1H d'aventure. Nous étions presque seuls sur la plage mais alors sur l'eau nous sommes vraiment les seuls ! Après notre petite escapade en kayak nous n'avons pas envie de rester sur cette plage, en effet, malgré la citronnelle les moustiques contre-attaquent. On constate surtout que nos pieds sont remplis de piqures !

On se met à l'abri des moustiques dans notre voiture et on décide d'aller dans la direction opposée, toujours le plus loin possible. Les maisons plutôt les villas sont en bord de falaise et ont un accès direct à la mer, mais il n'y a pas vraiment d'attractions à la fin de la piste. On fait donc demi-tour, on se sera juste bien amusé sur les pistes. On croise tout à fait par hasard le "panneau" avec le nom Ilha Bela, c'est très courant ici et tout le monde se prend en photo devant.

On retourne à la pousada préparer nos affaires car le lendemain c'est déjà l'heure du grand départ. On part ensuite se réconcilier avec les pizzas à BelaBar, où l'on se régale et où l'ambiance est assez chill puisqu'un orchestre joue de la musique. Au Brésil, il y a une taxe artiste lorsqu'il y a une représentation dans le restaurant. C'est tout de même 10R$ par personne, mais bon il y avait un happy hour sur les caïpirinhas, ce qui nous fait vite oublier ce détail.

L'heure du départ a sonné, on reprend le ferry et direction l'aéroport. On s'arrête dans un centre commercial pour acheter nos dernières paires d'Havaianas et on cherche de quoi laver la voiture avant de la rendre. Bien sûr, rien ne se passe comme prévu et comme par hasard le 9 juillet est un jour férié à São Paulo, il s'agit de l'anniversaire de la Révolution Paulista. Du coup, rien n'est ouvert pour laver notre voiture, on la rend pleine de boue à l'agence (et oui on a un peu fait les fous sur les pistes, sorry).


  • 23 jours de voyage.
  • 21 834 km parcourus en avion.
  • 28h passées en avion.
  • 2 184 km parcourus avec Paulo la Jeep.
  • 52h passées dans Paulo la Jeep.
  • 160 km parcourus grâce à nos gambettes.
  • 12 destinations.
  • 4 États traversés.
  • 3 parcs visités.
  • 11 paires d’Havaianas achetées.
  • 9 L de caïpirinhas bu.
  • 162 piqures de moustiques.
  • 1100 photos pour immortaliser ce voyage.
  • 19 350, c'est le nombre de mots que vous venez de lire, félicitations !

CE QU’ON A AIMÉ :

  • Changer de paysages à chaque fois.
  • La gentillesse des brésiliens (même si on ne se comprend pas toujours).
  • Faire de la piste avec Paulo la Jeep.
  • Boire des caïpirinhas.
  • Entendre les Brésiliens dire "Brasil".
  • Les auberges de jeunesse, qui permettent de parler et rencontrer des personnes notamment.
  • L'hôtel à Ipanema.
  • D’être en basse saison et d’avoir parfois des lieux pour nous seuls ou avec très peu de monde.
  • Le fait de ne pas être regardé, ni jugé, peu importe ce que vous faîtes (chacun fait sa vie sans se soucier de ce que fait l'autre).
  • L'ouverture d'esprits des Brésiliens.


CE QU’ON A MOINS AIMÉ :

  • Difficulté de compréhension avec les brésiliens (barrière de la langue).
  • La pluie.
  • D’être dépendant des tours-opérateurs et des bateaux sur Ilha Grande (beaucoup trop touristique à notre goût).
  • Le manque de diversité de la nourriture (le fromage et le riz par exemple).
  • Le fait d’être parfois seuls dans les pousadas (manque d’ambiance).


« L’homme qui veut s’instruire doit lire d’abord puis voyager pour rectifier ce qu’il a appris »