Le ciel de rue de Montréal et l’hommage à la communauté LGBT
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L'été 2017, je suis partie une quinzaine de jours au Québec avec des amis. Et l'un des mes coups de cœur est une installation urbaine : l’arc-en-ciel au-dessus de la rue Sainte-Catherine Est en plein cœur du Village gai de Montréal.




Pour la petite histoire

En 2011, la Ville de Montréal fait appel à l’architecte paysagiste Claude Cormier pour imaginer une installation en accord avec la piétonisation de la rue Sainte-Catherine Est, une des plus grandes rues commerçantes de la mégalopole québécoise.

Pour l’inauguration, des guirlandes de boules roses sont accrochées au-dessus de la rue à 5,5 mètres du sol et sur 1 km de long. Devant l’engouement des usagers et des riverains, l’évènement est reconduit chaque année et marque maintenant l’arrivée des beaux jours.

Traversant le Village, quartier gai de Montréal, le rose a été choisi comme une évidence. Étant une couleur vive, estivale et joyeuse, le ciel de perles rendait plus agréable la déambulation dans cette rue, attirants les touristes et les curieux qui ne venaient pas jusqu’à ce quartier qui connaissait quelques problèmes sociaux et économiques. Améliorants les conditions de vie et la sensation de bien-être dans le Village, l’installation de Claude Cormier a vite été acceptée et célébrée.

En 2017, en l’honneur de la première Gai Pride de Montréal, la "Fierté Canada" , et des 35 ans du Village, les boules roses ont été remplacées par plus de 170 000 boules avec dix-huit nuances de couleurs différentes, couvrant ainsi la rue d’un magnifique arc-en-ciel ! L’installation a été sobrement baptisée par son créateur 18 nuances de gai et semble déjà avoir conquis le cœur des habitants et les yeux des touristes.

Le ciel de perles 

Une œuvre peut en cacher une autre !

Sylvain Bilodeau a réalisé une passerelle qui permet d’admirer l’arc-en-ciel de boules comme si nous marchions dessus. Et c’est franchement la sensation que nous avons lorsque nous y grimpons ; l’arc-en-ciel s’offre à nous et nous avons réellement envie d’y faire un pas puis un autre et ainsi de suite. La passerelle FunambOule nous offre une vue incroyable au-dessus de l’œuvre de Claude Cormier. Mais en mon sens, le tour de force que réalise l’architecte de la passerelle, réside dans la complémentarité qu’à son œuvre avec celle de son confrère.

La passerelle FunambOule se situe légèrement au-dessus des boules multicolores, si nous prenons du recul et plus de hauteur sur la rue, comme depuis le pont Jacques-Cartier, nous devrions voir la passerelle surplombant les boules… Il n’en est rien ! La passerelle semble s’effacer et ne barre pas l’arc-en-ciel que dessine les boules. Un véritable tour de passe-passe !

Au dessus des perles tel un funambule

Astuce : vous pouvez admirer l’arc-en-ciel de la rue Sainte-Catherine Est depuis une passerelle FunambOule installée dans la dite rue ou prendre un peu de recul et voir l’installation dans son ensemble depuis le pont Jacques Cartier (en empruntant la piste cyclable partagée avec les piétons).

Le ciel de perles vu depuis le pont Jacques Cartier 

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