À propos

Nous c'est Mel & Arnaud, alias Tous Azimuts. À bord de notre fourgon Totoro, nous sillonnons les routes de la France à l'Asie, à la rencontre des beautés du monde & de nous même.

Italie du nord, terre de contrastes

Km 680 ... Km 2998 - À la découverte de la région des lacs - Pause culturelle, gastronomique et mécanique à Vérone - Exploration et randonnées dans les Dolomites
Dernière étape postée il y a 3 jours
Du 26 octobre au 26 novembre 2022
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Publié le 1er novembre 2022

27/10/2022

C'est par le col du Montgenèvre que nous sommes passés en Italie. Malheureusement de nuit, nous n'avons pu profiter de la vue! Première nuit Italienne dans la petite bourgade de Susa, dont nous découvrons le riche patrimoine historique au petit matin : amphithéâtre et aqueduc romain, remparts, château, forum, cathédrale, abbaye et autres églises.

Direction Lac de Viverone pour pique-niquer aux maisons sur pilotis d'Azeglio. Sur cette zone du lac, constituée essentiellement de marécages, environ 5000 poteaux fichés dans le sol, structures d'un grand village lacustre, ont été mis au jour. Le site a été classé au patrimoine mondial de l'Unesco.

Reconstitution de maisons Palafittes d'Azeglio

Nous rejoignons ensuite la ville de Biella, chaudement recommandée par notre amie Laura qui en est originaire. Grâce à ses bonnes petites adresses, nous nous sommes délectés des spécialités locales...!

Birreria Menabrea, Biella
Birreria Menabrea, Biella
Senza Tempo
Senza Tempo

Côté sucré, les meilleurs canestrelli de Biella se trouvent chez Coggiola. (pasticceriacoggiola.com)

Côté salé, nous vous conseillons de découvrir la brasserie et la cuisine maison de la Birreria Menabrea, maison fondée en 1846. Un excellent rapport qualité-prix dans un cadre des plus typique. (birreriamenabrea.it)

Pour un café ou l'apéro, nous avons adoré l'ambiance et l'accueil de Senza Tempo. (senzatempobiella.it)

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28/10/2022

Notre route se poursuit à-travers le massif piémontais jusqu'au lac d'Orta, que nous découvrons dans toute sa splendeur depuis le Sanctuaire Madonna del Sasso, perché à 638m, au sommet d'une falaise de granit. D'ici, la vue sur le lac, l'île San Guilio et les montagnes alentours est tout bonnement imprenable...

Au "balcon du Cusio" , devant le Sanctuaire Madonna del Sasso

Ce panorama sur l'île et le village en contrebas pique notre curiosité, et nous avons très envie de découvrir de plus près ce petit bourg de l'autre côté du lac...

Orta San Giulio nous accueille dans un dédale de ruelles pavées, de placettes et d'échoppes pittoresques qui toutes débouchent sur la vieille place du marché. Ici les canards ont remplacé les pigeons! Profitant du calme et de la sérénité des lieux, nous dégustons quelques expressos aux saveurs de la dolce vita...

 L'ïle San Giulio
 Comme le goût d'un autre temps...

Cette journée autour du lac d'Orta nous a enchantés! De tous les lacs que nous découvrirons en Italie, celui-ci restera notre favori. Ses petits villages de vieilles pierres sont restés authentiques, loin du tumulte touristique des rives du Lac Majeur ou de Côme, c’est le calme et la simplicité d'une nature préservée qui règnent ici.

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28/10/2022

Après le petit lac d'Orta, c'est le Lac Majeur qui nous accueille. Le "hasard" mène nos 6 roues se reposer à Verbania, petite ville prisée par la noblesse et la bourgeoisie au début du siècle dernier, mais qui fut peu à peu délaissée au profit de Stresa, sur la rive opposée. Nous apercevons d'ailleurs au loin ses palaces s'illuminer la nuit venue. Pour notre plus grand bonheur, Verbania a perdu son faste d'antant, et nous découvrons avec plaisir ses ruelles et son petit port, fréquentés essentiellement par des locaux.

Une fois de plus, nous avons pu garer Totoro gratuitement sur les berges, quel bonheur de se coucher et se réveiller chaque jour devant un nouveau paysage...! Mention spéciale à l'Italie qui accueille gratuitement les fourgons et autres camping-car sur de si beaux sites! Gracie Mille!!!

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29/10/22

Nous qui venons de passer ces dernières journées au rythme de la dolce vita, qui plus est hors saison, cette nouvelle étape va nous bousculer dans notre tranquillité! Direction la pointe sud du Lac de Côme pour découvrir la cité du même nom, son patrimoine culturel et architectural. Nous ne nous attendions pas à nous retrouver dans de tels embouteillages et galères de stationnement... C'est donc du coin de l'oeil et de l'autre côté de ses fortifications que nous apercevrons cette inaccessible Côme!

Les cartes nous indiquent que nous ne sommes "plus très loin" de Bellagio, La perle du lac. Ce nom sonne plutôt bien à notre oreille...! Allons voir, ce n'est "qu'à" 32 km!... Mais il nous faudra plus d'une heure pour les parcourir!!! La route à flanc de falaise ne laisse la plupart du temps passer qu'un seul véhicule... Ces 32km sont donc souvent régulés par des feux de circulation alternée, et sinon, il n'y a plus qu'à serrer les fesses et rentrer le ventre à chaque fois que l'on croise quelqu'un!!!

Une bonne heure plus tard, voilà enfin Bellagio!!!

Un ferry (bondé) de plus vers Bellagio...

Sans aucun doute, Bellagio porte bien son nom et son surnom de "Perle du lac". Ruelles escarpées aux maisons colorées, terrasses de café les pieds dans l'eau, escaliers menant à des jardins perchés, pavés, clochés, petit port, tous les ingrédients dignes d'un décor de film romantique sont réunis. Hélas!!! Victime de son charme, Bellagio est devenu une sorte de Saint Tropez du Lac de Côme, où des ferry déchargent chaque heure des centaines de touristes, s'agglutinant aux dites terrasses... Les boutiques de luxe côtoient celles de souvenirs Made in China, des dizaines de groupes suivent leurs guides aux petits drapeaux, les foules s'amassent jusqu'à saturation ...

Aujourd'hui fut une journée difficile mentalement, mais enrichissante. Nous avons expérimenté tout ce qui ne nous plait pas : embouteillages, ville, tourisme, consommation, moutons... Il va falloir que nous soyons plus prudents sur le choix de nos destinations, qu'elles restent en accord avec qui nous sommes, quitte à passer à coté des soit disant "incontournables".

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30/10/2022

Notre fuite du tourisme de masse nous mènera jusqu'à l'orée d'un bois... Une fois Totoro garé, nous continuons à pied durant une dizaine de minutes, et arrivons à un ancien hameau juché sur les montagnes Lombardes: La ville fantôme de Consonno...

Son origine remonte au 13ème siècle et il sera déserté après la seconde guerre mondiale. Mais à la fin des années 50, un entrepreneur aux ambitions démesurées le rachète entièrement en vue d'y créer le Las Vegas italien ! Casinos, hôtel de luxe, restaurants, bars, discothèques, gigantesques fontaines et même un petit train pour déplacer les visiteurs d'un lieu à l'autre. Il espérait attirer la bourgeoisie Milanaise et les riches propriétaires de la région des lacs. Les premiers bâtiments ouvrent leurs portes 10 ans plus tard. Consonno attire les foules : c'est le lieu idéal pour le divertissement, la fête ou les mariages. Mais cette effervescence est de courte durée. Quelques années après son inauguration, l'unique route d'accès est emportée par un glissement de terrain rendant l'accès impossible. Le propriétaire jette l'éponge et le lieu est laissé à l'abandon...

La ville fantôme sera peu à peu investie par les fêtards, graffeurs et taggueurs, et fait aujourd'hui le bonheur des curieux et des amateurs d'exploration urbaine à l'ambiance post-apocalyptique.

L'architecture est difficile à définir tant elle mélange les époques, le style bizantin côtoyant par exemple le kitsch des années 60 . Il ne reste rien du mobilier et de la décoration et il faut faire preuve d'imagination pour tenter de comprendre ce qu'était cette succession de petites boutiques à pièce unique.

La nature reprend petit à petit ses droits et cache une partie des édifices encore debout

L'ambiance pesante qui s'en dégage contraste avec la fréquentation du lieu qui semble être la promenade dominicale des locaux, les enfants jouant à cache-cache au milieu des décombres, bris de verre et métaux rouillés...!

Il faut attendre la fin de journée pour se retrouver plus au calme avec les amateurs de photo et de drône.

Une belle surprise sur notre route, reflet de l'insignifiance de notre passage sur terre, face à la force de la nature qui travaille à en effacer la trace.


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01/11/2022

L'état d'esprit dans lequel nous sommes partis dans cette aventure se tourne davantage vers la nature et les grands espaces que vers le fourmillement citadin. Néanmoins, comment ne pas s'arrêter au coeur de la belle Vérone qui se trouve justement sur notre route ? Encore mieux qu'au coeur, c'est en surplomb de la ville que Totoro se reposera ces prochains jours, nous offrant du matin au soir des vues magnifiques!

Incroyable panorama depuis la Piazzale Castel San Pietro

Nous sommes le 31 Octobre et le temps est toujours aussi clément, idéal pour flâner à travers les ruelles pavées, d'une église à l'autre, de place en place...

Sur les quais de l'Adige, vue sur le Ponte Pietra, plus ancien pont de la ville (époque romaine)

Je retrouve aux abords de l'Adige des airs des quais de Saône Lyonnais... pas vous?

Chaque rue invite à déguster des spécialités locales, difficile de résister...!

Néanmoins, ce n'est que de l'extérieur que nous apprécions chacun des monuments, même religieux, car absolument tout ici est payant...! Cela ne gâche néanmoins en rien notre plaisir, car où que notre regard se pose c'est un ravissement : vieilles pierres, façades peintes et colorées, bas reliefs encadrant portes et fenêtres, échoppes aux boiseries d'antan...

Il règne dans ces rues une certaine intemporalité qui touche notre sensibilité
Au réveil, aux pieds de Totoro, les toits de Vérone dans la brume matinale
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Publié le 18 novembre 2022

Mais on ne vous a pas tout dit quant à notre halte Véronaise...

Voici un bon moment - depuis qu'on l'a en fait - que Totoro fait des bruits assez inquiétants au niveau du châssis... Les 2 garages que nous avons consultés avant de partir n'ont pas réussi à trouver le problème, et nous ont assuré que tout irait bien (en connaissance des dizaines de milliers de kilomètres que nous allons parcourir...). C'est à Gap, en faisant chausser le fourgon pour l'hiver, que le mécanicien Nissan nous a fait part de sa sérieuse préoccupation concernant ces bruits. N'ayant pas de disponibilité immédiate pour procéder à un diagnostic, il nous a vivement recommandé de trouver rapidement un garage qui pourrait le faire. Le plus prochain sur notre itinéraire se trouve à Vérone, c'est donc pourquoi nous y faisons halte et passons deux journées à attendre le verdict. La sentence tombe : l'arbre de transmission est endommagé, rafistolé à l'arrache et les amortisseurs avant sont fatigués. La pilule est difficile à avaler et nous nous sentons vraiment victimes d'une arnaque du précédent propriétaire. Le garagiste est adorable et négocie avec son patron pour nous faire un prix sur la main d'œuvre. Il nous déniche des pièces chez Renault, moins chères que Nissan. Nous sommes entre de bonnes mains et acceptons le devis salé… De toutes façons, l'aventure doit continuer et nous devons prendre soin de Totoro qui fait maintenant partie de la famille !

Les pièces sont commandées et prendront une bonne semaine avant d'arriver. Cela nous laisse amplement le temps d'aller explorer la région des Dolomites. Avec toute cette histoire, nous avons vraiment besoin de prendre l'air et du recul... Rien de tel qu'une escapade en montagne pour apaiser coeurs et esprits... Dolomites, nous voilà!

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Publié le 20 novembre 2022

04/11/2022

C'est portés par une grande excitation que nous roulons vers les montagnes. D'un passage de col à l'autre, les températures ne cessent de baisser et les premiers flocons de neige nous accueillent! C'est au petit lieu-dit San Vito, dernier hameau avant le Lac de Braies, que nous passerons notre première nuit Dolomitienne.

En cette fin de journée brumeuse, on se croirait dans un rêve, dans un conte des frères Grimm ou plus encore dans un tableau de Caspar Friedrich... Personne alentours, juste le bruit de nos pas dans la neige, nos respirations se mêlant au murmure de la forêt, au chant de la rivière...

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Publié le 21 novembre 2022

05/11/2022

Au petit matin, c'est tout givré que Totoro se réveille! Nous sommes à peu près à 3/4 d'heure à pieds du Lac de Braie par les bois, dont une bonne partie est déjà enneigée en ce début du mois de novembre. Agréable marche d'approche en solitaires avant de rejoindre le lac et les premiers randonneurs matinaux.

Situé à 1500 mètres d'altitude, il est réputé pour être l'un des plus beaux lacs des Dolomites. C'est vrai qu'il est beau...! Mais malheureusement, encore un lieu victime de sa réputation: une courte promenade autour du lac (3km), plutôt facile de surcroit, et sont accessibilité directe en voiture, en font un lieu très fréquenté... Passé 10h du matin un samedi, c'est cuit côté intimité contemplative...! Et encore, nous sommes en Novembre, je n'ose imaginer le monde au printemps et en été (quoi que la taille des parkings qui jouxtent le site nous en donnent une petite idée)!

 Je commence à comprendre l'adage : "le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt"!
 Heureusement, aujourd'hui, nous nous sommes levés tôt!

Nous étions venus jusqu'au Lac de Braies dans l'idée de gravir le Mont Seekofel (Croda del Becco). 4h30 du lac au sommet, altitude 1534 m / 2810 m, dénivelé +1350 m / -1350 m - 10km allez-retour... Mais même en se levant tôt, avec les journées courtes de Novembre et le terrain enneigé, cela n'aurait pas été très raisonnable... Nous nous contenterons donc cette fois-ci de contempler le Seekofel d'en bas, et reportons son ascension pour un prochain printemps!

En arrière plan, Seekofel - Croda del  Becco 

Bilan: Le Lac de Braies est incontestablement charmant et "super-instagramable". Cela reste une agréable promenade dominicale pour les locaux, un "must-see" pour les touristes (que nous sommes!). Une jolie entrée en matière pour notre périple Dolomites, dont nous gardons un beau souvenir.

Néanmoins, nos prochaines découvertes dans ces massifs nous surprendront au delà de toute espérance... Le meilleur reste à venir!

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Publié le 22 novembre 2022

06/11/2022

Réveil à 1754 mètres d'altitude, au bord du lac de Misurina, le plus grand lac naturel de la région du Cadore, dominé par les impressionnantes Tre Cime di Lavaredo.

Les Tre Cime dominant le Lac de Misurina 

Aujourd'hui belle randonnée au programme : au départ du petit lac d'Antorno situé un peu plus haut, nous rejoindrons dans un premier temps le refuge d'Auronzo pour ensuite faire le tour des Tre Cime.

Arrivée au lac d'Antorno vers 10h, c'est parti pour une belle journée de marche! 

Nous sommes partis sans carte ni réseau, mais en tête les témoignages et instructions lues la veille... De toutes façons, on ne devrait pas se perdre, il suffit de suivre les traces de pas dans la neige et de grimper!

 Oui oui, c'est tout là haut qu'on va! ... T'es sûr...?

La montée est certes rude mais nous réserve de jolies surprises, comme cette petite cathédrale naturelle de stalactites, véritables sculptures de glace en perpétuel changement...

Arrivés au sommet, la vue est plutôt pas mal... Mais nous ne sommes pas du tout sur la bonne montagne...! Nous croisons les 3 randonneurs Italiens dont nous suivions naïvement les traces depuis le début de la randonnée, car leurs pas étant aussi assurés que leur démarche était déterminée, il ne faisait aucun doute qu'ils connaissaient le site... Quelle erreur, ils étaient aussi perdus que nous! Nous n'avons plus qu'à redescendre, et retrouver le chemin menant à Auronzo!

La redescente est plutôt enjouée, à grands pas de géants dans la neige, nous sommes comme des enfants! Par contre, nous n'en dirons pas autant de la remontée, enchainer deux fois de suite ce dénivelé dans la matinée nous a bien épuisés...! Nous arrivons enfin au refuge et profitons d'une pose pique nique bien méritée en admirant l'immensité s'étendant à 180° autour de nous...

Avec toutes ces péripéties, le soleil commence déjà à décliner et nous n'aurons malheureusement pas le temps de d'effectuer aujourd'hui la boucle des Tre Cime estimée à 3h30 de marche...

Ce fut tout de même une très belle journée, nous avons dépassé nos limites et en sommes plutôt fiers! Nous ressentons dans ce cadre montagnard enchanteur une extrême paix intérieure. Ces paysages ne cessent de nous subjuguer de par leur force et leur beauté. Il n'aura fallu que deux jours pour que nous commencions à littéralement tomber amoureux des Dolomites...!

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Publié le 25 novembre 2022

07/11/2022

Pour les 3 jours à venir, nous avons élu notre domicile nomade à Cortina d'Ampezzo, joli village-station de ski ayant accueilli les Jeux Olympiques en 1956. D'ici, nous pouvons aisément rayonner à la découverte des trésors naturels alentours. Aujourd'hui, ce sont les gorges de Federa qui attirent notre curiosité et notre soif de grand air ! Cette fois-ci, promis on ne se perdra pas, le sentier est extrêmement bien fléché !

La randonnée commence  par un bon gros dénivelé à travers bois sans grand intérêt, heureusement, une jolie vue nous attendait!

La randonnée commence par un bon gros dénivelé à travers les bois, jusqu'à une jolie vue qui tombe à pic (au sens propre comme au figuré!) pour faire une petite pause! Puis le sentier se fait plus ludique, nous rejoignons un joyeux torrent que nous suivrons à travers une forêt aux airs de conte de fées, passant de cascades en trous d'eaux, de ponts de singes en petite via ferrata...

Arnaud avait lu que des ours habitent les Dolomites, nous en avons aujourd'hui eu la preuve avec des empruntes au sol, mais aussi des troncs d'arbre à l'écorce arrachée témoignant de leur présence. Nous étions à la fois inquiets et curieux d'en apercevoir un. (Mal)heureusement, ça n'aura pas lieu, malgré le fait que nous progressions silencieusement et étions les seuls humains présents alors dans cette forêt.

 Non, vous ne rêvez pas, à côté de l'emprunte du cervidé, c'est bien celle d'un d'ours... pas très rassurant tout ça...!

C'est sur une immense souche polie par le temps et chauffée au soleil que nous déjeunerons, une fois de plus devant un magnifique panorama ... On ne s'en lasse pas !

Nous terminons la journée en atteignant le refuge Malga Federa, puis rentrons tranquillement, heureux de cette randonnée magique et ressourçante.

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Publié le 27 novembre 2022

08/11/2022

Aujourd'hui nous partons explorer les Cinque Torri, un ensemble montagneux singulier constitué de cinq tours de pierre jaillissant de la chaine des Dolomites et dominant la vallée de Cortina d'Ampezzo.

La randonnée commence pour nous depuis la vallée, car la route menant au point de départ du circuit se transforme rapidement en chemin de terre sinueux, pentu et verglacé. Nous estimons trop risqué de s'aventurer avec Totoro sur ce type de terrain. Après une bonne heure de montée à travers la forêt, nous arrivons au refuge Cinque Torri. L'exploration peut commencer!

Cet itinéraire serpente au milieu d'immenses blocs de roche. On se sent minuscules face au gigantisme de ces formations rocheuses dont les formes témoignent de la puissance - voir de la violence - créatrice de la nature. Nous sommes littéralement désorientés face à ces rapports d'échelles démesurés, comme si nous perdions pied alors que nous ne nous sommes jamais sentis autant encrés et curieusement à notre place dans cette immensité minérale.

Le sentier s'échappe ensuite des blocs de roche et nous permet d'apprécier avec le recul ce que nous venons de traverser. D'ici on se rend bien compte comment le temps agit sur la formation dont des parties se sont détachées, ajoutant à l'ensemble une certaine dimension chaotique.

Comment ne pas prendre la pause dans un décor pareil?! 

En ce début du mois de Novembre, nous tombons en plein creux, entre la saison estivale de randonnée/VTT, et la saison des sports d'hiver. Les deux tiers des services et commerces sont fermés. De ce fait, nous sommes plutôt seuls, malgré la popularité et la fréquentation habituelle des Dolomites. Cela amplifie considérablement le sentiment de liberté et d'infini qui nous empli.

Le soucis, lorsqu'il n'y a personne et que la neige est fraichement tombée, c'est qu'on ne voit plus les chemins ni aucune trace de pas... Dans ces cas là, il est plutôt facile de se perdre... Et bien ça n'a pas loupé! Heureusement, nous avons eu suffisamment de réseau pour se remettre sur le bon sentier, mais non sans peine, car s'enfonçant jusqu'aux genoux dans la poudreuse et le jour commençant à décliner... Quel soulagement une bonne heure plus tard de retrouver enfin un chemin en dur! Et pour finir en beauté, quatre biches nous ont fait l'honneur de leur présence sur le chemin du retour. Une superbe journée s'achève, nous en avons encore pris plein les yeux, le coeur, les jambes aussi!

Les mots nous manquent tant nous sommes tombés en amour pour cette région... LOVE DOLOMITES