Nouvelle-Zélande > Île du Sud

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Notre deuxième étape de la Nouvelle-Zélande
Du 1er février au 5 mars 2019
33 jours
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Publié le 6 février 2019

Nous voici arrivés sur l’île du Sud après 3h30 de traversée en Ferry pour rejoindre Picton depuis Wellington. La mer était un peu agitée mais le petit Bryan n’a pas été malade : ouf !

3ème expérience de free camping. On ne dort sur nos 2 oreilles, d’autant qu’un avion nous réveille en atterrissant à 6h du matin…nous étions garés à 50 m de la piste d’un aérodrome !

Nous prenons ensuite la Queen Charlotte Road qui serpente entre les montagnes, les baies, les plages et les étendues d’eau : magnifique ! Cela nous donne un avant-goût de la balade à venir : la Queen Charlotte Track. 3h de randonnées tout simplement splendides ! On vous laisse vous y projeter un peu avec ces quelques photos !

Queen Charlotte track 

Sur le chemin du retour nous avons failli être attaqués par un féroce opossum. Heureusement le courage et la détermination de Stan, muni d’un bâton, ont permis d’éviter le massacre. Bon en fait, on pense surtout que l’opossum devait être malade car il n’était pas très réactif lorsque nous sommes passés à côté de lui ! Mais on a eu un peu peur quand même 😊

Oh my god le monstre !! 

Bryan a vécu sa première chandeleur ! La pâte est faite avec les moyens du bord et le mixeur humain : le résultat est délicieux.

Crêpes party 

Le lendemain nous découvrons le vignoble de Malborough. La région est très belle avec ses vignes au pied des montagnes. Ce vignoble produit les ¾ du vin néozélandais. Et une fois de plus, tous les cépages y sont exploités ! Et une fois de plus, on les goûte tous 😊

Marlborough 
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Après notre escapade viticole, nous partons faire une des grandes étapes de notre voyage, l’Abel Tasman National Park. Probablement une des plus belles « Great Walks » de Nouvelle-Zélande, la randonnée traverse de superbes paysages de mer scintillante, de forêts côtières et de criques isolées. Nous décidons de faire une partie des 60 km de la track en kayak et à pied. Au programme : 10 km de kayak et 21 km de marche en deux jours, c’est du lourd !!

Nous arrivons chez le loueur de kayak, qui doit nous fournir nos kayaks et le matériel qui va avec, mais aussi notre tente, nos duvets et matelas car nous dormons sur la plage le soir du 1er jour (notre 1ère nuit en dehors de Bryan). C’est bien là le problème : comment faire rentrer dans un kayak tout notre matériel et notre nourriture pour deux jours ? Après avoir bien bourré toutes les affaires nous parvenons enfin à partir.

Journée de Kayak 

La mer est magnifique, les paysages sont époustouflants, le kayak est au top et les courants marins hyper forts ! Donc 10 km de kayak c’est quand même super physique…surtout pour Stan qui a dû pagayer 150% du temps pour combler les petits bras de Perrine ! Nous arrivons au point de chute assez fatigués et nous entamons une randonnée de 8,5 km avant d’arriver à notre camping. C’était épuisant au vu de tout le matériel que nous transportons (sac à dos de 12 kg pour Stan et de 8kg pour Perrine) … Le soir nous faisons la connaissance de deux français qui réalisent un tour du monde assez incroyable. Nous dormons sur la plage battue par les vents, le cadre est fantastique et le réveil par le bruit des vagues fabuleux ! Le lendemain nous faisons le reste de notre randonnée avec nos nouveaux copains Florent et Céline (merci pour la bière 😉). Autant vous dire que nous sommes arrivés quand même hyper fatigués par ces deux jours.

Cette randonnée n’aurait pas été possible sans la participation de certains d’entres vous sur notre liste de mariage « Activité en plus lors de notre voyage ». Un immense merci !!

Nous partons en direction de la côte Ouest pour faire l’avant dernière grosse étape de notre voyage en Nouvelle-Zélande, Queenstown et Fiordland.

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Publié le 11 février 2019

À la suite de problèmes de tuyauterie, nous sommes restés bloqués 2 jours à Neslon. Nous nous sommes occupés avec des jeux, de la lecture, des petites ballades, des machines à laver et un peu de rangement. Ça fait du bien de se poser un peu !

Nous roulons ensuite le long de la côte Ouest et nous arrêtons au soit disant superbe glacier Franz Josef, selon le Lonely Planet … enfin superbe pour les touristes chinois mais plutôt décevant au vu de sa petite taille. Le réchauffement climatique est en train d’avoir sa peau !

Franz Josef Glacier 

Nous continuons notre route sur la Haast Highway. Nos arrêts sont fréquents tellement les paysages sont beaux et l’eau de la rivière Haast que nous longeons d’une couleur exceptionnellement bleue.

Haast Highway 

Un des points vraiment négatifs de la région est la présence de Sandflies. Ce sont des mouches deux fois plus petites qu’un moustique mais dix fois plus voraces et sanguinaires. Un vrai cauchemar ! Nous sommes piqués de partout malgré le répulsifs hyper puissant selon l’étiquette, une seule solution : porter des manches longues et pantalons et ne pas trop sortir de Bryan ☹.

En roulant encore une fois sur une route incroyable, nous arrivons à Wanaka, petite ville en bord de lac, très dynamique et agréable à visiter : un front de lac super avec une très bonne ambiance. Nous gravissons le Mont Iron sous une forte chaleur afin d’avoir une vue sur les alentours de la ville.

Mont Iron et vue sur Wanaka 

Le soir nous prenons un verre avec Mathilde, une amie de Perrine, et David son mari néo-zélandais. Bières, pizzas, copains : ça fait du bien 😉

Le lendemain nous partons pour le Rob Roy Glacier à travers une route en gravier de plus de 30 km, Bryan n’a pas trop aimé la route, les trous et les passages à guet ! Nous sommes vraiment dans des paysages vierges de présence humaine. Sur la route nous ne croisons que des vaches, des moutons, des cerfs, des daims et des magnifiques montagnes en arrière-plan ! Contrairement à notre précèdent glacier, le Rob Roy est superbe. Il nous a quand même fallu 3 heures de marche pour y arriver. L’effort en valait la peine !

Rob Roy Glacier 

Le soir nous nous dirigeons vers Queenstown et le lac Wakatipu.

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Publié le 15 février 2019

Nous arrivons à Queenstown sous un ciel nuageux, encore un ! La ville nous parait agréable, même si surpeuplée de touristes chinois (on les a estimés à 60% de la population dans la rue ?). On a vite compris pourquoi : 1/ c’est le nouvel an chinois 2/ la région est très photogénique 3/ la ville est connue entre autre pour la multitude d’activités et expériences proposée : tout tourne autour du tourisme, et ça les chinois adorent ! La plupart des magasins de la ville sont orientés pour satisfaire la clientèle chinoise !

Queenstown 

Le lendemain nous partons pour une randonnée dans le nord du lac Wakatipu. Randonnée facile de 3 heures autour du lac Sylvan. Pour les fans du Seigneur des Anneaux, il s’agit de la région de tournage d’Isengard, le repère de Saroumane le Blanc.

 Lac Wakatipu

Et mercredi is THE DAY ! Nous sautons en parachute au-dessus de Queenstown et de ses paysages montagneux à couper le souffle ! Le stress monte au fur et à mesure que l’on nous briefe et que l’on nous équipe. Ça y est c’est le décollage, nous montons dans un avion avec 7 autres jumpeurs (vous aurez deviné que ces 7 personnes sont des chinois 😊). Nous sommes donc 18 au total avec nos moniteurs. Nous atteignons 4 500 mètres d’altitude, c’est le grand saut ! Stan en 1er : il se lance (ou plutôt est poussé par son moniteur !) presque vaillamment ! Suivie de Perrine 8 secondes après ! La chute libre dure environ 1 minute 10 secondes, même si elle nous parait ne durer que quelques secondes ! Les paysages sont magnifiques, les nuages totalement absents, les montagnes grandioses, les nombreux lacs de bleus chacun différents. Les sensations sont telles que Stan en perd même une lentille, malgré les lunettes de protection fournies ! Atterrissage sans accroc, le ventre un peu retourné, mais des sensations vraiment extraordinaires ! Merci encore Alexis, Ophélie et Alice pour ce MAGNIFIQUE cadeau de mariage ! Nous nous en souviendrons longtemps !!!

Les photos ne nous mettent pas vraiment en valeur !!

Pour remettre nos estomacs en forme, nous nous dirigeons vers Fergburger, LE burger à ne pas louper de la ville puisqu’il fait partie des 10 meilleurs burgers du monde ! La file d’attente en atteste : 30 minutes pour pouvoir déguster ce « petit » plaisir post émotions !

C'est tellement bon !  

Nous nous dirigeons vers Te Anau, porte d’entrée de la région des fiords néo-zélandais et de son fameux Milford Sounds. Nous y retrouvons Céline et Florent, nos amis rencontrés lors de la randonnées d’Abel Tasman pour un apéro au bord du lac de Te Anau !

Lac Te Anau 
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Publié le 18 février 2019

Le Milford Sound est surement un des endroits les plus beaux de Nouvelle-Zélande, il représente souvent l’imagerie touristique du pays. Alors tout d’abord qu’est-ce qu’un Sound ? Nous n’avons pas trouvé de traduction en français, on pourrait dire que c’est un « fiord ». Sauf que le « fiord » est créée par un glacier qui s’est retiré et le « sound » est une créée par une rivière. C’est la que ça se complique car le Milford a été créé par un glacier, il devrait donc s’appeler Milford Fjord… ça sonne moins bien !

C’est parti pour le Milford Sound avec Céline et Florent ! Nous partons tôt le matin pour profiter des 100 km qui nous séparent de ce paradis terrestre. La pluie du matin n’arrêtant pas le pèlerin, nous nous lançons sur la route malgré les gouttes. Celles-ci ne s’arrêtent finalement pas mais redoublent d’intensité, il aura plus cette journée plus de 10 cm d’eau... le résultat est stupéfiant ! Toutes les montagnes pleurent à torrent. Pour information il pleut en moyenne 7 mètres et 180 jours par an sur la région.

La route est prévue pour durer 3 à 4 heures afin de profiter des environs, mais vue la météo nous la finissons en 1h30. Nous arrivons donc beaucoup plus tôt que prévu au Milford Sound et attendons notre bateau qui doit nous emmener dans les méandres de ce fiord. La pluie ne s’arrête pas et nous avons peur de faire notre croisière avec une mauvaise visibilité. Ces 4 heures d’attente passées à l’intérieur de Bryan sont finalement agréables grâce aux bières, aux copains et aux jeux pour nous occuper.

Il pleut beaucoup ! 

Nous commençons notre croisière sous un brouillard épais qui nous fait deviner la splendeur du lieu. Mais très vite nous apercevons le ciel bleu qui finit par s’imposer et nous offre un des paysages les plus impressionnants de notre voyage !

La règle d’or en Nouvelle-Zélande : ne jamais perdre espoir avec la pluie !

Milford Sound 

Après avoir rempli la boite à bonheur, nous repartons vers Te Anau et redormons au même camping que la veille avec Céline et Florent. Encore un apéro sur la plage !!

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Nous partons de Te Anau et empruntons la Southern Scenic Route que nous parcourons d’Invercargill à Dunedin. Sur cette route bordée de terres agricoles, de forêts et de côtes sauvages, nous effectuons différents arrêts avec Bryan.

Nous commençons par nous arrêter à Bluff, ville la plus au sud de la Nouvelle-Zélande, nous ne sommes plus qu’a 4500 km du pôle sud. C’est également la plus vieille ville de Nouvelle-Zélande occupée par des Européens.

Nous entrons ensuite dans la région des Catlins et nous arrêtons à Curio Bay pour observer une forêt pétrifiée (ah tiens comme la Savane des pétrifications en Martinique, lieu de LA demande en mariage 😉) et chercher une colonie de pingouins. Nous ne reconnaissons pas vraiment les arbres dans la baie mais en revanche nous voyons notre premier pingouin !! Un magnifique pingouin aux yeux jaunes qui nage devant nous. Cette baie vaut vraiment le détour.

En tout cas depuis plusieurs jours il fait un froid de pingouin 😉

Curio Bay 

Nous marchons ensuite sur la plage, infestée de sandflies ☹ pour atteindre les Cathedral Caves. Ce sont des caves marines qui s’enfoncent de 30 mètres dans la roche, creusées par la mer. C’est moyen beau et en plus il a trop de sandflies…

Cathedral caves 

Nous finissons notre journée par les Purakaunui falls, qui sont apparemment les chutes d’eau les plus photographiées de Nouvelle-Zélande… on a comme un doute comparé entre autres aux chutes du Milford Sound.

Nom trop compliqué 

Le soir, nous dormons dans un super camping pas cher entouré de vaches et moutons, le réveil n’en est que plus sympa !

Après une nuit sous un torrent d’eau, nous prenons la route vers Nugget Point. Nous nous arrêtons un peu avant pour observer un Sea Lion qui se dore la pilule au soleil, ça fait beaucoup d’animaux en deux jours 😊 Nous marchons jusqu’au phare du Nugget Point où nous profitons d’une vue impressionnante malgré les nuages et la pluie.

Nugget Point 

Nous arrivons à Dunedin, surnommé l’Edimbourg du Sud, une ville au style très victorien. C’est sympa de voir enfin des beaux bâtiments ! A la grande surprise de Tianou, nous mettons en ligne peu de photos de ville ou de bâtiment, c’est qu’ils ne trouvent pas grâce à nos yeux. Nous nous aventurons à Baldwin street, rue la plus raide du monde avec une inclinaison de 35%, ça fait les mollets et Bryan ne pourrait jamais la gravir !

Dunedin 

Nous finissons notre journée par la péninsule d’Otago, à l’est de Dunedin. C’est en environnement très agréable entre des falaises abruptes, des prairies remplies de moutons et des sentiers pittoresques. Nous avons croisé beaucoup de moutons, d’ailleurs pour votre info il y a en Nouvelle-Zélande 7 moutons par habitant. Nous faisons une superbe belle randonnée à travers cette campagne avant de reprendre la route vers le Nord.

Otago peninsula 
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Sur la route pour le Mount Cook, nous nous arrêtons pour une petite balade dans les rues d’Oamaru, son port et son farmers market. Nous faisons le plein de fruits, légumes et viandes locales. La ville a su bien reconvertir son centre portuaire en un quartier agréable.

Oamaru 

Nous traversons ensuite le bassin de Mackenzie, magnifiques étendues avec en toile de fond des pâtures et les monts les plus hauts de Nouvelle-Zélande.

Bassin de Mackenzie 

En effet, sur les 23 sommets du pays dépassant 3 000 mètres, 19 se trouvent dans cette région. Nous arrivons au Mount Cook Village à 16h et partons directement pour une randonnée de 3 heures/10 km. Il faut se dépêcher tant que le soleil est présent et éclaire le Mount Cook ! Il semblerait que la météo des prochains jours ne nous permette plus de l’apercevoir. Nous faisons donc cette randonnée en marche rapide, doublons beaucoup de chinois et arrivons à temps pour admirer le plus haut sommet de Nouvelle-Zélande (3 754 mètres), sous le soleil !

Hooker Valley track 

Le lendemain matin, nous nous levons aux aurores pour nous lancer dans la Mueller Hut Track. SAUF QUE Perrine a les cheveux sales, elle ne peut pas partir sans les laver, ce qui nous oblige à décaler l’heure de départ. Première tension car on dirait que chacun a des priorités différentes (Perrine : avoir les cheveux propres // Stanislas : arriver à l’heure pour voir le Mount Cook ensoleillé) 😊

La randonnée commence par 2 200 marches, puis un chemin abrupt dans les cailloux et enfin de l’escalade sur d’immenses blocs de pierre. Ce qui donne 1 100 m de dénivelé, avec une pente moyenne de 25% ! Autant vous dire que nos mollets se souviennent de la montée, et nos genoux de la descente !! Sur ces 5h de marche, nous passons par tous les temps : soleil pour la montée, brouillard à la Mueller Hut où nous pique-niquons, et pluie & vent pour la descente. Nous sommes accueillis à la Mueller Hut (1800 m d’altitude) par une dizaine de keas (le seul perroquet à vivre en altitude) à la recherche de nourriture ! On voit qu’ils sont habitués aux humains, mais cela dit : nous avons adoré cette récompense à l’arrivée !

Mueller Hut 

Nous reprenons la direction du lake Tekapo et passons par le lake Pukaki. La vue est imprenable sur le Mount Cook et la couleur de l’eau d’un turquoise incroyable ! Cette teinte est due à un sédiment appelé « farine glacière ».

Pukaki lake 

Arrivés le lendemain sur le lake Tekapo, nous rejoignons nos amis Céline et Florent (et oui, nos chemins se croisent encore !!) pour un pique-nique en haut du Mount John. Vues imprenables sur le lac et sa couleur également turquoise, à l’image de celle du lake Pukaki. Nous partons ensuite pour une randonnée autour du lac. C’est tout simplement magnifique !

Tekapo lake 

Dépourvue de toute pollution lumineuse, la région a été classée Dark Sky Reserve. Nous décidons donc d’y rester la nuit pour observer la splendeur du ciel nocturne. C’est sans compter le froid et le vent pendant la soirée, qui nous appellent à rester bien au chaud dans Bryan !! Donc, pas de photos à vous montrer, désolés !

Le matin, nous prenons un super petit déjeuner en bord de lac, le spot parfait !

Nous n'avons pas encore reçu d'argent de Hubbards pour la publicité... 

Nous partons ensuite pour le Hakatere Conservation Park, à l’ouest de Christchurch. Suite au prochain épisode 😊

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Publié le 24 février 2019

Après quelques kilomètres de route, dont une vingtaine sur de la route non goudronnée (pas très agréable de rouler sur l’équivalent de tôle ondulée, surtout connaissant les amortisseurs de Bryan !) nous arrivons enfin au cœur de Hakatere Conservation Park ! L’endroit est magnifique ! et désert ! Ce qui nous plait beaucoup !

Nous pique-niquons au bord du très beau Clearwater lake, auprès duquel nous dormirons le soir. Mais avant cela, nous nous programmons une "petite" randonnée pour l’après-midi. Direction le Mount Guy, qui de loin, ne nous parait pas si infaisable que ça. Et pourtant ses 600 m de dénivelé sur 1,5 km de montée > soit une inclinaison de … 40%, vont avoir notre peau !! A en croire que nos mollets ne se sont pas encore bien remis de la Mueller Hut track, nous peinons pour atteindre le sommet ! C’est la première fois que nous mettons plus de temps que celui indiqué sur la pancarte ! Oh la honte ! En haut (1320 m) la vue à 360° est grandiose ! Mais nous nous dépêchons d’en profiter car un nuage semble nous rejoindre au sommet à vitesse grand V ! Le petit plus de cette randonnée : nous n’y aurons croisé que 2 personnes. #seulsaumonde #lesroisdumonde !

Clearwater lake et Mount Guy 

Même si le spot de camping au bord du lac est grandiose, nous n’en profitons que trop peu … encore une fois la faute aux sandflies ☹

Le lendemain est une journée chère à Stan. Nous allons admirer et même gravir le Mount Sunday. Encore un lieu du tournage du Seigneur des Anneaux (ville d’Edoras, capitale du Rohan pour les fans).

La route, encore gravillonnée, est une merveille ! D’autant plus qu’elle est sublimée par un arc en ciel loti entre les montagnes.

Depuis le Mount Sunday, le paysage est encore une fois magnifique. Horizons infinis, ce combo montagne / rivière / herbes hautes / vaches nous séduit décidément à chaque fois ! D’autant qu’encore une fois, nous sommes seuls au monde !

Mount Sunday aka Edoras 

Nous gravissons ensuite le Mount Pott. Mais nous n’atteignons malheureusement pas le sommet. On remettra la faute sur la pluie qui a commencé à nous rattraper…mais nos mollets y sont peut-être encore une fois pour quelque chose 😉

La pluie devenant vraiment plus intense, nous décidons de nous arrêter dans le seul camping de coin pour y passer l’après-midi et la nuit. Nous nous imaginions dans Bryan, à bouquiner et à jouer aux cartes sous la couverture polaire. Et finalement, grand soleil une heure plus tard : nous avons passé l’après-midi dehors. Le temps change décidément très vite en Nouvelle-Zélande !

Le soir nous nous régalons : mouton mariné au BBQ et petit verre de vin blanc. Un dîner presque parfait !!

Pour notre dernière journée dans le Hakatere Conservation Park, nous randonnons le matin autour du lac Emma. Malgré un vent très fort nous restons ensuite un petit moment autour du lac pour bouquiner au soleil. Nous souhaitons profiter encore un peu de ce calme et de cette solitude avant de retrouver la ville ! Lorsque le nuage nous rattrape, nous reprenons la route direction Géraldine.

Nous sommes bloqués deux jours à Géraldine par la pluie et un froid polaire, nous adaptons donc notre programme : jeux, tri des photos du mariage, machine et sèche-linge, films, tisanes et apéro…

Prochaine étape : semaine à la ferme !

#onaimelesanimaux

#stanetperrinelesbergers

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Publié le 3 mars 2019

Nous commençons notre semaine à la ferme par une visite à la Orari Gorge Station, ferme de Graham et Rosa. Ce sont des amis de la famille Legras, très bons amis des parents de Perrine. Cette ferme est hors norme selon nos standards : 4 000 hectares sur lesquels paissent 7 000 moutons, 1 600 biches & cerfs et 600 vaches, tous pour leur viande.

Graham nous emmène en 4x4 faire un tour de ferme. Pendant 2 heures, nous arpentons les vallées, collines et montagnes de son exploitation. Nos échanges sont extrêmement riches, et nous apprenons entre autres :

- Les bêtes sont changées de pâtures tous les 2 à 3 jours

- 40 chiens sont présents sur l’exploitation pour participer à ces transhumances quotidiennes

- Les pâtures en collines ou montagnes (environ 3 000 hectares) sont traitées 1 fois par an, grâce à une pulvérisation par avion car il n’est pas possible d’y accéder autrement

- La tonte des moutons est réalisée en moyenne 2 fois par an, pour garantir une très bonne qualité de laine, conforme aux standards du marché

- Un bon « tondeur » tond 200 moutons par jour

- Un mouton donne entre 5 à 6 kg de laine par tonte

- Il y a 30 ans, 60% de son revenu provenait de la vente de la laine. Aujourd’hui ce n’est plus que 6%, tant le prix de la laine a chuté.

- Les bois de cerf sont coupés tous les ans pour être vendus, principalement sur le marché asiatique (ils font partie des ingrédients fondamentaux de la médecine traditionnelle chinoise). C’est une source de revenu importante pour eux.

- Les bêtes restent 365 jours par an en extérieur. Cela coûterait trop cher de construire des étables pour tous ces animaux, et il ne serait plus compétitif sur les marchés internationaux (toute sa production part à l’export)

Ferme de Graham et Rosa 

Graham et Rosa nous invitent très gentiment à déjeuner pour continuer nos discussions.

Nous arrivons le lendemain chez Nick et Sarah pour 4 jours de woofing ! Mais qu’est-ce que le woofing nous diriez-vous ? Ce terme emprunté de l'anglais WOOF (Worldwide Opportunities on Organic Farms) indique un système d'organisation qui consiste à faire travailler bénévolement des personnes sur une exploitation agricole et biologique, en échange du gîte et du couvert.

Nick, 38 ans, a repris la ferme de ses parents et a acheté des terres vierges il y a 10 ans à quelques km de celle-ci. Les 2 fermes ont une surface totale de 900 hectares. Il y élève environ 300 vaches, 1 000 moutons, et plusieurs centaines de cervidés (cerfs, élans, daims).

A peine arrivés, Nick nous emmène dans son pick up et nous échangeons avec lui tout en faisant le tour de ferme. Nous aidons ensuite à effectuer le tri et le comptage d’une partie des moutons. L’opération n’est pas facile > tri en plusieurs enclos : jeunes / vieux / mâles / femelles. Heureusement nous sommes aidés par des chiens qui savent très bien ce qu’ils doivent faire. Leur travail est impressionnant !

Le soir nous dînons chez Nick & Sarah, avec les 2 autres woofers présents (un allemand et un italien). Délicieux repas, cela fait tellement plaisir de mettre les pieds sous la table après 2 mois de van et de cuisine dans Bryan !

Le lendemain nous sommes embarqués pour installer des nouvelles clôtures dans les montagnes. C’est un travail physique de monter ces clôtures de 2 mètres de haut sur une pente, suffisamment solides et tendues pour garder les cerfs dans l’enclos ! Autant vous dire que nos mollets, mains, biceps et avant-bras s’en souviennent ! A 3 personnes, nous arrivons à monter 200 mètres de clôtures à la journée.

Ils ont beaucoup ri à l’idée que Perrine passe sa lune de miel à monter des clôtures au lieu d’être sur une plage paradisiaque des Fidji ! #soromantic Ils ont ainsi décidé de nommer la crête avec la clôture nouvellement créée : Honeymoon ridge !!

Le soir, nous dinons de nouveau chez Nick & Sarah, qui nous font de la super cuisine. Il faut dire que ces journées creusent l’appétit !

Le lendemain, grosse tristesse : nous sommes séparés dans nos tâches. Ils ont dû trouver Perrine trop intellectuelle pour réaliser une tache aussi physique que monter des clôtures 😊 Avant notre séparation, nous assistons à la coupe des velours de 5 jeunes cerfs. Après que nous les ayons rentrés dans un enclos, le vétérinaire injecte un tranquillisant à chaque cerf, puis un anesthésiant local au niveau de la base des bois. A l’aide d’une grosse pince, il coupe ensuite les velours. La relative facilitée à les couper nous a étonnée. Pour rappel, dans la nature, les bois poussent et retombent chaque année. A la repousse ils sont relativement mous, avant de durcir au moment de l’automne pour la période de reproduction et affronter les autres mâles. Les velours sont un ingrédient important de la médecine traditionnelle chinoise et coute très chers.

Perrine a donc passé la majeure partie de la journée avec Nick à (re) trier des moutons puis à vacciner les femelles contre la toxoplasmose.

Stanislas, a été réemployé à monter des clôtures. Il y excellerait ?! Allez, encore 200 mètres de faits. Plus qu’1,2 km !!

Le soir, Nick nous emmène à la chasse ! Nous partons dans les montagnes pour faire de l’approche. Stan a le cœur qui bat ! Premier coup de fusil : une chèvre sauvage blessée. Nick abrège ses souffrances rapidement par un second coup de fusil. Deuxième coup de fusil : un wallaby (petit kangourou). Troisième coup de fusil : un wallaby. Quatrième coup : un wallaby loupé. Il en faut bien un !! On rappelle que Stan n’a pas son permis de chasse et que c’est la première fois qu’il tire à balle (il avait simplement tiré 2 fois à plombs en France…mais chut !!). Le dernier coup de fusil en direction d’un daim sera malheureusement un loupé aussi (tir à plus de 200 m à la lunette).

En observatrice derrière les 2 chasseurs, Perrine en profite pour admirer les magnifiques paysages et le coucher de soleil sur montagnes et animaux : le tout est magnifique !

Un des problèmes de la Nouvelle-Zélande est les espèces animales introduites par l’homme : les wallabies et les chèvres en font partie. En l’espace de 2h d’approche, nous avons vu une cinquantaine de chèvres sauvages et une trentaine de wallabies. N’ayant pas de prédateurs, ils se reproduisent vite. D’ailleurs quand Nick a repris ces terres, il a tué plus 700 chèvres, dont 500 depuis un hélicoptère !!

Dernière journée de travail en ce vendredi. Nous aidons tous à rentrer puis à injecter un antiinflammatoire à un wapiti. Opération très délicate face à ces imposants animaux sauvages de plus de 300 kg. L’un des wapitis a mal à une patte. Il est important pour Nick que celle-ci ne le fasse plus souffrir pour qu’il ne loupe pas la période de reproduction qui ne va pas tarder !

Encore une fois, Stan est appelé aux clôtures. Ça commence à être long pour lui, mais il sait qu’il a des bons repas et la chasse derrière. Ça aide à tenir !

Notre dernier soir, Stan retourne à la chasse avec Tom, un salarié de Nick. Nous marchons pendant 30 minutes avant d’apercevoir un troupeau de daims. Cette fois Stan ne laisse pas passer sa chance et abat un magnifique daim blanc. Il sera mangé plus tard par Tom et sa famille !!

Cette expérience de woofing a été vraiment sympa, entre découverte du quotidien d’un éleveur, chasses, bons repas et surtout dormir dans un vrai lit pendant 4 nuits 😉

Nous partons le lendemain matin en direction de Christchurch, notre dernière étape.

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Publié le 4 mars 2019

La première étape à Christchurch a été de rendre Bryan. Un petit déchirement bien sûr, mais surtout un grand soulagement de le rendre sans accroc et sans n’avoir eu aucun problème technique malgré son grand âge !

Nous partons ensuite nous balader en ville. Christchurch a connu en 2010 et 2011 des nombreux tremblements de terre dont le dernier du 22 février 2011 a engendré le décès de 185 personnes, et des dégâts très importants. A tel point que 80% des bâtiments du centre-ville ont dû être démolis ensuite. La ville est donc un étonnant paradoxe, entre bâtiments à l’abandon depuis maintenant 8 ans, vieux bâtiments de style anglais (dont une large partie avec des renforts et étais pour les tenir debout) et nouveaux bâtiments modernes (répondants aux normes sismiques). Les ruines de la cathédrale sont devenues emblématiques de cette catastrophe. Sa flèche de 63 mètres s’est écroulée ainsi que le vitrail en rosace du fronton laissant place à un trou béant. Nous ressentons néanmoins une forte volonté de réanimer la ville. Les travaux de reconstruction s’étalent sur 20 ans et coûtent pas moins de 30 milliards d’euros.

Nous sommes également étonnés par le peu de monde sur les routes, dans les rues, dans les parcs. Rappelons que nous sommes dans la 2nde ville du pays ! La ville compte environ 340 000 habitants et a une densité de 755 hab/km². En comparaison la densité de Paris est de 21 067 hab/km² et celle de Reims est de 3 894 hab/km² (chiffres de Wikipédia). Cela s'explique entre autre par le fait qu'après les séismes, les habitants ont commencé à quitter le centre-ville pour s’installer dans les banlieues environnantes.

Nous profitons du beau temps pour nous balader, déjeuner au restaurant et même prendre une glace au fameux Rollinckin Gelato !! Le soir nous dînons dans un très bon bistrot du centre-ville et hop première folie depuis 2 mois, une bouteille de vin à deux 😉 Le soir nous dormons dans un Airbnb avec un vrai lit (on ne s’en lasse pas !). Le luxe suprême : c’est la deuxième fois depuis notre départ de France que nous avons accès à des toilettes sans sortir dehors. On se réjouit avec peu de choses !

Le lendemain nous partons pour la péninsule de Banks, à l’est de Christchurch. Nous faisons une randonnée pour admirer la vue sur la péninsule. La montée est dure mais la vue en vaut le détour ! Ces paysages magnifiques nous rappellent la Queen Charlotte track dans le nord de l’île du Sud. Nous redescendons sur Akaroa, principale ville de la péninsule. Cette ville a été fondée par les français vers 1840. C’est pourquoi elle possède beaucoup de noms de rues et de magasins à consonance française.

En rentrant à Christchurch, nous dînons dans un super restaurant fusion thai / néo-zélandais, un délice !!

Le lendemain nous continuons la visite de Christchurch en arpentant les rues et en découvrant beaucoup d’œuvres de street art. Ces œuvres sont intégrées sur des bâtiments en ruine ou des pans de murs de bâtiments réhabilités.

Pour notre dernier soir en Nouvelle-Zélande, nous re-dînons dans le restaurant fusion, encore une fois une tuerie gastronomique !

Autre tuerie, mais d'un autre genre : passer la nuit à l’aéroport car notre vol pour l’Australie décolle à 6h du matin !!

Nos prochaines aventures nous emmènent donc en Australie. Rendez-vous dans un nouveau carnet de voyage.

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Publié le 5 mars 2019

Nombre de jours : 31

Nombre de km avec Bryan : 4 200

Nombre de km avec nos pieds : 250

Nombre d’apéros : 27

Nombre de jour de woofing : 4

Nombre de mètres en chute libre : 4 500 x 2

Nombre de nuits où on a eu hyper froid : beaucoup trop !

Budget journalier : 150€

Nombre de pannes de la pompe à eau : on ne compte plus

Nombre de pingouins vus : 1 😊

Tableau de chasse de Stan : 1 daim, 2 wallabies et 1 chèvre à moitié

Pour finir ce carnet de voyage et passer au suivant, nous aimerions vous présenter quelqu'un sans qui nous n'aurions pas de si belle photo. Quelqu'un qui se dévoue pour ne pas être sur les photos et pour le faire avec le sourire !! Il s'agit de René le pied.