Carnet de voyage

Tanzanie

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Après notre mise en bouche en Grèce, nous poursuivons notre voyage avec la Tanzanie. Une première en Afrique de l'est pour nous!
Novembre 2020
12 semaines
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Publié le 24 novembre 2020

Après un vol (comment dire…) des plus particuliers que nous avons pu vivre dans notre vie (oui oui vous pourrez le constater par vous-même…), nous sommes arrivés à Dar Es Salaam, la plus grande ville de Tanzanie. Nous sommes plongés dans l’ambiance africaine et découvrons rapidement le rythme tanzanien. Comme ils le disent si bien « pole pole », qui signifient « tranquille, tranquille ». Arrivés à la douane, nous avons du faire notre visa, ce qui a été magistral. En effet, pour cela, notre passeport est passé dans les mains de trop de personnes à nos yeux, durant une bonne heure et tout cela dans un rayon de 100m. (Car oui, nous avons du donner notre passeport pour remplir une feuille, le redonner pour vérifier les infos remplies sur la feuille, le redonner pour prendre nos empreintes, le redonner pour payer le visa, le redonner à deux autres personnes cette fois pour le timbre et le redonner à nouveau pour une dernière vérification, au cas où une erreur serait apparue, car aussi invraisemblable que ça puisse l’être, ça arrive…). Nous pouvons dire ici qu’ils savent créer de l’emploi.

En touristes aventuriers que nous sommes (ou pas...), nous voulions nous lancer dans les transports publiques pour rejoindre la ville. Après avoir atteints l’arrêt de bus, nous avons assez vite compris que ça allait être compliqué de comprendre leur système de transports appelé « dala dala », qui sont des bus privés partant lorsqu’ils sont pleins vers des destinations totalement inconnues à nos yeux. Ce début nous a semblé trop aventureux surtout avec nos gros sacs et nos 24 heures de trajet. Donc l’aventure a attendu.

Nous avons fini par prendre un taxi après quelques négociations avec le chauffeur et misent en accord sur le prix. Ici, comme dans beaucoup d’endroits, tout se négocient et plus difficilement pour des « mzungus » (ou plutôt prononcer mouzoungou). Les tanzaniens utilisent se terme pour désigner les blancs becs comme nous (autant dire qu'on peut avoir des habits de clodo et des tongs, ici on est fiché et l'étiquette « money » nous colle à la peau avec de la colle extra forte...).

Durant notre trajet, nous avons pu observer la vie sur place. La ville grouillaient de monde. Les gens rentraient et sortaient des « dala dala » plein à craquer (là, on sait dit que le taxi c’était pas plus mal finalement...). A nos yeux de suisse bien carré, cette organisation ressemblait à une danse incohérente et pourtant, ça semblait fonctionner. Durant le trajet, nous avons pu voir une quantité de stands et de marchés au bord des routes, dans lesquelles tous se vendaient. Des piles de matelas et de lits étaient posés sur le trottoir. Bien que les rues étaient bondées, le rythme nous semblait plutôt relax. Nous voyions les gens posés près de leur stand ou sous des arbres (pole pole quoi…).

Arrivés à notre guesthouse, nous étions chaleureusement accueillis par le propriétaire et son neveu. Nous avons d'abord récupéré de notre trajet avant de visiter le quartier. Celui-ci semblait très local. Nous étions définitivement les seuls touristes et donc les mascottes du quartier, surtout envers les enfants qui généralement n’ont pas de filtres. Toute l’attention était sur nous. Nous sentions les yeux braqués sur nous avec des regards pleins de curiosités, d’amusements ou d’interrogations (« Mais qu’est-ce que ces mzungus font ici ? »), sans méchanceté pour autant.

Adresses que nous recommandons :

- Hôtel : El Hope Lodge

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Publié le 24 novembre 2020

Après quelques recherches, rendues compliquées par la censure d’internet suite au récente élection (vive la liberté d’expression...), nous avons décidé de partir dans les terres tanzaniennes en train. Malheureusement ou heureusement pour nous (tout est une question de point de vue..), il n’y avait qu’un train par semaine et celui-ci partait le lendemain même. Un timing rapide qui ne nous a pas permis de découvrir Dar (pour les intimes…), mais ce n’était que partie remise.

Le lendemain, nous avons donc rejoint la gare, située au centre ville, en prenant les DART (Dar Rapid Transit). Ce système doté d’une grande ingéniosité nous a surpris. Ils ont construit des voies fermées sur la route dédiée spécialement pour ces bus. Depuis notre arrivée en Tanzanie, nous pouvions dire cette fois que l’efficacité et la rapidité était au rendez-vous, d’autant plus si nous comparions ces voies rapides au reste du trafic. Ici, le code la route nous a semblé inexistant.

Arrivés à la gare, nous sommes allés acheter nos billets de train. A première vue, il nous a semblé raisonnable et logique, au vu du prix, soit 15.60 CHF/billet, de prendre deux places en deuxième classe dans des cabines couchettes. La première classe est apparemment inexistante pour ce trajet (trouvez la logique…). Mais c’est avec agréable surprise (ou pas…), que nous avons découvert qu’il n’y avait pas de cabines mixtes et que si nous souhaitions être ensemble durant le trajet, nous devions payer une cabine entière, soit 6 places au total. Devant ce fait accompli, nous avons décidé de laisser notre confort suisse de côté, de sortir de notre zone de confort (ok l’argent a aussi pesé sur la balance, on va pas se mentir…) et nous rabattre sur la deuxième classe avec des places assisses, dites « sleeping seat ». Aventuriers que nous sommes (ou qu’on prêtant l’être…), vivre l’expérience des transports de manière plus locale nous a plutôt réjouis. Ça, c’était avant d’apprendre que l’information que Nicolas a trouvé sur Internet, c’est-à-dire 8h de train jusqu’à Moshi, était en réalité 16h (bye bye la nuit à l’hôtel réservée, bonjour la nuit blanche sur nos sièges « sleeping seat »…). Pour couronner le tout, Sara a découvert à ce moment-là les raisons qui ont poussé Nicolas à vouloir prendre le train. Non pas que le trajet était plus court que le bus (comme Sara l’imaginait et était à côté de la plaque…), mais pour sa magnifique vue sur les parcs nationaux (comme Nicolas l’imaginait et était à côté de la plaque…). En effet, de nuit il allait être difficile de voir quoi que ce soit (dans le c*** les lulus…). Au final, nous n’étions plus trop sûrs quant à la bonne idée de notre choix. Mais bon optimistes que nous sommes, nous nous sommes dit que l’aventure commençait vraiment.

Nous sommes partis de Dar avec une heure de retard (autant dire en avance en Tanzanie…). Le début du trajet était rythmé par de la musique africaine à plein tube, les changements de paysage et les arrêts du train. Ceux-ci étaient toujours accompagnés d’un bon gros klaxon de 30 secondes (autant dire que ça te perce les tympans...) à l’arrivée et rebelote au départ. Nous avons profité de la vue (surtout Nicolas…) durant les 3 premières heures car ensuite, c’était la nuit noire (autant dire que le passage dans les parcs était splendide…). Les fenêtres toutes ouvertes amenaient un agréable air frais qui était malheureusement parfois accompagné de fumée noire de la locomotive ou de nuage de poussière. Une fois la nuit tombée, nous avons décidé d’aller manger et goûter les bières locales dans le bar du train. Ceci nous a permis de découvrir que les Tanzaniens ont la descente plutôt rapide. Après quelques rencontres, quelques échanges, quelques bières et plusieurs parties de Yatzee (notre jeux favori du voyage...). Nous avons décidé d’aller dormir (ou plutôt essayé…).

Hakuna Matata !




Informations bonnes à savoir (prix) :

- Bus DART (Dar Rapid Transport): 600 STZ/ticket (0.25 CHS)

-Train Dar Es Salaam - Moshi : 39'000 STZ/ticket couchette (15.60 CHS) | 23'500 STZ/ticket seat sleeping (9 CHS)

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Publié le 12 décembre 2020

Pour suivre nos aventures, retrouve notre nouveau blog ici, https://levoyagedesaraetnico.org.

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