Carnet de voyage

Grèce

7 étapes
14 commentaires
Première étape de notre aventure autour du monde.
Octobre 2020
29 jours
Partager ce carnet de voyage
1

Quelques heures après notre départ, nous voilà arrivés dans la capital du pays de Socrate, des Giros et de l'Ouzo. Bien que notre arrivée soit douce et chaleureuse avec l'atmosphère et la bonne humeur Grecque, nous sentons la fatigue accumulée de la finalisation de nos préparatifs (administratifs, déménagement, les aurevoirs). Nous aimons réellement nos proches, mais les multiples apéro 1,2,3,10.. qui se sont accumulés auront eu raisons de nous (hé oui pourquoi en faire qu'un quand on peut se dire dix fois "A bientôt!").

En arrivant vers notre Hostel, nous sommes télétransportés dans une rue de Bombay. En effet, notre quartier ressemble plus à une ruelle indienne que grecque, avec une population typée du sous-continent Indien. Nous sommes plongés dans cette ambiance avec pleins de petites échoppes à tous les coins de rue. En se promenant, il est possible de trouver tout ce qui est imaginable à petits prix mais d'une qualité douteuse comme en atteste notre adaptateur acheté sur place.

Il était frappant de voir la séparation d’Athènes entre son centre historique, très touristique et le «nouveau» Athènes qui est plus local et sans grand charme. D’un côté, on y trouve de nombreux restaurants charmants et des ruelles remplies de marché. L’architecture et les ruelles nous plongent dans l’atmosphère hellénique. L’autre côté de la ville, les bâtiments semblent alors fades et sales. Dans un de ces quartiers, plus précisément «Omonia», nombres de drogués zonent dans les rues et préparent leur cuisine. Se rouler une clope ou faire fondre sa méth, quelle différence ? Aucune ! Par ailleurs, le prix des restaurants est inversement proportionnelle aux charmes des lieux. Et c’est dans cette balade perdue de ce côté de la ville, que nous avons fait la succulente découverte du meilleur restaurant bulgare d’Athènes (selon google...), avec sa délicieuse cuisine.

L’acropole, qui impose sa vue loin à la ronde, et l’ancien Agora, qui se fond dans son parc, restent tout deux les coups de cœur que nous avons eu durant notre séjour. Il est toujours impressionnant de voir ces magnifiques et grands monuments historiques et d'imaginer leur construction dans le contexte de leur époque. Et dans ces visites, nous avons également pu y voir d'autres ruines moins bien conservées.

Comme dirait Sara: "encore un tas de cailloux".

Adresses que nous recommandons :

- Hôtel : Athens Hawks Hostel

- Restaurant : Le «balkan»

2

Après avoir eu notre dose d’agitations citadines et de réveils nocturnes fait avec soin de la part des fêtards de notre hostel (mission remplie avec succès...), nous sommes partis chercher un peu de quiétude sur l’île de Naxos.

Après quelques heures de ferry et la récupération de notre voiture de location, nous avons découvert la beauté de cette île montagneuse. En nous dirigeant vers notre hotel, nous avons pu découvrir une ambiance plus calme et un mode de vie plus proche de la nature. Les agriculteurs, les troupeaux d’animaux, les petits villages typiques et rustiques parsemés sur l’île font le charme de celle-ci. En plus de sa tranquillité, cette île est réputée pour ses plages et ses spots venteux qui sont idéaux pour le kitesurf et la planche à voile.

Souhaitant remettre nos muscles à épreuves, nous avons profité d’avoir devant nous le plus haut sommet des Cyclades et avons gravis ce fameux Mont Zeus. Nous avons décidé de le parcourir en une boucle, en laissant notre voiture au village «Filoti». De là-haut, nous avons pu profiter d’une splendide vue sur l’île et les montagnes avoisinantes. Après 12.8km, 3h30 de marche, un sommet venteux qui a mis Sara de mauvaise humeur (oui, oui, à cause du vent...), une descente casse-pattes et un peu de sueur, nous avons profité de copieuses crêpes en récompense de notre effort.

Le lendemain, nous sommes allés à Naxos pour visiter cette charmante petite ville (encore selon google…). Bien qu’elle ne manque pas d’arguments, nous n’avons pas été totalement séduit. Cependant, cela nous a permis de découvrir une grande porte (qui mène nulle part...) et de prendre nos billets pour notre prochaine destination, Santorin.

Adresses que nous recommandons :

- Hôtel :Magic Land

- Restaurant : La crêperie "Gratsiano cafe bar"

3

Santorin, l’île des amoureux paraît-il ? Pour notre part, c’était plutôt l’île des touristes en quad qui s’appropriait la route (comme dirait Bb : « ils ont crû que c’était la route à leur père ! »).

En arrivant à Santorin, la vue depuis le ferry donne la couleur. Les villages de Oia et Fera sont perchés en haut des falaises. Toutes les maisons blanches ressortent du fond gris, noir et rouge des falaises volcaniques de l’île.

Nous avons pris place dans notre nouvelle maison à Perissa. Ce village, qui nous a semblé relativement vide (sûrement dû à la période), grouille de restaurants, de bars, de cafés et de boutiques souvenirs. Durant la haute saison, ce lieu doit certainement être pleins de vie.

Nous avons visité Oia et Fera. Le charme de Oia est connu et ce n’est pas pour rien. Les petites ruelles pavées serpentent entre les maisons blanches typiques d’ici. Celles-ci se fondent les unes aux autres. Avec une vue sur la mer Égée, cela donne un spectacle digne des cartes postales.

Nous sommes brièvement passés par Fera. Cette ville semble plus urbanisée, bien que nous retrouvons quelques maisons typiques comme celles d’Oia. Les ruelles dans lesquelles nous nous sommes glissés nous donnais l’impression de nous trouver dans un labyrinthe. C’est par ce labyrinthe que nous pouvons accéder au vieux port, soit en prenant un téléphérique (pour les fainéants...) ou (pour les sportifs...) en avalant 600 marches. De là, partent les excursions vers le volcan de Néa Kaméni et les sources chaudes de Paléa Kaméni, dans lesquelles nous pouvons nous y baigner. Deux choses que nous avons eu le plaisir de découvrir.

Le volcan actif de Néa Kaménie en valait le détour, de par son paysage lunaire et la surprenante sensation de sa roche chaude une fois proche du cratère. Malheureusement, il semblerait que le volcan ait puisé dans les sources de chaleur qui, selon notre constat, aurait laissé les bassins "chauds" sur la touche. Ils ont eu le temps de tempérer (si tu vois ce qu’on veut dire…). Cette découverte n’aura pas été fructueuse pour nous mais l’eau et la boue couleur rouille, ainsi que l’odeur métallisé aura été une réussite pour notre produit lessive.

En plus de ses terres volcaniques, Santorin est connu pour son vin. Par notre sensibilité aux plaisirs gustatifs, c’est tout naturellement que nos pas nous ont dirigés vers le musée du vin. La visite nous plonge dans l’histoire d’une famille de vignerons et retrace le travail et les méthodes à travers le temps sur l’île de Santorin. D’une pierre deux coups, en plus d’augmenter notre culture sur la vinification, le musée nous a offert la possibilité de satisfaire notre palais de quatre verres de vin.

Adresses que nous recommandons :

- Restaurant: "Hellas"

- Restaurant: "Sirocco"

- "Wines Museum"

4

Après notre séjour sur les traces d’Ulysse (un voyageur inconnu selon Sara...) dans les îles des Cyclades, nous avons décidé d’aller dans la Péloponnèse afin de marcher sur les pas d'Achille et Hercule.

Nous sommes donc partis d’Athènes avec notre voiture louée chez des gens charmants (jusqu’à ce qu’on refuse leurs assurances supplémentaires...). Pour atteindre la Péloponnèse, nous avons dû traverser le fameux canal de Corinthe. Celui-ci nous fait penser à une découpe au couteau dans le sol sur 6 km, 50 m de profondeur et 25 m de large. Nous sommes en effet impressionnés par ce long couloir étroit à nous imaginer des bateaux le traverser afin d’éviter un détour de 400 km.

En poursuivant notre route, nous découvrons un autre style de paysage grecque, montagneux et très vert. Les petites routes qui sillonnent dans les vallons, nous offre une magnifique vue des oliveraies sur un fond montagneux.

Nous nous sommes arrêtés à notre première destination, Nauplie (Nafplio pour les grecques). Une ville pas très grande et qui paraît banale au premier abord, mais, en se rapprochant du centre historique, qui est en faite superbe. Nous avons escaladé 900 marches pour y découvrir un énorme château perché sur une colline, le château de Palamidi. De-là, nous avons une sublime vue sur Nauplie et sa charmante vieille ville.

Nos pas nous ont ensuite amené vers Epidaure, un ancien théâtre tout en pierres (on peut dire que cette fois-ci, c’était le plus beau tas de cailloux…). Il est le théâtre le mieux conservé de l’antiquité. Du fait qu’il était enseveli, il n’a pas été pillé. Si nous étions à la bonne période, nous aurions été ravis de vivre un concert dans ce théâtre bimillénaire, qui est réputé pour la qualité de son acoustique. Voyons le positif, nous avons tout de même profité de la charmante voix d’une touriste italienne émerveillée d’être une artiste le temps d’une comptine. Et en effet, le son et les résonances qui dégagent de la scène sont juste incroyables.

Avant de reprendre la route, nous avons visité Mycène. Les Tombeaux nous ont particulièrement impressionnés. D’imaginer que ces structures ont été construites il y a 3’500 ans semble assez fou. Certaines pierres ont une taille démesurée et démontrent qu’à cette époque déjà, un savoir faire certain existait. Hormis une porte intacte et imposante qui délimite la cité, les restent de ladite «cité» nous ont surtout rappelé les tas de cailloux que nous avons si souvent pu observer.

Adresses que nous recommandons :

- Hôtel: Polydor

- Restaurant: «Allotino Coffee & Bar»

5

Pour poursuivre notre trip dans la Péloponnèse, nous sommes descendus vers le sud, dans la région de Laconie. Le trajet nous a permis de découvrir une autre partie de la Péloponnèse. En effet, après avoir longé plusieurs heures la côte, nous avons pris un col qui nous a amené sur des plaines montagneuses. Cet étendu de végétation nous donnait l’impression de nous retrouver seuls dans la nature, perdus au milieu de nul part. C’était une sensation assez incroyable. Un dépaysement total (ou pas…) ! Elle nous ramenait à une petite sensation familière quand même. Ce paysage nous rappelait vaguement un terrain connu, le Jura, en plus exotique bien sûr.

Arrivés à destination, nous avons commencé par découvrir l’île d’Elafonisios. Après avoir pris le ferry, nous avons décidé de profiter de notre temps et de nos muscles pour traverser l’île à pieds. C’est sous la chaleur, sur la route principale et entourés de quelques végétations plutôt sèches que nous avons parcouru les 5km qui nous séparaient du port à la belle plage de Simos. Après avoir bravé la chaleur de midi, une bonne baignade était la bienvenue dans cette piscine sauvage. Nous avons eu la surprise de découvrir une eau turquoise et transparente, digne des îles tropicales. Sur cette plage d’un kilomètre de long, nous avons pu profiter de la tranquillité du lieu car il n’y avait presque personne (merci covid...). Ou du moins, c’est ce que l’on croyait. C’était avant de nous diriger au seul bar du coin en passant l’angle de la plage. La plage dite «déserte» était en faite remplie de touristes (petit rappel pratique que la vie n'est qu’une question de perception...).

Dès le premier soir, nous avons repéré un restaurant sur la côte. Son nom "Creative Greek Cuisine" en dit long sur le style de restaurant et en effet, il porte bien son nom. Les plats étaient recherchés et délicieux et les prix très abordables. Le coup de coeur que nous avons eu pour ce lieu, nous a fait y retourner les soirs suivants.

Le lendemain, avant de rejoindre Sparte, nous nous sommes arrêtés pour visiter Monemvasia. Nous voyions de loin cette presque île qui est reliée au continent uniquement par un pont. Elle paraîtrait anodine au premier abord, vue depuis le continent. Qui devinerait que derrière cette roche, une ville s’y cache ? C’est en s’y approchant de plus près et en la contournant, que nous pouvions commencer à voir le mur qui la protégeait. Et une fois passé ce mur (ou plutôt cette porte qui remonte le temps), nous avons fait la splendide découverte de Monemvasia, cette charmante ville qui te transporte dans une autre époque. La partie basse de la ville est un mélange surprenant d’anciens bâtiments bien entretenus, colorées et vivants (restaurants, habitations, boutique etc...) et de vieux bâtiments en ruines, tel que la partie haute de la ville, qui était l’endroit des riches et des nobles. Nous avons profité de la ballade pour nous arrêter manger et avons découvert un restaurant avec une délicieuse cuisine.

Adresses que nous recommandons :

- Hôtel: "Georgia's Houses"

- Restaurant: "Athivoli Creative Greek Cuisine"

- Restaurant: "Kanoni"

6

Après plusieurs heures de voitures, nous avons pu voir la chaîne de montagnes qui s’élève proche de Sparte. Le cadre est beau avec le sommet le plus grand de la Péloponnèse. Cependant, en entrant dans la ville de Sparte, nous avons rapidement déchanté. La ville fait principalement penser a un bloc note quadrillé avec des bâtiments. La ville n’a pas beaucoup de charme au premier abord et les circonstances nous n’ont pas aidé (une vieille dame suspecte a essayé de braquer notre voiture...). Mais en nous immisçant dans la ville, nous avons pu découvrir de charmantes places, bars, restaurants, magasins et surtout, la statue de Leonidas, le fameux roi Spartiate du film 300 (un culte pour Nicolas, un peu moins pour Sara…).

Par la suite, nous sommes allés découvrir la ville fortifiée de Mystra. L’emplacement de cette ville nous a particulièrement marqué. Nous voyions au loin, cette énorme roche, pointue et vertigineuse, la ville posée dessus et pour couronner le tout, le château sur la pointe. La première question qui nous traverse l’esprit est : « Pourquoi ?». Pourquoi se donner tant de mal à construire sur ces pentes vertigineuses alors que toute une plaine est disponible ? La réponse semble évidente, la défense. Au fils des années, il semblerait que nos préoccupations et les dangers menaçants ont quelque peu changés. A l’heure actuelle, qui construirait si hauts pour combattre les attaques du Covid alors qu’un 36 m² et un abonnement Netflix suffisent (paraît-il…) ? En marchant plusieurs heures à travers Mystra, nous avons pu découvrir de magnifiques églises et leurs façades, laissant apparaître des décorations en briques de terre cuite. Un beau mélange de couleurs !

Adresses que nous recommandons:

- Hôtel: Cozy Apartment

- Restaurant: "Kapari"

- Musée de l'huile d'olive

7

Nous avons poursuivi notre trip dans la Péloponnèse en allant nous promener dans les gorges de Lousios. Cette balade est réputée pour visiter deux monastères qui se trouvent sur le chemin. Nous avons été impressionnée par le Monastère Prodromos qui est construit dans une falaise et qui donne une incroyable vue sur la vallée et les montagnes. En plus, l’accueil est chaleureux avec un café offert à l’intérieur. Nous nous sommes ensuite arrêtés dans deux villages typiques de la région Karytaina et Dimitsana. Leurs bâtiments tout en pierres leur donnent un charmant absolu. Hormis l’architecture, nous pouvions presque nous sentir dans nos villages de montagne, bière sur une terrasse au soleil, qui donnait un petit goût d’ambiance d’après ski.

Pour terminer notre trip dans la Péloponnèse, nous avons décidé d’aller visiter le village de Kalavryta. L’endroit est connu pour son train qui part de la côte et passe dans de splendides gorges. A notre deuxième essais d’achats de tickets, nous avons pu prendre le train et aller voir ça par nous-même. Effectivement, le paysage est à couper le souffle. A certain passage nous pourrions croire que le train est suspendu dans le vide. Les gorges sont magnifiques et les lieux font très rustiques. Kalavryta nous a fait légèrement penser à un mini Verbier. Il faut savoir, qu’il est possible de skier en hiver et cela se ressent. C’est la première fois en Grèce que nous voyions des magasins avec des affaires de montage et d’hiver. Nous sommes allés visiter le musée de l’holocauste de Kalavryta qui explique la tragique histoire de ce village. Le musées est situé dans l’ancienne école où a eu lieu le massacre de la population locale par les allemands lors de la seconde guerre mondiale.

Après ces quelques jours plus tranquilles au Nord, nous sommes retournés à Athènes pour terminer notre séjour en Grèce. Ce retour était quelque peu étrange. Nous avions quitté Athènes quatre semaines plus tôt. Nous pouvons dire que l’ambiance entre le Athènes de notre arrivée et le Athènes de notre départ était bien différente. Nous avons quitté un Athènes festif avec de la vie. Nous l’avons retrouvé avec un couvre-feux, la fermeture des magasins, des restaurants et un port de masque constant (autant dire que l’air frais, on le prenait dans notre chambre...). Nous avons eu du plaisir à découvrir différentes régions de ce magnifique pays, sa culture, la bonté et la générosité des Grecques. Mais nous étions tout de même soulagés de le quitter au vu des nouvelles mesures, de cette ville vidée qui a perdu son âme.

Après quelques repérages du contexte mondiale et des possibilités qui s’offraient à nous (ou pas...), nous avons décidé de sauter les deux pieds dans le plat de l’aventure et de partir pour la Tanzanie.

Akuna matata !

Adresses que nous recommandons :

- Hôtel: "Agia Theodora Isaris" (situé à Isaris, 45km de Dimitsana)

- Restaurant de l'hôtel: "Agia Theodora Asaris"

- Restaurant de la guesthouse: "Vrenthi" (situé à Karitena, 30km de Dimitsana)