Andalousie 2022

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Passage en Andalousie et à quelques autres endroits en Espagne, durant l'été 2022, en revenant de notre road trip au Portugal
Du 11 au 21 août 2022
11 jours
Dernière étape postée il y a 36 jours
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Publié le 11 août 2022

Nous nous levons dès 7h30. Nous avons réservé la visite de la cathédrale de Séville à 12h50 et il y a un décalage défavorable d’une heure entre le Portugal et l’Espagne. Nous prenons donc notre petit-déjeuner et chargeons la voiture. Nous partons vers 8h50. Il faut deux bonnes heures pour parcourir les 200 km qui séparent Faro de Séville. Nous arrivons donc vers midi. J’ai réservé un parking pour deux jours. Nous partons donc vers la cathédrale à travers la ville et entamons la visite vers 12h40.

La Catedral de Santa María de la Sede de Séville, ou cathédrale Notre-Dame du Siège, a été construite à partir de 1402 dans le style gothique et consacrée en 1507. Elle a été construite à l’emplacement d’une grande mosquée almohade pour symboliser, par un monument prestigieux, la prospérité de la capitale andalouse devenue une grande cité commerçante après la Reconquista. C’est la plus grande cathédrale d’Espagne. Elle mesure 132 mètres de long et 83 mètres de large sur toute sa longueur ; les voûtes de sa nef centrale s'élèvent à 42 mètres. Elle possède une trentaine de chapelles latérales. Elle a conservé la Giralda, l’ancien minaret hispano-mauresque de la mosquée almohade. La cathédrale est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1987.


Nous allons d’abord dans la sacristie principale, qui abrite le Trésor de la Cathédrale, notamment l’ostensoir monumental en argent de Juan de Arfe, qui est le plus grand au monde et pèse 300 kg.


Lando s’intéresse beaucoup au tombeau de Christophe Colomb, dont les restes ont été rapatriés de Cuba à la fin du XIXème siècle. Séville se disputait avec Saint-Domingue l'honneur d'abriter les restes de l'illustre navigateur. Le débat est tranché puisque des analyses ADN comparées avec les restes du fils et du frère du navigateur, confirment le lien de parenté avec la dépouille de Séville.


L'édifice dispose de la plus longue nef d'Espagne avec 132m, large de 83m et haute de 42 m. Dans le corps principal de l'édifice se distingue le chœur, qui occupe le centre de la nef, avec deux grands orgues, qui sont en acajou de Cuba.


Le chœur s'ouvre sur la chapelle principale, ou Capilla Mayor, qui est dominée par le colossal retable gothique comprenant 45 panneaux sculptés sur 220 m², constitués de 1500 figurines ciselées dans du bois de cèdre et dorées avec 1200 kg d’or, représentant des scènes de la vie du Christ. Ce chef-d'œuvre unique et véritablement extraordinaire du sculpteur flamand Pieter Dancart est l'ouvrage de toute une vie et constitue le tableau d'autel le plus grand et le plus riche du monde et l'une des plus somptueuses pièces sculptées de l'art gothique. La perspective a été prise en compte et les panneaux du haut sont plus hauts que ceux du bas, pour paraître de hauteur identique.


Lando, Célia et moi montons dans la Giralda. Cela se fait par 34 rampes, tournant sur les côtés de 13,6 mètres de sa base carrée, et un escalier final d’une quinzaine de marches. La montée est donc assez longue, la vue sur le centre de Séville compense l’effort.

La Giralda, ancien minaret de la mosquée préexistante, exerce la fonction de tour et de campanile ou clocher de la cathédrale. Elle a été construite à l'image du minaret de la mosquée Koutoubia de Marrakech par les maures, puis l'étage supérieur et le clocher à lanternon ont été rajoutés par les chrétiens, et sont de style Renaissance, pour rappeler que c’était désormais devenu la maison de Dieu, et non plus celle d’Allah. La Giralda mesure 97,5 m, et même 104 m si on ajoute le Giraldillo.


Nous nous retrouvons ensuite dans la Cour des orangers, qui servait à l’origine aux ablutions. Elle date du XIIème siècle.


Nous sortons de la Cathédrale peu avant 14h. .

Pour faire simple pour le déjeuner, nous allons manger dans un fast-food. Nous allons nous installer dans notre appartement vers 14h45. C’est un petit logement en L, au rez-de-chaussée d’un petit immeuble. Il n’y a des fenêtres que vers le patio. L’appartement est très bien équipé avec une cuisine et même une machine à laver. Après avoir bu un café, je vais chercher la voiture pour décharger, en double file, tous nos bagages. Nous repartons ensuite immédiatement pour la deuxième visite de la journée. Célia reste à l’appartement car elle ne se sent pas bien.


Je pars donc avec Virginie et Lando vers 15h30. Nous prenons la voiture pour aller visiter la Casa de Pilatos, ou « Maison de Pilate », un palais aristocratique situé dans l’ancien quartier juif du centre historique de Séville. Bâtie essentiellement aux XVème et XVIème siècles, elle marie autour de plusieurs patios et jardins les styles mudéjar, gothique et renaissance. Son organisation spatiale, ses qualités architecturales et la richesse de sa décoration en font, avec l'Alcázar, le meilleur exemple de l'architecture civile andalouse de la fin du Moyen Âge et du début de la Renaissance. Certains voient dans la Casa de Pilatos le prototype même du palais sévillan. Son nom proviendrait de sa proximité avec la première station du chemin de croix de Séville, quand Jésus quitte la maison de Ponce Pilate à Jérusalem, et la population aurait donné le nom du préfet romain à la maison, par proximité.

Après avoir franchi un mur percé d'une Cancela, porte en fer forgé, du XVIIIème siècle, nous accédons au patio principal, véritable cœur et porte d'entrée des parties résidentielles, autour duquel sont distribuées les différentes pièces. De par sa composition, le patio est de style renaissance ; il présente toutefois de remarquables éléments mudéjars et gothiques, la synthèse de ces différents courants concourant à l'élégance et à l'originalité de l’ensemble. Autour de la cour centrale carrée courent deux séries d'arcs réparties sur deux niveaux et ouvrant chacune sur une galerie donnant accès aux salles. Le premier niveau d'arcades entoure complètement la cour. La forme, en plein cintre, et la décoration des arcs sont très nettement inspirées de l’art mudéjar : des stucs délicats envahissent tout l'espace décoratif depuis les écoinçons jusqu'à la base du niveau supérieur. Le deuxième niveau d'arcades, à l'étage supérieur, n'entoure que trois côtés de la cour : le côté donnant sur l’apeadero est aménagé sous forme de terrasse. Les arcs, en anse de panier, sont d'inspiration renaissance. Polychromes, ils sont soutenus par des colonnes aux chapiteaux en feuilles d'acanthe, rappelant ceux de la période califale, tels qu'on peut les voir à la Mosquée de Cordoue. Une balustrade ajourée de style gothique court tout le long du deuxième niveau. Au centre de la cour, pavée de dalles de marbre, trône une fontaine en marbre à double vasque, très nettement italianisante, et pétrie de références à l'Antiquité classique. Un groupe de dauphins sculptés est adossé au pied central de la fontaine, qui soutient la vasque supérieure, circulaire, couronnée d'une statue de Janus. Deux statues d'Athéna ornent les angles de la cour. L'une d’entre elles est un original grec du IVème siècle av. J.-C., tandis que l'autre est une copie romaine restaurée au XVIème siècle.

Les murs des galeries de la cour sont ornés de remarquables azulejos aux couleurs profondes à dominante bleu, qui furent réalisés au XVIème siècle. Des portes ainsi que des baies géminées ajourées permettent la communication avec les pièces qui l’entourent. Les murs sont également ornés de niches où sont placés vingt-quatre bustes d'empereurs romains et des représentations de personnages de la mythologie grecque.


Les pièces entourant le patio sont elles aussi richement décorées. Nous suivons l’ordre de visite proposé par l’audioguide, auquel nous accédons par notre téléphone. Nous allons d’abord dans le Salón del Pretorio, Salon du Prétoire, orné d'un admirable plafond artesonado à caissons, incrusté de blasons de maisons nobiliaires, exécutés en 1536. Les parois sont revêtues de panneaux d’azulejos et de stucs de facture mudéjare.


Nous allons ensuite dans la salle dorée et le petit jardin. Jusqu’au début du XXe siècle, l’espace qui constitue aujourd’hui un seul et même jardin était divisé en deux petits jardins séparés par des constructions sans intérêt, que leur démolition a permis d’agrandir et d’unifier. Un bassin, dont le jet d’eau est orné d’un jeune Bacchus de bronze de Mariano Benlliure, rappelle que ce palais avait le droit de disposer de l’agua de pie, l'eau courante, c’est-à-dire d’être directement relié aux Caños de Carmona, Conduits de Carmona, aqueduc qui fournissait l’eau des fontaines de la ville, et dont quelques restes demeurent dans la rue Luis Montoto. Cette eau, monopole de la Couronne, servait à irriguer les vergers de l’Alcazar et, rare privilège, des concessions en étaient faites à des couvents ou des particuliers. Vers 1480, date de l’acquisition des premières maisons constituant le noyau initial du palais actuel, seuls vingt privilégiés jouissaient de cette agua de pie. C’est pourquoi la possession d’un jardin était un symbole évident de distinction sociale.


Nous repassons par le patio pour atteindre le salon attenant à la Capilla de la Flagelación, ou chapelle de la Flagellation. Un arc en anse de panier profusément décoré de motifs en plâtre de style plateresque donne accès à la chapelle. Considérée comme la pièce la plus ancienne du palais, celle-ci constitue un exemple singulier de la fusion des langages chrétien et musulman dans l’art mudéjar. Elle est recouverte de deux voûtes de tiercerons dont les nervures, ornées de motifs végétaux et des armes des Enríquez et Sotomayor, reposent sur des anges de la Passion.


Nous allons dans le cabinet de Pilate. Située sous la Tour (Torreón), cette pièce correspond à l’un des « quarts » du schéma traditionnel du palais, ou salle allongée avec chambres carrées aux extrémités. Elle hérite de certaines des caractéristiques du salon principal de cérémonies, salon royal ou qubba, de l’architecture hispano-musulmane. Ouverte sur le patio et l’ancien verger par une galerie à portique, elle est recouverte d’un plafond à structure déprimée de lacis à « calle y cueva » composé de cercles de dix entrelacs ayant pour centre une étoile à dix branches. Cette configuration ressemble à celle qui fut utilisée sur les coupoles qui représentent symboliquement la voûte céleste.


Nous débouchons dans le grand jardin. Espace utilisé comme verger dans le palais mudéjar primitif, il connut une profonde transformation après l’arrivée à Séville, en 1568, de l’architecte napolitain Benvenuto Tortello, chargé par le 1er Duc d’Alcalá de rénover le palais pour y exposer la collection qu’il avait réunie à Naples depuis 1558, lorsqu’il avait été nommé vice-roi par Philippe II. L’architecte choisit d’altérer le moins possible l’édifice et de construire un nouveau palais, attenant au premier, autour du verger transformé en jardin archéologique. Pour ce faire, il suivit le modèle du palais de l’Antiquité tardive, caractérisé par des loggias superposées tournées vers un paysage ouvert, à la mode dans l’Italie du début du XVIème siècle. Au lieu de le copier, il l’inversa, en ouvrant les galeries vers un jardin fermé et, dans le but d’y incorporer tout l’ensemble architecturo-sculptural, il projeta les colonnes et les arcs dans les murs des loggias au moyen de pilastres et d’arcs aveugles qui encadrent les niches accueillant les pièces archéologiques.

Nous resortons du palais vers 17h05. Nous partons faire des courses pour le dîner dans un Alcampo. Je fais aussi le plein de carburant. Nous rentrons à l’appartement juste avant 19h. Lando est malade ce soir, il vomit plusieurs fois. Célia, Virginie et moi mangeons vers 21h.

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Publié le 12 août 2022

Je me lève vers 8h30. Je prends mon petit-déjeuner. La famille se lève vers 9h. Lando est encore malade. Du coup, seuls Célia, Virginie et moi partons nous promener ce matin vers 10h30.

Nous passons de nouveau par la plaza Nueva pour atteindre la place San Francisco. Les deux places sont séparées par l’hôtel de ville. En 1526, à la suite du mariage, célébré à Séville, du roi Charles Quint et de sa cousine Isabelle de Portugal, la ville voulut construire un édifice représentatif du pouvoir et de l'importance de la ville qui abriterait l'ayuntamiento, le gouvernement local. Les plans de l'édifice furent dessinés par l'architecte Diego de Riaño, qui dirigea sa construction entre 1527 et 1534, l'année où il mourut. Il fut remplacé par Juan Sánchez qui termina des travaux en 1540. Diego de Riaño est notamment le concepteur de la partie méridionale de la façade est, qui donne actuellement sur la place de San Francisco, dont l'extrémité sud était, à l'époque, occupée par le couvent de San Francisco. Ce pan de façade, de style plateresque, est décoré d'écussons et de bas-reliefs symbolisant des concepts comme la Justice ou l'Harmonie ou représentant des personnages historiques et mythiques emblématiques de la fondation et du pouvoir de la ville, comme Hercule, Jules César ou Charles Quint. L'arche qui reliait l'hôtel de ville et le couvent fut réalisée par Juan Sánchez. Le reste de la façade est vierge, et la décoration semble avoir été arrêtée en cours de réalisation.

Nous allons ensuite derrière la cathédrale, pour visiter l’Alcazar. Je remarque que le bâtiment des Archives générales des Indes est fermé. Il contient les archives de toutes les expéditions de découvertes et d’explorations en Amérique, puisque c’est bien une autre route des Indes qui était recherchée.


L´ensemble architectural de l´Alcázar de Séville tire ses origines de l´évolution de l´ancienne Hispalis romaine, la Spali du temps des Goths, et plus particulièrement au début du Xème siècle, en 913, quand le Calife de Cordoue Abd al-Rahman III, surnommé An-Nâsir, ordonne la construction d´une nouvelle enceinte pour le gouvernement, la Dar al-Imara, siège du pouvoir des Omeyyades d´al-Andalus.

Au palais du gouvernement des Omeyyades du Xème siècle a été ajouté le Nouvel Alcázar des Abbadides, les personnes au pouvoir à Séville et ses alentours durant le Xème siècle. Par la suite, les Almoravides étendent cet espace gouvernemental jusqu´au Guadalquivir. Au XIIème siècle, les Almohades complètent les constructions de l´époque arabe avec d´autres édifications. On note la succession des dynasties pendant la période Maure. La conquête castillane du territoire en 1248-49 donne à l´Alcázar le statut qu´il possède encore de nos jours : le siège de la Couronne et l´enceinte du pouvoir municipal de la ville. Des palais tels que le Gothique, dans lequel Alphonse X Le Sage façonne les idées du nouveau cadre culturel, ont été ainsi édifiés sur les précédentes bases du palais, formant ainsi une intégration historique de cultures qui constituent l´essence même de Séville. Le Palais Mudéjar de Pierre Ier, construit durant le XIVème siècle, fait apparaître de nouvelles conceptions méditerranéennes de la version arabe, lorsque la société al-Andalus était dominée par la Couronne de Castille.


Nous devons faire un petit aller-retour pour récupérer les billets puis nous pouvons entrer par la Puerta del León, ou Porte du Lion, puis son patio. Célia et moi montons les quelques marches pour atteindre la salle de justice aux stucs mudéjars, surmontée d’un magnifique plafond en bois sculpté, le plus ancien du palais, et agrémentée du clapotis d’une petite fontaine. C’est ici que le roi Pierre Ier, dit « le cruel », qu’on appelle aussi Don Pedro, a fait exécuter son demi-frère, qui couchait avec sa femme. La salle donne sur le patio de Yeso, redécouvert au XIXème siècle.


Nous continuons vers le patio de la Monteria, de style mudéjar, c’est-à-dire mélange d’art chrétien et d’art musulman : piliers octogonaux, belles arches polylobées sous la corniche et colonnettes de marbre. « Et le seul vainqueur est Allah », annonce le verset sur la façade du palais de Don Pedro.


Nous allons d’abord à droite du patio. Nous entrons dans la salle des amiraux, qui présente quelques tableaux des XIXème et XXème siècles.


Derrière la salle des audiences est plus mémorable : les armoiries des amiraux castillans qui ont participé à la découverte des Amériques tapissent les murs, au milieu trône le tableau de « La Vierge des Navigateurs », que Alejo Fernandez a peint entre 1531 et 1536. La Vierge couvre de son manteau le roi Ferdinand le Catholique, l'empereur Charles Quint (à la cape rouge) et, à genoux, les navigateurs Christophe Colomb, Amerigo Vespucci et l'un des frères Pinzón. Les volets du retable représentent quatre saints (saint Sébastien, saint Jacques le Majeur, saint patron de l’Espagne, Saint Elme, patron des marins, et saint Jean l'Évangéliste). C’est le premier tableau traitant de la conquête des terres nouvelles et qui représente des indigènes (en tout petit).


Nous entamons la visite du palais de Don Pedro, le palais mudéjar, par le vestibule. C’est par là que passaient les visiteurs de marque, donc nous avons bien été reconnus !


Nous débouchons sur le patio des Demoiselles. C’est le centre du palais, un chef d’œuvre mélange de style mudéjar et style plateresque. On trouve des versets du Coran gravés dans les stucs, côtoyant les armoiries de Castille et Leon. La polychromie des portes et des décorations est encore visible. Les galeries supérieures ont été ajoutées à la Renaissance sous Charles Quint.

Le côté Sud du patio s’ouvre sur la salle du plafond de Charles Quint. La salle possède des portes de bois à entrelacs mudéjar. Elle doit son nom au plafond composé de 75 caissons octogonaux ornés de bustes, voulu par Charles Quint et réalisé entre 1541 et 1543 par Sebastián de Segovia.


La chambre du Prince comporte une partie centrale rectangulaire et, à chacune de ses deux extrémités, une alcôve, dont celle de la reine, couronnée d'une superbe coupole octogonale à caissons mêlant motifs mudéjar et Renaissance.


Vient ensuite la Cour des Poupées, ou patio de las Muñecas. Cette partie du palais était probablement réservée à la reine. Ce patio devrait son nom à la présence de minuscules visages, sculptés dans le stuc, que nous n’arrivons pas à déceler. Les chapiteaux sont en marbre blanc finement ciselé et proviennent de la résidence du calife à Médinat-al-Zahara, près de Cordoue, détruite au XIème siècle, moins d’un siècle après sa construction. La cour a été profondément modifiée au XIXème siècle. Elle a été surélevée, un entresol néo-mudéjar a été ajouté et on l’a couverte d’une verrière, ce qui est contraire à la tradition sévillane, où les patios servent à faire circuler l'air.


Nous passons dans le Salon du Plafond de Philippe II. Ce salon, tout en longueur, avec son plafond à caissons aux motifs disposés en croix, donne sur le jardin du Prince. Une triple rangée d’arcades constitue l’entrée vers le salon des Ambassadeurs ; elle est connue sous le nom d'arc des Paons, pour sa décoration répétant les motifs de cet animal.


Le ravissement continue dans le salon des Ambassadeurs. Les arabesques et la finition de ces artisans et artistes nous enchantent. Le salon des Ambassadeurs est la salle la plus somptueuse du palais. C'est ici que le roi recevait ses hôtes de marque. Le jeune Charles Quint y célébra ses noces avec Isabelle de Portugal en 1526. De plan carré, qoubba, le salon est couvert d’une coupole hémisphérique dorée. La coupole repose sur des stalactites de bois doré. Ces stalactites forment tout un réseau d'alvéoles et s'intègrent dans des trompes d'angles qui assurent la transition entre la coupole circulaire et le plan carré de la salle. Sous la coupole, une frise gothique aligne les portraits des monarques espagnols, depuis les Wisigoths jusqu'aux Rois catholiques. Les murs, comme dans les autres salles du palais, sont décorés d'azulejos et de stucs. Les balcons de bois qui émergent dans la partie supérieure datent de la fin du XVIème siècle. Sous les balcons, une série de niches forme une frise qui fait le tour du salon. Le salon communique sur trois côtés avec les salles voisines par une triple rangée d’arcades en fer à cheval, encadrée par un arc, lui-même en fer à cheval, beaucoup plus grand.


Nous sortons finalement du palais mudéjar par la salle des Infants. Nous débouchons dans des jardins réalisés à l’époque de la Renaissance, et compartimentés par des murs décorés de fontaines et d’ornements maniéristes. On y reconnaît l’héritage musulman dans la prolifération des fontaines basses recouvertes d’azulejos et dans les orangers en espaliers dominant les murs. Nous passons à travers le jardin du Prince, la colonne d’Al-Mutamid, la fontaine de Troya et le jardin de la Dance.


Je descends sous le palais pour voir les bains de Dona Maria de Padilla, la maîtresse du fameux Pierre Ier. C’est une enfilade d’eau et de pierres, une sorte de piscine, sûrement trop fraîche.


Célia et Virginie restent dans le jardin de la Danse et je vais un peu me promener à travers le jardin des Dames, Jardin du Pavillon de Charles Quint et je reviens par la galerie du grotesque, ce qui me permet d’avoir une vue plus globale. Les jardins de l’Alcazar sont beaucoup plus vastes et mériteraient une visite dédiée. Ils ont été remodelés jusqu’au XIXème siècle et occupent une superficie environ six fois plus grande que celle que j’ai parcourue.


Nous passons ensuite assez rapidement par le palais gothique. Il a été réaménagé pour Charles Quint, qui conserva la structure gothique du rez-de-chaussée. La base des murs est décorée d'azulejos réalisés par Cristóbal de Augusta entre 1577 et 1578, pendant le règne de Philippe II. Nous passons à travers le Grand Salon, le Salon des Tapis et la Chapelle, pour déboucher dans la cour de la Croisée.


Nous quittons ensuite l’Alcazar par la cour des Drapeaux, là où nous avions acheté les billets d’entrée.

Nous rentrons à l’appartement vers 13h30 et nous mangeons des tapas : différents morceaux de charcuterie espagnole, des fromages et des olives, avec de la tortilla. Nous passons ensuite l’après-midi au frais et nous nous reposons.


Je ressors avec les enfants vers 17h45. Je les emmène promener dans le centre de Séville. Nous allons d’abord tout près de l’appartement, devant l’église de la Magdalena.


Nous passons ensuite près de la chapelle San Jose, avant d’atteindre la place de Salvador, avec l’église del Divino Salvador.


Nous allons ensuite vers le Nord jusqu’au Metropol Parasol. Rebaptisé les Selas, ou champignons, à cause de leur forme, cette construction en bois de 11000 m² est un défi architectural conçu par un berlinois. Nous en profitons pour être photographié devant le logo de la ville. Il y a plusieurs églises à proximité de la place.


Nous revenons sur nos pas, puis allons vers l’église San Isidoro. Nous passons aussi devant plusieurs palais de la ville : la casa de los Pinelo, la casa de Salinas et la casa Fabiola, près de l’église Santa Cruz.


Nous déambulons dans le quartier de Santa Cruz et trouvons la place de la Alianza, avant d’arriver à l’Hospital de los Venerables. Je finis par trouver un glacier pour offrir une glace aux enfants.

Nous rentrons finalement à l’appartement vers 19h30. Virginie a préparé une sauce bolognaise. Nous mangeons vers 20h15 nos pâtes, bien assaisonnées.

13
août
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août

Nous nous réveillons entre 8h30 et 9h. Je vais dans une supérette « Mas » toute proche acheter du nutella pour Lando et des baguettes bien fraîches pour le petit-déjeuner et pour faire des sandwichs. Nous rangeons nos affaires. Je vais chercher la voiture au parking à 10h30. Nous quittons l’appartement, le chargement effectué, vers 10h50. Je passe dans une FNAC pour acheter un câble lightening pour mes iMachins, car les deux que j’avais emmenés sont cassés. Nous prenons la route pour Cordoue. C’est à 145 km. Aujourd’hui, il fait gris, le temps vire à l’orage, il faut encore très chaud, entre 33 et 35°C sans soleil, et il tombe quelques gouttes, mais pas assez pour nettoyer la voiture. Nous arrivons à Cordoue à 12h45. Nous nous installons sur le banc d’un jardin public et nous mangeons nos sandwichs. Il y a de l’air, ce n’est pas désagréable.


Nous partons ensuite vers la Mosquée-Cathédrale de Cordoue, officiellement cathédrale Notre-Dame de l'Assomption. Il faut environ 15 minutes pour y aller à pied. Nous rentrons directement dans le bâtiment. Il fait très lourd à l’intérieur.

Ici s’élevait déjà un temple romain qui devint basilique chrétienne, du IVème au VIIIème siècle, du temps de la monarchie wisigothique. Ensuite une mosquée a été installée, du VIIIème siècle jusqu'au 29 juin 1236, date à laquelle elle a été consacrée comme cathédrale. C'est, chronologiquement parlant, un monument majeur de l'art des Omeyyades de Cordoue dans son expression la plus accomplie, et le témoin de la présence musulmane en Espagne. Souvent appelé « Mosquée-Cathédrale » dans le langage courant, le monument a été classé au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1984.


Nous rentrons dans l’édifice dans la partie correspondant à la Mosquée primitive d’Abderrahmane I, datant de 786-788. La Aljama primitive adopte le plan d’un modèle de basilique inspiré des mosquées de Damas et de l’Al-Aqsa de Jérusalem. La réutilisation de matériaux l’imprime d’une forte inspiration hellénique, romaine et wisigothe. Son originalité provient de la fixation du module constructif basé sur la superposition d’une double arche qui élève le toit et qui marquera le futur constructif du bâtiment et influera sur l’histoire de l’architecture. C’est sous cet espace qu’on aperçoit des mosaïques, témoignage archéologique de l’existence de la basilique de Saint-Vincent.


Nous poursuivons la visite selon l’ordre proposé par le plan distribué à l’entrée. L’agrandissement d’Abderrahmane II , de 833 à 848, est imposé par le développement démographique de Cordoue à cette époque. Ainsi, la salle de prière incorpore huit nouvelles nefs vers le sud. La structure de la fondation est maintenue, mais les bases des colonnes sont supprimées. La grande contribution plastique de cette phase provient du travail développé par les ateliers locaux, chargés de la création spécifique de pièces de décoration architecturale. De leur travail, nous pouvons souligner les onze chapiteaux qui, bien que fidèles aux proportions de l’art romain, sont animés par la technique de la taille au trépan. Quoi qu’il en soit, l’utilisation de matériaux récupérés continuera à marquer la vision de l’édifice.


Nous passons ensuite par la grande chapelle primitive, la chapelle de villaviciosa. Il faut attendre plus de deux siècles après la reconquista, pour voir le développement des premiers ouvrages d’adaptation à la nouvelle liturgie. C’est à l’évêque Iñigo Manrique (1486-1496) que correspond l’exécution du premier grand ouvrage chrétien, avec la construction d’une grande nef gothique. Nous nous trouvons face à un espace à plan basilical soutenu en hauteur par des piliers et des arcs doubleaux brisés. Le recouvrement est composé par une armature en bois à deux versants. Ce plafond comprend des caissons avec des motifs peints qui représentent des éléments de décoration végétale et des inscriptions en latin et en grec, faisant état de "Jésus, le Rédempteur".


Plus au fond, pour terminer ce côté, nous pénétrons dans la partie correspondant à l’agrandissement d’Al-Hakam II, de 962 à 966. Tout en respectant le modèle original, il s’est agit de développer une identité esthétique caractérisée sur l’innovation et la somptuosité. Les atauriques, marbres ou mosaïques ne sont que certains des éléments qui furent employés dans la maqsura et le mirhab jusqu’au point de former une des plus belles architectures créatives du monde. L’espace est réhaussé par la construction de quatre baies vitrées, la première se trouvant à l’entrée de cet agrandissement et les trois autres avant le mihrab. Leur fonction est d’apporter plus de lumière et elles découvrent un plan rectangulaire surmonté par une fausse voute d’arches entrecroisées.


Au centre de cet agrandissement, sur le mur du fond, le Mihrab dépasse le rôle de simple niche invitant à la prière et devient une petite pièce octogonale surmontée par une coupole en pendentif. Le travail ornemental des mosaïques provient de la tradition byzantine, qui arrive au travers des artisans envoyés par l’empereur Nicéohone II. Sa force expressive provient des pans d’ataurique et de la richesse des mosaïques qui recouvrent tant le mihrab que les portes contiguës.


Je tourne un long moment autour de la Chapelle Royale, qui n’est en fait pas vraiment accessible. Marque du pouvoir de la monarchie espagnole, le roi Henri II de Trastámara, décide en 1371 de faire construire cette chapelle pour les sépultures de son père Alfonso XI et de son grand-père Fernando IV, finalement transférés à la Collégiale Royale de Saint Hippolyte en 1736. La Chapelle Royale est rectangulaire et remarquable de par la richesse de ses ornements muraux, généralement à base de plâtre, d’atauriques, de pans de losanges et de motifs épigraphiques.

Nous allons ensuite dans la grande nef gothique, c’est comme si une cathédrale de l’époque avait été posée dans la grande mosquée. C’est l’évêque Alonso Manrique qui fera construire le transept (1523-1606). La construction a été initiée par Herman Ruiz I qui a imaginé d’intégrer les nefs califales avec le transept en tant que nefs transversales. Après sa mort, d’autres architectes, dont son fils, prendront la relève. Le transept configure l’espace qui propose un dialogue permanent entre l’art du Gothique, de la Renaissance et du Maniérisme. Il est constitué comme une immense baie vitrée qui inonde l’espace de lumière et ajoute une belle complexité à ce bâtiment extraordinaire. De l’extérieur, la forme du transept confère à l’ensemble une image de verticalité qui contraste avec l’horizontalité de la mosquée.


Les stalles du chœur sont elles aussi remarquables, le Chapitre les commande en 1748 à Pedro Duque Cornejo, qui développe un ensemble superbe, non seulement pour la qualité de son exécution, mais aussi pour sa valeur iconographique. Il realisera aussi le siège épiscopal qui préside l’enceinte, avec une saisissante « Ascension de Jésus-Christ ».


Nous filons encore dans l’avant-dernier coin du bâtiment pour voir la chapelle du Tabernacle. Comme la plupart des chapelles, elle est fermée. Nous découvrons donc difficilement son attrait principal : des peintures murales illustrant les martyrs de la ville, réalisées par César Arbasia, à partir de 1583.


Nous quittons finalement le bâtiment en déambulant à travers l’agrandissement d’Almanzor, bâti en 991. Il double quasiment la superficie couverte du bâtiment en l'agrandissant vers l’Est avec l’ajout de huit nouvelles nefs sur toute la longueur déjà existante. Il n’y a pas de modification esthétique signidicative dans cette extension. Le bâtiment perd l’axe autour duquel il s’articulait, et acquiert la qualité de construction infinie ; cela confère à l’ensemble une nuance enveloppante.


Nous sortons par la porte de Sainte Catherine dans la cour des orangers. L’aspect actuel de la porte correspond à l’intervention de Herman Ruiz II, au XVIème siècle. C’est aussi à la fin de ce siècle que l’ancienne cour musulmane des ablutions devient une cour chrétienne. Les orangers sont plantés en rangées alignées sur les colonnes de la salle des Prières.


Depuis le primitif minaret musulman jusqu’à la Tour-clocher actuelle, cette architecture a marqué l’image et le profil de Cordoue. Au cours du temps, elle a maintenu une même fonction essentielle, celle qui consiste à convoquer les fidèles, mais ses formes et styles ont évolué. Ses 54 mètres de hauteur en font la construction la plus haute de Cordoue.

Après la conquête chrétienne, l’ancien minaret de l’Aljama devient un clocher. Il est utilisé comme tel jusqu’en 1589, quand un tremblement de terre affecte sa structure. Il est alors décidé de construire une nouvelle tour enveloppant une partie des vestiges califaux.

La nouvelle tour de la Cathédrale est réalisée sur un projet de Hernán Ruiz III, qui acheva le corps des cloches. Postérieurement, ce sont les interventions de l’architecte Juan Sequero de Matilla, qui ajoutent le corps de l’horloge, et de Gaspar de la Peña, auteur de la lanterne sur laquelle se trouve la figure de Saint Raphaël, ouvrage de Pedro de la Paz et Bernabé Gómez del Río.


Notre visite se termine vers 14h45. Nous retournons à la voiture et nous allons à notre hôtel. Nous y arrivons vers 15h15. Nous avons deux chambres communicantes au 6ème étage, donc pas mal d’espace. L’établissement dispose d’une piscine au 7ème étage, mais pas au-dessus de nous ! Nous passons l’après-midi à nous reposer. Les enfants et moi profitons aussi de la piscine.


Nous ressortons vers 18h45 pour aller dîner. Il s’avère que beaucoup de restaurants ne commencent le service du soir qu’à 20h ou 20h30. Nous trouvons finalement la taverne El Capricho, pas loin de la Mosquée-Cathédrale, juste avant qu'une averse se déclenche. Les plats se présentent comme des tapas un peu plus grands que d’autres, et nous partageons donc un repas assez rapidement préparé, et suffisant pour un soir.


Nous marchons un 1/4 d'heure dans la ville avant de retrouver la voiture. Nous rentrons à l’hôtel à 21h15.

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août
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C’est grasse matinée aujourd’hui. Je me réveille à 9h et je lis. Je laisse dormir la famille jusqu’à 10h. Nous allons prendre le petit-déjeuner de l'hôtel à 10h15. Le buffet est appétissant, il y a des œufs sur le plat avec du bacon, c’est donc bien complet.

Nous partons de l’hôtel vers 11h30. Célia n’est pas très en forme, elle a mal au ventre. Nous allons à pied vers la vieille ville. Nous longeons assez longuement le rempart de la Juderia et passons la porte d’Almodovar.

Nous faisons la queue pour prendre nos billets pour visiter l’Alcazar. Célia se repose à l’ombre. L'Alcazar des rois chrétiens de Cordoue possède des caractéristiques islamiques, mais la quasi-totalité de la structure a été construite pendant l'époque chrétienne au XIVème siècle. Mêle s'il est moins étendu et moins travaillé que l'alcazar de Séville, ce bâtiment constitue l'un des autres principaux témoins de l'architecture mudéjare qui s'est développée dans la péninsule ibérique du XIIème siècle au XVIème siècle dans les régions reconquises par les royaumes chrétiens et qui résulte de l'application aux édifices chrétiens ou juifs, d'influences, de techniques et de matériaux musulmans.

En 1328, Alphonse XI de Castille commence à construire la structure actuelle en ne gardant qu'une partie des ruines de l'ancienne forteresse maure. D'autres parties de l'alcazar mauresque sont données comme butin à l'évêque, les nobles et l'ordre de Calatrava.

L'alcazar a été impliqué dans la guerre civile, où Henri IV de Castille fait face à une rébellion de son demi-frère Alphonse. Pendant la guerre, les défenses de l'alcazar sont améliorées pour faire face à l'avènement de la poudre à canon. Dans le même temps, la tour principale de l'alcazar, maintenant connue sous le nom de Tour de l'Inquisition est construite. En effet, les successeurs de Henri, Isabelle et son mari Ferdinand utilisent l'alcazar comme l'un des premiers tribunaux permanents de l'Inquisition espagnole et comme un siège pour leur campagne contre la dynastie des nasrides de Grenade, le dernier royaume maure de la péninsule Ibérique. L'Inquisition siègera à l'alcazar pendant trois siècles.

Les murailles et les tours sont clairement inspirées de l'architecture almohade, architecture sobre et austère, comportant d'imposantes murailles surmontées de merlons pointus de style typiquement almohade.


Nous rentrons dans le château vers 12h10 par la Torre de los Leones, ou tour des Lions. La statue d’Alphonse X « le sage » nous accueille. Il y a quelques escaliers que Virginie franchit sans encombre.


Nous débouchons dans la galerie voutée de l’étage. Au fond se trouve un magnifique sarcophage romain du IIIème siècle avant JC. Les sculptures sont criantes de réalité.


Nous allons ensuite dans la Torre del Homenaje, ou Tour de l'Hommage, l'équivalent espagnol du donjon. Cette pièce est aussi considérée comme l’ancienne chapelle, ou la tour de l’inquisition. La salle est décorée de mosaïques romaines retrouvées sous la plaza de la Corredera en 1959. Les plus belles sont celles représentant Eros et Psyché enlacés (III-IVème siècle) ou encore le Cyclope Polyphème, celui qui eut l’œil crevé par Ulysse, en compagnie de la nymphe Galatée (IIème siècle). De cet espace, nous pouvons voir l'ancien terrain de parade et le patio de la prison pour femmes appelé "Patio de mujeres".


Dans le salon des réceptions, nous voyons encore une belle mosaïque du dieu Océan entouré de poissons (II-IIIème siècle).


Nous descendons ensuite un grand escalier pour déboucher dans le beau patio mauresque, prélude aux jardins de l’Alcazar.


Les jardins actuels sont des constructions des XVIIIème et XIXème siècles. C’est vraiment très joli et c’est certainement l’attraction principale de cette visite.


Nous quittons les jardins à 13h10 après une heure de visite. Nous rejoignons les bords du Guadalquivir. Le Pont Romain est superbement restauré. De l’autre côté, on aperçoit la Tour de la Calahorra.


Nous passons par la porte du Pont, l’une des deux anciennes portes de la ville fortifiée. L'arc de triomphe actuel date du XVIème siècle.


Nous repassons au bord de la Mosquée-Cathédrale et cherchons un restaurant. Nous mangeons à la taverne El n° 10, mentionnée dans le Routard. Nous prenons des tapas. Célia n’a pas faim, elle a encore mal au ventre. Lando préfère un hamburger.


En repartant, nous arpentons les plus vieilles rues de la Juderia, l’ancien quartier juif. Nous visitons la synagogue. C'est un petit bâtiment de style mudéjar inauguré en 1315. Elle est connue pour être l'une des trois seules synagogues espagnoles conservées datant d'avant l'expulsion de tous les juifs d’Espagne en 1492, par décret des rois (trop) catholiques. Comme l'ensemble du centre historique de Cordoue, la synagogue a été classée au Patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO en 1994. La partie supérieure des stucs mêle inscriptions hébraïques et motifs géométriques.


Je m'intéresse encore à quelques bâtiments de la Juderia. Ici le temps est conforme aux habitudes, pas de canicule. Il fait juste 38°C.


Nous sommes de retour à l’hôtel vers 15h. Nous passons un temps calme. Célia va mieux. Je passe un moment à la piscine avec Lando, Célia vient se baigner avec nous au début. Il y a beaucoup de monde. J’alterne lecture et temps dans l’eau.


Je ressors avec Célia vers 19h. Il fait encore 35°C, mais il y a plus d'air. Nous retournons dans la Juderia pour acheter quelques souvenirs. C’est l’occasion de s’arrêter sur d’autres places du quartier.


En revenant nous allons chercher des pizzas pour le dîner, c’est un détour de 20 minutes. C’est Célia qui porte les pizzas jusqu’à l’hôtel. Elle en a un peu marre de marcher. Nous retrouvons Virginie et Lando à 20h40.

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août
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Nous nous levons vers 9h et allons prendre le petit-déjeuner. Célia n’est toujours pas en forme et a mal au ventre. Elle ne mange pas grand-chose. Nous quittons l’hôtel peu avant 11h. Nous prenons l’ancienne route califale ente Cordoue et Grenade. J’ai trouvé une visite à faire : la Forteresse de la Mota, qui est un château situé dans la ville d'Alcalá la Real sur un site défensif à 1033 m d'altitude.

Nous arrivons vers 12h30. Virginie n’a pas envie de faire cette visite et reste avec Célia à l’ombre. Lando vient avec moi, alors qu’il n’a pas plus envie de faire la visite. Il est de mauvaise humeur, ne s’intéresse pas du tout à la visite et me provoque continuellement. Il fait environ 30°C avec un beau soleil.

La forteresse a probablement comme origine une tour de guet maure, érigée dès le début du VIIIème siècle, qui s’est étoffée au fur et à mesure jusqu’à la mise en œuvre d’un système complexe d'accès à la partie supérieure de la colline, avec plusieurs portes contrôlées par des tours. Ainsi toute la ville était protégée par des murailles.

Après la bataille de Las Navas de Tolosa (1212), le château a été l'objet de diverses attaques qui le font passer alternativement aux mains des chrétiens et des musulmans. Entre le milieu du XIIIème et le XIVème siècle, la forteresse de la Mota constituait bien un des avants postes du Dār-al-islām et marquait la frontière entre le royaume de Castille et le royaume nasride de Grenade.

En 1340, Alphonse XI assiège la ville, qui capitule à cause de la faim en 1341. Jusqu'à la chute de Grenade, le château de La Mota est encore renforcé. Une fois Grenade conquise en 1492, la forteresse est peu à peu abandonnée et l'ensemble du système défensif tombe dans l'état de négligence qu'il atteindra au XVIIIème siècle. La menace musulmane ayant disparu, le dépeuplement de la citadelle commence et la population s’installe dans la plaine, là où on trouve désormais la ville moderne.

Lando et moi montons à travers 3 portes, seules rescapées du temps des 7 portes dont on a trouvé une référence : d’abord la Porte de las Lanzas, ou porte des Lances, puis la poerta de la imagen, ou porte de l’image, bien plus massive, et enfin, presque au sommet, en fer à cheval, la puerta del Peso de la Harina, ou porte du Poids de Farine, là où on devait payer les droits d’entrée dans la ville haute.


Nous débouchons dans les ruines de la ville médiévale. On reconnaît bien le tracé des rues et on peut imaginer la vie dans cette médina aux murs blanchis.


Je passe un peu sur la muraille avant d’atteindre l’imposante Alcazaba, la kasbah ou citadelle. C’est une enceinte fortifiée triangulaire reconstruite au XVIème siècle dotée de tours aux angles. On y entre par la torre del homenaje, ou tour d’hommage, le donjon. Les deux autres tours sont la torre de la Campana, la tour de la cloche ou de la voile, et la torre Mocha. Dans la zone centrale, on retrouve la cour centrale des armes, des boulets ont même été entreposés. Il s’agit d’une construction originale de la période islamique, dont le éléments architecturaux restants comprennent des doubles arcs brisés contrepassés et une entrée coudée, pour éviter une entrée en force. La citadelle a subi d’importantes rénovations et expansions entre les XIVème et XVème siècles, ayant donné à l’ensemble une empreinte de style gothico-mudéjar.


En sortant nous apercevons d’un côté, un autre quartier d’habitation, avec les ruines d’une imposante villa et de son patio, et de l’autre un trébuchet, reproduction de cet arme statique proche de la catapulte. Même cette arme n'intéresse pas Lando.


En contrebas, se situe l’iglesia mayor abacial, ou église abbatiale Santa María la Mayor, un temple gothique et Renaissance construit du XVIème au XVIIème siècle. A l’intérieur, plus de dallage, mais des tombes romaines, musulmanes et chrétiennes, mises à jour sous la nef, ainsi qu’un silo néolithique.


Les casas de cabildo du XVIème siècle, collées à l’église et restaurées, constituaient l’ancienne mairie du village.


Je plonge finalement dans la torre de la Carcel, ou tour de la prison, haute de 28 mètres. Je descends dans une belle salle ogivale, la salle de l’étage supérieure ; on ne peut pas accéder aux salles inférieures, où j’aurais pu enfermer Lando, s’il avait été avec moi.


Je regarde ensuite le panorama depuis le haut de la tour de la Prison. Au bas de l’enceinte, on voit les ruines de l’ancien faubourg, connu sous le nom de Santo Domingo, lui-même cerné par une enceinte de protection.


Je redescends vers la voiture avec Lando, qui m’attend dans la descente, vers 13h50. Célia a encore mal au ventre. Nous partons directement vers Grenade. Nous arrivons à proximité un peu avant 15h. Célia voit un grand centre commercial. Je propose d’y aller pour trouver un restaurant. Nous atterrissons dans un genre de fast food orienté Kebab. La commande est vite prise, mais les 15 clients à servir avant nous prennent plus de 35 minutes. Lando mange des frites avec de la viande de bœuf, les filles prennent une salade et moi un kébab avec des frites. Nous repartons à 16h.


Nous arrivons à l’hôtel Macia Real de la Alhambra à 16h15. Il est situé au bord de la ville, assez éloigné du centre. Nous récupérons nos chambres et déchargeons la voiture. L’hôtel dispose d’une piscine, qui n’a pas beaucoup de succès dans la famille.

Célia se rend finalement compte qu’elle a ses règles, d’où son mal de ventre persistant. Sic ! Virginie voulait déjà rentrer pour emmener Célia à l’hôpital pour suspicion de pancréatite, et me traitait de père indigne. J’en ai pris pour mon grade. D'autre part, la famille sature et en a marre des visites culturelles.

Je renonce à aller me promener dans Grenade. Je voulais visiter l’Albaicin, la ville blanche, l’ancienne médina arabe de Grenade, construite sur une pente. En fait, c’est quasiment inaccessible en voiture. Il faut se garer dans un parking périphérique. Il faudra que je revienne. Virginie organise un pique-nique vers 20h dans notre chambre avec les enfants, en guise de dîner.

16
août
16
août
Publié le 16 août 2022

Le réveil est fixé à 8h ce matin. Nous sommes plutôt vite prêts pour descendre prendre le petit-déjeuner. Il est aussi très bon dans cet hôtel. Je charge ensuite la voiture avec l’aide des enfants. Nous partons vers l’Alhambra, à 3 km en voiture, vers 9h40. Je dépose Virginie et les enfants à proximité de la billetterie et je vais garer la voiture. J’ai réservé nos places sur internet il y a plus de deux mois, car le contingent de visiteurs est limité à 7000 personnes par jour en haute saison. Je dois quand même passer par la billetterie pour justifier des réductions demandées pour Lando et Virginie, et obtenir les billets définitifs.

Nous rentrons sur le site de l’Alhambra vers 10h10. Le nom provient de l’arabe Al-Hamrâ, الحَمْراء, « la rouge », en référence à la couleur extérieure de l’ensemble. Ce palais est considéré comme le seul palais arabe construit au moyen-âge qui est encore intact.

L’Alhambra est située sur le plateau de la Sabika qui domine la ville de Grenade, et se compose essentiellement de quatre parties incluses dans son enceinte fortifiée : l'Alcazaba, les palais nasrides, le Généralife, ses jardins, et le palais de Charles Quint. A l’origine les populations arabes vivaient sur la colline voisine, l’Albaicin. Le premier roi de la dynastie nasride décida d’émigrer sur la colline d’en face et fit construire, vers 1238, un palais qui ne cessa de s’agrandir jusqu’au XIVème siècle. Le site est inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1984.


La Médina est la première zone accessible une fois passé l’ancien pont-levis arrière. On traverse cette ancienne zone habitée sur un chemin protégé par des haies. L'Alhambra, outre la vie palatine des princes, était une véritable cité sur la colline, peuplée par les fidèles des Nasrides, à l'écart des tumultes de la ville basse. La médina était le lieu de vie pour tous ces gens. Il ne reste aujourd'hui que les fondations des maisons.


Nous passons d’abord dans le Bano de la Mezquita, les anciens bains de vapeur, les hammams, qui servaient aux ablutions rituelles. Ils étaient contigus à la mosquée, remplacée depuis par une église.


Ensuite se dressent les deux bâtiments du XVIème siècle de la colline, l’église Santa Maria de Alhambra et le palais de Charles Quint. Cet ajout des vainqueurs castillans est bien postérieur à l'édification des palais mauresques. Sa fonction symbolique est directement de signifier la mainmise du pouvoir de l'Empereur sur ces terres conquises par la génération des rois catholiques.

Nous allons faire la queue pour la visite des palais Nasrides. L’horaire de cette visite est fixé lors de la réservation des billets, pour assurer un flux « raisonnable » de touristes. Notre visite débute, comme prévu, à 11h. Lando accompagne Virginie et ils vont directement dans la cour des Myrtes, à cause des marches présente dans le parcours habituel.

Le plan d'ensemble des Palais nasrides s'organise en de multiples salles rectangulaires, partiellement intégrées à l'enceinte, reliées entre elles par des vestibules et réparties en trois ensembles : Mexuar, Palacio de Comares ou Palais de Comares, et Palacio de los leones ou Palais des Lions.


On peut autant parler d'un décor que d'une architecture. L'extérieur est très sobre, la décoration intérieure est foisonnante, à base des trois composantes des arts de l'Islam : la calligraphie, la décoration florale stylisée, les arabesques et motifs géométriques. Le blason du royaume nasride de Grenade et Wa lā gāliba illā-llāh (ولا غالب إلا الله), « Et il n'y a pas de vainqueur, sinon Dieu », sont régulièrement sculptés. C’est par ce verset que le fondateur des Nasrides aurait exprimé qu'il dédiait sa victoire, la prise de Grenade, à Dieu.


Construite sous le sultan Ismaïl Ier (1314-1325), la salle du Mexuar a fait l'objet d'aménagements sous Mohammed V. À l'époque nasride, elle sert notamment de siège au tribunal royal. Après la reconquête, elle est transformée en chapelle chrétienne au XVIème siècle. L'espace central est délimité par quatre colonnes de marbre, qui soutenaient jadis une coupole, qui disparait quand on ajoute un étage, et est remplacée par un plafond lambrissé à disposition radiale. La salle est décorée d'azulejos, dont les étoiles centrales représentent la devise nasride en caractères arabes, l'aigle à deux têtes de la maison des Habsbourg et les Colonnes d'Hercule.


Le mihrab de l’oratoire du Mexuar est orienté vers le sud-est, en direction de La Mecque, et offre une belle vue sur l’Albaicin.


On accède à la cour de la chambre dorée par une porte dont l'étroitesse permet de mieux en contrôler l'entrée. Le sultan y donnait ses audiences. Du côté sud de la cour se trouve la façade du palais de Comares. Du côté nord, une galerie formée de trois arcs mène à la chambre dorée. Celle-ci doit son nom au plafond à caissons à motifs dorés. Bien que le plafond soit d'origine, après la Reconquête, il a été muni de motifs héraldiques des monarques catholiques.


Nous entrons ensuite dans le palais de Comares et retrouvons Virginie et Lando, qui s’impatiente comme à son habitude, il ne supporte pas que je prenne mon temps pour admirer un lieu. Ce sont les bâtisseurs nasrides Yusuf Ier et Mohammed V al-Ghanî qui ont principalement développé ce palais. Les Espagnols le nomment également le patio des Arrayanes ou la cour des Myrtes, assimilant cette partie du palais à l'espace le plus ample qui s'y trouve.

C’était le passage obligé des invités en grand pompe le long du bassin, avant d’accéder à la Sala de la Barca ou Salle de la Barque. Le bassin fait miroir et multiplie le foisonnement des arabesques. Les arabes excellaient dans le jeu des volumes et de l’espace.

La salle de la barque est l’ultime salle d’attente avant de rencontrer le sultan.


Finalement, la salle du Trône ou des Ambassadeurs, située dans la tour de Comares, symbolise la magnificence et le pouvoir des Nasrides avec toutes les splendeurs de leur art : arabesques, stalactites, balcons ajourés, azuléjos. C’est un équilibre parfait des formes et des proportions.

Le palais des Lions avait un usage privé. C'est dans les salles de cette zone palatine que les voûtes sont les plus travaillées et raffinées.


La Patio de los Leones ou cour des Lions, consistant en une cour intérieure et une fontaine centrale, est entouré d'une galerie à colonnes, avec deux portiques opposés. De petites rigoles partent de la fontaine pour rejoindre les quatre côtés de la cour indiquant de la sorte les points cardinaux et représentant les rivières du Paradis.

La Cour des Lions est une cour rectangulaire de 35 m de long sur 20 m de large, entourée d'une galerie couverte délimitée par 124 colonnes de marbre blanc avec arcs outrepassés et riche ornementation de filigrane. Un pavillon fait saillie dans la cour à chaque extrémité, couvert d'un toit pyramidal et avec une décoration en continuité de celle de la galerie couverte. Le sol a un pavement coloré et les murs portent jusqu'à la hauteur de 1,5 m une décoration d'azulejos bleus et jaunes. Les colonnes supportant les toits et la couverture de la galerie sont espacées de manière irrégulière. Elles sont ornées de motifs végétaux variés. Au-dessus de chaque arche et au-dessus de chaque colonne sont délimités des panneaux rectangulaires décorés d'arabesques et de filigranes sculptés. Au centre de la cour se trouve la Fontaine des Lions, bassin d'albâtre supporté par douze statues de lions en marbre blanc assez grossièrement figurés mais symbolisant la puissance et le courage. Par sa configuration, ce patio renvoie aux cloîtres des monastères chrétiens.


Je découvre plus en détail la Sala de los Abencerages ou salle des Abencérages, avec son muqarnas, ou voûte à stalactites, en forme d’étoile, impossible à reproduire paraît-il.


Enfin, nous emmenons Virginie à pied dans la Sala de las dos Hermanas ou salle des Deux Sœurs. C’était la salle officielle des épouses du Sultan. Il avait généralement 4 épouses, la préférée était celle qui lui donnait son premier fils, l’héritier. Cette salle tire son nom des deux grandes dalles installées au milieu de la pièce. On trouve ici les plus belles mosaïques de céramiques du palais.


Nous pénétrons un peu dans les appartements de Charles Quint, datant de 1526, jusqu’à découvrir de l’étage le patio de Lindaraja. Nous rebroussons chemin avant les escaliers, pour ressortir avec Virginie par l’entrée des palais Nasrides.


Virginie et Lando décident de nous attendre à proximité de la Puerta del Vino ou Porte du Vin, pendant que Célia et moi allons voir l'Alcazaba.


C'est la citadelle primitive, autrement dit assez rustique, qui hébergeait les forces armées, semblable à un alcazar, édifiée sur le fronton sud de la colline de l'Alhambra. Elle bénéficie d'une hauteur stratégiquement imparable : du haut de la plus haute tour, on peut observer toute la plaine de Grenade, la « Vega granadina ». Son architecture est destinée à la protection de forteresse en temps de siège. Disposant d'une médina intérieure, distincte de celle de l'enceinte de l'Alhambra, elle correspond au donjon intérieur d'un château fort, en termes d'architecture médiévale. Nous faisons assez rapidement le tour Le jardin de la sortie permet une pause fraîcheur.

Nous retrouvons nos deux comparses et refaisons tout le chemin inverse jusqu’à ressortir des murs d’enceinte. Nous allons revoir le Généralife, sur l'autre versant du plateau principal.


Ces jardins sont bien agréables. C'était le palais d'été des princes Nasrides. Ils venaient s'y rafraîchir dans les ombrages, près des bassins. L'eau est captée dans des sources des montagnes de la Sierra Nevada, situées au loin. Le nom de Généralife est un dérivé de l'arabe « Jannat al-Arif » (جَنَّة الْعَرِيف) signifiant « paradis » ou « jardins de l'architecte ».


Le Généralife offre ainsi une succession de salles, bassins intérieurs, balcons, jardins, haies de chambres, et de salles de détente. Virginie ne peut pas profiter de la visite intérieure, et les enfants préfèrent rester avec elle quand je fais rapidement la visite.

J'ai principalement utilisé Wikipedia et le guide du Routard comme sources et inspirations pour cet article.

Nous nous retrouvons un peu avant 13h15. Nous retournons à la voiture et nous quittons le parking de l’Alhambra vers 13h30.

Nous pique-niquons dans la voiture puisque nous voilà partis pour un assez long trajet. Nous mettons environ 4h pour parcourir 430 km et rejoindre Arganda, à une vingtaine de km au Sud-Est de Madrid, pour l’activité de demain. C’est de l’autoroute tout le long, sauf les 25 derniers km. Nous arrivons à 17h20.

Nous logeons dans un hôtel B&B dans une zone commerciale un peu brouillonne. Nous nous reposons jusqu’à 19h30. Nous allons faire quelques courses dans un supermarché avant d’aller dîner. Nous avions repéré un « Buffalo Grill » qui devait ouvrir à 20h, mais il nous semble abandonné. Nous échouons finalement dans un Mac Do pour le plus grand plaisir de Lando ! Au moins, cela a le mérite d’être rapide, car ce n’est pas encore l’heure de pointe ! Nous sommes de retour à l’hôtel vers 20h40.

17
août
17
août
Publié le 17 août 2022

Lando se réveille des 8h15. Virginie et moi nous levons à 9h. Nous allons prendre le petit-déjeuner. Pas d’œufs sur le plat, c’est donc juste correct.

Dans le projet initial des vacances, il n’était pas prévu de passer par Madrid, mais plutôt du côté de Valence, car c’est moins long pour rejoindre Barcelone depuis Grenade. Comme nous avions un peu de temps avant d’aller en Catalogne, et que le voyage n’offrait pas beaucoup d’activités ludiques, j’ai rapidement pensé à faire un parc d’attractions, que nous avons déjà fréquenté deux fois dans les années 2010. Virginie a accepté et Célia a vite deviné. Aujourd’hui nous allons donc au Parque Warner, qui utilise donc pas mal de licences américaines : des films Warner, au moins les looney tunes de Hanna Barbara et la ligue des super héros DC comics.

Nous arrivons à proximité du parc à 11h30, qui est ouvert de midi à minuit, étrange décalage des horaires, propre à l’Espagne et que nous avons décidément du mal à assimiler. Nous avons la première attraction avant de rentrer dans le parc: le parking et sa longue file d’attente. Nous rentrons dans le parc un peu après midi. Nous allons au point d’information récupérer une carte qui donne un accès prioritaire aux attractions à Virginie et à 3 accompagnateurs. Heureusement Lando, Célia et moi sommes désignés accompagnateurs !


Lando a envie de commencer tout de suite les sensations fortes: il m’emmène à Stunt Fall, un boomerang inversé géant offrant aux passagers un dénivelé de 54,4 m et atteignant une vitesse de pointe de 115 km/h. En fait c'est une montagne russe en chute libre, une fois en marche avant et une fois en marche arrière. Nous attendrons environ une 1/2 heure. C’est assez désagréable en fait.


En sortant, comme il faut chaud, nous allons tout de suite tous les quatre dans une Attraction qui mouille: Oso Yogui. En plus des tirs des participants, des jets d’eau sont imparables et nous voilà tout mouillés.


Nous continuons un peu plus vers le fond du parc. Je vais au roller coaster Superman : La Atracción de Acero, avec Célia et Lando. Après 20 minutes, nous nous retrouvons tous les 3 sur le premier rang du chariot de 8 rangs, avec nos pieds qui pendent dans le vide, il n'y a pas de plancher. Nous montons jusqu'à 100 m de hauteur avant d'être lancés dans 7 loopings. On ne tient plus debout en sortant. Célia et moi allons quand même faire une photo avec Superman.


Virginie nous incite à aller à la maison hantée, ou plutôt l’hôtel Embrujado. L'attraction emmène les participants dans une salle de banquet apparemment ordinaire et présente l'histoire fictive d'une mariée laissée à l'autel plusieurs années auparavant, qui s'est ensuite plongée dans le surnaturel pour notre danger le plus complet .En fait c’est une attraction assez connue: il s'agit d'une illusion d'optique et physique qui donne l'impression que le passager tourne à l'envers, alors que c'est en fait la pièce qui bouge autour de lui.


Lando m’entraîne dans l’attraction La Venganza del Enigma, la vengeance d’Enigma. C’est un autre classique, avec une ascension très rapide à 100 mètres de haut, assez éprouvante, puis une chute libre qui atteint 80 km/h, et quelques répliques de moindre amplitude.


Nous sortons du parc vers 15h pour pique-niquer, puisque nous n’avons pas pu rentrer dans le parc avec nos sandwichs; seuls l’eau et les fruits sont acceptés, mais on a le droit de ressortir temporairement. Nous sommes garés tout près de la sortie. Nous revenons donc dès 15h30, pas vraiment le temps de se reposer car Célia veut aller voir un spectacle musical à 16h: les looney tunes font leur danse academy, avec Daffy Duck, Titi, Grosminet, Bugs Bunny et son pendant féminin Lola.


Tout de suite après nous enchaînons tous avec Carrecaminos Bip Bip, la montagne russe modérée du Coyote. C’est le maximum d’émotions pour Virginie.


Nous entrons ensuite dans le Wild West. Nous allons faire un tour peu avant 17h sur le Rio Bravo. Cela permet de nous rafraîchir un peu avec la grande descente.


Lando souhaite faire le Coaster Express. C’est une montagne russe en bois. L’attente est bien plus longue que les 15 minutes annoncées, c’est plutôt 50 minutes. Il y a énormément de vibrations sur cette attraction. Il semble que ce soit le charme de ces attractions quand elles sont en bois.


Nous sortons à 18h20. Nous partons en famille faire quelque chose de plus calme, l’aventure de Scooby-Doo. C’est un manège où il faut tirer sur de petites cibles. Lando rafle la mise.


Nous allons dîner des 19h, histoire d’éviter l’heure de pointe espagnole. Nous allons au fast-food Jack’s Fish Market. Nous commandons sur une borne puis il faut attendre son tour « cien uno A ». Lando a pris des nuggets de poulet et nous des hot-dogs.


Après être sortis, vers 20h, Lando, Célia et moi allons faire la queue de l’attraction Batman Arkham Asylum, c’est la dernière attraction à grandes sensations du parc et de notre journée, une montagne russe inversée, cela veut dire que l'on est pendu en dessous du rail. C’est plutôt impressionnant.


Nous retournons ensuite dans le quartier New York pour suivre à 21h la parade pour le 20eme anniversaire du parc. Il y a les héros de cartoon puis la ligue des super-héros, c’est d’un bon niveau.


Nous sortons finalement du parc à 21h35. Nous arrivons à l’hôtel à 22h puis douche et dodo !

18
août
18
août
Publié le 18 août 2022

Nous nous levons difficilement à 8h. Nous prenons notre temps pour prendre le petit-déjeuner. Lando mange des biscuits ce matin, c’est ingrédient unique chaque matin.

Je charge la voiture et nous partons à 9h15. Nous allons pendre de l’essence à une quinzaine de km. Nous démarrons vraiment le trajet vers Barcelone à 9h40. Il y a un peu plus de 600 km, presque exclusivement sur autoroute.

La première centaine de km nous fait encore monter en altitude jusqu’à atteindre 1100 mètres. Ensuite nous descendons doucement. Nous passons à côté de Saragosse, environ à mi-chemin, vers 12h30.

Vers 14h, nous commençons à avoir faim ; nous nous arrêtons vers 14h30 dans un routier mais nous repartons car il n’y a plus de places assises.

Nous arrivons finalement à proximité de Barcelone vers 15h30. Nous allons dans un Alcampo et trouvons une taverne où nous trouvons bifteck, steak haché ou salade césar.

Nous rentrons dans le magasin faire quelques courses. Nous arrivons à l’hôtel, qui se trouve en fait à Sant Joan Despi, vers 17h, en même temps qu’une pluie d’orage. Nous récupérons notre chambre familiale, un peu étroite, et nous nous reposons, sans programme particulier pour le reste de l’après-midi.

Nous mangeons des salades composées achetées à Auchan pour le dîner, c’était initialement pour le pique-nique de dimanche, mais le frigo de la chambre est trop petit pour les conserver correctement.

19
août
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août
Publié le 19 août 2022

Aujourd’hui, journée calme dédiée aux retrouvailles de Lando avec deux copains de Madagascar, Anita et FénitX (Fenitra) qui habitent tous les deux en Catalogne et qui sont partis du même centre à Tamatave quelques mois avant Lando.

Nous passons d’abord le début de matinée à l’hôtel. Après le petit-déjeuner, Lando traîne dans le hall et se fait un nouveau copain, au poil !

Nous partons vers 11h. Nous allons chez Anita, qui vit avec sa maman Nuria et son papa Leo à Olivella (Carretera de l’Oreneta 8 – 08818), c’est à environ une heure de Barcelone. Elle a 12 ans

FénitX est déjà là-bas, ses parents Noémie et Oriol arrivent vers 14h. Il a 11 ans.

Les enfants sont contents de se retrouver, mais ont aussi un peu de mal à s’apprivoiser. Ils se sont vus la dernière fois à l’automne 2019. Lando ne parle pas la même langue.

Nuria nous a préparé un bon repas.

Plus tard dans l’après-midi, Noémie, Oriol, Célia, les enfants et moi allons à la piscine municipale du village. C’est un bassin extérieur ouvert tout l’été. C’est bien agréable. Les enfants font les fous.

Nous rentrons vers 18h15. Leo, le papa de Anita est rentré du travail. Les enfants s’occupent et font même du dessin.

Nous repartons vers 19h40 à l’hôtel à Barcelone.

20
août
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août
Publié le 20 août 2022

Aujourd'hui, Lando a revu son copain FénitX pendant que Virginie, Célia et moi avons visité la Sagrada Familia à Barcelone de 11h30 à 13h. FénitX et ses parents habitent juste à côté de ce monument toujours en construction. FénitX a montré son école à Lando et ils ont fait quelques activités sportives, mais pas de foot car Lando trouvait qu'il faisait trop chaud!

Le temple expiatoire de la Sagrada Família est le monument le plus visité d’Espagne. L’achèvement de la basilique est prévu pour 2026, année du centenaire de la mort de l’architecte catalan Antoni Gaudi, mais l’objectif pourrait ne pas être atteint car le chantier a été complètement mis à l’arrêt pendant un an à cause de la pandémie du Covd-19.

L’entrée dans le monument se fait par la Carrer de la Marina, du côté Est. Il y a un ascenseur réservé aux PMR pour passer du niveau de la rue à celui du parvis de la façade de la nativité. L’application officielle contient un audioguide, notamment en français, dont on écoute les explications initiales sur le parvis.

En 1883, Antonio Gaudi, alors âgé de 31 ans, accepte de reprendre le projet de la « Société des dévots de Saint-Joseph » d’ériger une grande église. Il s’y consacrera toute sa vie, et quasi exclusivement à partir de 1906. Il meurt en 1926, des suites d’un accident avec un tramway.

Gaudi part de la base d’une église néo-gothique ajoutant peu à peu des éléments de construction novateurs. L’édifice possède une structure pyramidale, l’architecte voulait ainsi suggérer le lien entre l’humain et le divin.


La maquette représente le projet final. Les parties grises sont déjà construites, les parties orange restent à édifier. 3 côtés possèdent des tours, tandis que le quatrième a une forme semi circulaire, il s’agit de l’abside. Le temple a donc 3 façades, dont chacune est consacrée à un épisode important de la vie de Jésus : la naissance, la mort et la gloire.

Ce monument est une véritable bible de pierre. La Sagrada Familia est inspirée des évangiles et a pour objet de transmettre l’esprit de la foi chrétienne aux gens du monde entier. On remarque le grand nombre de tours prévus. 9 tours sont déjà terminées, 4 sur la façade de la nativité, 4 sur la façade de la passion et la tour de la Vierge Marie, récemment inaugurée fin 2021. Cela sera la deuxième plus grande tour du temple, à 138 mètres ; elle est surmontée d’une étoile en verre à 12 branches, qui pèse étonnamment 5 tonnes, et qui s’éclaire soit avec le soleil soit de manière artificielle, selon le moment de la journée. Au total, il y aura 18 tours, ce qui accentuera encore le sentiment de verticalité. La tour centrale, consacrée à Jésus, sera la plus haute à 172,5 mètres, juste un peu moins élevée que la colline du Montjuïc, puisque l’œuvre de l’homme ne peut dépasser l’œuvre de Dieu. La tour de Jésus sera entourée de 4 tours dédiées aux 4 évangélistes ; et finalement la façade de la Gloire aura aussi son quatuor de tours.


À travers la façade de la Nativité, l’architecte rend hommage à la naissance et aux premières années de la vie de Jésus. Elle célèbre le triomphe de la vie et de la création en montrant une nature exubérante, des scènes de la vie quotidienne mais aussi des symboles mystiques beaucoup plus complexes. A travers cette représentation exubérante de la nature, Gaudi voulait exprimer l’allégresse de la Création avec la venue au monde du fils de Dieu. La façade est divisée en trois portails triangulaires. Chacun d’eux est consacré à l’un des membres de la Sainte Famille. Celui de gauche, le portail de l’espérance, est dédié à Saint Joseph ; celui de droite, le portail de la Foi est consacré à Marie et celui du milieu, le portail de la charité est dédié à Jésus. Le portail central est le plus haut et porte la silhouette d’un cyprès, c’est l’arbre de la vie, symbolisant l’hospitalité et la vie éternelle, les colombes blanches posées sur ses branches, représentent les âmes qui ont atteint le salut. Au-delà, les tours et leurs ouvertures qui permettront de diffuser le son des cloches. Vers le sol, la construction se prolonge des deux côtés, il s’agit d’une partie du cloître qui ceinture la basilique. La façade de la nativité est la seule qui a été construite du vivant de Gaudí. Avec la crypte, elle fait partie des œuvres de Gaudi à Barcelone classées au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1984.


La nativité est représentée juste au-dessus de la colonne. Le groupe reproduit l’image de la crèche traditionnelle ; Jésus, Marie et Joseph, accompagnés du bœuf et de l’âne. A droite de cet ensemble, on trouve les berges qui s’approchent de l’enfant Jésus pour l’adorer ; de l’autre côté les rois mages qui lui apportent leurs offrandes. Ils ont été guidés depuis l’extrême Orient par l’étoile qu’on voit au-dessus de la nativité, entourée des anges musiciens. On peut aussi observer quelques-uns des premiers épisodes de la vie de Jésus, sur le portail de gauche dans la partie inférieure, Marie est représentée sur un âne, portant Jésus dans ses bras, Joseph est debout à ses côtés. Cette image évoque la fuite de la Sainte-Famille en Egypte. De l’autre côté opposé, à la même hauteur, on peut voir Jésus les cheveux longs aidant son père dans son atelier de charpentier. Les personnages sont très réalistes car Gaudi se servait de modèles réels, de gens du quartier ou même de membres de sa propre équipe. Il réalisait des moules en plâtre qu’il reproduisait ensuite en pierre.


Les portes ont été installées il y a quelques années seulement, en novembre 2015. Elles sont l’œuvre du sculpteur japonais Etsuro Sotoo. Il travaille sur le temple depuis 1978. Pour intégrer les portes dans le décor environnant, Sotoo les a ornées de nombreux motifs végétaux et d’insectes.


Nous rentrons ensuite dans l’église. L’architecte a imaginé l’intérieur comme si c’était une grande forêt. Gaudi souhaitait que « l’intérieur de l’église soit comme une immense forêt, que la décoration des voûtes soit faite de feuilles, que les piliers de la grande nef soient des palmiers, arbres de la gloire, du sacrifice et du martyre, que ceux des nefs latérales soient des lauriers arbres de la gloire et de l’intelligence ». La nature a exercé une influence décisive dans l’œuvre de Gaudi, à tel point qu’il la considérait comme son véritable guide. Les colonnes ressemblent à des arbres. Dans la partie supérieure, elles s’ouvrent comme si elles avaient des branches et parviennent jusqu’au plafond. Cette structure ne remplit pas seulement une fonction esthétique, mais ces branches supportent en réalité la voûte. Grâce à ce procédé, l’édifice atteint une hauteur considérable sans avoir besoin des renforts extérieurs caractéristiques des cathédrales médiévales. L’alliance de l’esthétique et de l’efficacité est un trait distinctif de l’œuvre de Gaudi.


Gaudi indiquait aussi : « La Sagrada Familia sera le temple de la lumière harmonieuse ». Il suffit d’y pénétrer pour constater que son désir a été réalisé. La lumière naturelle inonde les nefs par les fenêtres et les lucarnes des voûtes. Elle joue, dans un équilibre parfait, avec celle des merveilleux vitraux de l’artiste Joan Vila Grau. Ceux qui donnent sur la façade de la Nativité ont un ton bleuté plus froid, comme la lumière matinale. Ceux de l’autre côté, orientés à l’Ouest, sont plus chauds et orangés, comme la lumière du crépuscule qui entre par la façade de la Passion.

Le temple est construit sur un plan en forme de croix latine, comme la plupart des églises gothiques. La branche la plus courte va de la façade de la Nativité jusqu’à celle de la Passion et mesure 60 mètres. La branche la plus longue va de la façade de la Gloire, encore à construire, jusqu’à l’abside et mesure 90 mètres. La basilique possède cinq nefs, une nef centrale et deux de chaque côté et il existe entre elles un lien de proportionnalité. Par exemple, les colonnes des nefs latérales sont séparées de 7m50. En multipliant ce chiffre par deux, on obtient la largeur de la nef centrale, soit 15m, et si l’on multiplie de nouveau par deux, cela donne la hauteur des nefs latérales soit 30m. La nef centrale culmine à 45m, également un multiple de 7,5.


Sur les portes principales de la façade de la Gloire est inscrite la prière la plus importante pour les chrétiens, le Notre Père, en catalan. Autour de celui-ci, une phrase de la prière est reproduite en 50 langues différentes « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ». C’est cette façade qui deviendra l’accès principal de la basilique à son achèvement.


A la croisée du transept, les quatre colonnes de couleur rougeâtre sont les plus hautes et les plus grosses du temple. Elles sont construites en porphyre, une pierre remarquablement résistante. On retrouve aussi plusieurs allusions à la Sainte Famille. Sur le sol, on peut voir une mosaïque où s’entrelacent les initiales de Jésus, Joseph et Marie. Au-dessus de la porte accédant à la façade de la Nativité, une sculpture est dédiée à Joseph ; en face au-dessus de la porte accèdent à la façade de la Passion, une autre sculpture représente Marie, et au centre, l’image de Jésus crucifié est située au-dessus de l’autel. Elle est surmontée d’un grand baldaquin suspendu orné d’épis de blé et de grappes de raisin qui symbolisent le pain et le vin de l’eucharistie.


Nous ne pouvons pas accéder à la crypte. Il semble qu’il s’y déroule une cérémonie privée, un baptême.

Nous sortons donc vers la façade de la Passion. Pour cette façade, Gaudí eut l’idée de concevoir un espace froid et austère en opposition à la joie et la vitalité qui émanent de la façade de la Nativité, son but étant d’évoquer la souffrance de Jésus-Christ pendant la passion.


Sur la partie inférieure, à l’extrémité gauche, on peut voir un groupe de sculptures représentant la Cène. En continuant vers la droite, on trouve un chien couché, il symbolise la fidélité rompue par la trahison, représentée ensuite par le baiser de Judas à Jésus. En continuant de gauche à droite, on découvre la flagellation du Christ. Un peu plus à droite, Saint Pierre est représenté assis, affligé après avoir renié trois fois son maître. Et encore plus à droite, Ponce Pilate médite sur le sort réservé au Messie, qui se trouve à ses côtés avec une couronne d’épines, flanqué de deux centurions. Vers le haut, à gauche, presque jusqu’au milieu de la façade, le fils de Dieu gravit le chemin du Calvaire en portant la croix. Plus à gauche, juste au-dessus de l’image de Longinus sur son cheval, on peut voir trois personnages assis ; ce sont les soldats qui jouent aux dés les habits de Jésus. Finalement, exactement au centre de la façade, on trouve l’image de Jésus crucifié.

Un carré magique contenant 16 nombres est gravé à gauche de la sculpture du baiser de Judas. La somme de ces nombres en ligne, en colonne ou en diagonale équivaut toujours à 33, soit l’âge de Jésus à sa mort.


Si on prend du recul, une figure dorée se détache sur la passerelle qui relie les deux tours centrales, c’est Jésus au ciel, après la résurrection.


En veillant à respecter les vœux de Gaudí, Josep Maria Subirachs réalisa à partir de 1986 les sculptures aux formes anguleuses de cette façade au style plus dépouillé que celle de la Nativité.

Pour ces précisions, je me suis principalement basé sur l’audioguide proposé par l’application officielle « Sagrada Familia ».


Nous sortons ensuite du monument par une rampe et faisons quelques photos souvenirs avant de retrouver Lando.


Nous sommes ensuite allés manger tous ensemble dans une bonne pizzéria.

Nous sommes partis de Barcelone à 15h pour faire la moitié de la route qui nous ramènera à la maison.


Nous sommes donc arrivés à Clermont-Ferrand à 22h25, après 630 km de route. Nous avons eu des bouchons dès la frontière française, à cause du péage qui se situe 6 km plus loin, puis du côté de Narbonne, à priori à cause d'un accident sur l'A9. Avant Béziers, nous avons bifurqué sur l'A75, l'autoroute méridienne. Là, Célia a pu de nouveau reprendre le volant, car c'était moins fréquenté que sur l'A9. Elle a conduit sur le viaduc de Millau.

21
août
21
août
Publié le 21 août 2022

Dernière journée de trajet entre Clermont-Ferrand et Neuvireuil. Nous sommes partis vers 9h et sommes arrivés juste après 16h à la maison, après 560 km. Pas de difficulté particulière sur la route, pourtant assez chargée; nous avons contourné Paris par l'Est de la région parisienne.

Nous avons profité du petit-déjeuner de l'hôtel Kyriad de Riom un peu après 8h, le parking de l'hôtel s'était déjà bien vidé.

Nous nous sommes arrêtés vers 13h à proximité de Fontainebleau pour pique-niquer sur une aire de repos.

Célia a conduit au moins la moitié du chemin, avant et après la région parisienne.