Japon : Excursion au pays des Geisha

Par
Écrit trois ans après le retour de voyage, ce carnet va, je l'espère, vous permettre de (re)venir au Japon avec moi, à travers photos et souvenirs...
Du 13 mars au 2 avril 2016
20 jours
7
13
mars

Après maintes et maintes recherches, de nombreux comparateurs de vols et quelques (😅)heures de recherche, nous avons remarqué que les tarifs les plus intéressants en vol direct sont... directement sur Air France ! Nous voilà donc partis à Paris Orly, chargés de nos sacs de rando, car nous pensions nous déplacer beaucoup durant les trois semaines. Nous avons également, évidemment, mon appareil photo, que j'emmène dès que je peux! Et il a été le bienvenu....

L'enregistrement des bagages a été assez rapide, nous avons enfin pu embarquer... dans un énorme A320. Le vol a été plutôt confortable, et nous avons pu atterrir directement à l'aéroport de Tokyo Haneda.

Il existe deux aéroports à Tokyo: Haneda et Narita, mais attention ! Autant Haneda, où nous avons atterrit, est situé au cœur de Tokyo, autant Narita est très loin... plus de 1h30 de trains en tout genre entre notre hôtel de l'aéroport, très très long, du coup... il faut l'anticiper!


Nous avions réservé un hôtel à Tokyo (MYSTAYS Haneda) pour la première nuit, puis 5 nuits dans un Ryokan à Kanazawa (Murataya Ryokan), 7 dans un capsule hôtel de Kyoto (Capsule Ryokan Kyoto), et enfin 7 dans une "auberge de jeunesse" de Tokyo (Emblem Hostel Nishiarai).

Nous voilà donc dans le grand bain tokyoïte à la recherche de notre premier hôtel, avec le métro si particulier de Tokyo. Heureusement que nous avons l'habitude à Paris, car celui ci est autrement plus compliqué... plusieurs sociétés de transports se partagent le réseau de Tokyo, parfois même dans les mêmes stations! Et pour couronner le tout, le prix du billet dépend du trajet effectué: plus c'est long, plus c'est cher. Cependant, nous restons au Japon... Tout est extrêmement bien indiqué, avec un peu de temps, on arrive facilement à prendre les bonnes lignes.

Nous avions choisi pour cette première nuit l'hôtel MYSTAYS Haneda, la chambre est très propre, de taille correct, et avec une baignoire... Après 12 heures de vol, j'ai plongé dedans, et ça m'a fait un bien fou!

Nous sommes ensuite sortis pour essayer de trouver quelque chose à grignoter. Nous avons un peu marché dans les rues alentours, à la recherche d'un petit restaurant ou d'un supermarché. Après être passé devant quelques 24/24, nous nous sommes arrêté dans un petit établissement qui servait des Donburi, plats de riz avec une garniture par dessus. Le gros avantage pour nous qui ne parlons pas japonais, c'est que les restaurants présentent tous des photos des plats, ce qui est très pratique pour savoir ce qu'on va manger! Les donburi étaient une première pour moi... Et c'est excellent!

Ensuite, retour et nuit à l'hôtel.


14
mars

Le lendemain, départ pour nous en Shinkansen vers Kanazawa. Nous avions pris le Japan Rail Pass pour 15 jours, pensant prendre le métro à Tokyo la dernière semaine. C'est cher, mais ça vaut le coup!

Nous voilà donc à Kanazawa, dans la superbe gare.

La gare de Kanazawa, entre tradition et modernité 

Ensuite, route vers notre hôtel au centre de la ville, un Ryokan traditionnel recommandé par le guide du Routard: le Murataya Ryokan.

Nous avons longtemps marché pour arriver à l'hôtel, mais à l'arrivée, belle surprise! Un beau Ryokan traditionnel, avec Onsen et Tatami au sol. Dès l'accueil, on enlève les chaussures, afin de préserver la propreté des lieux (tradition oblige!). Le petit bémol, ce sont les salles d'eau et toilettes communs, mais ils sont restés nickels tout le séjour. Nous nous sommes sentis très bien dans ce logement, avec toujours le petit service à thé à disposition dans la chambre, et une ambiance très feutrée.

Pour le petit déjeuner, il y a le choix entre typique japonais et "continental". Le continental comprend 2 tranches de pain de mie et un peu de confiture... un peu léger! Je conseille vraiment le japonais, copieux et beaucoup plus cuisiné, avec riz, thé, omelette, poisson, ...

14
mars

L'après midi, nous sommes partis explorer les alentours, et quels alentours! Le Ryokan est à deux pas du sanctuaire Oyama, que nous avons découvert juste après une balade reposante dans le parc central.

Le parc central a été notre première expérience de jardin public au Japon, et il deviendra notre point de chute privilégié. Nous avons adoré déjeuner devant les carpes Koï, flâner sur les passerelles, fouiner pour trouver les lanternes...

Ce parc central m'inspire du noir et blanc 

Le Sanctuaire Oyama (Oyama Shrine) est juste à côté du parc, et ce fut également notre premier temple. Il est dédié à Toshiie Maeda. L'entrée nous a paru grandiose, avec ses grandes arches en haut d'un escalier.

De la couleur et des marches, comme toujours au Japon

Une fois dans la cour, on découvre une belle allée pavée aux nuances de rose, qui rappelle élégamment le prunier en fleur. Il y a du monde, mais pour autant nous n'avons pas été submergés, je garde un souvenir très agréable de ce temple. En avançant, nous avons découvert de longs bacs à eau, avec les sortes de cuillères en bambou. Il nous semblait bien qu'il y avait une dimension sacrée à ces bacs, donc nous n'y avons pas touchés, ne voulant pas faire d'impairs, et bien nous en a pris. Les bacs sont en effet des fontaines sacrées, les chōzuya. Les louches en bambou, appelées Hishaku, servent à se laver les mains et la bouche afin de se purifier (o-harai).

Sanctuaire, Chōzuya et Hishaku

Les sanctuaires et temples restent des lieux religieux, calme et propice à la prière. Attention donc lorsqu'on prend des photos...

Ici, il y a également de grands panneaux de bois, avec de petites plaques de bois couvertes de voeux ou de prières: ce sont des Ema, sortent d'Ex Voto shintoïstes. Nous en reverrons beaucoup, notamment au Fushimi-Inari-Shrine.

Que de souhaits! 
15
mars

Nous avons passé une journée à flâner dans Kanazawa, avec un bento de supermarché dans le parc central au déjeuner.

L'après midi, elle, a été consacrée à la visite du Kenroku-en, considéré comme l'un des 3 plus beaux jardins du Japon. Son nom signifie "jardin aux six aspects ", et s'étend sur plus de 10 hectares parfaitement entretenus. L'ambiance est vraiment apaisante, un bout de nature en pleine ville.

On se perd avec grand plaisir dans les chemins, chaque endroit possède sa propre ambiance, c'en est presque magique.

Tout en variété 

Les employés sont discrets mais bel et bien présents, ce qui explique la tenue exemplaire du jardin. Un bout de nature en ville, oui, de nature sauvage, non!

Des employés au petit soin

Ce parc est également connu pour abriter la plus ancienne fontaine du Japon, qui fonctionne grâce à la pression naturelle. Des cascades sont également visibles, et les carpes sont voraces!


Eau douce et habitants...

Tout le parc est organisé autour d'un lac artificiel, Kasumigaike, avec une île centrale. Les couleurs sont fantastiques, tout une gamme de vert et de bleu, avec quelques touches de jaune, et évidemment les pointes de rose amenées par les fleurs.

Kasumigaike et la lanterne caractéristique du Kenroku-en, le kotoji

Nous avons visité ce jardin le 15 mars, ce qui était un peu trop tôt pour profiter des cerisiers en fleurs... Mais les pruniers, eux, sont plus précoces, et très beaux aussi! Je pense que 15 jours plus tard, on aurait pu voir les cerisiers.

Sakura? Non, pruniers! 

Les jeunes japonais profitent eux aussi du parc, et revêtent leurs plus beaux kimonos pour se balader et prendre des photos. Nous avons suivi le mouvement, toujours en laissant la possibilité de refuser...

Kimono et fleurs

Entre deux branches, sur un banc, un couple profite du calme ambiant.

Seuls au monde 

Nous avons été surpris par les haubans de corde reliés aux branches. Ce sont apparemment des étais, les yukisturi, afin d'éviter que les branches ne ploient sous le poids de la neige... Il n'y a pas à dire, ils sont minutieux ces japonais!

Bosquet agrémenté de ses Yukisturi

Il y a également de nombreux salons de thé, répartis sur l'ensemble de l'espace, nous y avons pris de délicieux dango mochi, boulettes de pâte de riz montées sur brochettes.

Le Kenroku-en inclus un temple shinto, qui m'a marqué par ses statues de bœufs couvertes de mousses. On retrouve également les traditionnels Torii.

À l’intérieur même du jardin, un temple 

Le Kenroku-en est, pour moi, l'un des endroit où on se sent le mieux à Kanazawa. Je ne regrette pas du tout le temps passé sur place, et j'y retournerais avec plaisir!

16
mars

Nous avons passé la journée du 16 mars à nous balader dans les rues de Kanazawa à pied, ce qui nous a permis de réellement profiter de l'architecture de la ville, entre tradition et modernité.

Au détour de nos marches, nous avons découvert ce parc, que nous avons beaucoup aimé, avec comme toujours là bas un esthétique très réfléchi. L'eau est présente évidemment, avec un magnifique pont.

Dominante de jaune et escaliers 

Le château de Kanazawa est grandiose, et son parc, très ouvert, est beau également, mais je n'ai malheureusement que peu de photos...

Architecture et grandes allées 

Après un petit tour vers le marché de Omi-cho, où les étales présentent de magnifiques fruits de mer, dont les impressionnants crabes japonais.

Nous en avons profité pour manger dans l'un des restaurants de sushis, bons sans être exceptionnel. Par contre, un soir, nous nous sommes "perdus" dans la ville, et avons trouvé un petit restaurant dont les sushis étaient à tomber par terre... En tout cas, ici, le poisson est frais!

Cuisine de restaurant 

Au court de nos pérégrinations, nous avons découvert l'un des quartiers des temples, c'est un endroit exceptionnel, où à chaque décours de ruelle, un temple saute aux yeux ou alors se dévoile petit à petit... Ce fût pour moi un moment magique. Chacun est différent malgré les similitudes, et dédié à une divinité particulière. La zone du Temple d’Utatsuyama, « le chemin spirituel », est parsemé lui aussi de temps et de grandes statues.

Un temple tout de rouge vêtu, et des statues plus ou moins aimables...

Mon temple favori, devant ceux de Tokyo et Kyoto... Tout en délicatesse et discrétion, couvert de mousses, et pourtant...

Tellement paisible... 

Nous avons également longer le Cimetière de Nodayama, sans pour autant oser entrer.

Stèles japonaises 

Nous avons aussi découvert le quartier Higashi Chaya, que nous reverront plus tard.

17
mars

Le lendemain matin, direction le quartier Nagamachi, lui aussi à proximité du Murataya Ryokan. Les rues sont étroites et pavées, et bordées de grands murs ocres, l'ambiance y est très particulière.

Nous avons commencé par la visite de la résidence des samouraïs de la famille Nomura, représentative de l'époque Edo, que je conseille réellement. Nous sommes accueilli par une grande vitrine présentant une armure traditionnelle samouraï.

Armure plusieurs fois centenaire 

Les pièces sont magnifiques, avec tatamis au sol et peintures d'or aux murs. Les Fushuma, panneaux coulissants, sont tous ornés d'estampes.

Successions de pièces et panneaux 
Autel personnel 

Le jardin intérieur est lui aussi une petite merveille, cela donne envie de garder l'idée pour une cour en France!

Une porte vers l’extérieur 

Dans ce quartier, il y a également le Centre de la soie Yuzen: Nagamachi Yuzenkan. Ce "musée de la soie" présente des kimonos magnifiques, et permet d'ailleurs d'en porter. Le détail des décors des tenues est impressionnant, on y trouve des fleurs, des grues, des temples, .... peints à la main sur la soie.

Juste sublime 

J'avais choisi un kimono dans les bleu ciel, et l'équipe du musée met en scène une cérémonie du thé, afin de pouvoir faire des photos. Je crois qu'il est également possible de les louer pour une journée, mais je n'en suis pas sûre, et je n'oserais pas! Trop peur de l’abîmer ou de le salir...

L'habillage est assez complexe: d'abord, on passe un Joban, sorte de chemise au col blanc, qui reprend la forme du kimono, puis on enfile le kimono lui même... Mais attention, le tissu est très long pour s'adapter à toutes les tailles, il faut donc faire un ourlet/pliage au niveau de la taille, maintenue par une première "corde". C'est cet ourlet qui décide de la bonne tenue du kimono: col bien fermé et symétrique, bas du tissu parallèle au sol, pas de plis disgracieux, ... Autre spécificité, le "sens" du kimono. Le pan de tissu de droite doit être en dessous de celui de gauche! L'autre sens est réservé à la toilette mortuaire...

Ensuite, on met le Obi, ceinture très large qui va camoufler l'ourlet central, en le terminant dans le dos par un gros nœud. Les obis sont eux aussi de véritables œuvres d'art, la plupart du temps brodés ou peints de superbes motifs.

Une fois le tout enfilé, ma première impression est la lourdeur du costume. En même temps, il y a beaucoup de matière! Par contre, aucune sensation d'oppression malgré le obi qui doit serrer un peu. Au final, l'ensemble est très agréable à porter et plutôt chaud, ce qui est judicieux vu les températures extérieures. Par contre, même s'il est possible de s'habiller seule, il est tout de même beaucoup plus pratique d'être aider!

Cérémonie du thé factice, mais vrai kimono! 

J'ai ensuite dû enlevé à regret le kimono, et nous sommes repartis à la découverte de la ville. Mais une chose est sûre, c'est cette expérience qui m'a décidé à ramener des kimonos du Japon!

Nous avons adoré cette matinée, cependant, parlant peu anglais, nous avons senti qu'il nous manquait des explications données sur les panneaux lors des visites...

17
mars

L'après midi, nous sommes allé dans le quartier Higashi Chaya, l'un des trois quartier de Geishas de Kanazawa.

Rues pavées et maisons traditionnelles 

Nous en avons profiter pour visiter deux Okiya, les maisons de Geishas: la maison de thé Shima en premier, et la maison de thé Kaikaro ensuite.

La première est très jolie, et classée au "patrimoine important du Japon". La décoration est plutôt luxueuse. La deuxième est ma préférée, plus ouverte, plus "accessible", et magnifique également.

Lanterne et reflets d'or 

Nous avons eu la chance d'y voir une démonstration de danse par une geisha, qui faisait une prestation pour un groupe présent en même temps que nous.

Début de la démonstration 

Nous avons décidé de profiter du salon de thé de la maison Kaikaro, qui est servi dans leur somptueux salon autour de l’Irori (foyer creusé dans le sol) ou sur leur superbe table laquée.

Salon de thé traditionnel 

Nous avons commandé un thé Matcha, avec une pâtisserie typique dont j'ai totalement oublier le nom. C'est particulier quand même, le Matcha, mousseux et vert pomme, mais c'est bon! La serveuse nous a apporté les plateaux avec beaucoup de cérémonial, mais aussi de grâce, ce qui nous a fait entrapercevoir toute la dimension de l'éducation des Geishas...

Comme toujours, service très soigné 

En sortant, une vision: des getas formant un cœur... Cela conclut fort à propos notre journée de visite.

Getas de geisha 
18
mars

Pour notre dernière journée aux alentours de Kanazawa, nous sommes partis à Toyama, grâce à notre Japan Rail Pass. Le trajet est assez rapide, et comme toujours, parfaitement organisé. Une fois sur place, nous nous sommes déplacés comme à notre habitude à pied. Nous avions "préparés" notre journée hier soir, et nous voulions voir le château de Toyama, la vue panoramique du sommet d'un immeuble, et le village folklorique.

Nous avons commencé la visite par le château, qui comprend un petit musée. Malheureusement pour nous; là encore les explications sont en japonais ou anglais, et nous sentons bien que nous ne profitons pas au mieux du lieu. Cependant, cela reste un très bon moment. Le parc alentour est joli, mais nous paraît un peu pâle après le Kenroku-en...

Chateau de Toyama 


Ensuite, nous partons à la recherche du point de vue, le Toyama City Office View Tower. L'entrée est gratuite, mais se fait dans un immeuble "d'affaire", ce qui est un peu perturbant! Les gens, nous voyant perdus, sont tout de suite venus nous guider, et nous avons pu profiter de la vue sur la ville, grâce aux jumelles à disposition.

Une vue superbe 

Puis départ à pied vers le village folklorique, ce qui fait quand même une petite trotte.... À l'entrée se trouve une petite fontaine en bambou, magnifique dans la colline naturelle.

Fontaine à bascule 

Les musées du village sont dans des maisons traditionnelles. C'est absolument magnifique, l'ambiance est très particulière... D'autant plus que nous étions seuls! Par contre, à chaque fois que je visite une maison traditionnelle, une question me vient: comment se chauffe-t-il? Les cloisons en papier ne sont pas des plus isolantes, et fin mars, il fait encore froid! Nous avons également profiter du salon de thé, et avons craqué pour d'adorables figurines artisanales en argile.

Musées en solitaire 

En continuant un peu plus loin, nous sommes tombés sur Sotoshu Chokeiji Temple, et Gohyaku-rakan, la colline des 500 bouddhas. Tous sont différents, semblant garder la vallée et la ville. Nous étions toujours seuls, et l'ambiance était très particulière.

Gohyaku-rakan  

Ensuite, retour à la gare direction Kanazawa, pour notre dernière nuit au Murataya Ryokan.

19
mars

Nous sommes partis de Kanazawa tôt le matin et sous la pluie avec nos sacs à dos, et avons trouvé avec plaisir un rayon de soleil et la mascotte de la gare de Kanazawa. Un petit tour dans le centre commercial de la gare, un pancake, et en route vers Kyoto!

Mascotte! 

Ici, tout est plus grand! Nous nous sommes perdus un peu dans la gare, puis avons trouvé notre hôtel.

Nous avions choisi le Capsule Hôtel, proche de la gare et du métro, où nous avions pris une chambre, et non une capsule. Cependant, la chambre est extrêmement petite, pas d'armoire mais un lit coffre, et surtout, si les W.C sont privatifs mais séparés, la douche, elle, est directement dans la chambre, au pied du lit! Heureusement que nous étions en couple... Le wifi est un peu capricieux, et le petit déjeuné non inclus. Je pense qu'il y a moyen de trouver beaucoup mieux!

Une fois installés, nous sommes partis découvrir les alentours, toujours à pied. La ville est plus grande que Kanazawa et ça se sent tout de suite. Ici, c'est une vraie métropole! Les bâtiments modernes côtoient les temples, le contraste est saisissant.

D'un côté à l'autre de la rue...

Il y a de très nombreux temples et sanctuaires ici, comme à Kanazawa, mais les dimensions sont très différentes. Ici, il faut souvent se déchausser pour visiter les lieux de cultes.

Tout est plus grand!

Au fur et à mesure de notre marche, nous sommes arrivés devant un temple éclairé, devant lequel était installé un marché avec de nombreuses étales de nourriture. Nous avons pris des sèches grillées, délicieuses! Et, clou du spectacle, nous avons découvert une scène ouverte... Nous avons donc eu la chance d'observer la danse de deux Geikos (ou geishas) sur une superbe scène éclairée de dizaines de lanternes en papiers.

Geishas dans les lumières 
Lanternes de papier 
20
mars

Cette fois, on prend le métro vers le Nord Ouest pour se reprocher du Kinkaku-Ji, le pavillon d'or, encensé dans tous les guides touristiques, et qui semble être un incontournable. C'est un temple bouddhiste, Rukuon-Ji, dont les façades ont été entièrement couvertes à la feuille d'or. Bâti pour la première fois à la fin du XIVe siècle, puis plusieurs fois détruit, il a été rénové en 1987. Le parc est magnifique, mais... très très très touristique! C'est l'endroit où nous avons le plus senti l'influence du tourisme de masse, et le parcours dans le parc, très beau d'ailleurs, est imposé...

Belle vue.. mais vue obligatoire! 

L'arrêt photo devant le lac, avec le temple en arrière plan, est obligatoire! Les guides nous poussent directement dans cette direction. Certes, la vue est jolie, mais tout le monde fait exactement la MÊME photo! Je n'ai d'ailleurs pas déroger à la règle, car c'est vraiment LA carte postale, mais c'est dommage...

Le reste de la balade dans le parc est sympa, et petit à petit la masse se délite et nous laisse respirer.

Peut être un peu plus original 

Je ne garde pas ce temps dans le top 10 de mes expériences au Japon, mais je suis vraiment contente d'y avoir été, car le bâtiment vaut le détour! Ce n'est pas pour rien qu'il est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1994... La visite nous aura pris une petite matinée, trajet inclus, mais nous aimons prendre notre temps.

20
mars

L'après midi a été consacrée au quartier d'Arashiyama, lui aussi accessible en métro.

Nous avons passé un après midi très agréable dans le quartier typique, plein de petites boutiques et d’artisans. Cependant, le plus marquant dans ce quartier est la bambouseraie, réellement impressionnante! Les japonais s'y promènent en kimonos traditionnels, des barques permettent de visiter le quartier depuis la rivière, et de nombreux pousse-pousses sont proposés aux touristes. Nous avons préféré rester à pied, pour visiter à notre rythme... Et profiter des rencontres fortruites, comme ces petites statues joufflues.

Perdus dans une forêt de bambous ...
Lumières dansantes 

Les allées sont très peuplées, mais petit à petit, nous nous sommes laissés happer par l'ambiance et la lumière si particulière qui filtre à travers les bambous. On est réellement hors du temps.

Le soleil se bat pour nous parvenir 

Les bambous sont étonnants, tous différents, tant en taille qu'en teinte ou en motif. J'ai adoré traité certaines photos en noir et blanc.

Toutes les couleurs, des plus pastels aux plus soutenues 
On s'élance... 

En bref, un quartier magnifique, et une forêt de même qualité! Entre Arashiyama et le Kinkaku-Ji, nous avons vraiment profiter de notre journée, même si nous sommes resté dans des zones très touristiques.

21
mars

Nous avons consacré cette journée au quartier de Gion. Resté très traditionnel dans le style, c'est un plaisir de se balader dans ses rues. Il y a de très nombreuses boutiques, depuis la boutique de souvenirs Made in China (parapluies Katana par exemple) à l’échoppe d'artisan qui vend des bouilloires en terre cuite. Ces dernières sont d'ailleurs absolument magnifiques, nous en avons profité pour en ramener. Il y a également de nombreuses boutiques d'encens et de bijoux, dont de très beaux peignes japonais à mettre dans les cheveux.

Les bouilloires et théières en terre cuite non émaillées sont poreuses, et ne doivent donc être utiliser que pour un seul type de thé!

Nous avons eu la grande chance de voir quelques sakuras pleureurs en fleurs dans ce quartier, alors que nous étions un peu tôt dans la saisons...

Pour profiter des sakuras, qui amène tout de même une autre dimension aux rues, nous sommes partis un peu tôt... Je pense qu'il vaut mieux partir en avril ou mai, nous, fin mars, n'en avons vu que quelques uns... Même si les pruniers, eux, sont plus précoces.

La rue depuis les hauteurs 

Les Geishas sont présentent dans ce quartier, et sont une attraction pour les touristes étrangers, mais aussi pour les japonais. Ceux ci ont demandé à la Geiko (nom local des Geishas) si c'était possible de faire une photo avec elle. J'en ai donc profité pour prendre moi aussi la photo! Cela montr ebien à quel point les Geikos sont toujours en représentation...

Geishas en représentation 

Higashiyama est la partie est du quartier, qui donne sur le Kiyomizu-dera, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ce dernier est composé d’un temple bouddhique et d’un sanctuaire shinto. Le temple est assez étendu, avec un petit parc qui vaut lui aussi le détour. C'est touristique, bien sûr, mais pas étouffant. Aussi appelé le temple de l'eau pur, il doit son nom à la fontaine Otawa, dont l'eau est sacrée.

Vue panoramique et statues de gardiens
Bouddha de bronze 


Ensuite, nous avons eu la chance de tomber sur une fête des lanternes, où nous avons croisés des lanternes géantes animées, des mascottes, des temples éclairés,... Ce fut la bonne surprise du jour!

Nous avons également flâné le long de la Shinbashi dori; la nuit, les bâtiments traditionnels et leurs fenêtres illuminées faisaient comme un théâtre d'ombres, où les acteurs jouaient leur propre vie... Un moment magique, mais pas de photos, la vie des habitants leu appartient...

22
mars

Nous partons direction Nara, la ville des cerfs, grâce à notre JR Pass. C'est une petite ville de province, connue surtout pour son parc où on peut côtoyer un très grand nombre de cerfs 鹿 Shika en liberté. Le troupeau comprend plus de 1000 têtes... Ces derniers sont d'ailleurs vraiment peu farouche, et ont pris la mauvaise habitude de déchirer les sacs en papiers pour vérifier qu'il n'y a rien à manger dedans! On peut les nourrir, mais pour ça, il vaut mieux acheter des shika-sembei, sortes de galettes de riz faites spécialement pour eux, donc OK pour leur santé. Il faut compter environ 150¥ pour un petit paquet.

Les shikas vivent leur vie... 

Nara présente également une belle densité de temples et sanctuaires, dont plusieurs sont dans le parc principal, de plus de 500ha! Le parc comprend également au moins une centaine de cerisiers, mais comme toujours, nous sommes légèrement trop tôt pour les voir en fleurs. Les ambiances sont très différentes en fonction des temples et sanctuaires, nous avons apprécier particulièrement le 春日大社 Kasuga Taisha.

Autre temple notable, le 東大寺 Todai-ji est l'un des plus grands bâtiments en bois du monde. Il abrite une immense statue de bouddha en bronze de 15 mètres de haut. On y accède en passant la Nandai-mon, grande Porte du Sud

Je conseille vraiment de prendre le temps de flâner dans le parc et les temples, afin de prendre le temps de profiter de la vue sur les paysages et les bâtiments.

Nandai-mon et chemins perdus  

Si c'était à refaire, je passerais plus de temps à Nara, j'ai réellement l'impression d'avoir survoler cette ville...

23
mars

Cette fois, nous avons fait route vers le temple des renards, le Fushimi Inari Taisha. Dédié à la déesse du riz Inari, ce sanctuaire shintô est bâti au VIIIe siècle par le clan Hata. Il est particulièrement connu pour ces très nombres Torii (plus de 10 000!) orange, pris des milliers de fois en photos...

Kitsunes, gardiens des temples 

Le sanctuaire est très touristique, beaucoup de monde se presse sous les torii au début de la randonnée. La balade fait 2 kilomètres, avec de nombreuses marches. Heureusement, à intervalle régulier, des paliers permettent de reposer les pattes...

Beaucoup de monde au début... 

Lassés par la foule, nous avons voulu sortir un peu du chemin principal, et là, en quelques pas, nous sommes seuls!


Depuis l'extérieur du chemin

Nous avons adoré ce moment passé en forêt, comme souvent avec les bambous l'ambiance est très particulière avec le bruit des cannes qui s'entrechoquent avec le vent...

Petit autel intimiste caché dans la forêt de bambous... 

Nous avons ensuite rejoint le chemin principal un peu plus haut, avec beaucoup moins de monde! En 300 mètres, la foule s'est totalement dispersée.

Les torii sont superbes, avec leur marquage noir qui contraste très fort sur le orange. On pourrait croire à des prières, cependant, les inscriptions sont en réalité les noms des mécènes les ayant financés... Voilà qui casse un peu le mythe.

Beaucoup moins de touristes un peu plus haut! 

À chaque palier, on trouve de nombreuses statues, majoritairement de renards, évidement, mais aussi d'autres animaux comme des chevaux, des lions ou des dragons. Parfois, il y a également des fontaines. Tous les paliers sont différents, avec parfois quelques boutiques également.

 Chaque palier a son ambiance

Sur le chemin de cette randonnée, nous avons croisé énormément de petits autels. Certains étaient agrémentés de figurines, la majeur partie étaient composés de Torii. Personnellement, je les trouve magnifiques, avec les Kitsunes de pierre qui les gardent...

Petits autels 

En bas se trouvent des échoppes de nourriture et des boutiques de souvenirs, vendant des petits Torii, des peluches renards, des cartes postales,... Nous avons craqué pour une petite peluche, trop mimi!

On a beaucoup aimé également les temples situés dans le bas de la balade, avec leurs bouddhas originaux, les Emas renards et les guirlandes de grues colorées. Lorsqu'on aime prendre son temps, un faut bien une petite journée pour profiter du Fushimi Inari Taisha!

Boutique de souvenirs et plaques de souhaits 
Jolies surprises 
24
mars

Le Ginkaku-ji est moins réputé que son "grand frère" Kinkaku-ji, mais nous avions envie de le découvrir, et grand bien nous en a pris. Situé au nord-est dans le quartier de Higashiyama, le temple date du XVe siècle, et devait être couvert d'argent pour faire le pendant du pavillon d'or. Cependant, cela ne se fera jamais, et le temple reste fait de bois laqué.

Un superbe écrin 

Le parc, lui, est séparé en trois parties: un jardin sec, un jardin de mousse et une bambouseraie, avec un étang pour lier le tout.

Côté jardin sec, Ginshadan, la mer d'argent, est composé de graviers et sable blanc, mettant parfaitement en valeur l'architecture.

Ginshadan

Les chemins du parc nous perdent dans leur méandres, et nous avons adoré découvrir les panoramas de carte postale à chaque détour.

Un parc tout en nuances 
Comme une invite 

Nous avons également profiter d'une superbe vue sur la partie Nord de Kyoto.

Belle vue!

Nous avons ensuite quitter le temple pour le chemin de la philosophie, qui longe un canal et est très connu pour être longé d'innombrables Sakuras. Comme d'habitude, nous sommes trop tôt dans la saison, les cerisiers ne sont pas encore fleuris... Mais nous avons quand même pu profiter des petites boutiques le long du canal.

Pour cette balade, il faut vraiment attendre la floraison des sakuras! Sinon, le paysage reste terne...

Autant nous avons adoré le Ginkaku-ji pour sa beauté très pure et son ambiance intimiste, autant le chemin de la philosophie nous a déçus... Le parc du pavillon d'argent reste cependant pour moi le plus beau lieu visité durant ce séjour au Japon!


Nous avons ensuite passé une semaine à Tokyo, à nous promener dans les différents quartiers de la mégalopole. Habitants à ce moment là à Paris, Tokyo nous a beaucoup moins dépaysé que les deux autres villes... C'est le moment qui m'a le moins plus, malgré un bon hébergement.

Nous étions au Emblem Hostel Nishiarai, sorte d'hôtel-auberge de jeunesse, qui a à cœur de faire découvrir les traditions japonaises et favoriser les rencontres interculturelles. Ce fut le gros point fort de Tokyo pour moi, mais attention, il est situé assez loin en périphérie...

Présentation de danse de l'éventail à l'hôtel 

Passage obligé dans le quartier de Akihabara, LE quartier des jeux vidéos et assimilés, et le Club SEGA, gigantesque salle d'arcade sur plusieurs niveaux. Shinjuku, quant à lui, est "le quartier qui ne dors jamais", avec de très nombreux restaurants, bars, boutiques, ...

 Gratte-ciels et salles de jeux immenses

Un petit tour à Asakusa, voir entre autre le temple Senso-ji dédié à la déesse Kannon, et le marché autour.

Senso-ji, perdus dans la foule... 

Hachiko, le chien fidèle par delà la mort, dont la statue trône à la sortie de la gare de Shibuya.

Gardien des chats? 

Dans le parc de Ueno, nous avons ENFIN pu admirer les cerisiers en fleurs! Nous avons aussi croisé quelques artistes de rue, et des boutiques très agréables.

Nous y sommes arrivés, des sakuras en fleurs! 
Belles vues sur Tokyo 

Il existe de très nombreux bars et restaurants à thème a Tokyo, je vous conseille d'en essayer quelques uns!

Nous avons fait deux restaurants à thème à Tokyo: Alcatraz et Alice’s Fantasy Restaurant "Alice in a labyrinth".

Le premier, situé à Shibuya, est sur le thème de la prison. Nous mangeons dans des cellules, et sommes servies par, visiblement, les infirmières du pénitenciers. L'ambiance est sympa, à mi chemin entre angoisse et rigolade. Les cocktails et plats sont sympas, avec une présentation TRÈS originale, mais ce n'est pas de la grande gastronomie... Par contre, le décor est vraiment top, et le service reste dans le thème! L'animation surprend vraiment, et c'est le but!

Ragoutant, n'est ce pas? 

Le deuxième, à Ginza, nous promet un repas dans l'ambiance de Lewis Caroll. La décoration de la salle et de la carte est grandiose, les serveurs et serveuses sont dans le thème, et que dire de la présentation des plats... C'est magnifique! Les plats sont simples mais bons.

Au pays des merveilles 

Au final, ces deux restaurants resteront de très bons souvenirs. Les tarifs sont un peu élevés, mais l’expérience vaut, pour moi, le coup! Nous n'avons pas testé de bar à chats ou à hiboux par manque de temps (une semaine reste court vu la taille de la ville!), j'aurais bien aimé pourtant.

Tokyo est, à mon avis, une ville qui vaut le coup d’œil, mais dont je n'ai pas su profiter entièrement.

27
mars

Nous avons profiter du dernier jour de notre JR Pass pour aller à Fujiyoshida, une petite ville au sud de Tokyo. Le Fuji-san est un volcan toujours en activité, même s'il n'y a pas eu d'éruption récente. La dernière date de 1707. Sa silhouette conique et sa collerette blanche étaient bien présentes lors de notre visite.

Mont brumeux 

Nous avons commencé le tour du lac Kawaguchiko, l'un des cinq lacs au pied du Mont Fuji. En effet, l'ascension du Mont Fuji est impossible en mars sans un guide et un équipement d'alpinisme complet, car il est très enneigé en cette saison. L'endroit est joli, mais un peu urbanisé à notre goût. Nous n'avons fait qu'une assez petite portion du tour du lac, qui fait tout de même 20 kilomètres!

Vue magique sur le lac 

Nous avons eu la chance d'observer un rapace japonais qui pêchait dans le lac, mais impossible pour moi de retrouver l'espèce...

Rapace oriental 

Nous avons quitté le Japon le 2 avril depuis l'aéroport de Narita, qui se trouve fort loin de Tokyo... Ce fut notre dernière aventure nippone, et j'ai bien cru que nous allions louper notre avion!

Je crois que c'est l'heure de dresser un petit bilan de notre séjour.

La cuisine est excellente là bas, j'en ai peu parler car, 2 ans après, il est difficile d'intégrer les plats dans ce carnet. J'ai un souvenir très global des saveurs, mais qui ne se rattache pas à un lieu en particulier: de supers Udon et sobas, des Kare (sorte de curry) délicieux mais aux garnitures étonnantes (œuf cru, boeurk!), Okonomiyaki à volonté à Tokyo, onigiris à toutes les sauces, à manger sur le pousse en marchant entre deux temples, le restaurant de tempura très réputé de Tokyo, où nous avons fait la queue pendant presque une heure avant d'être très déçu, les dangos, superbes friandises mais très bourratives,...

La vie n'est pas si chère là bas, comparée à l'Europe de l'ouest. On petit déjeune en extérieur pour l'équivalent de 2 à 3€, un "fast food" de bien meilleur qualité qu'en France sera vers les 6€, et un restaurant correct aux alentours de 15€, 25€ avec boissons dans les restaurants à thème. À noter d'ailleurs que les restaurants servent souvent du thé sensha ou une autre boisson dont je ne connais pas le nom à la place de l'eau, et l'eau en carafe sera toujours servie avec moultes glaçons!

Le prix des vêtement est semblable à ceux de la France.

Les hébergements, eux, par contre, sont cher! Nous avons eu des prix entre 70 et 95€ la nuit pour deux, pour des chambres correctes mais sans plus, voire très petites pour l'hôtel de Kyoto. Par contre, le Ryokan de Kanazawa reste un excellent souvenir! Je pense que nous avions réservé trop tard nos hébergement, il doit y avoir moyen de trouver moins cher pour une qualité égale voire supérieure.

Nous avons dépensé à peu près 3 000€ par personne pour 20 jours sur place, y compris les billets d'avions (environ 750€ A/R par personne) et la nourriture.

Je garde un excellent souvenir de ce séjour au Japon, et surtout de Kanazawa et Kyoto. Cela m'a donné envie d'un jour retourner dans ce pays, mais cette fois pour visiter de petites villes moins connues, et pourquoi pas découvrir les alpes japonaises via des randonnées, et aussi faire l'ascension du Mont Fuji!