Patchwork sud africain

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Première expérience africaine pour nous! 15 jours de circuit guidé, puis un séjour safari à cheval dans le Waterberg... le tout pour un aperçu assez équilibré de l'Afrique du Sud.
Mai 2019
3 semaines
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Depuis des années, les safaris à cheval me font rêver... et cette année, nous avons décidé de nous lancer dans l'aventure! Nous avons jeté notre dévolu sur l'Afrique du Sud, et avons décidé de partir pour trois semaines : les deux premières pour découvrir le pays, et la dernière pour le safari à cheval.

Nous voulions partir avec une agence, pour faciliter l' organisation et les transferts. De plus, nous ne souhaitons pas conduire beaucoup, car celui qui conduit profite tellement moins! Et la conduite à gauche... brrrr, non, si on peut éviter, c'est mieux! Nous préférons également avoir un guide francophone, car nos compétences en anglais sont limitées, et j'ai gardé beaucoup de frustrations de mon voyage au Japon: j'y ai vu des choses magnifiques, aucun doute la dessus, mais je n'ai que peu compris ce que je voyais...

Nous avons contacté plusieurs agences de voyage, et c'est effective connections qui nous a le plus convaincu. Ils proposent des circuits accompagnés, et celui qui nous a été conseillé au vu de nos projets, s'appelle "Patchwork sud africain"... Ça y est, j'ai le nom de mon carnet de voyage! Nous y avons ajouté une extension au Ukutula lion park, ainsi que 5 nuits au Ant's Nest, le tout pour un séjour de 21 jours, du 5 au 26 mai 2019.

Présentation du circuit
Présentation du circuit
La photo de présentation du circuit... Déjà tout un programme! 

Pour les vols, nous sommes passés par Air France, à l'allée départ de Nantes vers Le Cap avec une escale à Paris, et retour de Johannesburg à Nantes, toujours avec une escale à Paris.

Ça y est, les bagages sont faits, les batteries des caméras et appareils photos sont chargés... plus qu'à attendre le départ! En plus, super surprise hier, le groupe de 4 personnes qui devaient faire le circuit avec nous a annulé. Nous seront donc en circuit privatif avec notre guide! 🤩😎

Edit du 4 mai: Enregistrement fait! Nous serons côte à côte pour l'allée sur les deux vols, c'est rassurant!

Édit du 5 mai, 9h: ça y est, voiture chargée, en route pour Nantes! Le stress monte...

Coffre bien rempli
5
mai

Réveil à 4h ce matin, pour notre premier vol (Nantes→Paris). L'enregistrement s'est bien passé, même si comme à chaque fois, le stress monte au moment de sortir tout le matériel photo... ça fait un peu exposition, je n'aime pas ça! Le drone a suscité quelques regards curieux.

Premier vol dans la bonne humeur, on est seuls côte à côte et avec de la place

L'escale à Paris Charles de Gaulle dure deux heures, c'est confortable!

Ensuite, départ sur le long courrier Paris → Le Cap, 10h de vol, quand même!

Survol des Pyrénées

Le vol est long, et le survol du Sahara, même s'il est magnifique, est un peu monotone...

Quelques nuages, comme un troupeau de moutons, les prés salés nous ont suivis! Trois heures entre les première et dernière photos

L'arrivée de nuit au dessus des lumières du Cap vaut vraiment le coup d’œil, mais impossible de prendre une photo correcte...

Nous avons comme prévu été accueilli par un chauffeur qui nous a ensuite déposés à notre hôtel.

Notre première impression sur l'hôtel, le Premier Hotel Cape Town est très positive, avec en bonus la vue sur mer, qui n'était pas prévue!

Premières minutes dans la chambre
6
mai

Aujourd'hui, matinée libre pour commencer tranquillement. Après un copieux petit déjeuné plein de surprises où nous avons vu arriver sur notre table des haricots rouges en sauce sucrée, des saucisses épicées et des oeufs au plat alors que nous avons juste demander à perdre un petit oeuf dur, nous partons explorer le front de mer. Nous avons marché une bonne heure et demi le long de la côte, qui a comme un air de Bretagne... laminaires, cormorans et mouettes! Bon, le soleil chauffe quand même un peu plus ici!

De nombreux artistes ont décoré l'esplanade qui longe le bord de mer, dont une très belle sculpture de rhinocéros. Cet endroit sert également de piste d'atterrissage pour les parapentes qui décollent de Signal Hill.

De très nombreuses sculptures, et une belle piste d'atterrissage!

À midi, nous avons retrouvé notre guide à l'hôtel. Comme nous ne sommes que deux, nous prenons une voiture simple, ce qui est quand même beaucoup plus confortable qu'un minibus. Au programme, un premier tour de Cape Town et de ses quartiers historiques.

Nous commençons par passer devant le château de Bonne-Espérance, l'un des plus anciens bâtiments du pays, construit en 1666. Ensuite, direction l'ancien hôtel de ville du Cap, où a eu lieu le très connu discours de Nelson Mandela le 13 février 1990, à sa sortie de prison.

Statue de Nelson Mandela devant l'ancien hôtel de ville

Notre guide est visiblement passionné par l'histoire de son pays! Malheureusement, nous avons du mal à tout retenir... L'apartheid est très présent dans les esprits, d'ailleurs, le pays souhaite "pardonner, mais pas oublier". Comme symbole de la fin de l'apartheid en 1991, un morceau du mur de Berlin a été offert à l'Afrique du Sud. Nous sommes passés devant ce vestige, qui détonne au milieu de l'architecture Cap Dutch...

Souvenir du mur...

Des reliques de l'esclavage sont également visible, comme l'ancien logement des esclaves (Iziko Slave Lodge), qui a abrité jusqu'à 1000 esclaves notamment d'origine asiatique ou africains de l'Ouest , et la place du marché. Le commerce des esclaves fut interdit en 1808.

Slave lodge, reconvertit en musée

Ensuite, direction la cathédrale Saint Georges, située au 5, Wale Street (Waalstraat). C'est la première église anglicane d'Afrique du Sud, et l'église-mère de l'archidiocèse anglican du Cap. La cathédrale originel dont la construction débute au mois d'octobre 1827, après une cérémonie conduite par l'évêque de Calcutta. Après sept ans de travaux, l'église Saint-Georges est consacrée et ouverte au culte le 21 décembre 1834.

En 1887, l'évêque William West Jones et le synode diocésain entame une collecte de fonds auprès des fidèles en vue de la construction d'un nouveau sanctuaire, plus spacieux. Dessinée par l'architecte Herbert Baker, cet édifice néo-gothique est le résultat de plusieurs campagnes de travaux qui se sont étalées de 1901 à 1978.

Style gothique 


Magnifiques vitraux

Nous continuons à explorer à pied le centre ville, et visitons une très beau jardin publique.

Découverte des Compagny's Gardens 

Les Compagny's Gardens sont les anciens jardins de la Compagnie des indes. Ils ont été créés en 1652 pour le ravitaillement des navires qui faisaient le commerce des épices entre l'Inde et l'Europe. Publique depuis 1848, c'est un très joli parc, calme et agréable. La partie jardin botanique est sympa, et le potager historique, toujours en activité, est utilisé pour fournir des repas aux sans abris. Mention spéciale aux écureuils, qui sont ici chez eux! Nous y avons également croisé ibis et oie d'Égypte.

Même les écureuils jardinent dans le potager municipal!

Nous reprenons la route pour Bo-Kaap, le quartier malais. C'est, je pense, le plus connu de la ville, avec toutes ses façades colorées. Son nom signifie « Au-dessus du Cap » en Afrikkans, et se réfère à la situation du quartier, lequel s’étend sur les flancs de la montagne de Signal Hill. Bo-Kaap abrite une grande partie de la population musulmane de Cape Town, qui sont les descendants de populations originaires de l’actuelle Malaisie, d’Inde et d’Indonésie qui furent déportés par la Compagnie des Indes Orientales afin de servir de main-d’œuvre dans la colonie à partir du XVIIIème siècle.

Certaines sont vives, d'autres pastels, j'adore! 

Les façades colorées viennent de l'origine du quartier : en effet, les esclaves malais n'avaient pas le droit de s'habiller en couleur. Lorsqu'ils ont été affranchis, la couleur s'est retrouvée jusque sur les maisons! .La population y est majoritairement noire. En effet, malgré la fin officielle de l'apartheid politique, la population reste dans les faits souvent séparée...

Ça me rappelle nos villages de pêcheurs

La suite logique du parcours est Signal Hill, colline haute de 350 mètres, d'où est tiré un coup de canon chaque jour à midi, traditionnellement pour permettre aux habitants de régler leur montre. Notre guide ajoutera qu'il ne faut donc pas paniquer en pensant à un attentat!

Signal Hill, la brumeuse 

La vue y est très belle, mais la brume s'en mêle et nous cache la montagne de la Table et l'île de Robben... Sur la route, nous plongeons également Lion's Head.

 Lion's Head

Cela aurait dû être la fin de notre circuit du jour, mais il est encore tôt... Notre guide décide donc de nos emmener au téléphérique de la Table Mountain. Nous avons un peu appréhender cette visite, car le temps est couvert et nous avons peur de l'attente... Mais c'était sans compter la chance: 2 minutes à peine pour prendre les billets, puis le téléphérique part immédiatement... et la brume se lève! Nous avons de la place pour admirer le panorama durant l'ascension, d'autant plus que le sol de la cabine tourne, afin que chacun puisse profiter comme il se doit de la vue.

Route d'accès et premières vues 

La montagne de la Table, dont le point culminant se situe à 1086 mètres, est un massif de la province du Cap occidental qui surplombe la ville. Elle fait partie des "7 merveilles de la nature". Son nom provient de sa forme qui, de loin, semble aussi plate que le dessus d’une table. Lorsque les nuages s’y accrochent, on dit que la « nappe » (en anglais table cloth) est mise. Nous avons de la chance aujourd'hui, car il n'y a pas de nuages et la visibilité est parfaite!

Superbe panorama sur Cape Town

Un parcours est aménagé en haut du téléphérique, sur le plateau dont la superficie est d’environ 3 km², et il vaut le détour! Les points de vue sont à couper le souffle, ici nous dominons complètement la région du Cap. Les nuages passent sur la péninsule de Hout Bay, la brume recouvre par moment la mer, et nous avons l'impression d'être hors du temps...

Des paysages de rêves 


Nous avons eu la chance de croiser un daman du cap, ou dassie, un cousin de l'éléphant (si si!) qui ressemble à une marmotte... Nous avons également vu deux rapaces en conflit aérien, certainement un aigle de Verreaux et un faucon crécelle, mais pas de photos malheureusement. Un superbe oiseau noir aux ailes rousses, un rufipenne morio, vient fort aimablement poser devant l'objectif...

Daman et curiosités plus ou moins naturelles

Vient ensuite le temps du retour à l'hôtel, ça tombe bien, la journée a été longue, et on a faim!

Le repas, pris à l'hôtel, est très copieux et bon, même si Tim n'a pas vu les poivrons de son plat sur le menu... 😂

De retour dans la chambre, on peut observer le coucher de soleil sur la mer, plutôt cool!

Repas, puis couché de soleil depuis la chambre...

Pour finir, tout le monde au lit... demain, le réveil est à 7h!

7
mai

La journée commence tôt aujourd'hui: rendez vous avec notre guide à 7h45. Nos estomacs ne sont pas encore réveillés... donc nous restons sur du classique sucré pour le petit déjeuner.

Le départ vers Hout Bay se fait dans le brouillard, ça nous inquiète pour la suite: nous devons prendre un bateau pour observer la colonie d'otaries à fourrure du Cap.

Le port de Hout Bay est un port de pêche hauturière toujours en activité, malgré son origine datant de l'âge de pierre, situé dans la périphérie du Cap, dans la province du Cap-Occidental. Son entrée est gardée par "la sentinelle", piton rocheux haut de 330 mètres. Sur place, une fois encore, le temps se dégage et nous permet de découvrir nos premières otaries dans le port.

Otaries de pontons et la "sentinelle"

Nous prenons ensuite la mer vers un amas de rochers dans Hout Bay, l'île de Druiker, où s'est installée une colonie. Autant remarque sur place que "sentir le phoque" est une expression qui a de qui tenir...

Bain de soleil en famille 

Autant certaines se prélassent au soleil, autant d'autres, certainement des jeunes, nous font un vrai show en jouant dans les vagues. C'est un très bon moment que nous passons en mer, les otaries sont extrmement vives dans l'eau! Le contraste est étonnant entre celles qui nagent et celles qui sont à terre.

 Jeux d'eau et courses poursuites

Il y a également des oiseaux qui se sont installés au calme sur ces rochers: cormorans et goélands sont nombreux!

Cormorans du bout du monde 

Ensuite, nous prenons la route panoramique de Chapman's Peak, construite dans le granit. Le pic Chapman s'élève à 592 m d'altitude, le long de la côte atlantique. Le bas côté est aménagé de façon à pouvoir s'arrêter facilement, et ça vaut le coup!

Superbe point de vue

Nous continuons vers le cap de Bonne-espérance, via la réserve naturelle. La péninsule du Cap de Bonne-Espérance est devenue une réserve en 1938 et intégrée dans le parc national de la péninsule du Cap en 1998. Son nom est modifié en 2004 pour devenir le parc national de la Montagne de la Table. La route est magnifique, nous slalomons entre les nuages, avec des vues féeriques sur l'océan.

Plages et nuages 

Le parc s'étend sur plus de 7 000 hectares avec 40 km de côtes donnant sur l'océan Atlantique. Nous croisons un magnifique couple d'autruches sauvages, tranquillement installés le long de la route. C'est magnifique de les voir dans cet environnement grandiose, avec l'océan en arrière plan.

Autruches sauvages d'Afrique du Sud 

Une grande file d'attente s'étire devant le panneau du Cap de Bonne espérance, mais le guide fait la queue pour nous, ce qui nous permet de profiter un peu des alentours. Nous montons sur le chemin de randonnée sur la falaise, et découvrons un superbe panorama entre océan et collines, malheureusement occupé par les bus de tourisme...

Un peu de marche, et tout de suite, ça change!

Vient ensuite notre tour de faire "LA" photo, et encore une fois, un coup de chance: le groupe d'asiatiques derrière nous tergiverse, et nous sommes seuls sur la photo! Vu la densité de touristes sur le site habituellement, c'est exceptionnel...

Le cap de bonne espérance

La réserve abrite plusieurs espèces d'animaux sauvages, dont antilopes, autruches, singes, tortues,... La vision de la famille de babouins et du couple d'autruches, que nous croisons à nouveau, traversant tout naturellement la route est quelque peu perturbante, mais nous avons beaucoup de chance de les croiser. Nous avons également vu un superbe faucon, mais pas d'antilope pour cette fois. Nous avons vraiment perçu, à ce moment, la chance que nous avons d'être en circuit privatif avec une voiture et non un autocar: nous sommes beaucoup plus près de la faune, et le véhicule est plus maniable, nous pouvons nous arrêter lorsqu'un endroit nous plait!

La faune sauvage toujours présente: ibis, autruche, babouins et faucon

Nous poursuivons vers Cape Point et son phare, très haut perché . On accède au nouveau phare de Cape point, situé à 87 mètres au-dessus du niveau de la mer, soit par un chemin bitumé, soit par un funiculaire nommé "Flying Dutchman Funiculaire" qui tire son nom de la légende locale du vaisseau fantôme "Le Hollandais volant". Il remplace l'ancien phare, placé beaucoup plus haut à 249 mètres d‘altitude (tellement haut qu'il était trop éloigné pour les bateaux perdus dans le brouillard... ah, c'est pas aussi bien pensé que la Bretagne, cette histoire! ), qui fut remplacé en 1919. Cette décision fut prise après le naufrage le 18 avril 1911, du navire portugais SS Lusitania.

L’ascension

L'ascension est superbe, avec une très belle vue panoramique sur les alentours... Notre guide, lui, trichera en empruntant le funiculaire.

Une vue exceptionnelle 

La suite se fait à Simon's Town sur la plage de Boulders, le long de la côte est de la péninsule du Cap. La plage est connue pour être le lieu de nidification d'une colonie de manchots du Cap. Vasco de Gama, qui rejoignit l’Inde en contournant l’Afrique en 1497-99, fut le premier à relater l’existence des manchots du Cap. On soupçonne que Bartolomeu Dias avait aperçu des manchots du Cap lors de son expédition en 1487-88 jusqu’au cap de Bonne Espérance. À la fin du XIXe siècle, il y avait 1,5 à 2 millions de manchots du Cap sauvages, la population est tombée à 500 000 oiseaux en 2000, et ne compte plus que 55 000 oiseaux en 2010 (5 000 couples en Namibie et 21 000 couples en Afrique du Sud en 20082). En 10 ans, (de 2000 à 2010) la population des manchots du Cap sauvages a perdu 90 % de ses effectifs... En effet, ces oiseaux sont extrêmement sensibles à la prédation, mais également à la pollution et à la destruction de leur habitat. Depuis 1975, les manchots du Cap sont officiellement protégés par la Convention de Washington.

Son alimentation est composée à 40% de poissons mais il aime aussi les mollusques. Il peut mesurer de 60 à 70 cm pour un poids de 2 à 4 kg. Cet oiseau d’Afrique du Sud est sociable, grégaire et loyal : le manchot peut rester avec sa partenaire toute sa vie.

Manchots et paysage

Le lieu est très bien aménagé: de grandes passerelles sur pilotis surplombent la plage et la dune. Nous sommes très proches des manchots, mais sans avoir l'impression de les déranger ou de les envahir. Certains couvent des œufs, d'autres ont déjà des petits, ou même les deux en même temps. Nous avons passé une bonne heure sur ce site pourtant très restreint, et cela reste un temps fort de la journée. Nous croisons aussi un petit intrus, un daman des rochers, qui bronze tranquillement sur la passerelle.

Bronzette au soleil 

Petite pause repas au Dixies, sur le bord de la route. Il ne paie pas de mine, mais nous y avons manger correctement.

Un beau filet de poisson

Nous prenons la direction de la ville pour visiter l'un des plus grands jardins botaniques du monde, le jardin de Kirstenbosch, qui est consacré à la flore endémique de l'Afrique du Sud, le "fynbos", depuis 1913. Sa superficie totale est de 528 hectares. Il se divise en deux principales zones : la zone cultivée ouverte au publique de 38 hectares, qui comprend les différentes collections de plantes, et la zone naturelle de 478 hectares, qui s’étale en partie sur les flancs de la montagne de la Table et se compose de forêts, vestige des anciennes forêts du Cap, et de la végétation naturelle du fynbos..

Cour d'entrée

La serre conservatoire abrite qui ne supporte pas le climat du Cap: les végétaux viennent de différentes zones d’Afrique australe depuis les pics enneigés du Drakensberg jusqu’aux zones du Namib, du Namaqualand ou du Karoo, où le climat est beaucoup plus aride voire désertique. On y croise entre autres quelques variétés d'aloes, euphorbes, pachypodium, crassula, ainsi qu'un jeune baobab. Il y a également une zone climatisée avec les plantes alpines, les plantes cailloux et autres plantes succulentes.

La serre et ses plantes succulentes

Le reste du jardin est superbe, avec plusieurs ambiances, de la forêt primitive pleine de fougères au jardin des senteurs... La montagne de la Table reste quant à elle toujours présente en arrière plan.

Plusieurs panoramas du parc, très contrastés

Le site abrite aussi un jardin des senteurs surélevé afin d’apprécier le parfum des plantes, ainsi qu’un sentier pour malvoyants, une rocaille d’euphorbes et d’Aloe, une colline plantée de perlargoniums, un jardin de sculptures et une section réservée aux plantes utilisées par les guérisseurs. Une passerelle se déploie sur 130 mètres au niveau de la canopée, à 12 mètres du sol, offrant une vue imprenable sur le jardin et la montagne. J'ai adoré cette partie dans la canopée. Nous sommes en mai, soit l'automne, et le nombre de fleurs est déjà impressionnant! Les oiseaux de paradis sont remarquables.

Plantes fleuries 

Nous avons vu de nombreux oiseaux dans ce parc dont quelques colibris et des ibis, mais également une famille de mangoustes. En photo, nous trouvons Zostérops jaune, oie d’Égypte et Souimanga.

Faune sauvage du parc 

Pour finir, nous avons découvert le Victoria & Alfred Waterfront, anciens docks de la ville reconvertis en centre commercial. Le Prince Alfred, second fils de la Reine Victoria du Royaume-Uni, ordonna la construction du port en 1860. Son nom fut donné au premier bassin, et celui de sa mère au second. Cette partie est très vivante et agréable, mais le guide a décidé de nous laisser en autonomie durant 1h30 en attendant l'heure de manger... et 1h30 dans un centre commercial, pour nous, c'est long!

Heureusement, l'environnement est beau, et il y a quelques petits concerts.

Les anciens docks

En flânant, nous avons découvert tout une série de sculptures de rhinocéros décorés, à l'image des vaches colorées que l'ont trouve en France. Il n'y a pas à dire, ça éclaire le paysage!

Un repas au restaurant Balducci, correct mais sans plus, puis c'est le retour à l'hôtel. C'était vraiment une grosse journée! Heureusement, demain, c'est grasse matinée : le rendez-vous n'est qu'à 8h30... 😂

8
mai

Nous commençons par un petit détour devant la prison Victor Verster, où Mandela a été détenu durant les deux dernières années. En effet, Mandela restera en prison d’abord sur l’île de Robben Island, de juin 1964 à avril 1982, puis à Pollsmoor, jusqu’en décembre 1988, et enfin à la prison Victor Verster, jusqu’au 11 février 1990. Une statue en son honneur a été érigée à l'entrée de la prison.

Il y a encore environ 2000 détenus dans cette prison, mais elle devrait être reconvertie en musée d'ici quelques années.

Que de symboles...

Nous visitons ensuite Franschhoek, la ville "française", où ce sont installés les huguenots chassés de France lors des persécutions religieuses de la fin du XVII ième siècle. Ces derniers ne sont pas arrivés les mains vides: ils avaient évidemment pris avec eux des vignes... Franschhoek est maintenant connue comme la capitale du vin en Afrique du Sud. Le français n'est plus parlé par les habitants de la ville, mais les noms de domaines sonnent comme chez nous! On trouve par exemple "Grande Provence", "la petite ferme", "Vignoble haut espoir", "la Motte",...

Le quartier central de Hugenote, principal lieu de visite du bourg, est composé d'une rue principale menant au mémorial et au musée consacré aux Huguenots (Hugenoot Museum) lequel reçoit quelque 60 000 visiteurs par an dont 40 % de Français. Le musée est aussi un centre de recherche généalogique. Tout près se situe le vieux cimetière abritant les sépultures des Huguenots et de leurs descendants. Nous avons visité ce quartier sous la pluie, d'où l'absence de photo potable... Nous nous sommes vengés en achetant du biltong et en visitant des galeries d'art...

Le biltong est une spécialité Sud africaine de viande séchée (boeuf, autruche, antilope,...), épicée ou non, qui se conserve extrêmement bien et est souvent grignoté pour tromper la faim.

Boutique d'art

Une dégustation de vins est au programme, nous allons au domaine Rickety Bridge, petite exploitation de 25 hectares de vignes, créé en 1799 par madame Paulina De Villiers. Rickety Bridge (Le pont de Rickety) faisait parti à l'époque de la ferme originelle La Provence, attribuée aux premiers Huguenots français. Situé à seulement 5 minutes de l'entrée de Franschhoek, le vignoble offre une vue superbe sur les montagnes du Wemmershoek. Nous profitons là encore peu de la vue, pluie oblige...

Le domaine et ses pintades sauvages

Cinq vins sont proposés à la dégustation : deux blancs et trois rouges.

Le premier vin est un Sauvignon blanc de 2018 maturé 6 mois en cuve en acier. Il est très acide, pas mauvais mais pas bon non plus...

Le deuxième est un Chardonnay de 2017, vieilli 11 mois en fut de chêne français, assez peu sucré et plutôt à mon goût.

Le troisième vin, le premier rouge, est un Pinotage de 2017, vieilli 12 mois en fut de chêne. Le Pinotage est le vin typique de l'Afrique du Sud, un croisement des cépages de Pinot noir et Hermitage effectué en 1925 afin de produire un raisin adapté au climat méditerranéen et aux sols granitiques ou sablonneux de cette région. Le vin n'est pas du tout à mon goût, j'ai l'impression de boire un mélange mûre/betterave/prunelle...

Le quatrième, un Merlot de 2017 vieilli 15 mois en fut de chêne, ne me plait pas non plus, je le trouve trop fort...

Le dernier est un Shiraz de 2015. Le Shiraz est similaire au Sirat français, mais avec une maturation en cuve en acier puis en fut de chêne là où le Sirat est uniquement vieilli en fut de chêne. C'est le vin sensé être le plus fort, avec des arômes de poivre noir et clou de girofle... Je ne sais pas pour ces arômes, mais j'aime beaucoup!

Dégustation en solitaire

Tim, pendant ce temps, boit un verre de jus de raisin pétillant, et c'est de loin ce que j'ai préféré ! Du coup, nous n'avons pas commandé de bouteilles...

Excellent repas

Nous sommes restés manger sur le domaine, et c'est quelque chose que je conseille! Les plats étaient excellents.

Nous prenons la direction de Stellenbosch, fondée en 1679 par le commandeur de la colonie du Cap, Simon Van der Stel dont elle tient le nom. C'est deuxième plus ancienne ville d'Afrique du Sud. La ville est très réputée pour ses édifices de style Cape-Dutch (architecture néerlandaise du Cap), ses rues bordées de chênes centenaires, pour son campus universitaire et pour les vignobles de la région.

Nous ne sommes pas particulièrement amateurs de ville, mais c'est vrai que les bâtiments sont très beaux, l'ambiance est sympa et la ville parait vivante malgré la pluie, cependant, nous ne nous attardons pas et rentrons au bout d'une heure à la voiture. Cela nous permet de retourner tranquillement à l'hôtel avant de partir au GOLD Restaurant, où nous dînons ce soir.

Le GOLD est un restaurant à thème africain, qui propose des dîners spectacles. Un menu de dégustation de 14 plats est servi dans de bonnes portions individuelles ou à partager. Les plats viennent de toute l'Afrique, et nous avons l'impression d'enfin manger quelque chose de typique, c'est agréable. L'autre avantage de ce système, c'est qu'il y a toujours quelque chose qu'on aime!

Plats variés 

L'ambiance est assurée par l'équipe du restaurant, qui vient à intervalle irrégulier présenter des spectacles de chants et de danses traditionnelles africaines. Quelle énergie!

Musique! 

C'est la fin de cette journée, nous rentrons à l'hôtel, cette fois encore des images plein la tête...

9
mai

Ce matin, nous quittons le cap et le Premier Hôtel Cape Town pour nous diriger vers le petit Karoo. Le trajet prévu dure 4 heures, ça fait une belle trotte!

Nous suivons la route des jardins, et les paysages sont assez jolis durant la première partie. Nous avons par exemple la possibilité de voir toute les étapes de la culture du tabac, de la plantation des graines au séchage dans le champ, c'est très intéressant.

Champs à perte de vue et Langerberg

Nous faisons une étape rapide à Swellendam, dont l'architecture Cape Dutch vaut le coup d'oeil. On y trouve notamment une belle église hollandaise réformée. Les premiers habitants de la région étaient des Khoikhoi avec qui les premiers explorateurs commercèrent dès le XVIIe siècle. La ville de Swellendam fut fondée en 1746, au pied du massif de Langeberg, dans la colonie du Cap. Son nom est la contraction des patronymes du gouverneur du Cap, Henrik Swellengrebel et de son épouse Ten Damne.

Architecture Cap Dutch

Nous prenons le temps de marcher dans la rue principale, en regardant l'architecture typique de la ville. Personnellement, ce sont surtout les oiseaux de jardins qui me passionnent... Et c'est parti pour un safari photo, thème colibri!

Souimanga chalybée, Souimanga à ventre blanc et oiseau non identifié

Nous prenons ensuite la direction de Mossel Bay, ville portuaire d'Afrique du Sud, au bord de l'Océan Indien dans la province du Cap-Occidental.

Nous faisons notre arrêt repas au café Gannet. Ce dernier est assez décevant... La vue de la terrasse est superbe, mais encore faut il y être installé. Les plats sont corrects, mais sans plus. Après, comme d'habitude, nous avons un menu "imposé" et ne connaissons donc pas toute la carte...

Café Gannet

Nous allons ensuite au musée Bartolomeu Dias. C'est en effet dans cette baie que l'explorateur portugais Bartolomeu Dias accoste le 3 février 1488. Elle est alors baptisée Baie de Saint Blaise. C'est le navigateur néerlandais Paulus van Caerden qui rebaptise l'endroit Mosselbaai (Baie des moules) en 1601 du fait qu'il y trouva des moules en abondance.

Le Musée Dias est consacrée à l'histoire de Mossel Bay. Il regroupe notamment le musée maritime et sa reproduction de la caravelle de Diaz, l'exposition sur la vie culturelle des communautés de couleurs à l'époque de l'apartheid, le musée du coquillage, un aquarium abritant notamment un spécimen de grand requin blanc et les plus vieilles maisons de la ville. L'arbre postal (où les marins laissaient leurs courriers) fait parti du complexe, ainsi qu'une statue commémorant l'arrivée du christianisme en Afrique du Sud. On y trouve également une source d'eau douce.

Pressés par le guide (le programme est serré!), nous n'aurons pas le loisir de tout visiter... Nous ne profiterons que rapidement du musée maritime et du parc extérieur, et c'est dommage car l'ensemble muséographique semblait très prometteur!

Le parc et le musée maritime de Mossel Bay

Nous reprenons alors la route 52 vers Oudtshoorn. Les paysages deviennent spectaculaires, très montagneux, avec de superbes points de vue sur les vallées. La végétation change ensuite peu à peu pour devenir semi désertique lorsqu'on s'approche du petit Karoo. Le "Klein Karoo" est une région semi-désertique, relativement fertile, située dans la vallée cernée par les montagnes du Swartberg au nord, du Langeberg au sud-ouest et de l'Outeniqua au sud-est.

Magnifiques reliefs

Nous arrivons à Oudtshoorn, la capitale de l'autruche: elles sont partout!

La ville s'est développée vers les années 1860, où les plumes d'autruches étaient très à la mode. Au début du XXe siècle, elle fournissait 85 % des plumes de l'industrie de la couture et du spectacle. Oudtshoorn est toujours le lieu de la plus grande concentration d'autruches au monde soit à peu près 200 000 oiseaux réparties sur 500 fermes. Maintenant, c'est surtout le cuir, la viande et les œufs qui sont recherchés, même si les plumes sont toujours utilisées comme ornement.

Nous avons au programme la visite d'un élevage d'autruches : ce sera le Safari Ostrich Farm. La visite commence par un tour en "wagon" tiré par un tracteur au milieu des enclos des autruches. Nous ne sommes que 4, plus notre guide, le guide anglophone de la ferme, et le chauffeur de tracteur... encore une fois beaucoup de chance! Les autruches nous suivent avec attention car par moment, le chauffeur lance une poignée de granulés à leur intention. Nous verrons trois types d'autruches : Kenya, les plus grosses, Zimbabwe, et Afrique du Sud, les plus petites. Le mâle est noir et la femelle plutôt brune, la différence n'est visible qu'à partir d'environ 10 mois. Durant la visite, nous avons vu des adultes, des "adolescents", et de toutes jeunes autruches, de la taille d'un gros poulet.

Au milieu des autruches...

Vient ensuite la partie piétonne. Nous pouvons nous approcher des autruches de bien plus près, leur taille est impressionnante! Je vais même pouvoir nourrir à la main un grand mâle de la sous espèce du Kenya... Ce 💥💣💫 glouton a voulu avaler ma main avec la feuille... Bah ça pince dur ! Du coup, lorsque la petite femelle d'Afrique du Sud s'approche alors qu'on doit faire une photo, je ne suis pas tranquille... Il y a également des émeus australiens et nandous d'Amérique du Sud dans la ferme, afin de présenter les différences entre ces oiseaux de la même famille.

Autruche du Kenya et émeus, deux poids, deux mesures! 

Dans l'un des enclos vit un harem complet d'autruches: un mâle, deux femelles (dont une rare autruche blanche) et leurs petits.

Les Sud africaines 

Ensuite, direction l'espace théorique où est exposé le cuir, les œufs gravés et les incubateurs. Les explications sont là aussi très intéressantes! Les œufs sont étonnamment résistants, et supportent le poids d'un adulte sans problème : nous testerons en nous tenant debout dessus, et pas d'omelette. Dommage, ça aurait fait un bon repas... D'autant d'un œuf d'autruche équivaut en quantité à 24 œufs de poule, de quoi nourrir toute une famille!

Nous avons passé un excellent moment dans cette ferme.

De beaux oiseaux!

Maintenant, l'hôtel nous attend! Nous faisons une courte route puis arrivons à la guest house de ce soir.

Ce soir, nous dormons au Mooiplaas Guest House (à tes souhaits!). La chambre est extrêmement spacieuse, avec un salon et une terrasse privative donnant sur le petit Karoo. La piscine de l'hôtel bénéficie de la même vue, mais nous n'en profiterons pas: elle n'est pas chauffée et donc un peu fraîche en cette saison... C'est pour moi le meilleur hébergement de notre première semaine de circuit!

Espaces communs, chambre et terrasse privative 

Ensuite, visite à la petite famille d'autruches visible depuis la chambre. Les petits sont vraiment mignons!

Papa veille!

Pour terminer la journée en beauté, nous allons dîner au restaurant du lodge. Une soupe en entrée, suivi d'un délicieux pavé d'autruche, et en dessert, fruits et gâteau Sud africain... Le tout servi sur la terrasse, chauffée par des braseros. Une très belle soirée!

Jolie lumière, avec le brasero en arrière plan
10
mai

À nouveau un réveil à 7 heures, mais avec un petit déjeuné pareil, on oublie vite l'heure matinale... Décidément, le Mooiplaas restera un excellent souvenir!

Vue sur les autruches

Nous commençons la journée par la visite des grottes de Cango, dans la chaîne de montagne Swartberg. Les grottes furent découvertes en 1780 par un fermier des environs, appelé Van Zyl. Le professeur A.J.H. Goodwin, archéologue, entreprit une exploration systématique des grottes à partir de 1930.

"Cango" est un mot khoisan qui signifie lieu humide, mais cet ensemble de grottes me paraît étonnement sec par rapport aux grottes françaises. Autre particularité, l'air y est plutôt chaud! L'ensemble est bien aménagé, avec dans la première salle une reconstitution d'un groupe de Khoisan, auxquels la grotte servait d'abris. En effet, divers agencements de pierres et des peintures indiquent notamment que des hommes ont habité l'entrée des grottes pendant une longue période au Mésolithique et au Néolithique, mais ces vestiges ont été abîmés par le passage... Les salles sont spacieuses et la visite guidée est intéressante, mais ayant déjà été dans plusieurs grottes françaises, la visite ne nous laisse pas un souvenir impérissable.

Concrétions et reconstitution

À la sortie de la grotte, nous avons la surprise de croiser un boomslang, ou serpent des arbres, serpent arboricole très venimeux présent sur une grande partie du territoire africain.

Venimeux... 

Nous reprenons la route dans le petit Karoo, plateau de moyenne altitude à la terre très rouge et aux innombrables autruches... On y trouve également des vignes, plutôt utilisées pour la fabrication de Port, la liqueur de vin locale. La route vers Knysna nous fera également passer par les montagnes Outeniqua ("celles qui portent du miel" en khoisan), avec de magnifiques paysages de moyenne montagne verdoyants. Ces montagnes sont connues pour leur production de miel. Nous découvrons également, au détour d'un col, la jolie ville de George. Que de contraste en si peu de temps! Nous passons d'un plateau semi désertique rouge à un paysage de moyenne montagne verdoyant, pas le temps de s'ennuyer, nous gardons le nez collé à la vitre!

Le magnifique petit Karoo et les montagnes au miel, avec en fond la ville de George

Nous longeons la côte de Wilderness et sa plage de sable fin de 8km de long, qui doit faire le bonheur des surfers. Le train à vapeur Outeniqua Choo Tjoe reliait George à Knysna, soit le trajet que nous effectuons en voiture aujourd'hui, par une voie ferroviaire panoramique de 56 km de long. Malheureusement certains paysages ont été fortement endommagés par le feu qui a ravagé la région en juin 2017... La ligne a été endommagée par des inondations en 2006 et le service arrêté entre George et Knysna. La ligne est à ce jour non rétablie.

Wilderness et arrivée à Knysna

Enfin, c'est la belle Knysna, fondée en 1804, qui nous accueille. Cette ancienne ville de l'industrie forestière est maintenant connue pour sa lagune et ses huîtres... Le nombre d'oiseaux présents est impressionnant!

Arrivés vers midi, nous allons donc directement au restaurant, ce midi ce sera le Cruise Café, avec une vue superbe sur la lagune et de très bons plats.

Bon repas et très belle vue!

Direction ensuite l'hôtel, le Premier Hôtel Knysna- The Moorings. La chambre est vraiment grande, c'est plus un petit appartement avec cuisine équipée qu'une simple chambre. Nous avons vue sur la piscine depuis la grande terrasse, c'est plus appréciable que la route...

Dommage de ne rester qu'une nuit...

Pas le temps de flâner, notre guide a décidé, vu le temps magnifique, de nous emmener dans le quartier des Heads, le quartier chic de la ville, qui surplombe la lagune. La vue est vraiment grandiose, avec d'un côté Knysna et de l'autre l'océan Indien.

Depuis les Heads

Nous redescendons ensuite vers le centre ville en direction du Waterfront. Nous sommes passé par le quartier populaire de la ville, en plein marché. La différence d'ambiance est impressionnante, beaucoup moins feutrée, et ce n'est plus l'anglais qui domine mais l'afrikaans. Il nous suffira de traverser un carrefour pour nous retrouvé à nouveau dans le très calme et sécurisé quartier touristique. Le guide nous laisse explorer seuls le front de mer, avec comme consigne stricte de ne pas le quitter... sécurité oblige!

Le front de mer abrite un port, ainsi qu'un petit centre commercial à ciel ouvert très sympa, avec de nombreuses boutiques.

Waterfront

Le rendez vous est prévu à 17h à l’embarcadère pour profiter d'une croisière d'une heure trente sur la lagune à bord d'un bateau restaurant.

Le bateau, tout en bois, est très beau et silencieux. Nous sortons assez vite de la cabine pour nous retrouver seuls à l'avant du bateau, juste à côté de la cabine de pilotage... Le coucher de soleil vient ajouter une petite touche romantique à l'ensemble, nous sommes juste bien tout les deux à profiter du moment. Par moment, un vol d'oiseaux vient passer devant le bateau, ou alors un superbe lodge se dévoile sur la côte... C'est pour l'instant l'un des meilleurs moments du voyage!

Croisière en amoureux

Retour à l'hôtel pour le dîner, ce sera italien pour nous ce soir, mais avec l'accent local: un carpaccio de Springbok en entrée, une pizza au biltong en plat, et une pana cota coco-passion en dessert! Le tout est vraiment bon, et le cadre est très chaleureux.

Excellent italien de l'hôtel

Ensuite, une bonne nuit dans la chambre, et demain, grasse matinée : le départ est à 8h30. 😎

11
mai

Aujourd'hui, départ tranquille à 8h30 vers le parc national de Tsitsikamma.

Nous avons le temps, donc Seifu nous propose de passer par la plage de Plettenberg Bay, qu'il nous présente comme la Saint Tropez Sud africaine. La plage est en effet magnifique, et nous avons l'occasion pour la première fois de mettre les pieds dans l'océan Indien. Verdict? C'est froid ! Nous n'allons pas plus loin que les chevilles, et c'est déjà pas mal...

Eux aussi ont de belles côtes...

Plus au nord, nous arrivons au parc national de Tsitsikamma, très connus pour ses paysages entre mer et forêt. Ce parc national sud-africain situé dans la province du Cap-Occidental à côté de Plettenberg Bay. L'aire marine protégée de Tsitsikamma, créée en 1964, est la plus ancienne du monde, et couvre une superficie de 298 km². Le parc national de Tsitsikamma est étendu sur une bande étroite d’environ 70 kilomètres de long et 5 kilomètres de large, bordée d'une part par la mer et d'autre part par la route des Jardins. La Groot River, à l’Ouest, et la Storms River Mouth, à l’Est, jouent le rôle de frontière. L'arbre majoritaire est le Yellowood, avec lequel on fait des meubles. Nous partons nous promener le long du chemin balisé durant une petite heure. La clarté de l'eau est impressionnante malgré le ressac!

Une eau cristalline

Le chemin est à flanc de falaise, mais nous avons l'impression d'être en plein milieu d'une forêt. Les chants des oiseaux sont partout, mais nous en voyons très peu... Nous avons la chance d'entrapercevoir un Touraco Louri, espèce endémique de Knysna et sa région, mais il s'est caché avant que j'ai le temps de sortir l'appareil photo.

Entre forêt et rivière

La balade se poursuit sur un superbe pont suspendu, long de 77 mètres et haut de 7 mètres, qui surplombe la rivière. Ce parc est vraiment de toute beauté, et nous avons la chance de n'avoir que peu de monde avec nous.

Pont suspendu sur l'embouchure de la Storm River

Le déjeuné se fait au restaurant de la réserve, très classique mais bon! Le cheesecake a disparu avant que je pense à prendre une photo... tant pis!

Oups! C'était bon...

Un peu partout, nous croisons des damans, qui vaquent tranquillement à leurs occupations, qui semblent être soit bronzer au soleil, soit se gratter, et parfois se mettre à l'ombre... Dans ma prochaine vie, je serai un daman!

Damans, la belle vie...

C'est ensuite le départ vers Port Elisabeth, notre dernière étape avec notre premier guide, avant un départ dans le nord du pays. Petite surprise sur la route, limitée à 100km/h tout de même: un troupeau de vaches traverse juste devant nous! Pas de panique, les warnings, on attend un peu et hop! Nous voilà repartis!

Normal...

Nous commençons par déposer nos bagages à l'hôtel The Kelway, puis nous décidons avec le guide de décaler la visite de la ville au lendemain matin, qui était libre, pour profiter de la plage.

The Kelway est un sympathique hôtel proche de la plage de Port Elisabeth, notre chambre est de taille correcte, et la terrasse avec vue sur la iscine très agréable!

L'extérieur de l'hôtel

Direction la plage, donc, pour un bon moment détente au soleil. L'eau est toujours aussi froide, mais ça fait du bien de se poser comme ça sur la plage! Et puis cela me laisse le temps de rattraper une partie de mon retard dans le carnet de voyage...

Sable pas si chaud

Le soleil se couche, nous rentrons à l'hôtel, et avons la chance de voir un superbe couché de soleil depuis la petite terrasse de la chambre.

Vient ensuite l'heure du dîner, comme toujours très copieux... ce soir, ce sera soupe de pomme de terre avec quelques copeaux de biltong, puis une belle pièce de bœuf, et des profiteroles glacées. Malheureusement, j'en laisse la moitié, les parts sont vraiment trop grosses pour moi.

Repas vraiment copieux

C'est aussi notre dernier repas avec Seifu, et ça fait quand même un petit pincement au cœur... Un gros, même! C'était une semaine exceptionnelle, très dense et extrêmement variée, entre culture et histoire, ville et nature.

Dernier dîner avec notre guide...
12
mai

Aujourd'hui, c'est notre dernier jour avec Seifu, et notre départ vers le nord du pays, avec un programme beaucoup plus tourné vers le safari.

Avant de partir, nous visitons le centre de Port Elisabeth, dont le nom est celui de la femme du gouverneur Donkin, qui dirige la ville dans les années 1820. Un très beau parc est aménagé près du phare, avec une magnifique mosaïque et une sculpture en l'honneur de Nelson Mandela, omniprésent dans le pays.

Parc et sculpture
La superbe mosaïque

On trouve également quelques beaux bâtiments, et des curiosités, comme ces minibus incrustés dans les murs... dommage que la saleté de la ville (ordures notamment) nous fasse oublier ça dès qu'on sort des endroits touristiques... C'est d'ailleurs un phénomène assez courant dans les lieux qu'on a visité.

Nous partons vers l'aéroport, pour notre vol en direction de Durban avec la compagnie aérienne British Airways. Le guide nous aide pour l'enregistrement, puis nous laisse pour rentrer à Cape Town... sacrée route !

Le vol se passe bien, même si le repas servi à bord est plus que chiche.

C'est ensuite l'arrivée, avec toujours la petite angoisse vis à vis de notre prochain guide... Nous devons le retrouver après avoir récupérer les valises : ça commence bien, il n'est visiblement pas là!

Après une demi heure d'attente, et avoir parler avec d'autres guides qui cherchaient leurs clients, l'un d'eux fini par s'approcher avec un homme présent depuis le début, mais qui n'avait l'air de chercher personne... C'est notre guide, enfin! Merci au guide anglophone qui a fait l'effort de le rediriger vers nous... Bref, nous chargeons les bagages, puis partons à la découverte de Durban et son centre ville.

Durban est la troisième plus grande ville du pays, le plus grand port d'Afrique du Sud et abrite la plus importante communauté d'indiens en dehors d'Inde, ça promet un beau dépaysement! Durban est aussi le plus grand centre de l'océan Indien et le plus grand port d’importation et d’exportation d'Afrique du Sud, et le plus grand port sucrier au monde. Malheureusement, ce sera un tour en voiture uniquement. Ce qui nous saute aux yeux, ce sont les déchets... Ils sont absolument partout! Que ce soit dans les parcs, les rues ou même sur le port, nous ne voyons que ça.

La ville semble être très animée, mais manque du charme de l'ancien que nous aimons. Le Golden Mile, centre commercial le long de la plage, semble intéressant, mais nous ne nous sommes pas arrêter non plus... en bref, j'ai l'impression d'être complètement passée à côté de Durban, c'est dommage.

Durban et son port, si romantique...

Nous quittons ensuite la ville pour aller dans le nord de la province du KwaZulu-Natal et à notre lodge du jour, le Zulu Nyala Game Lodge.

Le KwaZulu-Natal doit son nom Natal au jour de la nativité de l'année 1497, où ses côtes ont été découvertes par Vasco de Gama. La province s'est développée dans les années 1860 grâce à la main d'oeuvre indienne qui a permis la culture de la canne à sucre en grande quantité. Auparavant, elle avait été revendiquée par les hollandais Boers, les anglais et les zoulous, peuple à la tradition très ancrée.

Le lodge Zulu Nyala où nous logeons est à la fois un lodge et une réserve animalière privée où on peut pratiquer des safaris. Dès notre arrivée, nous croisons un troupeau d'impalas, un grand koudou mâle et une girafe... Ça promet pour les prochains jours! La chambre est correcte, l'environnement magnifique.

Ce soir, ce sera un dîner buffet avec petite animation surprise de chants traditionnels, puis tout le monde au lit!

Premiers paysages de savane
13
mai

Ce matin, départ à 6h10 (Ça pique!), vers l'estuaire de sainte Lucie, qui fait parti du parc iSimangaliso. Ce parc de plus de 3000 km2 abrite 5 écosystèmes différents, depuis les récifs jusqu'aux mangroves. Anciennement appelé parc Greater sainte Lucie, son nom actuel, adopté en 2007, signifie "merveille"... et il le porte très bien!

L'estuaire forme actuellement un lac, car le niveau de l'eau a beaucoup baissé, le coupant de l'océan. L'eau est donc douce, pour le moment.

Nous avons une visite du lac en bateau de prévu, et l'heure matinale est payante: nous sommes seuls sur le bateau, avec du coup une guide du parc pour nous seuls!

Seuls sur l'eau

L'eau est très brune, ce qui ne donne pas envie de s'y baigner... mais ce n'est pas la seule raison! L'estuaire est très connu pour abriter plus de 1500 crocodiles du Nil, pouvant mesurer jusqu'à 3,50m de long. Nous en voyons plusieurs durant la croisière, tant dans l'eau que sur terre. Leur nourriture principale est le poisson, mais aussi les nombreux animaux qui viennent s'abreuver sur la rive. Nous verrons d'ailleurs un peu plus tard des hommes tailler des roseaux sauvages sur les berges, je trouve ça assez inquiétant!

Et c'est pas du plastique...

Le lac abrite aussi plus de 800 hippopotames, que nous voyons uniquement dans l'eau aujourd'hui. Les hippopotames vivent en groupe, appelés pod, composés d'un mâle, de femelles et de leurs petits. Nous aurons la chance d'en voir beaucoup, dont de tout jeunes hippopotames. Les adultes pèsent en moyenne 1 500 kg pour les mâles et 1 300 kg pour les femelles, et certains spécimens atteignent jusqu'à 3 tonnes, ce qui en fait l’une des espèces de mammifères terrestres les plus imposantes après les trois espèces d’éléphants et le rhinocéros. Sa hauteur au garrot est d'environ 1,5 m et il peut mesurer 3,5 m de longueur. En dépit de son aspect trapu et de ses courts membres, il est capable de courir à 30 km/h sur de courtes distances.

Vus! Pods de différentes tailles

Les hippopotames ne se reproduisent pas avant l'âge de 6-13 ans pour les mâles et avant 7-15 ans pour les femelles. Les petits naissent toujours à la saison des pluies, si bien qu'il n'y a qu'une vague de naissances dans les régions où il n'y a qu'une saison des pluies par an, comme en Afrique du Sud, et deux vagues, dans l'est de l'Afrique, où il y a deux saisons. Ils s'accouplent de 227 à 240 jours plus tôt, pendant la saison sèche. La femelle met son petit au monde en eau peu profonde, ou bien à terre, mais dans une zone bien protégée, et le défend férocement, contre les grands prédateurs, et... contre les mâles adultes de sa propre espèce !

Famille avec petit 


La réserve est également connue pour ses oiseaux, elle abriterait plus de 500 espèces... Nous avons eu la chance de croiser des cormorans dont un couple de cormorans à poitrine blanche, des ouettes d'Égypte, une oie-armée de Gambie, des sternes huppées, un martin pêcheur pie, ainsi que de nombreuses autres espèces que je n'ai pas pu prendre en photo.

 Oiseaux de mer et de bord de rivière

Nous voyons aussi un couple de pygargues vocifères (un tout proche, et un bien plus loin au sommet d'un arbre). Tout au long de l'année, même en dehors de la saison de nidification, ces oiseaux vivent en couples. Ils fréquentent les abords des lacs, des grands fleuves, les marais et les côtes, et s'installent près des pièces d'eau qui sont bordées de forêts ou de grands arbres car ils ont besoin de points d'observation situés à une grande hauteur pour surveiller toute l'étendue de son territoire de chasse. Le pygargue vocifère (African Fish Eagle) est l'emblème de la société de nos guides: african eagle.

Pygargue !

Notre croisière se finit au bout d'une heure et demi, et nous reprenons la route, vers le village traditionnel de Duma-zulu. Dans la voiture, le guide nous apprends quelques mots basiques (Oui; Ça va; Merci) en isizulu, la langue zulu, qui a la particularité d'inclure des claquements de langue dans les mots... Heureusement, les quelques que nous apprenons n'en contiennent pas!

Nous arrivons ensuite au village et sommes accueillis par le gardien, en tenue traditionnelle, et qui nous salue... en isiZulu!

Avec sa permission, nous pouvons entrer dans le village (les hommes d'abord, les femmes ensuite), qui est un "vrai" village Zoulou qui a été rapproché de la route principale et d'un lodge. Ses 22 habitants étaient avant à 4 heures de pistes de la route principale... Il y a donc 22 personnes habitant ce village, dont la majeure partie sont employés part la structure, soit au village pour les démonstrations, soit au lodge ou au restaurant.

Bonjour, et bienvenue

Nous visitons donc le village, où sont présentés différents métiers comme la création de bouclier, la fabrication de remèdes traditionnels (part le "pharmacien" traditionnel toujours en activité, les gens ici vont très peu vers la médecine conventionnelle ), et création de bijoux et poteries. Notre guide, Patrick, nous explique aussi comment connaître le statut marital d'une femme à sa tenue vestimentaire... Tout est extrêmement codifié, et la tradition toujours respectée à la lettre.

Armurerie 


La pharmacie

Nous prenons ensuite place dans l'amphithéâtre où se déroulera le spectacle de danse traditionnelle. Un chaton vient nous aider à patienter jusqu'à l'arrivée des danseurs.

Mignon félin

Je profite de la préparation pour prendre quelques portraits des habitants du village.

Portraits 

Le spectacle commence ensuite, entre chants et danses très rythmées. Nous avons passé un très bon moment.

Beaucoup d'énergie dans ce spectacle

À la fin, nous pouvons participer un peu à quelques pas de danse.

Transformés en Zoulou

Vient ensuite le moment du repas servi sous forme de buffet, et nous ne sommes pas les seuls à vouloir en profiter! Des singes Vervet se sont invités et essaient de voler les fruits de la salade... Le buffet est plutôt bon et complet, avec des grillades faites à la demande.

Le Vervet est l’espèce de singe la plus commune en Afrique. Ils sont répandus partout au Sénégal, au Soudan et dans la partie sud de l'Afrique, et sont adaptés à pratiquement tous les habitats boisés mis à part la forêt tropicale humide. Leurs habitats de prédilection restent cependant les zones boisées (Acacias) près de lacs, rivières et autres cours d'eau. Ces singes s'organisent en groupes familiaux complexes mais très stables, souvent d'une trentaines d'individus.

Quand le singe veut manger à l'oeil!

Le repas est suivi par un moment de détente dans les environs du village, qui héberge un nombre étonnant de papillons. Nous passons un bon moment ,environ une heure et demi, je dirais, à guetter les différentes espèces présentes, et à tenter de les prendre en photo. Nous avons vu, entre autre, voilier des citronniers, Eurema hecabe, Nymphale du Pourpier, mais je n'ai pas retrouvé le nom de la plupart des espèces...

Magnifiques jardins

Pour finir, départ vers le parc Hluhluwe iMfolozi (prononcez chlou-chlou-oué...), réserve naturelle de 96 000 ha. C'est la plus ancienne réserve d'Afrique, et le seul endroit dans la province du KwaZulu-Natal où l'on peut rencontrer les "Big Five" (éléphants, buffles, rhinocéros, lions et léopards.

Nous sommes là aussi seuls avec le ranger dans le 4x4, ça fait bizarre!

Premier safari 4x4!

Nous croisons en premier un singe Vervet, puis une famille de phacochères, ils sont adorables avec leur queue relevée dès qu'ils courent! Les phacochères peuvent courir très vite en cas de danger, ils peuvent faire des pointes à plus de 50 km/h pour échapper aux prédateurs. Le mâle pèse jusqu'à 100 kg et la femelle de 50 à 75 kg. On les connait souvent sous le nom de Phumba, du dessin animé "le roi lion".

C'est ensuite un impala, qui traverse devant nous: c'est notre première antilope! Les impalas sont très élégants, avec leurs petites cornes torsadées.

Impala 

Nous voyons assez rapidement un éléphant mâle solitaire, qui mange tranquillement des branches, ainsi qu'une famille avec plusieurs femelles et des jeunes, dont un tout petit d'environ 3 mois!

Solitaire 

C'est impressionnant comme ils sont discrets malgré leur taille, certains membres de la famille ne se sont trahis que par le bruit des feuilles, à moins de 3 mètres de nous... Le tout jeune éléphanteau a fait mine de nous charger, mais il a juste réussi à être adorable!

Sur la route et dans la forêt

Nous avons la chance de croiser plusieurs rhinocéros blancs aux cornes impressionnantes, à environ 10 mètres.

Rhinocéros blancs 

Le troisième représentant des Big Five que nous croisons est le buffle, nous en verront deux, juste à côté de la voiture.

Buffles

Nous croisons un peu plus tard une femelle rhinocéros avec son petit, le ranger a éteins le moteur pour nous laisser profiter du moment, et le jeune a décidé de venir voir de plus prêt à quoi ressemblait un 4x4... Il a fini par poser son nez sur le capot, puis a décidé que ça n'avait aucun intérêt et en a informer sa mère par de petits cris qu'on aurait jamais imaginer sortir d'un rhinocéros!

Bébé curieux

Nous voyons aussi de nombreux autres animaux : un grand nombre d'antilopes plus ou moins grandes, mais également des tortues et de très nombreux oiseaux, dont un vautour au loin dans son nid.

La vue dans le parc est magnifique. Le ranger nous laisse profiter quelques minutes de la vue, et nous apercevons des girafes en contre jour sur la colline d'en face... belle image!

Panorama

Le safari se termine de nuit, et nous ne voyons que peu d'animaux la dernière demi heure, mais c'est tout de même avec de magnifiques images plein la tête que nous rentrons au lodge.

14
mai

Aujourd'hui, nous nous levons tranquillement vers 7h30, pour un départ à 8h30 en direction du Swaziland.

Je profite de la route du petit déjeuner pour perdre en photo l'environnement des chambres, et lorsque nous passons devant la piscine, surprise! Une famille de phacochères s'est invitée à prendre le petit déjeuner sur la pelouse! Lorsqu'on sait que les chambres sont à 5 mètres, et qu'il y a des léopards dans la réserve, ça fait réfléchir...

Surprise!

Nous prenons donc la route, et passons tranquillement le poste de frontière, nous voilà avec deux tampons en plus sur le passeport.

La route est longue jusqu'à la fabrique de bougies que nous devons visiter... et le guide nous fait une très mauvaise blague en somnolant au volant! Un écart à droite pendant qu'une voiture nous double (conduite à gauche), puis une bonne déviation vers le fossé à gauche... on lui demande plusieurs fois (et fort!) si ça va avant d'obtenir une réponse, et il ne veut pas s'arrêter se reposer car "Non mais ça va, ça va!" ... Résultat, on a passé 1h assez stressante à parler le plus possible, de tout et n'importe quoi (y compris des cuisinistes 🤔) en surveillant le niveau de ses paupières dans le rétroviseur central... Tim conclura à la fin de la route qu'il me comprenait beaucoup mieux maintenant avec mon stress en voiture! 😋 C'est d'autant plus inquiétant que la route est très fréquentée, et pas que par les véhicules! On y croise également du bétail de toute sorte, et de nombreux humains pas beaucoup plus prévisibles...

Vaches, chèvres, singes, enfants, ... Il y a de tout! 

Nous arrivons enfin au centre d'artisanat de Malkerns où nous commençons par nous mettre à table au soleil au Sambane Coffee Shoppe, pour nous remettre de nos émotions. L'entrée, une soupe, est très bonne, le plat, gargantuesque, l'est beaucoup moins avec ses légumes cuits vapeur... Malheureusement, vu les quantités servies, nous faisons beaucoup de gâchis! D'autant plus que, n'ayant pas eu de menu, nous ne savions pas avant de les voir arriver sur la table que les desserts sont des gâteaux au chocolat... Tim n'aime pas ça, et moi ça a tendance à me rendre malade en voiture, c'est dommage parce que ça avait l'air bon.

Il y a de quoi manger!

Nous retrouvons notre guide pour une "visite" d'une fabrique de bougies artisanales, les "Swazi Candles", dont 10% du chiffre d'affaire est reversé à une ONG s'occupant des orphelins du SIDA, malheureusement très présent dans la région.

La dextérité des artisans est impressionnante, celui que nous voyons travailler sculpte un éléphant dans la cire en quelques minutes!

Vous noterez le chat sur l'établi, je crois que je ne connais pas un seul atelier créatif où il n'y a pas de chat. 🐱

Un sacré coup de patte

Nous visitons ensuite la petite boutique, pleine de figurines et d'autres sculptures en cire. Les couleurs sont magnifiques, et certaines figurines nous font déjà écho par rapport à nos safaris. Difficile de ne pas craquer...

Poussins et big five

Ensuite, nous partons visiter la verrerie de Ngwenya, élément majeur de l'économie locale. En effet, l'usine utilise uniquement du verre recyclé pour ses créations, et rémunère donc les gens qui lui rapportent du verre en plus d'employer des souffleurs et fileurs de verre et des vendeurs.

Nous pouvons observer le travail des ouvriers depuis une plateforme, mais il fait une chaleur étouffante, je ne sais pas comment font les employés, avec leur tenue de travail! Ces derniers ont l'air d'avoir plaisir à partager leur travail, l'un d'eux me tend une perche avec au bout la figurine qu'il vient de créer pour que je puisse plus facilement prendre une photo...


Impressionnant

Ils créent tant des figurines et petits objets que des contenants comme des vases ou des carafes. C'est là aussi difficile de ne pas partir avec toute la boutique!

Petit troupeau de verre

Nous prenons ensuite la direction de l'hôtel, le Lungogo Sun, qui est très classique mais dont les chambres sont correctes, d'autant que nous avons vue sur la piscine et non le parking. Nous sommes arrivés tôt, vers 16h, mais ça nous a permis de nous poser tranquillement et de nous remettre de nos émotions.

Nous mangeons également dans le restaurant buffet de l'hôtel, qui lui est une bonne surprise avec des plats variés et biens cuits. Petit bonus, ils servent des crêpes en dessert. 😉

15
mai

Aujourd'hui, nous quittons le Swaziland pour retrouver en Afrique du Sud dans le parc Kruger. Nous passons par la route panoramique de Piggs Peak, petite route de montagne étroite et sinueuse, mais qui traverse de beaux paysages.

Route panoramique

Nous longeons ensuite des cultures de bananiers, manguiers, cannes à sucre ou encore noix de Macadamia, ainsi que des pins et eucalyptus, utilisés dans les meubles et la construction.

Nous arrivons à la frontière, deux coups de tampons et nous voilà de retour en Afrique du Sud, dans la province de Mpumalanga. Nous prenons la direction du parc Kruger, premier parc national d'Afrique du Sud, initié en 1898 et ouvert au publique en 1926. C'est l'une des plus grandes réserves animalières d'Afrique, avec une superficie comparable à celle du pays de Galles (20 000 km2) avec 350 kilomètres du nord au sud et 60 kilomètres d'ouest en est. On y trouve les Big Five, dont environ 1 200 léopards, mais aussi plus de 500 espèces d'oiseaux et 140 de mammifères... ça promet un beau spectacle!

Notre guide nous laisse à 10h30 avec le ranger à l'entrée Malelane, tout au sud du parc, pour un safari en 4x4 jusqu'à 17h30, heure de fermeture du parc. Il y a en tout 9 portes d'accès au parc, réparties sur l'ensemble de la périphérie.

Porte Malelane

Nous commençons tranquillement en voyant dans le même espace un zèbre des plaines solitaire et un petit troupeau d'antilopes, des impalas. Ces derniers vivent principalement à l’est de l’Afrique centrale et du sud, et mesurent environ 80-90 cm au garrot. Les impalas sont des bons coureurs qui peuvent sauter des distances impressionnantes de plus de 10 mètres de longueur. Ils utilisent cette technique pour échapper aux prédateurs et parfois, simplement pour s'amuser.

C'est ensuite une famille de grands Koudou qui croise notre route. Cette antilope mesure entre 1,30 et 1,50 m au garrot, les mâles peuvent peser jusqu'à 300 kg, et les femelles jusqu'à 210 kg. Les mâles sont reconnaissable à leurs grandes cornes torsadées pouvant mesurer jusqu'à 1,80 m de long.

Paysage et grand koudou

Plus loin, un petit groupe de girafes qui se dévoile à nos yeux. La girafe culmine, grâce à son long cou de 2 m de long, jusqu'à 5,50 m voire 5,80 m. Elle possède une langue qui peut faire plus de 50 cm de long.

Girafe parmi les acacias 

Nous croisons également de nombreux oiseaux, des phacochères, puis nous voyons notre premier des big five de la journée: un rhinocéros blanc dors au loin... Je l'ai pris pour un rocher!

Rhino et phacochères 
Bateleur des savanes, tourterelle et sans doute un aigle ravisseur

Un groupe d'éléphants traverse juste devant nous. Les populations d’éléphants ont chuté dramatiquement aux 19ème et 20ème siècles. Sur le continent africain, l’espèce compte aujourd’hui environ 415 000 individus (contre 3 à 5 millions au début du 20ème siècle). Pourtant, notre ranger explique qu'au parc Kruger, "il y a trop d'éléphants!"... En effet, leur population est trop importante par rapport aux ressources (eau et nourriture) disponibles.

Impressionnant

C'est déjà l'heure de s'arrêter manger, nous allons dans l'un des camps aménagés dans le parc, avec une magnifique vue sur la rivière. Nous y voyons des buffles, qui bronzent au bord de l'eau, mais aussi des lézards (rainbow skinks), des papillons, et de nombreux oiseaux dont des ibis et un héron strié.

Vue sur la rivière

Nous reprenons les pistes avec notre ranger, vraiment très sympa. Nous voyons les mêmes mammifères que ce matin, c'est à dire zèbres, koudou, girafes et éléphants, ainsi que des oiseaux, et quelques gnous.

Grands koudou et éléphant 
Girafe et son jeune 
 Gnou bleu et impalas
Bateleur des savanes, vautour Oricou, rolier à longs brins, bagadais casqué et choucador

Nous découvrons aussi trois endroits particulièrement bien habités. Au premier point d'eau, nous voyons un groupe de tortues utilisant un hippopotame... comme bain de soleil!

Vamos a la playa! 

Ensuite, c'est une sorte de clairière qui abrite un calao leucomèle (Zazou!), un scinque, une famille de mangouste naine du sud, et même un Steenbok. L'une des particularités du steenbok lorsqu'il est menacé est de ne pas s'enfuir en courant comme le font les autres antilopes, mais au contraire de se figer au sol, en s'aplatissant le cou étendu en avant. Ce n'est vraiment que lorsqu'on est sur le point de mettre le pied dessus que l'animal se décide à prendre le large. Il le fait si subitement et avec une telle promptitude que l'observateur, surpris et effrayé, n'a pas le temps de le voir. L'animal se couche alors plus loin et se fige à nouveau.

Faune variée 

Le moment marquant de cet après midi reste notre arrivée au grand point d'eau, face à un grand troupeau de cobes à croissant. Le cobe à croissant est une grande antilope dont la taille varie de 1,00 à 1,30 m au garrot, pour un poids allant de 160 à 300 kg. Juste à coté, de jeunes impalas s’entraînent au combat. Le point d'eau abrite également deux hippopotames?

Troupeau de Waterbok
Hippopotames et jeux de guerre 

Le soleil se couche, maintenant, et nous ne voyons pas plus d'animaux... en contre partie, nous traversons la savane dans une magnifique lumière.

Profitons...


Pour conclure ce safari en apothéose, nous croisons un troupeau d'éléphants, dans cette lumière magique.

Beauté de la nature 

Ça y est, le safari est terminé, nous ressortons par la porte Phabeni, ce fut une journée "très calme", d'après le ranger... Nous sommes déjà ravis de ce premier aperçu du parc, même si nous n'avons pas vu de félins!

Nous prenons la direction de notre hôtel du jour, le Pine Lake Inn, où nous trouvons une grande chambre avec vue sur la piscine et un bout du lac, que nous verrons mieux demain à la lumière du jour.

Chambre très spacieuse

Nous prenons le dîner au restaurant de l'hôtel. Les plats sont de bonne qualité, les prix raisonnables, tout comme les quantités. À mon avis une bonne adresse!

Après le dîner, nous allons avec plaisir nous coucher... le grand air, ça fatigue!

16
mai

Nous commençons la journée par regarder par la fenêtre, et c'est une bonne idée! La vue sur le lac avec la brume est une très bonne surprise, nous avons eu la chance d'être surclassés...

Direction ensuite le petit déjeuner accompagné par les paons du domaine, et c'est le départ. C'est dommage, nous serions bien rester une nuit ou deux de plus pour profiter des infrastructures de l'hôtel, c'est une belle adresse!

En bonne compagnie au bord du lac

Nous prenons la route en direction du parc national des marmites des géants. La route est belle, nous traversons nombre de plantations d'eucalyptus et de pins, ainsi que de bananes.

Plantations variées

En quelques kilomètres à peine, nous changeons de paysage, c'est impressionnant! C'est maintenant beaucoup plus sec, bien plus proche de l'image que nous avons de la savane africaine. Nous croisons aussi de nombreuses vaches au bord et sur la route, au abord des villages, il fait faire attention!

Warning, Cow

Nous arrivons au parc, et visiblement, il est interdit de cueillir des fleurs, nager, mais pas tomber!

Le site est splendide, c'est là que, dans une succession de petites chutes et de bassins, le canyon de la Blyde River se forme. Cela correspond à la jonction de la Blyde River et de la Treur River.

Un lieu magique

Nous nous promenons sur le site durant presque une heure, pour profiter comme il se doit de la vue.

Les fameuses marmites, entourées de cascades

Nous continuons vers le canyon à proprement parlé, qui est le troisième plus profond au monde. Ici aussi le panorama est à couper de souffle, et nous avons la chance de croiser assez peu de touristes.

Blyde River Canyon

Nous prenons encore la voiture, entre les agrumes et les montagnes du Drakensberg que nous traversons.

Orangers et Drakensberg

C'est ensuite un grand moment pour Tim: la traversée du fleuve Limpopo !

Limpopo!

Vers midi, nous arrivons au lodge, le Shiduli Private Game Lodge, ce qui est une surprise, nous devions être en camp de tentes au Chisomo, mais la chambre promet d'être belle! Le lodge fait partie de la réserve big five de Karongwe, nous y feront un safari aujourd'hui, et un demain. Il est particulièrement accueillant, avec des espaces communs très agréables.

Tout est dans le détail
Environnement de rêve

Après le déjeuner, un moment détente et c'est le départ pour le safari. Cette fois, nous avons à la fois un guide et un pisteur dans le 4x4 pour nous guider. Nous cherchons les félins, mais ils se cachent!

Nous commençons le safari au bord d'un point d'eau, où nous voyons des oiseaux, et de gros reptiles...

Héron strié, Crocodile, Vanneau armé et nids de Tisserins

Nous voyons de nombreuses antilopes (koudou, nyala, impala), ainsi que plusieurs familles de phacophères, un petit troupeau de zèbres et deux girafes. Un koudou traverse juste devant notre véhicule au galop.

Grande variété de mammifères 
Warning, koudou! 

Nous voyons également un troupeau d'éléphants, qui mangent des herbes hautes dans une petite plaine.

Repas de famille 

C'est ensuite le quart d'heure de folie d'un groupe de jeunes impalas, observés par un petit troupeau de nyala qui se demandent pourquoi donc s'agiter comme ça... C'est dommage, la nuit tombe, et la luminosité ne permet pas de photos au top.

Bonds impressionnants! 

Enfin, nous apercevons une lionne qui mange une patte de zèbre! Par contre, à peine 30 secondes après notre arrivée, elle s'en va dans les fourrés... Notre ranger s'engage dans les broussailles à sa suite, mais nous ne la retrouverons pas. C'est dommage!

Reine de la savane 

Le safari continue même après la nuit tombée, à la lumière des projecteurs. Nous verrons quelques impalas, et aussi un chacal et un groupe de Galagos! Mais c'est très compliqué de prendre des photos...

Les galagos habite exclusivement en Afrique dans les savanes arbustives, dans des plantations, dans les jardins et parfois dans les régions montagneuses. Ce petit primate se déplace en sautant d’arbre en arbre, un peu comme un kangourou. Son activité est essentiellement nocturne.

Nocturne: impalas, chacal à chabraque et galago

À 19h, c'est la fin du safari et le retour au lodge pour le repas, puis tout le monde au lit, demain, le réveil est à 5h!

17
mai

Aujourd'hui, c'est un réveil à 5h du matin, pour un safari en 4x4 à l'aube (départ 6h)... Un petit thé pour se réveiller et c'est parti pour 3 heures à la recherche des animaux de la réserve, avec une priorité mise sur les félins. Comme vous pouvez le voir, Tim s'est bien emmitouflé, car le fond de l'air est frais!

Il fait frisquet !

Les rangers sont en contact constant par radio, et les pisteurs guettent les empreintes laissées sur les pistes. L'ensemble paie assez vite: au bout d'une petite demi heure, nous croisons nos premiers grands félins... Trois guépards arrivent face à nous sur la piste. À notre grande surprise, le ranger s'arrête, et nous demande de descendre avec lui du 4x4 pour marcher avec eux! 😯😱 Nous les suivons donc dans le bush à quelques dizaines de mètres, puis attendons qu'ils s'installent pour nous approcher. Nous sommes à à peine trois mètres de trois guépards sauvages... c'est une expérience fabuleuse.

Premiers félins! Et quel spectacle...

Le guide nous fait remarquer que jamais les trois félins ne dorment en même temps allongés de tout leur long. En effet, les guépards sont très vulnérables pour des prédateurs, et sont à la merci des lions et léopards; ils craignent également les buffles.

Après environ 10 minutes en compagnie des guépards, nous retournons vers le véhicule pour reprendre notre "chasse".

Nous nous apercevons rapidement que les trois frères avaient raison de rester à l'affût: à peine dix minutes après, nous voyons face à nous sur la piste un énorme lion, qui avance tranquillement vers nous. Nous sommes excités (comme une puce, dans mon cas), mais pas si fiers, dans ce 4x4 complètement ouvert... Nous le suivons plusieurs minutes, avant de nous éloigner afin de laisser la possibilité à un autre groupe de l'observer.

Sacré roi

Nous explorons la réserve, en croisant plusieurs antilopes ainsi que de très nombreux oiseaux, puis c'est la pause. Le pisteur nous fait la surprise de sortir de l'arrière du véhicule du café, du chocolat chaud et des muffins... c'est juste royal, ce petit encas de brousse !

Petit dej' de brousse!

Nous repartons ensuite à la recherche des animaux. D'un coup, le ranger accélère fortement: un léopard a été repéré à l'autre bout de la réserve! Ça secoue dur, mais la récompense promet d'être à la hauteur. Mais c'était sans compter les surprises de la nature. Le lion que nous avons suivi tout à l'heure est à nouveau juste devant nous! Il fait le tour de son territoire en marquant les arbres de la frontière de son territoire, qu'il a délimité en suivant parfaitement les pistes... Nous sommes donc coincés derrière lui jusqu'au prochain embranchement, et monsieur ne se presse absolument pas! Nous en profitons pour le reprendre en photo, il est vraiment magnifique.

Portrait 

Ça y est, nous pouvons le doubler, et nous nous élançons en direction du léopard... qui entre temps a disparu dans la végétation. Ce n'est pas grave, nous profitons des oiseaux (Ouette d'Egypte, calaos, héron, Huppe d'Afrique, Touraco, Oedicnème vermiculé, tourterelles), antilopes et girafes. Lorsqu’on voit les acacias qu'elles mangent, et la taille de leurs épines, nous sommes contents de ne pas être nés girafe!

Herbivores 

Puis viens l'heure de rentrer au lodge... Nous n'avons pas envie d'arrêter, mais la faim se réveille doucement.

C'est sur la route du retour, à quelques centaines de mètres du lodge, que nous avons une énorme surprise: un léopard a été repéré sur le sable du lit de la rivière asséchée ! Nous nous arrêtons à une centaine de mètres du léopard, et pouvons l'observer se reposer au soleil. Le ranger nous explique que les léopards sont très solitaires et extrêmement craintifs, ils s' enfuient au moindre bruit suspect. Celui ci lui donnera raison, car un autre véhicule a voulu s'approcher sur une piste parallèle... dès qu'il a entendu le moteur près de lui, il s'est levé et est parti. Nous avons eu la chance, depuis notre place, de le voir se déplacer.

Le plus discret des Big Five 

Cette fois, c'est vraiment le retour au lodge, où nous mangeons un copieux petit déjeuner avant d'aller faire nos valises: nous partons vers Johannesburg.

Nous traversons à nouveau la chaîne du Drakensberg, avec cette fois une famille de babouins qui traverse juste devant nous... Avant Pilgrim Rest, nous passons un col à 1779 mètres.

Les Drakensberg, encore

Pilgrim Rest est un ancien village d'orpailleur, déclaré monument national. De l'or alluviale y a été trouvé en septembre 1873, puis exploité jusqu'en 1971. Le village est maintenant exploité à des fins touristiques, avec des habitations et commerces d'époque très bien restaurés. La balade au coeur du village est très agréable, même si certains vendeurs ayant leurs étales à même la rue sont insistants...

Nous devions manger ici, à l'hôtel Royal, mais visiblement le programme donné au guide est différent, et nous quittons Pilgrim Rest assez rapidement pour reprendre la route.

Pilgrim Rest

L'arrêt pour le repas se fait à Dullstroom, très jolie petite ville perchée à 2070 mètres d'altitude, et très connue pour la pêche de truites à la mouche.

Nous nous attendons donc à un bon plat de poisson... que nenni, ce sera du poulet, avec une sauce suspecte que nous identifions pas. C'est dommage, pourtant l'environnement est sympa.

Copieux... mais c'est tout

Nous finissons par arriver à Pretoria, capitale administrative du pays, vers 17h30. Cela fait vraiment beaucoup de route... Nous avons du mal à nous rendre compte que la rencontre avec les guépards était ce matin seulement !

Nous commençons par un rapide tour d'orientation de la ville, en passant notamment par le quartier des ambassades (plus ou moins sécurisées en fonction des pays, c'est impressionnant), puis nous nous arrêtons devant l'Union Building, siège du gouvernement, et son parc, qui offrent une belle vue d'ensemble de la ville.

Palais présidentiel
Panoramique de Pretoria

Le parc qui s'étend au pied de l'union building, très fréquenté par les touristes et les étudiants, abrite une statue de Nelson Mandela de 9 mètres de haut, soit la plus grande du monde. On y trouve également, depuis 2017, un campement Khoisan. En effet, une tribu s'est déplacée jusqu'à Pretoria, représentant tous les khoisan du pays, pour demander un rendez vous avec le président afin de discuter de la répartition des terres, et faire passer leur langue "dès clics" comme douzième langue officielle du pays.

Parc présidentiel

Nous sommes cuits! Heureusement, il est temps pour nous de prendre la route (encore...) de l'hôtel, le Zulu Nyala Country Manor, à Johannesburg. La chambre est très correcte, mais donne presque directement sur le restaurant, j'espère que ça ne sera pas trop bruyant!


Zulu Nyala Country Manor

Allez, un dîner buffet rapide (pas top top) au restaurant de l'hôtel, et au lit, entre les dix heures de voiture et les secousses du safari, nous avons les fesses en compote.

18
mai

Aujourd'hui, le départ n'est prévu qu'à 8h40, c'était donc un réveil à 7h30, heure tout à fait raisonnable, qui était prévu... Malheureusement, comme nous le craignons hier, la nuit a été agitée! Entre le rangement du restaurant tard le soir et la préparation du petit déjeuné à 6h du matin, plus les discussions dans le hall juste devant la chambre, nous avons peu dormi et nous sommes réveillés tels des hiboux à 6h30, dommage!

Direction le petit déjeuné, idéal pour se remettre les idées en place, puis nous retrouvons notre guide pour la dernière journée, la découverte de Soweto. Avant de partir, il voit nos mines de déterrés, et prend les choses en main: ce soir, nous changerons de chambre!

Johannesburg, aussi appelée Jo'burg, a été créée en 1886, lorsqu'un prospecteur australien y découvre de l'or. La ségrégation raciale y a été très vite présente, bien avant le début officiel de l'apartheid dans les années 1960.

Nous ne voyons que peu la ville ce matin, mais le guide ne semble pas tranquille à l'idée que nous marchions dans le centre... Il commence par nous emmener dans un mini centre commercial "spécial touristes" hyper sécurisé, où nous faisons nos derniers achats. Il y a de tout, et les prix sont raisonnables, mais cela manque un peu de spontanéité...

Ensuite, changement complet d'ambiance, nous nous dirigeons vers le musée de l'apartheid. Très complet, ce musée permet de vraiment comprendre les changements dans le quotidien des blancs et des non- blancs durant l'apartheid, mais aussi avant et après. On y trouve des écrits, des vidéos de l'époque, des interviews, qui retracent la vie du pays et les luttes pour enfin diminuer l'oppression. Cependant, le musée est assez sombre, et certaines mises en scènes et vidéos sont, je trouve, très choquantes... Une exposition temporaire sur la vie de Nelson Mandela vient actuellement compléter la visite.

Dans l'ambiance dès l'entrée...

Nous continuons notre visite vers Soweto, abréviation de South West Townships, qui est devenu une ville à part entière, avec différents quartiers plus ou moins riches.

Le premier que nous visitons nous fait penser à de belles maisons bourgeoises de ville, spacieuses et très bien entretenues.

Soweto version riche

Nous passons ensuite devant le quartier de la classe moyenne, qui somme toute est assez semblable à ce qu'on pourrait trouver en France, à une exception près: les ordures! Ici encore elles sont partout, tout le temps. Les poubelles publiques sont défoncées, et les déchets sont jetés à même le sol part la plupart des gens...

"Classe moyenne", au milieu des ordures

Nous continuons à nous enfoncer en voiture dans Soweto, et découvrons cette fois de réels bidonvilles, faits de tôles et de bâches. C'est étonnant car les habitants sont propres sur eux, avec des vêtements en bon état, et vivent dans des quartiers complètement insalubres.

Réels bidonvilles...

Le contraste est partout, et les inégalités sautent aux yeux, même juste entre les différents quartiers du township...

Entre les deux, il n'y a qu'une rue...

Nous nous arrêtons dans la rue Vilikazi, célèbre pour être la seule rue au monde où ont vécu deux prix Nobel de la paix: Desmond Tutu, dont la maison est toujours habitée par sa famille, et Nelson Mandela, dont nous allons visiter la maison, transformée en musée.

Avant, nous mangeons au restaurant Sakhumzi, buffet d' inspiration sud africaine, correct mais sans plus. C'est clairement un restaurant à touristes, et "l'ambiance africaine" promise n'est pas vraiment là.

La visite de la maison de Nelson Mandela est assez rapide : en effet, elle est assez petite! Une pièce principale, deux chambres, et nous avons fait le tour. C'est pourtant la maison d'un ancien chef d'État, icône international... cela remet les idées en place, je trouve.

Confort spartiate pour une icône de l'Afrique du Sud

Nous allons ensuite voir le mémorial Hector Pieterson, dédié aux soulèvements de Soweto. Le guide en profite pour nous expliquer le rôle du township dans l'abolition de l'apartheid, car c'est ici que le soulèvement de la population et le soutient international ont commencé.

Souvenirs de l'horreur

Nous rentrons ensuite assez tôt à l'hôtel, où notre guide nous laisse: c'était notre dernier jour avec lui. J'avoue que cette fois, il n'y a pas vraiment d'émotion à le voir partir...

Ce soir, nous changeons de chambre, car l'autre était trop bruyante. Nous pensions avoir le même type de chambre, mais juste y peu plus loin du restaurant, mais visiblement, nous sommes montés en gamme! La chambre est beaucoup plus spacieuse, tout comme la salle de bain, et nous avons un accès direct à la piscine! J'avoue que je ne regrette pas l'ancienne...

Level up!
19
mai

Aujourd'hui, nous partons dès 6h vers le parc Ukutula, dans la province North West, à environ 90 minutes de route de Johannesburg, avec notre guide pour la matinée, Vincent. Le parc, qui s'étend sur 260 hectares, est à la fois une réserve privée spécialisée dans l'élevage des lions et un lodge. Ils abritent, en parallèle de leurs activités de tourisme, un centre de recherche sur les félins, une petite clinique vétérinaire privée, et une banque génétique des espèces en voie de disparition. Nous y allons pour les interactions avec les félins qui y sont organisées. Dès notre arrivée dans la réserve, nous croisons un grand nombre d'antilopes, mais aussi un panneau un peu étonnant...

Attention, potentiel lion en liberté!

Nous commençons par une marche d'une heure en compagnie de trois jeunes lions, tous d'âge différent, et de quatre rangers. Les consignes de sécurité sont assez strictes: aucun sac ou pochettes qui pourrait être une prise pour les lions, rester en un seul groupe et ne surtout pas se baisser pour ne pas paraître vulnérable, ne pas les toucher, et toujours mettre notre bâton (fourni😋) entre eux et nous.

Ça y est, nous sommes prévenu, la balade peut commencer... Leur taille est vraiment impressionnante! C'est vraiment très plaisant de les voir marcher à côté de nous, de se rouler dans la terre, de jouer... De plus, tout au long de la marche, l'un des rangers nous donne des informations sur les lions et leur mode de vie (malheureusement en anglais, nous perdons donc une partie des informations, c'est dommage).

Marche en bonne compagnie 
Roulades de groupe
Jeux félins

L'équipe arrête une première fois les lions pour nous permettre de prendre des photos, et le processus demande pas mal de ressources: un ranger nourrit les lions pour les occuper, deux autres surveillent qu'aucun n'a décidé de tester ses techniques de chasse sur ces délicieux humains qui lui tournent le dos, pendant que le quatrième nous prend en photo... mais y'a pas à dire, le résultat a de la gueule !

Photos de groupe

Nous nous arrêtons encore à deux endroits différents, dont un où le plus gros des lions grimpe dans un arbre. Le guide nous explique que les lions grimpent aux arbres lorsqu'ils sont petits pour échapper aux autres prédateurs ou aux animaux comme les buffles ou les éléphants qui peuvent être dangereux pour eux. En tout cas, au moment de descendre, on voit bien que ce n'est pas un léopard... il hésite beaucoup avant de sauter, on dirait un (très gros) chaton coincé dans un arbre, c'est mignon.

Chat perché et pauses de mannequin 

Une fois la marche d'environ une heure terminée, nous prenons un petit thé, puis allons voir les autres animaux dans les enclos.

On y trouve des hyènes tachetées, des lions adultes (y compris des lions blancs) ainsi que quatre jeunes tigres du bengal, qui vont bientôt partir dans une autre réserve au Zimbabwe.

En enclos fermé, cette fois.

Nous continuons ensuite la visite dans le bâtiment de recherche, où nous voyons la salle vétérinaire, le laboratoire, ainsi que la pièce de stockage des médicaments et prélèvements organiques, ainsi que les cuves où sont stockés les paillettes de sperme d'espèces menacées afin de garder une "banque" du patrimoine génétique. Les explications sont là aussi très intéressantes.

Nous terminons cette partie par la visite des enclos des autres félins africains: caracals, mes préférés, mais aussi servals, adorables mais teigneux petits chats sauvages à pieds noirs, pour finir vers les enclos des guépards.

Caracal, serval et chat à pieds noirs

Nous passons devant l'enclos de deux guépards, nommés Fast et Furious, puis nous nous arrêtons devant l'enclos suivant, et avons la surprise d'entendre que nous allons entrer dans l'enclos d'un guépard adulte pour le caresser! Tim le fait ronronner, quand à moi, il décide de me faire une bonne toilette de l'avant bras... et ça décape bien comme il faut!

Ron-Ron et léchouilles

Après un passage au lavabo, nous faisons une nouvelle petite pause, cette fois avec jus de fruits et tops petits gâteaux à la fraise, c'est bien agréable.

Pause douceur

Vient ensuite la partie que nous attendions avec impatience: l'interaction avec les lionceaux!

Nous nous dirigeons vers l'enclos, où une petite dizaine de félins font tranquillement leur vie, entre siestes et jeux. Ils ont entre 3 et 6 mois, issus de différentes portées, certains blancs et d'autres non. En tout cas, ils ont déjà de sacrées mâchoires, lorsque l'un d'eux a voulu jouer et m'a attraper la cuisse, je l'ai bien senti!

Grosses patounes

L'interaction est assez courte (environ 10 minutes), de façon à ne pas trop les exciter et les déranger.

Nous pensions la matinée finie, mais nous nous dirigeons vers un second enclos, où sont actuellement deux petites lionnes de deux mois... absolument adorables!

Visiblement, elles ont développées une réelle passion pour les lacets, les chaussures en cuir, et notre go pro... qui est maintenant labellisée Lion-proof!

Trop craquant

L'une des petites essaie de manger le genou de Tim, mais... sa gueule est trop petite!

Ça fait un très gros chaton, ça!

Là encore une interaction courte, mais intense en émotion...

C'est déjà la fin de notre visite, nous repartons avec des souvenirs plein la tête, et une furieuse envie de revenir.

Nous quittons notre guide dans la galerie commerciale plus proche de l'hôtel, où nous voulons manger.

Ce sera un genre de restaurant italien très correct, le Papachinos. Les portions sont comme toujours très importantes, mais sans entrée et dans dessert, ça passe mieux!

Toujours gargantuesque...

Ensuite, petit tour au supermarché pour acheter notre repas de ce soir, et c'est le retour à pied à l'hôtel, vers 16h30, pour finir la journée tranquillement. Demain, nous partons pour la dernière partie de notre voyage: le safari à cheval dans le Waterberg.

20
mai

Aujourd'hui, nous louons une voiture pour nous rendre dans le Limpopo, à 3h environ de route de Johannesburg, au lodge Ant's Nest, dans le Waterberg.

La voiture nous est déposée à l'hôtel, puis nous partons sur la route. Deux épreuves pour nous: la conduite à gauche, et... la voiture automatique! Heureusement que nous avons un GPS, pour ne pas avoir une carte à gérer en plus... Nous commençons avec une circulation plutôt dense aux environs de la ville, puis ça se calme un peu et nous arrivons à nous décontracter.

Nous arrivons au lodge sans nous perdre (exploit!) malgré le GPS qui ne connaissait pas la route, en 3h30, ce qui me paraît plutôt raisonnable.

Sur la route!

Une fois le portail franchi, il nous reste encore 3 kilomètres à faire dans la réserve privée, et nous voyons déjà des zèbres et koudous, ça promet!

Depuis la voiture 

Nous sommes accueillis au lodge et accompagnés dans notre chambre. Nous devions être deux nuits dans la chambre Davidson, la moins haut de gamme, puis trois nuits dans la Weaver suite, l'autre étant réservée pour d'autres personnes, mais nous sommes installés directement dans la Weaver suite... pas de problème, ça nous va!

La terrasse est magnifique et très bien aménagée, avec vue sur le parking, certes, mais qui donne directement sur le bush... nous voyons régulièrement des chevaux, et parfois des animaux plus exotiques.

La terrasse privative

L'intérieur est du même acabit, très accueillant, et nous avons même le luxe fait le choix entre deux lits! La salle de bain est vraiment cool, avec une gigantesque baignoire avec vue sur un arbre rempli de nids d'oiseaux.

L'intérieur très cosy

Nous nous installons tranquillement, puis c'est l'heure du repas, un délicieux wok fait à la demande. Pour le premier, nous mangeons seuls avec l'un des rangers, qui nous explique le déroulement d'une journée type au Ant's Nest, ainsi que les possibilités d'activités incluses dans l'hébergement (safari à cheval, à pied, en 4x4, en vélo), une par demi journée. Il est également possible d'aller faire son jogging dans le bush, accompagné d'un ranger car il y a des rhinocéros et des buffles dans la réserve.

La table du midi, servie sur la terrasse commune 

Voici la journée type: réveil vers 7h30 avec un thé ou café amené dans la chambre, puis petit déjeuné, départ vers 8h30 pour la première activité jusqu'à 11h30, repas (plat et dessert) vers midi, temps libre jusqu'à 15h où nous avons un petit goûter avant la deuxième activité de 15h30, puis Sundowner (pré-apéro ou goûter dans la brousse) au couché du soleil à 17h30, et enfin repas (3 services) vers 19h30. En gros, on mange tout le temps!

Pour notre activité de l'après midi, nous choisissons un safari à cheval.

Nous voilà donc partis à 3 cavaliers avec deux rangers pour notre première sortie! Nous avons visiblement des chevaux très calmes, et ce n'est pas plus mal pour aujourd'hui. Il y a 40 chevaux dans "l'écurie" du lodge, qui vivent en liberté dans la réserve, ce qui permet aux animaux sauvages d'être habitués à leur présence et facilite les safaris.

Dès les premières minutes, nous sommes au milieu d'une colonie de mangoustes rayées, qui semblent jouer au milieu des chevaux. Un peu plus tard, nous voyons deux girafes, puis des zèbres, des phacochères, ainsi que les éternels impalas. C'est vraiment très dense, et même lorsque nous ne voyons pas d'animaux sauvages, il reste le plaisir d'être à cheval.

Vers 17h30, nous découvrons l'endroit pourvu pour le Sundowner : une superbe vue sur la vallée et le coucher de soleil. Nous descendons et enlevons les selles, puis laissons les chevaux rentrer seuls au lodge! Nous rentrons aussi au lodge après le coucher du soleil, mais en 4x4.

Petite pause, puis c'est l'heure du repas, servi dans le boma, sorte d'enclos traditionnel en bois. Le chemin est éclairé à la bougie, et nous découvrons une superbe table avec un gros feu de camp juste à côté.

Chemin vers la table, et éclairage naturel

Le repas est délicieux, et l'ambiance assez féerique! Cette fois, nous mangeons avec les trois autres clients du lodge, et toujours avec un membre du staff pour faire la discussion et répondre à nos éventuels questions. La discussion semble facile, mais malheureusement, elle se fait majoritairement en anglais... c'est pas grave, je participe quand même avec mes plus beaux mimes, et tout le monde essaie de comprendre, ça créée une situation assez comique.

C'est enfin l'heure d'aller se coucher... à demain!

21
mai

Aujourd'hui, nous commençons par un petit thé en terrasse, suivi par un bon petit déjeuné. Nous en avons bien besoin, car ensuite, c'est un nouveau safari à cheval, de trois heures cette fois!

Réveil en douceur

Nous avons changé de montures, et ma nouvelle jument est beaucoup plus tonique que celle d'hier, tout en restant très calme, c'est parfait. Celle de Tim est aussi calme que celui d'hier, c'est très bien aussi.

La balade est beaucoup plus galopante aujourd'hui, c'est un vrai plaisir. Côté oiseaux, nous voyons un superbe circaète brun (snake eagle ), ainsi qu'un énorme héron.

Durant notre traque d'un troupeau de buffles, nous avons pu traverser le plus calmement du monde un groupe de gnous, et avons eu la superbe chance de galoper avec un troupeau de zèbres! Malheureusement, nous ne verrons pas de buffles cette fois ci.

Nous lâchons à nouveau les chevaux dans la montagne, puis rentrons en 4x4. Juste le temps de se rafraîchir un peu et nous voilà repartis : l'équipe nous a prévu un déjeuné dans le bush... Au menu, ribbs, saucisses de koudou et maïs grillé au barbecue!

Petit arrêt face au point d'eau

C'est l'occasion d'admirer la nature qui nous entoure... Beaucoup d'oiseaux, mais pas que! Au niveau du point d'eau, il y a entre autre un héron cendré et un vanneau armé. Sur la route du retour, nous croisons une famille de phacophère et une antilope rouanne. Cette dernière est également appelée "antilope cheval" car sa taille, son allure et sa crinière rappelle les chevaux. La hauteur au garrot de ses antilopes, est comprise entre 130 et 160 cm selon les individus pour un poids allant de 220 à 300 kg. Il s'agit de la seconde plus grande antilope après l'éland, place qu'elle partage avec le grand koudou, qui est de taille et de poids identiques.

Entre pêche et détente 

Nous rentrons ensuite au lodge, et profitons tranquillement de la piscine en jouant avec les deux chiens, qui n'hésite pas à se baigner avec nous. Ici aussi, la nature est omniprésente: un rhinocéros blanc passe juste devant le lodge et vient boire au point d'eau à coté des chevaux, de nombreux oiseaux (touraco concolore, Cordonbleu de l'Angola, toucans, ...) volent dans les arbres, accompagnés de magnifiques papillons...

Aux alentours du lodge et sur la terrasse 
Comme tout labrador qui se respecte... tous à l'eau! 

Vers 15h, goûter, puis c'est le départ à 15h30 pour un autre safari, à pied cette fois!

Le guide est passionnant, et nous montre les différents arbres, mais aussi les empreintes d'animaux. Nous découvrons par exemple l'arbre "wait a minute", appelé ainsi car ses épines sont très pointues mais courbes, et qu'il faut donc perdre le temps d'écarter la branche et non juste retirer son bras si on ne veut pas avoir de grosses balafres.

Nous observons aussi les empreintes au sol, et découvrons des empreintes de rhinocéros blancs: elles sont énormes! Ensuite, nous rencontrons assez rapidement un troupeau de rhinocéros qui broutent dans la plaine. C'est très impressionnant d'être juste à quelques dizaines de mètres d'eux, à pied: nous sommes totalement vulnérables !

6 Rhinos sur une photo!

Un autre moment fort de la marche sera notre rencontre avec une famille de girafes, qui nous ont elles aussi laisser approcher très près, même si on sent qu'elles sont moins à l'aise que les rhinos à notre contact: elles s'éloignent d'ailleurs petit à petit au bout de quelques minutes. Les girafes mâles adultes sont reconnaissables à leur tête pleine de bosses. En effet, à la saison de reproduction, ils se battent en utilisant leur tête comme une massue pour frapper leur adversaire...

Famille de géantes

Nous voyons également un troupeau d'impalas accompagnés de damalisques à front blanc, des touracos, calaos et gobe-mouches.

Plus d'oiseaux que de mammifères 

Pour finir, nous surprenons deux girafes qui s'enfuient au galop. Elles paraissent très lentes, mais disparaissent au final rapidement dans la végétation! Au final, nous voyons moins d'animaux à pied qu'à cheval. Ils sont bien plus effrayés par les humains piétons que par les chevaux qui broutent tous les jours avec eux et leurs cavaliers...

Grandes galopades 

Aujourd'hui, pour le Sundowner, nous allons au centre de protection des rhinos, juste à côté du lodge. Les rhinocéros y sont nourri tous les jours, afin de s'assurer de leur bonne santé. Une terrasse surélevée est installée, et nous voyons les rhinocéros à quelques dizaines de centimètres...

Vue panoramique 

Il y a des mâles, des femelles et des petits, ainsi que nombre de phacochères venus pour grappiller les restes de foin et de granulés.

Rhinos en famille 
Phacochères, pique-assiettes au goûter des Rhinos

L'un des rangers nous explique qu'ici, ils empoisonnent les cornes, afin de les rendre inutilisables, et cette information est diffusée le plus possible. Ainsi, les braconniers n'ont aucun intérêt à venir les tuer, d'autant plus qu'il y a des patrouilles armées toutes les nuits dans la réserve.

Nous rentrons ensuite au lodge, bien fatigués... Les journées sont bien remplies!

Le plat principal de ce soir sera un délicieux pavé d'autruche, puis c'est déjà l'heure d'aller se coucher.


22
mai

Nous nous réveillons avec un bon petit déjeuner, puis partons en direction des montoirs où nous attendent les chevaux.

Petit déjeuner!

J'en profite pour prendre en photo l'extérieur du lodge, ce que je n'avais pas encore pris le temps de faire: ça vaut le coup d'oeil!

Le lodge vu de l'extérieur

Ici, ce sont les grooms qui préparent entièrement les chevaux, puis nous les emmènent déjà sellés, il n'y a plus qu'à monter dessus... Nous n'avons pas cette habitude! Du coup, toujours un petit bonjour au cheval avant de se mettre en route. Nous partons pour trois heures de balade dans le bush, en direction de l'autre lodge, le Ant's Hill, car les autres clients vont y passer les trois prochaines nuits.

Le groupe, attentif aux explications

Sur la route, mon petit cheval se montre plutôt sympa, même s'il me pousse dans de 🌩🗯💣💥 acacias... deux fois! Comme on le verra sur une photo un peu plus bas, un acacia, c'est vraiment pas un arbre accueillant.

Le cheval de Tim, lui, a un autre style: au premier départ au galop, il part directement... dans le bush! Ça fait bizarre la première fois, la deuxième Tim se fait moins surprendre, la troisième le cheval n'a même pas eu le temps de sortir de la piste.

Durant cette matinée, nous voyons des zèbres, des phacochères et quelques antilopes. À la fin du safari, nous aidons au Ant's Hill, où sont aussi leurs chevaux... qui ne connaissent pas les nôtres et le font comprendre! Un beau petit bazar, mais heureusement vite réglé. Nous laissons les trois autres clients dans leurs nouvelles chambres et rentrons tous les deux en 4x4 avec les rangers. Nous croisons sur la route un superbe hippotrague noir, un peu caché dans les broussailles.

Rencontres et vue du Ant's Hill

Puis vient l'heure du repas servi dans le jardin du lodge, où la tête de Tim rencontre elle aussi un acacia...Nous mangeons seuls avec deux des guides, qui du coup prennent le temps de discuter avec nous dans un anglais lent et facile, c'est agréable!

Acacia, bienvenu en Afrique! Heureusement, le lodge est digne d'un rêve...

Cette après midi, nous repartons avec d'autres chevaux: j'ai un joli petit appaloosa, Amboseli, et Tim retrouve Savannah, une jument qu'il aime beaucoup. En plus, nous sommes seuls avec les deux accompagnateurs!

Seuls avec le guide 

Nous voyons de très près un troupeau de gnous, un koudou, et profitons de longs galops dans la brousse.

Nous retrouvons les nouveaux clients (quatre anglaises) au Sundowner, où la vue est absolument splendide!

Sundowner et vision de rêve

Nous rentrons ensuite tranquillement au lodge, un bon repas, et au lit!

23
mai

Aujourd'hui, nous partons avec le même groupe de quatre anglaises qu'hier matin, mais cette fois mon cheval n'est pas un dragon qui ne supporte pas qu'on l'approche... cela semble mieux parti déjà ! Enfin, c'était sans compter sur la chute de l'une des cavalière lors du premier galop à quelques centaines de mètres du lodge... Heureusement, pas de mal! L'équipe de groom, super réactive, amène un autre cheval dans les cinq minutes, et nous pouvons repartir.

Sur le départ 

Nous voyons de nombreux animaux ce matin : girafes, damalisques (blesbok en anglais), phacochères (pumba, en langage international 😉 ), zèbres qui restent extrêmement près de nous, rhinocéros, mais aussi des mangoustes rayés et beaucoup d'oiseaux.

Premières rencontres


Phacochères, blesbok et zèbres
De sacrées masses à coté des mangoustes

Au retour au lodge, les chevaux profitent du sable pour se rouler pendant que nous allons manger de supers hamburgers maisons. Calaos et écureuils s'invitent dans l'arbre juste à côté de la table, et nous passons un bon moment à les observer.

Vue de la table du déjeuner

Cet après midi, nous retouvons nos préférés: Savannah et Amboseli. Nous partons cette fois seuls avec 2 rangers, et il n'y a pas à dire, c'est plus sympa... Nos deux guides sont super, ils s'adaptent vraiment à nous et nous laissent profiter du paysage sans parler tout le temps, c'est parfait pour nous!

Savannah et Amboseli

La balade est très agréable, entre rencontres surprises et longs galops. Nous trouverons aussi un crâne de koudou avec de magnifiques cornes, que l'un des guides récupère pour la décoration.

Lumière et paysage de carte postale

Ce soir, nous retournons au centre de protection des rhinocéros blancs, qui se trouve à côté des maisons de l'équipe du lodge. Lors de notre dernier galop de l'après midi, nous croisons un duo de rhinos avec un tout petit, nous nous arrêtons un peu plus loin pour les observer... Moment magique.

Rencontre avec les rhinos

Le lieu est vraiment magnifique, et c'est toujours très plaisant d'être aussi proche d'eux.

Cette fois, ce sont les chevaux qui s'invitent à la distribution de foin... Nous comprenons mieux pourquoi les rhinos acceptent totalement leur présence.

Rhinos et rangers armés

L'après midi fut vraiment magnifique! Nous continuons sur cette lancée au dîner, qui est servi dans une autre des chambres du lodge, la Sable Suite, qui est libre en ce moment. C'est réellement une suite! Elle est magnifique, avec son salon intérieur (avec cheminée,s'il vous plait!) et sa terrasse panoramique, mais presque trop grande pour se sentir cocooning. Nous profitons du feu en discutant tant bien que mal (difficile de faire comprendre que si,si, j'ai des crevettes dans un aquarium comme animal de compagnie...), puis allons nous coucher.


24
mai

Aujourd'hui, c'est notre dernière journée complète au lodge et en Afrique du Sud... Nous comptons bien en profiter à fond ! Ce matin, nous partons à nouveau pour un safari à cheval "privatif", avec le ranger qui nous a accueilli et avec lequel nous sommes particulièrement à l'aise, et un de ses collègues.

Nous voyons des gnous, impalas et damalisques à front blancs, tous ensemble dans une plaine. Certains sont couchés pendant que d'autres veillent. Puis, au point d'eau, un troupeau de jeunes mâles gnous partage la boisson avec nos chevaux, et un groupe de zèbres traverse la piste devant nous.

Gnous et impalas pour commencer
Troupeau de jeunes mâles
Encore et toujours en pyjamas 

Nous avons ensuite la chance de croiser un Oryx (Gemsbok), le seul du parc. L'oryx est particulièrement bien adapté au désert: au lieu de gaspiller l’eau de son corps en transpiration et halètements, il laisse sa température corporelle monter de quelques degrés au-dessus de la normale quand il fait très chaud. La nuit, il rejette la chaleur accumulée. Il est également capable de se passer d’eau pendant presque toute l’année! C'est mon "antilope" préférée, et je l'avais dit hier au dîner... C'est donc une excellente surprise pour moi, et ça fait extrêmement plaisir de se dire qu'ils ont pris en compte nos goûts!

Oryx, le magnifique

Sur le chemin du retour, nous voyons assez bien un chacal à chabraque, de l'autre côté d'une rivière asséchée, ainsi qu'un éland, qui se cache très vite dans les broussailles.

Chacal, et cache-cache d'éland

Durant le repas, nous demandons au guide qui mange avec nous s'il est possible de manger seuls tous les deux ce soir, pour notre dernier dîner en Afrique du Sud. C'est en effet possible! Il nous demande l'horaire, et nous laisse choisir le lieu... mais tous nous plaisent, donc nous décidons de garder la surprise du lieu.

Toujours très bon et varié 

Cet après midi, nous repartons à cheval avec les autres clients, mais la balade est vite écourtée : il y a un orage qui s'approche, et pas un petit! Nous descendons donc de cheval, enlevons tout le matériel, et les laissons partir. Un 4x4 vient ensuite nous chercher pour nous ramener au lodge, en passant par un magnifique point de vue sur le parc, où nous prenons un petit apéritif.

Quelques rencontres avant l'orage 

Nous nous changeons tranquillement et profitons d'un moment de détente avant le dîner. Nous avons l'excellente surprise de voir que la table a été dressée sur la terrasse de notre chambre, c'est extrêmement accueillant et nous avons hâte de nous installer. Aussitôt dit, aussitôt fait! Le repas est comme toujours très bon, et nous sommes contents de profiter de ce moment à deux.

Prendre le temps, ensemble 

C'est déjà l'heure de notre dernière nuit ici...

25
mai

C'est le jour du départ du lodge et du vol retour, nous vidons donc la chambre de nos affaires avant de partir prendre le petit déjeuner. Pour cette dernière sortie, l'équipe nous a donner nos chevaux préférés, qu'elle avait laisser au repos hier: encore une fois, nous sommes touchés par l'attention!

Savannah et Amboseli! 

La sortie est riche en rencontre: impalas, zèbres, damalisques, hippotrague noir (caché dans les buissons touffus), gnous, rapaces, nyala, et même... des traces de léopard au sol! Mais ici, le léopard, c'est l'arlésienne... on sait qu'ils sont là, on voit des traces, des crottes, mais jamais le léopard! N'empêche que nous guettons le paysage avec d'autant plus d'attention.

La dernière sortie, particulièrement variée 

Ca y est, c'est le retour des chevaux à l'écurie et le départ vers la voiture de location... Ce n'est pas sans émotion que nous prenons la route avec notre panier pique nique... Direction l'aéroport international OR Tambo de Johannesburg, après 3h30 de conduite à gauche et une petite dernière "pause biltong".

Au moins, c'est bien indiqué! 

Nous arrivons à l'aéroport avec pas mal d'avance, mais c'est ce que nous préférons, comme ça pas de stress. Nous rendons les clés de la voiture, enregistrons les bagages en soute, et c'est parti pour l'attente puis le vol, départ à 19h15. Le survol de Jo'burg de nuit est superbe, mais nous ne verrons rien d'autre, vol de nuit oblige...

Dernière vision d'Afrique du Sud 

C'est ensuite l'arrivée à Paris CDG à 5h, puis le départ vers Nantes à midi... C'est très long! En effet, notre premier vol a été avancé peu après la réservation, mais pas le deuxième. Pas grave, on se repose et on bouquine.

L'arrivée à Nantes se fera sur les coups de 13h, et on enchaîne sur les 2h30 de route pour la Normandie. L'air de rien, ça fait du bien de rentrer chez soi, mais... on repart quand?????





Acceuil du félin personnel

Après trois semaines de voyage, puis trois semaines à retravailler le carnet, je crois être arrivée au temps du bilan.

Le pays et le circuit 

Nous avons trouvé le pays extrêmement constaté, entre villes modernes et paysages sauvages.

Par contre, niveau dépaysement, ce fut assez inégal pour nous: le pays est extrêmement européanisé, Tim a trouvé la région du Cap semblable au niveau du paysage avec la France, et notamment la Bretagne; le petit Karoo fut une vrai découverte pour nous deux, et la route des jardins vaut vraiment le détour.

Nous avons aimé:

La variété des paysages

Les rencontres animalières

La découverte des villes

L'impression d'un voyage complet


Nous n'avons pas aimé:

Les clôtures omniprésentes

Les déchets omniprésents également dès qu'on sort des lieux hyper touristiques

Le circuit est pour nous très équilibré, et nous avons l'impression d'avoir un bon aperçu de l'Afrique du Sud, même si certains endroits mériterait qu'on y passe plus de temps... mais c'est normal, on ne peut pas tout voir en 3 semaines.

La première semaine est très variée, entre culture et paysages. La deuxième semaine était très riche en émotion, avec des souvenirs inoubliables malgré le guide qui nous a moins convaincu, par contre, ce sont les animaux qui font tout l'intérêt de cette partie pour nous. La troisième semaine reste dans un très petit périmètre, mais l'endroit est très exceptionnel.

Quand à la ville, ce n'est intéressant pour nous qu'avec un guide très passionné et passionnant : nous avons donc apprécié le cap, mais beaucoup moins Jo'burg... En bref, nous ne sommes pas complètement sorti de nos sentiers battus niveau paysages, mais l'ensemble reste un superbe parcours, avec un nombre impressionnant de moments exceptionnels.

Le meilleur souvenir de Tim est la rencontre avec les lionceaux au Ukutula Lion Park, et c'est vrai que l'interaction est super!

Pour moi, c'est plus difficile... j'ai vraiment aimé beaucoup de choses! La partie safari à cheval, mon rêve depuis des années, ne m'a pas déçue. Les safaris en véhicule sont également un super souvenir, et j'ai adoré la croisière à Knysna.


Nous sommes partis en mai, et la période nous semble excellente pour découvrir le pays: le climat est très correct, ni trop chaud, ni trop froid, avec environ 25° l'après midi, mais avec un peu plus frais le matin et le soir. Nous n'avons eu qu'un jour de pluie, un jour d'orage, et peut être deux ou trois jours un peu couverts sur les trois semaines, c'est donc tout bon pour nous!

En plus, mai correspond à la basse saison touristique en Afrique du Sud, Ce n'est que mieux pour ne pas être submerger par la foule dans les lieux touristiques!

Autotour? circuit guidé de groupe? privatif?

Nous sommes partis en circuit guidé avec une agence locale, Effective Connection. Nous sommes ravis de l'organisation globale, du circuit organisé proposé, et de l'accompagnement qu'ils nous ont proposé, c'est donc avec grand plaisir que nous repartirons via cette agence si nous retournons en Afrique australe. Ils ont également gérer notre demande d'extension dans un lodge proposant des safaris à cheval, et nous ont proposé plusieurs alternatives, puis le choix final nous est revenu et ils ont tout réserver: un vrai confort! Nous avons en particulier apprécié d'avoir un guide chauffeur francophone: pas de stress sur la route, nous avons pu tous les deux profiter des magnifiques paysages sans être concentré sur la conduite, et en plus, nous avions de très intéressantes explications sur les alentours, la vie du pays, les anecdotes, ... que ce soit durant les visites ou les trajets. Cela correspond tout à fait à ce que nous recherchons d'un voyage : la découverte de la culture et de l'histoire ; tous les lieux ont du coup une autre profondeur. Les guides étaient tous de l'agence African Eagle, qui semble assez présente sur le territoire, avec de nombreux guides employés. Autant le premier guide, Seifu, était presque parfait, autant le deuxième était particulier, nous avons moins aimé, d'autant plus que sa conduite nous semblait dangereuse...

Nous avons croisé des groupes, qui ont l'avantage d'être un peu moins cher, avec une ambiance décontractée et conviviale que nous n'avions pas forcement à deux, mais forcement, le circuit est moins modulable, et les discussions avec le guide moins aisées.

Nous avons également discuté avec une famille qui effectuait un autotour de 10 jours dans le nord du pays. La formule paraît très sympa également, avec une très grande flexibilité, forcement, et la possibilité de s'arrêter à tout moment pour profiter d'un paysage, faire une balade, grignoter un bout, ... De plus, les infrastructures (routes, restaurants, hôtels) d'Afrique du Sud sont très développés, et facilitent vraiment la vie aux voyageurs.

Les trois formules ont leur intérêt, mais pour ce genre de voyage exceptionnel pour nous, nous préférons la formule du circuit en petit groupe, voire privatif, avec un guide francophone.

Nous avons aimé:

Ne rien avoir à réserver en dehors des billets d'avions France ↔ Afrique du Sud

La modularité du séjour et la possibilité d'extension

La présence d'un guide chauffeur francophone

Le circuit en lui même, très varié

Les hébergements et repas

Les logements ont été pour la plupart excellents, et certains réellement exceptionnel. Nous avons alterné entre hôtels, lodges et guest house, tous ayant leur spécificité et leur intérêt propre: nous sommes globalement très satisfaits des logements dont nous avons profiter.

Notre préféré, et de loin, reste la Weaver Suite du lodge Ant's Nest. Tout y était parfait, de la chambre aux activités incluses en passant par les activités, le cadre extérieur et la nourriture d'excellente qualité. Mention spécial au staff, tout simplement exceptionnel!

En deuxième position, nous plaçons le Mooiplas Guest House, pour ses espaces communs enchanteurs, son super dîner, la belle chambre et l'équipe très acceuillante.

Ensuite, nous mettons au même niveau le Shiduli Private Game Lodge, aux installations extérieures très cosy, et le Pine Lake Inn, à la chambre spacieuse et au joli parc.

Celui qui nous a le moins plu est le Lungogo Sun, au Swaziland, qui faisait très "chaîne" comparé aux autres.

Les repas ont été en grande majorité très satisfaisants, mais souvent extrêmement copieux. Je pense que cela est moins gênant lorsqu'on commande un plat à la carte, mais nous avions chaque fois un menu entrée, plat et dessert, donc petits estomacs, attention!

L'aspect financier

C'était le voyage de mes rêves, dont j'avais envie depuis des années, nous avons donc "casser la tirelire"...

Nous avons payé 600€ par personne pour les vols internationaux Nantes → Le Cap et Johannesburg → Nantes, via Air France, avec une escale à Paris CDG. Nous sommes très satisfaits des prestations en vol (repas, rafraîchissement, bagages autorisés, ...) et passeront sans doute par la même compagnie si un autre voyage se profile.

Skyscanner est un très bon site pour repérer les prix des vols, mais propose souvent des prix sans bagages. Comme partout, il faut bien regarder les petites lignes!

Le reste du séjour nous a coûter environ 4700€ par personne. Dans ce prix sont inclus les transferts, le vol intérieur Port Élisabeth → Durban, tous les hébergements, presque tous les repas (seuls trois dîners et deux déjeuners n'étaient pas inclus), le guide chauffeur privatif pour les deux premières semaines, toutes les activités en dehors de la Table Mountain (qui n'était pas prévue au programme) y compris les entrées dans les réserves et les safaris, la location de voiture la troisième semaine. Nous n'avons donc eu que très peu de surcoût durant ce séjour, c'est extrêmement agréable de ne pas avoir de mauvaises surprises financières durant le séjour! Le séjour nous a donc coûté environ 5300€ par personne tout inclus.

La monnaie Sud Africaine est le rand sud africain, ou ZAR. En gros, 15 ZAR = 1€. La vie est assez peu chère sur place comparée aux pays d'Europe de l'Ouest et du Nord.

Les repas que nous avons pris seuls aux restaurants nous ont coûté environ 200 ZAR pour deux, avec juste un plat, mais les restaurants des hôtels sont souvent plus chers. Nous avons plutôt compté 100 ZAR pour deux en prenant de quoi faire un pique nique au supermarché.

Le seul reproche que nous ferions à l'agence: ne pas nous avoir prévenu de la pratique des pourboires pour les rangers : notre guide nous a conseillé 50 ZAR par ranger par client, soit entre 100 et 200 ZAR pour nous deux à chaque safaris... l'air de rien, cela grève vite le budget lorsque ce n'est pas prévu...

Le matériel photo

Nous avions pris beaucoup de matériel photo durant ce voyage:

Mon Réflex Nikon D5100 nous a beaucoup servi, avec ses trois objectifs: un 12-24 Sigma pour tous les paysages, un 70-200 f2.8 Sigma pour les portraits, la flore et la faune, un 18-105 Nikon de kit, le plus polyvalent, que j'ai utilisé au Ukutula Lion Park car les sacs étaient interdits et j'avais besoin de polyvalence.

Mon téléphone, un Samsung Galaxy S7, nous a servi au quotidien pour poster les photos au jour le jour, pour les selfies, les photos des chambres et des repas, pour sa facilité d'utilisation aussi, j'ai pu l'emmener à cheval sans problème.

La Gopro Hero 7 Black nous a servi un peu tous les jours aussi, mais surtout la troisième semaine, au Ukutula et au Ant's Nest pour les safaris à cheval. Elle a le défaut de sa qualité : caméra d'action avec un ultra grand angle, elle est difficile à utiliser en safari.

Nous avions également emporter le drone, un Mavic 2 Zoom, mais nous n'avons pas eu le loisir de l'utiliser en Afrique du Sud: dans les lieux comme le Blyde River Canyon, les drônes sont interdits aux points d'arrêts touristiques, et, étant en circuit guidé, nous n'avons pas pu nous arrêter le long de la route pour des sessions de drone. Cependant, nous ne regrettons pas de l'avoir emporter: si nous avions eu l'occasion de l'utiliser, les images auraient, je pense, été splendide!


Ce séjour a tout a fait répondu à nos attentes, et nous avons des images plein la tête pour le reste de notre vie!

En bref... on repart quand???