Nous partîmes vaillants (et serrés) vers ce pays décrit avec plein de superlatifs... et nous avons découverts qu'ils étaient tous mérités!
Du 3 au 25 juin 2023
23 jours
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Le projet est mis en route depuis un an maintenant: faire le tour de l'Islande en trois semaines, façon road trip... ou presque. Au vu des prix des locations de van, ce sera en mode voiture + hôtels. Les routes imposent un 4x4, et le projet est de partager ce moment: Sébastien et Pascale se retrouvent donc embarqués dans l'aventure!

Mi-février, nous nous retrouvons pour la réservation des hôtels, mon itinéraire est prêt dans les grandes lignes, tout le monde l'a validé (je soupçonne deux ou trois personnes de m'avoir cru sur parole quant a la qualité de la proposition...), donc yapuka !

Ça nous aura pris deux après midi bien chargées, tout de même, et valu quelques prises de tête pour réviser les étapes en fonction des hébergements trouvés, mais c'est fait, nous sommes fin prêts.

Edit post voyage, pour ceux qui ne lisent que le début 😉

Messieurs dames les touristes, il y a 2 choses que je voudrais préciser:

Ne vous arrêtez pas sur la route! 

Il y a presque partout des bas cotés qui permettent de le faire en sécurité, et ici la visibilité est souvent réduite, c'est hyper dangereux!

Respectez la nature, par pitié!

J'ai vu un nombre hallucinant de personnes ne respectant pas les chemins, les balisages, les barrières, ... Non seulement c'est dangereux, mais en plus, à force de dégrader la nature, il est très probable que les accès soit de plus en plus restreint, et de plus en plus payant afin de financer la réparation des dégâts

Voici le lien vers la carte google MyMaps que j'ai fait : https://www.google.com/maps/d/edit?mid=1_4M-buKAORRwNOmhnK_LgYIOEO-D-A8&usp=sharing

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9 juin, veille du départ, et première étape du voyage: la dépose de princesse chaton, sa majesté des coussins et de la ralerie, chez ses "grands parents ". Opération effectuée dans les règles de l'art, elle sera comme d'habitude bichonnée pendant trois semaines et nous fera la tronche quand on viendra la récupérer.

 Princesse chaton en vacances, façon club med
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10 juin, 9h: Chargement de la voiture

C'est la poursuite d'une magnifique opération Tetris, débutée quelques temps plus tôt par la mise des affaires dans les sacs. Vous savez, ce sac💼 qui ferme à peine, et dans lequel il faut tout de même ajouter une parka, deux packs de compotes et une bouilloire ? Et bien nous l'avons maté, et sommes sortis vainqueurs également du niveau 2, celui de l'empilement dans le coffre. La route est prise à 9h30 🚗, à peine en retard sur le planning, et nous prenons la direction de Caen pour récupérer notre 4e larron normand.

Mais si, ça rentre!
On est LARGE!
🎶 "Ah, qu'est ce qu'on est serré"... 🎶

Par contre, la communication est difficile à l'arrière, il y a un mur de sacs et de vêtements qui rend l'espace cloisonné. Cloison fort mobile d'ailleurs, à légère tendance à l'éboulement dans les ronds points, et qui sépare la voiture en trois zones distinctes: Pascale, pour qui seule la gauche existe, Sébastien (puis moi), qui ne voit que par la droite, et les heureux ambidextres, à l'avant, qui voient le tout.

Nous sommes donc en mode sardines, et non merlu, malgré notre origine, ce sera donc ce poisson qui sera notre emblème durant ce voyage. Ça tombe bien, quelqu'un de très bien m'a dit de manger du poisson gras... 🐟🐡🐠

Ah, la joie des petites routes! La trinité des laitiers, Touquette, Trun, le couloir de la mort, que de pittoresques endroits à traverser. En vrai, je préfère nettement ça à l'autoroute, c'est moins monotone, et mon côté radin adore ne pas payer plus pour rouler.

Nous découvrons le principe des parkings Onepark, et franchement c'est pas mal. Bon, on a pas réussi à sortir, on est resté à la porte avec nos valises tels un poulailler 🐔 devant un vaisselier, jusqu'à ce que Tim appuie avec succès sur le bouton d'ouverture. Un peu de tram, arrêt Bretagne histoire de ne pas être dépayser, et puis c'est l'arrivée à Orly. Comme d'habitude, pas le bon terminal, puis des bornes qui ne fonctionnent pas, puis des bornes qui n'aiment pas notre réservation, puis la mauvaise file, puis les X barquettes à remplir avec le matériel photo, puis une fille qui fait un malaise, puis un transfert en bus, puis... ah bah non, ça y est, on est dans la salle d'embarquement. J'aime bien prévoir un peu de marge du coup, niveau temps, histoire de ne pas stresser.

Arrêt Bretagne, pour éviter le dépaysement
En attendant l'avion
 Trajet parisien

Un peu de retard pour le vol par Transavia, et on nous annonce qu'il fait très beau à Keflavik, avec un très beau 8°C, joli contraste avec les 28 degrés à 22h de Paris ❄️ Le décollage se fait tout en douceur, et le paysage est magnifique. Il n'y a pas à dire, Paris, la nuit, ça a de la gueule! Nous voyons comme des îles de lumières, puis la tour Eiffel, et même un feu d'artifice.

Toute petite tour Eiffel (floue...)
Feu d'artifice sur Paris

Ensuite, l'altitude se stabilise, et nous volons après le soleil, jusqu'à le rattraper. L'arrivée en Islande est absolument splendide, les terres noires et blanches de glace se parent du rose du soleil cochant, c'est exceptionnel.

Déjà un glacier
Dans les nuages
 Survol de l'Islande
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Il est minuit heure locale, 2h du matin encore pour nous, il fait jour, et nos yeux sont grands ouverts tel des hiboux dans la nuit. Du coup on voit très bien que les videurs de valises sont en parka, bonnet, gants, et il y a du vent... je suis bien contente d'avoir mis un manche longue et un coupe vent dans le sac cabine!

Nous récupérons nos valises, la voiture de location à Blue car rental, un Dacia Duster 4*4, et c'est le début de la route! Nous traversons la péninsule de Reykjanes jusqu'à notre logement, Reykjanes Guesthouse.

Première vue d'une ville islandaise
Sacrum de baleine devant la guesthouse

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11
juin

Aujourd'hui, nous explorons la péninsule de Reykjanes, au sud ouest de l'île, juste à côté de l'aéroport. Réveil tranquille à 8h pour un départ à 9h, nous sommes dans les temps, j'avoue que je n'y croyais qu'à moitié. Le petit déjeuner a été très léger, va falloir qu'on prévoit plus! Heureusement, nous avons nos fidèles pom'potes... la mienne attaquera d'ailleurs Sébastien, en lui sautant sur le crâne par derrière. J'imagine qu'elle a voulu venger sa compatriote décédée par écrasement dans l'avion.

Il y a peu de route au programme aujourd'hui, le démarrage se fait en douceur, mais à peine sorti de l'hôtel que je demande à Tim de se garer en urgence: j'ai vu des oiseaux! Un peu bizarre, d'ailleurs... Je vais ensuite passer la journée à jouer à "Où est Charlie" des pioupious, et le camouflage est très efficace dans les paysages de roches qu'on traverse.

Pluvier doré - Pluvialis apricaria European - Golden Plover
Pluvier doré - Pluvialis apricaria European - Golden Plover
Huîtrier pie - Haematopus ostralegus - Eurasian Oystercatcher
Sterne arctique - Sterna paradisaea - Arctic Tern
Pioupious! 

Les paysages, d'ailleurs, parlons en: nous traversons des champs de lave presque à perte de vue, tantôt noirs et nus, tantôt couverts de mousses blanches, avec des microreliefs absolument partout. De temps en temps, on observe de petites toufinettes perdues, ou d'étonnants contrastes de vert, jaune, noir, rouge. L'ensemble est extrêmement minéral.

 Flore en détail
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Notre premier arrêt est un point très particulier d'un point de vue géologique, il s'agit du pont entre les continents, qui relie les plaques eurasienne et nord américaine, en surplombant une faille, qui s'écarte au fil des siècles au fil des mouvements tectoniques.

Très facile d'accès, le pont et la faille valent le léger détour, et le paysage est encore une fois très beau: ici, le sol se pare de sable noir. Nous découvrons par contre l'omniprésence du vent froid, qui nous fait regretter les gants et grosses parkas laissées dans la voiture!

Le pont et la faille, un sacré symbole 

Nous passons un bon moment à marcher autour du pont et dans la faille, et avons notre premier contact avec le sable noir d'Islande dont on entend beaucoup parler: il est très fin, et se chauffe au moindre rayon de soleil 🌞

Jeux de noirs et blancs 
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Direction ensuite les falaises de Hafnaberg, que l'on atteint après une balade donnée pour 30 minutes aller... mais c'est sans compter les oiseaux. Au final, tout le monde se prend au jeu, ce qui ajoute du temps de marche, mais surtout de la bonne humeur.

 Marche d'approche dans un splendide paysage minéral

On pédale dans le sable et sur les cailloux, puis on arrive sur les falaises proprement dites, et c'est le festival. J'ai l'impression de jouer à Pokémon go, avec trois rabatteurs, et c'est plutôt efficace.

Pokemon, attrapez les tous! 

Ici , nous voyons presque exclusivement des oiseaux de mer, qui jouent dans le vent ou avec les vagues. Je sens que je vais passer un peu de temps à identifier tout le monde 😅

Mouette tridactyle - Rissa tridactyla - Black-legged Kittiwake
Mouette tridactyle - Rissa tridactyla - Black-legged Kittiwake
Mouette tridactyle - Rissa tridactyla - Black-legged Kittiwake
Mouette tridactyle - Rissa tridactyla - Black-legged Kittiwake
Mouette tridactyle - Rissa tridactyla - Black-legged Kittiwake
Goéland argenté - Larus argentatus - European Herring Gull
Le casse-tête d'identification des laridés 
Labbe parasite - Stercorarius parasiticus - Parasitic Jaeger
Labbe parasite - Stercorarius parasiticus - Parasitic Jaeger
Labbe parasite - Stercorarius parasiticus - Parasitic Jaeger
Labbe parasite - Stercorarius parasiticus - Parasitic Jaeger
Labbe parasite - Stercorarius parasiticus - Parasitic Jaeger
Fulmar boréal - Fulmarus glacialis - Northern Fulmar
Fulmar boréal - Fulmarus glacialis - Northern Fulmar
Fulmar boréal - Fulmarus glacialis - Northern Fulmar
Fulmar boréal - Fulmarus glacialis - Northern Fulmar
Labbes forme claire et sombre et Pétrels 
Guillemot de Troïl - Uria aalge - Common Murre
Pingouin torda - Alca torda - Razorbill
Guillemots, pingouins, et 2 inconnus
Guillemots de Troï, de Brünnich, pingouin torda
Guillemot de Troïl - Uria aalge - Common Murre
Guillemot de Troïl - Uria aalge - Common Murre
Guillemot à miroir - Cepphus grylle - Black Guillemot
Guillemot à miroir - Cepphus grylle - Black Guillemot
Guillemot à miroir - Cepphus grylle - Black Guillemot
Guillemot à miroir - Cepphus grylle - Black Guillemot
Guillemot à miroir - Cepphus grylle - Black Guillemot
Guillemot de Brünnich - Uria lomvia - Thick-billed Murre
Le gang des noirs et blancs 
Fou de Bassan - Morus bassanus - Northern Gannet
Cormoran huppé - Gulosus aristotelis - European Shag
Cormoran huppé - Gulosus aristotelis - European Shag
Traquet motteux ♀ - Oenanthe oenanthe - Northern Wheatear
Courlis corlieu - Numenius phaeopus - Eurasian Whimbrel
 Les autres familles

Ils annonçaient 1h de balade en tout, on y aura passé 2 bonnes heures... c'était top, mais on a la dalle !

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Nous jetons notre dévolu sur le Bryggjan Grindavik, situé sur le port. C'est sympa, et puis en plus, rendu à 13h30, on trouve très, TRÈS sympa leurs fish and chips. Il faut juste qu'on s'habitue aux prix islandais, nous avons payé un peu plus de 90 euros pour 3 fish and chips, un sandwich chaud et trois desserts...

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Après de petites courses au Netto, nous prenons la direction de Gunnuhver, zone géothermique connue pour son geyser de boue. Ce dernier crée un panache de vapeur que nous voyons des kilomètres en avance, sans nous douter que nous serons bientôt à son pied.

Les couleurs sont, ici encore, proprement hallucinantes, je crois que les photos parlent d'elles même... et encore, elles ne sont pas fidèles à ce qu'on a perçu!

 Terres de souffre et d'argile

Depuis Gunnuhver, il est possible d'effectuer une jolie balade vers la falaise Valahnúkamöl et le Reykjanesviti, plus ancien phare d'Islande. Nous passons d'un paysage martien 🟡🟠🔴🟤 à un champ de lave noir ⚫️, puis un magnifique petit pré vert fleuri avec une ancienne piscine naturelle🟢.

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La capacité de ce pays à changer du tout au tout en quelques mètres est phénoménal.

Falaises et billes de lave 

Les falaises abritent une grosse colonie d'oiseaux marins des fulmars, tandis que je continue ma chasse aux Pokémons rares dans les fourrées et les rocailles.

Pluvier doré - Pluvialis apricaria European - Golden Plover
Huîtrier pie - Haematopus ostralegus - Eurasian Oystercatcher
Eider à duvet - Somateria mollissima - Common Eider
Traquet motteux ♀ - Oenanthe oenanthe - Northern Wheatear
Fulmar boréal - Fulmarus glacialis - Northern Fulmar
Traquet motteux ♂ - Oenanthe oenanthe - Northern Wheatear
Mouette tridactyle - Rissa tridactyla - Black-legged Kittiwake
Guillemot à miroir - Cepphus grylle - Black Guillemot
Bécassine des marais - Gallinago gallinago - Common Snipe
Corneille noire - Corvus corone - Carrion Crow
Goéland brun - Larus fuscus - Lesser Black-backed Gull
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Nous reprenons tranquillement la route, et faisons un arrêt à Brimketill, formation de lave qui laisse imaginer une piscine naturelle au bord de l'océan. Un très beau point de vue associée à une légende : Oddny, est une troll qui vivait juste à l’ouest de là avec son mari Hroar et fils Sölvi. Une nuit, elle se rend à Raeningjasker, un récif voisin, pour aller chercher une carcasse de baleine qui s’est jetée sur le rivage. Elle s'est fait surprendre par le soleil, et a donc été transformée en pierre! Pendant longtemps, sa forme a été considérée comme une haute pincée de lave jusqu’à ce que la mer l’abaisse lentement. Brimketill est donc aussi appelé Oddnyjarlaug, ou la piscine d’Oddny.

 Brimketil
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Nous arrivons ensuite à notre point de craquage du circuit, un lieu tellement instagramable qui en est clivant, entre "incontournable" et "attrape touriste": le Blue lagon.

C'est une source chaude artificielle, réputée pour son eau riche en silice qui lui donne une superbe couleur turquoise.

Bon, du coup, on y a été, et certes c'est touristique, mais pour nous, c'est à faire: ce moment où, tout frigorifié d'être en maillot à 9°C, on glisse notre premier orteil dans l'eau chaude, cet autre moment où on découvre un courant encore plus chaud où se laisser flotter, le décor de lave noir qui contraste tellement avec l'eau laiteuse, la franche rigolade du masque de silice,...

Non, vraiment, on ne regrette pas. Et puis l'intérêt de partir avec des kinés, c'est qu'il n'y a pas besoin de payer un supplément pour profiter d'un massage aquatique ! 😉

Détente plouf plouf 

Bon, toutes les bonnes choses ont une fin, il est 21h30, cela fait deux heures et demi qu'on est là, il va falloir sortir de l'eau... et retrouver le vent froid extérieur 🥶 Mais qu'est ce que le lieu est beau!

Du coup, on découvre aussi les effets de la silice sur les cheveux: ils sont gainés de cailloux, la sensation est assez bizarre, et malheureusement est assez persistante malgré les shampoings, après shampoings et crèmes mises à disposition.

Noir, blanc et turquoise 
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C'est l'heure du retour au logement, la Reykjanes Guesthouse, où nous avons une chambre familiale (un dortoir?) très confortable.

12
juin

Aujourd'hui au programme, route vers l'est pour une falaise, une zone géothermique et un bain chaud. Redite? On verra bien!

Nous partons donc à 9h, après s'être préparé un pique nique, pour la première étape du jour: les falaises de Krísuvíkurberg. Sur la route, les premiers reliefs se montrent, tout en nuances de noirs et verts, et nous bifurquons sur notre première piste du séjour! Pas de gué à passer, mais des nids de poules conséquents, nous sommes contents d'avoir un 4x4, quand même.

Sur la route, désert noir et surprise 

Arrivés au parking, nous découvrons une jolie falaise de basalte, mais attention, le bord est extrêmement friable!

Le lieu abrite à nouveau des oiseaux marins, avec une dominance de fulmars et mouettes à notre passage. On y voit aussi nos premiers moutons islandais de près 😄

Fulmar boréal - Fulmarus glacialis - Northern Fulmar
Goéland argenté - Larus argentatus - European Herring Gull
Grand Corbeau - Corvus corax - Northern Raven
Mouton islandais
Mouette tridactyle - Rissa tridactyla - Black-legged Kittiwake
Mouette tridactyle - Rissa tridactyla - Black-legged Kittiwake
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C'est ensuite Seltún, le site géothermique de Krysuvik, qui nous attend. Cette zone est, au premier abord, moins spectaculaire que Gunnuhver, même si plus étendue. Le vert de l'herbe et la mousse laisse place à une sacrée palette de couleurs, on y voit de belles vasques de boue éruptive, et nombre fumerolles. Un inconfort tout de même, l'odeur de soufre est très marquée, j'en suis incommodée à plusieurs moments, et cache le nez dans mon écharpe.

Nous avons prévu de faire une petite balade d'une heure et demi au départ de Seltún. Il est indiqué de "suivre les piquets oranges à la fin des passerelles". Bon, pas de piquets oranges, mais un petit chemin qui monte, qui monte, et promet un joli panorama, alors c'est parti!

Bon, le panneau me prévient que je vais certainement, comme d'habitude, finir sur les fesses, mais je suis motivée quand même, et puis ça fait des trucs à raconter!

Le paysage? Une tuerie. Vraiment. Genre à chaque pas une couleur différente, y compris du violet. Ouaip, du violet, et naturel en plus! Du coup, j'ai voulu faire une série "ma main en couleur", histoire de bien montrer que non, je n'ai pas poussé honteusement les curseurs de saturation sur photoshop. Et forcément, j'ai manqué glissé un nombre incalculable de fois pour ça, mais je persiste et signe dans mon idée, du coup, voilà la série de ma main (oui elle est rouge, il fait froid!), dans tous les décors! Pascale aura cette magnifique phrase: "Marion, on dirait vraiment que tu vas te casser la gueule tous les trois pas...". Pas faux.

La palette d'un peintre fou 

Bref, sinon à l'horizon, c'est au moins aussi beau!

Ça grimpe un peu, mais franchement ça vaut le coup, d'autant qu'on est seuls sur la dernière portion. Est ce que ce n'est pas un bel arrêt pique nique, ça? Nous voyons Gígvatnsvatn, Kleifarvatn (-vatn, c'est pour les lacs), la plaine jusqu'à la mer, et un nombre impressionnant de fumerolles qui indiquent les zones géothermiques.

On redescend tranquillement, sur nos pieds, oui oui, et, une fois rendu au parking, on trouve nos fameux piquets oranges, qu'on cherchait tout à l'heure. Après un mini débat sans même une petite tension, on est d'accord, on y va!

Ça grimpe moins, le terrain est rocailleux mais plutôt facile, et nous arrivons assez vite au lac Arnarvatn où nous décidons de faire demi tour. La vue est moins spectaculaire, mais reste très sympa. Sur le retour, Sébastien décide de prendre de l'avance en courant dans la descente, puis nous regarde descendre lentement (on s'extasie devant chaque brin d'herbe, qu'il paraît) depuis le parking. À un moment, il s'inquiète, Pascale et Tim sont arrêtés et j'ai disparu! Après un appel, il apprend que j'ai juste vu un pioupiou posé a côté de nous, du coup je suis en mode "approche de sioux" à avancer accroupie vers lui, parce qu'évidemment je n'ai que mon objectif pour le paysage. Tim a pris des photos, apparemment c'est drôle à voir 🙈 mais là encore, nous sommes seuls, donc même pas de ridicule!

Pluvier doré - Pluvialis apricaria European - Golden Plover
Pluvier doré - Pluvialis apricaria European - Golden Plover

Bref, Seltun? Génial!

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C'est reparti pour la route, mais pas très longtemps, car nous faisons une petite halte à Krýsuvíkurkirkja, petite église de campagne typique et toute choupi, avec sa clôture si blanche et son herbe si verte.

La route est toujours aussi belle... même s'il y a des moutons dessus 🐑

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Nous reprenons la voiture direction Strandarkirkja, une église protestante face à la mer 🌊, qui a été très importante pour la communauté de pêcheurs de la région. La légende dit qu'elle a été fondée par des pêcheurs perdus en mer, qui auraient juré à Dieu de construire une église là où ils mettraient pied à terre s'ils s'en sortaient. Je l'ai trouvée très élégante, mais j'ai une petite préférence pour la précédente.

On y voit quelques maisons d'elfes, et deux ou trois bestioles volantes au dessus des fleurs et des coulées de lave. Ici, la faune ne saute pas aux yeux, mais elle est omniprésente pour qui y est sensible! L'église est au bord de l'eau, mais coté terre, on profite d'une jolie vue et de quelques beaux sapins, étonnants par ici.

Bergeronnette grise - Motacilla alba - White Wagtail
Canard colvert - Anas platyrhynchos - Mallard
Eider à duvet - Somateria mollissima - Common Eider
Huîtrier pie - Haematopus ostralegus - Eurasian Oystercatcher
Goéland argenté - Larus argentatus - European Herring Gull
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Pour finir, nous prenons la route vers Hveragerði et la rivière Reykjadalur réputée pour ses sources chaudes. Sur la route, nous avons encore l'impression d'être dans un autre pays, nous sommes au milieu de plaines herbeuses et de petits bois, avec de belles maisons rouges en bois au milieu des prés avec moutons et poneys. Je ne sais pas pourquoi mais cela m'évoque le Canada.

Une fois arrivés, nous voyons que le parking est payant, et faisons demi tour pour aller nous garer sur un autre parking un peu plus loin, d'où part un chemin qui rejoint le premier, en passant proche d'une cascade. La balade est jolie, mais certains sont fatigués et nous ne montons pas jusqu'aux bains. Il faut dire aussi que nous avons aussi été refroidit par le monde. Nous qui avons passés presque deux jours seuls, ça nous change, la balade est maintenant plus que connue!

Grive mauvis - Turdus iliacus - Redwing
Chevalier gambette - Tringa totanus - Common Redshank
Traquet motteux - Oenanthe oenanthe - Northern Wheatear
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C'est la fin de la journée, nous allons au Selfoss Hostel pour la nuit, un peu plus tôt qu'hier, mais ce n'est pas plus mal, j'ai un carnet de voyage a écrire, un shampoing à faire (mes cheveux sont toujours gainés de cailloux...) et des photos à trier si je veux avoir assez de mémoire pour l'ensemble du séjour!

En conclusion, pas du tout de redites par rapport à hier, c'est une très belle journée. Notre regret sera la défection de Ginette, notre mouche covoitureuse qui était avec nous depuis l'aéroport et qui est descendu à Strandarkirkja.

13
juin

Aujourd'hui va être long... je me suis réveillée à 4h30, et pas moyen de me rendormir ! Côté positif, j'ai eu le temps d'écrire l'étape d'hier 😅

Après un bon petit déjeuner à l'avoine façon poney 🐎, on fait cuire les œufs durs 🥚, puis on regarde attentivement Tim découper le poisson 🐟 à mettre dans les sandwichs du midi. On refait les sacs, et puis c'est parti!

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J'ai négocié un détour vers la réserve naturelle de Floi, réputée pour ses oiseaux de milieu humide: on peut y observer environ 60 espèces différentes. Une fois sur place, on trouve un affût, ainsi qu'un "chemin" déterminé par des piquets et quelques passerelles en bois. Le soucis? Le terrain est vraiment très très très humide... Mes chaussures sont normalement étanches, j'avance donc sans hésiter dans les herbes hautes à la recherche de Pokémon (oiseaux 🦢, pardon) rares telle une dresseuse (photographe, décidément!) émérite, puis je me retourne une fois franchit le premier passage avec de l'eau. Tim et Pascale ont les pieds un peu humides, et Sébastien fait de magnifiques petits bonds de touffes sèches en touffes sèches avec grande concentration. Il est tout content d'arriver, puis... 💦 flock, flitch, 💦 flaques, je repars dans un magnifique bruit de patauge.

J'entends un "et merde " retentissant, et me retourne à nouveau: Sébastien a lâché l'affaire, il nous attendra à la voiture. Tim et Pascale ont lâchés l'affaire eux aussi, mais d'une autre manière: z'en ont plus rien à faire!

Au final, on s'arrêtera bientôt pour ne pas faire trop attendre Sébastien, mais je suis ravie de la superbe rigolade que ça nous aura valu, et puis de mes photos d'oiseaux aussi, un peu.

Pluvier doré - Pluvialis apricaria European - Golden Plover
Pipit farlouse - Anthus pratensis - Meadow Pipit
Goéland brun - Larus fuscus - Lesser Black-backed Gull
Cygne chanteur - Cygnus cygnus - Whooper Swan
Plongeon catmarin - Gavia stellata - Red-throated Loon
Eider à duvet - Somateria mollissima - Common Eider
Sterne arctique - Sterna paradisaea - Arctic Tern
Barge à queue noire - Limosa limosa - Black-tailed Godwit
Goéland marin - Larus marinus - Great Black-backed Gull
Bécasseau variable - Calidris alpina - Dunlin
Huîtrier pie - Haematopus ostralegus - Eurasian Oystercatcher
Grue cendrée - Grus grus - Common Crane
Courlis corlieu - Numenius phaeopus - Eurasian Whimbrel
Bécassine des marais - Gallinago gallinago - Common Snipe

Yapuka tout sécher, du coup...

On reprend la route direction le cercle d'or, considéré comme le rassemblement des sites proches de Reykjavik parmi les plus spectaculaire d'Islande. La première étape est le parc national de Þingvellir, où nous devons faire une randonnée de deux heures environ, mais il y a un peu de route et il se fait faim, nous décidons donc que nous mangeons les œufs en en-cas avant la balade. Attendez, les œufs ? Ils sont où les œufs ? Ah bah oui, sur le plan de travail de la cuisine de l'hôtel qu'on a quitté ce matin, bien sûr! Ça tombe bien, on repasse presque devant, alors on s'arrête récupérer nos précieux (non mais vous avez vu le prix d'une boîte d'œufs en islande? Croyez moi, vous faites le détour de 5 minutes pour aller les chercher 😅😋).

Bref, on prend la route, qui est encore et toujours très belle, avec cette fois moutons et poneys autour et sur la chaussée. On croise également quelques toits végétalisés, typiques du pays, qui sont très très isolants.

Nous nous garons au parking officiel payant (750 ISK) mais très bien équipé, et tout de suite on sent que le lieu est plus touristique: il y a du monde, le chemin est goudronné, il y a des indications de directions partout, des 🚻 toilettes partout aussi, bref, on voit que l'argent sert au site, et c'est assez plaisant.

Le parc national comprend plusieurs points d'intérêt, nous commençons par une magnifique vue panoramique, avant de descendre dans la faille Almannagjá, créée par des mouvements de plaques tectoniques.

 Panorama depuis la terrasse aménagée
Faille Almannagjá
Faille Almannagjá
 La descente dans la faille Almannagjá

C'est ensuite Lögberg, le rocher d'où étaient tenus les tribunaux vikings depuis 930 environ, qui s'offre à nous. Un kilomètre plus loin environ se trouve Öxarárfoss, une jolie chute d'eau qui cascade dans le basalte et la mousse: un très joli endroit où manger!

Rocher de Lögberg
Rocher de Lögberg
 Lögberg, toute une histoire
Öxarárfoss
Öxarárfoss
Öxarárfoss
 Öxarárfoss

Nous continuons la balade, mais pas sur l'itinéraire prévu car nous ne trouvons pas les indications de direction. C'est pas grave, entre les plans d'eau, le paysage et la petite église, c'est parfait! On y verra aussi mes éternels pioupious, dont un oisillon grive qui se fait nourrir (trop chou), une reproduction de bergeronnette (ah, c'était donc une danse nuptiale, cette façon de vibrer toutes plumes dehors, on s'y attendais pas!), des canards qui dorment en se laissant flotter et se percutent ce qui les réveillent en sursaut,...

 Ici aussi, nous sommes entre deux continents
 L'eau, omniprésente
Mouette rieuse - Chroicocephalus ridibundus - Black-headed Gull
Barge à queue noire - Limosa limosa - Black-tailed Godwit
Oie cendrée - Anser anser - Greylag Goose
Mouette rieuse - Chroicocephalus ridibundus - Black-headed Gull
Plongeon catmarin - Gavia stellata - Red-throated Loon
Canard colvert - Anas platyrhynchos – Mallard
Fuligule morillon ♂ - Aythya fuligula - Tufted Duck
Fuligule morillon ♀ - Aythya fuligula - Tufted Duck
Bergeronnette grise - Motacilla alba - White Wagtail
Phalarope à bec étroit - Phalaropus lobatus - Red-necked Phalarope
Grive mauvis - Turdus iliacus - Redwing
Courlis corlieu - Numenius phaeopus - Eurasian Whimbrel
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Nouvelle route, cette fois direction Geysir, à l'origine du mot geyser. Comme toujours la route est belle, mais nous avons perdus les petits, qui dorment à l'arrière... 😋

Panoramas et sièste 
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Nous arrivons sur le site géothermique, et nous dirigeons vers les geyser. Bon, Geysir est à la retraite, sa dernière activité date de 2016, celle d'avant de 2000... pourtant, on parle d'une colonne d'eau qui s'élevait à intervalle régulier (ou presque...) à près de 80m de haut! Son petit frère Strokkur a pris le relais, et crache de l'eau à une intervalle d'environ 10 minutes... du moins c'est ce que dis le guide!

On prend le temps d'observer les fumerolles sur le site, tranquillement, et PAF! Geyser.

Bon, du coup on se rapproche, on fait le tour du site, on choisit un lieu, puis on se dit qu'en 7 minutes (3 sont déjà passées)on a le temps de faire le tour du lieu pour répéter le... PAF! Geyser. Cette fois, j'étais presque prête, du coup j'ai le jet, tout petit par contre, à peine 3m de haut, j'ai bien fait de me rapprocher. Je disais donc, on a le temps de repérer le meilleur angle de... PAF, GEYSER! Mais bordel, elles sont où mes 10 minutes pour me mettre en place, hein???? J'ai sursauté, et du coup ma photo est mal cadrée, c'est malin!

Du coup on reste là, en suspens, et on attend. On attend. On attend, on attend.

Et PAF, Geyser. Mais on est prêts! Et c'est magnifique. Du coup, on reste plantés là un bon moment, Tim a même réussi à avoir la bulle d'eau turquoise qui se forme avant l'éruption avec mon téléphone, et Sébastien a un magnifique ralenti en vidéo.

On reste tellement longtemps devant Strokkur qu'on décide de ne pas explorer plus avant le site, et de partir directement à Gullfoss, le dernier point d'intérêt du jour. Pourtant, la balade avait l'air super sympa!

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La "chute d'or", appelée ainsi pour les reflets et arcs en ciel créés par la lumière dans les brumes de la cascade. Elle est officiellement réserve naturelle depuis 1979. Lorsque nous arrivons, la lumière est superbe, nous en profitons pour faire quelques portraits.

La chute tombe sur 32 mètres en deux paliers, et à une puissance folle! Les éclaboussures nous permettent de nous rafraichir, mais aussi de profiter des arc en ciel parfaits un peu partout.

Le point de vue bas, situé entre les deux paliers, est impressionnant, mais le plus beau reste le point de vue un peu plus éloigné... Là aussi, nous restons pas mal de temps, mais qu'est ce que c'est beau!

 L'environnement de Gullfoss est lui aussi spectaculaire
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Cela signe la fin de journée, et nous allons ce soir dormir à la Heidi guesthouse, très mignonne, mais Tim se retrouve à faire de la plomberie: la douche est bouchée.

Moi je le trouve bien équilibré, notre groupe, des kinés pour les pépins physiques, et un électricien plombier pour les pépins pratiques!

14
juin

Le programme de la journée est normalement axé sur la randonnée : un petit arrêt à Skalholt, aux cascades Háifoss et Granni, puis une belle marche au Landmannalaugar, réputé pour être le paradis des randonneurs.

Skalholt, donc, était une ville très développée en 1705, l'une des plus grandes du pays.

Maintenant, on y voit majoritairement des ruines, un hôtel, et Skálholtsdómkirkja - une jolie église, enfin cathédrale d'après le guide évasion - que nous visitons. C'est un très gentil monsieur, très bien habillé, qui nous tient la porte; nous saurons 5 minutes plus tard qu'il s'agit de l'évêque... Sous la cathédrale de style scandinave, un musée ou repose le sarcophage de l'évêque Pall Jonsson.


On visite également Þorláksbúð, petite chapelle au toit végétalisée, et très basse de plafond : Tim l'estime à 1m95... il voit ça de près! Il chassera ensuite le pissenlit sur le toit, normal.

Ce qui nous a pris le plus de temps, au final c'est d'observer les pioupious: il y avait des poussins d'huîtriers pie absolument trop choupis !

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Nous prenons ensuite la route vers les chutes d'eau, qui se fait en partie sur graviers. Sébastien n'est pas super à l'aise au début, d'autant qu'il a fallu pour la première fois enclencher le mode 4x4...

Au milieu de la piste, on a croisé un départ de balade à cheval, les cavaliers étaient suivis par des chevaux en liberté, ça m'a évidement donné envie, mais à Pascale aussi! Et j'ai pu voir que les poneys islandais töltaient (un espèce de pas couru spécifique a la race) même en liberté.

Nous arrivons enfin aux cascades, Háifoss et Granni. Les deux chutes sœurs sont décrites comme éloignées, mais en réalité elles sont très proches, au point d'avoir les deux sur la photo...

Háifoss est la 2e plus haute cascade d'Islande avec 122 mètres de chute. Autant vous dire que mon vertige s'est réveillé, et pas qu'un peu! Heureusement je ne suis pas seule, Sébastien n'est pas très tranquille lui non plus près des falaises... contrairement aux deux autres qui se promènent au bord du vide comme si de rien n'était 😰😱🤢🤯

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C'est reparti, direction le lieu de randonnée le plus réputé d'Islande: le Landmannalaugar. La route pour y accéder, puis la piste F208 sont absolument magnifiques, entre champs de lave, d'herbes courtes, lacs de montagne et autres merveilles de la nature. Les photos ne rendent pas du tout justice à la beauté de l'endroit!



Nous croisons aussi des extraterrestres : des gens font la route À VELO!! 🚴🏻‍♀️🚵🚴 Il faut être fou!




Nous faisons un petit détour vers un lac de montagne absolument superbe, mais venteux venteux! Hnausapollur (Bláhylur) est niché dans un cratère du plus bel effet.

Nous longeons ensuite le Frostastaðavatn, les couleurs sont absolument superbes ici aussi. Une randonnée permet d'en faire le tour, mais nous manquons de temps aujourd'hui.

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Nous arrivons au Landmannalaugar à proprement dit, et quelle claque! On dirait que j'ai poussé les curseurs de photoshop, et pourtant... Non!



Nous nous garons sur le parking avant le gué, nous sommes petits joueurs mais il semble vraiment profond... c'est pas grave, on marchera 200 mètres de plus, on est pas à ça prêt. Je suis très contente d'ailleurs de croiser de nouveaux Pokémon sur le petit trajet entre le parking et le départ des randonnées. Le bain chaud nous parait très attirant aussi, pour après la rando!

Arlequin plongeur - Histrionicus histrionicus - Harlequin Duck
Phalarope à bec étroit - Phalaropus lobatus - Red-necked Phalarope
Chevalier gambette - Tringa totanus - Common Redshank

Nous nous décidons pour la boucle du volcan Blahnukur, soit 6,3km et 390 mètres de dénivelé. Appelé aussi le pic bleu (même s'il est plutôt vert...), le volcan culmine en effet à 945 mètres d'altitude. C'est sensé être une boucle de niveau intermédiaire de 2h15, nous allons donc peut-être la combinée avec la boucle de Brennisteinsalda, également de niveau intermédiaire et prévue pour 2h15 de marche. La demi heure de fin de la première boucle correspond à la première demi heure de la 2e boucle, il est donc facile de basculer de l'une à l'autre.

Ça commence par une belle ascension qui coupe bien les pattes, et qui semble interminable : a chaque fois qu'on pense arriver au sommet, pouf, un autre se dévoile ! Au final heureusement, parce que je ne sais pas si nous serions partis si nous avions vu la montée totale depuis le départ 😅

Heureusement, à chaque arrêt pour reprendre notre souffle, le paysage nous le coupe, justement, le souffle, tellement c'est beau. On voit encore une palette de couleurs impressionnante, nous marchons sur un sol vert en profitant de la vue sur Brennisteinsalda la montagne rayée, le champ de lave de Laugahraun, les lacs et les montagnes alentours. C'est tout bonnement exceptionnelle! Comment ne pas rester motivés après ça?

Nous pique niquons au sommet: est ce que ce n'est pas parmi les plus belles vues du monde? J'avoue, je suis plutôt fière de l'avoir fait, d'autant que je suis motivée et remontée comme un coucou!

Nous entamons la descente, pleine de surprises entre la neige, le vent, les graviers (Pascale nous fera deux jolies glissades, puis sera beaucoup plus prudente...) et le passage à gué... qui se finira les pieds jusqu'à mi-mollet dans l'eau glacée 🥶🤧

Du coup, on a mis beaucoup de temps à faire cette première boucle, et la guesthouse de ce soir ne permet pas les enregistrements après 21h, ce qui nous laisserait 2h pour faire la deuxième boucle, cela nous paraît trop juste et nous préférons rentrer.

Le retour se fait à nouveau via la F208, nous n'avons pas voulu tenter la F225 vu le niveau du gué du Landmannalaugar, réputé facile...

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Et nous arrivons au logement du jour, le Welcome Riverside guesthouse. Le check-in est un peu particulier: il faut appeler un numéro, entre 16h et 21h, depuis un téléphone fixe situé dans le hall. Je sens venir le coup foireux... et ça n'a pas loupé!

Le téléphone ne fonctionne pas, par SMS pas de réponse non plus, mail idem,... nous finissons par appeler via booking et mon téléphone, on me répond en islandais, je comprends rien, parle 3 mots d'anglais, du coup mon interlocuteur aussi, sauf que ça capte pas, je n'entends strictement rien, et finis par raccrocher, espérant qu'on me rappelle, en vain...

Du coup, rebelotte, mais cette fois c'est Pascale qui s'y colle, et depuis dehors, ça capte mieux, et on finit par avoir un numéro de chambre et un code de porte : victoire!

N'empêche, une boîte à clés avec un code via booking, c'est 'hachement mieux.

La cuisine commune aux 15 chambres est équipée de deux fours, c'est génial, nous avons donc acheté une épaule d'agneau, on va se régaler!

Oui, enfin ça, c'était le projet: il n'y a qu'une plaque pour les deux fours, et aucun plat 😅 ce sera donc agneau sauté ! C'est quand même très bon, mais un peu dommage...

Le repas est suivi d'un débat: îles Vestmann ou retour au Landmannalaugar pour demain? Après une petite prise de tête et un sacré fou rire, je finis par réserver les billets pour Heimaey (avec nom, prénom, nationalité, date de naissance, à préciser pour l'aller ET le retour, au cas où on aurait changé de nom sur place... d'ailleurs, Pascale, ton nom, il est vraiment, vraiment long). Ce sera donc un réveil à 6h demain, pour un départ de l'hôtel à 7h et un bateau à 8h15.

Du coup, bonne nuit!

15
juin

Aujourd'hui, le réveil est prévu à 6h, pour un embarquement sur le bateau 🚢 qui mène à Heimaey des îles Vestmann à 7h45 (départ 8h15). La demi heure de route vers le port de Landeyjahöfn est tranquille, on y voit notre premier macareux - certes, une statue, mais ne faisons pas la fine bouche - et un sacré nombre de lupins.

L'arrivée au port est étonnante pour les bretons que nous sommes: c'est tout plat, on dirait vraiment que le bateau est posé dans les champs! La plage de sable noir autour du port est très jolie.

Évidement, on s'est fait attaqué par une sterne sur le parking, sinon ça aurait été trop simple... mais elle s'est vite calmée lorsque nous nous sommes éloignés, elle devait défendre son nid.

Ferry sur lupins
Tim 0 - Sterne 1
Nez ouvert
Sable noir, contrastes magiques
Cafétéria du bateau
Arrivée à Heimaey par la mer
Le port d'Heimaey

La traversée est rapide, et le bateau est silencieux (certainement électrique) et très très bien équipé, avec une petite cafétéria : compagnie océane de Groix, prenez-en de la graine !

L'embarquement des voitures se fait par le nez du bateau, et c'est très bizarre de le voir quitter le quai le nez ouvert, on m'a toujours appris qu'un bateau avec la coque ouverte, surtout à l'avant, ça coule.

On voit déjà quelques oiseaux de mer, surtout à l'arrivée où on longe de grandes falaises.

Un p'tit plongeon
Labbe parasite - Stercorarius parasiticus - Parasitic Jaeger
Fulmar boréal - Fulmarus glacialis - Northern Fulmar
Guillemot de Troïl - Uria aalge - Common Murre
Guillemot de Troïl forme bridée - Uria aalge - Common Murre
Guillemot de Troïl - Uria aalge - Common Murre
Fulmar boréal - Fulmarus glacialis - Northern Fulmar
Eider à duvet - Somateria mollissima - Common Eider
 Piou! Pioupiou! Piou!

L'arrivée à Heimaey se fait sous le signe du macareux moine: en effet, l'île est réputée pour en habiter une colonie de plusieurs milliers d'individus, répartis sur ses falaises herbeuses.

Nous quittons le port pour, dans un premier temps, faire une balade en aller-retour vers le volcan Eldfell, et passons pour cela le long de la coulée de lave qui a détruit en partie la ville en 1973, nécessitant l'évacuation d'une partie de la population sur des bateaux de pêche. Ce sont les habitants restés sur place qui ont sauvés ce qu'il en reste, en arrosant continuellement la coulée d'eau de mer, ce qui a permis de la refroidir. Le lieu est absolument superbe.

Grive mauvis - Turdus iliacus - Redwing
Pluvier doré - Pluvialis apricaria European - Golden Plover
Pluvier doré - Pluvialis apricaria European - Golden Plover

Débute ensuite l'ascension en elle même, beaucoup plus facile que celle d'hier, mais qui tire tout de même dans les mollets! La vue au sommet est très belle, on voit distinctement la ville coupée par la lave, le volcan jumeau Elgafell éteint depuis 5 000 ans, et la géographie très découpée de l'île.

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Nous redescendons par le même chemin vers le port pour manger un morceau, et croisons un chat. Du coup, le temps de câliner un peu, et nous arrivons sur le port parfaitement à l'heure du repas. Nous jetons notre dévolu sur le Tanginn, directement le long de l'eau, et c'est une bonne surprise : les burgers sont entre bons (le choix de Sébastien et Pascale) et très, voir très très, bons (Tim et moi)! Le tout pour un prix équivalent à un bon restaurant de burgers en France. Mon regret? Ne pas avoir goûter leur poisson, vu la qualité de ce qu'on a eu!

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Nous repartons, direction Storaklif, qui devrait nous permettre de voir des macareux. On est quand même sur l'île de la plus grande colonie d'Europe, on devrait en voir!

Bon, déjà, ça grimpe. Encore. Ça glisse un peu, mais moins qu'hier ou ce matin donc ça va. La vue est dégagée, mais on voit majoritairement le port, on guette les clowns de mer, mais ils ne montrent pas le bout de leur bec : pas grave, on continue. On grimpe encore, et on découvre une vue dégagée sur l'autre côté du petit massif, cela fait comme un cirque, on voit le chemin de crête en face, suspendu au dessus de l'eau, et j'ai l'appréhension qui monte. En effet, c'est très venté, et semble vraiment très proche de la falaise... on verra quand on y sera.

Ouf! On arrive sur le plateau, il n'y a plus de côte, on va pouvoir tranquillement descendre en face et se poser devant les terriers de macareux... quoique, attendez... il est où le chemin?

Ceci n'est PAS un chemin!

Ah bah oui, il est là, enfin si on peut appeler ça un chemin... une rigole vaguement creusée juste au bord de la falaise, qui descend comme pas possible, sans barrière, avec ensuite des caillebotis en caoutchouc pour ne pas trop glisser, en plein vent, avec la mer (et surtout des cailloux) des dizaines de mètres plus bas? Non merci, ce n'est pas un chemin, c'est un suicide!

Forcément les deux non vertigineux se marrent, et moi je ne peux juste pas approcher. Bref, demi tour... et pas l'ombre d'un macareux (puffin en anglais).

La vue sur la ville est sympa, et on redescend tranquillement.

On était là
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Nous continuons notre quête vers le golf, là encore un trajet en aller-retour le long de la côte, car apparemment les macareux nichent dans les falaises qui sont derrière. C'est joli, très déchiqueté et pleins d'oiseaux, mais pas l'ombre d'un bec multicolore. Pourtant, on voit partout qu'ils sont faciles à voir et se mettent à quelques mètres de nous... À un moment, j'ai été extrêmement frustrée, car j'en ai vu un atterrir du coin de l'œil, mais il n'était pas visible du chemin et nous nous refusons d'en sortir afin de ne pas abîmer le milieu. J'ai donc vu un groupe de personnes à plat ventre dans la mousse et le sourire aux lèvres photographier un macareux, que je ne voyais pas 🥴

Au final, Pascale voit un petit groupe d'oiseaux noirs et blancs dans l'eau, je prends la photo à tout hasard, et au final ce sont nos puffins ! Sébastien en verra un autre dans les falaises, puis nous en apercevons à nouveau dans l'eau. Ils sont très beaux mais très loin, et donc pas très nets. Nous décidons d'un commun accord que mes photos sont wonderfloues! Je suis quand même au 600mm monté sur un capteur APS-C, donc équivalent 900mm... ils sont fort loin!

Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
 On a fini par en trouver!

Nous voyons nombre d'autres oiseaux, dont d'adorables canetons Eiders à duvet, qui ont dû se lancer à l'eau devant nous, c'était mignon comme tout 🥰🤩 Il y a aussi un tracteur incrusté dans la falaise. Pourquoi? Parce que.

 Premier plongeon
Combat aérien
Huîtrier pie - Haematopus ostralegus - Eurasian Oystercatcher
Mouette tridactyle - Rissa tridactyla - Black-legged Kittiwake
Fulmar boréal - Fulmarus glacialis - Northern Fulmar
Huîtrier pie - Haematopus ostralegus - Eurasian Oystercatcher
Pluvier doré - Pluvialis apricaria European - Golden Plover
Eider à duvet - Somateria mollissima - Common Eider
Étourneau sansonnet - Sturnus vulgaris - Common Starling
Traquet motteux - Oenanthe oenanthe - Northern Wheatear

Ça y est, c'est déjà l'heure du retour, et on en a plein les pattes : 36 000 pas, quand même, d'après mon téléphone, et l'équivalent de 140 étages d'après celui de Sébastien, je crois qu'on va bien dormir ce soir!

Sur le retour, à côté du camping, nous prenons le temps de regarder la première ferme de Heimaey, qui a été construite ici par le colon Herjólfur Bárðarson, donnant son nom à la vallée.

Nouveau passage en ville pour profiter du street art, et c'est l'embarquement.

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Je suis souvent seule sur le pont du bateau, les autres m'ont lâchée et sont restés au chaud à l'intérieur, tant pis pour eux, ils ne verront pas les oiseaux 😋 Les falaises à la sortie du port sont surpeuplées, et la traversée est émaillée de vols diverses, j'adore.

Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Puffin des Anglais - Puffinus puffinus - Manx Shearwater
Puffin des Anglais - Puffinus puffinus - Manx Shearwater
Guillemot de Troïl - Uria aalge - Common Murre
Fulmar boréal - Fulmarus glacialis - Northern Fulmar
Labbe parasite - Stercorarius parasiticus - Parasitic Jaeger
Grand Labbe - Stercorarius skua - Great Skua
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Mouette tridactyle - Rissa tridactyla - Black-legged Kittiwake
Guillemot de Brünnich - Uria lomvia - Thick-billed Murre
 Oiseaux de mers, encore, mais avec deux nouveaux pokemons!
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C'est la fin de la journée, nous rentrons fatigués mais contents. La lumière sur la route est très belle, et nous devinons les cascades que nous verrons demain.

Bon appétit et bonne nuit, pour nous, ce sera comme hier, agneau et riz korma 🍚🌾🍛.

16
juin

Aujourd'hui, c'est une très grosse journée qui est prévu, avec plus de route, beaucoup de cascades et des balades entre deux.

Le réveil est comme d'habitude à 7h30 pour un départ à 9h, comme d'habitude je me réveille plus tôt, et écris l'étape de la veille... et puis lorsque le top départ est donné, nous prenons la route 1, la route principale de l'Islande, circulaire et qui fais presque le tour du pays. Cette journée commence très bien avec un beau soleil, ça promet!

Nous commençons par la cascade de Seljalandsfoss, qui se devine depuis la route. Le parking est ici payant: 900 ISK, non négligeable, mais cela permet l'accès pour 24h, si on souhaite revenir avec une autre lumière... il faut dire que le ciel s'est bien couvert, déjà!

L'eau tombe d'environ 60 mètres de haut, ce qui est très respectable, mais la cascade est connue surtout pour être l'une des plus "instagramable ": on peut passer derrière le rideau d'eau!

Seljalandsfoss
Seljalandsfoss
Seljalandsfoss
Seljalandsfoss
Seljalandsfoss
Seljalandsfoss sous tous les angles 

L'environnement est très joli, avec des chutes d'eau et ruisseaux tout à fait respectables qui seraient l'objet de toutes les attentions s'ils n'étaient pas à côté de Seljalandsfoss... et sa voisine Gljúfrabúi!

Gljúfrabúi, d'ailleurs, est un vrai coup de cœur ❤️ Située à 600 mètres de la première, elle se découvre dans une faille, et prends ensuite toute la place dans son amphithéâtre de verdures, ne nous laissant qu'un rocher pour tenter de nous mettre en valeur. Juste féerique. Bon la contre partie, c'est que ça mouille sacrément, heureusement qu'il fait beau avec un peu de vent, ça va sécher vite!

Gljúfrabúi
Gljúfrabúi
Gljúfrabúi
 Gljúfrabúi
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Eyjafjallajökull
Skógafoss
 Sur la route vers Skógafoss

Il est temps de faire un premier saut de puce vers Skógafoss. Elle tombe du même plateau et de la même hauteur que les précédentes, mais avec beaucoup, BEAUCOUP plus de puissance. Du coup, ici aussi ça mouille ! On finit par s'y faire... Le rideau d'eau de 25 mètres de large est impressionnant.

Skógafoss
Skógafoss
Skógafoss
Skógafoss
Nuageux, en bas, non? 

Il est possible de monter pour la voir depuis la rive de la rivière en amont, ça grimpe (450 marches, 62 mètres...), mais on commence à avoir l'habitude, alors c'est parti! La vue est jolie mais moins spectaculaire qu'en bas. Cela permet également, si on continue sur le chemin, d'aller jusqu'à Hestavaðsfoss, voire même, pour les plus ambitieux, Þórsmörk via la randonnée de Fimmvorduhals (30km, estimé à 10 heures pour les plus rapides...), mais nous nous contentons de redescendre.

Skógafoss
Skógafoss
Skógafoss
Skógafoss
Skógafoss
 On prend de l'altitude, et on quitte les nuages pour les arc-en-ciels

Nous avions prévu d'aller également à Kvernufoss, mais nous préférons faire l'impasse, car nous avons déjà vu plusieurs chutes d'eau. Idem pour le musée de Skogar, constitué de six maisons historiques et 3 musées thématiques que nous zappons par manque de temps: il est déjà presque midi...

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Saut de puce donc, vers la presqu'île de Dyrhólaey. Celle ci se termine par -ey, qui correspond aux îles normalement, car c'en était une, jusqu'à ce que des éruptions sous-marines la rattachent au continent.

La route est belle, sous le soleil, on voit une mer de nuage qui cascade de la falaise, c'est superbe.

Ah, il fait nuit? Comment ça? Ça fait 4 jours qu'il fait jour, c'est quoi ce bazar? Ah bah juste la mer de nuage susnommée, on est en plein dedans!

Nous nous garons à Lirkjusfara, près d'Arnardrangur (enfin il paraît, on ne voit rien), roche de basalte qui se dresse élégamment à l'extrémité de la plage (là encore, il paraît...).

Nous commençons à monter vers Dyrhólaeyjarviti, passant devant le point géographiquement le plus au sud de l'Islande, et traversant une réserve ornithologique réputée pour ses oiseaux de mer, dont les macareux. Bon, là non plus, on ne voit pas grand chose, on croit le guide papier sur parole (enfin lecture, voyez ce que je veux dire).

On finit par trouver le phare de Dyrhólaey. Oui, -viti, c'est pour les phares, donc Dyrhólaeyjarviti, c'est "le phare de l'île de Dyrhóla" .

🌫 On a juste failli perdre Pascale, c'est tout. Oh, et on a failli se casser la figure aussi, ça glisse. Niveau pique nique, ce sera devant le phare, un peu à l'abri du vent, mais on ne reste pas longtemps, la vue n'accroche pas le regard, c'est le cas de le dire, et en plus il fait froid! 🌫

Dyrhólaeyjarviti

On redescend vers la plage, et ça se dégage de minutes en minutes! Du coup, session chasse aux Pokémon, bien sûr. On voit une femelle Eider à duvet 🦆 qui a l'air tellement bien qu'on essaie de ne pas la réveiller, même si elle a perdu du duvet et que ça a l'air TELLEMENT DOUX!) il est de toute façon de l'autre côté de la barrière, et il faudrait marcher sur les petites mousses ou prendre un bâton pour l'attraper, impossible donc pour cette fois. Un macareux moine viendra aussi jouer dans les vagues devant nous, nous le voyons à travers une arche de pierre, c'est superbe. Mention spéciale également pour les oisillons pluviers dorés, qui sont trop choux et courent super vite! L'un de leur parent a voulu nous éloigné en nous incitant à le suivre loin des petits, c'était très étonnant à regarder.

Eider à duvet - Somateria mollissima - Common Eider
Eider à duvet - Somateria mollissima - Common Eider
Eider à duvet - Somateria mollissima - Common Eider
Eider à duvet - Somateria mollissima - Common Eider
Duvet
Pluvier doré - Pluvialis apricaria European - Golden Plover
Fulmar boréal - Fulmarus glacialis - Northern Fulmar
Fulmar boréal - Fulmarus glacialis - Northern Fulmar
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin

Nous découvrons aussi la plage de sable noir qui s'étend là, mais elle est malheureusement fermée au vu du temps.

 Promis, pas de noir et blanc ici, ce sont des photos couleurs!
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Saut de puce à nouveau direction l'autre extrémité de la plage, Reynisfjara. Je suppose du coup que -fjara, c'est pour "plage".

Sur la route 

Ici aussi, c'est très instagramable: le lieu est connu pour ses orgues basaltiques qui se dressent sur plusieurs (dizaines de?) mètres, d'une régularité parfaite. On dit que c'est Hálsanefshellir, la maison des trolls, on y voit même la cheminée!

Hálsanefshellir
Hálsanefshellir
Hálsanefshellir
Hálsanefshellir

Côté Pokémon, ici, ce sera oiseaux de mer, et... un phoque! J'ai reconnu la forme de caillou gris qui bouge dans l'eau, j'en ai déjà vu aux îles Scilly, c'est bien un phoque.

Fulmar boréal - Fulmarus glacialis - Northern Fulmar
Eider à duvet - Somateria mollissima - Common Eider
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Phoque!
Grand Labbe - Stercorarius skua - Great Skua

Bref, nous sommes contents de notre passage, on a bien rit, et vu plein de bestioles malgré le vent et le froid (10°C). Par contre il commence à se faire tard, on fait également l'impasse sur le Fjaðrárgljúfur, canyon qui a l'air magnifique avec des falaises de presque 100 mètres de haut, pour nous diriger vers Kirkjubæjarklaustur, littéralement église-ville-cloître.

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C'est pour nous l'occasion de faire une balade d'environ 4km aux alentours. Nous commençons le long d'une cascade, la Systrafoss, par la traversée d'une petite forêt à la lumière magnifique, puis arrivons sur un plateau où trône le Systravatn, joli petit lac, où Sébastien me déniche une perdrix des neiges. Il fait à nouveau très beau, on frôle les 20°C, les vestes retrouvent vite le sac à dos!

À l'assaut du plateau, lumière magique 
Grive mauvis - Turdus iliacus - Redwing
Courlis corlieu - Numenius phaeopus - Eurasian Whimbrel
Courlis corlieu - Numenius phaeopus - Eurasian Whimbrel
Pipit farlouse - Anthus pratensis - Meadow Pipit
Lagopède alpin - Lagopus muta - Rock Ptarmigan
Bécassine des marais - Gallinago gallinago - Common Snipe
Bécassine des marais - Gallinago gallinago - Common Snipe

La traversée de ce plateau nous mène, après une jolie descente, au Kirkjugólf, le "pavement d'église", qui est formé de colonnes de basalte érodées par le temps, puis malheureusement longe la route jusqu'au parking.

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Il est 19h, tout le monde commence à fatiguer, il nous reste deux heures de route pour rejoindre notre logement pour trois nuits cette fois, le Lækjarhus Farm Holidays.

La route est encore une fois superbe.

Tellement superbe d'ailleurs qu'on ne peut s'empêcher de s'arrêter à cette petite cascade, dont j'ai adoré l'ambiance. Sébastien et Pascale sont cuits et restent dans la voiture, tant pis!

Oh, tiens un chat, non, un chien, qui avance le long de la route. C'est bizarre, il n'y a rien autour, il est perdu? En plus il marche de traviole il est blessé?

Mais attend... c'est pas un chien ça!

C'est un saperlipopette de renard polaire! Un RENARD POLAIRE! 🦊

Bon, OK, j'ai été moins poli dans ma tête, mais c'est un renard polaire, les gars! Autant vous dire que plus personne ne dors dans la voiture, j'ai beaucoup trop sauté partout pour ça. Tim s'arrête, je dégaine l'appareil photo qui reste sur mes genoux, et PAF, photo. C'est mon objectif pour le paysage, ça ne va pas, il s'éloigne. Ni une, ni deux, je sollicite mon équipe d'assistants arrières, qui sortent en 20 secondes le téléobjectif du sac, clic, clac, objectif changé (Tim m'a dit que je n'avais jamais été aussi efficace 😇), et... c'est dans la boîte!

Le renard s'éloigne, se fige, repart, s'arrête à nouveau, puis disparaît derrière la piste... Le moment est suspendu, je n'y crois pas. On a vu un renard polaire, sauvage, le long de la côte sud. Ça n'arrive pas, ces choses là.

Merci du coup pour la réactivité de tout le monde dans la voiture qui m'a permis d'immortaliser le moment, et désolée mais je répète en boucle que j'ai vu un renard polaire, et ça risque de durer un moment!

Bref, on reprend la route, on 🐑 replonge dans la brume par intermittence, c'est toujours aussi beau (et j'ai vu un renard polaire) 🐑.

Il y a des moutons 🐑 partout, y compris 🐑 sur la 🐑 route 🐑, Tim freine pour les éviter 🐑 (et j'ai 🐑 vu un renard 🐑 polaire!), ces benêts ont 🐑🐑 une sacrée tendance à traverser devant la voiture. Nous voyons aussi des panneaux signalant le passage 🐑 de moutons ( 🐑 sans blague!), mais aussi de poneys, et même de rennes! Mais moi, vous savez quoi? J'ai vu un... renard polaire !

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Et puis on arrive à hauteur de Jökulsárlón, qu'on doit visiter demain, sauf qu'il y a du brouillard, qu'il est 20h... et en passant sur le pont la lumière semble hallucinante : comme je suis bien réveillée maintenant, et très motivée, je demande à Tim un arrêt impromptu sur le parking.

Et bah j'ai eu raison, je crois. Je vous laisse voir par vous même.

Je n'ai plus de mots, c'est...

On reste un peu, la brume se lève au fur et à mesure, et dévoile la beauté du lieu. Les icebergs flottent, tantôt bleus, blancs, noirs à gauche, tantôt or et noir à droite, nous guettons les silhouettes fantomatiques des oiseaux, et apercevons même quelques phoques, c'est magique.

Plectrophane des neiges - Plectrophenax nivalis - Snow Bunting
Bernache nonnette - Branta leucopsis - Barnacle Goose
Plectrophane des neiges - Plectrophenax nivalis - Snow Bunting
Plectrophane des neiges - Plectrophenax nivalis - Snow Bunting
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Arrivés au logement, petite déception, nous étions persuadés d'avoir au moins deux chambres, avec une "maison de vacances entière" d'après booking, c'est en fait un studio avec 2 lits twin et un canapé lit... tant pis!


Il est 21h, il est temps de rentrer manger...

Nous avons les yeux pleins d'étoiles (et de renard polaire !) mais il faut être raisonnable, une soupe de nouilles, bœuf cette fois, et au lit!

17
juin

Hier était une loooonnnnnnngue journée, donc ce matin je ne me réveille que 2 minutes avant les autres, un peu court pour écrire l'étape d'hier du carnet de voyage : tant pis, vous aurez un jour de retard!

Nous avons hâte, mais appréhendons aussi un peu l'activité du jour, car nous avons réservé une marche guidée sur glacier via Trolls expéditions, et c'est décrit comme assez physique, avec trois heures de marche sur la glace pour 5 heures d'activités en tout. Bon, nous sommes prêts, ça fait une semaine qu'on marche tous les jours... n'est ce pas?

Une fois le petit déjeuner avalé, les sandwichs prêts, reste encore à régler la question de la tenue. Ils déconseillent les jeans ce sera donc pantalon de randonnée. Pour les chaussures, pareil, la question est vite réglée, on prend ce qui tiens le mieux la marée. Mais pour le haut? Non parce que là, on est dans le brouillard, il fait 10 degrés et c'est humide comme tout, mais on va monter, du coup on va avoir chaud, non? Et si en fait il n'y a pas de nuages?

Bref, multicouches, encore : un débardeur, un sweat-shirt léger avec col montant, le coupe vent léger, bonnet, écharpe, gants, et zou!


On croise à nouveau des 🐑🐑 moutons 🐑🐑, et aussi une "super jeep " qui paraît pouvoir aller absolument partout : si on a besoin de ça, je sens que je vais pas aimer la route, moi!



Au final, c'est un bus 🚌 qui nous attend au point de rendez-vous. On nous équipe pour l'excursion avec harnais, crampons, piolet et casque, Sébastien doit louer des chaussures de randonnée montantes car les siennes sont basses, ça ne passera pas. Nous avons de bonnes têtes de champions... mais le ridicule ne tue toujours pas, tout va bien! Par contre ce n'est pas très encourageant sur ce qui nous attend !😅

On va être classes! 

C'est l'heure du départ, hop! Tout le monde dans le bus. La route est belle, c'est la route 1, puis au bout de 10 minutes nous tournons sur une piste, et nous garons. Ici, il fait grand soleil, donc nous nous débarrassons déjà de notre couche intermédiaire, nous n'avons pas commencé et il fait déjà chaud. Petite "marche d'approche" de 10 minutes, on nous a séparé en 3 groupes de 8 maximum, pour plus de confort. J'ai déjà réussi à marcher sur la sangle de mes crampons et taper mon mollet avec le piolet, ça promet! Notre guide du jour est Anna, elle a l'air très sympa. Dès le début, elle nous donne au fil de la marche des explications sur le glacier, sa formation, son évolution. Ici nous sommes au pied de (et bientôt sur) Falljökull, qui fait partie de l'immense Parc national du Vatnajökull. Le Vatnajökull est le plus grand glacier d'Europe et couvre 8% du pays. Nous chaussons ensuite les crampons, et c'est parti pour la glace.

C'est absolument génial, les crampons, en fait! Enfin je tiens sur mes pattes!

J'ai envie de dire heureusement, d'ailleurs, vu ce qui nous entoure, il y a quand même quelques trous dans lesquels je ne voudrais pas tomber.

Le début de la marche est facile, le rythme est plutôt lent, il n'y a presque pas de dénivelé et nous nous arrêtons souvent pour avoir des explications sur ce qui nous entoure.

La glace est blanche, avec beaucoup d'inclusion de cailloux, cendres et autres impuretés qui forment de grandes traînées noires, c'est assez différent de ce que j'avais imaginé.

Un moment, nous nous arrêtons pour boire au ruisseau, car l'eau, qui descend directement du glacier, y est très pure. Tellement pure, en fait, qu'elle en est déminéralisée, il ne faut donc pas boire uniquement ça, ce n'est pas suffisant pour le corps. Évidement, la guide nous propose de le faire "à la viking", en descendant en pompe au dessus du filet d'eau, on a tous jouer le jeu, je vous laisse donner les notes ensuite!

Ça y est, on monte un peu plus, ça commence à devenir plus physique, et il fait chaud! Le paysage de rapproche déjà plus de ce que j'avais en tête: ça monte, ça descend, il faut jouer avec les crevasses, les trous, nous sommes très contents d'avoir une guide, d'autant qu'elle nous bichonne, et nous taille même un escalier! On voit d'autres groupes au fond, cela permet de se rendre compte de l'immensité du glacier...

La glace est superbe, avec de belles nuances de bleu dues à sa grande densité : elle bloque les ondes lumineuse des autres couleurs.

Petite pause repas au milieu de tout ça, pour moi pas au niveau du Landmannalaugar, mais ça se défend!

Anna nous a dit de ne pas hésiter si on voulait des photos, alors on hésite pas, et elle se prête très bien au jeu, merci beaucoup d'ailleurs! C'est vraiment un très beau moment.

Seul point noir, Tim s'est rendu compte qu'il a perdu un gant durant la montée... il y tenait beaucoup, c'était un cadeau de sa mère, on le signale à la guide, à tout hasard, mais il n'y a aucun balisage, on ne peut pas reprendre exactement le même chemin, la probabilité de retomber dessus est presque nulle... reste à espérer qu'un autre groupe l'est ramassé, mais...

On commence doucement la descente, il faut changer plusieurs fois de voie car c'est très raide par endroit, mais là encore les crampons font le job et tout de monde tiens sur ses pattes. On sent quand même un début de fatigue, ça fait 2h30 qu'on crapahute, je commence à moins lever les pieds, ce qui est une idée moyenne, équipée pour ça: les crampons font vraiment TRÈS bien leur travail, du coup la pointe accroche, c'est un coup à bien de casser la figure... mais non, pas cette (ces nombreuses, en fait) fois!

Oh, un truc marron par terre, devant. Mais... c'est le gant de Tim! Bon, il est un peu trempé, mais il est là! Il est mis à sécher sur un piolet pour le moment.

Je crois qu'on va jouer à Euromillion, ce soir 🤫

Ça y est, c'est la fin, on a fait une vrai bonne balade, dure mais pas trop, c'était plaisant, et nous ne regrettons pas d'avoir pris la version longue, une heure seulement sur le glacier aurait été vraiment court. Nous avons un petit visiteur dans le bus retour, un joli bourdon!

On a des courses à faire, mais le supermarché le plus proche est à 1h30 de route... ce sera un ravitaillement rapide à la station service du coin. La route ici est bordée de lupins du plus bel effet!

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Nous nous arrêtons à Fjallsárlón sur le chemin du retour, petite lagune glaciaire souvent dans l'ombre de sa voisine, mais très apaisante. Nous découvrons les lieux ensemble, puis nous nous posons un peu au bord du lac pendant que Sébastien dort dans la voiture.

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Nouvel arrêt ensuite à Jökulsárlón, sur un autre parking que celui d'hier. Il y a beaucoup moins de monde ici, car la concentration d'iceberg est moindre, mais on y gagne en tranquillité, et les phoques aussi !

Traquet motteux - Oenanthe oenanthe - Northern Wheatear
Mouette tridactyle - Rissa tridactyla - Black-legged Kittiwake
Mouette tridactyle - Rissa tridactyla - Black-legged Kittiwake

La vue est belle, quand même...

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Allez, on embarque les deux gamins et lundy le macareux, et direction le lieu instagramable par excellence, Diamond beach !

C'est une plage de sable noir ou viennent s'échouer les morceaux de glace qui s'échappent de Jökulsárlón. Les photos prisent ici font le tour du Web, mais, je ne sais pas si c'est une question de lumière, d'état d'esprit ou de nombre de glaçons sur place, je ne trouve pas ça ouf de ouf. Joli, hein, mais pas de quoi provoquer tout cet engouement par rapport à ce qu'on a vu avant! Lundi s'éclate à prendre la pose par contre, il est mignon comme tout!

De retour à la guesthouse, je vais voir le poney d'à côté, et évidement je me prend un coup de jus sur les fils. C'est pas comme si j'en avais jamais vu pourtant... 🙈

Il est chou en tout cas!

Allez, soupe de nouilles au poulet🍜, et c'est parti pour écrire l'étape de la veille. Bref, j'ai fini à 23h.

Bonne nuit 😴

18
juin

Grosse journée prévue aujourd'hui, nous devons aller au Parc national de Skaftafell, mais Anna, la guide d'hier, nous a conseillé le 🏕️ canyon Múlagljúfur, donc nous y allons avant. Et cette route... 🤗😍

Jokullsarlon

Bon, il pleut🌧️... mais maintenant, on sait qu'il suffit d'attendre 5 minutes! Et puis les lumières juste après la pluie sont souvent fabuleuses.🌦️

On débute par la route 1, puis on oblique sur une piste. Au bout, le parking est presque vide, il n'y a qu'une autre voiture.

Nous montons tranquillement dans le canyon, la vue est très jolie, le chemin est plutôt facile.

Nous montons tranquillement jusqu'à Hangandifoss, qui nous dévoile un joli arc en ciel.

Vraiment, c'est joli, même plutôt apaisant, cela change de ce qu'on a vu avant, c'est agréable.

Et puis la vue, toujours!

En bref, un très bon moment, même si un moment m'aura (encore) causé un beau vertige, et qu'une plaque d'argile aura eu raison de tout le monde... ou presque, j'ai tenu par miracle sur mes pattes!


Je découvre que Sébastien démarre sa montre connectée presque à chaque balade, et que j'ai donc accès aux traces GPS, dénivelés, temps de marche et temps total... c'est trop génial! J'en connais qui vont dire que je m'extasie devant des trucs évident, mais tant pis 😋 Du coup il a pour mission de toutes me les envoyer, et j'ajouterai après le voyage celles des étapes précédentes. Les trous dans le tracé, ce n'est pas qu'on se téléporte, c'est juste quand on oublie de redémarrer la montre après une pause 😇

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Direction ensuite le parc national de Skaftafell, inauguré en 1967, qui occupe une surface de 1 600 km2. Le lieu est très connu pour ses possibilités de randonnées, dont le départ se fait depuis le camping ⛺️. On y trouve également un centre d'information, des toilettes 🚻 (important, ça, les toilettes), un food truck,... toutes ces infrastructures ont un coût : 1000 ISK la journée.

Depuis 2008, il a été inclus dans le parc national du Vatnajökull, et depuis 2019 l'ensemble est classé patrimoine mondial de l'UNESCO grâce à ses formations géologiques et glaciaires en interaction.

 Les cartes du parc

Pascale s'est fait mal ce matin, elle déclare forfait pour cet après midi et préfère se reposer en bas ou dans la voiture. Nous jetons quant à nous notre dévolu sur une randonnée combinant les traces S6, S3 et S2, qui nous permet de voir la très connue Svartifoss, ainsi que de longer le Skaftafellsjökull.

Nous mangeons ensemble au niveau du camping, nous nous chargeons moins que d'habitude (juste eau, snacks portables et mon appareil photo avec mon objectif polyvalent), et c'est parti!

Nous avons tous les trois envie de nous mettre un peu à l'effort, le rythme est plus soutenu que d'habitude. On verra bien si ça tient 😗

Le chemin S2 est très très confortable au début, nous n'avons pas l'habitude. Nous effectuons un premier arrêt à Hundafoss, "la cascade des chiens" 🐕.

Hundafoss
Hundafoss
Hundafoss, verdure et basalte 

On monte encore, le chemin est toujours aussi "parfait", et on voit la chute la plus réputée du parc, Svartifoss, dans son écrin de colonnes basaltiques. J'avoue que je la trouve un peu surcotée... peut être ne sommes nous pas au meilleur point de vue?

Svartifoss
Svartifoss
 Svartifoss et ses orgues

Nous quittons ensuite la "route principale" vers la droite au point de vue qui se trouve avant de descendre sur le pont juste en face de Svartifoss pour obliquer à droite sur le petit chemin S6 vers Sjònarnipa. Nous sommes sur un plateau, très joli avec tous ces lupins violets. On croise quelques cascades, et un oiseau 🐦 juste au bord du chemin, qui tentera de passer inaperçu par l'immobilité totale : cela fonctionne très bien avec Sébastien, mais pas avec nous!

Une fois arrivé à Sjònarnipa, c'est la claque visuelle, la vue sur Skaftafellsjökull est impressionnante! L'herbe verte, la glace blanche, noire, bleue, les icebergs qui se détachent dans la lagune, c'est spectaculaire.



Nous longeons le glacier durant environ 1h sur la S3, le sentier est bien plus technique. Heureusement, la vue nous fait oublier qu'on crapahute sur un pierrier en montée... les mollets commencent à tirer, le souffle aussi, c'est le temps d'une petite pause snacks.



C'est pas le tout, mais Pascale nous attend, on repart! Cette fois, nous nous arrêtons au point de vue de Gláma, et re-claque visuelle, encore plus forte je crois!

Ici il y a le choix: continuer sur la S3, pour redescendre de l'autre côté du plateau vers le point de départ, ou partir sur la S4 direction Kristínartindar, un sommet à 1126 mètres. Bon, vu la balade de ce matin, on va rester sages, et rester "en bas", d'autant que ça se couvre un peu : ce serait dommage de monter pour rien! Et puis il nous reste quand même encore 10km... Mais ça avait l'air bien sympa.

 Kristínartindar ou Sjónarsker?

Nous reprenons le chemin qui monte et descend bien, nous avons l'impression de nous promener dans un vaste pré, et le cadre est toujours somptueux. Ah tiens, mais qui a encore mis du fluo dans le paysage???

Nous arrivons enfin au point de vue de Sjónarsker, ça sent l'arrivée! Nous allons bientôt retrouver le chemin très carrossable, je crois, il est temps ça commence à tirer sur les chevilles notre histoire...

Au final, nous descendons par la S2, à travers un petit bois très joli, mais les marches sont dans un état catastrophique qui me fera beaucoup râler. Bon mais c'est vrai, quoi, c'est pas des marches, c'est des enclos à cailloux, et elles sont tellement hautes qu'on pourrait en faire deux pour chaque!



Mais le petit bois est vraiment très joli. Ça y est, c'est la fin, on arrive au parking avec plaisir, on retrouve les toilettes avec plaisir aussi... et on regarde le tracé : ah oui quand même! On trouvait aussi que ça avait été long, et était monté dur! Bref, suis contente de l'avoir fait.



Maintenant, on a faim! Direction le café sur la route, du coup. Ah bah non, il est fermé, le restaurant de l'hôtel devant lequel on passe alors? Nop, hors de prix. Bon bah c'est parti pour le food truck de Jökulsárlón... fermé. Devant cette débâcle, ce sera riz sauce korma et soupe de nouilles du désespoir à la guesthouse. Dommage...

J'ai vraiment pas l'énergie d'écrire cette étape ce soir, donc à demain tout le monde!

19
juin

Tiens, c'est bizarre, aujourd'hui je ne me réveille pas en avance... 😶‍🌫️ tant pis j'écrirai l'étape d'hier plus tard!

Nous quittons la Lækjarhus Farm Holidays, qui était plutôt sympa, pour prendre la route vers l'est et ses fjords. Point de chute: Egilsstradir.

Nous prenons la route de Höfn, et faisons les courses parce qu'on a plus rien du tout 😅

Ensuite, direction le port et la petite réserve naturelle d'Ósland. C'est petit, c'est plat, ça nous rappelle chez nous, c'est reposant ! Et il y a plein de pioupious, et plein de canetons.

 Phalarope à bec étroit, petit bijou dans les fleurs
Oie cendrée - Anser anser - Greylag Goose
Harle huppé - Mergus serrator - Red-breasted Merganser
Fuligule morillon - Aythya fuligula - Tufted Duck
Canard colvert - Anas platyrhynchos – Mallard
Plongeon catmarin - Gavia stellata - Red-throated Loon
Plongeon catmarin - Gavia stellata - Red-throated Loon
 Canards et plongeons
Goéland argenté - Larus argentatus - European Herring Gull
Mouette rieuse - Chroicocephalus ridibundus - Black-headed Gull
Goéland brun - Larus fuscus - Lesser Black-backed Gull
Boule de plumes
Chevalier gambette - Tringa totanus - Common Redshank
Bergeronnette grise - Motacilla alba - White Wagtail
Pipit farlouse - Anthus pratensis - Meadow Pipit
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Route de bord de mer, entre volcans, lupins et lande 

Direction Djúpivogur, déclarée "ville lente" par ses habitants, et dont le symbole est donc... l'escargot. L'idée est de favoriser un rythme de vie plus calme, plus proche de la nature, façon "slow tourism ", j'aime beaucoup l'idée. En plus, la ville est vraiment sympa, les maisons sont belles, le port est accueillant, on se sent bien ici. J'en oublie presque de prendre des photos, il faudra donc me croire sur parole. Bon, on a tenté la boutique de souvenirs "handmade "... c'est pas notre budget, on est ressorti.

On a mangé au Við Voginn, sur le port. Il y a pas mal d'attente, ce qui nous permet de tester cracklist, le jeu de Sébastien, c'est sympa mais je suis nulle !

 Vous avez dit copieux?

Petit arrêt avant de changer de ville au Bones, sticks and Stones, un jardin extraordinaire empli de curiosités naturelles, de sculptures d'os et autres créations merveilleuses, même si parfois un peu dérangeantes. J'ADORE ce genre d'endroits, je pourrais y passer une heure, et j'aurai bien pris un bois de renne, mais malheureusement la boutique liée est fermée aujourd'hui. Pascale a trouvé ça "particulier", très improbable, Sébastien n'a pas été marqué plus que ça, Tim trouve ça "surprenant mais contournable".

Bones, sticks and Stones
Spectaculaire parure
Coq de bric et de broc
Capitaine des ossements
Vertèbre de baleine
Crâne d'orque
Corail
Bois de rennes
Pigeon biset - Columba livia - Rock Dove
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Nous reprenons la route le long des fjords, encore une fois splendide malgré le temps mitigé. Nous croisons quelques élevages piscicoles, des saumons?

Nous longeons Berufjörður, puis Stöðvarfjörður, où nous nous arrêtons à Fáskrúðsfjörður, connu pour être le théâtre de Pêcheurs d'Islande de Pierre Lotti, mais aussi pour être un "village français"🥐.

En effet, entre 1825 et 1930, un grand nombre de pêcheurs français et belges s'installent ici, et les rues ont toujours le double affichage français/islandais. Assez surprenant!

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Le long de Reyðarfjörður, Sébastien regarde par la fenêtre, et... des rennes!!

Évidement on s'arrête sur le petit parking suivant, et c'est parti pour l'observation. Il y en a trois, ils sont en pleine mue, mais quand même, des rennes dans les lupins, avec vue sur mer, ça se s'invente pas... d'autant qu'ils sont sensés être au fond des vallées les plus reculées, en été. On a vraiment le popotin bordé de nouilles, comme dirait l'autre.

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Nous reprenons la route le long de Eskifjörður, et nous avons encore les yeux grands ouverts... Ces fjords de l'Est sont décidément un coup de cœur ♥ pour moi!

Dernier arrêt avant de quitter les fjords pour rejoindre la Guest house, Helgustaðanáma. Cette carrière de spath fut exploitée à partir du XVIIe siècle, les cristaux étant utilisés entre autre pour les microscopes 🔬.

Bon, évidement, je me plante d'endroit et on monte la falaise pour rien... mais le point de vue est beau! En plus, on voit plein de pioupious, dont un qui veut absolument empêcher la voiture de passer... Il a perdu, il a dû se pousser.

Grand Gravelot - Charadrius hiaticula - Common Ringed Plove
Grand Gravelot - Charadrius hiaticula - Common Ringed Plove
Chevalier gambette - Tringa totanus - Common Redshank

On arrive enfin à la mine. C'est rare d'avoir accès à de tels sites, et les tunnels sont ouverts, mais j'ai du mal à laisser les autres explorer... j'ai toujours de l'appréhension pour ce genre de choses.

Bon par contre, on nous avait vendu des cristaux qui brillent au soleil, on les a pas masse vus 🙈


En descendant, Pascale, qui allait mieux est (encore) tombée sur les fesses... on va dire que c'est pour mieux voir les petites fleurs! 🌸 Rassurez vous, pas de mal, tout va bien, c'est plutôt des rires que des larmes, ici. Il faut bien rééquilibrer notre capital chance! Merci Pascale de te sacrifier comme ça pour le groupe 😋


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On repart, et qui croise-t-on? Le pioupiou du milieu de la route, bien sûr! Cette fois encore, il finira par nous laisser passer à contre cœur.

Encore de très belles choses sur la route d'Egilsstaðir, où nous dormons ce soir. C'est dans la partie la plus boisée d'Islande, il y a plein de randonnées à faire, mais il faut faire des choix, nous ne sommes ici que trois semaines... nous ne faisons donc que passer. Oh, et comme d'habitude, des trucs sur la route aujourd'hui : moutons, échassiers, canards, et un camping car qui fait demi tour au milieu de la voie en plein virage, bien sûr, juste après que Tim aie dit qu'il aimait bien conduire en Islande parce que ce n'était jamais monotone. Il a raison.

Ce soir, nous allons à la Guest house Setberg, et franchement, c'est une très belle surprise! Les chambres sont spacieuses, la cuisine équipée, la vue est belle, c'est propre, la propriétaire est présente et très sympa, les chiens et le chat sont très accueillants aussi! On regrette de n'y passer qu'une nuit.

Ça y est, on se pose, au menu ce soir butternut et poitrine de porc marinée, et pour moi l'écriture du carnet de voyage d'hier.

Allez, à demain!

20
juin

Nous quittons déjà à regret notre Guest house, et prenons la direction du nord, en passant par quelques points d'intérêt du cercle de Diamant, le pendant nordique au cercle d'or vu précédemment. Dettifoss, Selfoss, le canyon d'Ásbyrgi, Rauðhólar, ...

Bon, le soucis, c'est qu'il pleut, mais il paraît qu'il suffit d'attendre 5 minutes, alors... 🤔

La vue depuis la route est fluctuante, il y a des chutes d'eau absolument partout, mais aussi des champs de lave, des prés, des plaines désertiques, bref, l'Islande se devine dans sa splendeur, mais aujourd'hui uniquement par toutes petites touches.

Oie à bec court - Anser brachyrhynchus - Pink-footed Goose
Cygne chanteur - Cygnus cygnus - Whooper Swan
Oie à bec court - Anser brachyrhynchus - Pink-footed Goose
 Le repère des palmipèdes
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Nous voilà arrivés à Dettifoss, la plus puissante cascade d'Europe! Son débit moyen est de 193m3 par seconde, son bruit s'entend depuis le parking situé à environ 1km, du moins il paraît.

Nous nous équipons contre la pluie et le froid (6•C... ça pique!), et c'est parti. Autant dire qu'avec cet équipement, le bruit de la chute n'est pas flagrant au début. Après environ 15 minutes de marche, nous voilà devant cette merveille de la nature!

Je vous laisse apprécier la vue...

Dettifoss
Dettifoss
Dettifoss
 Dettifoss, dans la brume

Bref, c'était Dettifoss.

Selfoss se trouve à 1km, Hafragilsfoss n'est pas beaucoup plus loin, mais clairement, on est trempés, on a froid, et ça n'a pas l'air de se lever... on fait l'impasse, à contre cœur.

Ásbyrgi? L'un des canyons rattaché au parc du Vatnajökull, un magnifique parc boisé réputé pour ses randonnées avec de superbes points de vue? Next.

Rauðhólar? Idem version flanc de montagne volcanique, donc même résultat : next.

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Bon bah on va essayer de prendre la pluie de vitesse, tant pis pour l'intérieur des terres, direction la péninsule de Tjörnes!

Le ciel n'est pas plus dégagé, mais il ne pleut plus, c'est déjà ça. On passe devant un petit parking, le Cliff viewpoint, je demande à Tim de s'arrêter, les deux autres somnolent 😴 à l'arrière, mais finissent par nous rejoindre un peu.

Et puis je vois des oiseaux noirs voler. Et j'arrive à prendre une photo.

Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin

MAIS ÇA Y EST, ON LES A TROUVÉ CES FICHUS CLOWN DES MERS!!!

On nous en a vendu des millions aux îles Vestmann, à Dyrhólaey, mais que dalle, ils étaient là!

C'est un vrai festival, ils sont des centaines, volants dans tous les sens comme de petites fusées noires 🚀, et à côté de ça, sont tellement patauds au sol, c'est super drôle à voir.

On ne sait plus où donner de la tête, on est à 10 mètres d'eux, voir moins lorsque l'un d'eux vole près de nous pour rejoindre son terrier.

C'est trop beau, et cette fois, il ne sont pas flous!

Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
 Entrée au terrier

Bon, il y a aussi des fulmars, c'est beau également. Mais les macareux... 🥰

Je crois qu'ils sont ici à cette heure ci parce qu'il fait moche, normalement ils sont en mer en journée et ne rentrent que le soir. C'est d'ailleurs certainement pour cela que nous en avons vu très peu...

Fulmar boréal - Fulmarus glacialis - Northern Fulmar
Fulmar boréal - Fulmarus glacialis - Northern Fulmar

Malheureusement, il fait toujours 6 degrés, et il recommence à pleuvoir, je ne sens plus mes mains, nous rentrons dans notre voiture-sauna. Nous ne serons restés que 20 minutes, mais quelles 20 minutes!

Nous mangeons à un autre point de vue, dans la voiture 🚗, ce ne sera pas notre meilleur midi, mais le saumon des sandwichs rattrape pas mal.

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Nous arrivons à Húsavík, la capitale de la baleine, d'où nous devons partir demain pour notre excursion en mer au soleil de minuit (enfin, soleil, c'est vite dit), pour essayer de voir des baleines, justement.

Pour aujourd'hui, nous nous contentons d'une activité d'intérieur, et visitons le musée qui leur est dédié. L'entrée est à 2 200 ISK par adulte, mais il y a 10% de réduction si une sortie en mer est réservée depuis Húsavík. Le musée est intéressant, et j'aime beaucoup les graphismes utilisés. Les squelettes sont très impressionnants, notamment celui de la grande baleine bleue de 25 mètres, à côté duquel est exposé celui d'un marsouin commun, un type de cétacé à dents qui mesure 1,7 mètres en moyenne...

Cœur de grande baleine bleue
Machoire de cachalot

Nous y passons environ 2 heures en prenant notre temps. Bon d'accord, un peu plus avec la boutique de souvenirs, mais ils ont plein de trucs trop mignons !

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Direction ensuite notre logement pour trois nuits, la Cabin in the Lava, difficile à trouver... et pourtant on avait les coordonnées GPS! Le tout a fini par ressembler à un escape game, on a bien ri, jusqu'à ce qu'on voit qu'il n'y avait pas eu de chauffage... je vous fais la grâce de vous rappeler la température extérieure, elle n'a pas bougée malheureusement. Bref, chocolat chaud et on se pose, j'avance sur le carnet de voyage pendant que les autres jouent à "citadelle", puis c'est le repas (selle d'agneau et patates douces, vive les dates courtes, même en islande!).

Seul bémol, la compagnie de whale watching 🐋🐳 nous a contacté, il risque de faire moche demain soir... ils nous proposent de décaler soit au matin, soit au lendemain. Nous choisissons le matin, car s'il n'y a aucun cétacé vu durant la sortie, la compagnie offre une seconde sortie, hors nous serons toujours là demain, mais pas après demain, donc cela nous laisse du temps pour un éventuel report. Ce sera donc demain, rendez-vous à 8h30 au port, habillés chaudement.

Bonne nuit!

21
juin

Le réveil est prévu un peu plus tôt aujourd'hui, il faut en effet être à 8h30 au port pour la sortie baleine.

Pour moi, ce ne sera pas compliqué, réveil à 5h30, comme d'hab' ou presque😅

On s'habille très, vraiment très, chaudement, comme demandé dans le mail envoyé cette nuit qui confirme la sortie. En même temps, il fait 6 degrés toujours, il y a du vent, qui sera plus puissant en mer 🌊 en plus...

On arrive au bureau de l'agence, et... le tour est annulé. On est ravi... ils nous disent qu'il fera meilleur cet après midi, et nous proposent un tour à 15h, vu ma tête, ils ont compris que ça n'allait pas être possible. Le "midnight sun tour" prévu initialement est évidement complet maintenant, donc il est impossible de s'y reprogrammer : ce sera donc 19h.

Bref, on retourne au logement pour préparer les sandwichs et nous allons au lac Mývatn, situé sur le rift médio-atlantique. La dernière fissure de la région date de 1975, plutôt récent à l'échelle géologique! C'est également le 4ème plus grand lac d'Islande, avec 38km2 malgré une profondeur ne dépassant pas 4,50 mètres, et ses environs sont classés réserve naturelle depuis 1976. Son nom, Mý-vatn, signifie "lac aux moucherons", et ces derniers sont apparemment extrêmement gênants. Heureusement pour nous, aujourd'hui il y a du vent, nous n'en verrons presque pas.

Nous allons en premier dans le champ géothermique de Hverir (qui signifie "sources chaudes"), couvert de couleurs étonnantes, avec de grandes marmites de boue grise où mijote de l'acide sulfurique... miam-miam... et ça sent très très (très très, vraiment) fort le souffre, au point que c'en est incommodant. Le site est sympa, mais moins que Seltun, et ici le parking est payant : 1 200 ISK, pour un site mal clôturé (la moitié des barrières sont absentes...) et sans aménagement. C'est cher, même si c'est beau et que les couleurs sont spectaculaires.

Heureusement, une petite balade sur les flancs de Námafjall ("montagne de la mine") nous permet de prendre un peu de hauteur et d'air frais. Pascale ne pourra pas finir la balade, je redescend donc avec elle, et Tim et Sébastien continuent pour voir le panorama... Je le découvre en triant les photos, et c'est beau!

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Direction ensuite Leirhnjukur, cratère formé en 1720, et cerné de champs de lave et solfatares. Le chemin se fait en parti sur un ponton de bois, et gare à celui qui dévie !

La suite est bien plus noire, nous marchons sur de la lave, avec des fumerolles omniprésentes autour de nous. Associées à la pluie, cela donne une ambiance que je trouve absolument exceptionnelle. C'est mon coup de cœur ❤️ de la journée, sans hésiter!

Le tour se fait en une heure, avec un ajout possible de 30 minutes que nous ne feront pas à cause du temps mitigé (le vote était en faveur du circuit court).

Une pause repas après un peu de route, et puis des petites choses qui n'ont pas de sens : une douche 🚿 au milieu de nul part, une arche en tuyau, ... et des 🐑 moutons 🐑 sur la route, bien sûr!

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Un peu plus tard, nous allons dans un lieu devenu très connu depuis Game of throne : la grotte de Grjótagjá. C'est ici que Jon et Ygritte apprennent à se connaître dans la série... Cette source chaude, cachée dans une grotte, était un lieu de baignade, mais depuis 1977, une intrusion de magma a fait monter la température de l'eau en profondeur à 60 degrés: la baignade est dorénavant interdite. Tim a tout de même mis sa main dans l'eau, à la surface cela correspond en gros à un bain chaud, cela ferait envie s'il n'y avait pas tant de monde... La couleur bleue de l'eau est superbe.

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Nous avons maintenant le choix entre deux balades : le tour du lac Vìti dans le cratère du volcan Krafla, ou l'ascension du Hverfjall, puis le tour de son cratère.

Les rives du lac glissent, apparemment, donc Pascale préfère qu'on aille au Hverfjall: c'est parti! Ce volcan 🌋 ressemble à un parfait cône tronqué, comme dans les livres, avec une très belle couleur noire. Sébastien n'a pas trop envie de marcher, il nous attend en bas. Le sentier monte bien (160m de dénivelé) mais reste très facile, la vue depuis le sommet sur l'intérieur du cratère est impressionnante, et la première moitié du tour de ce dernier propose de très beaux panoramas sur la région. La deuxième moitié? Pas vue, il s'est mis à pleuvoir...

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Vu la météo, et même s'il nous reste du temps, nous décidons de rentrer au logement pour se réchauffer, se poser et prendre un goûter avant la sortie en mer. J'avoue que je vérifie très très souvent s'il n'y a pas eu un mail d'annulation...

Nous découvrons aussi le jeu Héros Realms de Sébastien, du deck building très sympa, avec un thème et des graphismes qui me plaisent bien.

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Il est temps maintenant de se préparer pour la sortie baleine 🐳. Pour moi, ce sera leggin thermique, jean, chaussettes hautes de poney🎠 et chaussettes normales, débardeur, pull fin, grosse polaire de cheval à col montant, parka longue, grand foulard, bonnet et gants, je crois que je suis parée !

On arrive au bureau de Husavik adventures, la sortie est confirmée et il fait bien meilleur temps que ce matin: on est passé de vent frais à jolie brise, même si le soleil ne s'est pas montré et qu'il fait toujours aussi froid. On nous prévient aussi que c'est "very very splashy ", aujourd'hui, bref, on va se faire tremper la gueule... je décide de tout de même prendre mon appareil photo, mais dans son sac, dans un sac poubelle, et Tim a la GoPro, qui elle ne craint presque rien.

Maintenant, direction le vestiaire: par dessus toutes les couches précédemment citées, on ajoute une combinaison chaude façon veste de quart intégrale, plus un ciré long (et orange), et un gilet de sauvetage gonflable. Nous sommes absolument MAGNIFIQUES, avec mon sac photo en plus je ressemble à une tortue 🐢 ninja⛩️ Playmobil, par contre je bouge plus comme un Playmobil que comme un ninja, malheureusement.

Et vous savez quoi ? On a pris des photos, vous allez pouvoir vous rendre compte par vous même!

On est beaux, hein?

Bref, direction le semi-rigide, il y a 12 places mais nous ne sommes que 8, c'est parfait, en plus ce sont des sièges façon califourchon comme j'aime.

Nous nous installons, et c'est parti! Direction d'abord l'île de Lundey, aussi appelée Puffins island. Nous allons vite, on plane parfois au dessus des vagues, et pour amortir les secousses, l'idée est de se lever lorsqu'on monte, et de rassoir doucement à la descente en laissant les jambes amortir, comme en obstacle à cheval en fait. Cela évite les chocs violents dans le dos, c'est bien plus confortable! Pause devant l'île, tout de suite c'est plus calme, je sors l'appareil photo, et c'est un festival de macareux moines tout autour de nous! Il y en a peut-être un millier, qui volent, flottent, plongent, tout autour de nous

Bon, par contre, les photos sont... disons que c'est petit, un macareux, et que le bateau était "petit" aussi, et bougeait beaucoup, et mon téléobjectif est lourd, bref, pas si facile 😶‍🌫️

Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Guillemot de Brünnich - Uria lomvia - Thick-billed Murre et Macareux Moines
Sterne arctique - Sterna paradisaea - Arctic Tern
Macareux moine - Fratercula arctica - Atlantic Puffin
Labbe parasite - Stercorarius parasiticus - Parasitic Jaeger et Sterne arctique

On est reparti, plus vers l'ouest du fjord cette fois, dans une zone plus calme et riche en nourriture pour les baleines, et on attend. Va-t-on voir un cétacé? La mer est belle, alors que la guide nous explique que plus tôt dans l'après midi il y avait ici des creux de 2 mètres, elle ne s'attendait pas du tout à ça, les conditions sont proches de l'idéal.

On attend, on attend un peu, et... un souffle. Par là !

C'est très rapide, mais elle était là ! Une baleine 🐳, plus précisément une baleine à bosse. Nous espérons qu'elle va ressortir de l'eau... on attend.

Je crois qu'on peut dire qu'elle est ressortie. C'est magnifique, à la fois très lent et très rapide, elle reprend plusieurs fois son souffle plus plonge pour une apnée plus profonde et plus longue. Nous la suivons plusieurs minutes, puis nous changeons d'endroit pour ne pas la harceler.

Un autre souffle! C'est une autre baleine à bosse, elle est tout prêt. La guide veut nous expliquer que cette espèce est solitaire, et qu'il est extrêmement rare de les voir ensemble en dehors des temps de reproduction, mais elle sursaute : une baleine vient de souffler dans son dos, à à peine 10 mètres... et une deuxième à 30 mètres!

Les deux se suivent, nagent ensemble, et à partir de ce moment, c'est un festival. Les conditions sont presque parfaites : les baleines sont proches, la lumière est belle, nous sommes à proximité de la côte, il y a peu de vent, peu de vagues,...

Cette fois ci, je suis contente de mes photos!

Les baleines sont tellement près qu'elles ne rentrent pas en entier dans le cadre...

Bon, il est temps de rentrer maintenant, ça nous a paru tellement court! Nous restons fixés sur l'endroit où nous avons vu les baleines, et voyons plusieurs souffles, ainsi qu'un gros splash : un saut de baleine?? C'était trop loin pour être sûr...

Nous rentrons au port des étoiles 🌟 plein les yeux.

22
juin

Aujourd'hui, c'est poney! Tim et moi partons faire une balade à cheval le long de la côte. Le départ est prévu à 10h, pour un retour vers 14 ou 15h, pause pique nique inclus. Sébastien se dévoue pour nous emmener, Pascale reste se reposer un peu.

Arrivés à Saltvik Farm, nous découvrons les montures: de robustes poneys poilus, des crins partout, et une bonne bouille de shetland géant, bref, des p'tites boules de poils!

Bon, par contre, on a un gros doute sur l'ambiance... la personne qui a l'air de travailler ici ne nous dis pas bonjour, nous regarde à peine et ne se présente pas, ça va être compliqué du coup!

Elle finit de préparer les chevaux, nous montre où nous équiper en casques, puis nous demandent nos niveaux pour attribuer les montures. Tim a un "grand" bai, moi un petit noir "gentil mais qui veut aller vite", on verra bien! Nous sommes 4 cavaliers en plus de la guide, c'est cool!

C'est parti, les seules consignes sont de ne pas dépasser la guide, sinon on se met comme on veut. Bon, ça y est, j'ai compris, le mien est le relou de la bande: il veut coller les autres, trottine dès qu'il peut, secoue la tête dès que je prends les rênes, et accélère quitte à pousser les autres lorsque je relâche les mains... au moins, il ne broute pas! En vrai, je trouve ça drôle, j'aime les chevaux qui s'expriment, et il est tout à fait gérable, mais il gonfle les autres montures, ça se voit! Et puis du coup j'arrête pas de faire des queues de poissons aux autres 😅 lorsque celui de devant s'écarte un peu sur le côté, il fonce dans la brèche et lui prend sa place, heureusement je me mets à côté de Tim, qui trouve ça drôle lui aussi. Son poney ne voulait pas être devant le mien (ça le saoulait d'être collé tout le temps), mais détestait être derrière les autres, on a fini par se mettre côte à côte en queue du groupe.

Nous sommes le long de la côte, c'est absolument magnifique, le fjord est tout bleu, comme le ciel, et la neige des montagnes ressort d'autant mieux!

Nous faisons également une découverte, niveau sensation: le tölt. En effet, les chevaux islandais ont une particularité: ils font du pas, du trot et du galop, mais aussi du tölt, et même parfois de l'amble!

La première fois, c'est très bizarre, ça secoue sans secouer, c'est tellement différent que c'est perturbant, et pas si confortable que ça!

Au final, on prend le rythme, les chevaux aussi, et je peux tester des petites pointes d'accélération avec mon papi poons (26 ans, quand même!) qui est ravi que je le laisse ENFIN prendre la voie du côté et remonter toute la file ou presque, je n'ai qu'à ouvrir les doigts, et c'est parti!

Le paysage toujours, quelle vue! Nous traversons ensuite des champs de lupins, marchons sur une page de sable noir, bref, c'est beau.

Après environ 1h30, nous voyons la ferme approcher, et nous comprenons qu'en fait, nous allons faire deux balades séparées avec une pause au centre équestre, et non un grand circuit à la journée: tant pis! Mais je suis contente que la première partie se termine, papy poons est crevé, respire très fort, est trempé de sueur, n'avance plus au tölt, mais continue de tirer comme un débile (bah oui désolée, c'est débile) pour coller les autres...

Nous dessellons les poneys et les raccompagnons au pré avant d'aller manger tous les deux avec la guide dans la partie Guest house. Les autres cavaliers n'avaient réservé que pour la balade du matin, nous sommes donc seuls avec elle, et je m'essaie à la conversation en anglais, c'est pas brillant brillant, mais ça passe!


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Elle me demande si je suis d'accord pour monter cet après midi un "poney qui ne marche jamais", qui bouge tout le temps, mais "très gentil, hein". Bon, moi, j'aime bien les poneys qui dansent, alors évidemment je dis oui.

Bain de poneys! 

On y retourne, on va les chercher dans le pré, un s'approche de moi pour faire un câlin, elle me dit que c'est celui là : parfait! C'est une petite jument grullo, j'adore. Tim, lui, a un grand bai dun. On les prépare, on monte, et zou! C'est reparti pour dehors. Effectivement, c'est une ponette qui danse, toujours au tölt ou à marcher en faisant le plus de pas possible en le moins de temps possible, au point d'en oublier où mettre ses pieds. Résultat : elle se casse la figure tous les 20 mètres... je la trouve super drôle. Tim, lui, sur son grand dadais, est tranquille... jusqu'à ce qu'on tölt. Parce qu'avec ses grandes pattes, il va bien plus vite que nous, et ensuite ralenti fort, du coup Tim se fait bien secouer là haut 🤣

La balade est beaucoup plus "sportive " cet après midi, avec plus de tölt, je pense même que la mienne amble un peu. Nous faisons une petite pause devant une cascade devant la mer, c'est presque idyllique.

La guide parle beaucoup plus avec moi, je pense qu'elle surestime très grandement ce que je comprends... mais c'est sympa!

Cette fois, la sortie aura duré environ 2h30, c'était vraiment cool, même si Tim était moins à l'aise sur celui là. Moins de photos, aussi, pour cette sortie, Tim ne se sentais pas de prendre la GoPro, et la guide ne voulait pas que je la garde sur la petite ponette. Tant pis!

Il est 15 heures, nous laissons les poneys, retrouvons Sébastien et Pascale, et partons faire des courses avant de se poser à faire quelques jeux de société. Tranquille, quoi, mais ça fait du bien aussi, un peu. Bon, pas trop quand même...

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Au final, à 22h30, on repart direction la plage, pour voir le coucher de soleil. Evidemment, on croise quelques bestioles, la lumière est très belle en plus.

C'est, encore une fois, idyllique : la mer plate et turquoise, la montagne enneigée, le sable noir, le soleil, juste la bonne quantité de nuages... et même un arc en ciel! 🌈

Incroyable. Le soleil se couche, mais ne franchit pas l'horizon et remonte immédiatement. Top!

23
juin

Aujourd'hui nous quittons Husavik, que nous avons vraiment beaucoup aimé, pour prendre sur plusieurs jours la direction du nord ouest en suivant globalement la côte. Nous allons faire pas mal de route, qu'on émaillera d'arrêts aux points d'intérêts (ainsi qu'à ceux qu'on trouve joli).

Un bon ménage dans le logement, un dernier regard pour la baie d'Husavik, et c'est parti pour Goðafoss. La chute, en forme de fer à cheval, serait l'endroit où þorgeir Ljòsvetningagođi, représentant légal du peuple en 999, aurait jeté ses symboles païens dans la rivière Skálfandafjót.

Lorsque nous arrivons sur le lieux, aïe, il y a des cars partout! Nous ne sommes plus habitués à ça...

La chute des dieux n'est pas très haute, seulement 12 mètres, mais sa largeur et sa forme en font un très bel endroit. Elle est accompagnée de Geitafoss, plus petite et moins connue, mais juste à côté.

Il y a de nombreux points de vue sur les chutes, et nous allons tous les voir!

Nous passons au final presque 2h sur le site, et avons adopté Kiri, que vous verrez sur quelques photos. Nous avons eu de la chance, ce n'était pas trop surpeuplé malgré les cars.

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Allez, maintenant il est temps de repartir. Nous prenons la route 842, puis la F26 sur 2 kilomètres avant d'arriver à destination, Aldeyjarfoss.

Kiri fait porte bonheur anti-colision de moutons, ce qui nous permet d'arriver à bon port. La F26 n'est autorisé qu'aux 4x4, et traverse toute l'Islande par l'intérieur jusqu'au Landmannalaugar, elle comporte de nombreux gués. Notre petite tuture a donc eu l'occasion de rencontrer sa grande cousine, équipée pour la traversée des hautes terres... je crois que nous n'irons pas jouer!

Nous nous garons sur le parking, nous n'avons pas eu besoin de franchir de gué sur cette portion de route, la piste est en bon état. Nous marchons les quelques centaines de mètres qui nous séparent de la cascade. On nous avait vendu Svartifoss du parc Skaftafell comme une superbe chute d'eau encadrée par de magnifiques colonnes basaltiques, et bien... oubliez Svartifoss, allez à Aldeyjarfoss !

C'est magnifique, l'environnement est superbe, nous sommes presque seuls,...

Du coup, ça rejoint nos lunch spot!

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Nous passons un bon moment ici, puis reprenons la route 844 en direction de la côte nord, vers Akureyri.

⚠️ Attention cependant, sur ce trajet, la route 1 qu'on récupère à hauteur de Fossholl passe dans un tunnel payant, dont les frais doivent être payés par internet dans les six jours, sinon c'est l'amende! ⚠️

Le tunnel est cependant évitable: faites comme nous, prenez la 84, cela rajoute 16km et 10 minutes de trajet, mais vous permet de longer la mer... Le paysage? Juste wahou!

On croise toujours des petites choses sympa sur la route, ici... et ici, à Akureyri, on trouve aussi des paquebots de croisière. Ça fait bizarre!

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Nous nous arrêtons devant le Akureyri Museum, Minjasafniđ et Nonnahús, visitables pour 2 000 ISK sur la journée (5 sites), mais nous nous contentons de profiter de la beauté extérieure des lieux. Il y a tellement à voir et faire!

Nous prenons plus le temps au Akureyri Botanical Garden, qui présente plusieurs milliers de plantes dont une collection de plantes locales et de l'Arctique, le tout sur moins de 4ha. Un coin très sympa, et de jolies 🌸 fleurs 🌸.