7
sept

Ça y est, nous voilà partis vers le Périgord noir, pays du fromage, de la truffe et des vieilles pierres ! Après 8 heures de route, nous profitons de la première vue sur Rocamadour, classée "Grand Site Midi-Pyrénées", et c'est splendide. Nous sommes dans le département du Lot, en Occitanie. Les vieilles bâtisses s'intègrent parfaitement dans le paysage, accrochées à flanc de falaise, et la verdure est omniprésente, c'est tout ce qu'on aime. Tout autour s’étend le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy, où se marient causse rocailleux, vallées verdoyantes, gorges, sources, bois de petits chênes et dolmens.

Première vue sur  le bas de Rocamadour 

Rocamadour est séparé en deux espaces distincts: l'Hospitalet et la cité historique. Nous logeons cette semaine à l'Oustal de Beline, dans le bas de la cité médiévale (quartier du Coustalou). Le gîte est vraiment bien placé, au niveau de la porte basse, et bien équipé, avec deux espaces nuits complètement séparés: c'est parfait pour nous. Nous avons vraiment plaisir à découvrir le gîte, même si la côte est rude entre le parking et la maison.

Découverte de notre gîte pour la semaine

Nous partons rapidement découvrir le village. Niché au cœur de la falaise, en vallée de la Dordogne, la cité surplombe le ruisseau de l'Alzou, avec un à pic de 150 mètres entre le château et l'eau, et offre une vue impressionnante sur les vallées de l’Alzou et de l’Ouysse. Les bâtiments de pierres ont un charme fou, et le village est vraiment animé en fin d'après midi, avec une ambiance assez festive.

Le charme des pierres
À la découverte du village médiéval

Il y a tout de même beaucoup d’échoppes de produits du terroir, ainsi qu'une jolie galerie d'art. Il y a également un nombre impressionnant de restaurants de cuisine "de terroir", certains semblant plus authentiques que d'autres...

Boutiques variées 

Ensuite, retour rapide au gîte pour le repas, et nous profitons de la vue magnifique depuis la salle à manger: un arc en ciel, et des hirondelles!

Depuis la fenêtre 

Nous avons eu la magnifique surprise d'assister à un spectacle son et lumière sur Rocamadour. En effet, le feu d'artifice qui devait avoir lieu le 13 juillet et qui a été annulé pour raisons climatiques, se déroule aujourd'hui, le samedi 7 septembre, à 22 heures... Si ce n'est pas un coup de chance! Il est précédé d'une procession aux flambeaux de la chapelle de l'Hospitalet vers le Sanctuaire Notre-Dame de Rocamadour. Nous croisons la procession lorsque nous montons vers l'Hospitalet pour profiter d'une vue dégagée, et, même si je ne suis pas croyante pour un sou, je dois avoué que la solennité du moment est impressionnant. Je suis assez fière de présenter des photos de feux d'artifices convenables, pour une fois... Merci le trépied!

Feux d'artifice sur les hauteurs

Nous avons également admiré le clou du spectacle: l'embrassement de la cité, absolument spectaculaire depuis les hauteurs où nous nous trouvions.

Le grand final
8
sept

Ce matin, nous sommes réveillés par un son étrange, comme une soufflerie... Une fois le nez passé à la fenêtre, nous voyons des montgolfières se gonfler à quelques centaines de mètres du gîte, et s'élever lentement dans la belle lumière du matin : vision magique... Promis, un jour, ça sera pour nous!

Montgolfières au petit matin

Nous prenons un rapide petit déjeuné, puis c'est l'heure des courses. Enfin, les courses... C'est bien gentil tout ça, mais nous sommes dimanche! Hop, direction internet pour trouver le supermarché ouvert le plus proche, ce sera donc Souillac. Heureusement, les routes sont magnifiques, et nous nous arrêtons profiter de la vue.

Le château de la Treyne, surplombant la Dordogne

Nous profitons de notre passage par Lacave pour visiter la grotte qui s'y trouve: la grotte de Lacave, découverte accidentellement le 27 mai 1905 par Armand Viré, qui a découvert l'igue de Saint-Sol le 9 avril de la même année. L'accès à l'igue étant très difficile, il décide de creuser un tunnel pour en facilité la visite, et tombe par hasard sur la grotte de Lacave, qu'il décide d’aménager. La visite débute avec un petit train qui nous emmène par ce tunnel dans la grotte elle même. Elle continue ensuite avec un guide, sur un circuit de 1600 mètres et 636 marches! Attention, il fait 14°C dans la grotte, et ce, toute l'année, profondeur oblige : mieux vaut prévoir un pull.

Tunnel, creusé sans machines... 

La grotte est connue pour ses concrétions magnifiques: stalactites, stalagmites, drapées, colonnes, tout y est, même les excentriques, ces stalactites qui ne suivent pas la gravité... On observe également de nombreux "lacs souterrains", séparés par des gours, où le plafond de la grotte se reflète : c'est du plus bel effet. Lacave a la particularité d'avoir éclairé l'une de ses salles avec de la lumière ultra violette, ce qui permet de mettre en valeur les concrétions grâce à la fluorescence de certains des minéraux.

"Paysages" souterrains et reflets 
Curiosités 
Superbes concrétions
Lumière ultra violette pour profiter de la vie de la grotte 
Quelles couleurs! 

La guide que nous avons eu était vraiment très intéressante, et a su garder notre attention durant l'heure et demi de visite, nous sommes sortis de la grotte ravis! Cette grotte est l'une des plus belle et variée que j'ai pu voir. Il est temps de rentrer, les courses attendent toujours dans le coffre... Nous profitons tout de même encore une fois des paysages du Lot.

Paysage et château de Belcastel

Cet après midi, nous allons décidé d'explorer plus en détail Rocamadour et son chemin de croix, lieu de pèlerinage réputé depuis le XIIe siècle. Là encore, c'est une visite qui entretien la forme et les mollets: 216 marches à monter sur le grand escalier! Le sanctuaire de Rocamadour comprend sept églises : la basilique Saint-Sauveur et la crypte Saint-Amadour, la chapelle Notre-Dame qui abrite une vierge noire, datée du XIIe siècle, les chapelles Sainte-Anne, Saint-Blaise, et Saint-Jean-Baptiste, la chapelle Saint-Michel, où se trouve une fresque du XIIe siècle également, et la chapelle Saint-Louis. On y trouve également la Maison de Marie (Presbytère), le palais abbatiale, et le château de Rocamadour. Le village fait parti de l'une des variantes du chemin de Compostelle, et draine encore aujourd'hui de nombreux pèlerins.

Architecture et jolies vues 
Tout en détails
Omniprésence du religieux

La visite est agréable, d'autant plus qu'il fait beau, mais pas trop chaud... C'est mieux pour les montées! Tout en haut du chemin de croix, le château nous attend, mais seuls les remparts sont visitables, pour un prix de 2€ par personnes, nous passons notre chemin et nous dirigeons vers notre prochaine visite: le Rocher des aigles.

Ce parc ornithologique, ouvert depuis 1977, est spécialisé dans la présentation des rapaces en vol libre. Les perroquets rejoignent le show en 2003, eux aussi en vol libre, et les rapaces nocturnes sont présentés à partir de 2007. De 1986 à 2013, le parc accueille également un centre de soin pour oiseaux blessés, mais qui a dû fermé faute de financement. Malheureusement, ce n'est pas un cas isolé, et de plus en plus de centre de soins de la faune sauvage ferment pour la même raison...

Nous avons décidé d'assister au dernier spectacle, à 16h, car il est suivi de la seule présentation de rapaces nocturnes de la journée : c'est vraiment ce que je conseille si c'est possible, pour profiter au mieux du parc. Nous commençons la visite par l'espace de projection, où un petit film explique la philosophie du parc, puis nous nous dirigeons vers les oiseaux. Nous voyons également la nurserie, vitrée pour permettre aux visiteurs de voir les jeunes, mais visiblement, nous sommes "hors saison", pas un poussin à l'horizon... dommage!

La "collection" est impressionnante, avec 41 espèces de rapaces allant du minuscule hibou Petit duc (à partir de 53 cm d'envergure et 60 grammes) à l'énorme condor des Andes (jusqu'à 3,20 m d'envergure et 15 kg), en passant par l'emblématique pygargue à tête blanche et le magnifique Bateleur des savanes, mon favori. Les rapaces sont présentés soit en volière, soit "au plot", c'est à dire attacher par une laisse sur un perchoir, avec accès à volonté à un abri ainsi qu'évidement à de l'eau. C'est une présentation étonnante, mais qui nous permet de ne pas être séparé des oiseaux par un grillage ou une vitre, et j'avoue que j'apprécie pour les photos... Les oiseaux n'ont pas l'air stressés, ils vaquent tranquillement à leurs occupations sans plus s'occuper de nous que ça (toilette, parade, appels, déplacements, ...).

Splendides diurnes présentés "au plot"
Portraits de famille: les vautours 

Les oiseaux nocturnes et les perroquets ne sont, eux, présentés qu'en volière, et visiblement, c'est l'heure de la sieste! Toujours une grande variété d'espèces, avec par exemple pas moins de 4 sous espèces de hiboux grand duc présentées.

Rapaces nocturnes  au repos, mais activité physique pour tous chez les perroquets

Vient ensuite le temps de la représentation des oiseaux, et nous en prenons plein les yeux durant environ une heure avec les rapaces diurnes et les perroquets, ainsi qu'un peu plus tard avec les nocturnes. Les dresseurs permettent au public quelques interactions avec les oiseaux (faucons crécerelles, condor des Andes), un faucon pèlerin nous fait une démonstration de sa vitesse (jusqu'à 280 km/h en piqué) en travaillant au leurre, les milans noirs et une buse variable montrent leur agilité en vol,... Nous observons avec plaisir les démonstrations de vol libre, au dessus de la vallée pour les plus expérimentés et entre les tourelles pour les plus jeunes oiseaux et les plus petits. Deux pygargues à tête blanche et un jeune pygargue vocifère nous font également une démonstration de "pêche" dans le petit bassin, et un vautour percnoptère tente d'utiliser un caillou pour casser un faux œuf d'autruche en plâtre. Les commentaires sont faits par des gens passionnés et qui connaissent leurs oiseaux, c'est instructif et très agréable, sans nous noyer dans les informations.

Délicat crécerelle et fougueux pèlerin 
Attraper une récompense et la manger en vol? Trop facile! 
L'envol vers la vallée 
Tranquilles entre les tourelles 
Utilisation d'outil chez le percnoptère 
Pêche et bagarre chez les pygargues 
Le retour de la plaine 
"La marche de Dudule" 

Changement d'ambiance avec l'arrivée des perroquets. Ces derniers ne sont pas présentés en même temps que les rapaces car ce sont leurs prédateurs naturels, mieux vaut donc les séparés! Le parc présente neuf espèces : quatre types de aras (Militaire, Macao, Chloroptère, Ararauna), trois types de cacatoès (à huppe jaune, Rosalbin, Leadbeater), des amazones à épaulettes jaunes, et des gris du Gabon. C'est autrement plus bruyant que les rapaces... Les soigneurs profitent d'ailleurs de la présentation pour le rappeler, ainsi que leur longévité : certains perroquets peuvent vivre jusqu'à 80 ans! Ce n'est donc pas une acquisition à prendre à la légère... D'autant que leur intelligence et leur taille demandent plutôt une volière qu'une cage, voire d'être souvent en "liberté sous surveillance" dans la maison, pour éviter de développer des troubles du comportement.

Les voir en vol est un vrai spectacle, les duos restent synchronisés, et les couleurs sont magnifiques.

Vol de aras 
Danses en duo 
Cacatoès et leurs huppes 
Amazones, toujours à leur aise 
Nous jouons les plateformes... 

Nouveau changement d'univers avec les nocturnes, un monde de silence... Ils ne font pas un bruit lorsqu'ils volent, et semblent glisser sur l'air. Leur plumage se fond parfaitement dans leur environnement (bon, d'accord, il faut faire un petit effort d'imagination pour le Harfang des neiges), et les serres sont au moins aussi impressionnantes que celle des aigles, on sent très bien les chasseurs en eux... Même si certains sont adorables! Je pense notamment au hibou petit duc, minuscule et qui se cache le long des troncs.

Quels regards! 
Un petit duc,  son camouflage, et son "grand frère" grand  duc
Envolées de chouettes 

En bref, un très chouette moment, avec des commentaires très intéressants, je recommande sans hésiter de passer au rocher des aigles si vous en avez l'occasion! Par contre, les nocturnes apporte un VRAI plus, mais il n'y a qu'une présentation par jour. Nous avons passé environ deux heures et demi dans le parc, et avons vraiment pris notre temps.

C'est l'heure de rentrer... Nous profitons d'être à pied pour découvrir l'Hospitalet, puis marchons tranquillement vers le gîte pour l'apéro, avant une petite sortie restaurant!

Niveau restaurant, nous hésitions entre le Lion d'or et les Jardins de la louve, et avons choisi ce dernier, mais bien mal nous en a pris. Les plats sont régionaux, certes, et pas mauvais, mais n'ont pas de plus-value par rapport à ce qu'on peut faire à la maison avec de la nourriture de supermarché... Pour un menu à 21,80€, ce n'est quand même pas normal! Rillettes d'oie sans plus, confit de canard sec (faut le faire...), gâteau aux noix "maison" sec, en bref, ce repas ne restera pas dans les annales. Reste le cadre, la vue est vraiment jolie depuis la terrasse, c'est vrai.

9
sept

Aujourd'hui, nous avons décidé de prendre la direction des Eyzies de Tayac, très réputé pour ses grottes ornées et son musée de la préhistoire. Ça nous fait faire pas mal de voiture, quand même, environ une heure par les petites routes de campagne, mais nous espérons que ça vaudra le coup.

Nous partons tôt ce matin, car nous souhaitons visiter la grotte de Font de Gaume, et celle ci est limitée à 70 visiteurs par jour, sans réservation possible: premier arrivé, premier servi! Heureusement, nous sommes hors vacances scolaires, et notre arrivée à 9h30, à l'ouverture de la billetterie, nous permet de réserver pour une visite à 12h15 (présence requise à 11h45). Nous ne réservons pas de visite pour la grotte voisine des Combarelles, car nous voulons aller visiter la grotte du Sorcier, un peu plus loin, et toutes deux présentent des gravures, nous avons donc peur de faire redite...

Nous voilà en route pour la grotte du Sorcier, après un appel pour vérifier qu'il y a bien une visite à 10h30, qui dure environ 30 minutes. Malheureusement, nous arrivons quelques minutes trop tard, la visite est déjà partie, et le temps file, nous ne pourront pas attendre celle de 11h... Dommage, car cette grotte, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, est réputée pour ses gravures découvertes en 1952 et 1953 : des animaux ainsi que des représentations humaines. L'ensemble est daté de deux époques différentes, Solutréen final et Magdalénien ancien (époque de Lascaux), il y a environ 17 000 ans, et Magdalénien moyen (époque des Combarelles), il y a environ 15.000 ans. Nous profitons quand même un peu des environs, puis repartons en direction de Font de Gaume, en passant par le village des Eyziés.

En passant par la grotte du Sorcier 

Il nous reste un peu de temps avant la visite prévue, nous faisons donc un arrêt par le village, en plus, c'est jour de marché. Les Eyziés de Tayac Sireuil, petit village de moins de 1000 habitants accueillant près d’un million de visiteurs chaque année, est renommé pour être "la capitale de la préhistoire", mais présente aussi des vestiges médiévaux et troglodytique. En bref, une bien jolie petite halte!

Cette fois, ça y est, nous sommes à Font de Gaume, l'une des dernières grottes présentant des peintures polychromatiques ouverte au public. Même si les peintures préhistoriques ont été découvertes en 1901, la cavité était connue de longue date, et servait de terrain de jeux aux enfants du village. Classée au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979, elle présente plus de 200 figurations. La visite se fait obligatoirement avec un guide, et en très petit groupe, ce qui laisse présager un excellent moment... Malheureusement pour nous, notre guide n'est pas passionnante, et n'a pas su nous partager sa passion. La grotte, cependant, est magnifique, avec un bestiaire varié dont des rennes, bisons, et chevaux, et de belles couleurs que l'on devine. La file de cinq bisons de l'entrée est particulièrement spectaculaire, et on remarque bien les gravures que les artistes ont utilisés pour souligner les reliefs, ainsi que l'utilisation de la paroi de la grotte en elle même. Le fait que ce soit une grotte naturelle est pour moi un vrai plus, l'atmosphère n'est pas la même que dans les reproductions... mais on voit quand même beaucoup moins les peintures qu'à Lascaux par exemple. Je ne regrette pas du tout cette visite, même si je pense qu'un autre guide nous aurait fait profiter d'autant mieux de cet endroit exceptionnel! Les photos y sont strictement interdites, ce sont donc des photos prises sur le site internet de la grotte, parmi les fresque que nous avons pu observer nous même.

Photos officielles venant du site internet de la grotte de Font de Gaume 

Nous faisons ensuite route vers le village troglodytique de la Madeleine, que nous voulions visiter également. Cependant, devant l'absence de visite guidée ce jour là, nous ne sommes pas entrer sur le site, par peur d'être déçus sans explications. Tant pis, le site reste parfait pour un pique nique!

Sympa pour un pique nique

Nous consacrons l'après midi à la visite de la Maison forte de Reignac, classée monument historique. Le lieu fut utiliser par les hommes dès la préhistoire, mais la façade, elle, date du XIVe siècle. Elle est fortifiée, même si elle n'aurait pu résister à une véritable armée. C'est le dernier château-falaise intact en France, et les pièces sont meublées d'époque, donnant une atmosphère particulière mais très réussie à l'ensemble : on trouve même des fruits frais dans sa cuisine, et un feu brûle dans chaque cheminée. Les anciennes caves abritent un petit musée de la préhistoire, rappelant les premiers habitants du lieu, tandis qu'une exposition permanente optionnelle sur la torture (du moyen âge à nos jours) clôture la visite. Attention, celle ci est vraiment déconseillée aux personnes sensibles... Au bout d'une dizaine de minutes, nous sommes sortis franchement mal à l'aise! Tout le reste de la visite est plaisant, avec beaucoup de panneaux explicatifs qui compensent très bien l'absence de visite guidée. Je recommande vivement cette visite! J'ai particulièrement apprécié la visite des la cuisine et des terrasses supérieures, au milieu des hirondelles qui nichent là.

L’extérieur de la Maison forte 
Les premiers hommes 
Presque vivante 

Nous prenons la route du retour, et passons devant la Roque Saint Christophe, gigantesque falaise de calcaire longue d'un kilomètre et haute de plus de 80 mètres : c'est le plus grand site troglodytique d'Europe. Cette falaise s’est creusée au fil du temps d’une centaine d’abris sous-roche et de longues terrasses aériennes, occupées par l’homme dès la Préhistoire puis ensuite modifiées pour devenir un fort et une cité du Moyen Âge jusqu’au début de la Renaissance. Nous n'avons pas souhaité visiter ce site, car nous avions peur d'une redite par rapport à la maison forte et les grottes, mais la Roque Saint Christophe abrite des reconstitutions de scènes préhistoriques, d'habitations du moyen âge, ainsi qu’un conservatoire de machines de génie civil médiéval.

Spectaculaire depuis la route, mais j’imagine que c'est mieux encore d'en haut!  
10
sept

Aujourd'hui, nous avons prévu de visiter le gouffre de Padirac, et nous nous présentons devant l'entrée à 10h. Malheureusement, pas de place de visite avant 12h30, nous décidons alors de visiter entre temps Insectopia, juste à côté... Sauf que le parc a fermé depuis apparemment plus d'un an, sans même qu'ils daignent l'indiquer sur leur site! Bon, au final, ce n'est pas si grave, il y a à moins de 15 minutes de route un village classé "plus beau village de France" : Carrenac!

Carennac s’étire sur les berges de la Dordogne, et compte environ 400 habitants. Le centre est vraiment beau, avec d'anciennes maisons en très bon état, et de jolis colombages. Au fil de notre marche, nous découvrons une petite église, où une peintre et une sculptrice exposent leur créations, et passons un bon moment à discuter avec elles. Direction ensuite l'hypercentre et l'église Saint Pierre, encore mieux conservé, et qui habrite également l'office de tourisme. Nous en profitons pour prendre des renseignements sur la région et réserver nos billets pour le parc zoologique de Gramat, que nous voulions visiter, car il y a une petite réduction via l'office de tourisme : c'est toujours bon à prendre!

Un petit arrêt pique nique, et nous voilà repartis vers le gouffre.

Ruelles étroites 
Petite expo 
Hypercentre historique 

Le gouffre de Padirac est spectaculaire : l’orifice fait 35 mètres de diamètre et au fond, à 103 mètres sous terre, coule la rivière de Padirac. Cette dernière est souterraine sur 42 km, mais seuls deux kilomètres environ sont ouverts au public. L'exploration du "trou du diable" a été menée par Edouard-Alfred Martel à partir de 1889, et l'ouverture au public officielle fut organisée le 10 avril 1899. Nous commençons la descente, et là aussi, des escaliers à n'en plus finir... 461 marches! Voilà qui va nous maintenir en forme. La végétation est très particulière, faite de mousses et de fougères, j'aime beaucoup.

Découverte du gouffre 

La visite continue avec les explications de l'audioguide fourni, qui nous explique les étapes de l'exploration du gouffre, et nous découvrons le lac souterrain, que nous traversons en barque avec deux bateliers (aller et retour) très sympa. Ensuite, ce sont les grottes elles mêmes, avec de gigantesques concrétions, dont des ensembles de stalactites de plus de 60 mètres, et d'étonnantes stalagmites "en assiettes". Les salles sont grandioses, et l'ensemble est totalement démesuré par rapport à la grotte de Lacave... Les deux sont vraiment complémentaires à mon goût.

Au fond du gouffre coule la rivière 

Pour conclure cette journée, nous nous dirigeons vers le parc animalier de Gramat, spécialisé dans la faune européenne sauvage et domestique. C'est cette spécificité qui nous a fait choisir ce parc : après l'Afrique du Sud et ses réserves, nous n'avons plus autant envie de profiter des parcs zoologiques "classiques", alors que la faune européenne, discrète, ne nous est pas si familière. De plus, de nombreuses races domestiques sont également en voie d'extinction, la mondialisation et sa productivité ayant peu à peu pris le pas sur les spécificités régionales.

Le parc propose de découvrir environ 1 000 animaux de 150 espèces ou races différentes, sur un ensemble de 40 hectares très ombragés (et ce n'est pas négligeable avec la chaleur de la région!). Nous avons été ravis de la taille de la plupart des enclos, qui sont arborés et où les animaux semblent avoir la place de courir s'ils le souhaitent. Ils sont parfois difficile à observer, car ils ont la possibilité de se cacher pour la plupart, mais c'est plutôt un point positif pour moi. Petit bémol sur les cages de certains mammifères, notamment les fouines et les écureuils, qui sont petites à mon goût, mais vu l'ensemble, j'imagine que cette partie va être rénovée dès que possible. Gros plus également au niveau de l'aménagement au public : des panneaux en braï permettent aux personnes malvoyantes d'avoir des informations, et des portails brumisateurs sont à disposition des visiteurs en cas de grosses chaleurs! Nous avons vraiment apprécié ce parc.

Loups européens, look sauvage
Petits et grands carnivores d'Europe 
Oiseaux non domestiques
Oiseaux domestiques et d'ornements : canards mandarins et carolins, dendrocygnes, oies, faisans de toutes sortes, ... 
Caprins et ovins sauvages et domestiques 
Cervidés, du nord au sud 
Rongeurs variés et plus ou moins affectueux! 
11
sept

Aujourd'hui, sur les conseils de l'office de tourisme de Carrenac, nous allons visiter la vallée du Lot, de Figeac à Saint-Circ-Lapopie, en passant de monuments historiques en villages classés : pas mal de voiture, mais beaucoup de belles choses, si tout se passe bien.

Nous commençons par Figeac, décrite comme "cité d'art et d'histoire", et connue pour son centre ville médiéval. On y trouve entre autres les maisons et palais urbains médiévaux, d'anciennes places marchandes, et la maison natale de Jean-Francois Champollion devenue le musée Champollion-Les Écritures du Monde, où l'on trouve également la place des Écritures. Un parcours piéton est aménagé, et assez agréable, mais nous ne gardons pas un souvenir impérissable de Figeac : le centre historique est entouré d'une ville moderne classique et pas des plus belles, qui nous a empêcher de nous plonger dans les beaux bâtiments médiévaux.

Hypercentre médiéval de Figeac 

Nous faisons ensuite route vers Capdénac le Haut, superbe petit village médiéval qui surplombe de plus de 110 mètres un méandre du Lot. Ce village est d'ailleurs classé depuis juin 2010 parmi les plus beaux villages de France, et nous avons adoré nous y promener, découvrir le donjon du XIVème siècle, les superbes petits jardins (les cinq sens et sa fontaine, les 1001 pattes et son hôtel à insectes), la vue magnifique depuis le belvédère, ... En bref, un joli coup de cœur pour moi!

Magnifique village 
Vues panoramiques sur la vallée

Petite pause déjeuné à Faycelles, petit village avec ici aussi une belle vue dégagée.

Faycelles, sur la colline 

Saint Pierre Toirac et son église romane fortifiée du XIIème siècle sont propices à un arrêt détente, et nous profitons tranquillement des places paisibles du village, sur lesquelles donnent de splendides anciennes maisons de pierres. Ce village est l'un de mes préférés, pour la quiétude qui s'en dégage.

La campagne à la ville 

Nouvelle étape à Larroque Toirac, à mi-chemin entre Figeac et Cajac, petite commune de moins de 150 habitants surplombée par un château médiéval du XIIème siècle classé monuments historiques en 1995. Il est possible de visiter le château, mais nous allons déjà en visiter demain, donc nous passons celui ci. On trouve également dans ce village une belle église, des maisons médiévales, et d'anciens dolmens cachés dans la végétation du Causse. C'est le point de départ de plusieurs randonnées, mais nous nous contentons de sortir à nouveau le drone pour quelques photos aériennes.

Laroqque Toirac, discrète sous son château 

Nous passons rapidement par Cajac, appelé le "petit Saint-Tropez du Lot" au XXe siècle, puis faisons un détour par Calvignac, juchée sur un promontoire impressionnant : chapeau aux personnes à vélo que nous croisons sur la route!

Au bord de la rivière 

Nous terminons la journée par Saint-Cirq-Lapopie, labellisé lui aussi "plus beaux villages de France", et élu "village préféré des Français" en 2012. Perché sur une falaise surplombant un méandre du Lot, la cité médiévale est très bien conservée, fleurie, avec de belles maisons bien entretenues, et une rue commerçante pentue mais très vivante et agréable. Les parkings sont un peu loin du site, et ça grimpe dur, mais le village vaut vraiment le coup! C'est une belle conclusion pour cette journée. Nous avions prévu de marcher sur le chemin de halage qui relie Saint-Cirq-Lapopie à Bouziès, très connu, qui est en parti creusé dans la falaise, mais nous sommes un peu fatigués et préférons rentrer "tôt"... Au final, avec la route, nous ne sommes pas au gîte avant 18h30, pas si tôt!

Labellisé, et on comprend vite pourquoi! 
12
sept

Aujourd'hui nous avons au programme un village, La Roque-Gageac, et deux châteaux, Beynac et Marqueyssac.

Nous avions hésiter avec deux autres monuments : le château des Milandes, et le château de Castelnaud. Le château des Milandes (construite en 1489), connu majoritairement pour avoir été la demeure de Joséphine Baker, a pour intérêt d'avoir été habité par l'artiste, mais également de présenter de beaux jardins à la française reconnus monuments historiques, et présente une grande volière ainsi qu'un spectacle de rapaces : nous ne l'avons pas choisi car nous ne connaissons pas l'artiste, la présentation des rapaces risque de faire une redite avec le Rocher des Aigles, nous lui avons donc préféré les jardins de Marqueyssac. Le château de Castelnaud quant à lui, fondé au XIIe siècle, est utilisé comme musée de la guerre au moyen âge, hors nous sommes plus intéressés par les bâtiments en eux même, nous lui avons donc préféré le château de Beynac, tout proche.

Nous arrivons à La Roque-Gageac sur les coups de 10h, village également classé parmi les "plus beaux villages de France". Nous prenons le temps de nous balader, et il y a de quoi faire : une église du XIVe siècle, de belles maisons dont certaines avec un toit de lauze (dalles en pierre calcaire), l'ancienne résidence des évêques de Sarlat, ... Le tout donne sur la Dordogne et nous offre une superbe vue sur les gabarres (Norbert ou Caminade, au choix) qui proposent des circuits commentés. Il y a également nombre de restaurants et de petites boutiques charmantes, où nous trouvons de petits souvenirs et beaucoup de bonnes choses à manger!

La Roque-Gageac, où il fait bon se promener 

Nous poussons ensuite la balade vers une petite bambouseraie, fraîche et très agréable : nous avons beaucoup apprécier la visite (gratuite).

Petit coin d'Asie en Périgord 

Direction ensuite le village de Beynac-et-Cazenac, lui aussi l'un des "plus beaux villages de France", petite cité médiévale fortifiée où nous retrouvons nos grands amis: les escaliers et les montées! Nous visitons les alentours, puis montons au château de Beynac, accroché à 150 mètres au dessus de la "vallée des 5 châteaux". Sa construction fut débutée au XIIe siècle, puis des aménagements successifs eurent lieu jusqu'au XVIIe siècle. La visite guidée dure environ une heure, et nous avons à la fois de la chance et de la malchance : la partie la plus récente du château est en travaux et nous ne pouvons la visiter... mais notre guide est passionné et passionnant! Nous avons vraiment apprécier les commentaires tout au long de la découverte du château, avec de très nombreuses anecdotes sur l'histoire du site, mais aussi du pays en général. Le château a également servi de décor à plusieurs films, dont "les visiteurs", "la fille de D'Artagnan" et "Fanfan la Tulipe".

Vue sur la vallée et l'extérieur du château 
Entre belles vues et architecture 

C'est ensuite le château de Marqueyssac et ses jardins suspendus que nous visitons: entre le tourneur sur bois, le château, le jardin pensé comme un cabinet de curiosité, le restaurant, ... nous avons de quoi faire!

Ce domaine privé a ouvert ses portes au public en 1997, et est le château le plus visité d'Aquitaine. Ce dernier, est en réalité une demeure d'agrément du début du XIXe siècle, entièrement meublée, que l'on peut visiter dans son intégralité.

Belle demeure 

Avant de visiter le jardin, petite pause au salon de thé, qui bénéficie d'une superbe vue sur la vallée aux cinq châteaux. Pour ne rien gâcher, c'est très bon!

Petits plaisirs gustatifs 

Aménagé sur un éperon rocheux, le jardin de style romantique est composé majoritairement de buis (plus de 150 000 pieds!) et est superbement entretenu. La promenade est particulièrement agréable, avec de nombreux aménagements pour s'occuper, se reposer, jouer, ... On y trouve par exemple de grands filets, de nombreuses cabanes, des kiosques, et de superbes fontaines de tout style. On alterne entre zones ombragées et plein soleil, petits chemins intimes et grande allée cavalière, en bref, un vrai coup de cœur! J'ai particulièrement aimé l'aspect "cabinet de curiosité", avec de très nombreuses sculptures, des oiseaux d'ornements, un pavillon de taxidermie d'époque, et même un véritable squelette de T-Rex... Nous y sommes restés environ trois heures, et nous avons trouvé ça très court.

Le plaisir de se perdre dans les allées 
Activités aménagées 
Détente et curiosités 

En fin de journée, retour à La Roque Gageac, tout proche, pour le repas: nous choisissons le restaurant Le Rocher, et ne sommes pas du tout déçus. Les plats sont très bons, de terroir, le service sympa et efficace, le tout pour un prix très raisonnable. Superbe bonus, une terrasse avec vue panoramique sur la Dordogne et les gabarres!

13
sept

Aujourd’hui, nous partons à l'aventure sur la rivière! Nous avons décidé de faire une descente de la Dordogne en canoë : au programme, 28 km, de Carsac à Port d'Enveaux. Nous avons choisi Canoë Détente, car c'est le loueur qui nous a semblé le mieux niveau rapport qualité-prix, avec un départ en bus et une arrivée par la rivière, le tout sur un parcours très intéressant (ponts, châteaux et villages classés)!

Nous voilà donc embarqués dans notre canoë trois places, à essayer de nous coordonner à trois... pas des plus simple... Seb trouvera rapidement une solution : "Nan mais Marion, tu sais, t'es pas obligée de ramer, hein!". Ah bah l'a pas fallu me le dire deux fois! Ni une, ni deux, je range ma pagaie et sort l'appareil photo et la crème solaire, ça me va parfaitement!

Détente dans de superbes paysages 

La vie est partout autour de nous et je suis étonnée du nombre de poissons dans la rivière! Nous verrons également de nombreux oiseaux (martins pêcheurs, canards col vert, aigrettes, hérons, cygnes noirs, cygnes tuberculés, oies, ...) et des libellules qui viennent se poser sur nous. Malheureusement, je n'ai pas voulu emporter mon téléobjectif et mon nouveau boitier sur une aussi petite embarcation, donc les photos de la faune demandent un peu d'imagination...

Vie sous-marine 
Faune de rivière 

La vue depuis la rivière est magnifique, et nous revoyons des endroits que nous avons visité (la Roque Gageac, les châteaux de Marqueyssac et Beynac), ainsi que d'autres que nous avions aperçu (les châteaux de Feyrac, Castelnaud et Milandes). Ce nouveau point de vue vaut vraiment le coup!

Châteaux et villages classés 

Au final, un parcours qui prend une bonne partie de la journée si on prend son temps, mais le rythme est assez cool. C'était vraiment une très bonne journée pour conclure ces vacances!

5
oct

Ça y est, c'est l'heure du départ... Nous quittons Rocamadour et notre gîte tôt le matin, en profitant une dernière fois des montgolfières.

C'est donc le temps du bilan...

Notre hébergement, l'Oustal de Beline, était très agréable, mais si je devais recommencer, je prendrais deux logements: l'un près de Rocamadour, où nous étions, et un du côté de Sarlat, afin de limiter la route, les deux régions étant vraiment complémentaires.

La gastronomie de la région est vraiment riche, nous avons bien profiter du canard (magret, foie gras, confit), du fromage (rocamadour entre autre), et un peu moins de la truffe. Il n'y a pas à dire, ils savent manger!

Nous sommes partis en septembre, et c'est une période que j'apprécie : pas de grosses chaleurs, mais un bon 20 degrés minimum dans la journée. Attention, les nuits sont vites fraîches! Et s'il pleut, un petit tour sous terre...

Nous en avons eu pour 600 euros d'hébergement pour 3, environ deux pleins d'essences sur place (130 euros), 86 euros par personnes de visites, et 52€ de canoë pour trois, soit un total d'environ 350 euros par personnes sur place, hors restauration. À aucun moment nous n'avons eu l'impression de nous priver, et nous avons fait beaucoup de visites payantes durant la semaine.

Mon matériel photo pour ce voyage:

Boitier Nikon D500, avec un Sigma 70-200mm f2,8 pour les parcs animaliers et spectacles, et un Sigma 12-24mm pour toutes les photos de paysages et de "vie quotidienne"

Boitier Nikon D5100 et objectif Nikon 18-105mm pour les photos depuis le canoë

Gopro Hero 7 Black pour les photos depuis le canoë et sous l'eau

Mavic 2 Zoom pour les photos aériennes

En tout cas, nous avons passé une excellente semaine dans le Périgord, dont la richesse de paysage et de patrimoine est exceptionnel à mon goût. Il y en a pour tous!