Carnet de voyage

Toujours à poils et à vélos

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Par Tilipo
Bienvenue sur le blog des Tilipo saison 2 : notre retour en France ! Même concept. Pour garder contact et partager avec ceux qu'on aime, mais aussi pour les curieux. Suivez ici nos aventures...
Septembre 2018
365 jours
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Publié le 22 février 2019

Nous faisons donc notre retour en Grèce, au Nord-Est cette fois-ci, une partie que nous n'avions pas visitée à l'aller.

La pluie est toujours là, mais nous parvenons à l'éviter quelques heures par jours. Les petites pistes de campagne sont inondées.

Nous trouvrons des abris et découvrons notamment des petites chapelles de villages qui sont parfaites pour une nuit !


Un dimanche en fin de matinée, juste avant de passer un petit col, nous sommes interpellés par Franz qui nous propose un café. Nous acceptons et finissons finalement par être invités à rester dormir chez lui et sa femme Erika. Ce couple d'autrichiens à la retraite est installé en Grèce depuis une vingtaine d'années, dans un tout petit hameau de 5 habitants. Ils sont donc contents d'avoir de la visite. Nous avons la "maison des invités" juste pour nous et passons une excellente soirée, autour d'un bon repas et quelques verres.

Puis mardi, ils nous disent : "La météo est vraiment mauvaise pour la semaine, ce ne serait pas une bonne idée de partir aujourd'hui, restez jusqu'à vendredi". Et nous voilà pour rester 3 jours de plus, attendant le beau temps dans ce superbe endroit, partagant d'autres bons moments avec nos hôtes et écoutant leurs histoires incroyables.

Quelle chance nous avons eu de tomber sur eux !

[En feuilletant leur 'Guest book', on se rend compte qu'un cyclo rencontré l'hiver dernier en Croatie a aussi été accueilli ici !]

Maison des invités
Maison des invités


Puis c'est sous un beau soleil, qui durera plusieurs jours, enfin, que nous repartons en longeant la côte le plus possible.

Kavala
Kavala


Nous avions vu plusieurs panneaux indiquant des sources thermales dans la région, mais toujours un peu loin, alors nous n'y allions pas. Cette fois-ci elles sont à un kilomètres, alors on s'y rend pour le pique-nique.

Et c'est une belle surprise ! Nous nous retrouvons seuls dans un bassin en bord de rivière, pour un bain à température idéale. Le lieu est en fait un complexe hôtelier abandonné depuis une dizaine d'années et squatté par des hippies. Chacun a pris une chambre et l'a aménagée à sa manière. Ils nous en ouvrent une pour la nuit.

Chose incroyable, quelques jours plus tôt, Timo s'était souvenu qu'un tel endroit existait. Des voyageurs rencontrés en Turquie nous en avait parlé, et nous prévoyions de les contacter pour connaître l'emplacement... "Providence divine", nous sommes tombés dessus !

Sources chaudes
Notre chambre


Les bonnes surprises continuent dans la ville de Serres. Nous évitons généralement les villes pour dormir mais Julie doit y faire changer ses freins le lendemain, alors nous voilà en train de chercher un spot pour la nuit. Après s'être fait virer d'une maison abandonnée par un propriétaire peu sympatique, s'est désespérés et à la nuit tombée que nous passons devant la caserne de pompiers. Allez, on leur demande...

Et c'est parti pour un accueil hyper sympa par l'équipe de nuit, une chambre, une douche, le WiFi et un repas de rois accompagné d'une bouteille de vin.

Au matin, on ne sait pourquoi, l'enthousiasme est encore monté d'un cran avec l'équipe de jour et une télé locale qui nous attend pour une interview...

Quand soudain, gros malaise lorsque l'un des pompiers nous dit : "Toute la Grèce vous connait, [...], vous étiez dans le magazine des pompiers ! ". Euh... visiblement il y a confusion là, c'était pas nous !

Imaginez la gêne... On leur dit qu'ils se trompent ou on fait comme si de rien était ? Ils ont quand même fini par réaliser leur erreur, mais n'ont pas pour autant diminué leur engouement, alors nous avons répondu à l'interview et sommes repartis après un bon petit déjeuner offert.

Expérience intense et accueil mémorable.

Équipe de nuit


Pour nos derniers kilomètres en Grèce, nous faisons un crochet par le lac Kerkini, avant de passer la frontière Bulgare le lendemain.


L'œil du loup :

Lupo est presque aussi bien nourri que nous chez Erika et Franz ! Ce dernier cuisine tous les jours pour leurs cinq chiens et garde toujours une portion pour Lupo.

Les chiens de nos hôtes sont de gros chiens de bergers recueillis au fil des années et n'apprécient pas beaucoup la présence de Lupo. Ils nous surveillent constamment lors de nos mini balades aux alentours. Et attention les morceaux, Arap le mâle alpha doit bien peser dans les 60kg.

Le squat de hippies est aussi occupé par une horde de chiens. Ils sont tous sympas mais Lupo s'est quand même fait remettre à sa place par Al Capone, le vieux berger allemand chef de meute . C'est bien, il apprend à se comporter correctement.

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Publié le 5 février 2019

C'est maintenant cap au Nord que nous progressons et plus nous avançons, plus le climat risque d'être rude. Alors il faut l'avouer, nous faisons de petites journées, et traînons en Turquie, laissant avancer un peu l'hiver.

De Datça nous arrivons à Bodrum en ferry (~1h) ; la côte est belle et le ciel est bleu. Mais deux jours plus tard, c'est sous la tente et sous la pluie que nous passerons le réveillon de Noël. Au petit matin, notre cadeau fut de voir que nous étions installés sur une énorme flaque... nous voilà en train de creuser des rigoles pour rester au sec une nuit de plus. Le lendemain les nuages sont partis mais il y a un fort vent de face et glacial. Nous décidons de nous réfugier dans un hôtel tout proche pour deux jours.

Il n'y a rien qui puisse faire penser à Noël en Turquie, alors l'esprit n'étant pas là, ce n'étaient que des jours comme les autres pour nous.

C'est Noël !


C'est bien reposés que nous repartons avec le beau temps pour quelques jours.

Nous avions repéré un lac à l'aller mais n'avions pas fait le détour. Parfait, nous revoilà et il est sur notre route cette fois-ci : le lac Bafa. Nous faisons un petit aller-retour sur une piste, le long d'un bras du lac où le paysage est super. C'est un beau petit coin de nature. En fin de journée nous traversons la campagne, des parcelles vallonnées, couvertes de blocs rocheux et d'oliviers.

Encore une journée au top ! (Mise à part la galère pour trouver un abris ce soir là ...)


C'est la journée du 31 que nous rencontrons Mehmet dans le centre-ville de Söke. Il vient nous proposer son aide puis nous invite chez lui à 15km, sur la côte. Mehmet, un turc ayant vécu 40 ans en Allemagne s'est récemment acheté une maison pour y passer sa retraite. La maison est immense et notre hôte est content d'avoir de la compagnie. Nous y resterons 2 nuits et il nous invitera même au restaurant en cette fin d'année.

Encore quelques kilomètres et nous voilà déjà au niveau de Selçuk, d'où nous avions filé à l'Est il y a presqu'un an. Nous faisons du stop jusqu'à Izmir où nous retrouvons nos tout premiers hôtes WarmShower, Arda, Ahmet et Belgin.

Nous n'avons pas le courage d'affronter le froid. Il pleut quasiment tous les jours. Nous ne sommes pas très actifs et Timo restera cloué au lit pendant 5 jours : il a chopé une bonne crève. Nous en profitons pour cuisiner, tarte au citron, cookies, tiramisu, que des desserts, Belgin s'occupe déjà de tous les repas. Nous sommes un peu gênés mais nos hôtes nous mettent à l'aise et veulent nous garder tout l'hiver ! Nous resterons presque 2 semaines avant de reprendre notre course avec la pluie.

Il nous reste 10 jours avant la fin de notre visa turc. Nous voulons faire du stop jusqu'à la frontière bulgare pour ne pas se presser.

Premier échec du voyage en terme d'auto-stop : 3 jours pour seulement 30 km... Il est donc temps de pédaler, la route est relativement plate, nous filons avec le vent dans le dos jusqu'à Çanakkale en passant par la campagne et l'ancienne ville de Troie (que nous ne visterons finalement pas $$).

Une chance tout de même ! Au milieu de nulle part quand nous commencions à nous enliser dans la boue, nous avons été pris miraculeusement par une camionnette pour 6km avec des portions de routes complètement inondées.

De Çanakkale nous prenons un petit ferry pour traverser la mer de Marmara. Changement de plan : nous risquons de manquer de temps et décidons alors de nous rendre à la frontière la plus proche. Direction Yunanistan !?

[Depuis Izmir, nous sommes chanceux. Pas avec le temps, mais tous les soirs nous trouvons un bon abris. Pas une seule fois nous avons mis la tente, station essence, préfabriqué, bâtiment en construction, WarmShower, ancienne école, maison abandonnée... Les Tilipo restent au sec et pourvu que ça dure.]

L'un de nos squats


L'œil du loup :

Le 25 décembre au soir, à l'heure du brossage de dents, Lupo nous débusque un sanglier à deux pas de la tente !

Chez Mehmet, il est traité comme un roi. Autorisation de monter sur le canapé, de dormir à l'intérieur, et de manger toute la journée...l'un des passe-temps de notre hôte est de nourrir les chiens errants. Lupo fera la connaissance de Suzie (petite chienne recueillie dans la rue) et Pasha (maître des lieux).

Lupo n'attache aucune importance au temps lui, tant qu'il peut courir et jouer, tout va bien !

Du coup, les deux semaines sans vélo sont un peu dures, cloîtré dans la chambre, il doit se contenter des petits tours de quartiers et d'un peu de jeu de balle dans les parcs. Il aura aussi droit à quelques tête à tête un peu crispés avec Finduk, petit chat curieux de nos hôtes. Belgin est très contente de revoir Lupo.

On se dit que ça ne lui fait pas de mal de rester un peu tranquille, il abpprend à rester calme et se repose vraiment.

Toujours beaucoup de chiens sur la de route, dont certains tout contents de suivre Lupo pour quelques mètres, ou kilomètres.

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Publié le 27 décembre 2018

En route pour la mer, nous nous arrêtons à Adana. Nous y sommes accueillis par Burcu, une amie de nos tous premiers hôtes WarmShower pendant 3 jours. Nous en profiterons pour nous reposer, faire désauter la roue de Timo, faire un petit tour de la ville, des parcs, et passer une soirée dans un bar... ça faisait sacrément longtemps !

Puis là voici, la côte sud du pays. À Mersin nous passerons une nuit chez Nuzhet (hôte WarmShower).

La route est large, très fréquentée et pas agréable en vélos. C'est le seul axe direct qui rejoint Antalya. On peut heureusement en sortir de temps à autres pour emprunter des balades piétonnes, mais on espère que la côte sera plus sauvage en allant vers l'ouest.

Nous nous faisons une petite faveur avec 120km de stop qui nous évite de bonnes grimpettes. Notre "chauffard", un vrai danger, il ne lâche pas son téléphone et multiplie les écarts au rythme des appels vidéo... Nous ne sommes vraiment pas à l'aise.

Il pleut beaucoup, ce qui nous vaudra un arrêt d'une journée entière à Alanya, à l'abris sur la plage, et ça n'est que le début.

Grande mosquée d'Adana
Alanya


L'arrivée à Antalya est longue, nous traversons des dizaines de kilomètres de côte poluée par l'attraction touristique, des complexes hôteleliers partout, à l'architecture plus extravagante les uns que les autres.

Du coup, difficile de camper en bord de mer. Nous nous faisons déloger plusieurs fois car la plage où nous sommes est privée. C'est toujours un peu énervant, surtout quand la tente est déjà montée.

À Antalya, nous trouvons un hostel pour deux nuits à deux pas du vieux centre. Nous sommes tous seuls en cette saison. Malgré une pluie persistante, nous visitons les alentours, à pieds et à vélos.

Le centre de la ville est perché sur une falaise qui domine la mer, et on peut apercevoir au loin les montagnes qui bordent la côte, dissimulées dans les nuages.

C'est encore sous la pluie que nous repartons et il est toujours compliqué de trouver un endroit pour camper. C'est finalement le lendemain que nous trouvons un abris convenable, des préfabriqués aménagés en dortoir, un camp de réfugiés abandonné. Ça tombe à pique, dehors le vent souffle et les rafales font trembler notre abris. Nous y serons simplement bien !

Vieux port d'Antalya
Notre préfabriqué


Enfin les beaux jours reviennent, nous poursuivons par de plus petites routes dès que possible pour profiter des plages et sites historiques...

Seul hic, tous les sites sont payants (environ 5 euros par personne), pas fan de l'idée et un peu regardant sur notre budget nous passerons à côté de certains lieux sûrement intéressants.

De toute façon, en règles générales nous sommes plus friands des merveilles naturelles que de celles façonnées par la main de l'homme. Faut bien se réconforter comme on peut...

Olympos


Nous traversons énormément de plantations sous serres, des bananes, tomates, aubergines, ça n'en fini plus.

L'itinéraire est plutôt vallonné, nickel pour rester en forme. Parce que vous l'aurez compris, notre rythme est un peu décousu entre vélo et repos forcé.

Malgré les galères, les paysages restent splendides, notre arrivée sur Kaş est mémorable. Nous y trouvons une pension pour une journée et une nuit, le vent fait encore une fois des siennes. Petit restaurant en ville et coucher de soleil depuis la digue, sans les vélos, on se sent comme en vacances.

Site de Myra
Il y tenait, à faire cette photo
Arrivée sur Kaş


Trois jours plus tard, c'est à Dalyan que nous poserons les vélos. Ersin nous accueille, nous et Tom (cyclotouriste belge qui va vers le Liban) avec extrême gentillesse et simplicité. Nous restons d'abord deux nuits, passons la journée à prendre le café chez ses amis, se balader, et boire une bière chez la voisine.

Ersin fabrique des vélos en bambou et nous propose de rester un jour de plus pour qu'il nous apprenne les bases et quelques astuces. Nous en sommes ravis et espérons reproduire l'expérience à la maison !

3 jours pluvieux, bien au sec.

La balade matinale
Ersin fond du verre et nous fait une perle chacun
Au revoirs difficiles même pour les chiens


Nous repartons par chance avec plusieurs jours sans une goutte, pour quelques péripéties. Direction la péninsule de Datça, que l'on nous a conseillée. Nous regardons la carte pour y aller au plus court par les itinéraires secondaires.

Premier obstacle : une réserve militaire nous empêche de poursuivre notre route. Tant pis, il y a une petite piste qui devrait la contourner alors c'est parti. Ce sont les plus beaux paysages que l'on est vu depuis un moment ! Nous traversons des rivières, poussons les vélos sur de gros cailloux, tout ça dans une superbe vallée, un vrai régal !

Le lendemain matin, second obstacle : une deuxième réserve militaire. Nous empruntons un chemin dans le sens opposé pour tenter une nouvelle fois de la contourner. Et là, après 7km et plus de 500m de dénivelé à pousser les vélos, 1h40 de galère pour se retrouver devant notre troisième obstacle : un cul de sac.

Dépités et pas vraiment l'envie de faire un demi-tour de deux jours, nous empruntons la zone militaire interdite. Avec une chance incroyable le portail qui ferme l'accès au bout de la piste est grand ouvert. Nous ignorons tous les panneaux d'interdiction d'entrée et continuons simplement à suivre notre carte, qui elle, nous indique bien une zone militaire, mais un peu plus loin.

Après quelques kilomètres seulement une Jeep, gyrophares allumés débarque, 4 soldats armés et en position, le chauffeur, l'officier et son traducteur. "Welcome in our forbidden military zone"...

Il seront plutôt sympathiques et nous offriront le çay, juste très inquiets de savoir par où nous étions arrivés ici. Après une bonne heure et demi à poiroter il nous ferons finalement traverser la base et c'est ce qui compte !

Même si ça ne mène nulle part, la vue vallait le coup.


La suite de la côte jusqu'à Datça se fera sans encombre ni problème pour camper, avec de belles vues et le soleil.


L'œil du loup :

À Adana, pas facile la colocation avec les trois chats de Burcu. Lupo restera donc tranquillement sur son grand balcon.

À Mersin, aucun problème, il a même pu faire la foire dans le salon avec Nuzhet, qui a accueilli 2 semaines plus tôt d'autres cyclos avec un chien !

Énormément de chiens errants sur la côte, et c'est la première fois que l'un d'eux réussi le test de la nourriture... (nous lui posons une poignée de croquettes et filons pour ne pas qu'il nous suive). Cette fois-ci, la petite chienne l'ignore et préfère passer la journée avec nous. On a bien failli l'adopter. Elle avait déjà un nom et on se voyait déjà avec "Köpek" sur le vélo derrière Julie. Mais on a fini par suivre la raison et lui avons trouver un nouvel endroit où elle sera nourrie en compagnie d'autres chiens sympas.

Qui dit beaucoup de chiens, dit beaucoup "d'attaques". Lupo s'est fait bien mordre un jour, par un gros chien, mais ça n'était pas profond et fut vite guéri.

Chose agaçante, le ton monte plusieurs fois avec certains "propriétaires" qui ne comprennent pas quand on lève le bâton ou jette des cailloux. Quand un berger allemand fonce sur Lupo au bord d'une 2x2 voies ou que 3 molosses essayent de le choper dans sa bassine, il nous faut bien faire quelque chose...

À Dalyan, Lupo s'est fait une copine qui ne l'a pas lâché des 3 jours. Elle a traversé la rivière à la nage pour nous suivre en balade, dormi devant notre porte, et elle serait bien partie avec nous mais nous avons fait en sorte que non. Aux dernières nouvelles, elle s'est installée chez Ersin.


Nous vous souhaitons à tous de joyeuses fêtes et vous remercions de prendre le temps de nous lire !

🚲🚲🐾

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Publié le 6 décembre 2018

Bien en Turquie, mais ici les gens sont Kurdes et fiers de l'être !

Le beau temps est de retour pour une soirée bivouac et feu de camp. Nous descendons jusqu'à Batman où nous sommes accueillis en WarmShower par Mehmet. Très sympa mais avec une organisation bien compliquée pour loger quatre cyclos et un chien.

Il nous fera quand même visiter la triste Hasankeyf. Cette petite ville touristique, avec ses habitations troglodytes datant de 12000 ans, sera malheureusement bientôt recouverte par les eaux. Suite à un long consensus avec la population, le gouvernement a finalement décidé de faire construire un barrage en aval de la rivière.

La plupart de la ville n'est même plus accessible à la visite, en chantier et envahie de camions qui y déversent du béton...

Merci Mehmet pour l'accueil !

Hasankeyf


Prochaine ville, Diyarbakir. Encore un WarmShower, beaucoup plus simple cette fois. Visite guidée de la vieille ville et nuit au club de vélo, merci Aram !

Les deux jours qui suivent sont assez monotones : grosse route plate, bordée de champs cailloux à perte de vue. Nous sommes sur l'immense plaine qui s'étend jusqu'à la Syrie, à une centaine de kilomètres de là.

Mais nous approchons des montagnes et la beauté du paysage est au rendez-vous. Route vallonnée, traversée d'un canyon et beau coucher de soleil.

Remparts de Diyarbakir


Détour à ne pas manquer : le mont Nemrut ! On finira la montée en taxi après s'être arrêtés au village d'en dessous. On s'épargne comme ça 1500m de dénivelé sur 13km...

C'est la montagne la plus haute des environs, sur laquelle sont perchés les vestiges d'un temple/tombeau datant d'un siècle avant J.C. On y trouve des statues de dieux Grecs et un mystérieux tumulus au sommet. La petite balade était vraiment bien !

On passera la journée qui suit cloîtrés dans la chambre d'hôtel de Johana et Victor (nous, c'est tente dans la cour). Il pleut.


En route pour Adiyaman, nous voulons camper avec vue sur le lac. C'est chose faite, avec en prime une vue sur une énorme déchetterie à ciel ouvert (à droite du panorama)...

Par un concours de circonstance, en cherchant une jante pour Johana, nous assistons à un accident de vélo (rien de méchant), et une petite dame qui vient à notre rencontre nous fait comprendre qu'elle souhaite nous inviter chez elle.

Nous la suivons sans plus attendre pour passer une super journée avec Mera, Ibrahim et Berevan ! Nous mangerons comme des rois, passerons la nuit et visiterons un site antique le lendemain matin. Toujours une communication un peu difficile mais ça ne semble pas déranger Mera, qui nous fera à chacun une lecture dans le marc de café. Heureusement google traduction est là. Merci à cette famille si généreuse !

Puis c'est déjà notre dernière soirée en équipe. Le lendemain nous partirons vers le sud alors que Johana et Victor prennent la route nord pour le Cappadocce.

Ville antique de Perre


Ça fait du bien de voyager à plusieurs ! Des organisations différentes mais un rythme similaire. Nous n'aurons pas toujours trouvé les meilleurs spots de bivouac mais aurons bien profité des WarmShowers et hôtels (nécessaires aux goûts de luxe des copains 😉). On a vraiment apprécié les deux semaines partagées avec eux et on leur fait un petit coucou car ils viennent de rentrer en France !


L'œil du loup :

Plus on est de fous, plus Lupo est excité. Il a un peu de mal à canaliser son énergie surtout quand Victor l'encourage à la bêtise...

Pas toujours facile pour certains hôtes de lui faire une place, quelques gens pensent que les chiens son sales et bruyants. Cependant on lui trouvera toujours un petit endroit au chaud, cave ou garage à vélos.

Le pauvre s'est fait piqué par une abeille. Il a eu une tête de Quasimodo et couinait dès qu'on la lui touchait pendant 2 jours mais ensuite ça a été.


Et pour finir, notre nouvelle video !


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Publié le 23 novembre 2018

Deuxième crochet géorgien, nous quittons facilement le grand axe pour couper presqu'à travers champs.

De grandes plaines sèches entourées de quelques sommets enneigés, un lac frontière et nous revoilà déjà en Turquie, ce pays que nous avions tant apprécié.

Une journée comme on les aime, "Çok Güzel"!


Nous sommes encore à 2000m d'altitude environ, les nuits sont fraîches et la tente gelée le matin. Mais le soleil est avec nous, nous pouvons tout faire sécher au réveil et profiter de belles journées.

Quelques kilomètres après la frontière, nous longeons un second lac, Çildir, par une piste peu fréquentée, c'est un vrai bonheur.

Au bout du lac, nous tombons sur une brochette de chiots abandonnés. L'envie est là mais soyons réalistes... on ne peut pas les emmener. Un petit moment câlins et nous devons continuer.

Lac Çildir
Allez, tout le monde embarque !


Au cœur des montagnes, nous faisons du stop pour rejoindre le lac Van au plus vite. Une journée, 3 conducteurs et 320km plus tard, nous voici déjà à Erçis, à l'Est du lac. Le dernier chauffeur a même fait un détour pour nous amener au plus près de notre destination !


On parcourt les rives du lac pendant deux jours, jusqu'à Tatvan, à l'ouest. Nous sommes un peu déçus car nous avions beaucoup entendu parlé du lac Van, mais n'avons apprécié que la dernière partie, avec une vue sur les montagnes et une route légèrement vallonnée. Le reste était monotone et très agricole.

Vue de Timo quand il se retourne
Lac Van


Arrivés à Tatvan, les copains cyclos Johana et Victor (rencontrés lors de notre trek au Kirghizistan) venus par l'Iran, nous rejoignent et nous partons pour 2 semaines en équipe!

Précisons qu'ils arrivent avec la pluie. Les premiers coups de pédales ensemble seront bien mouillés et nous finirons dans un hôtel à Bitlis, mais ça ne durera pas... La suite dans le prochain épisode !


L'œil du loup :

Rien à déclarer, Lupo est un pleine forme et c'est toujours aussi facile de passer les frontières !

Par contre il n'a pas vraiment l'instinct paternel... Lupo n'était pas du tout à l'aise avec les petits, et voulait à peine se faire approcher.

27
oct
27
oct
Publié le 14 novembre 2018

Passage obligatoire en Géorgie car les frontières azéri-arméniennes sont fermées. Le temps de faire un plein d'eau qui nous vaudra une grosse intoxication alimentaire...

Les débuts en Arménie sont donc compliqués. On prend quand même des itinéraires secondaires mais on découvre vite qu'ici, ils ne sont pas goudronnés et s'effacent peu à peu pour finir en chemin de tracteur. Sans oublier que l'Arménie est montagneuse...

Du costaud donc, on a bien poussé, mais cela nous a permis de visiter les monastères de Haghpat et Sanahin.

Monastère d'Haghpat
Monastère de Sanahin


Toujours sur des petites routes, nous ne sommes vraiment pas en forme et avons du mal à avancer.

Par chance, c'est en stop que nous rejoindrons Dilidjan, pour passer 4 jours en auberge le temps de récupérer. Cette intoxication aura duré une semaine !

Nous profiterons tout de même des beaux panoramas sur le chemin et du charme de la vieille ville.

Dilidjan


On repart enfin en forme ! Un bon dénivelé pour passer un col et descendre sur le lac Sevan pour en faire le tour en 3 jours.

À 1900m d'altitude, il fait plus de deux fois la superficie du lac Léman.

Vélo au bord de l'eau, camping sauvage et beaux couchers de soleil, ce fut une petite boucle fort sympathique.


Nous voici à Erevan la capitale. Une grande ville très "européanisée", des rues ultra propres, des magasins, cafés et restaurants partout. Rien de très intéressant pour nous mais on déambulera quand même dans les rues et les marchés.

Nous ferons une escapade d'une demi-journée au temple de Garni et au Monastère de Geghart. La route qui y mène vallait finalement plus le coup que les sites eux-mêmes. Aller en taxi, retour en auto-stop.

Pour notre dernier site en Arménie, nous attendons la fin de la pluie. Deux nuits de plus à Erevan, dans notre petite auberge familiale et très peu chère.

Place de la République
Temple de Garni
Monastère de Geghart
Mosquée bleue
Cascade
Erevan


Khor Virap. Le beau temps est enfin là pour admirer ce paysage atypique : monastère arménien perché sur une colline avec en toile de fond le légendaire Mont Ararat, culminant à 5100m. On dit que l'Arche de Noé s'y est arrêtée et y serait encore.

Nous bivouaquons avec une vue imprenable et nous promenons soir et matin dans le monastère.

C'était un aller-retour, nous repartons vers Erevan, puis direction la frontière géorgienne.

Vue de la chambre


Nous sommes attendus dans quelques temps par des amis cyclos en Turquie, donc pas de temps à perdre, nous faisons du stop. Un chauffeur de poids lourds géorgien très gentil qui ne veux plus nous lâcher, nous fait passer la frontière ! Paysages inattendus, haut plateaux, ça grimpe et la neige est proche, winter is coming...


Nous avons ressenti dans cette région de fortes tensions entre les peuples frontaliers. Les raisons sont historiques mais l'Arménie est pourtant encore aujourd'hui très enclavée, ouverte uniquement sur la Géorgie.

Plusieurs fois en Azerbaïdjan nous avons entendu "N'allez pas en Arménie !", et en Arménie "Pourquoi êtes-vous allés en Azerbaïdjan ?" "N'allez pas en Turquie"...


L'œil du loup :

Lupo s'est fait attaqué par une meute, 10 secondes ont suffit pour qu'il se retrouve sur le dos, chopé de tous les côtés. On a vite réagi, juste quelques égratignures à la sortie.

Nous n'avions jamais vu de si gros chiens. Le Gampr, berger arménien, avec une tête énorme, est un véritable ours !

À Dilidjan, malgré les premières minutes tendues, Lupo a eu une copine à l'auberge et nous une guide de la ville.

Les Arméniens semblent apprécier les chiens et les traiter correctement, bien que l'on soit tombés sur 3 tous petits, abandonnés en bord de route. Nous leur faisons un abri et leur laissons croquettes et eau.

À Erevan, les gérants de l'auberge aiment beaucoup Lupo mais il doit rester dehors, malgré la pluie.

En ville, on croise quelques chiens en laisse !

10
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Publié le 18 octobre 2018

Retour en Azerbaïdjan, cette fois, on le pédale. Arrivés en fin d'après-midi et sortis d'une longue attente en quittant le ferry, nous bivouaquerons aux volcans de boue, à quelques kilomètres du port, avec le couple de cyclos rencontré au terminal.

Du coup, au matin, c'est bain de boue pour Lupo ! Il n'a pas vraiment apprécié mais on a bien rigolé.

Volcans de boue
Bizarre un feu sans bois
Chewbacca !
Après le premier rinçage


Puis nous visitons la réserve de Gobustan, site archéologique dont nous sommes assez déçus, mais dont nous repartons avec plein de figues fraîchement cueillies.

Pour traverser le pays, nous décidons de suivre tant que possible les itinéraires secondaires afin d'éviter les routes trop fréquentées. Et c'est un bon choix, on se retrouve sur des pistes vraiment sympas.

Un seul petit contre-temps le premier jour... En voulant suivre un raccourci qui n'était pas sur la carte, nous nous faisons interpeller par un militaire à cheval qui nous demande d'attendre l'arrivée de ses collègue (une bonne demi-heure au milieu de nulle part). Puis c'est une voiture avec 3 militaires et une autre avec 3 policiers qui débarquent pour un long contrôle de passeport : nous ne sommes pas sensés être ici, c'est une zone pétrolière interdite... Bref, tout ça pour nous laisser continuer après une heure et une photo de nos passeports, tout roule finalement.

Impressionnant pétroglyphe... ^^
Ça y est, Lupo sait faire du vélo


Cette même journée, au moment de poser la tente, c'est un homme à vélo qui nous interpelle cette fois : il nous invite ! Nous prendrons donc le thé, puis dînerons et dormirons chez lui. Bien que la communication soit très difficile, nous sommes acceuillis chaleureusement et passons une belle soirée.

Et les bonnes surprises ne s'arrêtent pas là ! Les Azéris sont tous souriants, nous saluent, nous proposent le thé... Nous nous faisons même invités au restaurant par un jeune qui nous doublait simplement en voiture. Tous les jours ou presque, l'on nous offre des fruits (plein de grenades, des kakis, du raisin, des pommes et des poires), on n'en aura jamais mangés autant.

Et alors que nous demandions de l'eau dans un petit village, nous sommes devenus l'attraction de tout le voisinage, "tourist, tourist !". On fini par boire le thé dans le jardin d'à côté et repartons avec pain frais, fromage et fruits...

Il faut dire que sur les pistes par lesquelles nous passons, il doit y avoir peu de touristes, voire pas du tout. D'ailleurs, les gens pensent souvent que nous sommes perdus et veulent nous diriger sur la route principale.

Nos hôtes pour la nuit


Notre traversée de l'Azerbaïdjan fut authentique. Peu de beaux paysages mais des gens superbes.

Seul point noir et malheureusement pas des moindres : c'est peut-être le pays le plus sale en termes de déchets que nous ayons traversé jusqu'à présent. Ils sont partout à l'exception des centre-villes, le long des routes, dans les faussés, les lits de rivières, les "déchetteries" en plein air (et au vent)...


L'œil du loup :

La réponse est oui, Lupo peut être plus sale ! On vous rassure, on a trouvé rapidement de l'eau claire pour le débarbouiller.

Le bain de boue bien épaisse ne lui a pas plu. Il a sauté dedans (sous nos encouragements^^) pensant qu'il pourrait nager, mais impossible de bouger les pattes... il couïne pour qu'on l'en sorte, en costume de Chewbacca !

Bien qu'à nouveau propre, nous hôtes ne souhaitaient pas toucher Lupo (la grand-mère nous dit en souriant que "c'est haram"), mais n'étaient pas du tout gênés par sa présence.

Moins amusant, nous avons été attaqués par des meutes de chiens, 3 fois dans la même journée... La deuxième était vraiment impressionnante, Julie n'était pas bien. Entourés par une dizaine de gros chien qui aboient et grognent, impossible de monter sur les vélos. Nous devons marcher doucement à côté en les tenant à distance avec bâton, cris et cailloux qu'on a dans les poches.

Lupo en sort indemne, on l'a mis bien à l'abris dans sa caisse et surveillé ses arrières.

29
sept
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Publié le 10 octobre 2018

Pour commencer, première vidéo de la reprise :


Trois jours à Almaty, histoire de se doucher et faire notre lessive. On en profite pour faire une balade en ville, qui n'a rien de particulier bien que ce soit la plus développée qu'on ait vue en Asie Centrale.

Nous voulons prendre un train qui nous amène direct à Aktau, à 4000km de là par la route. Les vélos devront voyager dans un train de marchandises qui arrivera à destination deux jours après nous.

Bagages enregistrés
Des heures d'attentes à la gare


C'est parti pour 3 nuits et 2 jours de voyage en train !

Les paysages sont monotones : du désert, quelques petits bleds et des chameaux.

Heureusement, notre cabine est plutôt confortable et nous avons un stock de films à regarder. On peut même s'approvisionner en nourriture lors des arrêts en gares les plus longs.

Notre petite cabine


Bien arrivés à Aktau, campement pour 2 jours au milieu de la gare... l'attente des vélos est longue.

Et quand les voilà enfin, c'est réparation obligatoire et bon coup de gueule au service des marchandises car le vélo de Timo fait peur à voir. Les employés ont roulé avec le cadenas..., ce qui a arraché le dérailleur !

Ce n'est finalement que la patte de dérailleur qui a cassé et nous en avons de rechange ! (Merci Alphonse)

Petite journée et bivouac avec un couple de cyclos franco-polonais, Ania et Yoann, pour nous changer les idées, puis nous roulons vers le port.

Les vélos sont là !
Anis et Yoann
Derniers coups de pédales au Kazakhstan


Après plus de 100km dans la journée, en pensant qu'il y aurait un ferry le lendemain matin à 6h, c'est tout compte fait trois nuits que nous passerons au terminal...

L'organisation est dingue autour des ferries de la mer Caspienne. Avec de vieux bateaux, du vent et du personnel incompétent, personne ne semble savoir quand arrivera le bateau.

Après plusieurs faux espoirs, on nous réveille à 1h du matin pour acheter les tickets, car "le ferry arrive dans 2h", mais en réalité nous n'embarquerons pas avant 13h.

Bref, mieux vaut être patients. On partagera l'attente avec plusieurs voyageurs, à pied, en vélos, en van et en voiture !


Après 5 mois géniaux passés en Asie Centrale, nous sommes tout de même contents de la quitter.

Bien qu'elle nous ait offert des paysages spectaculaires et des rencontres marquantes, il a été dur pour nous de s'habituer à certaines différences ou normes. Particulièrement sur le respect de la sphère privée et le sens du service. Pour nous qui sommes toujours dehors, ça n'a pas été facile voir pesant : toujours être observés (de près), on touche à nos affaires sans gêne, on essaie nos vélos pendant que nous faisons des courses, on vient discuter alors que nous dormons,... Beaucoup d'interactions peu enrichissantes et très peu d'invitations ... Et les fois où nous allons au restaurant ou dans une auberge, chaque demande auprès du personnel semble les embêter. Nous avons senti planer une nonchalance générale... On soulignera également leur forte consommation de vodka !

Nous sommes donc un peu déçu de l'accueil global dans cette région du monde, surtout côté Kirghize et Kazakh, où leurs valeurs semblent être remplacées peu à peu par celle de l'argent. Bien entendu, ce n'est que le retour de notre expérience !

Un petit conseil avant un éventuel départ en Asie Centrale, apprendre quelques bases de russe peut s'avérer très utile et sûrement faciliter les contacts.

Mention spéciale pour les pistes et les itinéraires secondaires incroyables, qui nous font sentir bien seuls au milieu d'immenses étendues et paysages sublimes. On y aura redécouvert le vélo !


L'œil du loup :

A votre avis, Lupo peut-il être plus sale que ça ?


Lupo peut monter dans le train avec nous ! Seule condition, nous devons acheter une cabine entière, soit 4 billets. Mais ça nous arrange bien finalement, on est tranquille et on a un peu d'espace.

Les arrêts sont assez fréquents, on peut donc le sortir régulièrement. Le chef de wagon nous prévient même des arrêts les plus longs. Le trajet se passe donc sans encombre pour Lupo, qui est très patient et calme malgré le manque d'activité.

Par contre, il a été mal reçu à l'arrivée dans le ferry et interdit de cabine, mais nous lui trouvons une petite place dans le couloir. Et au final, il y sera même mieux nourri que nous ! Lupo impressionne les autres voyageurs par sa sagesse.

16
sept
16
sept
Publié le 24 septembre 2018

Retour dans ce pays immense aux paysages hors normes.

Nous avons repéré un bon itinéraire qui nous fait découvrir la région d'Almaty. Nous commençons par un petit crochet au "Moon Canyon" conseillé par Johana et Victor.

Un pique-nique, un dévoilage de roue et ça repart en dérapage dans le sable...

Entrée dans le Moon Canyon
Bel atelier


Deuxième crochet, de 200km cette fois, pour rejoindre plusieurs lacs de montagne.

Entre steppes et canyons la route qui y mène est déjà impressionnante.

Les derniers kilomètres pour accéder au premier lac sont intenses : traversée de rivière, chemin escarpé, tout ça avec du dénivelé bien-sûr. C'est la première fois qu'on doit réellement pousser les vélos sur 2km !

Nous parvenons finalement au "Kaindy lake", sûrement le plus surprenant avec ses troncs immergés.

Nous nous ferons offrir le repas en arrivant par un chauffeur de taxi attendant ces clients et camperons ici pour la nuit. Au matin la tente sera recouverte de gel. Ça reste cependant un super spot.

Sur la route des lacs
Kaindy lake


Deux lacs d'un coup pédale. Encore une belle petite montée mais bien goudronnée pour arriver au "Kolsay 1". Nous profitons de la vue et y bivouacons avant de se dégourdir les jambes le lendemain matin : 4h30 de rando pour aller voir le "Kolsay 2".

On ne se croirait pas au Kazakhstan !

C'est les jambes un peu lourdes que nous redescendons dans la vallée en vélo l'après midi.

Kolsay 1
Kolsay 2


Dernier crochet mais pas des moindres, le fameux "Charyn Canyon". Nous sommes transportés dans un mini Ouest Américain.

Le premier jour aura une ambiance un peu particulière au son d'une fête étudiante... Heureusement ils ne resteront pas la nuit. Nous profiterons tout de même d'une douche dans la rivière, un beau coucher de soleil et des restes de nourriture à partager 😅.

Quand au lendemain matin, c'est petit déjeuner avec vue imprenable et remontée mémorable, seuls au milieu du canyon !

La descente s'annonce technique...


C'est en stop que nous avions prévu de finir la route jusqu'à Almaty, et c'est chose faite ! Coup de chance, après notre pique-nique de midi une camionnette est sur le bas côté. Une petite parole au chauffeur et nous embarquons...


L'œil du loup :

Lupo aussi s'est fait offrir le repas en arrivant au Kaindy lake, un gros reste de riz et viande !

À Charyn Canyon, nous faisons une belle rencontre : Chris et sa chienne Jazzman des États-Unis, qui voyagent ensemble depuis 1 ans et demi en vélo puis en sac à dos. Une copine pour Lupo et quelques heures de discussion bien sympa pour nous.

5
sept
5
sept
Publié le 20 septembre 2018

Après avoir déposé les parents à Bishkek, nous repartons à Karakol où nous rendrons la voiture.

Nous ne voulons pas quitter le pays sans avoir fait un trek sur plusieurs jours.

Nous partons donc pour l'ascension qui mène au lac Ala Kul : 3 jours qui commencent par une journée et demi de rando à cheval.

Par le plus grand des hasards, nous serons accompagnés par Jojo et Totor, un couple de cyclo' français avec qui le courant passe bien !

Temps mitigé sur la première journée, mais l'ambiance est au rendez-vous. Arrivée à Altyn Arashan, petite baignade dans des bains tièdes en fin d'après-midi et nuit en "refuge".

La fine équipe
Altyn Arashan


Deuxième journée, on part sous un grand soleil. Les chevaux nous montent au fond de la vallée et nous laissent au pied d'un pierrier (les bêtes ont bien transpiré). Il nous faut maintenant franchir ce mur, droit dans le pentu pour découvrir le spectacle.

Magique, les photos parlent d'elles-même. Nous sommes encore une fois émerveillés par ce que nous voyons. Le lac Ala Kul prend directement place dans nos coups de cœur 💙.

C'est par contre sous la pluie/grêle que nous descendrons et monterons le camp. La météo sera finalement clémente et laissera place à un ciel voilé pour la soirée.

On y est


Troisième jour, redescente par la vallée voisine, le long de la rivière jusqu'à Karakol. Pas de doute, avec ces paysages nous sommes bien au Kirghizistan.

Nous suivons, Johana et Victor dans leur auberge, avant de les voir filer pour la Pamir, en se disant qu'on les recroisera peut-être sur la route ! Itinéraire différent mais même direction...

Kirghizistan


Le pays organise pour la 3ème fois les championnats du monde de jeux nomades. Ils ont lieux tous les 2 ans à Cholpon Ata à cette période. Par curiosité, nous y faisons l'aller-retour en bus pour une journée.

Première découverte, le sport phare des nomades : le kok boru. Un match à cheval assez violent où les joueurs doivent attraper un cadavre de chèvre sans pattes ni tête et l'apporter dans le but (une grande bassine) du camp opposé... on vous l'accorde, c'est étrange...

D'autant que les chevaux sont pris pour des auto-tamponeuses, qu'ils font avancer à gros coups de cravache. On n'en a jamais vu autant se renverser.

Les kirghizes en sont friands et accrochez-vous, une équipe française a fait partie de la compétition pour la première fois !

On découvre aussi une lutte particulière, où les participants se "disputent" un bâton. Puis on se rend dans une vallée qui abrite un immense camp nomade avec démonstrations de danse, chant, petits spectacles. Nous y allions pour voir la chasse à cheval avec un aigle et les courses de chiens de berger, mais n'y étions apparemment pas au bon moment.

Ce fut quand même une expérience intéressante dans une atmosphère originale.

Kok boru
Chapeaux traditionnels Kirghize


Retour à l'auberge pour boucler les sacoches, fin prêts pour ce nouveau départ !

Encore quelques pistes en tôle ondulée, on se refait les jambes après plus d'un mois sans vélo, et on profite comme toujours des paysages et des beaux spots de bivouac jusqu'à la frontière Kazakh.

Après deux mois au Kirghizistan, ça nous fait tout bizarre d'en partir.

L'heure du départ
Bah qu'est-ce qu'on trouve en bord de route !?
Ciao pays des chevaux et merci 🐎


L'œil du loup :

Nous appréhendions un peu de faire du cheval avec Lupo, qui en a souvent peur et leur aboie dessus. La rando s'est finalement très bien passée, même si il était complètement excité tout du long.

À Karakol, il trouve un copine dans l'auberge, qui sera parfois détachée pour jouer avec lui, et il est très apprécié par l'une des gérantes.

Pour les jeux nomades, il restera la journée dans le jardin... c'est la première fois de sa vie qu'on le laisse aussi longtemps seul : 10h ! Il a été bien sage apparemment.

Lupo est aussi ravi de reprendre la route et il semble ne rien avoir perdu de son entraînement.