Carnet de voyage

Toujours à poils et à vélos

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Par Tilipo
Bienvenue sur le blog des Tilipo saison 2 : notre retour en France ! Même concept. Pour garder contact et partager avec ceux qu'on aime, mais aussi pour les curieux. Suivez ici nos aventures...
Septembre 2018
365 jours
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Publié le 6 décembre 2018

Bien en Turquie, mais ici les gens sont Kurdes et fiers de l'être !

Le beau temps est de retour pour une soirée bivouac et feu de camp. Nous descendons jusqu'à Batman où nous sommes accueillis en WarmShower par Mehmet. Très sympa mais avec une organisation bien compliquée pour loger quatre cyclos et un chien.

Il nous fera quand même visiter la triste Hasankeyf. Cette petite ville touristique, avec ses habitations troglodytes datant de 12000 ans, sera malheureusement bientôt recouverte par les eaux. Suite à un long consensus avec la population, le gouvernement a finalement décidé de faire construire un barrage en aval de la rivière.

La plupart de la ville n'est même plus accessible à la visite, en chantier et envahie de camions qui y déversent du béton...

Merci Mehmet pour l'accueil !

Hasankeyf
Hasankeyf


Prochaine ville, Diyarbakir. Encore un WarmShower, beaucoup plus simple cette fois. Visite guidée de la vieille ville et nuit au club de vélo, merci Aram !

Les deux jours qui suivent sont assez monotones : grosse route plate, bordée de champs cailloux à perte de vue. Nous sommes sur l'immense plaine qui s'étend jusqu'à la Syrie, à une centaine de kilomètres de là.

Mais nous approchons des montagnes et la beauté du paysage est au rendez-vous. Route vallonnée, traversée d'un canyon et beau coucher de soleil.

Remparts de Diyarbakir
Remparts de Diyarbakir


Détour à ne pas manquer : le mont Nemrut ! On finira la montée en taxi après s'être arrêtés au village d'en dessous. On s'épargne comme ça 1500m de dénivelé sur 13km...

C'est la montagne la plus haute des environs, sur laquelle sont perchés les vestiges d'un temple/tombeau datant d'un siècle avant J.C. On y trouve des statues de dieux Grecs et un mystérieux tumulus au sommet. La petite balade était vraiment bien !

On passera la journée qui suit cloîtrés dans la chambre d'hôtel de Johana et Victor (nous, c'est tente dans la cour). Il pleut.


En route pour Adiyaman, nous voulons camper avec vue sur le lac. C'est chose faite, avec en prime une vue sur une énorme déchetterie à ciel ouvert (à droite du panorama)...

Par un concours de circonstance, en cherchant une jante pour Johana, nous assistons à un accident de vélo (rien de méchant), et une petite dame qui vient à notre rencontre nous fait comprendre qu'elle souhaite nous inviter chez elle.

Nous la suivons sans plus attendre pour passer une super journée avec Mera, Ibrahim et Berevan ! Nous mangerons comme des rois, passerons la nuit et visiterons un site antique le lendemain matin. Toujours une communication un peu difficile mais ça ne semble pas déranger Mera, qui nous fera à chacun une lecture dans le marc de café. Heureusement google traduction est là. Merci à cette famille si généreuse !

Puis c'est déjà notre dernière soirée en équipe. Le lendemain nous partirons vers le sud alors que Johana et Victor prennent la route nord pour le Cappadocce.

Ville antique de Perre


Ça fait du bien de voyager à plusieurs ! Des organisations différentes mais un rythme similaire. Nous n'aurons pas toujours trouvé les meilleurs spots de bivouac mais aurons bien profité des WarmShowers et hôtels (nécessaires aux goûts de luxe des copains 😉). On a vraiment apprécié les deux semaines partagées avec eux et on leur fait un petit coucou car ils viennent de rentrer en France !


L'œil du loup :

Plus on est de fous, plus Lupo est excité. Il a un peu de mal à canaliser son énergie surtout quand Victor l'encourage à la bêtise...

Pas toujours facile pour certains hôtes de lui faire une place, quelques gens pensent que les chiens son sales et bruyants. Cependant on lui trouvera toujours un petit endroit au chaud, cave ou garage à vélos.

Le pauvre s'est fait piqué par une abeille. Il a eu une tête de Quasimodo et couinait dès qu'on la lui touchait pendant 2 jours mais ensuite ça a été.


Et pour finir, notre nouvelle video !


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Publié le 23 novembre 2018

Deuxième crochet géorgien, nous quittons facilement le grand axe pour couper presqu'à travers champs.

De grandes plaines sèches entourées de quelques sommets enneigés, un lac frontière et nous revoilà déjà en Turquie, ce pays que nous avions tant apprécié.

Une journée comme on les aime, "Çok Güzel"!


Nous sommes encore à 2000m d'altitude environ, les nuits sont fraîches et la tente gelée le matin. Mais le soleil est avec nous, nous pouvons tout faire sécher au réveil et profiter de belles journées.

Quelques kilomètres après la frontière, nous longeons un second lac, Çildir, par une piste peu fréquentée, c'est un vrai bonheur.

Au bout du lac, nous tombons sur une brochette de chiots abandonnés. L'envie est là mais soyons réalistes... on ne peut pas les emmener. Un petit moment câlins et nous devons continuer.

Lac Çildir
Allez, tout le monde embarque !


Au cœur des montagnes, nous faisons du stop pour rejoindre le lac Van au plus vite. Une journée, 3 conducteurs et 320km plus tard, nous voici déjà à Erçis, à l'Est du lac. Le dernier chauffeur a même fait un détour pour nous amener au plus près de notre destination !


On parcourt les rives du lac pendant deux jours, jusqu'à Tatvan, à l'ouest. Nous sommes un peu déçus car nous avions beaucoup entendu parlé du lac Van, mais n'avons apprécié que la dernière partie, avec une vue sur les montagnes et une route légèrement vallonnée. Le reste était monotone et très agricole.

Vue de Timo quand il se retourne
Lac Van


Arrivés à Tatvan, les copains cyclos Johana et Victor (rencontrés lors de notre trek au Kirghizistan) venus par l'Iran, nous rejoignent et nous partons pour 2 semaines en équipe!

Précisons qu'ils arrivent avec la pluie. Les premiers coups de pédales ensemble seront bien mouillés et nous finirons dans un hôtel à Bitlis, mais ça ne durera pas... La suite dans le prochain épisode !


L'œil du loup :

Rien à déclarer, Lupo est un pleine forme et c'est toujours aussi facile de passer les frontières !

Par contre il n'a pas vraiment l'instinct paternel... Lupo n'était pas du tout à l'aise avec les petits, et voulait à peine se faire approcher.

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Publié le 14 novembre 2018

Passage obligatoire en Géorgie car les frontières azéri-arméniennes sont fermées. Le temps de faire un plein d'eau qui nous vaudra une grosse intoxication alimentaire...

Les débuts en Arménie sont donc compliqués. On prend quand même des itinéraires secondaires mais on découvre vite qu'ici, ils ne sont pas goudronnés et s'effacent peu à peu pour finir en chemin de tracteur. Sans oublier que l'Arménie est montagneuse...

Du costaud donc, on a bien poussé, mais cela nous a permis de visiter les monastères de Haghpat et Sanahin.

Monastère d'Haghpat
Monastère de Sanahin


Toujours sur des petites routes, nous ne sommes vraiment pas en forme et avons du mal à avancer.

Par chance, c'est en stop que nous rejoindrons Dilidjan, pour passer 4 jours en auberge le temps de récupérer. Cette intoxication aura duré une semaine !

Nous profiterons tout de même des beaux panoramas sur le chemin et du charme de la vieille ville.

Dilidjan


On repart enfin en forme ! Un bon dénivelé pour passer un col et descendre sur le lac Sevan pour en faire le tour en 3 jours.

À 1900m d'altitude, il fait plus de deux fois la superficie du lac Léman.

Vélo au bord de l'eau, camping sauvage et beaux couchers de soleil, ce fut une petite boucle fort sympathique.


Nous voici à Erevan la capitale. Une grande ville très "européanisée", des rues ultra propres, des magasins, cafés et restaurants partout. Rien de très intéressant pour nous mais on déambulera quand même dans les rues et les marchés.

Nous ferons une escapade d'une demi-journée au temple de Garni et au Monastère de Geghart. La route qui y mène vallait finalement plus le coup que les sites eux-mêmes. Aller en taxi, retour en auto-stop.

Pour notre dernier site en Arménie, nous attendons la fin de la pluie. Deux nuits de plus à Erevan, dans notre petite auberge familiale et très peu chère.

Place de la République
Temple de Garni
Monastère de Geghart
Mosquée bleue
Cascade
Erevan


Khor Virap. Le beau temps est enfin là pour admirer ce paysage atypique : monastère arménien perché sur une colline avec en toile de fond le légendaire Mont Ararat, culminant à 5100m. On dit que l'Arche de Noé s'y est arrêtée et y serait encore.

Nous bivouaquons avec une vue imprenable et nous promenons soir et matin dans le monastère.

C'était un aller-retour, nous repartons vers Erevan, puis direction la frontière géorgienne.

Vue de la chambre


Nous sommes attendus dans quelques temps par des amis cyclos en Turquie, donc pas de temps à perdre, nous faisons du stop. Un chauffeur de poids lourds géorgien très gentil qui ne veux plus nous lâcher, nous fait passer la frontière ! Paysages inattendus, haut plateaux, ça grimpe et la neige est proche, winter is coming...


Nous avons ressenti dans cette région de fortes tensions entre les peuples frontaliers. Les raisons sont historiques mais l'Arménie est pourtant encore aujourd'hui très enclavée, ouverte uniquement sur la Géorgie.

Plusieurs fois en Azerbaïdjan nous avons entendu "N'allez pas en Arménie !", et en Arménie "Pourquoi êtes-vous allés en Azerbaïdjan ?" "N'allez pas en Turquie"...


L'œil du loup :

Lupo s'est fait attaqué par une meute, 10 secondes ont suffit pour qu'il se retrouve sur le dos, chopé de tous les côtés. On a vite réagi, juste quelques égratignures à la sortie.

Nous n'avions jamais vu de si gros chiens. Le Gampr, berger arménien, avec une tête énorme, est un véritable ours !

À Dilidjan, malgré les premières minutes tendues, Lupo a eu une copine à l'auberge et nous une guide de la ville.

Les Arméniens semblent apprécier les chiens et les traiter correctement, bien que l'on soit tombés sur 3 tous petits, abandonnés en bord de route. Nous leur faisons un abri et leur laissons croquettes et eau.

À Erevan, les gérants de l'auberge aiment beaucoup Lupo mais il doit rester dehors, malgré la pluie.

En ville, on croise quelques chiens en laisse !

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Publié le 18 octobre 2018

Retour en Azerbaïdjan, cette fois, on le pédale. Arrivés en fin d'après-midi et sortis d'une longue attente en quittant le ferry, nous bivouaquerons aux volcans de boue, à quelques kilomètres du port, avec le couple de cyclos rencontré au terminal.

Du coup, au matin, c'est bain de boue pour Lupo ! Il n'a pas vraiment apprécié mais on a bien rigolé.

Volcans de boue
Bizarre un feu sans bois
Chewbacca !
Après le premier rinçage


Puis nous visitons la réserve de Gobustan, site archéologique dont nous sommes assez déçus, mais dont nous repartons avec plein de figues fraîchement cueillies.

Pour traverser le pays, nous décidons de suivre tant que possible les itinéraires secondaires afin d'éviter les routes trop fréquentées. Et c'est un bon choix, on se retrouve sur des pistes vraiment sympas.

Un seul petit contre-temps le premier jour... En voulant suivre un raccourci qui n'était pas sur la carte, nous nous faisons interpeller par un militaire à cheval qui nous demande d'attendre l'arrivée de ses collègue (une bonne demi-heure au milieu de nulle part). Puis c'est une voiture avec 3 militaires et une autre avec 3 policiers qui débarquent pour un long contrôle de passeport : nous ne sommes pas sensés être ici, c'est une zone pétrolière interdite... Bref, tout ça pour nous laisser continuer après une heure et une photo de nos passeports, tout roule finalement.

Impressionnant pétroglyphe... ^^
Ça y est, Lupo sait faire du vélo


Cette même journée, au moment de poser la tente, c'est un homme à vélo qui nous interpelle cette fois : il nous invite ! Nous prendrons donc le thé, puis dînerons et dormirons chez lui. Bien que la communication soit très difficile, nous sommes acceuillis chaleureusement et passons une belle soirée.

Et les bonnes surprises ne s'arrêtent pas là ! Les Azéris sont tous souriants, nous saluent, nous proposent le thé... Nous nous faisons même invités au restaurant par un jeune qui nous doublait simplement en voiture. Tous les jours ou presque, l'on nous offre des fruits (plein de grenades, des kakis, du raisin, des pommes et des poires), on n'en aura jamais mangés autant.

Et alors que nous demandions de l'eau dans un petit village, nous sommes devenus l'attraction de tout le voisinage, "tourist, tourist !". On fini par boire le thé dans le jardin d'à côté et repartons avec pain frais, fromage et fruits...

Il faut dire que sur les pistes par lesquelles nous passons, il doit y avoir peu de touristes, voire pas du tout. D'ailleurs, les gens pensent souvent que nous sommes perdus et veulent nous diriger sur la route principale.

Nos hôtes pour la nuit


Notre traversée de l'Azerbaïdjan fut authentique. Peu de beaux paysages mais des gens superbes.

Seul point noir et malheureusement pas des moindres : c'est peut-être le pays le plus sale en termes de déchets que nous ayons traversé jusqu'à présent. Ils sont partout à l'exception des centre-villes, le long des routes, dans les faussés, les lits de rivières, les "déchetteries" en plein air (et au vent)...


L'œil du loup :

La réponse est oui, Lupo peut être plus sale ! On vous rassure, on a trouvé rapidement de l'eau claire pour le débarbouiller.

Le bain de boue bien épaisse ne lui a pas plu. Il a sauté dedans (sous nos encouragements^^) pensant qu'il pourrait nager, mais impossible de bouger les pattes... il couïne pour qu'on l'en sorte, en costume de Chewbacca !

Bien qu'à nouveau propre, nous hôtes ne souhaitaient pas toucher Lupo (la grand-mère nous dit en souriant que "c'est haram"), mais n'étaient pas du tout gênés par sa présence.

Moins amusant, nous avons été attaqués par des meutes de chiens, 3 fois dans la même journée... La deuxième était vraiment impressionnante, Julie n'était pas bien. Entourés par une dizaine de gros chien qui aboient et grognent, impossible de monter sur les vélos. Nous devons marcher doucement à côté en les tenant à distance avec bâton, cris et cailloux qu'on a dans les poches.

Lupo en sort indemne, on l'a mis bien à l'abris dans sa caisse et surveillé ses arrières.

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Publié le 10 octobre 2018

Pour commencer, première vidéo de la reprise :


Trois jours à Almaty, histoire de se doucher et faire notre lessive. On en profite pour faire une balade en ville, qui n'a rien de particulier bien que ce soit la plus développée qu'on ait vue en Asie Centrale.

Nous voulons prendre un train qui nous amène direct à Aktau, à 4000km de là par la route. Les vélos devront voyager dans un train de marchandises qui arrivera à destination deux jours après nous.

Bagages enregistrés
Des heures d'attentes à la gare


C'est parti pour 3 nuits et 2 jours de voyage en train !

Les paysages sont monotones : du désert, quelques petits bleds et des chameaux.

Heureusement, notre cabine est plutôt confortable et nous avons un stock de films à regarder. On peut même s'approvisionner en nourriture lors des arrêts en gares les plus longs.

Notre petite cabine


Bien arrivés à Aktau, campement pour 2 jours au milieu de la gare... l'attente des vélos est longue.

Et quand les voilà enfin, c'est réparation obligatoire et bon coup de gueule au service des marchandises car le vélo de Timo fait peur à voir. Les employés ont roulé avec le cadenas..., ce qui a arraché le dérailleur !

Ce n'est finalement que la patte de dérailleur qui a cassé et nous en avons de rechange ! (Merci Alphonse)

Petite journée et bivouac avec un couple de cyclos franco-polonais, Ania et Yoann, pour nous changer les idées, puis nous roulons vers le port.

Les vélos sont là !
Anis et Yoann
Derniers coups de pédales au Kazakhstan


Après plus de 100km dans la journée, en pensant qu'il y aurait un ferry le lendemain matin à 6h, c'est tout compte fait trois nuits que nous passerons au terminal...

L'organisation est dingue autour des ferries de la mer Caspienne. Avec de vieux bateaux, du vent et du personnel incompétent, personne ne semble savoir quand arrivera le bateau.

Après plusieurs faux espoirs, on nous réveille à 1h du matin pour acheter les tickets, car "le ferry arrive dans 2h", mais en réalité nous n'embarquerons pas avant 13h.

Bref, mieux vaut être patients. On partagera l'attente avec plusieurs voyageurs, à pied, en vélos, en van et en voiture !


Après 5 mois géniaux passés en Asie Centrale, nous sommes tout de même contents de la quitter.

Bien qu'elle nous ait offert des paysages spectaculaires et des rencontres marquantes, il a été dur pour nous de s'habituer à certaines différences ou normes. Particulièrement sur le respect de la sphère privée et le sens du service. Pour nous qui sommes toujours dehors, ça n'a pas été facile voir pesant : toujours être observés (de près), on touche à nos affaires sans gêne, on essaie nos vélos pendant que nous faisons des courses, on vient discuter alors que nous dormons,... Beaucoup d'interactions peu enrichissantes et très peu d'invitations ... Et les fois où nous allons au restaurant ou dans une auberge, chaque demande auprès du personnel semble les embêter. Nous avons senti planer une nonchalance générale... On soulignera également leur forte consommation de vodka !

Nous sommes donc un peu déçu de l'accueil global dans cette région du monde, surtout côté Kirghize et Kazakh, où leurs valeurs semblent être remplacées peu à peu par celle de l'argent. Bien entendu, ce n'est que le retour de notre expérience !

Un petit conseil avant un éventuel départ en Asie Centrale, apprendre quelques bases de russe peut s'avérer très utile et sûrement faciliter les contacts.

Mention spéciale pour les pistes et les itinéraires secondaires incroyables, qui nous font sentir bien seuls au milieu d'immenses étendues et paysages sublimes. On y aura redécouvert le vélo !


L'œil du loup :

A votre avis, Lupo peut-il être plus sale que ça ?


Lupo peut monter dans le train avec nous ! Seule condition, nous devons acheter une cabine entière, soit 4 billets. Mais ça nous arrange bien finalement, on est tranquille et on a un peu d'espace.

Les arrêts sont assez fréquents, on peut donc le sortir régulièrement. Le chef de wagon nous prévient même des arrêts les plus longs. Le trajet se passe donc sans encombre pour Lupo, qui est très patient et calme malgré le manque d'activité.

Par contre, il a été mal reçu à l'arrivée dans le ferry et interdit de cabine, mais nous lui trouvons une petite place dans le couloir. Et au final, il y sera même mieux nourri que nous ! Lupo impressionne les autres voyageurs par sa sagesse.

16
sept
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sept
Publié le 24 septembre 2018

Retour dans ce pays immense aux paysages hors normes.

Nous avons repéré un bon itinéraire qui nous fait découvrir la région d'Almaty. Nous commençons par un petit crochet au "Moon Canyon" conseillé par Johana et Victor.

Un pique-nique, un dévoilage de roue et ça repart en dérapage dans le sable...

Entrée dans le Moon Canyon
Bel atelier


Deuxième crochet, de 200km cette fois, pour rejoindre plusieurs lacs de montagne.

Entre steppes et canyons la route qui y mène est déjà impressionnante.

Les derniers kilomètres pour accéder au premier lac sont intenses : traversée de rivière, chemin escarpé, tout ça avec du dénivelé bien-sûr. C'est la première fois qu'on doit réellement pousser les vélos sur 2km !

Nous parvenons finalement au "Kaindy lake", sûrement le plus surprenant avec ses troncs immergés.

Nous nous ferons offrir le repas en arrivant par un chauffeur de taxi attendant ces clients et camperons ici pour la nuit. Au matin la tente sera recouverte de gel. Ça reste cependant un super spot.

Sur la route des lacs
Kaindy lake


Deux lacs d'un coup pédale. Encore une belle petite montée mais bien goudronnée pour arriver au "Kolsay 1". Nous profitons de la vue et y bivouacons avant de se dégourdir les jambes le lendemain matin : 4h30 de rando pour aller voir le "Kolsay 2".

On ne se croirait pas au Kazakhstan !

C'est les jambes un peu lourdes que nous redescendons dans la vallée en vélo l'après midi.

Kolsay 1
Kolsay 2


Dernier crochet mais pas des moindres, le fameux "Charyn Canyon". Nous sommes transportés dans un mini Ouest Américain.

Le premier jour aura une ambiance un peu particulière au son d'une fête étudiante... Heureusement ils ne resteront pas la nuit. Nous profiterons tout de même d'une douche dans la rivière, un beau coucher de soleil et des restes de nourriture à partager 😅.

Quand au lendemain matin, c'est petit déjeuner avec vue imprenable et remontée mémorable, seuls au milieu du canyon !

La descente s'annonce technique...


C'est en stop que nous avions prévu de finir la route jusqu'à Almaty, et c'est chose faite ! Coup de chance, après notre pique-nique de midi une camionnette est sur le bas côté. Une petite parole au chauffeur et nous embarquons...


L'œil du loup :

Lupo aussi s'est fait offrir le repas en arrivant au Kaindy lake, un gros reste de riz et viande !

À Charyn Canyon, nous faisons une belle rencontre : Chris et sa chienne Jazzman des États-Unis, qui voyagent ensemble depuis 1 ans et demi en vélo puis en sac à dos. Une copine pour Lupo et quelques heures de discussion bien sympa pour nous.

5
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sept
Publié le 20 septembre 2018

Après avoir déposé les parents à Bishkek, nous repartons à Karakol où nous rendrons la voiture.

Nous ne voulons pas quitter le pays sans avoir fait un trek sur plusieurs jours.

Nous partons donc pour l'ascension qui mène au lac Ala Kul : 3 jours qui commencent par une journée et demi de rando à cheval.

Par le plus grand des hasards, nous serons accompagnés par Jojo et Totor, un couple de cyclo' français avec qui le courant passe bien !

Temps mitigé sur la première journée, mais l'ambiance est au rendez-vous. Arrivée à Altyn Arashan, petite baignade dans des bains tièdes en fin d'après-midi et nuit en "refuge".

La fine équipe
Altyn Arashan


Deuxième journée, on part sous un grand soleil. Les chevaux nous montent au fond de la vallée et nous laissent au pied d'un pierrier (les bêtes ont bien transpiré). Il nous faut maintenant franchir ce mur, droit dans le pentu pour découvrir le spectacle.

Magique, les photos parlent d'elles-même. Nous sommes encore une fois émerveillés par ce que nous voyons. Le lac Ala Kul prend directement place dans nos coups de cœur 💙.

C'est par contre sous la pluie/grêle que nous descendrons et monterons le camp. La météo sera finalement clémente et laissera place à un ciel voilé pour la soirée.

On y est


Troisième jour, redescente par la vallée voisine, le long de la rivière jusqu'à Karakol. Pas de doute, avec ces paysages nous sommes bien au Kirghizistan.

Nous suivons, Johana et Victor dans leur auberge, avant de les voir filer pour la Pamir, en se disant qu'on les recroisera peut-être sur la route ! Itinéraire différent mais même direction...

Kirghizistan


Le pays organise pour la 3ème fois les championnats du monde de jeux nomades. Ils ont lieux tous les 2 ans à Cholpon Ata à cette période. Par curiosité, nous y faisons l'aller-retour en bus pour une journée.

Première découverte, le sport phare des nomades : le kok boru. Un match à cheval assez violent où les joueurs doivent attraper un cadavre de chèvre sans pattes ni tête et l'apporter dans le but (une grande bassine) du camp opposé... on vous l'accorde, c'est étrange...

D'autant que les chevaux sont pris pour des auto-tamponeuses, qu'ils font avancer à gros coups de cravache. On n'en a jamais vu autant se renverser.

Les kirghizes en sont friands et accrochez-vous, une équipe française a fait partie de la compétition pour la première fois !

On découvre aussi une lutte particulière, où les participants se "disputent" un bâton. Puis on se rend dans une vallée qui abrite un immense camp nomade avec démonstrations de danse, chant, petits spectacles. Nous y allions pour voir la chasse à cheval avec un aigle et les courses de chiens de berger, mais n'y étions apparemment pas au bon moment.

Ce fut quand même une expérience intéressante dans une atmosphère originale.

Kok boru
Chapeaux traditionnels Kirghize


Retour à l'auberge pour boucler les sacoches, fin prêts pour ce nouveau départ !

Encore quelques pistes en tôle ondulée, on se refait les jambes après plus d'un mois sans vélo, et on profite comme toujours des paysages et des beaux spots de bivouac jusqu'à la frontière Kazakh.

Après deux mois au Kirghizistan, ça nous fait tout bizarre d'en partir.

L'heure du départ
Bah qu'est-ce qu'on trouve en bord de route !?
Ciao pays des chevaux et merci 🐎


L'œil du loup :

Nous appréhendions un peu de faire du cheval avec Lupo, qui en a souvent peur et leur aboie dessus. La rando s'est finalement très bien passée, même si il était complètement excité tout du long.

À Karakol, il trouve un copine dans l'auberge, qui sera parfois détachée pour jouer avec lui, et il est très apprécié par l'une des gérantes.

Pour les jeux nomades, il restera la journée dans le jardin... c'est la première fois de sa vie qu'on le laisse aussi longtemps seul : 10h ! Il a été bien sage apparemment.

Lupo est aussi ravi de reprendre la route et il semble ne rien avoir perdu de son entraînement.