Carnet de voyage

Colombie

7 étapes
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Dernière étape postée il y a 658 jours
Un pays presque deux fois plus grand que la France, bordé par deux océans.
Décembre 2017
20 jours
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Publié le 4 décembre 2017

Je commence directement ce chapitre par Minca car nous sommes tombés sous le charme de ce petit village.

Minca, cascades et colibris, café et chocolat !

Bien sûr, nous sommes arrivés par Barranquilla (sans intérêt), Santa-Marta, mignonne avec son port de pêche et un peu moins avec ses rues défoncées ! Et de là, taxi collectif pour Minca. Je vous mets le lien : http://ranchodelalunaenminca.com

Notre cabane avec vue sur Santa-Marta !

Chants d'oiseaux mélodieux, grognements des singes au petit matin : un délice pour nos oreilles, un de plus ! Car en fait, notre odora aussi est à la fête : le parfum du café et du cacao torréfié nous tire de notre lit.


Chocolat à l'eau : un choc pour nos papilles !

Andréa et son chocolat

Andréa broie ses fèves de cacao
Chat d'Andrea mangeant du chocolat 100%
Quand on vit au royaume du chocolat, même le 🐈 en mange !

C'est un festival d'oiseaux et de papillons ! Impossible de s'en lasser. Je vous mets un colibri, bien que ce ne soit pas ma photo.

Colibri attiré par l'eau très, très sucrée ! 

Cascade et bains, plantations de café Victoria.

Au loin, la plantation de café Victoria. 

Retour à Santa-Marta.

Retour de pêche
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Publié le 13 décembre 2017

Nous avons trouvé un logement dans le quartier de Getsemani, autrefois, un quartier très chaud. Mais ce sont, en fait de très jolies ruelles colorées et fleuries ! Il a l'avantage d'être proche du centre historique, les logements sont abordables.

Le quartier de Getsemani

Les rues de la vieille ville.

Les rues de la cité intramuros.

Ses fortifications, les plus grandes que les espagnols aient construites, abritent d'imposantes églises et de jolies ruelles. Et pour cause : elles protégeaient, autrefois l'or et les trésors, pillés aux populations indigènes, lors de génocides !

Castillo de San Felipe de Barajas

"Son" or ! Impressionnant, fascinant ! Le musée de l'or nous a inspiré. Nous avons envie d'en savoir davantage sur ces populations disparues. C'est décidé ! Nous passerons par San Agustin !

Musée de l'or

La Navidad !

Les illuminations de Noël à Carthagène.
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Publié le 13 décembre 2017

Du centre du commerce mondial de la cocaïne, il en est né une ville moderne, propre et agréable avec ses parcs et ses œuvres d'art. Les souvenirs de l'insécurité passée sont tenaces ! Medellin, les pétards du premier décembre fête la mort de Pablo !

Medellin, son métro et son téléphérique !

Alors oui, nous avons pris ce téléphérique en espérant accéder au parque Arvi. Malheureusement, plus on montait, plus le temps se gâtait, nous n'avions pas prévu de vêtements chauds. Mais rien que le téléphérique vaut le coup ! Il surplombe les quartiers pauvres : rues tellement étroites et en pentes que très peu de véhicules peuvent circuler. Vu de haut, c'est fascinant ! Vu d'en bas, c'est pas mal, non plus ! Nous l'avons testé : un bus pris dans le mauvais sens, et nous voilà embarqués dans les favelas. Disney Land, avec un peu plus d'adrénaline !

Les hauteurs de Medellin
Les hauteurs de Medellin

Sur le Parque Berriot, devant la Basilica de la Candelaria : un moment très sympathique !

Botéro par ci, Botéro par là !

Et de belles rencontres !

Vendeur de 🐜 fourmis confites, vendeur de chaussures de sport déconfites ! On y croit !

Beaucoup d'émotions fortes ! Mais en aucun cas de sentiment de crainte ou d'insécurité !

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Publié le 13 décembre 2017

Du centre du commerce mondial de la cocaïne, il en est né une ville moderne, propre et agréable avec ses parcs et ses œuvres d'art. Les souvenirs de l'insécurité passée sont tenaces ! Medellin, les pétards du premier décembre fête la mort de Pablo !

Medellin, son métro et son téléphérique !

Alors oui, nous avons pris ce téléphérique en espérant accéder au parque Arvi. Malheureusement, plus on montait, plus le temps se gâtait, nous n'avions pas prévu de vêtements chauds. Mais rien que le téléphérique vaut le coup ! Il surplombe les quartiers pauvres : rues tellement étroites et en pentes que très peu de véhicules peuvent circuler. Vu de haut, c'est fascinant ! Vu d'en bas, c'est pas mal, non plus ! Nous l'avons testé : un bus pris dans le mauvais sens, et nous voilà embarqués dans les favelas. Disney Land, avec un peu plus d'adrénaline !

Les hauteurs de Medellin
Les hauteurs de Medellin

Sur le Parque Berriot, devant la Basilica de la Candelaria : un moment très sympathique !

Botéro par ci, Botéro par là !

Et de belles rencontres !

Vendeur de 🐜 fourmis confites, vendeur de chaussures de sport déconfites ! On y croit !

Beaucoup d'émotions fortes ! Mais en aucun cas de sentiment de crainte ou d'insécurité !

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Publié le 17 décembre 2017

Évidemment, la capitale est perchée à 2600 mètres d'altitude ! On pourrait se dire qu'à cette altitude l'air y est frais et bon. Et bien non ! Bien que beaucoup d'habitants n'aient pas de voiture, les embouteillages sont monstrueux. Les camions nombreux, les vieux bus polluent sans soucis, les taxis roulent comme des hallucinés. Il faut courir sur les passages piétons car on n'est pas à l'abri d'un feu rouge brûlé ou d'un coup de klaxon furieux ! Alors je vous laisse deviner l'odeur de cette ville, qui pénètre jusque dans les appartements.

Nuits de Bogota, nuits de la Navidad !

Fuir ! Le petit train pour Zipaquira et sa mine de sel ! Une belle surprise ! Dans ce vieux train, en service uniquement le weekend, je ne vois pas d'autres touristes. Les Colombiens y sont très communicatifs, joyeux et charmants. Quelques notes de musique et c'est tout le wagon qui se met à chanter ! Nous n'avons pas vu passer ces 2 heures de transport pour Zipaquira et sa mine de sel.

La cathédrale de sel, installée dans la mine rend hommage aux hommes qui y ont travaillés.

Les graffitis : ils ne laissent pas indifférent. Ils ne sont pas tous très beaux, mais on a plaisir à les regarder ! Quartier de la Candelaria.

Les graffitis de Bogota.

Le musée de l'or de Bogota, incontournable ! 35000 merveilles pré-hispaniques !

De l'or, de l'or, de l'or...

C'est un pur bonheur tous ces parcs à Bogota !

Enrique Holaya Herrera National Park

Les bons côtés de Bogota ! Merci à Maria de nous les avoir révélés !

Fruits fabuleux, pâtisseries fantasques, jardins d'Éden privés absolument divins !

Nous appréhendions un peu cette capitale, car les informations télévisées relayaient très souvent les agressions, les heurts, les manifestations de Bogota. Nous sommes ravis d'y être passé, mais nous n'y retournerons pas sans une bonne raison.

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Nous arrivons en pleine nuit, bringbalés dans un 4*4, pendant 1h30, de Neiva à Villavieja ! Nous sommes une dizaine. Le gars du 4*4 nous dépose dans l'auberge de jeunesse près de l'observatoire et refuse d'aller plus loin, dans l'hôtel que nous avions choisi. Du coup, changement de programme ! Il est une heure du matin.

Désert gris

Mais quel bonheur au réveil ! Passer d'un air pollué à un air pur, de l'agitation au calme, des constructions anarchiques de la ville à un paysage tout en harmonie ! Le silence !

Désert rouge

Les sentiers sont une merveille ! Le désert est peuplé d'oiseaux ! Et de nombreux autres animaux, en particulier les serpents la plupart mortels ! Nous en avons vu les nombreuses traces dans le sable.Whaou, whaou, whaou !

Un désert pas si sec !

Le petit village de San Agustin est surtout connu pour son parc archéologique. Mais franchement, ses paysages, en partie modelés par ses habitants, sont de toute beauté (et me rappellent ceux de Bali).

Rio Magdalena et les paysages de San Agustin

Tour de San Agustin en jeep avec Gustavo

Fabrique de pain de canne à sucre au cours de notre tour en jeep.

Dans les deux parcs archéologiques de San Agustin, les merveilleuses sculptures monumentales dépassent, de loin, par leur taille et leur beauté, tout ce que j'ai déjà pu voir, en Bretagne où en Corse ! (Quelques stèles ont été découvertes encore en 1975).

Sculptures à vocation funéraire de toute beauté !

La route entre San Agustin et Popayan, ballotés dans un van aux armortisseurs complètement morts, de la piste ! La nuit va bientôt tomber et nous nous apprêtons à passer une nuit d'enfer ! Et là, petite consolation : toujours ces sublimes paysages ! Muy lindo !

Sur la route sans bitume de San Agustin à Popayan (💯 kms !)

En route pour la frontière avec l'Equateur...

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Publié le 1er janvier 2018

Dernière petite chose à voir avant de quitter la Colombie : une cathédrale construite entre deux pans de montagne, une merveille de jour comme de nuit ! C'est un lieu de pèlerinage, construite car la vierge serait apparue à cet endroit à une indigène, en 1754. Personnellement, je crois que l'Eglise est un commerçant hors-pair. Ça ne vous fait pas penser à un autre lieu ?


El Sanctuario de Las Lajas en Ipiales !

Passage de la frontière à Tulcan à pieds. Il faut quand même s'armer de patience, car il y a beaucoup de monde, fêtes de fin d'année obligent ! Les équatoriens ont passé la frontière pour acheter leurs cadeaux de Noël en Colombie et rentrent chez eux. Difficile de tout caser dans les bus et les vans.

Poste de frontière Colombie/Équateur.

La Colombie, mais plus particulièrement les villes, est marquée par un imaginaire négatif de violence. Il y a environ 15 ans, la violence était à son paroxysme. Le cas des guérilleros des farcs est en train de se régler. Dans les esprits des Colombiens, la crainte est papable. Chaque personne que nous avons rencontrée, insistait vivement sur le fait d'être prudent, vigilant, attentif. Un exemple : à plusieurs reprises on nous a conseillé d'avoir une somme d'argent sur nous, à donner à un éventuel agresseur, afin de ne pas opposer de résistance, pour ne pas arriver au pire !Toujours surveiller ses sacs ! Ne pas tenir son mobile à la main. Rentrer vite dès que la nuit tombe, il y a des quartiers où il ne faut pas trainer !

Je pense que les Colombiens sont plus dans cet état de surveillance extrême que nous-même. De très nombreuses brigades de police privée ou pas arpentent les rues. Résultat : zéro désagrément. Que des gens gentils et accueillants !