Carnet de voyage

Chili, nature épanouie !

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Un cigare de quatre mille kilomètres dont le bout incandescent s'appelle la Terre de Feu (S. Tesson)
Mars 2018
25 jours
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Après quatre heures d'attente à Hito Cajón, (par une température proche du zéro) la frontière entre Bolivie et Chili, le minibus nous descend à San Pedro de Atacama. La route, reposante, est absolument époustouflante ! Un bonheur de plus pour nos yeux qui ont déjà beaucoup brillés devant les plaines des hauts plateaux boliviens !

La piste à Hito Cajón, suivie d'une magnifique route chilienne.

Ce que nous avons vu du désert, c'est un millième de sa superficie !

En jaune, le désert !

Le passage obligé par la douane à San Pedro, est des plus aléatoire et cocasse ! Petite explication : d'après le chauffeur du bus, les fruits, les graines, les plantes sont interdits, mais si on en possède, on peut les laisser dans le bus, avant le passage à la douane, et les récupérer après !?! C'est ce que nous faisons pour les fruits que nous avons dans notre petit sac à dos. Mais problème pour les plantes et graines que nous avons dans nos gros sacs. Donc passage au détecteur...sueur froide...et là...notre douanier nous détecte... notre petit pot de miel, souvenir de Lima !!! Nooon, pas notre pot de miel ! Sachant que nous sommes dans un désert, et que de la végétation, il n'y en a pas ! Du miel, il ne risque pas d'y en avoir non plus !

Protestations...bla-bla-bla de la part du douanier ! Confiscation du pot de miel ! Toutes nos graines et plants d'orchidées alors ?!? Sacrés douaniers chiliens !!!

Les alentours de San Pedro de Atacama, à l'horizon le volcan Licancabur sur les hauts plateaux boliviens.

Curieusement, nous n'avons pas pris de photos du village, choqué par le flot de touristes qui parcourent les rues. Cette photo est issue d'Internet. Les personnes originaires du village vivent sur la périphérie. Le centre est entièrement dédié aux touristes. Les maisons sont de type "hacienda", jolies. Mais nous n'avons pas aimé. Après la Bolivie, ce n'était pas possible. On peut parcourir entièrement le village à pied. Ça c'est vraiment bien.

Rue de San Pedro de Atacama

Le ciel est parait-il d'une clarté exceptionnelle, là je n'en suis pas si sûre. Mais ce désert est le plus aride du monde ! Là non plus je ne suis pas sûre, après y avoir vu un arc en ciel ! Cela doit dépendre de la direction dans laquelle on regarde. Mais c'est vrai que dans la "Valle de la Luna", Il n'y pousse rien.

La "Valle de la Luna"

Bien sûr, il faut payer des circuits touristiques pour découvrir toutes ces beautés ! Après être passés par la Bolivie, les prix nous semblent particulièrement excessifs. On le savait qu'au Chili, la vie serait chère !

Mirador de Kari, Piedra del Coyote inoubliable !

Bien loin d'avoir tout découvert, nous prenons la direction de Calama en bus. Traversons le désert pendant deux heures. Puis, direction La Serena par bus de nuit : la Plage, enfin !

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Sur la route de San Pedro de Atacama à la Serena, en passant par Calama, 1165 kms en 16 heures de bus, ce qui est finalement assez rapide ! Quelques monuments, au milieu du désert, nous rappellent où nous sommes : le Chili, pays où la culture européenne est la plus affirmée. La première surprise passée à San Pedro de Atacama (en effet, les rues peuplées de touristes nous avaient vraiment rebutés) nous voilà prêts, notre curiosité stimulée à l'idée de découvrir tous les contrastes de ce pays.

Le drapeau chilien "la Estrella Solitaria"

La plage, enfin ! Nous sommes sur la côte pacifique. Après avoir traversé le Pérou puis la Bolivie par les hauts plateaux et leurs très hautes montagnes, leurs déserts, c'est avec beaucoup de bonheur que nous posons nos valises à roulettes à l'Hostal Maria's Casa ! Vite la mer ! Nous mettons le cap sur le phare, tout au bout de l'avenida Francisco Aguirre, un phare monumental si beau de loin ! De près, il est bien triste, avec toutes ses fissures. La succession des tremblements de terre finira bien par le faire tomber, malgré les soins de la municipalité.

Playa Grande le long de l'avenida del mar.

Le centre historique est entièrement constitué d'édifices coloniaux. Le palais de la Serena, façade blanche et rouge, dans lequel se trouve les services de la municipalité, construit au milieu du XX ème siècle, est un bel exemple. Malgré les tremblements de terre, les reconstructions respectent le style colonial.

Un peu de poésie qui nous rappelle l'Espagne, par une petite phrase tirée du célèbre roman de Don Quichotte de Miguel de Cervantès : "La liberté, Sancho, est un des dons les plus précieux que le ciel ait fait aux hommes. Rien ne l'égale, ni les trésors que la terre enferme en son sein, ni ceux que la mer recèle en ses abîmes."

Cette petite phrase illustre notre état d'esprit, jubilatoire, à ce moment de notre voyage ! La liberté nous l'avons, les trésors de la terre, nous en avons vu déjà quelques uns, et il nous en reste encore tant à découvrir !

Don Quichotte de la Mancha et son fidèle compagnon Sancho Panza : "Le Panza est ici et le Don Quichottisme aussi " !

Collée à La Serena, au sud, il y a Coquimbo. En quechua, cela veut dire "eaux tranquilles". Impensable de ne pas y passer ! Sa faune est sans aucun doute très intéressante. A commencer par les pirates qui sévicent dans ses eaux !

Les pirates pullulent dans les eaux de Coquimbo !

Coquimbo est "populaire", comparée à La Serena. Pas de jolis édifices coloniaux ! N'empêche, c'est là que les pélicans volent en escadrille et plongent comme la foudre...

Les pélicans foisonnent lors du retour des bateaux de pêche.

... que les lions de mer languissent parmi les carcasses rouillées des chalutiers déchus...

Les lions de mer prolifèrent, scotchés à leurs rochers.

... que les Larosterna Incas, si délicats, tentent de se faire une petite place...

Larosterna inca ! Si jolis sur le pont du petit bateau !

... c'est là que l'on déniche la "reineta", la "corvina", le "congrio colorado", poissons goûteux. Bref, c'est là qu'il faut aller pour sentir l'odeur puissante de la mer chilienne, son iode inaltérée ! Nous voici à la Caleta, le coin des pêcheurs !

Les Ceviches chiliennes abondent sur les étals des poissonniers !

Les photos suivantes sont prises de la mosquée, qui surplombe la ville, financée par le roi du Maroc. Une mosquée de marbre, de bois sculpté et de mosaïques ! Quelle curieuse chose ! Ses mosaïques me rappellent Malaga.

Vue sur Coquimbo, sa Playa Grande, tout au loin, La Serena.

Comme d'habitude, nous avons beaucoup marché. Nous rentrons avec bonheur à notre logement, son petit jardin et ses colibris, pour y déguster un de ces cépages, disparus en France : un Carménère, décimé par le phylloxera au XIXe siècle en France, personne ne savait qu'il avait fait le voyage vers le Chili quelques années auparavant ! C'est en 1994 qu'un spécialiste français l'a découvert. Le Carménère est en train de devenir le porte drapeau du Chili !

Poivron vert, chocolat, confiture de cerises, terre humide, épices... C'est tout cela...un Carménère !

Toutes ces découvertes gustatives nous ont données l'envie d'aller voir sur place. Sur la route de la Serena à Paihuano, les vignobles chiliens défient les lois de la nature ! C'est la magie du climat désertique ! En route pour Pisco d'Elqui (petite ville qui à changé de nom pour des raisons évidentes commerciales, mais qu'importe). Depuis notre traversée du Pérou, nous goûtons, dès que nous le pouvons le "Pisco Sour", élaboré à base de Marc de vin blanc (muscat ou torontel), citron vert et un autre ingrédient secret. Un délice traître !

Les vignes à flanc de coteau aride ! Impressionnant, irréel !

Nous y voici, à la bodega de Dona Josefa, la fameuse distillerie et son vignoble de raisin blanc et rose, le moscatel. Ses Pisco à 35° et 40° sont une merveille !

Vignobles de moscatel en vallée d'Elqui

Célèbre pour son féminisme.

L'enfant du pays Gabriela Mistral, modeste institutrice, écrivaine et diplomate, devenue Nobel.

Bien sûr, nous avons aussi observé la voûte céleste depuis cette vallée, dont le ciel est réputé pour être le plus pur. Mais cette fois-là, il y avait des nuages. Seule la Cruz del Sur était comme une évidence pour nos yeux inexpérimentés. Elle nous indique le...Sud ! Avec des explications techniques chuchotées en espagnol, finalement trop opaques, nous sommes rentrés un peu sur notre faim par cette expérience, bien que l'ambiance feutrée nous ai beaucoup plu. Les photos qui suivent ne sont pas de nous.

Ambiance mystérieuse au cœur de la nuit chilienne, lors d'un tour d'astronomie !

Et voilà, plus nous nous dirigeons vers le sud du Chili, plus nous nous plongeons avec délice dans des lieux plein de mystères et de beauté !

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Publié le 26 décembre 2018

De ce ponton géant, nous avons une vue sur Viña del Mar, larges avenues, buildings chics, ville balnéaire dont la plage de sable blanc s'étant sur plus de 2 kms, bordée par une promenade munie d'un parcours sportif. La vieille grue, fraîchement rénovée, est l'attraction touristique principale de la ville. A notre grande surprise, il n'y a qu'un seul bar-café où se poser, et il faut faire la queue pour s'y installer ! Trop difficile pour nous ! Nous nous allongeons sur le sable et contemplons la mer dans le soleil couchant.

Muelle Vergara face à la plage de Viña del Mar
Soleil couchant sur Viña del Mar, à l'horizon, Valparaíso !

Somptueux bâtiment d'inspiration française, au style classique et rococo, meubles importés de France et d'Espagne, gratuit ! Malheureusement, les séismes l'abiment peu à peu. Nous avons beaucoup apprécié ce lieu, ainsi que son petit café qui donne sur les jardins.

Museo Palacio Rioja à Viña del Mar

Comme toujours, nous sommes irrésistiblement attirés par les jardins. Belle promenade autour de la lagune rafraîchissante du jardin botanique de Viña del Mar ! On y trouve des collections de cactées fabuleuses !

Le jardin botanique

De style franco-allemand, le château Wulff, construit par Gustave Wulff en 1905 sur les rochers ! Comme un trait d'union de charme entre Viña del Mar et Valparaiso.

El Castillo Wulff et sa vue imprenable sur l'océan Pacifique !

Un vieux trolley nous emmène à Valparaíso ! Cette ville fait rêver tous les artistes du monde ! Tous les gens, un peu bohème dans leur cœur ! Savez-vous combien de collines constituent, la ville de Valparaíso ? Eh bien oui...pas moins de 42 !!! On les nomme Cerró.

Funiculaires de Valparaíso

Maisons de ville dans tous leurs états : maisons d'artistes, maisons de briques, maisons de broc, maisons curieuses, façades "soignées", on s'interroge !? Rarement laides, souvent drôles, populaires. La ville rêvée de l'artiste qui la peinte !

Escaliers bleus et amoureux !

Les chats de gouttière se distinguent par leur drôlerie !

Chats égarés dans rues de Valparaíso !

Chien errant, chiens pédants, chien aimant, chien allemand... Chien de rien, chiens vauriens, chien câlin, chien repeint... Curieusement, tous ces chiens sont plutôt sages, n'aboient pas, et parfois nous accompagnent volontier lors de nos balades ! Ils collent à nos pas, sans rien nous demander. Se couchent à nos pieds quand nous faisons une pause et ont le don de nous faire fondre rien qu'en nous regardant !

Chiens amusants des rues de Valparaíso !

Nous gravissons l'un des cerros de Valparaíso : le cerró Bellavista, au sommet duquel se trouve "La Sébastiana", l'une des nombreuses maisons de l'écrivain Pablo Neruda, une maison pleine de poésie, au milieu de vieux squats, enchevêtrement d'escaliers, street art, rues biscornues, funiculaires antiques... Et pour finir, la récompense : vue splendide sur Valparaiso !

Cette ville est magnifiquement poétique !

Impossible de nous demander de rester cloîtrés dans notre chambre ! Après avoir découvert Valparaíso de jour, la tentation est trop forte de la contempler de nuit ! Et cerise sur le Valpo... ! C'est nuit de pleine lune !

Valparaíso
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En descendant vers Puerto Montt, le paysage change. Mille kilomètres parcourus en autobus, et au petit matin...il y a comme un petit air breton, ou alors un parfum d'Irlande, où bien encore... Quelque chose de connu, rassurant et douillet, comme si nous étions rentrés à la maison. Une végétation qui nous rappelle celle de nos bocages, bien que les espèces soient complètement différentes. Champs de blé, fraîchement moissonnés, vaches blanches et noires, cochons fanfarons.

Un petit air de bocage, sur la route, en descendant vers Puerto Montt.

C'est une ville peu touristique et inconnue de nous jusqu'alors. Elle se trouve simplement sur notre route, une porte d'entrée pour la Patagonie. Mélange de modernité et de tradition. La grande galerie commerciale et son café panoramique...et à ses pieds, quelques bateaux de pêche.

Vue du "Paseo Costanera" : le centre commercial !

Les rues de la petite ville sont paisibles, la nature y est bien présente, par ses herbes folles.

Rues bigarrées du vieux Puerto Montt.

Les petits bateaux de pêche colorés à la sortie sud de Puerto Montt.

Les couleurs de cet endroit paisible sont un régal pour les yeux.

Après notre balade au bord du Pacifique, nous nous jetons dans un petit resto à viande "El Fogón de Pepe" (le Chili étant réputé pour sa qualité de viandes) Eh bien oui, le poisson, ça sera pour plus tard ! Ah, quel bonheur ! Pisco Sour et pièce de bœuf cuite à notre goût !

En "El Fogón de Pepe"

Le lendemain, nous entreprenons de visiter l'île d'en face : Isla Tenglo, sur laquelle, nous avons failli nous perdre ! L'odeur des algues, étendues sur la grève, me rappellent des souvenirs d'enfance ! Quelques belles mûres, pour le cas où ça se compliquerait !Impossible de rebrousser chemin ! C'est marée haute : impossible de longer la côte à pied ! Arrivés au bout de l'île, nous rencontrons une habitante qui accepte de nous faire passer de l'autre côté. Ouf !

Petit port de pêche entre l'île Tenglo et Puerto Montt.

La pêcherie "Angelmo" et son petit marché sont un enchantement. Perchés sur les pilotis, une multitude de mini-restaurants, proposant du saumon à la plancha et du Pisco Sour à petit prix. Nous nous installons chez Dolorès, qui nous régale autant avec son saumon et son Pisco qu'avec son bavardage ! Le spectacle est autant sur les étals que dans l'eau ! Les lions de mer sont encore différents de ceux de Coquimbo. Ils adorent défier les chiens errants, dans la grève. Leur concert de grognements et d'aboiements font le bonheur des passants. Si vous vouliez prendre votre "almuerzo" au calme... et bien, c'est raté ! Au fait, vous saviez que les pigeons aimaient aussi les têtes de poissons morts !?

Qué es eso ?

La présence des lions de mer, fait le bonheur des touristes mais aussi le désespoir des pêcheurs ! Ils sont protégés, jusqu'à présent, par une interdiction de chasse. Ils se multiplient près des ports de pêche, ne chassent plus. Le son du bateau à moteur est pour eux le signe d'une nourriture facile !

Jolie étape que celle de Puerto Montt ! Demain, nous prenons le bus "Cruz del Sur" pour Ancud, petite ville au nord de "l'Isla grande de Chiloé". Ça va être charmant, pittoresque et plein d'histoires !

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Publié le 14 décembre 2019

Chiloé, le début de la Patagonie, une Patagonie comme on ne s'y attend pas ! C'est une île, la deuxième plus grande de la Patagonie, après la Terre de Feu. Terre de légendes, peuplée de d'êtres féeriques, mer de bout du monde, hantée de monstres mythologiques. Ça ne vous rappelle pas un certain pays, une certaine culture, une certaine communauté, une certaine région de France ?

Nous arrivons sur l'île de Chiloé par le ferry dans le port de l'une des deux principales petites villes : Ancud (l'autre ville étant Castro). Notre logement est à deux pas des anciennes fortifications espagnoles : le fort de San Antonio.

Notre logement à Ancud
Façade en écailles de poisson
Pas difficile de trouver une vue sur mer, dans une de ces petites maisons en écailles de poisson !

Pause à Ancud.

En face, l'île de Chiloé...
Tout est paisible à Ancud !

Notre première sortie à pour objectif de découvrir la faune marine de cette île ! Les manchots de Puñihuil logent à la "Pinguiñeras de Puñihuil", un ensemble d'îlots dont il est facile d'en faire le tour en petit bateau. Simplement, les manchots sont bien petits. On y découvre les manchots de Magellan et ceux de Humboldt. Mais la différence entre ces deux espèces n'est pas évidente du tout. Après avoir découvert Les Galapagos, nous faisons les difficiles !

Pinguiñera de Puñihuil
Une fleur ? Oui, de la mer...
Un déchet ? Non, une algue...
Une sortie en mer, pour touristes, un peu chère, pour ce qu'on y voit !

Le lendemain matin, nous quittons Ancud et prenons un bus de la Cruz del Sur pour Castro.

Ce panorama ressemble à s'y méprendre à un paysage, cher à mon cœur, d'extrême pointe Bretagne !

Aussitôt arrivés chez Magaly, à Castro, son mari nous trouve une Citroën, afin de découvrir l'île. Depuis le temps que l'on ne se déplaçait qu'en bus, ça fait tout drôle d'avoir une voiture ! Et c'est parti pour l'aventure !

On respire ! Heureux !

Sur la route de Castro.

Les fameuses maisons sur pilotis de l'île de Chiloé ! Les palafitos !

Alors là... c'est pas Buenos Aires, mais on y arrive tout doucement !

Les graffitis de cette île sont pleins de belles surprises !

Couleur locale, le long des rues, on y rencontre de drôles d'oiseaux !

Belle de la mer !

La fameuse route des églises en bois, dont certaines datent du 18 ème siècle !

La magnifique route touristique des églises catholiques de Chiloé est à faire absolument. Dalcahue, Castro, Nercon, Vilupuli, Chanquin, Chonchi. Toutes réalisées en bois, dont 16 d'entre elles sont classées par L'UNESCO au patrimoine mondial.


D'églises en navires, il n'y a qu'un pas !

Je suis dans mon élément : des ports, du vent, des embruns, des bateaux la pelle !

Sin comentarios ! 😀

Des rivages bruts, si peu destinés aux touristes et d'une grande beauté !

Godasse

Siempre recordamos estás vacaciones en Chile !

L'incroyable plage de Cucao, longue de 18 kms, on y ressent toute la puissance de l'océan Pacifique !
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La Patagonia chilena ! Une évidence ! Punta Arenas est la plus grande ville du Sud chilien. Porte d'entrée de la Patagonie du Sud et de la Terre de Feu.Très vite, nous nous rendons au bord du Pacifique. Mais en fait, nous n'en sommes pas très sûrs. Car Punta Arenas baigne dans le détroit de Magellan : ce passage entre l'océan Atlantique et l'océan Pacifique. Sur la Plaza Centrale, il y a bien la statue de Magellan, tout là-haut, sur son piédestal ! Mais nous sommes irrésistiblement attirés par l'indien assis, balançant nonchalamment, son pied "porte-bonheur".

Au sommet, la statue de Magellan
Patagonie, quand tu nous tiens...! Rencontre avec sirènes et autres êtres étranges..

Mais que de curieuses créatures, nous rencontrons, lors de nos déambulations, à Punta Arenas ! Il y a ces cormorans qui se prennent pour des manchots, ce berger menant ses moutons à l'aide de son chien. Normal ? Il faut savoir que le mouton n'existait pas sur ces terres, il y a 450 ans. Il est le symbole du colon. La conquête des territoires de la Patagonie du Sud a conduit à l'extermination des indigènes, dès 1535 : une histoire riche et désastreuse à la fois ! Un énorme choc culturel ! Et il y a aussi Marco retournant en enfance en se prenant pour un Selk'Nam ! (Nom de l'une des ethnies disparues de la Terre de Feu avec l'arrivée de l'homme blanc). Des Selk'Nam, Yamana, Alakaluf, Haush il n'en reste que quelques photos et des objets en peau et pierre.

Cormorans
El ovejero de mi tierra
Indien Selk Nam
Adolescent Selk nam de Punta Arenas, paré pour le rite du passage à l'homme !

Rencontre très chaleureuse avec les musiciens dans les rues de Punta Arenas. Chants traditionnels d'Amérique du Sud. Suivie de la visite du très beau cimetière Sara Braun (6ème plus beau au monde) dans lequel sont enterrés, dans les mausolées ou chapelles, les colons issus de tous les pays d'Europe.

Sauce tomate piquante et son petit pain
Pisco sour, vin blanc chilien et casuela
Pause déjeuner typique, le Pebre et Cazuela de Pantrucas

Museo nacional de Magallanes.

Fabuleuse cuisine !!

Histoire de la Patagonie et de la colonisation.

Museo nacional de Magallanes

Notre hébergement à Punta Arenas, est un enchantement ! Nous sommes tombés sous le charme de nos hôtes et de leur chaleureuse maison décorée avec goût. Notre court séjour y a été très riche en émotions et découvertes, et c'est avec beaucoup de nostalgie que nous les quittons. Mais, déjà, par la fenêtre, nous observons les manœuvres d'arrimage du Ventus Australis, le navire de croisière qui nous emmènera jusqu'au Cap Horn...du rêve à la réalité...et quelle belle réalité !


C'est l'heure de quitter Yaneth et Erwin, Mille bisous à tous deux.

Promesse d'un beau voyage !

Manchots de Magellan et le Ventus Australis