L'Equateur, entre le Pacifique et les Andes

6 étapes
1 commentaire
1
Cédant à mon envie de prendre l'air de l'autre côté de l'Atlantique, me voilà en Equateur. De la chaleur humaine, des paysages grandioses et des spécialités culinaires qui ravivent les papilles !
Du 20 octobre au 1er novembre 2016
13 jours
Partager ce carnet de voyage
J3àJ5

Partie de Cuenca, cette grande ville perchée dans les hauteurs équatoriennes, j'ai pris un bus jusqu'à Guayaquil, puis un deuxième jusqu'à Montañita. Le voyage est long (une journée), mais le panel de paysages traversés en vaut la peine. Il est impératif de faire attention à son sac et d'avoir des bases en Espagnol pour pouvoir se repérer et communiquer dans les gares routières.

J'avais loué une chambre dans un hôtel en bout de plage. Il était assez sympathique, avec une paillote sur la plage pour prendre le petit déjeuner le matin. Il faut marcher une bonne dizaine de minutes pour rejoindre le cœur de la ville. Tout au long de la plage, des bars, des hôtels, des paillotes se succèdent, proposant un large choix de farniente. De nombreux surfers s'approprient les vagues sur la côte. Un Équatorien m'a informé que pendant le mois de décembre, cette ville est un spot de surf bien connu. A cette période, la plage est bondée et les hôtels complets.

Après m'être reposée sur le sable, et avoir goûté la température de l'Océan, j'ai rejoins le centre-ville. Que ce soit en pleine journée, ou en plein milieu de soirée, Montañita accueille toujours beaucoup de monde. Un grand nombre de commerces, de bars et de restaurants sont ouverts à toute heure du jour et de la nuit. En pleine soirée, la ville se transforme en un refuge de bars où on peut boire des cocktails au clair de lune. Il y a des clubs à foison. On y vient de loin pour y faire la fête !

Entre deux baignades, je me suis aventurée jusqu'à la ville d'à côté : Olòn. Contrairement à sa voisine, Olon est d'un calme inquiétant. Des petites maisons, une école, une grande plage avec des paillotes. J'ai mangé dans un restaurant typique sur la plage. Le poisson est excellent et frais. Non loin de là, des pêcheurs s'occupent de leurs bateaux et de leurs filets. Il n'y avait personne sur la plage, personne dans la ville.

J6

Une des spécialités culinaires d'Equateur est le cuy (cochon d'inde). Ils n'en mangent pas à tous les repas, c'est simplement un met dont ils sont friands. Certes, ce n'est pas dans ma coutume européenne de manger du cochon d'inde, mais je me suis quand même lancée ! Et je dois avouer que ce n'est pas mauvais du tout. La chair ressemble à celle du poulet. Le goût, quant à lui est celui d'une viande assez forte et faisandée. Dans ce restaurant, il était servi avec beaucoup de légumes et de poix.

Le cuy est cuit à la broche, au dessus d'un foyer bien chaud. La cuisson est plutôt longue, mais les chairs ont le temps de s'imprégner du feu de bois.

Après m'être restaurée, je suis allée me promener plus au centre de Cuenca. En commençant par le Parque de la Madre, j'ai découvert un grand parc où se prélasser prend vite tout l'après-midi. Il y a des jeux pour les enfants. Des jeunes et des moins jeunes se retrouvent ici pour passer la journée à papoter.

Juste à côté se trouve une rivière. Je l'ai franchi en quittant le parc, pour m'enfuir dans les tréfonds de la ville.

L'ambiance est paisible dans les rues de Cuenca. L'architecture est totalement dépaysante. Au hasard d'une rue, je suis tombée sur la place d'une église qui offre une petite vue sur Cuenca et le Parque de la Madre.

Pour finir la journée, je suis allée au Musée Pumapungo. Il est très intéressant ! Les expositions sont superbes, avec des reconstitutions de la vie équatorienne antérieure. les explications sur les différents peuples vivant en Amérique du Sud sont très intéressantes. Ce musée ethnographique est à ne pas rater pour en apprendre plus sur le pays, sur l'Amérique Latine en général et sur les populations y vivant.

J7

Il y a énormément d'endroit où manger des mets locaux à Cuenca. Le meilleur d'entre tous restent encore le marché. Je suis allée au Mercato 9 de octubre, dans le centre-ville. C'est une halle sur trois étages, avec de la nourriture "en veux-tu ? en voilà !" Des fruits, des légumes, de la viande, du poisson, des jus, des plats cuisinés, etc. On ne sait plus où donner de la tête et on se perd très vite pour acheter des fruits juteux pour le petit creux de l'après-midi.

A l'étage, des tables et des chaises ont été installé pour déjeuner. J'ai choisi de manger un Mottepillo (du motte avec des oeufs) avec du porc. Ce plat est exquis et peu cher. La viande est bien cuite, et les accompagnements sont tellement originaux et bons. On y trouve, entre autre, un espèce de gros maïs : le motte.

En rentrant à l'appartement, je suis passée au Cementerio Municipal. D'habitude les cimetières me mettent le moral à zéro, mais celui-ci est tellement beau, tout en blanc, j'étais surprise ! Son architecture n'est pas du tout austère. On y découvre un autre rapport à la mort qu'en Europe.

J8

Ce jour-là, j'ai revisité les incontournables de Cuenca, en commençant par le Parque Calderon et la Inmaculada Concepcion Cathedral. C'est l'image de Cuenca qui me restera en tête pendant des années ! Ce petit carrefour de verdure fait ressortir les couleurs chatoyantes des édifices alentours. Quel que soit l'heure du jour ou de la nuit, cette place accueille toujours du monde. Tantôt des familles, tantôt des amis, c'est un lieu de rencontre. Tout autour se trouvent des restaurants et des bars qui vous raviront les papilles !

Je me suis aventurée tout près de la Cathédrale, il existe un petit passage. On atterri dans une cour, avec vu sur l'architecture exceptionnelle de la Cathédrale. Dans cet espace de sérénité se niche Le Bistro, un restaurant français, tenu par un Français. Les plats y sont délicieux. Quand le mal du pays vous gagne il est nécessaire d'y faire un tour !

Après un bon repas, j'ai pris le taxi en direction du Mirador de Turi. Ce point de vue, perché sur une colline surplombant Cuenca, offre un magnifique panorama sur la ville toute entière, entourée de montagnes. On y voit au loin les montagnes, la verdure. Il y a un parc un peu plus haut, accessible par un chemin assez pentu et rempli de marche. De là vous pourrez admirer la vue tout en allant faire du toboggan ou de la balançoire. Cette balançoire est un peu spéciale puisqu'elle permet de se balancer au dessus du vide, grâce à deux câbles fixés sur deux arbres. Les plus aventuriers et les moins sujets aux vertiges pourront s'y essayer ! Les quelques allers-retours que le gérant laissent faire valent le coup.

Pour finir cette journée bien remplie, je me suis retrouvée une nouvelle fois au musée Pumapungo, mais cette fois-ci, pour aller visiter le parc et le zoo du musée. En effet, une grande étendu verte de cactus, de plantes tropicales s'étend au pied des bâtiments. C'est l'endroit idéal pour faire une sieste au soleil. Nous avons fait la rencontre de plusieurs perroquets et oiseaux en tout genre dans la volière du zoo. Ils n'ont pas beaucoup d'espace, c'est un peu triste, mais au moins, on les voit de près.

Je me suis perdue dans le dédale de petits chemins à la recherche de lama, mais lama il n'y avait pas ... Cependant les cactus, les fleurs sont magnifiques. J'en ai bien profité.

J10

D'humeur rêveuse, je me suis laissé guidé par la rivière qui coule le long de la ville vers on ne sait où. J'ai pu m'y poser dans l'herbe pour ouvrir mon esprit et admirer les belles maisons équatoriennes. Cette promenade est très reposante.

J'ai fini par tomber sur le Parque el Paraiso, un peu à l'écart de la ville. Il est énorme ! Tantôt dans une pseudo jungle sur un pont, tantôt allongé dans l'herbe fraîche. Il est même possible d'y faire du pédalo sur le lac. C'est un endroit calme non loin de la ville. Chacun peut y déambuler en paix, en harmonie avec la nature. On a du mal à croire que Cuenca se cache derrière cette verdure.

J11

Pour ma dernière journée dans les montagnes équatoriennes, j'ai choisi de m'y aventurer de plus près. Me voilà dans le Parc de Las Cajas. Il faut compter une petite heure depuis la gare routière de Cuenca pour y arriver, après de nombreux virages à flanc de montagne. Votre cœur doit rester bien accroché face à la conduite sportive des conducteurs de bus.

Il existe plusieurs parcours en partant du refuge. Le plus difficile me semblait être une belle façon de finir mon voyage ! Malheureusement je me suis vite fait avoir par l'altitude qui me coupait la respiration. L'ascension s'est faite plus lentement que je ne l'espérais et je n'ai pas pu aller au bout de la promenade. Cependant, je me suis arrêté pour manger à un point stratégique. J'étais presque tout en haut et je surplombait tout le parc. La vue est magnifique. J'ai même vu des lamas !

La montée était à pic, alors je ne vous explique pas la galère qu'a été la descente. J'ai usé de tous les stratagèmes pour ne pas glisser. Il est également à noter qu'il n'y a aucune sécurité. Je suis passée parfois à 20cm d'un précipice de plusieurs centaines de mètres sans rien avoir pour me tenir. Il ne faut donc pas être sujet aux vertiges et il est nécessaire d'avoir de bonnes chaussures de montagne.

Je n'étais pas repu en ayant vu tous ces paysages. Une deuxième promenade, plus facile m'a alors accueilli sur son sentier. Au bout de quelques minutes de marche rapide, presque à plat, je me retrouve dans une forêt assez dense, où les branches des arbres s'entremêlent et se démêlent. Le spectacle n'a rien à voir avec celui en haut de la montagne. C'est impressionnant de changer aussi rapidement d'environnement.

Je ne suis pas restée longtemps à admirer toute cette végétation. Le dernier bus qui rentre a Cuenca n'allait pas m'attendre (faites attention avec leurs horaires). J'ai rebroussé chemin laissant derrière moi cette nature sauvage et verdoyante.

Cette dernière journée fut de loin la plus éprouvante pour mes poumons, mais le jeu en valait la chandelle ! Ne vous refusez rien et aller jusqu'au bout de vos capacités pour profiter entièrement de ce que la nature peut vous apporter.