Le voyage à velo c'est comme suspendre le temps, rompre avec nos vies bien planifiées. On se laisse porter au jour le jour, là où nos coups de pédales nous mèneront.
Août 2015
8 jours
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Tout a commencé il y a un an et demi. Nous avions sur un coup de tête prévu d'aller en Irlande, en famille bien sûr,et pour couronner le tout pourquoi pas en vélo. Une envie de partir sur la petite reine parcourir les routes à l'aventure.

Tout était près, l'équipement dont la remorque fabrication maison, la réservation du ferry, le parcours et les jambes. Le départ était programmé début Août.

Malheureusement, le sort en décida autrement. Anouk se cassa la clavicule fin Juin. 2 mois sans sport.

Nous changeons donc notre réservation : une voiture contre les vélos. Le voyage est prévu, nous partirons quand même (à découvrir prochainement).

Cependant nous restons sur notre faim. Ce voyage à vélo nous en rêvions. Nous voulions vivre ces vacances d'un autre rythme, nous confronter à nous même et à cette rupture avec le quotidien.

Alors cette année, c'est décidé, nous replannifions un voyage à vélo. Mais cette fois sans contrainte de réservation à l'avance (on ne sait jamais) et en France pour que ce soit plus simple.

Pour une première nous avions prévu de partir 1 semaine. Nous restons sur cette durée car nous ne voulons pas nous dégoûter, nous et surtout Anouk. Même si elle est sportive, à 13 ans une semaine de vacances à vélo c'est pas la même chose qu'une rando le dimanche.

Nous voulons partir à proximité de chez nous, c'est donc naturellement que nous choisissons la Vélodyssée. Cette piste cyclable du réseau EuroVélo passe par Royan. C'est donc notre point de départ. Nous la parcourrons direction le Sud vers Hendaye.

Nous prévoyons de dormir en camping. On est pas encore près pour le bivouac mais on ne l'écarte pas si un soir on ne trouve rien. Pour les étapes, hormis pour le 1er jour rien n'est planifié. Rien n'est réservé. Nous verrons au jour le jour en fonction de notre forme, de nos sensations et de ce qu'on trouve. La Vélodyssée longe la côte, il y a donc des campings tout le long à distance raisonnable, en espérant qu'il reste de la place pour notre petit équipage.

Pour le rythme nous prévoyons entre 50 et 60 km par jour. Mais on verra comment on tient le coup quand on y sera, surtout Anouk. On adaptera les étapes en fonction.

4
août

C'est le grand jour. Après une nuit pluvieuse peu encourageante, nous nous faisons déposer au pied de l'embarcadère du bac à Royan. Les grands-parents nous ont accompagné avec notre chargement.

Nous déchargeons les vélos et la remorque, installons les sacoches et le reste du matériel. Tout tiens bon ??? Les derniers au revoir et encouragements. Et c'est parti pour une vraie aventure, pour des sensations inconnues, mais est-ce qu'on va y arriver ?

Rendez-vous est donné dans environ une semaine au Pays-Basque pour le retour.

Nous avons prévu de prendre le bac vers le Verdon à 7h. Le temps est très couvert mais pas de pluie pour le moment. Nous embarquons avec les vélos. Nous essayons de les caler au mieux pour pas qu'ils ne tombent pendant la traversée.

Après une traversée plutôt fraîche, nous débarquons côté Verdon et prenons la direction de la Vélodyssée qui sera notre fil d'ariane pendant ce périple. Dommage que le ciel soit couvert et l'air frais et humide car la piste cyclable est très agréable. Nous sommes tout seul et ne croisons personne. Nous longeons parfois la côte puis nous traversons les forêts de pins.

Nous arrivons vers 10h à Soulac-sur-mer. La mer est agitée avec cette météo. Les surfeurs en profitent pour faire une session.

Nous reprenons la route. Notre objectif pour aujourd'hui est d'aller à Hourtin où nous connaissons un camping thème Western (Le Village Western-Camping & Horse Resort).

Avant d'arrivée nous croiserons à la fois des personnes enthousiasmées par notre périple et d'autres qui, lorsque nous quittons la Vélodyssée pour rejoindre Hourtin ville et le camping, nous crient dessus parce que nous sommes sur la route normale et pas sur les pistes cyclables. Un bel exemple de tolérance ...

Nous arrivons enfin. Le camping a encore de la place. Super. Quel dépaysement, on se croirait au far west.

Après avoir monté la tente et déjeuné, c'est l'heure de la sieste.

Une fois reposé, comme le beau temps est revenu, nous enfourchons à nouveau les vélos, mais sans les sacoches, pour aller jusqu'au lac d'Hourtin. C'est alors qu'on se rend compte que le vélo de Cyril est à plat. Première réparation.


Le petit port autour du lac est très mignon et la plage très agréable. Nous trempons un peu les pieds dans l'eau, ça fait du bien après l'effort.

Nous retournons au camping. Ce soir pas de popotte, nous avions promi à Anouk de dîner au resto du camping qui propose des plats typiques westerns. Après avoir un peu trop mangé, nous allons nous coucher pour une bonne nuit de sommeil, enfin on espère !!!

Distance : 65km - Temps : 4h

5
août

Ce matin réveil de bonne heure pour ne pas partir trop tard. On ne veut pas rouler en pleine journée.

La nuit a été moyenne, il faut dire qu'on est un peu à l'etroit même si la tente est une trois place. Et puis il faut s'habituer à ce nouveau rythme.

En 1h on est prêt. Chacun sa tâche et chaque chose à sa place.

La piste est très belle, alternant zone boisée et campagne. Il fait très chaud sur la route. Les premiers coups de soleil font leurs apparitions. Nous croisons peu de monde, nous avons l'impression d'être seul au monde. C'est très reposant surtout qu'en vélo on a le temps de profiter de ce qui nous entoure, d'écouter et de sentir les odeurs de la nature.

Nous arrivons au camping Au couleur du Ferret qui a le label "accueil vélo". Il n'y a pas de place mais le réceptionniste est super sympa et nous propose l'emplacement d'un particulier qui laisse sa caravane à l'année et qui ne vient pas pendant la période estivale. Génial, on a un emplacement ombragé avec en prime une table de pique-nique et un fil à linge 😉.

Nous nous installons et déjeunons. Après un peu de repos, nous reprenons les vélos pour aller faire quelques courses pour le soir. Le midi c'est souvent sandwich, compote et gâteaux secs ou nutella. Mais le soir, on essaye d'avoir un repas un peu plus consistant et comme on ne veut pas se surcharger, ça oblige à acheter ce qu'il faut chaque jour ou à aller au resto. Et puis comme ça on fait en fonction de nos envies.

Nous avions lu qu'il était possible de traverser le bassin d'Arcachon avec un bateau qui fait la navette. Nous nous renseignons auprès de l'accueil du camping pour savoir si cela est possible avec les vélos. Il semblerait que oui mais les vélos doivent être portés sur le pont. Avec notre chargement et la remorque cela nous semble compliqué. Il est trop tard pour appeler la compagnie. On décide donc de faire le tour par la piste. Mais comme on voudrait bien aller jusqu'à la pointe du Cap Ferret et après avoir demandé à l'accueil si on pouvait rester une nuit de plus, on décide de faire une pause demain pour visiter.

Distance : 51km -Temps : 3h10

6
août

Après une petite grasse mat réparatrice, aujourd'hui on visite le bassin d'Arcachon, en vélo bien entendu. Tout d'abord direction la plage du Grand Crohot. Cette plage est très réputée : sable à perte de vue et des vagues dignes de la côte Atlantique. Pour y aller, une piste cyclable serpente dans la forêt de pins.


La plage est déjà bondée. Nous trouvons un petit coin pour poser nos minis serviettes. En voyage à vélo on ne se ballade pas avec nos serviettes de plage XXL. Il fait super beau. Cyril et Anouk décident d'aller faire trempette, moi je préfère en profiter pour me reposer et faire bronzette.




Nous repartons vers la pointe du Cap Ferret. Nous nous arrêtons visiter le village du Canon. Ce petit village de pêcheurs, avec ses cabanes typiques et très colorées, est super mignon. La vue sur le bassin depuis les pontons est magnifique et on peut même admirer de loin la dune du Pilat. Nous en profitons pour déjeuner dans un petit resto malheureusement sans grand intérêt.

Il reste encore un peu de route jusqu'au Cap. Finalement nous préférons faire demi tour et reprendre la route du camping. En effet, on ne sait pas trop à quelle distance il se trouve et on ne veut pas faire trop de km.

En chemin Cyril a l'impression que la cassette du vélo d'Anouk ne tourne pas rond. Pourvu que son vélo ne nous lâche pas, on est qu'au début de notre périple. A surveiller.

Distance : 48 km - Temps : 3h

7
août

La partie de la Velodyssée qui contourne le bassin traverse la ville. Jusqu'alors bien indiquée, nous perdons sa trace dans Le Teich. Après plus d'un kilomètre, nous commençons à nous poser des questions.Heureusement nous croisons un charmant cycliste qui nous raccompagne sur le bon chemin. Nous ne sommes pas les premiers apparemment.

Nous sortons enfin de la ville. La piste prend ensuite l'axe d'une ancienne voie ferrée réhabilitée. Nous passons devant d'ancienne petite gare de village.

Nous nous dirigeons vers le Pilat. Les côtes commencent à faire leurs apparitions. Nous passons devant le camping ''Les flots bleus" célèbre par le film "Camping". Derrière la Dune est impressionnante. Nous aurions bien voulu aller au pied mais nous préférons poursuivre notre route car la journée va être chaude et nous ne voulons pas rouler en plein après-midi.

La route est toujours aussi agréable entre forêt et bord de mer. Et dès que nous nous éloignons des campings, nous ne croisons presque plus personne.

Nous arrivons à Biscarosse Plage. Nous sommes crevés et les fesses commencent à souffrir. Nous nous arrêtons au premier camping (Campéole le vivier). Il affiche complet. Comme on a juste une petite tente, on essaye quand même. Cool, ils ont une petite place pour nous.


Après notre rituel : déjeuner, installation, sieste et courses, nous allons faire un petit tour sur la plage. La plage est presque déserte. Il faut dire que le soleil a disparu et le ciel de plus en plus nuageux. L'air s'est rafraichit.

Le soir le temps commence à se gâter. Les nuages montent noirs et le vent se lève. On commence à s'inquiéter car on est dans une cuvette. On essaye tant bien que mal de faire une tranchée autour de la tente pour éviter de se retrouver inondé en pleine nuit.

Comment va se passer la nuit ??

Distance : 78 km - Temps : 4h50

8
août

La nuit a été difficile. Comme on s'y attendait l'orage a éclaté en pleine nuit accompagné de pluie. Ce matin le réveil est dur et humide. Pourtant il ne faut pas traîner pour essayer de profiter d'une éclaircie pour plier la tente, qui est trempée, et tout ranger.

Nous partons sous la pluie qui ne nous quittera pas beaucoup de la journée. Juste partie, on attaque les côtes entre Biscarosse Plage et Ville. Elles font mal dés le matin, à peine échauffés et sous cette bruine.

Dans Biscarosse Ville nous perdons la trace de la Velodyssee. Nous demandons notre route, mais personnes ne sait vraiment. J'essaye de me connecter sur Internet avec le portable pour nous situer. On arrive à peu près à s'orienter. Finalement après plusieurs minutes de perdues on retrouve notre chemin. C'est reparti. La route sera monotone avec ce temps.

D'un seul coup la passagère d'une voiture nous interpelle. On aurait perdu quelque chose un peu plus loin. On la remercie et après un rapide état des lieux effectivement Anouk n'a plus son kway qui était accroché au porte bagage. Demi tour. Heureusement il n'était pas très loin.

Au premier camping, l'accueil n'est pas encore ouvert. On hésite car on est fatigué, mais il ne nous inspire pas vraiment et il est loin du centre ville et de la plage. On décide de poursuivre encore quelques km jusqu'à un autre camping, en espérant qu'il y ait de la place. Le camping de la plage a le label "accueil velo", ils ont même un petit coin réservé pour les cyclotouristes. Génial. On se retrouve avec d'autres voyageurs comme nous ce qui nous permet d'échanger sur nos aventures.

Dés qu'on arrive, on essaye de faire sécher la toile qui est encore trempée. Mais pas facile entre les averses. Heureusement le ciel fini par se calmer. On profite de cette accalmie pour aller faire un tour, à pied cette fois car le centre n'est pas loin et ça fait du bien de marcher.

Mimizan-Plage est mignon avec toutes ses petites boutiques esprit surf et zen. Finalement nous décidons de nous faire un resto ce soir. Après cette journée de pluie c'est bien mérité. Nous trouverons un petit fast-food avec burger maison délicieux. Hummm.

Nous rentrons nous coucher, repus. La tente a seché. Pourvu que la journée de demain soit meilleure.

Distance : 63km500 -Temps : 4h15

9
août

La nuit a été calme. On plie au sec. On est de plus en plus au point : 45 min pour tout ranger.

Ce matin, même si il ne pleut pas, le ciel est couvert.

Pendant les premiers km, l'air est encore frais, puis la température monte peu à peu mais le soleil hésite à se montrer aujourd'hui. La piste est toujours aussi agréable même si les côtes sont de plus en plus nombreuses.

Nous avions prévu d'aller jusqu'à Vieux Boucau. Mais arrivé à un 1er camping, c'est un 5 étoiles, l'emplacement est à 69€ une nuit pour 2 + 10€ pour un enfant supplémentaire. Incroyable !!! On poursuit jusqu'à un autre camping un peu plus loin. Il affiche complet et la réception est fermée entre midi et deux.

Nous demandons à des touristes si ils connaissent un autre camping dans le coin. Ils sont à Souston et leur camping a encore de la place. Alors c'est parti, on va devoir faire un petit détour mais tant pis, l'important est de trouver un coin pour dormir.

L'axe autour de Vieux Boucau et Souston est très fréquenté par les vacanciers qui vont à la plage. En plus c'est dimanche et il est presque midi.

Tout à coup 2 jeunes adolescents nous doublent à fond, pensant certainement que nous n'allons pas vite avec notre chargement. Nous gardons notre allure alors que eux ralentissent petit à petit. Nous les suivons. Soudain une petite côte apparaît, Anouk leur prend la roue. Ils essayent d'accélérer et se retournent régulièrement ayant remarqués qu'Anouk était à leurs trousses. Finalement ils explosent et s'arrêtent pour reprendre leur souffle. Anouk les double donc et poursuit sa route, fière de les avoir suivi sans flancher. Bravo à son âge même avec les sacoches et 5 jours de vélo dans les pattes, elle a toujours autant d'énergie.

Nous arrivons à Souston au bord du lac. Le camping l'Airial a encore de la place. Ouf, on va enfin pouvoir se poser. La journée commençait à être longue.

Après notre rituel, nous allons faire un petit gouter au bord du lac en face du camping.



C'est la fête ce soir à Souston. En effet c'est la période des fêtes landaises. Mais nous sommes trop épuisés. Et puis demain c'est encore une grosse étape, la dernière jusqu'à Biarritz. Nous pensions aller jusqu'à Hendaye mais les commentaires sur la Vélodyssée pour cette dernière partie ne font pas envie : beaucoup de routes partagées et très chargées à cette période.

Alors bonne nuit, enfin peut être !!!!

Distance : 73 km - Temps :4h

10
août

La nuit a été horrible. Avec la fête il y a eu du bruit toute la nuit, entre les klaxonnes et les gars bourrés qui rentrent se coucher bruyamment sans se préoccuper des autres campeurs. Le levé est difficile. En plus le temps est frais et brumeux ce matin. On part doucement pour se réveiller et se mettre en jambes.

Au bout de quelques km, le pédalier du vélo à Anouk fait un drôle de bruit. On s'arrête pour essayer de mettre du dégrippant. Il faut dire qu'avec le sable et la pluie d'avant hier, le matériel en prend un coup. Le pédalier fait moins de bruit. On repart, pourvu que ça tienne.

Le soleil fait enfin son apparition. Il fait de plus en plus chaud. On longe les plages de Seignosse et d'Hossegor. Le cadre est très beau et la mer magnifique, pas étonnant qu'elles soient aussi réputées.

La traversée entre Hossegor et Cap Breton est assez difficile car souvent en ville, il y a beaucoup de monde et il n'est pas toujours évident de slalomer avec notre chargement.

Après Cap Breton, on retrouve un peu la forêt. Ca fait du bien de retrouver un peu de calme et de l'ombre. Il commence à faire très chaud.

En arrivant vers Bayonne, nous découvrons avec émerveillement la chaîne des Pyrénées. Là on prend vraiment conscience du chemin parcouru, pour ma part c'est quelque chose d'incroyable que je n'aurai jamais pensé pouvoir faire un jour. Cyril avait déjà été de chez lui jusqu'à Luz-St-Sauveur quand il avait 20 ans. Il espérait pouvoir un jour recommencer l'expérience.

On cherche un peu notre chemin dans Bayonne. D'ailleurs on est pas tout seul à chercher. Un couple avec un tandem vélo assis est perdu lui aussi. On s'entraide pour retrouver l'axe de la Vélodyssée.

D'Anglet à Biarritz les paysages sont magnifiques. Par contre, il fait de plus en plus chaud et le relief est loin d'être plat autour de Biarritz, on a l'impression que ça monte tout le temps ... En plus la piste cyclable est de plus en plus partagée entre les piétons et les voitures. Il faut être attentif car il serait dommage d'avoir un accident le dernier jour.

On arrive à un 1er camping. Il est complet. On essaye mais ils n'ont pas de place même pour notre petite tente. On leur demande de nous indiquer un autre camping. Selon eux, tout est complet sur Biarritz. Il nous indique un confrère situé pas très loin mais sans grande certitude. Une côte plus loin, nous arrivons au 2ème camping. Complet.

Il fait très chaud, il est 13h et on a toujours pas mangé. On est mort. On décide de se poser à l'ombre à l'entrée du camping pour réfléchir. J'essaye de contacter quelques campings, tout est plein. Deux solutions : soit le périple s'arrête là et on appelle notre taxi de retour, soit on s'éloigne de Biarritz en cherchant un camping dans les terres.

J'appelle un camping à Ibarron à côté de St Pée sur Nivelle. Ils ont de la place. Je leur explique qu'on est en vélo et qu'il nous faudra un peu de temps pour arriver. En effet, il y a un peu plus de 15km, et la route va être très vallonnée. Ils me promettent de nous garder la place.

C'est parti ...

10
août

Nous voilà reparti. Il est environ 14h, il fait une chaleur terrible et on est fatigué. Mais on puise dans nos ressources pour cette ultime étape, pas du tout prévue. Fini la Vélodyssée et ses pistes cyclables tranquilles et bien tracées, maintenant c'est la route avec ses dangers et surtout les côtes qui s'enchaînent et la fatigue. Mais ce coup de stress nous a permis de puiser au fond de nous et on repart motivé. Anouk ne se plaint pas. Elle fait preuve de beaucoup de courage et ne s'inquiète pas. Elle nous fait confiance.

Nous arrivons au pied d'une côte impressionnante. En voulant changer de vitesse, le vélo d'Anouk déraille. Problème la chaine est complètement bloqué dans le dérailleur. Il faut tout décharger pour arriver à réparer. On est au plomb du soleil. La journée commence à être longue ...

On peut reprendre l'ascension de cette côte. On est tellement chargé que la roue avant se lève. Nous finissons en poussant les vélos.

En passant devant un petit village, une coop est ouverte. Nous sommes affamés, il est bientôt 15h et on a presque rien mangé à part des barres de céréales et des gâteaux. On s'arrête : sandwichs, crudités et sodas. Wouah, qu'est-ce que ça fait du bien !!!

Après avoir rechargé un peu les batteries, on enfourche à nouveau les vélos pour la dernière ligne droite. On arrive enfin au camping Ibarron, exténués mais contents. Les propriétaires nous attendaient et sont assez surpris de nous voir avec notre chargement. Ils nous proposent un petit coin avec de l'herbe verte bien fraîche.

On est super content. On va être très bien. L'aventure est enfin terminée et c'est finalement plutôt bien finie. Demain c'est repos, on va pouvoir profiter.

Ce soir, un camion pizza vient sur le camping. On se laisse tenter, en plus c'est bien mérité.

Les pizzas sont absolument délicieuses, les meilleures qu'on ait mangé depuis longtemps.

Distance : 87km - Temps : 5h50

11
août

Quel bonheur de faire la grasse mat ! Aujourd'hui on prend notre temps.


Finalement nous sommes contents d'être ici dans ce coin de verdure et loin de l'agitation du bord de mer. C'est tellement plus reposant.

Ce matin Anouk va faire un petit tour à la piscine du camping. Elle ne passe pas inaperçue avec son bronzage cycliste 😉.


Notre voisin d'en face nous propose gentiment de nous brancher chez lui si nous voulons recharger les portables. C'est gentil mais nous avons notre panneau solaire portable et avec ce soleil pas de problème pour recharger.

Après une bonne grillade, nous allons visiter St Pée, en vélo bien entendu. Ce petit village basque est typique et charmant.

Cette petite journée de repos nous aura fait du bien. Demain c'est le retour.

Distance : 4km

12
août

Aujourd'hui on rentre à la maison.

Comme notre itinéraire ne faisait pas une boucle et que nous ne voulions pas prendre le train avec la remorque, il fallait bien trouver une solution pour rentrer.

Ce sont donc les parents de Cyril qui viennent nous chercher. On a rendez-vous avec eux vers midi à Ibarron.

Nous les attendons sur la place du village à côté du ponton. Les vélos ont été chargés pour la dernière fois.

Lorsqu'ils arrivent, nous sommes à la fois content et triste car l'aventure se termine réellement.

Cette expérience aura été très enrichissante sur notre capacité à s'adapter, à gérer l'effort et l'imprévu. Anouk a été formidable tout le long, toujours motivée et sans jamais se plaindre.

Cette vie de bohème nous a vraiment plu. Cette aventure est à recommencer, et si on peut sur plus longtemps. Nous la recommandons à quiconque est tenté par l'expérience, et il n'est pas nécessaire d'être un grand sportif, chacun s'adapte à son rythme.

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