Antique ou actuelle, grouillante ou désertée, plage paradisiaque ou plaine abandonnée, la Grèce est tout en contraste parfois déstabilisant quand on en découvre toutes ses facettes.
Août 2018
17 jours
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Cette année nous avons décidé de partir en road trip jusqu'en Grèce. Ce voyage Cyril l'avait déjà réalisé en camion aménagé avec ses parents quand il avait 15 ans. Ce voyage exceptionnel à cette époque l'avait beaucoup marqué.

Nous avions donc envie de refaire ce voyage, presque 30 ans après, Anouk ayant juste 1 an de plus que son père à l'époque. En quelques sorte un voyage générationnel.

Pour nous l'itinéraire est vite tracé pour aller jusqu'en Grèce : ce sera par la route uniquement, comme à l'époque, donc pas de ferry depuis l'Italie. Et puis nous aimons ces road-trips qui nous permettent de traverser plusieurs pays et de voir à quoi ça ressemble ailleurs.

Là-bas, pas de programme précis, juste l'envie de combiner détente et visites. Les seuls incontournables du voyage, nous essayerons au moins d'aller à Delphes et aux Météores où Cyril s'était rendu à l'époque.

Par contre cette année nous ne serons pas 3 mais 4 à partir. Notre nouveau compagnon Newton sera de la partie (il a 11 mois). C'est la première fois que nous partons si loin et si longtemps avec notre chien. Rien de particulier pour voyager avec lui dans les pays que nous allons traverser, juste le passeport. Nous avons juste fait faire, au cas où, le titrage antirabique prouvant qu'il est bien vacciné contre la rage.

4
août

Nous sommes partis dès hier soir pour nous avancer un peu. Nous comptions nous arrêter sur l'aire de Bessines sur Gartempe que nous connaissons bien. Seulement en arrivant, un bal musette se trouve sur la place, ce qui risque de rendre la nuit difficile. Après un rapide coup d'œil sur internet, on trouve une autre aire à quelques kilomètres de là, à Fromental. C'est un petit village avec une place très calme à côté de l'église.

Nous avons fait 202km.

La nuit fut très bonne. Nous partons aux aurores pour essayer de ne pas arriver trop tard au tunnel du Mont Blanc car nous craignons les bouchons.

Nous rencontrons quelques ralentissements sur la route mais rien de très long.

Arrivée à Chamonix au pied du tunnel du Mont Blanc, il est annoncé 1h30 de queue. Nous sommes rassurés. Il n'y en a pas pour longtemps. Nous en profitons pour admirer le glacier. Je suis impressionnée car je ne pensais pas le voir d'aussi près.

Le tunnel n'est plus de première jeunesse. Il en est même peu rassurant.

Nous resortons enfin en Italie, notre étape du jour. Nous avons trouvé une aire de CC à Viverone.

Au moment de sortir de l'autoroute, le guichet automatique de péage ne veut pas prendre nos cartes bancaires. Ça commence bien ...

Après avoir contacté un agent de service, avec lequel nous avons du mal à communiquer, celui-ci nous édite un nouveau ticket et nous ouvre la barrière. Nous avons cru comprendre que les explications sont au dos du ticket.

Il semblerait que nous puissions payer à la sortie de Milan. On est un peu inquiet car il y a une majoration si le péage n'est pas payé dans les 15 jours, surtout que notre numéro de plaque d'immatriculation apparaît sur le ticket. On verra bien demain.

Pour ce soir, direction l'aire de CC, il fait très chaud et nous sommes fatigués. On se poserait bien un peu.

Après avoir pris une petite route, nous arrivons à une impasse. L'aire ( Area Acqua di Lago - 21€50) se trouve en faite au bout de celle-ci. Il y a un joli lac juste à côté.

Newton peut enfin se dégourdir les pattes. Plusieurs personnes le regardent, un couple d'italien nous lance un " cane belissimo".

L'aire est super. Spacieuse et propre, il y a des sanitaires et un petit restaurant. Le coin est très tranquille.


678 km pour cette première journée.

5
août

La nuit fut étouffante. Nous partons tôt comme toujours.

1er objectif de la journée, nous débarrasser de la note de péage que nous n'avons pas pu régler hier. C'est chose faite au péage de Milan. Nous prenons un guichet avec un agent auquel nous présentons le ticket. C'est bon c'est bien là qu'on peut le régler (ouf 😥).

Il fait vraiment très chaud aujourd'hui. En plus nous trouvons des bouchons un peu après Venise juste avant de passer la frontière slovène . Il y a des travaux et tout le monde est au ralenti.


Juste avant d'arrivée en Slovénie , nous nous arrêtons sur une aire de services pour acheter la vignette permettant de rouler dans ce pays (30€ pour 1mois).

Nous passons enfin la frontière. Nous en profitons pour faire le plein d'essence. Nous avions limités au maximum les pleins en Italie car le diesel y est vraiment très cher, jusqu'à 1€80 par endroit. Par contre en Slovénie c'est tout le contraire.

La Slovénie est une magnifique surprise. C'est très beau. Elle nous fait penser à la Suisse et on se dit que ça pourrait être une future destination.


Nous arrivons à la frontière avec la Croatie. Il y a un peu de monde mais rien de catastrophique. Les passages de douanes se passent bien.

Direction le sud de la Croatie, j'ai repéré une aire de Cc qui paraît super sympa. Dans cette partie de la Croatie, les campings et les aires semblent assez rares et le camping sauvage n'est pas autorisé. Nous préférons éviter les ennuis dés le début du périple

Pour aller à l'aire de cc nous sortons de l'autoroute et traversons la campagne croate. Nous traversons des petits villages qui nous font penser à des villages russes. Linéaires et très bien entretenus, ces villages semblent très paisibles.

L'aire (Zlatni Lug Kamp 16€ environ) se trouve à la sortie d'une petite ville. Elle est gérée par un hôtel situé dans un hameau juste avant. Nous nous y arrêtons pour demander un emplacement. L'aire est toute neuve et vraiment très bien aménagée avec tout le confort. Nous sommes étonnés car nous sommes tout seul. Du coup on a le choix de l'emplacement. Finalement un 4x4 arrivera un peu plus tard. Nous ne serons donc que 2 pour la nuit. On ne sera pas dérangé par le monde ....

896 km pour aujourd'hui.

6
août

C'est reparti à la fraîche. Nous avons passé une bonne nuit car la température avait baissé.

Objectif de la journée atteindre la Grèce.

1ère frontière de la journée : la Serbie. Super il n'y a pas foule et nous ne mettons pas longtemps pour traverser les 2 postes.

Nous attaquons les routes serbes et là c'est un voyage dans le temps.


Le revêtement de l'autoroute n'est pas de bonne qualité, on a l'impression de rouler sur de la tôle ondulée. Ça tape dans tous les sens. Les bas côtés ne sont pas propres, ils sont jonchés de détritus.



Sur l'autoroute nous croisons des personnes à pied, des vélos, des tracteurs à contre sens. Les hommes en jaunes ne sont même pas protégés par des plots de sécurité pendant qu'ils travaillent. Nous croiserons même une grand-mère avec sa brouette le long de la glissière centrale, de notre côté, sur la voie de gauche. Incroyable 😲...

Nous traversons Belgrade vers midi, c'est donc un peu chargé. La ville est un mélange de building modernes et d'immeubles datant certainement de l'époque communiste.

Après Belgrade la route est meilleure. Les campagnes traversées sont jolies et verdoyantes mais semblent restées dans le milieu des années 1900.

Nous apercevons régulièrement des cigognes dans les champs.

Par chance, Cyril a la bonne idée de me demander de vérifier l'itinéraire du GPS. Et heureusement car celui-ci veut nous faire passer par le Kosovo. Allez savoir pourquoi ? Il anticipe peut être les queues aux frontières.

En tout cas il est hors de question de passer par le Kosovo surtout venant de la Serbie (entente entre les deux pays apparemment pas toujours courtoise) et puis nous n'avons pas de passeports. Le GPS n'en fait qu'à sa tête et il faudrait le paramétrer par petite distance. De toute façon nous nous dirigeons vers Skoje et la route est bien indiquée. On va donc s'en passer pour le moment.

Nous arrivons enfin à la frontière avec la Macédoine. Nous avons une petite appréhension concernant la carte verte d'assurance. Nous avons lu sur le guide du Routard que la carte verte doit mentionner FYROM pour la Macédoine. Problème sur la notre il est noté ERYM. Nous avons donc fait faire une attestation à notre assurance avant de partir précisant que nous sommes bien assurés pour la Macédoine avec la mention FYROM.

L'agent Macédonien nous demande nos papiers d'identité et la carte verte. Nous ne donnons pas l'attestation pour le moment. Finalement il nous redonne le tout sans tiquer et nous laisse partir. Cool même pas eu besoin de l'attestation. En moins d'une heure tout est réglé et nous repartons.

Ici l'autoroute est de très bonne qualité.

Avec la Macédoine, les paysages commencent à changer. Ce sont d'abord de vastes plaines agricoles avec, à l'horizon, des collines arides. Nous retrouvons ici aussi des cigognes. Des nichoirs sont installés pour elles.

Nous sortons de l'autoroute pour nous diriger vers Bitola. Nous prenons une petite route qui nous permet de traverser le centre du pays. Tout comme en Serbie, nous plongeons là aussi dans une autre époque. Nous passons dans des villages où les habitants proposent leurs récoltes de fruits sur des étalages le long de la route. Celle-ci devient de plus en plus mauvaise avec des ornières énormes d'où il est impossible de s'extirper. Nous doublons un attelage improbable, qu'on ne verrait jamais chez nous, qui transporte des chevaux. Les pauvres ont les naseaux dans le pot d'échappement.

Après être passé par de belles montagnes, nous redescendons dans une grande plaine agricole.



Nous devons traverser Bitola et prendre la direction de la Grèce.

Nous passons un passage à niveau un peu raide et nous arrivons devant une route pavée. C'est quoi ce délire😡 !!! Où est-ce que le Gps veut encore nous emmener !!!


Nous continuons sans prendre cette direction mais nous arrivons dans une impasse au milieu d'un quartier qui paraît très pauvre. Nous essayons de faire demi tour pour revenir sur nos pas et trouver un autre chemin.

Alors que nous repartons, une femme devant chez elle nous fait signe pour nous montrer la route. Il faut bien prendre la route pavée. Nous la remercions chaleureusement.

Nous nous engageons doucement sur ce chemin. On a l'impression que le camion va se disloquer. Tout semble à l'abandon sur cet axe. Finalement nous ressortons sur une vraie route. Ah enfin. Nous reprenons la direction de la Grèce. Décidément ce Gps nous donne des soucis.

Nous arrivons enfin par une petite route à un petit poste frontière. Il n'y a personne. La stratégie de vouloir passer par ici pour éviter les éventuelles bouchons de celui menant vers Thessalonique aura été payante.

Nous sommes enfin en Grèce après 3 jours de route. Objectif atteint.

Nous découvrons de belle autoroute avec personne ...

Nous nous dirigeons vers Amyntaio Agios Panteleimonas où nous avions repéré une aire de CC. Arrivée sur place l'aire est introuvable, à moins que ce soit encore le Gps qui ne soit pas fiable. Après s'être renseigné auprès de passants, nous ne trouvons qu'un vieux camping désaffecté à l'accès périlleux.

Il se fait tard, nous sommes fatigués et nous aimerions enfin nous poser dans un coin. Nous décidons de reprendre l'autoroute direction le nord-ouest, notre première halte en Grèce. Nous nous arrêtons pour la nuit sur la première aire de repos que nous trouvons.


En nous garant nous croisons 2 gros chiens dormant pépères sur le parking. Ils viennent voir qui sont les nouveaux venus... zut Newton doit pourtant sortir faire un petit tour. On se dépêche, en restant au loin.

Nous devrons nous habituer à croiser des chiens dans ce pays.


Nous allons enfin dormir.

864 km pour cette 3ème étape

7
août

La nuit a été calme bien que nous soyons sur une petite aire d'autoroute. Comme nous sommes en altitude dans les montagnes, la nuit n'a pas été trop chaude et nous avons pu bien dormir.

Aujourd'hui nous nous dirigeons vers les îles Ioniennes, notre première escale en Grèce. Il y a environ 330 km avant d'arrivée. Nous devrions arriver en fin de matinée. Nous avons prévu d'y passer 3 jours pour profiter un peu de la plage, faire du canoë et nous reposer. Nous ne voulons pas rouler tous les jours. Même si nous allons voir moins de choses, nous avons aussi envie d'un peu de farniente.

Nous reprenons donc les belles autoroutes grecques. Dans le Nord, nous trouvons des pancartes annonçant la présence d'ours. Malheureusement nous n'en apercevrons pas.

Le Gps fait encore des siennes et confond notre destination avec une autre 😕....

Nous sortons de l'autoroute pour prendre un route secondaire. Et là c'est de la tôle ondulée, ça tape dans tous les sens. Les bords de routes sont sales pleins de détritus. Nous découvrons aussi la conduite des Grecques. Ils se garent comme ils le sentent n'importe comment. Il y a des scouts partout, les conducteurs n'ont pas de casques et ils se faufilent dans tous les sens.

Le paysage est très beau, des petites villes typiquement du Sud, une côte déchiquetée baignée par une eau turquoise. On a qu'une envie, arrivée pour aller se baigner.

Nous arrivons aux îles Ioniennes. L'île de Leucade est reliée au continent par un bateau pont. Elle est réputée pour être une des plus belles de Grèce.

Nous traversons la ville de Lefkada. C'est un peu périlleux entre rues étroites, voitures en double file et scouts dans tous les sens.

Nous avions noté un camping sur la plage de Desimi. Nous devons prendre une toute petite route. Au moment de tourner, un homme en scout s'arrête à notre hauteur et nous demande ce qu'on cherche. Il se propose de nous conduire. Nous arrivons à un croisement : d'un côté le camping Desimi Beach que nous avions repéré, de l'autre un route pentue pas plus large que le camion. L'homme prend la route pentue et nous voit hésiter. Il revient et nous dit que ce camping est complet et qu'il y en a un autre avec de la place, qu'il faut le suivre.

Nous comprenons finalement que c'est le patron du camping qui rabat les clients. Son camping, le Santa Maura (40€) est lui aussi dans la baie de Desimi. Le camping est un sympathique fouillis d'emplacements un peu sauvages, il y a un accès direct sur la plage et l'ensemble est très propre. Il y a une superette, un resto et une piscine. Le patron nous propose un grand emplacement avec de l'ombre : parfait.

Nous découvrons une jolie petite baie avec une grande plage. L'eau est cristalline et on a qu'une envie y piquer une tête pour enfin se délasser après ces 3 chaudes journées.

Nous découvrons que Newton ne sais pas nager. Tout le monde rigole de le voir patauger. Il va falloir lui apprendre comme à un enfant.

En Grèce, il y a un décalage d'1 heure en plus avec la France et le soleil se couche plus tôt que chez nous. Il faut s'habituer et prendre le rythme pour profiter des journées au maximum.

Nous allons pendant les 2 prochains jours explorer les criques alentours en canoë et profiter de ces petites plages pour nous tous seuls.

Le matin nous profitons de la température plus douce pour préparer les canoës et partir à la découverte de la côte et des criques. Nous chargeons aussi les masques et tubas pour observer les fonds. Newton fait sensation bien installé à l'avant de son canoë.

Nous accostons dans plusieurs petites criques. On a l'impression d'être seul au monde sur de petite plage rien que pour nous sans autre accès que par la mer.

Les fonds sont assez beaux avec quelques gros coraux et des poissons colorés.

Vers midi, de gros bateaux commencent à arriver. Il fait de plus en plus chaud. C'est donc le moment de rentrer se reposer et passer le reste de la journée à flâner.

Ici les nuits sont un peu plus étouffantes et il est impossible de dormir sans tout ouvrir en grand.

La veille de partir, nous allons régler. Nous pensons payer en CB mais le patron nous demande si on a du liquide. Heureusement nous en avons prévu un peu.

10
août

C'est reparti. Nous partons dés l'ouverture des grilles. Nous voulons passer Lefkada pendant qu'il n'y a pas encore trop de monde. Le soleil se lève et nous accompagne d'une magnifique lumière.

Nous avons prévu d'aller dans le Nord du Péloponnèse, à Kalogria . Il y a une aire de CC qui semble pas mal et nous ne serions pas très loin d'Olympie que nous voulons visiter le lendemain.

Sur le bord de la route nous remarquons des petits mémoriaux, certainement en mémoire de personnes décédées dans un accident de la route. Nous n'y avions pas prêté attention en arrivant, pourtant il y en a vraiment beaucoup ...

Pour arriver dans le Péloponnèse il faut passer par le pont de Patras.

Décidément la conduite des Grecques est très surprenante. Les axes un peu plus grands sont composés d'une voie avec une large bande comme une bande d'arrêt d'urgence. En fait ils se servent de cette bande pour se décaler et laisser le véhicule de derrière doubler. On peut donc se retrouver à 4 en parallèle sur la route.

Nous adoptons donc cette technique qui, après une période d'étonnement, nous semble pas si mal que ça.

Le Gps, une fois n'est pas coutume, ne nous emmène pas tout à fait où il faut. Heureusement l'aire est indiquée et nous suivons les pancartes. Je comprendrais plus tard que le format programmé des données n'était pas bon...

Arrivée à l'aire (Camper Stop - 12€ - code 19932 Campercontact) quand je présente la CB à la femme de l'accueil, elle nous demande si on peut payer en liquide. Je lui réponds que je n'en ai pas. Elle fait un peu la tête.

L'aire est spacieuse et bien ombragée. Il n'y a presque personne. On y trouve tout ce qu'il faut : une petite boutique, des sanitaires et une aire de jeux.

Une famille de Lourdes arrivent et nous tapons la discute. Ils sont vraiment gentils et connaissent bien la Grêce où ils viennent régulièrement.

Pendant que l'on papote, je remarque un vol d'oiseaux assez gros mais trop haut pour deviner ce que c'est. En zoomant au maximum je réussi à prendre une photo. Et là surprise ce sont des pélicans.

Nous en avions vu le long de la route mais trop loin pour les prendre en photos sans s'arrêter.


A 5 minutes de marche de l'aire se trouve une grande plage de sable fin. Quelques hôtels ont installés leurs transats et animations. Mais la plage est tellement grande qu'il y a de la place pour tout le monde et on profite de la musique en fond.

Après s'être prélassé, on retourne au campement. Nous en profitons pour échanger à nouveau avec la famille française qui nous conseillera quelques coins et campings. Finalement nous allons changer nos plans.


Nous avons eu une petite étape de 227 km

11
août

Changement de programme. Finalement nous n'irons pas à Olympie. Sur les conseils de la famille de Lourdes, nous allons à Stoupa, dans le sud du Péloponnèse (dans le doigt du milieu). C'est à 230 km d'ici.

Ici les routes sont beaucoup plus agréables et propres. Il y a des vendeurs de citrouilles et de pastèques.

Nous empruntons une route de montagne. Le paysage est splendide : typique petit village perché, champs d'oliviers, monts rocheux.

Et puis la côte apparaît, l'eau est d'une couleur magnifique

Nous arrivons. La rue qui mène au camping est minuscule et tout le monde se gare là pour aller à la plage. Les deux côtés sont pleins de véhicules. Il nous faut slalomer entre les piétons, les voitures, et éviter les scouts ... Par moment on sert les fesses car ça passe à un cheveux.

Le camping Kalogria (29€) est grand avec pleins d'emplacements à l'ombre d'eucalyptus et tout est très propres. Au fond il y a un grand espace avec presque personne. C'est parfait.

Il n'y a pas de piscine mais on y trouve une mini superette et un bar.

Au moment de payer, le réceptionniste tique en voyant ma CB mais je lui dis toute confuse ne pas avoir de monnaie. Il secoue la tête en ronchonnant, sort un calepin où semble noter la marche à suivre pour faire fonctionner le terminal 😕....

Le camping n'a pas non plus de plage mais il y en a plusieurs juste à côté où on peut se rendre à pied.

Nous découvrons aussi une promenade sur le front de mer avec pleins de restos et de boutiques.

Cet endroit est formidable. Nous passerons 3 jours aussi ici. Au programme encore une fois : canoë, plage, plongée, farniente et soirée sur le front de mer.

Le lendemain, nous trouvons une magnifique crique où nous pouvons profiter tout seul de la plage et des eaux turquoises. Ce n'est que du bonheur.

Maintenant Newton nage très bien. Il faut faire attention car il vient nous retrouver quand on part faire nos plongées. Les fonds marins sont encore plus poissonneux ici. Nous n'avons pas vu de coraux mais beaucoup de banc de petits poissons. On a l'impression de faire partie de la bande et de nager avec eux 😀 .

Quand nous revenons vers midi, la plage est bondée et nous avons presque du mal à accoster.

En fin de journée lorsque le soleil se couche c'est un vrai brasier. Le ciel se teinte alors de couleurs flamboyantes : rouge, rose, orange.

En soirée, nous profitons de la douceur pour aller nous balader sur le front de mer et faire les boutiques. Et la surprise : Newton fait le show. C'est assez surprenant et nous n'en revenons pas du nombre de personnes qui se retournent sur son passage, nous disent qu'il est très beau ou viennent le caresser.

Le dernier soir, nous nous faisons un resto. Ce n'est pas de la grande cuisine mais c'était bon : brochettes souvlaki et crevettes saganaki. La serveuse était très gentille.

Bizarrement au moment de payer la CB n'arrive pas à passer malgré plusieurs essais. J'avais prévu de la monnaie au cas où, heureusement ....

14
août

Aujourd'hui c'est le moment de reprendre notre périple.


Nous partons aussitôt levés.

Ce matin la petite rue étroite qui mène au camping est déserte. Ah !!! On va pouvoir circuler tranquillement.



Une fois sortie de la ville, nous nous arrêtons un peu plus loin sur un parking le long de la route pour prendre notre petit-déjeuner. Sur le bord de la falaise pousse un magnifique figuier de barbarie.

Aujourd'hui nous prenons la direction de Delphes, un des 2 objectifs incontournables du voyage. Cyril avait visité le site antique il y a 30 ans et je voulais absolument qu'on y vienne avec Anouk. Surtout que je ne connais pas non plus puisque je ne suis jamais venue en Grèce. Il était important de voir aussi la facette historique de ce pays.

Nous traversons donc le Péloponèse direction Corinthe à l'Est de la Grèce. Nous évitons Athènes en coupant juste avant à travers les terres.

Tout à coup des travaux sont annoncés et là surprise c'est tout un côté de la route qui a disparu, complètement effondré. Peut être suite à de grosses pluies ...

Nous traversons une grande plaine où il ne semble pas y avoir beaucoup d'activité avant d'arriver en montagne où nous découvrons même une station de ski. Il est un peu difficile de s'imaginer des pistes de ski ici : le paysage est aride et il fait tellement chaud.

Nous arrivons enfin à Delphes et entrevoyons le site Antique qui à l'air magnifique. Nous avons décidé d'aller au camping Delphi, recommandé dans les guides et par les Français rencontrés dans le Péloponèse. Il est de l'autre côté de la ville à environ 6 km.

Nous arrivons enfin au camping. Quelle surprise, il n'y a presque personne. Les patrons sont très charmants et nous accueillent en français. Delphes est très prisé en France. Ils ont donc une grande part de leur clientèle qui vient de chez nous. Il y a d'ailleurs surtout des Français sur le terrain contrairement au sud de la Grèce.

Le camping est vraiment super : très propre, bien ombragé, une piscine, un petit magasin (où l'on trouve leur production d'huile d'olives : délicieuse) et un resto .

Comme il y a de la place on nous propose un emplacement sur le balcon au 1ère loge : EXCEPTIONNEL !! La vue est à couper le souffle 😀.

Nous sommes placés à côté d'une famille de Toulousains, eux aussi en CC, et qui ont une petite Anouk. C'est rigolo car ce n'est pas un prénom courant. Ils sont très sympas et nous discutons de nos voyages respectifs.

En face de l'entrée, un petit chemin blanc longe un canal. Nous en profitons pour faire un petit tour avec Newton. On peut tous enfin se dégourdir les pattes. Ça fait du bien. Au loin on aperçoit la ville de Delphes sur les hauteurs.


Sur le chemin nous découvrons un plante curieuse : on dirait du grillage à poule en buisson avec des grappes de petites graines d'un doux marron chocolat. Ça semble être de la Sarcopoterium spinosum, la Pimprenelle épineuse, une plante méditerranéenne de la famille des Rosacées.


D'un seul coup le soleil nous offre un spectacle magnifique comme si les dieux nous accueillaient à leur façon dans cette endroit où la mythologie et l'antiquité donne une atmosphère bien particulière.

Le soir, la vallée s'illumine de mille petites lucioles.


399 km pour cette étape.

15
sept

La nuit a été très chaude. La petite brise de la journée est tombée et l'air était étouffant.

Ce matin nous voulons aller visiter le site antique. Nous n'avons pas très envie de prendre le CC car nous n'avons pas envie de nous embêter pour nous garer.


Hier, nous avons vu sur la feuille d'accueil du camping une petite balade qui permet d'aller jusqu'au village de Delphes à pied en suivant le chemin antique qui traverse la garigue.




Il faut tout d'abord emprunter le chemin que nous avons pris hier le long du canal puis un petit sentier identifier par une pancarte orange.



Nous partons tôt pour ne pas trop souffrir de la chaleur durant la montée. La balade est vraiment agréable. Ça nous fait un bien fou de faire un peu de randonnée. Aujourd'hui, nous sommes le 15 Août et d'ici on entend les cantiques de la messe qui doit être donné dans le village. Cela donne une ambiance très particulière à notre randonnée, comme si nous faisions un pèlerinage.

Nous avons d'ici une vue magnifique sur la Mer des Oliviers. Agée de 3000 ans, cette oliveraie est la plus ancienne de Grèce et l’une des plus anciennes de la planète: les Grecs de l’Antiquité y pratiquaient déjà la culture des olives et la production d’huile.

Nous mettrons comme indiqué 45 min tout en prenant notre temps.

Arrivée devant le site de Delphes, nous demandons à une employée si les chiens sont autorisés mais elle ne sait pas car elle travaille à l'entretien. Quand elle aperçoit Newton, elle veut absolument venir le voir et le caresser. Elle est en admiration devant lui et lui fait pleins de câlins. Nous discutons quelques minutes.


Heureusement elle nous accompagne un petit peu car il y a des chiens errants sur le parvis du musée. Ils commencent à grogner après Newton. Elle les calme immédiatement et les chasse pour qu'on puisse passer tranquillement. Nous la remercions chaleureusement.

Arrivée au guichet, nous apprenons que les chiens ne sont pas admis (on s'en doutait un peu). Nous irons donc l'un près l'autre avec Anouk (12€ l'entrée, gratuit pour les enfants).

Le site est très beau. Il n'y a pas trop de monde encore et nous pouvons visiter sans avoir des bus de touristes partout. Cyril a quelques souvenirs notamment du stade. Je rigole en croisant un papa avec ses 2 ados, peu emballés par la visite, qui leurs explique qu'il ne se souvient pas de tout car cela fait 30 ans qu'il est venu. Nous ne sommes pas les seuls à revenir avec nos enfants 😉.

Les Grecques avaient su choisir ce lieu, niché sur l'un des flancs du mont Parnasse, pour construire leur cité avec un panorama exceptionnel sur la vallée. Le temple d'Apollon et le théâtre, qui datent du IVe s. av. J.-C devaient être de toute beauté à l'époque. Il dégage encore une force et une âme qui donne encore beaucoup de puissance à cet endroit.

Après avoir fait chacun un tour, nous allons visiter le musée. On peut y voir de magnifiques pièces découvertes sur le site, dont le superbe sphinx des Naxiens.

Nous essayons de faire un petit tour dans la petite ville de Delphes. A flanc de montagne le centre est mignon avec toutes ses ruelles en escaliers. Par contre il n'y a pas de boutiques intéressantes. Il fait trop chaud aussi nous ne nous attardons pas et repartons par le chemin.

La descente aura été très chaude, le soleil est au plus haut. Newton cherche l'ombre désespérément et trouve le temps long même si on ne traîne pas. On est tous content d'arriver pour enfin nous poser à l'ombre. Avant de nous poser je file régler le camping pour les 2 nuits. Bizarrement le patron nous propose une ristourne si on paye en liquide mais je n'en ai plus. Il prend donc ma carte.

Cette après-midi nous profitons de la piscine pour nous rafraîchir.

Soudain le ciel se couvre et nous offre encore un spectacle magique.



Ce soir nous décidons de nous faire le resto du camping. Il est très prisé, nous avons donc réservé pour avoir une table près du balcon. Nous profitons de la magnifique vue pour diner.





Nous dégustons : de l'agneau confit au citron, des brochettes souvlaki, des bifteki et en dessert du baklava aux noix (attention régime s'abstenir 😉).

Au moment de payer, devinez quoi ?? Ils préfèreraient du liquide. Mais qu'est ce qu'ils ont les Grecs avec les CB ?? On se doute bien mais nous en France on n'a plus l'habitude de se promener avec 200€ en poche tous les jours...

16
sept

Nous quittons Delphes ce matin pour aller aux Météores dans le centre de la Grèce. Nous avons 233 km à parcourir.

Après avoir traversé la mer d'oliviers dans la vallée, nous repartons en montagne où nous profitons de beaux panoramas.

Puis nous redescendons dans une grande plaine. Et là c'est un autre monde. Nous découvrons une Grèce pauvre, sale, désertée. Il y a un grand nombre de bâtiments laissés à l'abandon bien que parfois presque flambant neuf. Des détritus jonchent le sol par endroit, surtout sur les parkings en bord de route. C'est compliqué de trouver un coin potable pour s'arrêter faire une pause avec Newton.

Nous passons devant des villages où les habitants semblent peu aisés.

Le centre de la Grèce contraste énormément avec la côte et le Péloponèse. Cela nous met face aux difficultés économiques de ce pays et à sa difficulté pour rester dans l'Europe. Fini le cliché idyllique avec des plages merveilleuses et une eau turquoise. Ici la population est loin du rêve et doit résister. C'est très triste.

C'est dans cet état d'esprit dérouté que nous apercevons soudain les majestueuses météores qui se dessinent à l'horizon. Ces formations rocheuses sont impressionnantes, presque sorties de nul part comme le laisse penser l'étymologie du mot : des rochers envoyés par le ciel . Ce sont en réalité des sédiments rocheux que le fleuve, se jetant dans la mer de Thessalie, a laissé durant l’ère tertiaire.

Nous traversons Kalambaka qui est une assez grande ville avec plein de commerces. Nous arrivons au camping Vrachos à Kastraki (26€). C'est un grand camping, bien entretenu avec une piscine, un resto et une vue imprenable sur les Météores.

Nous avons un peu peur d'être embêté le lendemain pour nous garer quand nous irons voir les monastères. C'est un lieu très touristique, la route est étroite et sinueuse donc pas toujours simple pour circuler facilement et s'arrêter sur le bord de la route pour prendre une photo.

Les Toulousains que nous avions rencontrés à Delphes avaient loué des scouts. Mais se serait trop compliqué avec Newton que nous ne voulons pas laisser seul dans le CC.

Cependant cela nous donne l'idée de louer une voiture. Nous allons donc voir l'agence Meteora-Carrental à Kalambaka. Le centre-ville n'est pas loin du camping, nous décidons d'y aller à pied.

Après avoir du ruser pour éviter plusieurs chiens peu commode, nous arrivons à l''agence de location. Le jeune homme qui s'en occupe est très sympa. Nous réservons une petite voiture pour 9h (30€ la journée).

Le lendemain, nous récupérons la voiture, une petite skoda. Le loueur, nous explique que les monastères sont dans un périmètre d'une quinzaine de kilomètres.

C'est parti. Dommage aujourd'hui le temps est couvert. Mais finalement cela donne une atmosphère particulière, un peu mystique à ce lieu.

Nous nous dirigeons en premier vers le plus grand des monastères : le monastère du grand météore. Il n'est pas tard et pourtant le parking est déjà plein. C'est une file de touristes dans les escaliers qui mènent au monastère. De toute façon nous n'avions pas prévu de rentrer. Nous préférons nous mettre à l'écart sur les falaises pour profiter de l'ambiance de ce lieu à l'écart de l'agitation. De là le panorama est parfois vertigineux.

En repartant pour aller à la voiture, nous rencontrons 2 chauffeurs de bus qui sont en admiration devant Newton. Ils le caressent et demandent si ils peuvent le prendre en photos. Du coup ils font un selfie avec lui. C toutou a vraiment beaucoup de succès.

Nous reprenons la route pour aller voir les autres monastères, mais nous sommes parfois embêté pour nous garer car il y a souvent des chiens errants. Heureusement grâce à la voiture nous pouvons plus facilement nous arrêter vite fait pour prendre un cliché.

Finalement nous faisons le tour des principaux monastères en à peine 2 petites heures.

L'endroit est vraiment spectaculaire mais l'accessibilité de ce lieu lui fait perdre énormément de son charme, de sa plénitude et de son recueillement. Un sentier permet apparemment de s'y rendre depuis Kalambaka (nous ne l'avons pas emprunté de peur de rencontrer des chiens errants) mais si c'est pour arriver sur un parking bondé de voitures et de bus, l'effort n'a pas le même goût.

En rentrant, nous découvrons les vestiges des premières habitations réalisées dans les anfractuosités de la roche. Les moines avaient investi ces monts dès le 9ème siècle.


Cette grotte où semble sécher du linge est la chapelle St Georges. Chaque année, les femmes du village offrent un foulard. Ceux-ci y sont accrocher par de jeunes hommes qui grimpent jusqu'à la chapelle par des cordes à la force des bras. Cette offrande doit assurer une bonne santé pour l'année à venir.


Après avoir fait quelques courses avec la voiture, nous la ramenons à l'agence. En discutant un peu avec le loueur, il nous apprend qu'en Grèce il est compliqué d'avoir un camping car car il est taxé comme une maison.

De retour au camping, nous sommes très mitigés : contents d'avoir découvert cette curiosité géologique et architectural mais lassés de ne pas pouvoir circuler facilement avec Newton à cause des chiens qui trainent partout. Nous organisons un conseil de famille pour décider de la suite du séjour : soit continuer et passer quelques jour sur la péninsule de Sithonia au sud-est de Thessalonique, soit rentrer et essayer de passer un jour ou 2 en Slovénie que nous avions trouvé vraiment très jolie.

C'est décidé, nous repartons, nous avons envie d'un peu de "vert".

Je pars régler le camping et oh surprise le terminal de paiement ne marche pas aujourd'hui. C'est vraiment très surprenant 😮...

18
août

Nous décollons tôt car nous voulons atteindre la frontière Croate ce soir. A quelques kilomètres après celle-ci, nous avons vu à l'aller une aire d'autoroute qui sera parfaite pour passer la nuit.

Un magnifique levé de soleil nous accompagne ce matin comme pour nous saluer et nous dire au revoir.

Nous traversons le nord de la Grèce. Ici il y a des chiens partout. Ils attaquent le CC quand on passe, se chassent entre eux, squattent tous les parkings. Nous avons une pensée pour les cyclistes Grecques qui ne doivent pas s'amuser.

Les bordures de routes sont toujours aussi sale. C'est vraiment désolant pour un si beau pays que le paysage soit gâché ainsi.

Après Thessalonique, nous passons devant des files de migrants qui marchent le long de la route.

Il est 9h, nous arrivons à la frontière. C'est cool car il n'y a presque personne.

L'autoroute en Macédoine est très belle. Elle traverse des montagnes et de vaste plaine. En passant devant des vignobles on découvre qu'ici les vendanges ont déjà commencé. On est mi août, c'est en avance par rapport à chez nous.

Nous voilà à la frontière serbe. Il y a un peu plus de monde mais ce n'est pas une catastrophe. Des migrants remontent les files pour faire l'aumône. Comme il nous reste du lait et qu'il y a des enfants, nous leurs donnons des bouteilles.

En Serbie, après avoir essuyé une grosse averse, nous sommes littéralement stoppés par un orage de grêle. C'est impressionnant, on dirait que le toit va exploser. Nous essayons tant bien que mal de rejoindre un pont pour nous abriter.

Enfin l'orage passe et c'est le retour au calme et au ciel bleu.



Arrivée à 3 km de la frontière, tout le monde est à l'arrêt. Il y a des voitures à perte de vue. Il va falloir être patient. Heureusement le soleil se couche et il va faire moins chaud. Cyril et Anouk sortent promener Newton. Des Anglais veulent absolument aller le montrer à leur fille dans la voiture. Ils sont contents de le caresser.

Plus on approche des postes frontières, et plus c'est le désordre. Les gros camions passent en trombe sur la bande d'arrêt d'urgence. Les marcheurs ont intérêt à se garer. Au début il n'y a plus vraiment de file. Beaucoup essayent de couper pour trouver la file la plus rapide. C'est un peu compliqué pour trouver notre place avec notre gros engin parmi les voitures. Heureusement entre le passage de la Serbie à la Croatie, un jeune bulgare super gentil avec qui nous avons discuté dans la queue nous laisse passer devant lui puis se calle derrière nous. Cyril descend lui donner une bouteille de vin pour le remercier. Le bulgare est tout content.

Il nous faudra 3h pour passer les 2 postes de douane.

Il est presque 23h, nous sommes enfin en Croatie, crevés mais contents d'avoir réussi. Nous trouvons l'aire d'autoroute que nous avions repéré. Nous nous posons enfin, ah ...

Nous avons fait 943 km pour cette étape.

19
août

Nous reprenons la route direction donc la Slovénie. Nous avons vu que ce pays était très prisé l'été et qu'il était obligatoire de réserver entre le 15/07 et le 15/08 pour avoir de la place. Comme nous avons passé le 15/08, on espère trouver de la place dans un camping.


On arrive à la frontière. C'est assez chargé mais ça va. C'est moins pire que la veille.




Nous remontons jusqu'à Ljubljana et nous bifurquons vers l'est. Apres avoir regardé les différents campings et les coins à proximité du Parc national du Triglav, nous avons choisi d'aller à Bled. Pour cela nous avons un petit détour d'une 50 aine de km. Là nous sommes surpris par le monde que l'on croise. Cet endroit est vraiment très touristique. Si ils repartent tous, il y aura peut être de la place ...

Nous sortons de l'autoroute, et tout à coup on se retrouve à l'arrêt. C'est une file de voiture interminable et il reste encore 8 km. Oh non !!!

Arrivée à Bled, on découvre une très jolie petite ville, voir même un peu huppée, avec de beaux magasins et des hôtels de luxe. Plus on approche du lac et plus ça grouille de partout, c'est dimanche et il y a un monde fou.

On comprend vite pourquoi. Les abords du lac sont très bucoliques et le paysage est magnifique avec son château perché sur une falaise et son église niché sur un ilot au milieu de l'eau.

Le camping que nous cherchons est de l'autre côté du lac. Nous l'atteignons tant bien que mal pour nous trouver devant une pancarte 'Complet". Pffff Tout ça pour ça !!!! Quel dommage le coin à l'air si mignon.

Demi tour. On ressort de la ville. Comme il est midi nous trouvons un parking pour déjeuner et réfléchir. Chercher pour essayer de rester ou reprendre la route et rentrer.

Même si nous avons eu un coup de cœur pour la Slovénie, nous décidons d'y revenir une autre fois en étant mieux organisé. Nous reprenons donc la route. Si nous tenons le rythme, nous devrions pouvoir passer le tunnel du Mont Blanc et dormir en France ce soir.

Après quelques bouchons en Italie, nous filons sans encombre sous une chaleur étouffante. Nous arrivons au tunnel du Mont Blanc vers 23h30. Il n'y a personne. Cool.

Après Chamonix, nous trouvons une aire de repos pour nous poser enfin. On a hâte de dormir un peu après cette étape de 1140 km.

20
août

Dernière journée.

Ce matin nous pensions nous reposer un peu avant de reprendre la route mais sur la matinée des allées et venues de camion nous empêche de dormir. Nous repartons donc plus tôt que prévu.

Hormis le GPS qui fait encore des siennes en voulant nous faire prendre absolument par Lyon alors que nous préférons passer par Bourg en Bresse, le trajet se passe bien et nous arrivons à la maison en milieu d'après-midi.

Nous aurons fait 733 km pour cette dernière journée.

Pendant notre séjour, nous avons :

- parcouru 6750 km

- fait 17 passages à la station essence

- fait 4 sorties en canoë

- dormi 4 nuits en camping sauvage, 8 en camping et 3 sur une aire de CC

- aperçu au loin quelques pélicans

Comme vous l'aurez compris, pensez à prévoir de l'argent liquide car même certains guichetiers aux péages d'autoroute grecques demandent de payer en monnaie.

Pour nos amis cyclistes, prévoyez un spray au poivre si vous traversez le centre de la Grèce. Et attention aux mollets car le pays est très vallonné 😉.