Carnet de voyage

Colombia 2021-2022

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Quasiment 2 ans sans partir, ça commençait à manquer... Je laisse l'île de la Réunion pour quelques temps direction l'Amérique Latine
Décembre 2021
75 jours
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Publié le 12 décembre 2021

Retour de l'île de la Réunion le 3 décembre, passage à Paris, Bordeaux puis décollage pour la Colombie le 10. S'enchaîne un premier vol pour New-York, un second pour Miami, un dernier pour Bogotá. Voyage long mais facile, sans complication malgré le covid et le passage par les États-Unis. Arrivée à minuit passé, nous prenons un taxi pour rejoindre l'hôtel (pour une fois, je ne voyage pas seule). On a choisi un endroit plutôt luxueux pour les deux premières nuits histoire de récupérer des 24h de voyage plus 7 heures de décalage, le tout à un prix dérisoire.

🌃 Hotel Tequendama : 46 euros la nuit pour deux avec gros petit déjeuner buffet, piscine, spa, salle de sport, peignoirs,... Endroit plus tout jeune aux allures du Titanic mais bien situé, propre et confortable. Le quartier Candelaria est accessible à pied.

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Publié le 14 décembre 2021

11/12 : Aujourd'hui, on ne va pas trop forcer et profiter des équipements de l'hôtel. Petit-déjeuner buffet, sieste, piscine, sauna, hammam, massage...

A 16h, il est temps de mettre un pied en Colombie. Nous partons nous balader en ville, Bogota se situe à 2600m d'altitude avec une température aux alentours des 15 degrés la journée. Nous sommes à côté du quartier Candelaria, apparemment le centre historique de la ville. Nous remontons la rue piétonne numéro 7 qui mène à la Place Bolivar. Chose que je n'imaginais pas, Bogotá offre un important réseau de pistes cyclables. L'avenue est plus qu'animée, aux allures de vide grenier, entre vendeurs de vêtements, nourriture, babioles, artistes de rue... Ça grouille de vie, de musiques.

Vue depuis la chambre
Vue depuis la chambre
Place Bolivar
Place Bolivar

Nous nous perdons au milieu de stands de fausses baskets de marque, jouets en plastique avant de goûter un burger et hot dog de rue, apparemment prisés par les locaux mais plutôt pas terrible voir in-mangeable. Il y a une sauce sucrée, difficile à qualifier, telle une grenadine chimique : nos sandwichs finissent malheureusement à la poubelle. Heureusement, je tombe sur un stand d'arepas : galette à la farine de maïs fourrée avec viande, fromage, œuf... déjà découverte à la Réunion grâce à ma coloc Venezuellienne. Bien meilleure !

De retour à l'hôtel vers 19h, une compétition de salsa à lieu dans l'une des grandes salles attenantes à l'établissement. KO à 21h.

12/12 : Le check out est à 13h, nous profitons une dernière fois des équipements avant de rejoindre une auberge de jeunesse vers 14h en plein centre de la vieille ville. Cette nuit, Jean-Michel alias JM nous retrouve.

J'ai fait sa connaissance sur l'île de la Réunion en mars dernier. Avec son pote, Yaniss, que j'ai rencontré quelques jours avant le départ, nous sommes partis 2 jours plus tôt. Initialement, nous devions prendre le même vol mais JM a modifié le sien n'ayant pas les 15 jours entre la 2ème injection et son départ, délais demandé par les États Unis...

Nous arpentons les ruelles attenantes à l'auberge où s'alignent des maisons aux façades colorées, bien différentes des buildings présents dans le quartier du précédent hôtel.

13/12 : JM arrivera vers 1h30 du matin. Nuit plutôt fraîche, la température descend en dessous des 10 degrés et l'habitation n'est pas chauffée. On dort habillé, enroulé dans une fine couette.

Aujourd'hui, nous nous rendons au Cerro de Monserrate offrant un impressionnant point de vue sur la ville, accessible par téléphérique ou à pied.

Bogotá s'étend à perte de vue mais son expension se retrouve limitée par les montagnes. Il suffit de se tourner pour être dans des reliefs verdoyants.

Nous retournons ensuite vers Candelaria, riche en street-art venant embellir des façades parfois vétustes.

Avant de goûter cocktails, bières dans différents bar. Les gars continuerons la soirée pendant que j'irai dormir, demain je prends le bus pour Medellín...

Nous avons croisé vraiment peu de touristes à Bogota, le covid y est-il pour quelque chose ?

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Publié le 19 décembre 2021

14/12 : Aujourd'hui, je quitte Yaniss et JM qui préfèrent prendre l'avion pour se rendre à Medellín. Pour moi, le moyen de transport fait parti du voyage : 12 heures de bus me permettrons de voir du pays, d'autant plus qu'il est confort avec wifi et sièges moelleux inclinables. La route sinueuse révèle des paysages verdoyants se teintant à l'orange en fin de journée. De nuit, guirlandes et sapins de Noël illuminent les habitations. J'ai rarement voyagé durant cette période.

L'arrivée à Medellín est impressionnante, des collines recouvertes de milliers de lumières. La ville se situe dans une cuvette. Je retrouve les gars à l'auberge.

15/12 : Aujourd'hui, il est temps de découvrir la ville.

Vue depuis l'auberge

Nous commençons par un tour dans le centre ville après un petit déjeuner local à base d'œufs brouillés, riz et haricots rouges, arepas et fromage. Un métro aérien dessert la ville.

Nous rejoignons ensuite Francy, une guide Colombienne ayant vécu au Québec, qui va nous faire découvrir la Comuna 13, quartier au lourd passé. Pour la faire courte, cette zone a longtemps été sous l'occupation de la guérillas des FARCS et ELN dans les années 90, en faisant l'un des territoires les plus dangereux de la Colombie. A partir des années 2000, le gouvernement a décidé de "nettoyer" ces quartiers avec l'aide des paramilitaires par plusieurs opérations entraînant de nombreux morts, blessés, disparus... Suite à ces violences, les habitants on voulu sortir de cette situation et développer la comuna par plusieurs initiatives. Aujourd'hui, l'art de rue s'y développe à travers le street-art, rap, hip-hop,... Et bien sûr le tourisme. Découvrir ces lieux et leur histoire fut émouvant et enrichissant : prenez un guide !

Vue depuis l'auberge la nuit...

16/12 : Hier soir, nous avons profité des activités nocturnes que propose Medellín, autant vous dire que la journée n'a pas été très productive...

17/12 : Aujourd'hui nous retournons faire un tour dans le centre, malheureusement la pluie se met à tomber fortement. Nous décidons de visiter grâce aux transports, notamment les télécabines. Une permet de se rendre au parc Arvi, on quitte la ville pour se perdre dans la montagne environnante. On peut y randonner mais il fait plutôt froid et nous ne sommes pas équipés.

Nous nous baladons ensuite dans l'animé quartier Santo Domingo.

Puis dernier télécabine pour El Progreso. Medellín se retrouve dans les nuages...

18/12 : Soirée festive, lendemain difficile d'autant plus que j'ai attrapé froid : la pluie a fait chuter les températures.

Demain, on s'enfonce dans la campagne direction Guatapé.

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Publié le 23 décembre 2021

19/12 : Un bus permet de rejoindre la petite ville de Guatapé en moins de 2 heures. Elle est située sur les bords d'un lac artificiel créé par un barrage. La région paraît prisée des Colombiens et Guatapé semble principalement tournée vers le tourisme : les maisons sont impeccables avec des peintures resplendissantes. Des fresques ornent le bas des habitations.

20/12 : Pour aujourd'hui, nous louons 3 scooters afin de se rendre à San Raphaël. La route est sublime et verdoyante.

Nous mangeons dans la petite ville.

Avant de rejoindre la cascade Casuela. Les gars se baignent, perso, je suis devenue bien trop frileuse.

Sur MapsMe, je trouve une route qui mène à un barrage, nous la rejoignons. Il n'y a personne, aucun bruit et le point de vue sur le lac est superbe.

📌 Point futur voyageur : pour rejoindre le barrage : prendre la route direction Alejandria (croisement au niveau du Club Cazadabia sur MapsMe), au 2ème croisement ne plus suivre la direction d'Alejandria et continuer sur le chemin à gauche, longer le lac jusqu'au barrage.

Péripétie sur le retour : un des scooters ne veut plus avancer, les gars se débrouillent comme ils peuvent... JM finira en sueur.

Balade nocturne à Guatapé, c'est bientôt Noël. Des milliers de lumières décorent la ville et il fait frais en soirée, ça met dans l'ambiance.

21/12 : Ce matin, nous montons au "cailloux" alias La Pietra, énorme rocher dominant la région. Quelques 650 marches permettent d'atteindre le sommet.

Nous faisons ensuite un tour en bateau sur le lac, agréable mais rien d'extraordinaire. Un peu comme un VIP tour, nous partons zieuter les maisons de célébrités ou encore les diverses infrastructures de Mr Escobar (maisons, boîtes de nuit). Je ne recommande pas spécialement...

Nous quittons Guatapé en soirée pour retourner sur Medellín.

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Publié le 27 décembre 2021

22/12 : Après une nuit à Medellín, nous prenons un avion vers 6 heures du matin pour rejoindre Pereira, à proximité de la Vallée du Café. A peine le temps de décoller que l'on atterri. On enchaîne un taxi jusqu'à la gare routière puis un bus pour arriver en milieu de matinée à Salento, une petite ville touristique mais typique et colorée. Nous sommes encore dans une région montagneuse, la tête dans les nuages.

Nous nous baladons dans les ruelles, un point de vue surplombe la ville et la vallée. Après-midi midi à errer à Salento, nous sommes fatigués du réveil à 4h...

23/12 : Aujourd'hui je décide de faire une randonnée dans le Parc de Cocora, célèbre pour ses palmiers de cire, endémiques à la région, introuvables ailleurs. Il peuvent mesurer jusqu'à 60m de haut, ce qui en fait l'espèce de palmier la plus grande.

J'essaye de partir de bonne heure car la région se couvre rapidement. Une jeep permet de rejoindre l'entrée du parc en 20 minutes.

Je commence la balade en longeant la rivière.

Je m'enfonce ensuite dans l'humide forêt où se succèdent des ponts suspendus qui semblent ne plus en avoir pour très longtemps...

Je remonte jusqu'aux principaux points de vue sur Cocora et ses magnifiques arbres. Le ciel s'est couvert mais les paysages restent grandioses. Je m'assois au pied d'un des immenses palmiers admirer les lieux. Je croise JM et Yaniss, normalement, ils devaient louer des motos pour la journée mais l'une d'entre elle avait un problème...

La pelouse est tout aussi attractive et le soleil refait surface, je me pose dans l'herbe moelleuse.

Soirée à l'hôtel avec une Espagnole, un Venezuelien et un Colombien. Demain, départ pour Cali...

🌃 Soa Hostel : petite auberge familiale, simple mais mignonne et colorée, très bien située, environ 6 euros la nuit. Le dortoir donnant sur la rue peut-être bruyant.

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Publié le 27 décembre 2021

24/12 : On enchaîne 2 bus puis un taxi pour rejoindre notre auberge de jeunesse. On en a choisi une festive pour fêter Noël comme il se doit. Apéro au bord de la piscine, repas, apéro, puis on commence par un party bus, un bus ouvert avec musique à fond dans lequel on se déhanche, renverse les verres à chaque accélération ou freinage, se marche les uns sur les autres mais surtout où l'on se marre. Après avoir tourné dans les rues de Cali, on nous dépose dans une boîte de nuit où des Colombiens donnent tout sur de la salsa. L'endroit est immense, relativement éclairé pour un club, semblable à un centre commercial. Un Noël plus qu'original qui restera dans les mémoires.

25/12 : Nuit très courte, nous partons manger dans les rues alentours. Nous sommes le 25 décembre, autant vous dire qu'il y a pas mal de choses fermées. On trouve quand même un restaurant plutôt chicos pour le pays. Les plats sont chers (c'est relatif, en convertissant, cela fait environ 10 euros), les gens bien habillés : nous dénotons avec nos tongues, visages mal réveillés, tenues pour traîner en lendemain de soirée...

En fin d'année se tient la Feria de Cali, festival tourné vers la salsa. Aujourd'hui, c'est l'ouverture, nous rejoignons une avenue pour assister à un défilé des différentes écoles de danse. Malheureusement, il y a trop de monde : on ne voit rien. Nous rentrons donc nous reposer à l'auberge. On repars en soirée pour un concert mais trop de salsa tue la salsa, retour vers 23 heures après un feu d'artifice. Demain je quitte les gars pour quelques jours et pars avec une nouvelle recrue, Capucine, vers le Pacifique...

🌃 Auberge Viajero : party hostel idéal pour rencontrer du monde, faire la fête mais pas pour se reposer.

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Publié le 30 décembre 2021

26/12 : Après une bonne nuit de sommeil, nous rejoignons avec Capucine la gare routière en taxi, ambiance salsa dans les enceintes. On enchaîne avec un bus, ambiance salsa à la télé avec clips kitch des années 90-2000 : on sature de cette musique. Après environ 3 heures de trajet, nous voilà à Buenaventura d'où partent les lanchas (bateaux) pour Juanchaco. On se pose manger dans un restaurant sur le bord de mer, ils sont ravis d'avoir des françaises : on fini sur l'Instagram de l'établissement.

On embarque à 16h, le bateau est une attraction à lui même lorsque la mer est agitée. On vole sur les vagues avant d'atterrir brusquement en se fraquassant le dos. Ça cri, ça rigole, ça rebondi.

On arrive ensuite à Juanchaco, nous sommes sidérées avec Capucine. On débarque dans un autre pays, à une autre époque : pas de route, des habitations de bric et de broc, quelques deux roues pour se déplacer : on ne peut venir ici que par bateau. Dépaysement garanti.

Nous prenons une moto taxi pour Ladrilleros, "village", entendez habitations de part et d'autre du chemin, où nous allons loger. Nous trouvons un petit hostel simple (surf house hostel), entouré de nature et ses milliers de bruits, surtout la nuit, avec en bonus des chachats ❤️

27/12 : Ce matin, nous continuons le chemin jusqu'à La Barra, plage un peu plus au nord. Elle est immense et un tsunami semble avoir ravagé les lieux : la montée des eaux oblige les habitants à reculer leur maison, laissant d'anciennes constructions à l'abandon.

Nous trouvons un petit restaurant coloré pour manger du poisson dans un cadre invraisemblable. Conseil : ne prenez pas de ceviche de camarons, les crevettes baignent dans une sauce ketchup. Puis, baignade dans le Pacifique

Nous retournons ensuite, à 3 sur une moto, du côté de Ladrilleros. Ce matin, nous nous sommes rendus au petit port de lanchas dans la mangrove. Nous avons réservé un tour pour quelques euros sans trop savoir de quoi il s'agissait, parlant bof espagnol.

Finalement, grâce à René, on s'enfonce dans la mangrove jusqu'à une piscine naturelle. Les lieux sont magiques et calmes même si je perds 150 fois mes tongues et tombe 68 fois. Conseil : évitez les tongues lorsque la marée est basse et qu'il faut rejoindre la piscine à pied.

Sur le retour, nous passons par un village indigène, cette zone n'a de cesse de nous étonner...

28/12 : Pour aujourd'hui, on a réservé un tour en bateau pour la journée. Départ vers 9h30. Premier stop, une succession de piscines naturelles au milieu de la jungle. L'endroit est idilique, la baignade rafraîchissante. On s'aventure à la découverte des différents bassins pieds nus dans l'eau, la boue, les cailloux, racines, parfois à 4 pattes quand le sol glisse et l'équilibre fait défaut.

On enchaîne sur un spot avec trois immenses cascades.

On se rend ensuite à une première plage qui est malheureusement sale et sans charme. Heureusement, la deuxième rattrape le coup...

Pour le dernier stop, il faut marcher une dizaine de minutes pour rejoindre une plage. Je ne comprends pas qu'il faut prendre des chaussures et me retrouve pieds nus dans la forêt. Je me découvre une nouvelle passion : glisser mes orteils dans la boue. Cette plage pourrait être belle sans un monticule de bouteilles plastiques. Mais personne ne semble les voir, seules Capucine et moi sommes attristées du spectacle...

Retour vers 17h30 à Juanchaco et son ambiance si particulière.

On ne peut pas dire que les plages soient belles entre Juanchaco et La Barra. Les lieux sont plutôt sales mais l'ambiance est incroyable, le dépaysement total. Un endroit où le temps n'a pas d'effet, coupé de toute modernité. Je recommande à 100% de venir se perdre ici lors d'un voyage en Colombie, d'autant plus que la forêt et la mangrove regorgent de beautés. Ce sont surtout des Colombiens qui viennent faire du tourisme ici. Néanmoins, l'endroit semble relativement pauvre avec un accès à l'éducation, la santé, l'emploi,... bien difficile dans cette zone isolée.

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Publié le 2 janvier 2022

29/12 : Départ mouvementé et mouillé de Juanchaco vers 13h, il pleut et l'océan n'est toujours pas bien calme. Je quitte Capucine qui part pour Medellín. J'enchaîne avec un bus pour Cali, encore de la salsa durant les 3 heures de trajet... Je dépose mes affaires à l'auberge puis part manger avec un couple Franco-colombien, un de mes coloc m'a mis en contact avec eux, Andrea (Colombienne) et Bertrand (Français).

30/12 : Je retrouve Andrea et Bertrand pour un brunch suivi d'une petite balade dans Cali. Le quartier de San Antonio regorge de cafés, restaurants plutôt stylés avec parfois de jolis jardins cachés derrière les façades.

Nous montons ensuite au Parc de San Antonio puis découverte d'une imprimerie avec de magnifiques affiches : Lalinternacali. Dommage d'être en backpack...

Je retourne à mon auberge en milieu d'après-midi. Cali n'est pas une ville très riche en termes de visites mais se balader le long de la rivière et San Antonio restent une bonne découverte.

Pour le soir, je retrouve le couple, 2 amies belges rencontré à l'auberge Viajero et un Calédonien, Henri, connu en boîte de nuit à Medellín. Pizza, je suis aux anges (Bella Pizza).

La nourriture n'est pas extraordinaire en Colombie, la viande omniprésente. Ils ont aussi la fâcheuse tendance de mixer le salé avec le sucré. A Salento, on m'a proposé de mettre du fromage dans mon chocolat chaud. Nop. Où nous avons pris le brunch, il y avait des gauffres avec glace, sirop d'érable et on pouvait rajouter en option du bacon. Nop.

31/12 : On y est, dernier jour de l'année. Je retourne à l'auberge Viajero dans l'après-midi pour être sûre de passer une bonne soirée. Je retrouve les Belges et le Calédonien, début des festivités vers 19h. Chips, Corona et rhum seront au menu. Il y a du monde et une bonne ambiance, pas trop de salsa. Voilà quelques photos souvenir et bonne annéeeee !

01/01/2022 : Journée non productive à errer à l'auberge. J'ai un vol à 22h pour Cartagène, la journée s'annonce longue et sans lit. Heureusement, il y a des hamacs pour se poser.

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Publié le 5 janvier 2022

Arrivée à minuit passé à Carthagène. L'aéroport se situe dans la ville, il suffit de traverser la zone de taxi pour se retrouver dans la rue. Je prends une moto taxi pour rejoindre mon hostel. Carthagène est une ville tournée vers le tourisme de luxe. Ça se ressent au niveau des prix, surtout en période des fêtes de fin d'année. L'auberge que j'ai trouvé a doublé ses tarifs mais beaucoup d'hébergements affichaient déjà complet. Heureusement, elle est superbe.

Il est enfin temps de se coucher dans un vrai lit...

02/01 : La vue depuis l'auberge me projette à Miami. Après un petit déjeuner au bord de la piscine, il est temps de se perdre dans les ruelles colorées de la ville. "J'habite" dans le quartier Getsemani. Plus populaire que la ville au milieu des remparts, il est riche en street-art et moins touristique même si fréquenté.

Je me rends ensuite dans le centre historique. Ce dernier, même si magnifique, ne semble accueillir aucune vie à part du tourisme de luxe : magnifiques hôtels avec cour intérieure, restaurants branchés, boutiques stylées... Les gens sont bien habillés, alors sortez vos plus belles robes et chapeaux type Panama, bienvenue à Carthagène des Indes :

Je retourne à Getsemani et découvre de nouvelles ruelles. Il y a encore de petites habitations même si les lieux tendent certainement à se gentrifier. Ici la population locale semble se mêler au tourisme.

Je me pose à l'hostel profiter de la piscine car il fait très chaud l'après midi avec un soleil éclatant. Je retrouve le duo Yaniss et JM en fin d'après midi pour le couché de soleil sur les remparts puis balade à Getsemani. Henri nous retrouve pour le repas.

03/01 : Je n'ai plus d'hébergement pour ce soir, je pars arpenter les ruelles à la recherche d'un nouveau logement car beaucoup ne sont pas répertoriés sur les plates-formes de réservation. Après plusieurs refus, tous les Colombiens partant en vacances durant cette période, je trouve une auberge à deux pas de l'ancienne, moins jolie mais beaucoup moins cher. Je mange ensuite un ceviche dans la rue, bien meilleur que l'ancien, à base de citron, coriandre, oignons, poulpe, crevettes...

Je retrouve ensuite le binôme direction la Popa, monastère avec une belle vue sur la ville puis bar en rooftop avec piscine histoire de bien finir l'après midi.

Ce soir, je fais la connaissance à l'auberge d'un Colombien qui a vécu en France, Juan. Je lui propose de se joindre à nous pour la soirée. Capucine est aussi dans les parages. Avec les connaissances des uns et des autres, nous formons un groupe d'une quinzaine de personnes. Français, Allemand, Belge, Israëlien, Colombiens... Soirée festive à Carthagène pour l'arrivée d'un 3ème membre, aussi rencontré à la Réunion et ami de JM et Yaniss : Julian.

04/01 : Petit-déjeuner sur le toit de l'auberge, je prends ensuite la route pour Rincón del Mar, plus au sud...

🌃 Casa Zahri Boutique Hostel : superbe auberge avec bon petit-déjeuner compris, dortoirs confortables avec rideaux, localisation parfaite, piscine. De 10 à 24 euros la nuit. Pour le plaisir des yeux.

🌃 La Buleka Hostel : simple mais avec bon petit déjeuner, joli roof top, localisation parfaite, accueil sympa, rideaux aux lits. 12 euros la nuit en haute saison.

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Publié le 7 janvier 2022

La gare routière de Carthagène se trouve assez loin du centre. Je prends un bus de ville pour la rejoindre.

🚍 Le bus X104 permet de s'y rendre, l'arrêt se situe à proximité du centre historique, comptez facile 30min.

J'enchaîne avec 2 heures de trajet mais je dors quasiment tout du long. Pour rejoindre Rincón del Mar, il faut s'arrêter à San Onofre, puis prendre une moto-taxi, tuktuk ou taxi. J'opte pour la première solution. C'est plus un chemin qu'une route pour rejoindre la petite ville au bord des Caraïbes, il faut compter environ 20 minutes. Je n'ai pas réservé d'hébergement mais j'espère trouver celui de mes rêves les pieds dans l'eau. TU RÊVES ! Beaucoup de Colombiens viennent à la plage pour les fêtes de fin d'année. J'essuie plusieurs refus, trouve un dortoir franchement pas terrible, une chambre plutôt crade, hors de prix, et commence à me dire que je vais finir sur la plage. J'arrive à l'un des derniers hébergements au bord de l'eau : pas de disponibilité. J'avais repéré sur internet un endroit avec hamacs, tentes, cabanes mais dans la forêt. Je demande aux gérantes si elles connaissent le chemin. Ce sont deux sœurs (je pense), adorables. Elles décident d'appeler l'établissement demander s'il y a de la place et connaître le chemin. Ouf, UN hamac ! Elles contactent ensuite le fils d'un des employés pour qu'il m'amène sur place, le chemin n'étant pas évident. Après 15 minutes de marche dans la mangrove, les pieds parfois dans l'eau, trois ponts, j'y suis. Par chance, la gérante est française. Je remercie le jeune homme avec quelques pesos et découvre le joli site.

Sur le chemin
Sur le chemin

Je retourne ensuite me balader dans le village. Rincón del Mar a des allures de Ladrilleros, version Caraïbes, en plus touristique, plus propre et certainement moins pauvre.

Je mange dans un snack, galère un peu à retrouver le chemin en pleine nuit au milieu des arbres, sursaute à quelques bruits, mais fini dans mon confortable couchage vers 22 heures...

05/01 : Bonne nuit de sommeil, je n'avais pas dormi dans un hamac depuis la Guyane. Je décide de rejoindre la plage vers 7h30 profiter du calme matinal.

Même si tous les hébergements affichent complet, l'endroit est plutôt calme et la pression touristique faible. Au programme, farniente, baignade, farniente, repas, farniente,...

06/01 : Un tour pour observer les oiseaux est prévu à mon hébergement à 6 heures du matin. Je profite de l'excursion, en espagnol, entourée de Colombiens.

Paresseux

Je retourne ensuite dans le centre du village récupérer une moto-taxi, je prends la route pour Santa-Marta, plus au nord.

🌃 Mango Feliz : 15 minutes de la plage à pied, joli domaine sous les arbres avec tentes, hamacs, petites cabanes. Démarche éco-responsable. Possibilité de manger sur place, hamac à moins de 5 euros.

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Publié le 10 janvier 2022

Le trajet va être long : arrivée à San Onofre, je découvre que le bus pour Santa-Marta n'est qu'à 18 heures, il est 10 heures. Je prends donc un bus pour Carthagène puis un 2ème pour Santa-Marta. Arrivée vers 20 heures, 340 km plus loin après de nombreux stop interminables. Je rejoins mon auberge dans le centre en moto-taxi. De nouveau un party hostel, des amis y logent mais je me couche tôt dans une ambiance reggaeton.

07/01 : Aujourd'hui je retrouve Henri, le Calédonien, pour une balade dans les rues de Santa Marta. Beaucoup moins photogénique que Carthagène, le centre présente néanmoins quelques petites choses à voir.

Comparé à l'Asie, on retrouve ici un style de vie comparable à chez nous avec des terrasses, restaurants, bars à la décoration stylée dans les grandes villes. On peut dire que les Colombiens ont le sens de la fête, ce ne sont pas les établissements qui manquent.

Nouvelle tendance : masque au coude

La ville est au bord de l'eau mais la plage n'est pas spécialement belle. Le soir, je retrouve Maxime, rencontré en Guyane en 2015, qui travaille dans une agence de location/tour à moto. Il m'amène à Taganda, petite ville sur une baie à une dizaine de minutes à moto de Santa-Marta. Spaghetti aux fruits de mer, caipirinia en souvenir de la Guyane et tarte aux citrons. De retour à l'hostel, nous rejoignons Henri sur le rooftop. Des gens font la queue pour y accéder, l'endroit est prisé par locaux et étrangers, mais j'ai le ventre trop lourd pour continuer la soirée, je me couche vers minuit.

Hostel La Brisa Loca

🌃 Hostel La Brisa Loca : votre lit au RDC avec piscine, bar au 1er, boîte de nuit rooftop au 2ème. Environ 8 euros la nuit, dortoir confortable avec rideaux mais vraiment pas le meilleur endroit pour se reposer.

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Publié le 13 janvier 2022

08/01 : Ne sachant où aller en cette période de vacances avec du monde partout, Maxime m'a proposé de me déposer dans un hostel tenu par des amis à lui sur la plage de Costeno. On charge la moto et c'est parti pour 40 minutes de trajet. L'endroit est superbe. Après-midi hamac, lecture mais pas de baignade : le courant est fort.

09/01 : Après un petit-déjeuner les pieds dans le sable, je décide de quitter cette bulle qu'est le Bohemia Beach pour la journée.

Il est assez isolé et il faut marcher près de 40 minutes pour rejoindre la route principale (même s'il existe des motos taxis). Heureusement, une grande partie du trajet peut se faire sur le sable. Il n'y a que quelques hôtels en bois cachés derrière les palmiers. Les lieux semblent préservés, sans infrastructure en dur, sans village à proximité.

J'intercepte un bus direction Palomino, endroit assez prisé des touristes de tout horizon. Je tombe dedans sur Vincent, un français rencontré à Cali. On s'échange quelques mots mais il ne va pas au même endroit. Arrivée au village, il y a une ambiance un peu hippie avec ses petits hostels, restaurants, en bois et colorés, vendeurs de bijoux, mais la plage n'est vraiment pas terrible. Je profite de la diversité de nourriture pour manger... un croissant jambon-fromage.

Je reprends ensuite le bus pour la Playa Los Angeles, jolie plage mais similaire à Costeno, il faut en plus payer un droit d'entrée. Heureusement, le chemin est luxuriant.

🌃 Bohemia Beach : un bel endroit avec végétation luxuriante. Du simple dortoir à la chambre plutôt luxe. Bonne nourriture et assez bon marché, plein d'endroits confortables pour se poser. Seul hic : l'isolement.

10/01 : Voilà un mois que j'ai repris mon sac à dos. Je bouquine sur la plage avant de changer d'hébergement, direction le Journey Hostel avec sa piscine et sa belle vue. Il n'est qu'à 10 minutes de bus mais j'ai prévu d'y retrouver Vincent et ses amis.

Soirée en compagnie de Vincent, Sophie et Kévin.

11/01 : Je quitte l'hébergement en fin de journée pour Santa-Marta où je vais rejoindre Henri, demain, nous allons louer des motos pour 3 jours direction Minca...

🌃 The journey Hostel : superbe vue et piscine même si bien bien froide. Nuit à environ 8 euros avec simple petit déjeuner. Nourriture bonne et bon marché.

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Publié le 16 janvier 2022

12/01 : Je retrouve Henri puis nous prenons un taxi pour l'agence de location de motos. Après quelques tours dans les rues pour m'habituer à la machine, nous prenons la route pour les (petites) montagnes. Heureusement, je me sens assez vite à l'aise sur mon deux roues. Après un déjeuner à Minca, nous rejoignons vers 15h notre superbe hostel perdu dans la jungle. En quittant la route, il faut environ 30 minutes en montant sur un chemin pour le rejoindre. On appréciera les amortisseurs...

Vincent est aussi présent à l'hébergement. Il a souhaité nous suivre à moto mais n'ayant pas d'expérience et suite à une chute peu après Santa-Marta (heureusement sans gravité, il s'en sortira avec quelques bleus, des dégâts matériels et surtout une grosse frayeur), il a préféré rendre sa machine. Sage décision... Soirée tous les trois dans ce magnifique cadre.

13/01 : Après un petit déjeuner vue imprenable, nous prenons la route avec Henri.

Petit stress quand à la descente mais tout se passe sans problème. Nous décidons de faire une boucle pour rejoindre le point de vue Los Pinos puis la cascade Marinka. Nous nous trompons de chemin, la piste est plus longue que prévu mais on arrive à bon port malgré, je l'avoue, quelques frayeurs et dérapages semi-contrôlés. C'est ma première fois en mode moto-cross et les descentes sur chemins, cailloux, ornières, ne me rassurent guère. Heureusement, aucune chute n'est à déplorer...

La cascade est assez fréquentée et la baignade beaucoup trop fraîche. Une famille de Colombiens est intriguée par notre présence et veut absolument faire des photos. Shooting :

Cascades :

Retour à l'hostel vers 15h, on se rend sur les hauteurs admirer le couché de soleil. Nous faisons la connaissance d'une autre française, Zoé. Nous discutons assez longtemps près du feu, elle partage la même vision du voyage que moi...

Vue sur Santa Marta au loin

14/01 : Ce matin, nous retournons au point de vue avec Zoé. Il n'est qu'à 20 minutes de l'hostel. Henri a pris la route pour le Cerro Kennedy, un sommet de la région mais apparemment, la route est difficile. On ne va pas s'ambiancer, je suis novice à moto. Je profite ensuite de la piscine mais les nuages font leur apparition...

Je retrouve Henri vers 13 heures. Malheureusement pour lui, la vue était bouchée et le chemin difficile. Nous prenons la route pour la côte, pause repas au Bohemia Beach à Costeno puis nous nous arrêtons dormir à Buritaca. L'endroit est très fréquenté pour sa plage, différentes activités comme le canoë mais il n'y a que des locaux. Les lieux se vident en fin de journée mais ça reste populaire, vivant et plaisant. Un de ces endroits où je me sens bien.

15/01 : Réveil de bonne heure, nous partons voir le bord de mer. Le ciel est dégagé, les couleurs changent, la vue sublime.

Je me demande si le sommet que l'on voit à gauche est le Cerro Kennedy. Je décide de poser la question à ce qu'il me semble être des locaux. Il n'est même pas 8 heures, il y a peu de monde. Je tombe finalement sur Armor, français, expatrié en Colombie depuis 14 ans et un ami à lui d'ici. C'est en effet cette montagne, il nous donne également plein de conseils sur le pays. Une rencontre improbable et enrichissante. Il nous suggère d'aller sur le pont de Palomino voir les sommets enneigés. Oui, il y a de la neige en Colombie ! Nous chargeons les motos et reprenons la route qui longe en partie le bord de mer. Sur place, la vue est dingue : mer d'un côté, jungle et dans le fond ces sommets hostiles enneigés...

Nous faisons demi-tour pour rejoindre Santa-Marta, nous devons rendre les motos en fin de matinée...

La circulation devient dense à l'approche de la ville avec une multitude de deux roues : je perds Henri. Je n'ai pas noté l'adresse de l'agence, pas internet et tourne près d'une heure avant d'ENFIN la trouver. Henri venait juste d'arriver, il s'etait aussi perdu. Adieu la Honda, bonjour le bus direction Riohacha, à la découverte du désert de Guajira...

🌃 Casas Viejas by Masaya à proximité de Minca : juste magnifique, la nourriture est bonne, bon marché. Endroit isolé, prévoir 20000 pesos pour rejoindre les lieux en moto taxi depuis Minca. Environ 10 euros la nuit en dortoir.

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Publié le 20 janvier 2022

Il faut environ 3 heures pour rejoindre la ville. Nous partons nous balader en milieu d'après midi après avoir déposé nos affaires dans une auberge repérée sur MapsMe. Le bord de mer de Riohacha est plaisant mais la ville ne présente pas foule de choses à faire. Elle est même assez peu animée pour un samedi soir... Demain, nous partons 3 jours à la découverte du désert par le biais d'un tour organisé, les lieux étant difficiles d'accès. Avoir recours à ce type de voyage va me changer. On verra mes impressions au retour !

Riohacha

16/01 : Un 4x4 Toyota vient nous chercher à 8 heures à l'hostel, une famille de Colombiens nous rejoint ensuite, des parents et leur fils de 16 ans. Nous partons tous les 5 plus le guide, "Papi Sierra", à la découverte de cet environnement peuplé part la communauté Wayuu. Premier stop, des étendues de sel vers Manaure. La voiture arrêtée, plusieurs enfants l'entourent pour vendre diverses choses, mendier. Malheureusement, cela fera partie du voyage...

Nous nous arrêtons ensuite à proximité d'Uribia, capitale des Indigènes en Colombie, le chauffeur doit remplir un bidon d'essence. Il y a plusieurs tienda, ça grouille, c'est la dernière ville avant d'entrer dans le désert mais nous ne verrons rien de plus que ce carrefour. Un chemin de fer permet d'acheminer le charbon venant du port, principale source d'énergie en Colombie. Un immense train de marchandises passe devant nous.

Après plusieurs heures de route, on approche de Cabo de la Vela pour le repas. C'est là que nous passerons la nuit dans des hamacs, à deux pas de l'eau, le rêve... Nous sommes excentré du village, il y a une multitude de voiles de kitesurf en arrière plan, la région étant venteuse.

Après le déjeuner, direction Pilon de Azucar, un magnifique point de vue où les rafales me font m'agripper au téléphone pour prendre des photos. En y montant, je suis tombée sur un portable dans le sable. Par chance, Henri retrouve la propriétaire. Le groupe de jeunes nous remercie chaleureusement en nous offrant des boissons. Nous discutons plusieurs minutes ensemble, ils viennent pour la plupart de Bogotá. L'un d'entre eux apprend le français par lui même. Vu mon niveau en Espagnol, ça m'arrange de le faire travailler...

La plage attenante est tout aussi sublime avec vue sur le Pilon.

Nous remontons dans la voiture après une baignade rafraîchissante direction la plage Ojo del Agua où nous marchons 5 minutes rejoindre la Piedra Tortuga, un autre point de vue. Le sable se dore en fin de journée, les couleurs sont magnifiques.

Des dizaines de 4x4 se retrouvent ensuite sur le parking du phare de Cabo de la Vela pour le couché de soleil. C'est beau, mais on repassera pour le côté seul au monde. Ce sont surtout des Colombiens qui viennent en famille à la découverte du désert par le biais de tours organisés, il n'y a que peu d'étrangers, surtout depuis le Covid.

17/01 : Nuit parfaite bercée par les clapotis de l'eau, réveil avec un levé de soleil dans ce magnifique environnement.

On embarque dans le Toyota, premier stop à proximité d'éoliennes. Peu de Colombiens en ont déjà vu, étant peu répendues ici.

Sur la route, plusieurs dizaines d'enfants dressent des "péages" en tendant des sacs plastique accrochés entre eux, chaînes de moto, cordes, espérant récupérer quelques sucreries, de l'eau, de l'argent... En venant dans le désert, on côtoie la pauvreté et ce milieu n'offre que peu de ressources. La vie y semble bien rude...

Pour midi, direction la magnifique plage de Taroa mais la baignade est perturbée par des méduses. Je goûte de la chèvre, élevage adapté à ce milieu.

Nous nous dirigeons ensuite vers le Pilat local, les Dunes de Taroa. Encore une claque visuelle. Les familles s'éclatent dans les vagues. Beaucoup ne voient la mer qu'une fois par an lors des vacances de Noël (pour les plus chanceux). Entre châteaux de sable, baignade, descente des dunes, on ne distingue pas les parents des enfants. Tout le monde s'amuse.

Dernier stop, le phare de Punta Galina, lieu symbolique étant le plus au nord de l'Amérique du Sud. Je ne l'ai pas en photo, étant simplement une structure métallique rouge et blanche, pas des plus photogéniques.

Nous rejoignons notre deuxième et dernier hébergement une fois le soleil couché. Moins magique que la veille, c'est grand et les hamacs n'ont pas d'intimité, étant les uns à côté des autres. La vue le lendemain matin nous fera tout oublier.

18/01 : Étant arrivés de nuit, nous n'avons rien vu du paysage. Réveil silencieux et grandiose.

Pause shooting puis c'est l'heure du retour. Plusieurs heures de route nous attendent...

La famille à droite et le guide à gauche

📌 Mes impressions : la première journée peut-être faisable par ses propres moyens. Une fois à Cabo de la Vela, on peut rejoindre Pilon de Azucar à pied en prévoyant eau et protections solaires. Le deuxième jour semble beaucoup plus compliqué. On roule plusieurs heures dans le désert où l'on ne croise que quelques motos et 4x4 de tourisme. Je ne regrette pas l'expérience car les paysages étaient incroyables mais on a eu que peu d'informations sur la culture Wayuu, le milieu désertique. On vient consommer bêtement du paysage.

L'environnement est parfois extrêmement sale avec des centaines de sacs plastiques multicolores bloqués dans les arbres, cactus. La région est très venteuse et nombre de déchets viennent s'échouer ici.

Les conditions de vie des Wayuu semblent extrêmement difficiles. Ils n'ont rien, pas d'eau courante, pas d'électricité, parfois à peine un toit dans un milieu avec peu de ressources. On traverse leur territoire et seuls les "barrages" semblent permettre à la population de tirer quelque chose du tourisme. Peut-être que des agences proposent des tours un peu plus éthiques ?

Quant à l'intérêt de donner des sucreries aux enfants, j'ai bien vite regretté mon choix. Sans gestion des déchets, on sait où vont finir les petits plastiques individuels distribués par des dizaines de 4x4. Pourtant, cela semble amuser le conducteur et les touristes mais je ris jaune intérieurement. Il n'y a pas d'accès à l'eau courante (brossage de dents ?), un système éducatif sommaire,... Bref, les agences devraient davantage travailler avec les populations locales, associations si elles existent, pour répondre aux réels besoins des habitants. Fruits ? Produits d'hygiène ? Eau ? Matériel scolaire ? Et distribuer des choses aux enfants, est-ce leur rendre service ? Vont-ils aller sur le bord des routes plutôt que les bancs de l'école ? Beaucoup de questions me turlupinent suite à ce tour...

🌃 Bena Vida : adorable hostel à Riohacha, environ 8 euros la nuit avec copieux petit déjeuner. Dortoir confortable avec rideaux, piscine, chats, situation centrale... Bref, une adresse où l'on s'y sent bien.

🚙 Désert de Guajira : nous avons payé 600 000 cop pour le tour de 3 jours 2 nuits, tout compris avec couchage hamac. Nous sommes passés par l'auberge. Le prix y varie de 530 000 à 600 000 cop suivant la saison. Les logements et la nourriture étaient plus que corrects, ne pas s'attendre à du luxe, l'accès à l'eau étant limité et le confort sommaire.

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Publié le 22 janvier 2022

19/01 : Après une nuit à Riohacha, je quitte Henri et me dirige vers Mompox. Le trajet est long, la petite ville isolée. Je passe par Valledupar puis prends un espèce de mini bus. Je ne sais pas si je me fais avoir sur le prix, les transports sont assez cher en Colombie, mais je pense que les chauffeurs abusent parfois avec les touristes... Départ à 8 heures, arrivée vers 17h30 avec une panne en bonus et des dizaines de déchets jetés par la fenêtre par le chauffeur et son assistant. Je leur ai dit "Pourquoi ?" ne pouvant pas dire grand chose de plus dans leur langue, ils ont rigolé...

Je laisse les deux crados et arrête de bouder une fois à Mompox. Quel charme ! Je fais plusieurs hôtels, et arrive à négocier une chambre que pour moi, simple mais confortable, pour 9 euros la nuit. Je pars manger une street-pizza sur la place de l'église à côté, Santo Domingo, avant de m'étaler dans le lit...

20/01 : Il est 8 heures, je pars me balader dans la petite ville. C'est un véritable coup de cœur : calme absolu, voie piétonne le long du fleuve, impressionnant patrimoine, peu fréquentée. Dans les villes que j'ai pu faire en Amérique Centrale, connaissant peu celle du Sud, elle est à coup sûr l'une de mes préférées. Imaginez-vous, vous baladant le long de l'eau, seul le chant des oiseaux et quelques voix raisonnent, les rayons du soleil qui commencent à vous chauffer le dos, partant à la découverte d'une succession d'habitations toutes plus jolies les unes que les autres, entretenues avec soin, au rythme du fleuve Magdalena qui s'écoule paisiblement. Mompox, c'est ça, un petit trésor que pour vous... Je vous amène à travers quelques photos, mais difficile de vous représenter cette ambiance si particulière sans y mettre les pieds...

En milieu de matinée, la chaleur devient de plus en plus intense. Je retourne à l'hôtel mais l'envie de découvrir Mompox est plus forte. Je me rends au cimetière, apparemment joli à voir et habité par des morts mais surtout des chats...

Après cet instant mamour, je retourne, passe et repasse le long du fleuve... Un homme m'interpelle : "Frances !" puis continue sa phrase en Espagnol. En continuant ma balade, il m'interpelle à nouveau en me montrant une table avec un couple en disant "Montpellier !". J'engage la conversation avec eux, le feeling passe très vite : je m'installe prendre un jus de fruits. Nous parlons voyages, de nos vies respectives. On pourrait penser que l'on se connaît depuis 10 ans tant on a de choses à se raconter. Ils doivent partir en bateau à 15 heures mais on se donne rendez-vous en soirée. Il s'avère que la personne qui nous a présenté est Martin, tenant un magnifique hôtel au bord du fleuve. Une maison appartenant à son grand père qu'il a entièrement restauré. C'est un Québécois/Colombien ayant vécu en France. L'après-midi, la chaleur devient difficilement supportable, les rues sont désertes...

Je retourne à l'hôtel avant de me poser au bord du fleuve en fin de journée avec un livre. Le village se teinte à l'orange, les terrasses s'installent, les gens sortent à nouveau, la vie reprend...

Je retrouve le couple de Montpellier, Sophie et Johann, et Martin à la terrasse de son l'hôtel. Catherine se joint à nous, également Québécoise, qui alterne travail et voyage malgré ses 48 ans.

Village parfait, rencontres parfaites, en bref, une journée de rêve à Mompox. Je m'endors sereine, demain, direction Barichara !

Mompox est un village datant de 1540. Important centre de commerce, des marchandises y transitaient grâce à sa situation fluviale reliant Carthagène et l'intérieur du pays. Avec le temps, le fleuve a été de moins en moins emprunté, isolant la ville. Par sa situation enclavée, Mompox est aujourd'hui préservée d'un fort développement et son centre historique figé et conservé pour notre plus grand plaisir. Le tourisme est présent mais de manière plus que raisonnable. Ce n'est pas devenu une ville vitrine comme Carthagène, malgré son fort potentiel, même si plusieurs habitations sont aujourd'hui transformées en hôtel haut de gamme. Il suffit de traverser 2-3 rues et l'on se retrouve dans un Mompox populaire et grouillant.

🌃 Hotel Majestic : confortable, bien situé, bien équipé avec salle de bain privée. Chambre négociée à 40 000 cop sur la base d'une personne.

🌃 Hotel Nieto : pour les plus gros budget, je suis obligée de citer l'hôtel à Martin. Je vous laisse admirer les lieux sur internet ! Situation au bord du fleuve.

🚍 Transports : Riohacha-Valledupar : bus à 8h avec la compagnie Copetran, environ 5 heures, 30 000 cop en prenant directement au chauffeur. Valledupar-Mompox : 70 000 cop dans une sorte de fourgon, environ 4 heures.

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Publié le 23 janvier 2022

21/01 : Journée transport, réveil vers 6 heures pour prendre le bus de 7 heures direction Bucaramanga. Mompox se réveille. Les habitants balaient devant leur habitations, la plupart des rues étant revêtues de sable/terre, ça devient vite poussiéreux. J'arrive vers 15h30 mais le trajet n'est pas fini, j'enchaîne avec un bus pour San Gil. La route est sublime, surplombant le canyon de Chicamocha (mettez vous du côté gauche). Arrivée vers 19 heures, mon voyage n'est toujours pas fini, je monte dans un dernier bus pour Barichara. Heureusement, passer du temps dans les transports me manquait depuis la Réunion ! Au guichet pour prendre le dernier billet, un gros insecte se balade sur la vitre qui me sépare de la vendeuse. Je n'ai pas le temps de l'enlever qu'elle l'écrase avec une télécommande. Un jus blanchâtre dégouline de la bestiole qui se retrouve aplatie comme une crêpe. Rip.

Arrivée à Barichara vers 20 heures, j'arpente la petite ville vallonnée à la recherche d'un hébergement. Je tombe sur un hôtel, il semble y avoir peu d'auberges de jeunesse, encore plus confortable que le précédent...

22/01 : Je pars découvrir la ville en début de matinée, lorsque la chaleur est supportable. Sur le haut du village, un chemin avec points de vue permet de surplomber la vallée. Avec ses sortes de cigales et une végétation sèche, l'environnement de Barichara à des airs de Provence...

La ville date de 1705 et est extrêmement bien conservée avec ses maisons blanchies à la chaux.

A l'approche de midi, il se dégage des rues une bonne odeur de cuisine qui met en appétit. Je mange un arepas et un empanadas avant de me poser l'après midi.

Je retourne me balader en fin de journée faire 2-3 provisions. Demain, je pars 3 jours faire les Camino Real, d'anciennes voies de circulation entre villages. Je prépare un petit sac à dos et laisse le plus gros à l'hôtel.

🌃 Hotel mi Pueblo : chambre à 60 000 cop pour une personne. C'est le luxe pour ce prix : propre, salle de bain privée avec eau chaude, spacieux, confortable,... Bref, rien à redire. Super accueil, la famille habite au même endroit et ils sont au petit soin.

🚍 Transports : à San Gil, il y a 2 terminaux de bus. Il faut aller à celui du centre ville, le petit, pour se rendre à Barichara. Celui en dehors ne concerne que les grandes lignes. Le bus ne passe pas par le petit mais laisse à environ 10 minutes à pied.

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23/01 : Je pars vers 7 heures pour marcher au maximum à la fraîcheur. Je rejoins dans un premier temps Guan.

En 1h30, me voilà dans ce minuscule village tout mignon. Après une rapide visite (place de l'église, belvédère), je me pose prendre un petit déjeuner.

Je reprends la marche direction Villanueva. On croise des fermes, des vaches. Ça grimpe pendant environ 2 heures...

... Avant de passer de l'autre côté de la montagne et redescendre vers la petite ville. J'accélère le pas lorsque le chemin devient étroit dans les herbes hautes depuis que j'ai vu le scorpion écrasé et deux tiques se baladant sur mes jambes lors d'un arrêt plusieurs minutes avant.

Après environ 2h30 de marche, m'y voila. J'hésite à continuer car il est à peine 13 heures mais la randonnée de demain dure minimum 4 heures en plein soleil. Ce n'est pas l'idée du siècle de la commencer maintenant. Je me pose finalement dans une boulangerie puis trouve un hôtel à l'accueil adorable pour un prix dérisoire. Comme son nom l'indique, Villanueva est une ville récente, il n'y a rien à voir mais c'est dimanche : le parc central est animé, les gens sont dehors et mangent des glaces, les enfants jouent, il y a une messe à l'église et une touriste, bibi. Je me pose sur un banc avec mon livre, regardant la vie des habitants de Villanueva...

L'arbre géant et les lustres de l'église qui brillent de mille feux valent quand même le détour.

Parc Central

Bout de pizza avant d'aller me coucher. Demain, je me rends enfin au Canyon de Chicamocha...

🌃 Hotel Villados : Encore un adorable accueil de la part de Rito. 25 000 cop la chambre pour 1 personne, salle de bain privée, plutôt propre, confortable, autant vous dire que je n'ai pas négociée.

24/01 : Après un rapide petit déjeuner, j'attaque la randonnée vers 7h30. Il y a des panneaux à l'entrée des sentiers traduits en français, merci !

Je marche près de 2 heures sur du plat, croise des plantations d'ananas, vaches et me fais engueuler par un chien quand je prends sa maison en photo. Des illustrations de la vie de Jesus permettent de passer le temps... ou pas.

Puis, j'aperçois enfin le magnifique canyon.

Il est temps d'attaquer la descente. Je vais parcourir 900 mètres de dénivelé en 4 kilomètres, préparez les genoux ! Les paysages sont grandioses mais la température devient de plus en plus intense au fur et à mesure de la descente. Le soleil brûle et la roche sombre dégage une forte chaleur. L'ombre est bien rare au milieu des cactus...

Près de 2 heures plus tard, j'arrive ENFIN en bas, un filé d'eau s'écoule et n'attend que mes orteils. J'enlève mes chaussures et y plonge les pieds. Je n'arrive pas à déterminer si l'eau est froide ou non tant ils sont endoloris. Je reprends la marche rapidement lorsque je découvre un convoi de fourmis sous mes fesses.

Je rejoins ensuite le minuscule village de Jordan (Guan est une capitale à côté) où je vais passer la nuit. Une place, une église, une rue, un "snack", une tienda, une auberge et une poignée d'habitants, cela suffira. Heureusement que je n'ai pas enchaîné la veille avec cette randonnée 😱

Ambiance Jordán

Il fait très chaud au fond du canyon, je passe l'après midi sur la petite place avec mon livre à l'ombre des arbres à profiter du vent et boire des boissons fraîches. Il n'y a pas foule de choses à faire à Jordan mis à part récupérer et boire sans jamais se sentir pleinement hydraté. C'est bien mignon de vouloir descendre au fond du canyon mais il va falloir le remonter demain...

J'achète 2-3 bricoles à grignoter pour le soir et m'allonge collée au ventilateur. La température ne descend guère la nuit.

🌃 La Posada del Caminante : Lit en dortoir à 25 000 cop mais vu la fréquentation, c'est une chambre privée. Endroit simple mais plutôt propre, bon accueil, chachats peureux. Juste avant le pont qui traverse la rivière.

25/01 : Nuit difficile, la température ne passant pas en dessous des 30 degrés. Une banane et j'attaque la remontée du canyon direction Los Santos un peu avant 7 heures.

J'enchaîne les virages mais elle est plus facile que ce que je pensais et le soleil est derrière les nuages. J'apprécie. Le chemin est revêtu de pavés et n'est pas aussi raide que la veille. J'entends du bruit dans les broussailles, tourne la tête, et apercois la fin d'un serpent rayé rouge, noir et blanc qui s'enfonce dans la végétation. Dans mes souvenirs, ce n'est pas le plus commode. Petit coup de stress dans ces moments là lorsque l'on est seule en randonnée. J'accélère le pas malgré la côte sans me retourner...

Enfin tout en haut après un peu plus de 2 heures de marche, j'aperçois le petit village de Jordan au fond du canyon...

Je rejoins le centre de Los Santos et me pose pour un petit déjeuner. Je goûte une espèce de boisson à l'eau de riz, probablement fermentée car elle est gazeuse. Bof. Il y a un bus à 10 heures qui se rend à l'entrée d'un télécabine permettant de surplomber le canyon et rejoindre un petit parc d'attraction sur la route pour San Gil, de l'autre côté de la vallée, le Parc National del Chicamocha. Oui, drôle de nom pour un parc d'attractions.

Los Santos

Une fois sur place, les lieux sont bien calmes, trop calmes... Pas de télécabines aujourd'hui ! Un bus est garé sur le côté, il m'explique qu'en dehors des vacances, week-end et mercredi, ce n'est pas ouvert. Heureusement, il part dans 1 heure et pourra me déposer sur la route pour San Gil. Il me conseille d'aller voir la vue sur le canyon d'ici, j'ai le temps, alors je m'assois dans un restaurant vide devant ça :

Je rejoins le chauffeur à midi. Il me dit de m'installer devant, histoire de ne rien louper. Vu qu'il a 5 minutes, il s'arrête à deux points de vue. Il m'explique différentes choses et semble ravi de parler de sa région. Malheureusement, je ne comprends pas bien...

Il me propose de descendre à son terminus, Piedecuesta, où je pourrais faire un tour avant de prendre le bus pour San Gil. Au lieu de 30 minutes de téléphérique, j'ai fait un détour de plus de 2 heures. Je remercie grandement le chauffeur et mange sur place.

Je prends ensuite le bus pour San Gil afin de rejoindre Barichara. Cette fois, je me place du bon côté de la fenêtre : la vue sur le canyon est à couper le souffle. On ne se rend pas compte en photos mais les lieux sont tout bonnement grandioses...

Je fais un rapide tour sur la place centrale de San Gil avant le dernier bus pour Barichara où je retrouve mon petit hôtel familial...

Je suis ravie de ces 3 jours hors des circuits touristiques. Des paysages incroyables, des gens accueillant et souriants, de la tranquillité,... Bref, foncez si vous aimez marcher (les randonnées sont relativement courtes).

Place Centrale San Gil

⛰️ Randonnées : tous les sentiers sont sur MapsMe et bien indiqués sur le terrain. Chapeau, crème solaire, eau sont bien sûr indispensables.

_ Barichara-Guan : 6 km, comptez 1h30-1h45 avant de rejoindre le petit village. Ce n'est quasiment que de la descente.Izi

_ Guan-Villanueva : 8.4 km, comptez environ 2h30 2h45. 2 heures de montée et 30 minutes de descente. On est ici davantage sur une piste qu'un sentier de randonnée. Cela dit, je n'ai du croiser que 3 Motos. Moins izi

_ Villanueva-Jordan : 15 km, comptez 4h30-5h, commencez de préférence vers 6 heures : vous arriverez au niveau du haut du canyon 2 heures plus tard. Prévoir minimum 2L d'eau. La descente est bien sûr faisable mais fatiguante, il fait très chaud et elle dure environ 2 heures. Je n'aurai pas eu la force de remonter jusqu'à Los Santos. Le mieux est de se poser au village de Jordan, sauf si vous êtes des randonneurs de l'extrême. Pas izi

_ Jordan-Los Santos : 5km, comptez 2h-2h30, que de la montée mais elle est relativement facile car sur des pavés, il y a des kiosks à de nombreux endroits. Moyen izi

Je conseille vraiment de faire dans ce sens, la remontée de Jordan à Villanueva serait vraiment raide est le terrain difficile.

🚍 Transports : Regardez si le parc est ouvert avant de vous y rendre, je pensais que c'était comme Disney Land... Un bus depuis Los Santos permet de rejoindre le téléphérique. Il y avait un départ à 10 heures, 5000 cop.

Je ne sais pas s'il existe un chemin faisable en bus plus court que d'aller jusqu'à Piedecuesta pour rejoindre la route de San Gil.