Carnet de voyage

Tour d'Europe - Europe centrale et orientale

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Dernière étape postée il y a 6 heures
Après avoir traversé les pays baltes, nous voilà à traverser l'Europe centrale avec la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie, l'Autriche et la République Tchèque sur quelques semaines.
Novembre 2022
15 jours
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21
nov

Aujourd'hui, nous roulons beaucoup pour notre petit bouchon et passons la frontière polonaise. Les paysages ressemblent à chez nous, de vastes terrains agricoles, parfois du maïs totalement gelé, certains quartier peu développé et d'autres très résidentiels et bourgeois. Par contre de manière unanime nous trouvons que les polonais sont adorables, très gentils, serviables et à l'écoute, dans l'entraide. nous changeons une nouvelle fois de fuseau horaire, on retrouve celui de la France (du coup à notre grand regret il fait nuit noire à 15h45), et on change de monnaie. Les voies ferroviaires n'ont toujours pas de barrière...

Notre petit plaisir du soir, un petit brownies tout chocolat 😀 . On se pose bien chao dans un quartier résidentiel pour la nuit...

22
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nov
Publié le 22 novembre 2022

Ce matin, on prend la route pour Varsovie. On trouve un petit parking sécurisé en plein centre ville et c'est parti pour arpenter les ruelles de Varsovie. Tout d'abord la bibliothèque de Varsovie.


L' architecture de Varsovie est extrêmement variée et reflète son long passé mouvementé: des églises gothiques et des palais néoclassiques aux blocs d'immeubles de l'ère soviétique et aux gratte-ciels modernes. La vieille ville a été restaurée après avoir été massivement détruite lors de la Seconde Guerre mondiale. Son centre est la Place du Marché, avec ses bâtiments pastel et ses terrasses de cafés.

Nous voici au palais royal de Varsovie, où siégeaient les rois polonais, sur la grande place les préparatifs des décorations de Noël se profilent.

On se faufile dans les petites rues, petits passages étroits. L' ensemble architectural unique de la vielle ville (Stare Miasto) avec ses belles façades aux fresques renaissance, baroque ou gothique est élevé au rang de patrimoine mondial par l’Unesco.

C'est une sirène qui est le symbole de la ville. Depuis le début du vingtième siècle elle figure sur le blason de la ville. La statue la plus célèbre de la Sirène de Varsovie se trouve sur la Place du Marché de la Vieille Ville (là nous n'y avions pas accès car une patinoire était monté autour avec la mise en place du marché de Noël - photo au dessus)


Barbacane et murs d'enceinte de la ville est une fortification externe de la ville qui a été érigée au seizième siècle pour défendre la porte d'entrée de la ville. Les années suivantes Varsovie s'est agrandie en dehors des murs, les fortifications ayant grandement perdues de leur signification, elles ont été grandement démolies. Il persiste encore quelques parties de la double enceinte.

Le Monument de la Résurrection de Varsovie est un monument qui commémore la Résurrection de Varsovie en 1944 ainsi que tous ceux qui ont donné leur vie pour la patrie dans un combat inégal face aux nazis et qui a duré 63 jours. Le monument se compose de deux parties. La première illustre des combattants qui s'échappent de sous un pilier (supportant un pont), la deuxième des combattants sortant d'un égout. Les égouts de la ville servaient pour relier les deux parties de la ville.

Un petit peu d'histoire : Jusqu'à la Première Guerre mondiale la ville resta entre des mains russes, pour après 1918 renaître comme capitale d'une nouvelle Pologne indépendante. Le 1 septembre 1939 les Allemands et pas longtemps après les Russes envahirent la Pologne pour occuper une partie du territoire. La Résurrection du Ghetto de Varsovie eut lieu en avril 1943. Elle fut réprimée d'une façon sanglante et aboutit à la disparition totale de la communauté juive vieille de six siècles. Dans l'espoir d'ainsi libérer la ville et garantir l'indépendance de la ville, eut lieu la Révolte de Varsovie en 1944, elle aussi anéantie sans pitié. A la fin de la guerre 850.000 habitants de Varsovie - quasiment les deux tiers de sa population d'avant guerre - avaient perdus la vie. Varsovie, quasiment rayée de la carte, a su se reconstruire et retrouver sa vitalité d'antan ainsi que son atmosphère si unique.


La célèbre Voie Royale longue de 15km est bordée par le Palais présidentiel, le Palais des Potocki-Czartoryski (actuellement le Ministère de la Culture et des Arts), le Palais Czapski, où habitait la famille Chopin et qui abrite aujourd’hui l'Académie des Beaux-arts, l'Université de Varsovie avec le Palais Casimir ou encore le Palais Staszic.

On poursuit notre balade...

Après quelques km de marche (au travers quelques cités entre autres 😱), on trouve enfin, le dernier immeuble non restauré et intact du quartier juif d'antan, une rue où resurgit le souffle de l’histoire : la rue Próżna.

Il n’existe quasiment plus de traces des anciennes rues où battait le cœur de la vie juive de Varsovie, la guerre et la reconstruction ont tout emporté. Il subsiste encore de vieux bâtiments qui ont survécu jusqu’à aujourd’hui, essentiellement ceux qui se trouvaient dans le petit ghetto, le grand ghetto quant à lui a été complètement détruit durant l’insurrection de 1943 puis complètement démantelé lorsque les allemands installèrent sur ses ruines le KL Warschau dont le but était le déblaiement des ruines et le tri des métaux.

Il est prévu de restaurer ce dernier immeuble...comme l'a été celui de droite... Nous trouvons cela dommage même si le principe de la vie est d'avancer certaines choses doivent rester tel quel pour que l'on se souvienne et nos enfants après nous...


Sur le Chemin du Souvenir du Martyre et du Combat des Juifs se trouvent entre autres le monument des Héros du Ghetto et le monument des Révoltés du Ghetto. Le chemin se termine sur la Umschlagplatz, gare d’où les Nazis ont déporté les Juifs de Varsovie jusqu'au camp de concentration de Treblinka à partir de juillet 1942. Seuls quelques fragments du mur séparant le ghetto du «côté aryen» sont visibles.


Nous traversons les nouveaux quartiers et la parc saxon. Tom profite d'une belle aire de jeux avec d'autres enfants. Puis nous arrivons à la tombe du soldat inconnu : L'impressionnant monument dans le centre-ville pour commémorer la mort des héros anonymes qui ont combattu pour l'indépendance de la Pologne. On assiste même à la relève de la garde.

Dernière étape : une boulangerie polonaise pour faire le plein de quelques spécialités locales 🙃😃

Il est 16h, nuit noire, on reprend la route (bcp d'enseignes/magasins que nous avons en France sont présents : Orange, Leroy Merlin, Castorama, Ikea, Decathlon ...) dans les embouteillages pour aller dormir dans le jardin d'un polonais qui nous ouvre les portes de son jardin. Une magnifique demeure (style petit château) et un énorme jardin dont Milky a le droit de profiter demain matin. On l'invite à l'apéro dans le van (vin chaud au programme) et il nous offre une boîte de chocolat et nous prête même un routeur wifi pour qu'on puisse regarder le match de foot (notre 4G étant faible dans son jardin). On papote plus d'une heure. Un super moment d'échanges et de découvertes !!! Au final, nous trouvons beaucoup de similarités entre la Pologne et la France sur bien des sujets; et surtout les gens sont adorables, accessibles, simples, c'est très agréable !!!

Le contexte politique des voisins met tout de même un climat pesant, oppressant, la police est présente à chaque coin de rue, l'armée aussi, on voit de nombreux convois sur la route... Ça plante le décor !

23
nov

Ce matin, Tom profite des jeux dans le grand parc de la maison historique de notre hôte. Il y a encore tout pour s'amuser. Un écureuil tout roux 🐿️ nous rend même une petite visite.

On papote beaucoup avec notre hôte, un homme adorable avec qui nous avons vraiment apprécié échanger. Nos discussions nous amène à parler de la triste situation politique des pays voisins... Et de la crainte pour son pays. Il nous apprend qu'à l'école de ses enfants, il a signé une décharge pour autoriser les écoles à donner de l'iode à ses enfants en cas de catastrophe nucléaire. Les récents bombardements à proximité de la centrale nucléaire de Zaporijjia inquietent les polonais.

Pourquoi des comprimés d'iode stable ?

Un accident dans une centrale nucléaire peut provoquer un rejet d’iode radioactif. L’iode radioactif peut alors entrer dans le corps humain via les voies respiratoires et l’alimentation. Dans ce cas, l’iode s’accumule majoritairement dans la thyroïde, organe très sensible à l’iode en général. L’iode non radioactif contenu dans les comprimés d’iode stable sature la glande thyroïde et empêche l’accumulation d’iode radioactif (iode-131 ou autre isotope radioactif de l’iode) dans la thyroïde, évitant ainsi le cancer de la thyroïde. Par contre, pour être efficace le comprimé doit être pris 6h avant le passage du nuage radioactif.


Après ces échanges constructifs, nous voilà parti pour Cracovie. 2h30 prévues mais au final on a l'impression de passer la journée sur la route à cause des embouteillages. On décide de se poser directement à la mine de sel de Wieliczka.


Tout un scoop pour se garer. On trouve un parking mais pas de guichet pour payer. La mine ferme mais je croise quelqu'un du personnel et là je me fais embrigader... je ne sais pas si c'est du lard ou du cochon... La personne m'explique que le parking où l'on est, n'est pas un parking officiel de la mine, qu'il vaut mieux aller dans celui fermé avec garde de nuit... C'est bien mignon mais là je me dis au secours le prix... Et puis il demande à l'agent de sécurité d'ouvrir la porte, moi j'appelle Kakou pour qu'il vienne me retrouver (le sketch je n'arrivais pas à lui expliquer où était ce fameux parking) ... Ça y est on est garé, le gardien ferme la barrière, super c'est un parking bien sécurisé! Puis je lui demande combien je dois payer et là il est cool car il nous fait payer juste 4h... après il ne parle que polonais alors j'espère avoir bien compris 🤣 . Au moment de nous coucher je me dis "mais au changement d'équipe, le nouveau gardien ne va pas être au courant qu'on est autorisé à ne payer que 4h et nous mettre une amende ?!" Bref nous verrons bien demain...

25
nov

Au réveil, il neige à nouveau. On décide de faire la visite guidée de 10h en anglais (celle en français est à 12h ou 15h... Trop tard pense Kakou pour qu'on profite pleinement de la journée). Au programme 800 marches ... Au secours... Dont 350 dès le début et 3h de visite. On prend le porte bébé pour Tom mais une fois arrivés à l'entrée, on nous fait enlever le porte bébé, trop dangereux, on comprend vite pourquoi... Le plafond est à 1m90-2m... Tom sur les épaules de Kakou c'est donc impossible. Bon bon bon...

Tom est très courageux et descend la quasi totalité des marches du début en nous donnant la main, soit 27 étages ! La guide qui est avec nous c'est Speedy Gonzales, aucune patience, il faut descendre les escaliers en marathon et faudrait surtout pas s'arrêter pour lui poser la moindre question. A la fin des escaliers elle nous a demandé de porter Tom car il prenait trop de temps à les descendre...je l'aurai giflé...

Bon parlons plutôt du magnifique spectacle que nous avons vu sous terre.

Il faut savoir que la mine est si grande, qu'on ne visite que 2% de celle ci. Il y a 245km de galerie (la guide nous rappelait sans cesse qu'il ne fallait pas la perdre...) et la profondeur maximale est 327m.

A la préhistoire, on faisait bouillir l’eau salée tirée des sources saumâtres. C’est par ce procédé très simple que l’on obtenait du sel dès l’époque du néolithique.

Au XIIIe siècle, en creusant l’un de ces puits d’eau saumâtre, on tomba accidentellement sur les premières roches de sel gemme. La découverte de la précieuse matière fut une révolution. Elle permit d’obtenir le sel par des méthodes minières.

Casimir III est le seul roi de Pologne qui a reçu de ses successeurs le surnom de Grand. Ce n’est pas par hasard ! On dit de lui qu’il trouva la Pologne en bois et la laissa en pierre. On mentionne moins souvent qu'il n'aurait pas pu le faire sans les revenus tirés de l'extraction du sel, qui représentaient jusqu'à 1/3 des revenus du trésor royal. Les profits élevés tirés de l'extraction du sel lui permirent entre autres de fonder l'Académie de Cracovie - la première université de Pologne.

Au fil des années, la mine se développa et la production atteignit 203 000 tonnes par an dans l'entre deux guerre. En 1964, l'extraction du sel gemme était abandonnée à Wieliczka au profit la production industrielle de sel obtenu par évaporation. en 1978, le site fut inscrit au patrimoine de l'UNESCO.

Toutes les sculptures, le sol... Ce n'est que du sel... Partout... Il faut savoir que les chevaux étaient descendus dans la mine (ils y restaient plusieurs mois sans remonter à l'air libre) pour travailler à tourner autour d'un manège, via un système de contre poids cela créait un ascenseur et facilitait l'extraction. Les galeries sont renforcées en bois, le bois est peint en blanc afin de réfléchir la lumière (mini torche) des mineurs.


Mais dans la mine il y a aussi des chapelles... « Comme le travail dans la mine était dangereux, les ouvriers avaient l’habitude de se rassembler afin de prier pour leur sécurité, explique le guide Maciej. Ainsi a pris forme chez les mineurs l’idée de sculpter dans le sel une chapelle où serait célébrée une messe au quotidien. » La première chapelle bâtie entre 1690 et 1710 à 63.8m de profondeur fut dédiée à saint Antoine, protecteur des mineurs de fond et des objets perdus.

Mais de ce monde souterrain tout en sel, c’est la chapelle Sainte-Kinga, à 101,4 mètres de profondeur, qui est la plus stupéfiante. Longue de 54 mètres, large de 18 mètres et haute de 12 mètres, elle a été fondée en 1896 dans un endroit formé après l’extraction d’un énorme bloc de sel vert. La riche décoration a été complétée sur 70 ans (jusqu’en 1963). Les pavés du sol sont faits de sel taillé et les somptueux lustres sont décorés de cristaux de sel. Deux messes y sont célébrées par an : celles du 24 juillet (jour de la Sainte-Kinga) et du 24 décembre (messe de minuit). Il est possible d'y célébrer son mariage pour la modique somme de 1000€ 🤣

À 200 mètres sous terre se trouve aussi un sanatorium. La pureté de l’air et sa haute teneur en oligo-éléments forment un microclimat permettant le traitement efficace des affectations respiratoires et cutanées, comme les COVID long.


Les lacs salins sous nos pieds prennent une couleur verte à la lumière.

La légende attribue la découverte du sel de Wieliczka à Cunégonde, épouse du souverain cracovien Boleslas le Pudique. La princesse aurait reçu en dot une mine de sel de son pays dans laquelle elle aurait jeté sa bague de fiançailles en le quittant. En arrivant en Pologne, elle aurait ordonné à ses serviteurs de creuser un puits ; ils auraient retrouvé la bague dans le premier bloc de sel extrait…

Comment ça s'est formé tout ça ?

Imaginez que le niveau des océans était beaucoup plus élevé qu'aujourd'hui et qu'une grande partie de l'Europe actuelle se trouvait sous la surface de l'eau. Le long des Carpates, de la Silésie en Pologne à la Porte de Fer en Roumanie, s'étendait la Mer du Miocène. Suite à un refroidissement climatique, le niveau des océans baissa d’environ 60 mètres et, dans la dépression se forma un réservoir fermé très fortement salé. Cette masse d'eau pénétrait profondément dans les terres, formant des baies et des lagunes, qui après sédimentation ont formé des dépôts de sel.

Il faut savoir que le gisement de sel de Wieliczka a une structure géologique unique qu’on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde. Pourquoi ?

L'activité tectonique des Carpates provoqua un plissement des couches de sel, les déplaçant d’au moins plusieurs kilomètres vers le nord. En conséquence, les sels furent soulevés vers la surface, ce qui permit leur découverte et leur exploitation précoces. Cette effet bulldozer donna au gisement une structure très inhabituelle : structure bipartite. Il se compose de deux parties : le gisement solide supérieur et le gisement veineux inférieur. C'est unique mondialement.


Quelques exemples de sel, avec un taux de pureté en NaCl variable de l'un à l'autre.

On poursuit et finit la visite, un petit repas au restaurant, puis op une petite remontée en ascenseur, je dirai plutôt une cage étroite en métal où l'on entasse 10personnes, sans lumière, allant à une vitesse de 4m/sec. Autant vous dire qu'on était serré comme des sardines, Tom dans les bras de son père fut plus qu'inquiet du noir complet accompagné de grincements perçants pendant les quelques minutes de montée... Il fut très courageux, sans avoir pleuré, il nous a dit à la fin qu'il avait eu très peur.

A oui petit oubli, il y a une grande salle sculptée, qui sert pour les mariages ou grand banquet ou spectacle...

On récupère le van et direction Cracovie pour une petite visite en van, mes jambes n'étant plus du tout de la partie... Tout d'abord, le château du Wawel, château des rois de Pologne situé sur la colline du Wawel, car Cracovie était l'ancienne capitale de la Pologne. Collé à basilique cathédrale Saints Stanislas et Venceslas de Cracovie, lieu de couronnement des monarques polonais.


L'établissement d'enseignement supérieur : Higher Theological Seminary of the Archdiocese of Krakow.

En face du chateau, l'église Studnia świętego Szymona.

Après cette brève visite, et avoir roulé sur les rails du tram... on prend la route pour un site de devoir et de souvenir : le camp de concentration d'Auschwitz. Sur la route on croise des bâtiments bien rigolos.

On s'installe dans le parking privé d'un hôtel en toute sécurité pour la nuit.

25
nov
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nov
Publié le 27 novembre 2022

L'écriture de cette étape a été très difficile, très lourde et éprouvante; nous avons vu, appris et relations des choses terribles de notre passé. La lecture sera choquante, par conséquent nous déconseillons la lecture et le visionnage des photos aux enfants de moins de 16 ans et à toute personne sensible sur ce sujet.


Pour ceux qui se pose la question, notre fils de 2ans n'a rien vu qui pouvait le choquer. La plupart du temps Tom dormait et nous visitions chaque bloc de manière alternée. N'y allez pas avec des enfants de moins de 15 - 16 ans, de plus avec une préparation psychologique de la visite.


Je me suis beaucoup questionnée sur le fait de prendre ou non des photos, car c'était prendre en photos des choses infâmes et cela me mettait parfois très mal à l'aise; mais le site nous encourage à faire perdurer et à transmettre les faits aussi crus soient ils alors je vais tenter de vous retranscrire les choses du mieux que je peux. Afin de compléter mes dires, je m'appuie sur deux livres: "guide du mémorial d'Auschwitz Birkenau" ainsi que "Auschwitz-Birkenau histoire et présent" acceptant que je les cite.


Aller à Auschwitz était un devoir de citoyen à nos yeux, voir les faits en face, les lieux...le symbole universel du mal et de la perversité du IIIe Reich ... Pour que vive encore la parole, ou le silence, des disparus et des rescapés et celle de leur enfants; pour éprouver le noir d’une catastrophe qui, comme tous les génocides, frappe encore les descendants...Et c'était loin d'être une visite agréable... Pourquoi l'humanité n'a-t-elle pas su retenir l'effroyable leçon de la Shoah ? A l’heure où, du fait des hommes, l’avenir de la planète est en danger, à l’heure où les logiques migratoires sont bouleversées, où les réfugiés des guerres se noient aux portes de l’Europe, il est plus que jamais urgent de ne pas oublier.


Le matin, nous avons commencé par visiter Auschwitz II- Birkenau, site méconnu à nos yeux et pourtant tellement important. Nous y allons en bus depuis le mémorial (3km). Ce camp initialement destiné aux prisonniers fut en finalité le plus grand centre de mise à mort immédiate des Juifs (6 chambres à gaz de 210 mètres carré chacune dont 4 avec crématoires =} 4756 cadavres "traités" par jour), mais aussi le plus grand camp de concentration nazi (1,1 millions de détenus de toutes nationalités confondues). C'est 140ha, plus de 300 bâtiments (majoritairement baraques en bois) - 17km de fil de barbelé électrifié. Dès lors qu'on longe le camp, un silence règne, un poids... Bcp de bâtiments sont en ruines mais certains sont restaurés pour traverser les âges et transmettre.

Pendant la guerre, on rentrait ici en train, entassés dans des wagons de bois, via la rampe ferroviaire. Au milieu le train s'arrête puis les gens sont triés, suivant leur sexe (on sépare les hommes et les femmes), leur aptitude (les handicapés, personnes âgées, enfant en bas âge et leur mère étaient assassinés le jour même dans les chambres à gaz ou par injection de phénol pour les bébés et femmes enceintes)

Puis une fois triés, c'était la douche : "le sauna", on leur prenait leur effets personnels, valises, chaussures, lunettes, tout matériel medical, les bijoux, on les rasait totalement, on leur apposait un matricule (un numéro d'identification), une désinfection, puis on leur donnait une tenue rayée ou autre bout de tissu pour les vêtir.

Les gens sont placés :

- soit dans des baraques en briques (chacune d'une capacité de 700 personnes avec 60 lits superposés de 3 niveaux). Chacun des 180 lits peut accueillir 4 personnes mais en réalité ils y dormaient à 6 ou 7 dû à la surpopulation du camp, sans aucun confort, à même les planches.

- soit dans des baraques en bois (chacine de 400 personnes)

Comme vous l'imaginez l'accès au WC était minuté, insuffisant pour subvenir aux besoins naturels, se laver était quasi inexistant.

En janvier 1945, les SS firent sauter les chambres à gaz pour détruire les preuves... Néanmoins les cendres humaines subsistent à ce jour autour et dans les fosses d'incinération.

Au bout du chemin, entre les chambres à gaz, a été installé le monument de commémoration des victimes : 23 plaques écrites dans les langues parlées par les détenus du camp.

Allez voir le site tel qu’il est aujourd'hui et vous comprendrez. Pas à cause de l'immensité de la section de Birkenau avec ses rangées interminables de bâtiments où les gens étaient maltraités, méprisés, exploités, et privés de nourriture de manière à les tuer lentement et qu’ils faisaient l’objet de jeux ou traitements sadiques par leurs gardes, y compris le tristement célèbre docteur Mengele et ses essais cliniques atroces dont la stérilisation. Ce type de camps de travail et de concentration, où les êtres humains sont soumis à l'arbitraire total, n'est hélas pas unique mais tout à fait courant dans l'histoire de l'humanité, jusqu'à aujourd'hui.


Après 2h de visite par nous même, nous réalisons petit à petit l'immensité du massacre et de la cruauté à Birkenau, mais le pire était à venir...


En début d'après midi, nous allons à Auschwitz I, le mémorial et musée construit à l'intérieur d'une ancienne caserne de l'armée polonaise d'avant guerre (20 bâtiments). Les détenus ont dû en construire 8 de plus de leurs mains.

Après un contrôle scrupuleux et un contrôle de nos papiers, nous entrons... On est frappé par le portail tristement connu... "Le travail rend libre".

Puis on visite les blocks un à un où a été fidèlement retranscrite la triste histoire du lieu. Sachez que les victimes assassinées de suite pour inaptitude n'étaient pas inscrites dans les registres ... Seul 20-25% entraient dans le camp avec un matricule, aptes au travail, soumis aux travaux forcés.

On apprend que avant de rentrer dans les chambres à gaz, on disait aux détenus qu'ils allaient prendre une douche. Ils y rentraient les bras levés pour faire rentrer le plus de monde dans la salle. Les salles étaient équipées de fausses pommes de douche. Tout prêtait à illusion, dans les vestiaires, de nouveaux vêtements faisaient penser aux victimes qu'elles se rhabilleraient. Les SS munis de masque à gaz rentraient alors dans les chambres pour y disperser les granulés de cyanure d'hydrogène (boîte de Zyklon B), sous l'effet de la température, le gaz letal se dispersait. 25 minutes d'agonie...

Dans une salle, on est choqué de voir 2 tonnes de cheveux de femmes dans une vitrine de plusieurs dizaines de mètres de long, une infime partie des preuves retrouvées sur place à la libération. Puis on apprend que les cheveux étaient utilisés industriellement pour en faire du tissu...


Dans un autre block, on voit les "trésors" amassés par le IIIeme Reich, les biens arrachés aux gens dès leur arrivée. Je n'ai pas été capable de prendre certaines photos tellement les larmes nous ont emporté. Étant maman, les chaussures d'enfants, jouets, vêtements entassés par milliers furent terribles à voir.

Sur les murs de plusieurs blocks apparaissent les portraits d'une partie des défunts du camp nous murant dans un silence profond.

La journée des détenus commençait à 4h30, les travaux les plus pénibles se succédaient, ils revenaient au camp à la tombée de la nuit en portant le cadavre de leurs camarades.


Sur les 232000 enfants - ado arrivés sur le camp, seulement 700 ont survécus.

A partir de 1943 les bébés de mère non juive eurent la vie sauve, soit 700 naissances à Auschwitz, mais seulement 60 ont survécu jusqu'à la libération.

Nous avons vu avec dégoût le mur de la mort, la supplice des poteaux, la potence collective (12 personnes), la prison ou encore les chambres noires ou les chambres station debout (pièce de 60 cm par 60cm où 4 détenus devaient tenir debout toute la nuit, durant 3 à 10 nuits et retourner au travail chaque matin).

Nous finissons par un passage dans la chambre à gaz et les fours de manière rapide tellement c'est oppressant. Au total 1,5 millions d'enfants juifs assassinés ! Près de 6 millions de juifs assassinés... Environ 1,1 millions de Juifs sont ainsi morts à Auschwitz-Birkenau, auxquels s'ajoutent environ 300 000 non-Juifs.



Quelques données historiques supplémentaires :

Des témoignages bouleversants des rescapés nous glacent le sang, comme celui de Simone Veil qui avait 16 ans quand elle découvrit cette grande machine à tuer d'Auschwitz-Birkenau déportée le 13 avril 1944; ou celui de Esther Senot, 92 ans dont je vous relate quelques passages :

"Esther est déportée au camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau depuis septembre 1943, à 15 ans. Un trajet de trois jours particulièrement atroce à vivre. A l'arrivée, on nous a déshabillés, on nous a rasé et ils nous ont tatoué un numéro. On n'avait officiellement plus d'identité, on ne pouvait plus prononcer notre nom. Il fallait qu'on apprenne notre matricule en allemand et polonais. Dans ces conditions-là, on apprend vite."

" Exceptionnellement, elle a la permission d'aller dans des toilettes, "des grandes baraques avec des centaines de trous". Surprise, elle retrouve sa soeur, déportée depuis février 1943. "Les retrouvailles ont été pénibles, épouvantables." Sa soeur, trop faible physiquement, ne peut plus répondre à l'appel et va donc mourir dans un crématoire. Esther dit "Elle m'a dit : "Ecoute, pour moi, c'est fini. Si tu as la force de tenir, tiens le coup. Si tu as la chance de revenir des camps, promets-moi de raconter ce qui nous est arrivé pour ne pas qu'on soit les oubliées de l'histoire." La promesse à ma soeur m'a poursuivi."

"En 1939, pour les juifs qui habitent en France, les restrictions s'accroissent : recensement, un seul compartiment - le dernier - dans les transports en commun, un couvre-feu à 20 heures avec une autorisation pour faire les courses à partir de 16 heures... "Il n'y avait plus rien dans les commerces..."

A la libération de 1945, ils sont des rescapés incompris : Esther raconte :"Je ne tenais plus sur mes jambes. J'avais des plaies sur la tête, je pesais 32 kilos et j'avais les cheveux rasés." Le retour en France est très difficile pour les rescapés de la Shoah. On ne les croit pas. On nous a traités de tous les noms, de menteuses, on nous a dit qu'on racontait n'importe quoi. On a été culpabilisées d'être revenues, on s'est repliées sur nous-mêmes. Le seul problème est qu'on était nées juives."





Je finirais cet article par une réflexion, une recherche sur l'origine de cet antisémitisme au coeur de cette guerre ?!

L'antisémitisme hitlérien n'est en aucun cas singulier. Il remonte, au minimum, aux massacres de Juifs en Allemagne avant la Première Guerre mondiale. Il est également issu d'un mélange de théories et de représentations négatives, forgées à partir du IXe siècle de l'ère chrétienne. L'attachement des Juifs à leur culte, à leur communauté et à leur conviction d'être le « peuple élu » leur vaut un traitement à part. Peuple déicide et peuple de Dieu, ils sont pour l'Église un objet de scandale... Tolérés, puisque utiles, mais soupçonnés et haïs parce que marginaux, les Juifs nouent avec leur environnement des relations d'une extrême ambiguïté... Selon cette idée, l'antijudaïsme n'aurait fait que de se renforcer tout au long de l'histoire...

27
nov
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nov

On a beaucoup de mal à démarrer ce matin, beaucoup de tristesse depuis nos visites d'hier...un gros coup de mou... On ne sait même plus quel parcours on veut faire ces prochains jours...bref ça nous a beaucoup chamboulé.

On finit par prendre la route pour la Slovaquie et au lieu de rouler que quelques heures, on roule toute la journée et on arrive quasiment à la hauteur de Bratislava. Les paysages sont très vallonnés; la pluie et le brouillard ne nous lâchent pas. Après avoir du du mal à trouver où faire les services, on s'arrête finalement sur une aire d'autoroute pour la nuit à 17h30.

27
nov
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nov
Publié le 29 novembre 2022

Ce matin, un ciel bleu avec un soleil qui chauffe la peau ☀️ cela faisait une éternité qu'on n'avait pas vu le panneau solaire chargé.

On prend la route pour Bratislava, la capitale de la Slovaquie. On ne peut malheureusement pas s'y arrêter pour flâner, à savoir les camping car ne sont pas vraiment bien vu ici, pour exemple sur les places de parking les places mesurent comme partout 5m alors la police vous verbalise car vous dépassez (même si vous avez payé votre stationnement...) Bref on y fait du coup juste un tour en van en essayant de voir le plus de choses possible.

A Bratislava il y a surtout deux incontournables : d'une part la cathédrale Saint Martin de Bratislava et d'autre part le château de Bratislava. La ville est métissée par les influences autrichiennes, hongroises, tchèques et slovaques.

Un petit peu d'histoire... A partir de l'an 1000 Bratislava est un port de la Hongrie, puis de l'Autriche. En 1291 Bratislava reçoit les privilèges de ville et en 1405 Bratislava devient une "ville royale libre". Pendant la période 1536-1784 Bratislava est la capitale de la Hongrie sous le nom de Presbourg.

En 1918 Bratislava devient une partie de la Tchéquoslovaquie, en 1919 le nom "Bratislava" devient le nom officiel de la ville. Pendant la Seconde Guerre Mondiale Bratislava devient la capitale de l'Etat Slovaque fasciste soumis et dirigé par l'Allemagne.

En 1968 Bratislava devient la capitale officielle de la République Socialiste Slovaque. En 1989 le régime communiste est renversé sans effusion de sang par la Révolution de Velours et Bratislava est la deuxième ville de la République Fédérale de Tchéquoslovaquie.

Le 1er Janvier 1993, la Slovaquie devient un état indépendant après la séparation de la Tchéquoslovaquie et Bratislava en devient la capitale.

Vous l'aurez compris, cette ville n'a pas arrêtée d'être valdinguée d'un pays à un autre pendant plusieurs siècle et son indépendance et son statut de capitale est extrêmement récent.


On poursuit notre route verts la Hongrie 🇭🇺 et sa capitale : Budapest. Quelques photos depuis le van avant de se poser dans un parking protégé à 4,5km du centre ville.


Ça y est, après avoir galéré avec une application hongroise pour nous ouvrir la porte du parking, nous avons dû appeler le gérant...la rue est très passante...une vraie partie de plaisir.

Kakou part en ballade avec Milky dans le très grand parc qui est à côté de nous et tombe nez à nez avec le Château de Vajdahunyad devenu musée de l'agriculture hongroise... Rien que ça !

Puis il passe devant l'hôpital des enfants au couleurs de Noël 🤩

L'avenue à côté du parking est très très passante... Les pompiers toutes les 10min... Certes sécurisé mais extrêmement bruyant...

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Publié le 29 novembre 2022

10h30 c'est parti pour arpenter la capitale de la Hongrie : Budapest !!!

On pense prendre les transports en commun mais en partant impossible de trouver la museauliere de Milky (obligatoire dans les transports... ) C'est génial... nous voilà parti pour marcher toute la journée... Au secours...

Tout d'abord on traverse le fameux parc et je découvre la merveilleuse architecture du musée de l'agriculture Château de Vajdahunyad, la Chapelle Jáki et Sándor Károlyi de Nagykároly Szobor.

On est étonné par la patinoire géante à même le parc au City Park Ice Rink and Boating.

Nous voici à la place des héros. Ses statues ont été érigées en l’honneur des chefs des 7 tribus fondatrices de Hongrie.

Puis, on arpente la totalité de l’avenue Andràssy - l’artère la plus importante de Budapest - comme les champs Élysées à Paris. On y trouve une multitude d'ambassades mais aussi les grands magasins de luxe et L'opéra de Budapest.

On arrive (enfin) à la Basilique Saint-Étienne de Pest. Le plus grand édifice religieux de Hongrie. On dit que cette basilique permet d’accueillir plus de 8 500 personnes en son sein. Devant se tient un premier marché de Noël ... On flâne on profite et les odeurs nous envoûtent... On se laisse tenter par une sorte de hot dog, initialement pas trop cher mais je crois que chaque ingrédient qu'ils nous proposaient était un extra... Bref on s'est retrouvé à payer deux hot dog 36€... Certes grands mais ça fait cher quand même...

Repus, on arrive au monument de la liberté et au monument aux héros soviétiques libérateurs de la Hongrie. On y rencontre une ancienne française avocate, retraitée, qui nous raconte pourquoi elle est partie de Lyon pour vivre ici ...

On arrive au Parlement ! La plus belle œuvre architecturale de Budapest à nos yeux. Juste fabuleux !!! Entouré de beaux bâtiments comme le Igazságügyi palota ou encore la statue Kossuth Lajos Monument.

Puis le István Tisza Monument imposant.

On souhaite passer de l'autre côté du Danube pour aller à Buda par le pont de chaînes mais malheureusement celui ci est fermé pour rénovation... Aller au pont marguerite nous ferait un trop grand détour, nous décidons d'observer ces magnifiques bâtiments de loin ... On y voit le Temple calviniste de Szilágyi Dezső tér, le bastion des pêcheurs Halászbástya, l'imposant Palais de Budavár et le musée historique de Budapest.

Le long du Danube se trouve les "chaussures du Danube" mémorial juif, en commémoration de la seconde guerre mondiale.

On se faufile à nouveau dans les ruelles pour atteindre la place Vörösmarty tér, et le fameux café Gerbaud.

Ça y est nous y sommes !!! La place Vörösmarty tér et son fameux marché de Noël !!!! Les senteurs sont typiques et ce que proposent les chalets aussi...ohhhh on aurait dû manger là ce midi 🤣 on prend un vin chaud quand même (blanc pour changer) 🤩

Le café Gerbaud étant de renommé, on s'y prend deux petits desserts, certes pas donné mais excellents !!!!

On traverse la rue Deák Ferenc, seule rue avec des lumières de Noël qui scintillent de partout. 🤩

On commence à prendre le chemin du retour, il fait tellement froid que Tom n'a pas envie de jouer dans une aire de jeux :/

Ainsi s'achève nos 14,6km de marche... heureusement que j'avais mon déambulateur (poussette de Tom) 🤣 Ne me demandez pas l'état de mon corps... Je ne le supporte plus... Mais ça valait le coup !!!


Maintenant un peu d'histoire... Au XIIIe siècle, la ville a été renommée Obuda et deux villes nouvelles séparées par le fleuve ont été édifiées : Buda et Pest. En 1873, Obuda, Buda et Pest se sont unies définitivement pour prendre finalement le nom de Budapest. La ville a réussi à être la plus puissante de l’Empire austro-hongrois, derrière Vienne.

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Publié le 29 novembre 2022

Aujourd'hui, pas de km au rdv, on n'a pas vraiment la force après la journée d'hier. On décide d'aller au Thermes Széchenyi.

Les bains Széchenyi, ouverts en 1913,sont les plus grands et plus célèbres thermes de la capitale hongroise. Dans un décor impressionnant de style Néo-Renaissance se mêlent fresques, coupoles et sculptures!

On y trouve 3 bains extérieurs dont la température varie entre 27 et 38 °C, 18 bains thermaux intérieurs dont la température varie entre 18 et 38 °C ainsi que des espaces hamam et des saunas. On a passé de longues heures tous les trois à profiter. Un super moment !!!


Dans l'après midi, on prend la route pour Vienne. Nous avons beaucoup aimé Budapest pour son architecture et son fameux marché de Noël hongrois, mais la ville reste très bruyante...

Ce soir, c'est décoration de Noël !!! Tom fait son petit sapin avec beaucoup de minutie et on décore le van en préparation des fêtes de Noël et l'Avent 🎄il était super fier et content !!!

30
nov

Today, pas trop d'énergie, il va falloir du repos pour refaire fonctionner tout ça... Ayant dormi à la ferme cette nuit, on profite des lieux la journée. Tom fait du vélo. On rencontre le maître des lieux, discute ensemble et lui achète quelques productions. On va à la rencontre des animaux : canards, cochons avec des longs poils 😱😂, oie, âne, cheval, chèvres...

Ce soir petite dégustation vin fromage.... Ça faisait trop trop longtemps 🙃😁