Par Ryzen
Le confinement de 2020, nous a donné des envies d'air frais et de montagnes à perte de vue. Le mythique Tour du mont Blanc a été magique et enrichissant pour notre famille en manque de liberté.
Juillet 2020
10 jours
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Un vocal aux grands parents et nous voici lancés dans les préparatifs de notre futur GR : Le T.M.B.

C'était un projet à concrétiser et la dernière quinzaine de Juillet, un bon créneau pour le réaliser avec nos adolescents : Nina, Inès et Hugo, respectivement, 16, 14 et 12 ans. Premier grand trek pour eux et pas l'un des plus simple avec ses 180Km passant par la France, l’Italie et la Suisse.

Faire le tour de la plus haute montagne (4810M) de l’Europe de l’ouest nécessite de préparer l’équipement de chacun, de vérifier le matériel et de bien répartir les poids des sacs. On revoit la conduite à tenir en cas d’orages, d’imprévus, les numéros d’urgence, l’utilité de la couverture de survie et du sifflet. On prévoit des variantes, une nuit en refuge, du bivouac, du camping.

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Etablir un itinéraire avec des enfants c'est tenir compte de la charge supplémentaire que l'on devra porter pour leur équipement et définir un temps de marche adapté à leur âge (environ 6 heures). Difficile à appliquer sur certaines étapes mais je mise sur le côté sportif et endurant de mes ados qui pratiquent l'athlétisme depuis plusieurs années. Respecter les 10 à 12% du poids de chacun dans les sacs à dos à été réellement compliqué. Les grammes deviennent vite des kilos avec les différentes couches à prévoir pour le chaud, le froid, le bivouac et l'eau. Un casse-tête jusqu'au dernier moment qui nous a valu de porter, nous, en tant qu'adulte, plus que prévu. Pour avoir fait le GR20 auparavant, je prends pleinement conscience de cette contrainte pour les dix jours à venir. Les dénivelés vont jouer avec nos articulations mais les magnifiques paysages valent cette peine et nous motivent.

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Jour 1 : Les Houches (1000M) - le plateau de Bellevue (1800M) - Bionnassay.

5h de route plus tard, on stationne gratuitement et à l'ombre au :

parking de Bellevue

Place de la Fruitière74310 Les Houches

Il y a le camping "Bellevue" pour se reposer avant l'ascension du TMB mais nous décidons d'entamer notre marche directement pour nous dégourdir les jambes et trouver un coin pour bivouaquer un peu plus haut. En passant devant la gare du téléphérique, une affiche indique un dernier horaire pour nous permettre de monter ce jour au plateau de Bellevue. 60 euro pour nous économiser un peu plus de 2h de montée réputée sans intérêts, c'est tentant. Mais notre budget risque de vite grimper et notre planning prévisionnel du jour est respecté. On se dirige donc vers le tunnel de "La Verte" en cherchant déjà les indications du parcours quant un habitant du secteur nous accoste pour nous conseiller un chemin plus court. On suit ses indications qui consistent à revenir sur nos pas jusqu'à se diriger vers le centre du village pour tourner sur notre droite après le fromager. Selon lui, on gagnait 1h sur notre marche. Comme nous nous sommes perdus dans ses indications, on a dû chercher notre chemin auprès d'autres "têtes du coin" et continuer sans conviction, sous les remontées mécaniques, à marcher dans les hautes herbes. En arrivant sur une zone aménagée d'un abris en bois, on décide de manger notre repas fait maison, composé d'oeufs durs, d'une pizza et d'un muesli aux abricots. On ne s' éternise pas car les moustiques nous attaquent et on a hâte de repartir. Heureusement nos bombes prévues à cet effet sont efficaces. On commence à prendre de l'altitude et les paysages deviennent intéressants. Les panneaux d'indication du GR nous confortent sur notre itinéraire et plusieurs endroits de bivouac se présentent au plateau de Bellevue. Pour des randonneurs sûres de leur départ matinal le lendemain, l'endroit est idéal pour planter la tente. Comme nous ne sommes pas certains d'être prêts avant l'ouverture des télécabines, on continu au portillon qui empêche le bétail de passer. On suit des lacets sans trouver d'emplacements propices pour la nuit jusqu'à tomber sur un troupeau de vaches et des tentes déjà en place. On va faire de même et passer notre 1er bivouac à Bionnassay. L'installation fut perturbée par un taureau curieux qui tapait du pied en reniflant un de nos sacs sous les yeux de nos ados figés. J'étais moi-même loin d'être rassurée quand j'ai été chercher le sac en question pour le mettre à l'abri tout en faisant croire que la situation était sous contrôle. Au lieu des 5mn habituelles pour tout monter, il nous a fallu le triple de temps. Le taureau nous observait et il avait toute notre attention. On s'est mis à l'écart des autres randonneurs. Une fois dans nos tentes, le taureau a été en direction des autres campements. Un homme en est sorti pour le repousser vers le troupeau. Celui-ci s'est éloigné. Je me suis sentie un peu bête et surtout amatrice d'une situation mal gérée.

Les + : Parking gratuit du téléphérique, bivouac agréable(1)

Les - : Accès aux toilettes interdits (COVID), Moustiques.

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Jour 2 : Passerelle Bionnassay – Col du tricot (2120M) – Chalets de Miage (1559M) – Chalets du Truc (1720M) – Refuge de Tré-la-Tête (1969M).

La nuit a été fraîche, au son des cloches, avec un réveil à 6h sous l'humidité. C'était à prévoir. L'altitude, l'herbe, notre emplacement aux pieds des arbres, nos tentes ont été rangées trempées. Il faudra les faire sécher un peu plus tard. Après avoir mis chacun, bonnet et doudoune, on part à 7h, direction "la passerelle". 1700M au-dessus du torrent de Bionnassay. On est seul sans personne aux alentours pour faire des photos et étudier la chute d'eau. Le torrent est puissant.

On continu par une variante du TMB : Le col du Tricot

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Il fait vite chaud, on retire nos épaisseurs à la pause petit déj dans une grande combe au milieu des rhododendrons. On observe le balai des hélicoptères aller et venir vers les refuges situés bien plus hauts. On grignote des amandes et un reste de muesli avec suffisamment d'eau depuis la veille aux Houches, où nous avons rechargé nos poches de 2litres. C'est un lieu à l'abri du vent, entourés de fleurs et là aussi, il y a de belles zones de bivouac. On se remet en route tranquillement jusqu'au col du Tricot. Le vent nous glace mais la vue sur les Dômes du Miage est magnifique.

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Je comprends pourquoi cette variante est fortement conseillée par beau temps. Le lacet dans les pierriers est interminable. On apprécie arriver aux chalets de Miage pour marcher sans retenue et s'installer à une table pour commander des boissons et des tartes aux myrtilles. Après un passage aux toilettes et on recharge en eau avant notre départ. Cette pause nous a coûté le prix de la télécabine de la veille mais le cadre et le service étaient tops !

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Direction les chalets du Truc et ça grimpe direct par des lacets en plein soleil. La chaleur alourdie nos pas mais on arrive en peu de temps à destination. Le gardien nous indique un coin d'un parc pour notre bivouac du soir. Il est midi, on prépare nos sachets de nourriture lyophilisée le temps de faire sécher les tentes. Au début, on est plus que satisfait de l'emplacement et l'aménagement offert pour le bivouac. Le terrain est bien plat, à l'écart du sentier, il y a même une grille à barbecue et des pierres disposées pour encadrer un feu de camp. Mais le soleil à son zénith, sans aucune ombre, nous cuit littéralement et nous fait lever le camp sitôt les tentes prêtes. De plus, la source est trop faible pour remplir nos gourdes. Nous prenons un saucisson pour le repas du soir, seule nourriture encore disponible au refuge et repartons vers le lac d'Armancette.

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On pense trouver un lieu pour bivouaquer en chemin en redescendant jusqu'aux Granges de la Frasse, pour s'engager sur le GRP "Tré la Tête". C'est une variante qui nous permet d'éviter les sentiers trop fréquentés. Nous nous situons dans la réserve naturelle des Contamines-Montjoie. On ne peut pas aller jusqu'au lac Jovet puisque nous avons réservés au refuge de Tré-la-Tête pour la nuit suivante. La nuit autour du Lac D' Armancette devient notre objectif. On interroge un randonneur sur les dispositions qu'offre le lac pour deux tentes. Celui-ci connait bien le secteur et dispose même d'une carte pour aider les plus désorientés. Il jauge le poids de nos sacs, donne une multitude d'infos sur des règles de survie face aux aléas climatiques en montagne et selon lui, les abords ne permettent pas un bivouac mais peut être un peu avant. Il n'en a cependant pas la certitude et nous conseille d'aller voir ce coin naturel vraiment magnifique. Si on avait écouté nos ados, on serait allés directement au refuge avec une journée d'avance. Mais on a voulu tenter la nuit au bord d'un lac de montagne comme une expérience à vivre absolument. On a vite regretté. Le lieu était beau mais à peine plus grand qu'une marre. De hautes herbes tout autour avec des pierres partout. Un seul emplacement à peu près convenable mais pour une tente seulement. Pas la peine d'insister, on rebrousse chemin sous les plaintes et les reproches en se demandant où on allait bien pouvoir dormir. Un panneau indique " Tré-la-Tête ", on le suit en pensant se poser au 1er endroit qui conviendra. Les pas s'enchainent sur un minuscule sentier avec un paysage de plus en plus escarpé. J'appelle le refuge pour avoir une chambre pour cette nuit. La gardienne nous demande notre position. On est sur une variante d'une variante pour retrouver le GRP St Bernard. Celle-ci voit avec son équipe en cuisine pour notre arrivée estimée vers 21h. C'est possible pour cette nuit, mais on doit presser le pas. On est reboosté bien qu'on soit fait face à pas mal de difficultés. On doit passer trois torrents sans aménagements, par le biais de pierres glissantes et sans points d'appuis. Chacun se concentre, conscient du courant et de l'attention dont on doit tous faire preuve pour éviter la chute. 2H de marche selon la gardienne. On se sent un peu perdu sur ce tracé à peine visible, sans aucun panneau, sans aucun randonneur à l'horizon. A chaque changement de direction, on cherche le refuge sans l'apercevoir. Le dernier cours d'eau était assez large mais relativement facile à passer. Il a marqué nos esprits avec sa plaque de glace en suspension au niveau de nos têtes. L' eau s'écoulait presqu'un mètre plus bas. Elle donnait l'impression de léviter. Si on avait pris le chemin inverse, on aurait pu marcher sur cette glace sans avoir conscience du vide sous nos pas. C'était le dernier passage critique. Ensuite, c'est une montée à flanc de falaise. Plus personne ne parlait et c'était presque en courant qu'on avançait sur des tronçons sans pierres et sans racines. La fin du parcours jouait avec nos nerfs. Toujours pas de refuge en vue seulement des chamois. Enfin une belle bâtisse apparût au loin. Au fur et à mesure de notre approche, on observe des personnes qui profitent du coucher de soleil en terrasse. La gardienne et son équipe nous accueillent avec une attention particulière pour les enfants. On pose nos bâtons, on retire nos chaussures. Cette journée a été éprouvante. Nous sommes partis de Bionnassay à 7 h ce matin, et nous sommes au refuge de Tré-la-Tête, le soir-même. Il est 21h et nous avons une journée d'avance sur notre itinéraire.

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douche-repas-dortoir
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Une bonne douche nous fait revivre et le repas juste après a été plus qu'apprécié ! copieux, de qualité et sans nous faire ressentir l'heure tardive. On est vraiment reconnaissant du soin avec lequel l' équipe nous a accueilli. Le dortoir était propre, nus y avons passé une nuit reposante et confortable, au chaud et au calme.

dortoir-tre-la-tete
repas-tre-la-tete
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Notre parcours :

Bionnassay - Chalets du Truc : 7.46 km en 4h00

+ 536M - 683M

Chalets du Truc - Lac d'Armancette : 5km en 2h00

+ 288M - 383M

Lac d'Armancette - Refuge de tré la Tête : 5 Km en 2H

+ 324M - 159M

Une nuit en dortoir, le repas du soir, les boissons et le petit déjeuner : 280 euro


fontaine d'eau fraiche aux granges de la frasse



Les + : La Passerelle. La tarte aux myrtilles. Traverser certains torrents a demandé notre attention pour ne pas glisser, mais se retrouver à côté de névés en suspension au-dessus de l’eau, c’était magique. Le refuge.

Les - : Bivouac impossible direction le refuge. Une logistique aléatoire

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Le petit déj à été tout aussi copieux que le repas de la veille : confiture, lait, pâte à tartiner, céréales, café, miel, beurre et pain. Avec vue sur la montagne, c'était royal ! Beaucoup d'alpinistes autour de nous, parlent de la météo pour les jours à venir. Des orages sont annoncés pour demain. La gardienne vient discuter avec nous, l'occasion pour moi de vérifier mon parcours auprès d'elle. Notre itinéraire est ok. On suivra le GRP "St Bernard" jusqu'à "La Laya", "pré derrière" et "la Giettaz". En continuant sur "La Rollaz " on reprendra le TMB classique. J'avais noté qu'il était possible, suivant notre parcours, de faire du bivouac en prenant le sentier à gauche, après le refuge de Nant-Borrant, entre les sapins à côté d'une rivière. Cette infos ne nous sera pas utile puisque nous serons à La Balme ce soir. Sur les conseils de la gardienne, nous allons à la découverte du glacier de Tré la Tête sitôt avoir lavé nos vêtements. Seul Hugo nous accompagne, Nina et Ines s'installent en terrasse devant le magnifique panorama.

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La montée s'est faite en 10mn en compagnie des marmottes. Au retour, on commande des sandwichs pour le repas de midi. Le temps de leur préparation, on essaie tour à tour le vélo en profitant de la vue.

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Nos repas sont prêts, on commence la descente. Après quasiment 1 heure de marche, Inès se rend compte qu'elle a laissé ses vêtements à sécher sur le fil à linge du refuge. Serviettes, brassière et chaussettes. Je rage intérieurement à l'idée de devoir tout remonter. En plus quelques gouttes de pluie se font sentir. Je pose mon sac et l'invite à faire de même pour remonter sans aucun poids sur le dos. Je finis le trajet seule devant le peu de conviction dont elle fait preuve pour m'accompagner. En arrivant, des alpinistes et leur guides sont en terrasse. Ils comprennent vite ma remontée à mesure que je récupère le linge et m'encouragent pour la suite. Inès n'était pas la seule à avoir laissé ses affaires, je trouve aussi la serviette de Nina. Ce sont des oublis qui peuvent vite devenir gênants en trek. Je retrouve Nes sur le retour et dix minutes après nous sommes de nouveau au complet. On marche jusqu'à la pause déjeuner, au pied de la " Cascade de la Combe Noire " à l'ombre des arbres et au frais.

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On repart tranquillement et on s'arrête mettre les pieds dans l'eau au pont suivant avant de poursuivre sur une autoroute à randonneurs en plein soleil. Heureusement, une fontaine nous permet de recharger en eau. Itinéraire sans aucune difficulté avant d'arriver au refuge de La Balme où nous plantons la tente sur l'aire de bivouac dédiée. Sur le parcours, le "Lac Jovet " était indiqué à 1h de marche. Il est magnifique apparemment et on peut y bivouaquer. C'était une option mais ça bouscule tout le planning des jours à venir. Ce sera donc pour une prochaine fois. Sur notre chemin on croise une vipère, c'est la seule sur notre TMB.

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On prends des boissons et des gâteaux au refuge de La Balme pour le goûter. On se félicite d'être arrivé de bonne heure pour bénéficier d'un emplacement bien plat pour les 2 tentes. Toilettes et eau sont à disposition. On n'a pas beaucoup dormi car il y avait beaucoup de monde et des arrivées tardives. En plus, un orage a éclaté en pleine nuit d'une belle intensité.

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environ 30 euro de repas à emporter au refuge de Tré la Tête

Et 30 euro de boissons et gâteaux au refuge La Balme

Les + : Un vrai repas à emporter du refuge de Tré la Tête. La cascade. Les points d'eau. Aire de bivouac au refuge de la Balme.

Le - : tronçon moins intéressant sur section bien fréquenté

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Réveil vers 6h. Une demie heure plus tard, nous sommes sur le départ. On devient rapide au fil des jours pour ranger tout le matériel. Passage aux WC en libre accès, un petit brin de toilette et le remplissage des gourdes avant de commencer notre ascension. On fait parti des 1er à quitter La Balme, direction le Col du Bonhomme (2329M). Un groupe de jeunes nous suit, arrive à notre niveau et atteint le sommet avant nous. Nes et Hugo marchent à un bon rythme et on les sent frustrés de devoir nous attendre. Au col, le vent est saisissant, le groupe de jeunes nous questionne sur notre itinéraire et sur la météo. J'aimerais faire la variante par le col des Fours. Une personne du groupe l'a déjà faite et me confirme qu'il y a des passages très techniques. Ce n'est pas une surprise, je m'inquiète plus niveau météo. Je prendrai la décision finale vis à vis des infos du gardien au refuge suivant. Le groupe a le même objectif et s'apprête à repartir. Nes et Hugo les suivent après m'avoir supplier d'accepter. Cela fait parti de l'esprit GR et je sais qu'ils ne commettront pas d'imprudence. Et puis on ne sera pas loin derrière puisque nous reprenons la marche dans la foulée.

La Balme - Le Col du Bonhomme : 2H de marche.

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Le col de la Croix du Bonhomme est à 1h de marche à 2479M d'altitude. On y retrouve nos 2 ados avec le groupe. Ils les ont bien encadrés, leur ont appris des astuces de randonnée et Nes et Hugo ont suivi le rythme. Ils étaient aux anges ! Au refuge, il y a des WC, la possibilité de prendre une douche. le bivouac est toléré. On y fait une halte petit déjeuner avec du fromage blanc à la crème de marron et des tartes aux noix. C'est bien meilleur que nos sachets lyophilisés de la veille. On veut commander des sandwichs pour le repas du midi, mais le pain "fait maison" est en préparation pour quelques heures encore. Dommage car les ingrédients semblaient de qualité. Le groupe nous communique la météo. Des orages sont à prévoir en début d'après midi. Ils hésitent encore pour la variante du Col des Fours. Pour nous, ce sera une autre fois. Il faut de bonnes conditions pour gravir les 2665M. l'idéal est d'y aller à la fraîche et de faire la Tête Nord des Fours (2756M) au lever du soleil pour profiter d'un des plus beaux belvédères de la partie sud de la chaîne du Mont-Blanc. Pour l'heure, nous allons aux Chapieux.

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On se retrouve à traverser des alpages. Au loin de grands troupeaux de moutons passent dans des endroits plus resserrés et on observe d'un oeil amusé l'effet entonnoir. On doit marcher environ 2h pour atteindre les Chapieux. On espère pouvoir trouver à manger. Si le temps devient orageux, il est possible de poser nos tentes sur le terrain communal. Pour l'instant, on avance sous un grand soleil. La crème solaire et casquette sont indispensables. Aux Chapieux, on tombe directement sur un point de restauration. Juste en face, les horaires de la navette pour nous déposer aux Mottets. 14 euro pour 5 et plus d'1h de marche de gagné. C'est une bonne option car les orages sont annoncés en fin d'après midi. On achète nos billets et on s'installe à table pour manger des sandwichs au jambon de pays. Le repas terminé, la navette arrive. On voit le groupe de jeunes sur le sentier qui se dirige aux Mottets. Notre bivouac se fera aux ruines. A peine sorti du bus, on fonce choisir notre emplacement mais on traine à installer les tentes à cause d'un véhicule qui passe et repasse en nous regardant d'un mauvais oeil. Le refuge est proche, on se sent surveillé. Un randonneur arrive et s'installe sans perdre de temps en nous conseillant de faire de même car l'orage est pour bientôt. On s'exécute et 10 mn plus tard, tout est ok. Le temps semble se maintenir, on part acheter du Beaufort auprès d'un berger aperçu depuis la navette. Ce n'est pas très loin et on rentre bien avant que le temps ne se dégrade. Il pleut des cordes même à travers les ruines qui nous servent d'abris pour le repas du soir. Les lieux ne nous coupent pas du vent, à peine de la pluie mais c'est suffisant pour la popotte et le réchaud. Pâtes à la bolognaise en lyophilisé. Un petit morceaux de beaufort. On se retient de tout manger tellement c'est bon ! On court aux tentes pour une bonne nuit de sommeil.

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Coût de cette journée : 45 euro au refuge de la croix du bonhomme + 14 euro de navette + 40 euro de sandwichs

Les + : Beaux panoramas, navette, le producteur de beaufort. Eau à disposition au refuge des Mottets

Le - : Le gardien des Mottets ne propose pas de repas pour ceux qui ne réservent pas au refuge.

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Après une bonne nuit, on garde le rythme des jours précédents avec un réveil à 6h. Tout est trempé autour de nous. On recharge les gourdes au refuge et on part aussitôt pour le Col de la Seigne (2516M). On s'attend à avoir chaud aujourd'hui, c'est bien de pouvoir avancer un maximum avec la fraicheur du matin. Montée en lacets sur 2h. Comme à chaque passage de col, le vent est puissant et le paysage sublime.

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Une table d'orientation indique Courmayeur, c'est notre objectif du jour. On prend par la droite. Après quelques mètres aucune indication. On n'hésite à revenir sur nos pas....

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On est en Italie, le marquage est jaune et peut être plus espacé. On continue en ayant de plus en plus de doutes jusqu'à ce qu'un couple nous rattrape. Ce doit être le bon chemin après tout... On a très vite regretté ! On aurait dû retourner à la table d'orientation pour vérifier. On doit maintenant traverser des névés sur plusieurs mètres. Les bâtons évitent la chute mais ça glisse de peur !

Prendre sur votre gauche à la table d'orientation !

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Un peu plus loin, le couple revenait en nous indiquant un chemin plus praticable par la crête.

On fait du hors sentier jusqu'en haut pour se rendre compte qu'il va falloir tout redescendre par la suite pour retrouver le bon chemin. Celui où on aperçoit des randonneurs qui marchent d'un bon pas sur un sentier sans obstacles. On rage intérieurement du temps perdu et des efforts fournis pour solliciter le moins possible les genoux pendant une descente en lacets interminable.

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En bas, on fait une pause sur un espace plat et vert. Idéal pour un bivouac avec un cours d'eau à côté et très belle vue (sans être à vue du refuge). On fait sécher les tentes, on grignote. D'autres nous imitent. On les voit remplir leur gourde au pied du pont. Les poches d'eau se vident aussi pour nous mais on tiendra jusqu'au refuge Elisabetta. On estime notre temps de marche, avant le refuge, d'environ 30mn si on se réfère à la passerelle du torrent. Nos toiles sont sèches, on peut repartir. On commande nos sandwichs, boissons pour 45 euro en arrivant à Elisabetta. La nourriture n'est pas super, heureusement que le café finit notre repas sur une bonne note. On revoit des têtes croisées auparavant. On échange nos expériences. Nina Ines et Hugo sont félicités et encouragés. Passage aux toilettes, remplissage des gourdes et direction Courmayeur.



Pas vu de fontaine jusqu'au Col Chécrouit 1956M. Beaucoup de monde sur ce tronçon agréable et fleuri même si un "lacet" de randonneurs se forme et casse le rythme de chacun.

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Même avec de la crème solaire, on a pris des coup de soleil sur les cuisses et le visage. On passe Maison Vielle, il est un peu plus de 16h, on est dans les temps et aucun signe d'orage. Si on arrive trop tard pour les bus sur Courmayeur, on ira au "Skilift".

La descente se fait douloureuse pour les articulations et le cadre moins intéressant. On décide de prendre les télécabines pour Courmayeur (46 euro).

skilift : bistrot à Dolonne ou on peut poser nos tentes pour 5 euro par emplacement après avoir consommé. Il est situé à gauche, en face des jeux pour enfants.

Retour à la civilisation vers 17h45. Il faut trouver un bus pour le "Camping des Grandes Jorasses". On attend au 1er arrêt. Les horaires correspondent mais dans le doute on vérifie auprès de 2 italiennes assises sur un banc. Elles sont âgées et ne parles pas français. Mes quelques notions d'italien me permettent de comprendre qu'il faut revenir sur nos pas et reprendre l'ascenseur. Descendre d'un niveau pour aller à la gare routière. On y va sans tarder et on trouve l'office de tourisme. Des bus vont et viennent. Je demande à un chauffeur mon itinéraire. Celui-ci ne comprend pas mon italien mais un autre répond à sa place et m'indique le bus à prendre pour les Grandes Jorasses. On a de la chance car il décolle aussitôt et vu son parcours, on est bien content de ne pas avoir loupé son dernier trajet. On veut passer les 2 nuits suivantes au "Camping des Grandes Jorasses" pour ne pas s'éloigner du TMB et pour s'offrir une journée sans sacs à dos. La conduite des italiens reste surprenante à faire sourire ! On est plutôt sereins même si le camping n'est pas réservé d'avance, il y aura bien 2 emplacements disponibles. Enfin le bus nous dépose et la douche est pour bientôt ! Le gérant nous indique des places au choix sous les arbres avec d'autres trekkeurs. On s'installe vite car il faut réserver les pizzas du soir et se laver. 2 cartes pour les douches. L'eau chaude est un supplément payant. On revit. Se sentir propres, manger une pizza au chaud avec une bonne bière. Se rappeler que le matin même nous étions en France. Retracer notre avancée du jour et préparer notre visite du lendemain. Au programme : L'Aiguille du Midi.

On réserve nos billets à la fin du repas et on se renseigne auprès du gérant pour la logistique des navettes. Elles sont gratuites cette année. Plus qu' à aller se coucher au son des personnes qui s'amusent encore. Un orage éclate et tout devient silencieux.


Coût de notre journée : 90 euro

Les + : douche chaude, le col de la seigne

Les - : Les sandwichs, les coups de soleil

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Réveil sous un temps gris peu engageant pour nos prévisions du jour. Nous sommes le 24 Juillet et notre réservation est déjà effectuée donc on prend la navette comme prévu pour l'Aiguille du Midi par le versant italien.

Nous y sommes pour 8h30, heure des 1er départs. Il y en a toutes les 15mn. On se sent léger sans nos sacs. Nos réservations sont validées et nous auront jusqu'à 11h45 pour monter dans la cabine 10. On s'y engage directement. Il n'y a pas grand monde pour l'instant. La vue du ciel montre des nuages bien présents et une vue peu dégagée. Nous allons monter en 3 étapes.

Du côté italien :

  • Le Pavillon Ston 2174 M
  • La Pointe Helbronner 3466M

Du côté français avec Panoramic Mont Blanc

  • Aiguille du Midi

On ne peut pas réserver à l'avance la montée pour la pointe unique des Alpes (3842M). Elle se fait au guichet directement suivant les conditions météo au niveau du pavillon Helbronner.

Notre ascension commence. On a prévu des vêtements chauds. A 2173M, la pression est plus basse et la température plus rude.

L'air se raréfie, on se sent plus léger, nous sommes des "skynautes". Le pavillon Helbronner se visite sur 3 niveaux :

Niveau 1 :

Le "Shyvertigo" nous suspend à quelques mètres de la montagne. Il y a également la "Salle des cristaux " où on peut voir les trésors du Mont Blanc.

La station biométrique Keito K9 détermine le poids, la taille, le pourcentage de masse maigre et grasse, l'indice de masse corporelle, la pression artérielle, la fréquence cardiaque et la saturation en oxygène du sang pour évaluer les effets cardiovasculaires résultant d'une exposition aigüe aux hauteurs. Le résultat est immédiat.

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Niveau 2 :

Le Bistrot Panoramic, où nous avons manger, entre ciel et terre, un repas franco-italien : Lasagnes, tartiflette, tiramisu, ... Tout était bon !

Beaucoup d'alpinistes autour de nous attendaient moins de vent pour monter à l'Aiguille du Midi. Pour nous, simples touristes, le guichet était fermé. Certains se dirigeaient au refuge Torino. A des moments la vue était totalement dégagée, à d'autres on se trouvait dans un nuage blanc qui se confondait avec la neige.

Niveau 3 :

Un observatoire à 360°. On ne s'y attarde pas, le temps est glacial !

On redescend pour faire le Jardin Botanique Alpin Saussurea. C'est au Pavillon The Mountain . C' est gratuit pour ceux qui ont un billet pour la pointe Helbronner.

+ 900 espèces botaniques !

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On continu notre visite par le Hangar 2173 où on peut monter à bord d'une ancienne cabine. Notre la visite s'achève par la boutique Skyway pour quelques cartes postales souvenirs avant de redescendre sur Courmayeur.

On a pu admirer le Mont Blanc sous des angles différents, depuis les 1330M de Courmayeur jusqu'aux 3466M de la Pointe Helbronner. Même si les conditions climatiques n'étaient pas favorables, on a survolé glaciers, Sérac et crevasses avec l'envie de revenir une prochaine fois pour l' Aiguille du midi.

Courmayeur est une belle ville fleurie agréable à visiter. On s'engage dans de petites rues, on achète des produits régionaux et des parts de pizza pour notre retour sur le TMB. On s'arrête manger des glaces artisanales. Même si on marche beaucoup, on a l'impression de s'accorder une pause. Il est 18h quand la navette nous ramène au camping.

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-courmayeur- 

Petite anecdote du trajet retour :

Une voiture ayant forcé la priorité d'un passage étroit à coup de klaxon, a surpris le chauffeur du bus qui a stoppé net. Il a fallu plus de 10 mn et une vingtaine de tour de clef pour que le moteur démarre à nouveau. Nous connaissions la distance restante jusqu'au camping et c'était un soulagement d'entendre le moteur. Ce doit être dû au mécanisme de sécurité, les portes sont restées ouvertes. Nes était à leur niveau et devait se cramponner à la barre à chaque virage. La conduite italienne restera inoubliable !

Retour au camping avec pizza, une bonne douche. Lavage des vêtements, vérification de notre itinéraire pour reprendre le TMB auprès du gérant, recharge des portables. nous sommes prêts !


Coût de cette escapade :

  • 200 euro skyway monte bianco
  • 180 euro (bistrot panoramic + fromage/pizza/glaces sur Courmayeur)
  • 230 de note au camping les grandes jorasses

Les + : glace artisanale, ascension en télécabine avec vue à 360°

Les - : les conditions météo avec la fermeture de l'aiguille du midi

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L'arrêt pour Arnouva est juste en face du camping. Si tout se passe selon nos prévisions, ce soir nous dormions en Suisse. A la sortie de la navette, de belles zones de bivouac. On prend un sentier qui monte. Nous sommes à 1776M, dans 1h nous arriverons au Refuge Elena à 2054M.

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 arnouva

Pas de pause café au refuge Elena, il semble fermé sans personne autour. Pourtant il fait déjà bien jour, il devrait y avoir de l'animation. Dommage !

L'endroit est idéal pour planter la tente, bivouac ***

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Encore une belle montée à l'ombre pour atteindre le grand col Ferret. Le paysage est vraiment magnifique !

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On profite du panorama à perte de vue. J'avais lu qu'il était possible de bivouaquer dans ce secteur, un peu plus en contrebas, mais le vent est vraiment très présent. Nous quittons le Val d'Aoste pour le Canton du Valais. Autrement dit, nous quittons l'Italie pour la Suisse.

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Nos temps de marche sont respectés, 1 heure après, on arrive à La Peule pour une pause café. Il n'est pas aussi bon qu'en Italie et vendu à prix d'or, service non compris. Le petit + c'est le savon bien présent dans les toilettes et fortement apprécié. L' accent suisse est dépaysant !

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Chemin arboré sans difficulté avec ses cours d'eau, ses chalets et des cours de yoga en pleine nature. L'eau ne manque pas sur le parcours.

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A La Fouly, on va direction la station téléphérique pour trouver les transports "Escale". 10 francs la place par personne pour effectuer le trajet jusqu'à Champex via orsières (possibilité de se ravitailler). L'autocar ne passera pas avant 3h. Il nous faut attendre. On visite un peu, et on se pose à l'ombre d'une maison à boites aux lettres. C'est abrité, il y a des bancs, les horaires de bus et des poubelles. On vide nos sacs des déchets de nos repas. on prend les chalets en photo avec la montagne en toile de fond. Des véhicules s'arrêtent pour prendre leur courrier en passant. Le bus arrive enfin. Confortable, climatisé, il y a déjà pas mal de monde. Comme prévu, un arrêt à Orsières d'environ 15mn. Le chauffeur reprend sa place et c'est reparti pour Champex. On passe devant le lac et au prochain arrêt, on descend pour se rendre au camping " Les Rocailles ".

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On règle en arrivant et notre emplacement est quasiment le long de la route, à côté de l'accueil et des douches. Pas de repas, il faut aller au centre du village. On mange nos sachets de lyophilisés. Il y a un distributeur de boissons. Les douches sont chaudes et en illimité !

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Coût :

80 euro la nuit au camping les rocailles

20 euro à La Peule et 50 euro d'autocar

Les + : les panoramas sur Ferret

Les - : notre nuit au camping

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On passe à une boulangerie, un peu plus bas sur Champex. L'accueil de la propriétaire finit de nous réveiller. Elle vient au-devant de nous pour vérifier où nous posons nos sacs de rando, en nous accusant sans vérifier de bloquer le passage. Son ton s'est tout de suite radoucit quand elle s'est rendu compte de son erreur. On a l'habitude de l'encombrement et de la gêne qu'ils occasionnent, ils étaient correctement posés contre un mur. Bref ! on passe aux casse-croûtes pour le midi. Des sandwichs basics, petits qui semblent peu appétissants. On vérifiera ça dans quelques heures...

Quelques fruits pour accompagner et on remonte sur nos pas pour reprendre le TMB en direction de Bovine. Quelques tronçons de route, des alpages, on continu notre montée d'environ 3h.

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Pause boisson en arrivant à Bovine 1975 M. Du sachet lyophilisé à 3 euro le café. Du nectar d'orange pour les jus de fruits à 6 euro. On regrette de s'être arrêté. Pas un sourire et comme on l'a vite assimilé, le service n'est pas compris en Suisse. Mais les toilettes sont accessibles si on consomme, et le panorama est génial !

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 panorama-refuge-bovine

Nous suivons le balisage jaune jusqu'au col de la Forclaz (1526M). On décide de s'arrêter pour manger à Trient en direction de Peuty sur un chemin à l'ombre. Notre repas est une déception : Un pain sec un peu brioché, du jambon de mauvaise qualité et une tranche de fromage. En terme de quantité, on est sur le quart d'un pain, pour chacun. On finit sur une bonne note avec des abricots juteux et sucrés. On se met en quête de trouver un producteur de produits régionaux pour ravitailler. Pas mal de monde sur ce secteur aménagé avec des passerelles de 65M. Au hameau du Peuty, il y un préau avec des WC accessibles, de l'eau et des tables pour manger. Nina, Nes et Hugo s'y installent le temps pour nous de chercher de la nourriture. Une habitante nous indique un lieu où des produits de la ferme sont en libre service. C'est un mobil home avec du fromage, du saucisson, de la viande séchée, du miel, etc.. On se sert et on règle nos courses dans une urne. Super idée ! On retourne auprès de nos ados, toujours posés à l'ombre. Il est 15h, on n'hésite à prendre la direction du col de Balme. Il fait chaud et on estime à 3h notre temps de marche jusque là. En même temps, notre lieu actuel ne présente pas grand intérêt. C'est donc couvert de crème solaire que nous repartons sous un soleil de plomb. On passe le long des champs sur un chemin qui monte doucement jusqu'à se trouver à l'ombre des arbres sur des lacets assez raides. C'est fatiguant. Laisser passer des personnes en sens inverse, casse notre rythme. Pendant mes recherches sur le TMB, certaines écrivaient avoir bivouaquer en direction du col. Peut être aux herbagères ...

Apparemment nous sommes les seuls à monter à cette heure. On croise par vagues, des groupes qui font porter leur sac à un âne. Tous se dirigent vers Peuty. La montée est belle avec des rhododendrons et des marmottes. Le col de Balme (2191M) se profile à l'horizon. Un homme presse le pas pour prendre le dernier retour en télécabine. Pour nous, ce sera une halte au refuge. Il est presque 17h00.

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refuge-de-balme-suisse 


On voulait des crêpes mais le refuge n'avait plus d'oeufs. A la place, 2 cookies (4 euro) et 3 muffins ( 7.5 euro). 3 Chocolats chauds (15 euro) et 2 bières Mont Blanc (10.50 euro). Pour ceux qui se sont posés la même question que nous, le refuge est suisse. Les prix sont corrects par rapport aux autres lieux qui nous ont fait nous sentir pigeons. En sortant du refuge, il est 17h30, on doit trouver un coin pour la nuit. Dans notre précipitation, on se trompe de chemin.

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 autour-de-balme

En passant de nouveau devant le refuge, le gardien nous indique le bon parcours jusqu'aux col des Posettes. On a perdu 30 mn. Pas si grave puisqu'il fait beau, mais la journée commence à être longue.

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 panorama-col-de-balme

On progresse assez bien jusqu'à une ferme en direction de tré-le-champ. Des tentes sont déjà installées sur un grand carré d'herbe plat. On y sera bien pour la nuit en compagnie des vaches dans un parc voisin. Il est 20h.

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vue-du-bivouac
 bivouac-tre-le-champs

La nuit se passe aux sons des cloches et c'est une véritable chorale le matin.

Coût de la journée :

18 euro à Bovine pour 2 cafés et 2 jus de fruits

37 euro au refuge de Balme

35 euro boulangerie

25 euro Peuty

Les + : ascension au col de balme avec les marmottes

Les - : les prix

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Au réveil, le lever de soleil est vraiment beau. Tout est humide autour de nous mais on a bien dormi sur l'herbe. Pas de vent, juste le bruit des vaches. La ferme proposera peut être des petites choses à manger. C 'est sur le chemin. En fait, ils proposent le déjeuner mais pas avant, tout est fermé, il n'y a personne.

Dommage, on aurait aimé, surtout avec ce cadre !

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Ensuite, la redescente est assez longue. On s'arrête prendre nos repas du midi à "la Boërne". Petit auberge avec un bon accueil.

Les sandwichs sont garnis, avec un oeuf dur, une tomate et un fruit. Il est 10h30, on s'accorde un petit déjeuner tardif sur une des tables au soleil. Le café, les gâteaux, tout est délicieux ! Il y a une fontaine d'eau fraîche sur le côté de l'auberge en direction d'Argentière.

Cet endroit n'était pas notre choix 1er. Avec la pandémie, on a trouvé des portes fermées. On ne regrette pas, le cadre est bien plus beau !

Direction Le Lac Blanc par les échelles. C'est un moment attendu sur notre TMB. Bien que la Fenêtre d'Arpette soit réputée exceptionnelle, on doute de nos capacités. C'est avec un pincement au coeur qu' on a évité cette variante. Ce sera mieux de la faire sans un sac de rando sur le dos !



La montée se fait au soleil avec beaucoup de monde sur cette partie du GR, dont l'école d'escalade. On a un panorama grandiose et des passages d'échelles.

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Au carrefour de la Tête-aux-Vents (2132M), on prend le chemin pour le lac Blanc (2352M). Il y a vraiment beaucoup de touristes qui rajoutent à notre difficulté par manque d'incivilité. Des personnes s'arrêtent net devant nous, des groupes prennent le passage pour faire des photos. C'est compliqué d'avancer avec nos sacs sous cette chaleur.

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Au niveau des lacs des Chéserys, on fait une pause déjeuner en admirant la vue.

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Encore quelques passages d'échelles pour accéder au lac Blanc avec un petit café en terrasse au soleil. On surplombe le lac, c'est un cadre magnifique. Le lieu privé et j'envie ceux qui ont eu la chance de pouvoir y dormir auparavant. Les abords le permettent, le contexte non.

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 le-lac-blanc

On quitte ce site magnifique pour 1h de marche dans une descente assez glissante, pour La Flégère.

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On se ravitaille au refuge La Flégère pour le soir. Il ne nous reste plus grand chose en nourriture dans nos sacs. On pense marcher encore un peu et s'arrêter au 1er lieu de bivouac possible.









Nos gourdes sont remplies. Le temps de la préparation des sandwichs, on se pose devant le magnifique panorama qu'offre le refuge. Il est 17h00.



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Nous sommes à 1877M. On s'engage sur "Le Grand Balcon Sud ". Sur le sentier qui descend, on aperçoit quelques chamois. C'est une marche sans difficulté avec de beaux paysages rythmé de pierriers à plusieurs reprises.


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A 18h00, notre lieu pour la nuit est trouvé. A partir de 21h les rayons du soleil rougissent sur le mont. Notre dernier bivouac est exceptionnel. Terrain plat, sans vent, avec un point d'eau. On est en admiration devant ces couleurs changeantes. Un coucher de soleil vraiment sympa !


Coût de cette journée : 170 euro

  • 90 euro : auberge Boërne
  • 36 euro : La Flégère
  • 45 euro : Lac Blanc

Les + : Le coucher de soleil

Les - : le choix de l'horaire pour faire le Lac Blanc. Trop touristique à cette heure.

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Nuit agréable pour la dernière sur le TMB. On s'engage pour Planpraz à 1999M. On arrive trop tôt pour un ptit déj' à la télécabine et on doit faire les fonds de sacs pour grignoter.

planpraz 

C'est reparti pour notre dernier col, celui du Brévent à 2368M. J'ai vraiment adorée cette partie du TMB. On a toute la chaîne du Mont-Blanc et la vallée de Chamonix.




On se sent seul au monde dans ces grands espaces. Il est 8h30, notre montée se fait avec quelques chamois et bouquetins. Il y a de la roche partout.





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col-brevent 

Ce col est différent des précédents car il faut encore monter et atteindre son sommet à 2525M.

Les vues sont à couper le souffle !

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Encore quelques passages d'échelles et nous y sommes !

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Arrivée au sommet à 9h30 avec le Mont Blanc en récompense. On finit notre TMB par de la haute montagne. Un moment magique !

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La télécabine nous redescend sur Chamonix. De là, une navette nous conduit aux houches avec notre véhicule qui nous attend. Retour à la civilisation avec la sensation étrange de devoir reprendre nos repères au milieu de toute cette agitation.

Coût de la journée : 60 euro de télécabine

+ : montée exceptionnelle avec des spots inoubliable

Pas de points négatifs, c'était génial !!

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Les ados ont réussi un challenge sportif et culturel où le goût de l’effort et le respect de chacun sont à l’honneur. J’aime leur montrer sur une carte le lieu qu’ils ont parcouru en mettant l’accent sur le temps que cela a pris et sur la sensation d’évasion qu’ils ont ressenti. C’était une belle expérience familiale dans un cadre majestueux.


Coût total : environ 1500 euro

155Km avec 8500mètres de dénivelés.

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