Carnet de voyage

Eurovelo 6

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Dernière étape postée il y a 2 jours
Par RozN
Une famille part de Mulhouse, direction la mer noire (eurovelo 6)
Mai 2019
90 jours
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Coucou.

Petit test pour voir comment le blog fonctionne. Départ en camionnette pour Mulhouse demain et premier coup de pédale mardi.

Petite photo avant que les remorques à vélo soient remplies et après...Tout passe😃

Avant après
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Publié le 21 mai 2019

Nous partons de l'aéroport de bale, direction la suisse. Nous coupons nos téléphones pour une dizaine de jours. À bientôt

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Coucou,

Nous avons passé la frontière hier après-midi avec une jolie chute de Rozenn dans une pente à 12%. Heureusement elle va bien et les enfants étaient tous les deux sur le vélo de papa. Côté paysage, que du bon. Côté météo nous avons presque tout eu. Coup de soleil, orage..

Jusqu'à présent nous trouvons l'accueil côté allemand bien plus sympathique et en plus c'est moins cher.

Nous avons énormément apprécié le début de notre parcours le long du Rhin et nous entamons le danube dès demain.

Les enfants sont ravis et ne nous ont pas encore demandé quand nous rentrerons à la maison.

Camping au bord du lac Constance
Camping au bord du lac Constance
Ligne de crête entre le Rhin et le Danube ( 870m)
Ligne de crête entre le Rhin et le Danube ( 870m)
Droit vers l'orage
Droit vers l'orage
Au bord du Rhin
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Publié le 26 mai 2019

Premières photos du danube. Nous avons dépassé les 300km aujourd'hui 😁. La plus belle étape depuis le départ.

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Publié le 28 mai 2019

La météo pluvieuse, la ville et la nécessité de se revigorer pour nous et de se reposer pour les enfants nous amène à effectuer une pause bien méritée à Ulm (430km). Nous avons le plaisir d'avoir une chambre de libre pour 2 nuits en auberge de jeunesse. Un confort appréciable en comparaison du camping. Très belle ville que nous découvrirons encore davantage demain.

Avec une hauteur de 161,53 mètres le clocher de la cathédrale d´Ulm est le plus haut de toute la chrétienté, pas facile pour les photos et ça fait mal au cou.

Les enfants ont trouvé leur bonheur dans le tramway, les escalators et les glaces bien entendu.

Ehingen et Ulm.
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Publié le 29 mai 2019
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Après avoir enchaîné 2 grosses étapes (98 et 91km), nous rallentissons notre rythme au regard des fortes températures. Nous passons notre dimanche à Regensburg.

Goûter au bord de l'eau
Neuburg
Camping à Neuburg
Camping à Neuburg
Petit déjeuner de luxe à Neuburg
Attente pour la traversée en bateau
Vélos dans le bateau
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Publié le 5 juin 2019

Nous faisons une pause " canicule " à Passau. A la confluence de 3 rivières et à la frontière de l'Autriche nous découvrons un autre aspect du Danube. En effet les immenses péniches de croisière sont nombreuses et amènent beaucoup de touristes. Nous devrions arriver en Autriche dans 2 jours.

Reginsburg
Reginsburg
Cathédrale de Reginsburg
Reginsburg
Atelier massage dans le camps de manouches
Camping paradisiaque de passau
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Partis hier matin de Passau, nous sommes arrivés en Autriche sans y distinguer la frontière. La route a été magnifique avec plusieurs passages en bacs. L'orage nous poursuivant nous avons fait notre plus grosse étape (104 km à vélo + 5 km en bateau). Heureusement, afin de fêter nos 1000 premiers kilomètres et notre arrivée en Autriche, nous avons pris une chambre d'hôtel à Linz (3ème plus grosse ville du pays). Ça tombe bien, l'orage a été conséquent. Depuis une semaine, rares sont les journées où il fait moins de 27 °C à l'ombre. Les enfants sont fatigués mais nous leurs avons offert un moment féérique au monde des lutins.

Arrivée du bac
Le Danube, version autrichienne
Baignade avant l'orage
Panorama sur Linz
Funiculaire pour accéder sommet de Linz
Arrivée au monde des lutins
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Publié le 12 juin 2019

Difficile de trouver des superlatifs tant cette ville est magnifique et gigantesque. 1,8 millions d'habitants pour un pays qui n'en compte que 8 millions. Pour comparaison Paris abrite 2,2 millions d'habitants.

La ville ressemble d'ailleurs par certains aspects à Paris dans son architecture mais en plus colorée.

Les enfants et nous aussi, avons beaucoup apprécié le Prater de Vienne. Il s'agit d'un grand parc au sein de la ville accueillant entre autre un parc d'attraction permanent. C'est une institution et un lieu de passage incontournable de Vienne. La grande roue est en place depuis 1896.

Petit côté négatif (il y en a quand même !), nous ne roulons en journée qu'à des températures entre 32 et 36 degrés, avec depuis quelques jours un joli de vent de face. Avec la fatigue, la mise en place du campement le soir est plus laborieuse. Les retards de sommeil s'accumulent également pour les petits. Il faut également savoir que le lever du soleil est actuellement à 4h50. Autant dire qu'à 5h du matin il fait plein jours dans la tente.

Également en photos le château de Schonbrunn (Sissi) l'équivalent du château de Versailles en France. Grandiose !!

Demain, direction la Slovaquie et sa capitale Bratislava.

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Publié le 14 juin 2019

Après un départ à 6h du matin de Vienne, nous nous arrêtons à nouveau pour 2 nuits dans une capitale, celle de la Slovaquie : Bratislava. Bien qu'à 60 km de distance entre ces deux capitales (à vol d'oiseau), nous sentons un grand dépaysement, encore peu ressenti jusqu'ici. Brastilva, c'est un tout petit plus grand que Rennes (400 000 habitants) avec une majorité de jeunes européens venus pour faire la fête. L'ambiance y est chaleureuse et nous ne parlons pas de la météo qui elle, est bouillante (36° C à l'ombre). Bratislava est un beau mélange culturel et patrimonial du à ses influences turques, occidentales, soviétiques... une belle surprise !


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Publié le 18 juin 2019

Juste après Bratislava, nous sommes arrivés en Hongrie en faisant un slalom constant avec la Slovaquie. Nous apprécions le coût de la vie moins important (ce qui nous permet de nous loger en dur) mais moins la circulation automobile dense sur le parcours et la signalisation de l' EV6 plus aléatoire. Nous savons que la signalisation tout comme la qualité des voies n'ira pas en s'arrangeant après Budapest. Après deux jours de paysage plus monotones et éloignés du Danube, nous sommes à nouveau émerveillés par notre environnement (hormis le ravage des moustiques). Après avoir fait plusieurs étapes en se levant à 5h pour limiter les grosses chaleurs, voici venu le temps des orages. Nous avons été surpris une fois par la vitesse de son arrivée et avons été complètement trempés...

Les petits s'adaptent de mieux en mieux aux changements constants de leur environnement. Le confort de l'hébergement n'y étant sûrement pas pour rien. Bungalow 5 personnes tout équipé sur pilotis avec terrasse et vue sur le danube pour 30 euros euros, qui dit mieux!!


piste cyclable sur digue longeant le Danube (souvent empruntée)
Vue sur la Hongrie de la Slovaquie
Basilique d'Esztergom
Basilique d'Esztergom
Bac pour traverser le Danube
Surprise par l'averse
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Publié le 20 juin 2019

Dès notre arrivée nous avons été frappés par la beauté de la capitale hongroise. Cette sensation n'a fait que se confirmer lors de nos 3 jours sur place. Difficile de ne pas prendre de photos à chaque coin de rue tant l'architecture est magnifique. Nous retrouvons également une ambiance cosmopolite comme à Paris et moins "aseptisée" qu'en Suisse, Allemagne ou Autriche. Nous avons trouvé un logement airbnb pas cher pour trois nuits, ce qui nous a permis d'optimiser les temps de visites et de récupération. Les enfants sont toujours fan des transports dans les grandes villes que ce soient le bus, le tramway ou le métro. La gastronomie hongroise riche et variée nous plaît beaucoup à tous les 4 (langos, goulash de boeuf, poulet au paprika, retès...). Après s'être dirigé depuis le départ en direction de l'Est, dès demain direction plein Sud pendant environ 500 km. Tel est le lit du Danube...

Mes thermes Széchenyi
Place des Héros
Métro
La grande Synagogue de Budapest
Grande synagogue de Budapest
Hommage aux victimes de la Shoah
Miniversum, paradis des enfants
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Publié le 26 juin 2019

Après avoir quitté la vie dense de la capitale Hongroise, retour vers la quiétude des grands espaces et du monde rural le long du Danube. La chaleur est toujours aussi présente et les moustiques sont quant à eux plus nombreux et agressifs. Suite aux nombreux orages, le Danube a débordé à divers endroits ce qui a amplifié le phénomène. Nous ne prenons pas le temps de prendre des photos le long du fleuve car dès que les vélos sont arrêtés des centaines de moustiques nous sautent dessus malgré l'antimoustique. Nous apprenons d'ailleurs qu'il y a des survols réguliers d'avion pour la démoustication.

Les hongrois plus au sud du pays nous sont apparus moins froids qu'au Nord de la capitale. Les enfants quant à eux ont toujours reçu un accueil bienveillant (bonbons, gâteaux, cadeau).

C'est toujours curieux d'avoir en poche des liasses de billets et de ne pas pouvoir acheter grand-chose (1 €= 300 forints).

Nous avons vécu notre premier "vrai" passage de frontière avec contrôle des papiers à l'entrée de la Croatie (où nous n'avons pas eu l'autorisation de prendre de photos).

Encore un changement de monnaie avec les kunas de Croatie et nouveau calcul mental à la caisse.



Baignade rafraîchissante dans un affluent du Danube
Emplacement de camping 5*
Abris orage improvisé
Resto hongrois à Baja
Etape de 100 km avec chaleur, une bouteille de mojito suffit à être pompette!!
Rue piétonne de Mohacs
Mohacs
Mohacs
Enfilade de camions à la frontière croate
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C'est avec un sentiment partagé que nous quittons la Croatie. Le côté satisfaction de quitter le pays vient de la route empruntée à vélo bien moins intéressante. Paysages de grandes plaines céréalières, de vignes sans le Danube en vue, du traffic et des camions sur de nombreuses départementales avec limitations à 90 rarement respectées. Pas fière sur les vélos avec les enfants. Nous croisons d'ailleurs sur le bord d'une départementale une pierre tombale avec le nom et la photo d'un cyclotouriste étranger (nous supposons car photos du jeune homme sur son vélo à sacoches...). Ça refroidi...

Le côté tristesse vient quant à lui de l'accueil par les Croates jusqu'à présent jamais égalé. En effet, pas un jour ne s'est passé en Croatie sans se faire inviter à boire un verre : bière, vin croate, schnaps...

Nous avons même eu le privilège de se faire inviter sur le bord de la route chez l'habitant aux préparatifs de la fête Chrétienne Croate de Saint-Pierre. Dégustation de vin blanc et de charcuterie de sanglier maison. Dur de remonter ensuite sur les vélos pour enchaîner une côte à 8%.

La partie de la Croatie que nous avons fait est bien moins connue par les touristes que la côte.

Nous y avons vu les stigmates de la guerre du début des années 90. Bâtiments ravagés par les tirs nourris. Pour infos, il s'agit de la guerre la plus meurtrière en Europe depuis la seconde guerre mondiale.

Nous sommes passés à proximité du parc naturel de Kopacki rit, immenses zones humides d'Europe mais nous avons manqué de courage pour nous y aventurer, face à la menace "moustiques ".

Côté hébergement, faute de camping et grâce aux coûts moins importants, nous avons bénéficié d'un confort bien superieur à ce que nous avons eu jusqu'ici (climatisation, frigo, un lit pour chacun...). La rudesse de l'étape à vélo est compensée par ces petits détails matériels.

Erwann qui a stressé jusqu'à 3 jours du départ pour sa carte d'identité est désormais récompensé par les contrôles des douaniers 😉. Les serbes nous ont laissé entrer dans le pays.


PS: Nous avons passé la barre des 2000km.

Nous ne pouvons pas utiliser nos portables désormais car hors forfait en Serbie... Que l'internet par wifi car en mode avion.



Traversée d'un village croate
Vestiges d'un fort à Osijek
Osijek
Osijek
Osijek
Osijek
Osijek
Osijek
Osijek
Osijek
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Dès notre arrivée en Serbie, nous bénéficions d'un accueil des plus enthousiaste. Que ce soit dans les villes ou les petits villages, nous obtenons toujours un encouragement ou signe de sympathie. A peine avons-nous le temps de chercher sur la carte, que les gens viennent à notre rencontre pour nous aider. Par exemple, lors de notre pique-nique à Beska, Millan est venu naturellement nous proposer de remplir nos gourdes et est revenu plus tard avec des bonbons pour les enfants.

Comme à l'accoutumé, nous avons fait une pause "grosse chaleur" (45° à l'ombre), à Novi Sad, deuxième ville du pays. Celle-ci est riche en couleur, très dynamique et culturelle. Nous assistons aux préparatifs du festival EXIT, l'un des plus important d'Europe avec plus de 40 scènes dispatchées sur la ville (dont une pouvant accueillir 35 000 spectateurs). Nous avons également profité de la plage sur le Danube avec une petite ambiance Ibiza.

Côté vélo, du très bon et du plus difficile sur des routes à fort traffic. Néanmoins, les serbes sont toujours très tolérants sur notre caravane et ne nous ne ressentons jamais d'agressivité à notre égard. Les petits coups de klaxon sont fréquents pour nous encourager. La signalisation de l'eurovelo est quant à elle, plutôt fiable. Nous retrouvons un paysage vallonné avec un peu de dénivelé, voire beaucoup 🥵.


On est passé à l'alphabet cyrillique !
Notion de propreté aléatoire
Concours de danse folklorique à Backa Palanka
Entre Backa Palanka et Novi Sad
Entre Backa Palanka et Novi Sad
Novi Sad
Forteresse de Pretrovardin
Novi Sad
Novi Sad
Novi Sad
45 ° à l'ombre
Le pot, nouvelle lubie d'Azeline, rapidement oublié et un rien embarrassant
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Publié le 9 juillet 2019

Après avoir quitté Novi Sad, nous avons atteind la capitale de la Serbie, Belgrade. Beaucoup moins aisée pour les cyclistes, la ville un peu "destroy" reste tout de même très agréable pour flâner. De très beaux bâtiments côtoient les nombreux immeubles décrépis.

Côté itinéraire, ça se complique avec régulièrement des chemins complètement enherbés et remplis de nids-de-poule. Le paysage est quant à lui sauvage mais malheureusement avec de trop nombreux detrituts.

Nous avons eu le choix entre poursuivre rive Nord du Danube et arriver directement en Roumanie ou traverser le fleuve pour poursuivre en Serbie. Nous nous plaisons tellement dans ce pays que nous avons pris le ferry pour prolonger notre voyage avec les serbes et ensuite avec les bulgares...

Arrivée à Belgrade
Belgrade
Jardin botanique à Belgrade
Jardin botanique à Belgrade
Jardin botanique à Belgrade
Rencontre inattendue avec une tortue
Visite de Belgrade en bus touristique
Belgrade
Église orthodoxe Sainte Sava (la plus grande du monde)
Ceci n'est pas un trucage
Synagogue by night
Belgrade by night
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Publié le 16 juillet 2019

Pour nos derniers jours en Serbie, nous avons bénéficié d'un paysage grandiose avec les Portes de Fer (gorges du Danube), la forteresse de Golubac et la sculpture de Decebal. Qui dit beau panorama, dit dénivelé mais également une dizaine de tunnels où nous n'étions pas très fiers à l'intérieur. Heureusement le traffic n'était pas trop important.

Nous avons quitté la Serbie avec un petit pincement au cœur. En effet, c'est le pays que nous avons préféré tant par ses paysages que sa population. Heureusement, nous avons partagé notre dernière soirée avec Johanna et Raphaël, des Rennais à vélo en destination pour Thessalonique.

L'arrivée hier en Bulgarie est assez rude. La ville frontière, Bregovo, est à l'abandon avec une certaine pauvreté apparente. Les petits villages qui ont suivi sont également assez tristes avec un grand nombre de maisons abandonnées. Seule la route principale est goudronnée, la végétation spontanée a pris l'avantage sur les bâtiments publics et les aménagements extérieurs. Peu de voitures et à notre grand bonheur beaucoup de chiens..grrr.

Nous avons passé notre première nuit en Bulgarie chez Frederick, un jeune homme optimiste ayant l'ambition de redynamiser son village. Il pratique la permaculture , vie très simplement et a sa porte grande ouverte aux voyageurs. Nous avons partagé le dîner avec deux japonais, volontaires chez Frédérick, ce qui était assez improbable vu l'isolement du lieu. Notre grande frustration du voyage est d'être aussi mauvais en anglais et contraints aux échanges trop souvent superficiels.

La largeur du Danube à Golubac est impressionnante
Repas hyper protéiné pour l'anniversaire de Rozenn
Forteresse de Golubac
Forteresse de Golubac ( de plus près)
Les Portes de Fer
A gauche la Serbie, à droite la Roumanie
Les Portes de Fer
Sortie de tunnel
Sculpture de Decebal
Pique-nique au bord du Danube
Journée de pause à Negotin (rien à visiter =enfants heureux)
Johanna et Raphaël, amis cyclistes rennais !
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Publié le 20 juillet 2019

Nous ne sommes restés que 5 jours en Bulgarie sur l'Eurovelo 6. Ce n'est pas le dénivelé bien qu'important (même très) qui nous a incité à basculer sur le coté Roumain mais plutôt la difficulté à projeter nos étapes. En effet, sur cette partie du parcours, d'une ville à l'autre ou plutôt d'un village à l'autre, il y a entre 40 et 80km à effectuer. Avec le dénivelé et la chaleur, les étapes sont longues, notamment pour les enfants. De plus, les hébergements sont rares et fréquemment complets. Le tronçon que nous avons parcouru est très pauvre : villages délabrés avec de nombreuses maisons en ruine, à l'abandon ou pas, circulation avec cheval, âne ou même vache pour tracter la charrette à côté des voitures. L'avantage c'est que les courses dans les épiceries sont rapides, le choix est vite fait : Pain fromage ou riz tomate, concombre. Celui qui n'est pas choisi le midi est pour le soir. Paradoxalement, il y a presque toujours dans les villages un resto bar ou snack qui ne coûte pas plus cher que de faire ses courses (repas complet pour 4 bien cuisiné, varié et avec boissons, très, très copieux pour 10 à 12 euros au total).

Côté paysage, c'est moins spectaculaire. Beaucoup de plaines, peu de vue sur le Danube et parfois des routes à fort traffic.

Les températures qui s'étaient "calmées" 29 à 30° repartent à nouveau à la hausse pour les jours à venir (35° prévu).

Objectif aujourd'hui : prendre le ferry pour rejoindre la Roumanie. Au regard de la largeur du Danube et de la frontière, les ponts se font rares entre les deux pays.

Lom
Lom
Vidin
Crêpe au petit déjeuner pour les enfants
Vidin
Lom
Rainette
Biodiversité trouvée dans les toilettes d'une station-service
Interdit aux charrettes (et nous ?)
Oryhaovo
Gros dénivelé sur départementale pavée
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Nous sommes très heureux d'être arrivés en Roumanie. L'accueil y est très chaleureux et nous nous sentons beaucoup plus à l'aise qu'en Bulgarie. C'est un grand dépaysement, les roumains sont très accueillants et nous avons l'impression d'avoir un vrai fan club à chaque traversée de village.

Côté paysage, nous empruntons de la petite départementale traversant de très nombreux villages (les routes perpendiculaires n'étant pas goudronnées). La vie du village se passe le long de cette route avec les anciens discutant sur les bancs. La Roumanie est pleine de contraste avec des petites maisons à côté de villas immenses, de très nombreuses charrettes et des très belles voitures, des petits prés pâturés par des vaches, chevaux, chèvres, oies et de grandes plaines céréalieres indiquant le nom du dernier traitement chimique. Les villes moyennes sont quant à elles sans grand intérêt avec beaucoup d'usine à l'abandon (du à priori à la chute du communisme).

Côté étape, nous sommes contraints de faire de grosses étapes pour espérer un hébergement. Pour l'anecdote, nous avions réservé une chambre bon marché côté bulgare mais les gardes frontières nous ont appris que le ferry était en panne. Nous avons donc du nous tourner vers le seul hôtel de la ville que nous voulions éviter en raison du prix élevé. Résultat: une chambre 4 * avec un lit pouvant nous accueillir tous les quatre : trop classe 😊, pour moins cher que ce que nous avions réservé en Bulgarie. Ils ont eu pitié de nous. Vue magnifique du 4ème étage sur la ville et l'orage.

Première crevaison, juste après les 3000 km sur la remorque de Rozenn, crevaison par l'intérieur avec les rayons: les pneus schwab anti-crevaison sont hors de cause. En revanche on sent que le matériel et en particulier la remorque d'Erwann commence à fatiguer....

Attente du ferry pour la traversée vers la Roumanie
La traversée se fait également pour les gros camions
Bac au milieu du Danube
Eglise de Corabia
Corabia
Hôtel à l'abandon à Corabia
Gestion différenciée des espaces verts
Atelier Legos et autocollants
Vue de notre chambre d'hôtel 4*
Cet immense lit peut nous accueillir tous les 4
Puits et oies à Turnu Marguele
Zimnicea, enfin une aire de jeux !
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Avant de parler de notre arrivée à la mer noire, voici un bref retour de nos péripéties roumaines et bulgares.

Nous avons donc longé le Danube côté roumain jusqu'à la ville de Calarasi. Cela a été des kilomètres sans grand intérêt avec un paysage motone et des villes assez tristes avec parfois une centrale nucléaire en fond. Nous avons effectué notre dernière traversée du Danube en ferry pour passer 3 nuits côté bulgare. En effet, après avoir enchaîné les étapes de 80 km et les réveils à 5h nous avions tous besoin de repos.

Le passage à la frontière a été compliqué avec une grosse prise de bec avec un douanier qui ne voulait pas nous faire rentrer dans le pays et appeler la police  pour maltraitance de nos enfants. Après lui avoir prouver notre réservation d'hôtel, il a fini par s'excuser. Néanmoins, il est resté un moment à nous crier dessus sans qu'aucun  douaners interviennent. Nos 2 jours de repos à silistra ont été agréables car la ville possède un grand parc le long du Danube néanmoins il manque aux bulgares une certaine joie de vivre.

Nos deux derniers jours de vélos avant constanta ont été costauds avec beaucoup de dénivelés et de fortes températures. Les paysages quant à eux étaient différents, plus naturels avec la présence de steppes, de monastères et de villages très ruraux. Nous avons campé chez Georges, un roumain parlant très bien français et accueillant dans sa ferme bio de très nombreux voyageurs. Situé dans un petit village, nous y avons rencontré une trentaine de voyageurs (principalement à vélo) venant du monde entier.

Sachant que nos derniers kilomètres avant Constanta étaient les plus critiques du voyage concernant le risque routier, nous avons bricolé des barres de sécurité sur les vélos. Nous avons vu directement la différence avec le comportement des chauffeurs s'écartant davantage, ayant trop peur d'abîmer leur carrosserie (on est parfois peu de choses 😕).

Nous sommes arrivés à la mer noire mercredi midi où nous nous sommes jetés ensemble tout habillés 🌊🏖️👍. Nous avons donc parcouru depuis Mulhouse 3371km.

Nous restons 5 jours à Constanta pour profiter de la plage (type côte d'Azur assez moche mais faisant le bonheur des enfants) pour rejoindre tranquillement à vélo Tulcea et le delta du Danube en une petite semaine . 


Départ soleil levant
Pause jeux dans la campagne Roumaine
Dernière traversée du Danube en ferry
Silistra
Vestiges romains à Silistra
Bord du Danube à Silistra
Silistra
Giurgiu
Giurgiu
Beurre demi-sel pour la première fois au grand bonheur d'Erwann
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En arrivant à la mer noire, on aurait pu croire que nous avions fini. Mais non, comme on avait de la marge niveau timing et qu'on était encore bien chaud, nous avons terminé notre périple à Tulcea, delta du Danube et fin officiel de l'eurovelo 6. Nous aurons donc parcouru le Danube de la source à tuttlingen en Allemagne jusqu'à l'embouchure à Tulcea au km 0! Total final sur l'eurovelo de 3576km.

Nous avons pris notre temps pour parcourir ces derniers 150 km avec comme à l'accoutumé du joli et du moins sympa.

Les photos parleront d'elles mêmes : usine pétrochimique de Navodari (avec le petit goût d'essence dans la bouche en longeant la raffinerie 🤨), des plaines de cultures sur des milliers d'hectares sans un arbre à l'horizon, des cultures intensives d'éoliennes, des jolis steppes et marais, des lacs tellement immenses qu'on dirait la mer...

A notre arrivée à Tulcea, un cycliste italien nous a escorté durant notre traversée de la ville jusqu'à la borne 0 sans vrai échange verbal. C'est comme si avec notre chargement, notre point d'arrivée était évident.

Il nous reste à profiter de quelques jours à Tulcea et Bucarest. Le plus dur est peut-être à venir : embarquer tout notre bardas dans le train puis l'avion. C'est pas gagné...

Mosquée à Constanta
Constanța
Constanța
Casino de constanța
Casino de Constanța
Mosquée
Tempête sur la mer noire
Plage sur la mer noire
Église de Navodari
Usine pétrochimique de Navodari
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La ville de Tulcea a peu d'intérêt. Elle est une destination touristique car une multitude d'excursions en bateau y est proposée pour visiter le delta du Danube. C'est donc ce que nous avons fait à bord d'un "speed boat" pour une journée complète sur le delta. Classé en parti en réserve de biosphère, le delta abrite 300 espèces d'oiseau dont les plus grandes colonies de pélican d'Europe. C'est assez spectaculaire à voir.

Afin de rejoindre Bucarest, nous avons pris le train. Il a été très compliqué d'avoir des informations en amont sur les possibilités d'embarquer nos vélos et remorques. Nos billets en poches, le contrôleur a d'abord refusé net notre montée. Heureusement deux roumaines nous sont venus en aide en explicant que nous avions 2 enfants et comme les enfants c'est sacré en Roumanie, hop tout est chargé. Mais là encore, gros flou sur ce qu'on doit payer au contrôleur. Au final, on a compris que c'était 150 lei pour 2 vélos, on a payé 100 lei mais nous avons eu un reçu pour 75 lei 😉. Des comptes à la roumaine. Le voyage de 340 km c'est fait en 6h (et non il n'avait même pas de retard ! ). Les roumains adorent les enfants, mais dans le train, ça a été dingue. On leur a donné du pain, des paquets de chips, gaufrettes, croissant, pommes, orange, bouteille d'eau... Et pour nous 2,5l de bière 🍻.

À Bucarest, nous avons fait nos touristes. La ville est étonnante par ses bâtiments de style très différent. L'histoire de la capitale est complexe car beaucoup d'influence à la fois orientale et occidentale.

Nous avons fait le tour du palais du Parlement commandé par Ceausescu (non achevé à sa chute en 1989). Il est immense. C'est le 2ème plus grand bâtiment administratif du monde après le Pentagone.

Nous avons choisi de visiter des musées pouvant plaire aux enfants, soit le musée du village roumain et le muséum d'histoire naturelle. Les deux ont été de très bonnes surprises.

Les aires de jeux pour enfants sont quant à elles géniales et la capitale est très agréable car elle dispose de nombreux parcs et espaces verts.

Bucarest nous a frappé par sa richesse et son développement, très à l'opposé de ce que l'on a pu voir dans la campagne. On a du mal a s'imaginer être dans le même pays.


Petite annectode à l'aéroport de bucarest. Il ont mis 2h à prendre en charge nos vélos et remorques. Nous avons couru et ce n'est pas une façon de parler pour embarquer. Les portes étaient fermées, nous avons crié et fait de grands signes et heureusement quelqu'un nous a vu et non avons embarqué en bon dernier dans l'avion avec une grosse frayeur et bien dégoulinant de sueurs. Toute cette peine pour qu'aucun vélo ni aucune remorque ne soit arrivé à Saint Jacques 🙄.

Petit proverbe du jour : t'as rien vu de la Roumanie si tu ne vas qu'à Bucarest.


Pour finir, un grand merci à tous pour vos commentaires et encouragements qui nous ont accompagnés tout au long du voyage.

Delta du Danube, paradis des pélicans
Vue sur le Danube de notre appartement à Tulcea
Speed boat
Delta du Danube
Village sur le Delta
Sulina
Départ en train vers Bucarest
Paysage vue du train
Le pot est toujours demandé à des moments innatendus