Carnet de voyage

Une année à l'heure chinoise

Dernière étape postée il y a 10 jours
Par Raizel
En cette année scolaire 2019 - 2020, j'ai la chance d'étudier une année complète en Chine à Nankin (南京). Évidemment, l'année sera ponctuée de nombreux voyages et visites.
Septembre 2019
50 semaines
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Publié le 7 novembre 2019

Comme vous le savez sans doute, pour la plupart des séjours hors-Europe, il faut un visa. Et dans mon cas, comme je pars étudier à l’étranger, il me faut un visa étudiant. Si je décide de parler de ça aujourd’hui alors que c’est un sujet très administratif et pas forcément marrant, c’est parce qu’il y a des choses que je désapprouve profondément dans le processus pour obtenir ce précieux visa.

Tout d’abord, pour faire un visa étudiant, il faut remplir un tas de papiers, avoir un certificat de scolarité dans une école chinoise et passer une série d’examens médicaux. Parmi ces examens médicaux, on a des radios, un ECG, et toute une batterie de prises de sang. Au départ, je me suis simplement dit « très bien, c’est pour vérifier si l’étudiant est en bonne santé, savoir s’il a des problèmes de santé, c’est intelligent ».

Et là, c’est le drame.

Parmi tous les examens sanguins que je dois faire, il y a un nombre assez conséquent de sérologies (pour détecter des MST). Je trouvais ça normal avant qu’on me dise que ces prises de sang sont nécessaires afin de faire un « certificat prouvant que vous ne faites pas partie de la communauté LGBT ». En d’autres terme : vous n’avez pas de MST ? Vous êtes hétéros, voici votre certificat le prouvant ! Vous avez une MST ? Vous êtes forcément gay, vous ne pouvez pas venir à l’université en Chine !

J’aime énormément la Chine, mais il y a certaines choses qui ne passent pas. Et ça en fait partie. Véhiculer des clichés de ce genre, ce n’est franchement pas très très malin, pour ne pas dire que c’est complétement dégueulasse.

Dans tous les cas, j’ai en ma possession un certificat prouvant que je ne fais pas partie de la communauté LGBT parce que je n’ai pas de MST (enfin je l’avais en ma possession parce que le Service des Relations Internationales l’a récupéré pour le mettre dans mon dossier).

Publié le 7 novembre 2019

Il est communément admis qu’aller en Asie est vraiment très cher. Mais figurez-vous que ça ne l’est pas autant qu’on pourrait le croire ! Parmi les astuces qu’il faut connaître pour payer son voyage moins cher, il y a la fameuse escale qui fait certes perdre un peu de temps, mais fait gagner plusieurs centaines d’euros en général.

Pour ma part, j’avais réservé un vol Paris Charles de Gaulle jusqu’à Nanjing Lukou, en faisant escale à Helsinki Vantaa c’est donc en Finlande). J’ai réservé mon billet mi-mai pour un départ le 31 août, avec la compagnie finlandaise Finnair et j’ai payé la somme modique de 300€. Oui, 300€ pour partir en Asie, c’est vraiment tout ce qu’il y a de plus raisonnable.

Je vais vous raconter ma propre expérience sur ce voyage, afin que tout le monde se fasse une petite idée.

Comme pour tous les vols internationaux, il faut arriver au minimum 3h en avance pour l’enregistrement des bagages et les contrôles à l’aéroport. Et s’il y a bien quelque chose que je veux souligner c’est que Finnair est une compagnie aérienne beaucoup moins chiante que certaines autres (coucou AirFrance). Effectivement, la réglementation sur les bagages cabine est beaucoup plus souple (après on ne fait pas ce qu’on veut quand même, mais c’est totalement normal), et ce que je préfère est le fait qu’on ait le droit à un bagage en soute de 23kg + un bagage cabine de 8kg + un sac qui peut passer sous le siège (AirFrance et American Airlines, prenez-en de la graine svp). Donc clairement, niveau bagages, même pour moi qui part une année entière, on est large !

Nous avons décollé complétement à l’heure de Paris (je pense qu’il ne vaut mieux pas être en retard vu que l’embarquement a même commencé avec 15 minutes d’avance), nous avons atterri en avance à Helsinki et à Nankin, et le décollage d’Helsinki s’est fait avec 10 minutes d’avances. Pour moi qui ait en horreur tout ce qui est en retard, c’est parfait !

Le vol Paris – Helsinki durait 3h et le repas était en supplément (supplément que nous n’avons pas pris étant donné qu’on avait le droit d’apporter et de manger ses propres sandwichs dans l’avion). En revanche, dans le vol Helsinki – Nankin, il y avait deux repas (dîner et petit déjeuner) compris ainsi que des boissons et des snacks à volonté.

Je pense que c’est tout ce que j’ai à dire pour le voyage en avion, si jamais vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter et j’y répondrais du mieux que je peux.

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Publié le 7 novembre 2019

Ma rentrée scolaire (comprendre le début des inscriptions) se faisait le 2 septembre et nous sommes arrivée en Chine le 1er dans la matinée.

Franchement, l’aéroport de Nankin est extrêmement bien fléché, ça fait plaisir de ne pas se paumer. Par contre, j’espère que vous n’êtes pas pressé pour avoir votre tampon sur le passeport. On a facilement dû attendre une heure à faire la queue (alors qu’il n’y avait pas beaucoup d’étranger) parce qu’il n’y avait qu’une seule personne pour tamponner et poser les questions (de toute façon, vous allez vite découvrir que l’administration chinoise est lente, très lente).

Après avoir eu le précieux tampon, il a fallu aller récupérer nos valises et trouver un taxi pour nous emmener à l’hôtel pour notre première nuit.

L’avantage des taxis en Chine, c’est que ce n’est pas cher. Pour un trajet de plus de 40km, nous avons payé 9€ à deux (on était deux par taxis avec toutes nos valises). Bien sûr, on a failli mourir 20 fois en doublant des voitures par la droite, en faisant des excès de vitesse, en klaxonnant sans arrêt, etc. mais disons que ça fait partie du folklore.

Après mille péripéties en taxi et des dizaines d’accidents évités de justesse, nous sommes arrivées saines et sauves dans la chambre d’hôtel. Techniquement, on ne pouvait avoir les clefs que dès 14h, il était 10h et nous les avons quand même eues. Tant mieux (il y a d’ailleurs le room tour de cette chambre disponible sur Instagram).

Le lendemain, c’était le jour fatidique des inscriptions ! De 8h à 17h30 nous avons fait la queue non-stop et notre inscription administrative n’était même pas encore terminée, nous avons dû revenir le lendemain (que je vous disais que l’administration était très lente, je ne plaisantais pas. Plus jamais je ne me plain de la France, c’est promis). Heureusement, nous avons quand même eu accès à notre chambre étudiante. Il faut savoir qu’en Chine, les chambres individuelles n’existent pas, il s’agit forcément de « dortoirs » de 2, 4 ou 8 personnes. Je suis avec une amie dans une chambre de 2 et franchement, elle est très bien ! Si on oublie le fait que les anciens occupants ne savaient visiblement pas faire le ménage vu l’état lamentable de la douche quand on est arrivées… Après des heures passées à frotter et à inonder l’appart de Javel, c’était à peu près propre et nous avons pu poser nos affaires.

On notera aussi que si vous aimez les lits bien moelleux, vous allez pleurer : on pose sur une planche de bois un truc qui ressemble à une couette, puis par-dessus on pose une natte en bambou !

Quand notre inscription administrative a enfin été terminée, nous avons dû nous rendre à l’hôpital pour refaire des examens médicaux, prises de sang et compagnie. On peut dire que c’était un peu une perte de temps vu que les examens avaient été faits auparavant en France.

Je vais terminer cet article en vous listant quelques « particularités » de notre logement chinois et de la vie en Chine :

-L’eau du robinet n’est pas potable : c’est le cas dans toute la Chine, peu importe la ville et le logement (même à l’hôtel l’eau n’est jamais potable). Vous êtes donc obligé d’acheter une quantité astronomique de bouteilles d’eau ou d’opter pour des bidons.

-Il est interdit de brancher des appareils électriques autre que des téléphones portables et des PC dans les chambres : exit donc les sèche-cheveux, aspirateurs et compagnie… Si vous en branchez un, l’électricité va sauter et vous allez immédiatement vous faire griller par le bureau à l’entrée du bâtiment.

-On ne peut pas inviter une personne de sexe différent dans sa chambre : nous sommes deux par chambres et, vous vous en doutez, votre roommate sera du même sexe que vous. Mais vous voulez inviter un ami d’un sexe différent pour manger des chips dans votre chambre ou vous faire une soirée série ? C’est totalement impossible, à moins d’avoir une autorisation spéciale qui n’est jamais délivrée à qui que ce soit. Et si jamais un mec frappe à votre porte même pour vous demander du sopalin, il risque d’avoir de gros problèmes…

-Vous pouvez dénoncer vos voisins : vous avez vu votre voisin inviter une fille dans sa chambre ? Votre voisine a acheté un aspirateur ? Une personne dans votre couloir agit bizarrement ? Bonne nouvelle, vous pouvez totalement aller dénoncer ces personnes au bureau de votre dortoir et grâce à vous, il auront des ennuis (sachez que dénoncer les autres est considéré comme totalement normal si ils vont à l’encontre de l’ordre public).

-Il y a un couvre-feu : oui, tout le monde ici à au moins 19 ou 20 ans mais il y a un couvre-feu. A 23h30 les portes des bâtiments se ferment automatiquement et vous vous retrouvez coincés dehors si vous n’êtes pas encore rentré. Amateurs de boîte de nuit ou de soirée, ce n’est pas pour vous.

-La reconnaissance faciale est partout : vous voulez acheter un café au distributeur ? Il va falloir passer par la reconnaissance faciale. Vous voulez entrer en cours ? Il va falloir badger avec votre carte d’étudiant avant la porte d’entrée et utiliser la reconnaissance faciale. Vous voulez prendre le métro ou le train ? Reconnaissance faciale encore. Vous voulez aller manger au Burger King ? Vous devez payer à l’aide de la reconnaissance faciale. On se croirait un peu dans le futur ou dans un film de sciences fiction mais au quotidien !!

-Tout payer avec son téléphone portable : clairement, si vous n’avez plus de batterie en Chine, vous êtes mort. Vous ne pouvez plus rien faire. Absolument rien. Ici, l’argent liquide et les cartes bancaires sont obsolètes, tout le monde utilise WeChat Pay ou Alipay. C’est bien plus rapide et dans certains magasins on ne peut payer que comme ça. Si comme moi, vous aviez quelques réticences à cette idée, croyez-moi qu’on s’y fait très rapidement. Beaucoup plus rapidement qu’on ne le croit.

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Publié le 7 novembre 2019

Comme vous le savez, je ne suis pas venue en Chine pour faire une année sabbatique ou pour m’amuser, je suis ici à l’université et donc pour travailler.

La Chine adore la technologie, alors quoi de mieux que de condamner ses élèves à devoir choisir leurs cours sur une application ?

Oui, on a dû sélectionner nos cours sur un application sauf que cette dernière ne fonctionnait clairement pas aussi bien qu’on aurait pu l’espérer. Autant dire directement que c’était même un carnage. La plateforme de sélection des cours ne fonctionnait littéralement pas et on a dû faire des pieds et des mains et se prendre pour des informaticiens pour réussir à enfin choisir nos cours (notons que certains cours sont imposés).

Nous devions donc prendre des « English-taught courses », comprendre des cours enseignés en anglais, sur des sujets en rapport avec notre filière. SAUF QUE, sur 4 des cours supposément en anglais, 3 étaient intégralement en chinois. A quel moment c’est logique s’il-vous plaît ? Je ne sais pas ce que les profs n’ont pas compris dans « English taught » parce que ça me semble quand même relativement clair à moi…

La plupart du temps, les cours ne sont pas en anglais parce que le prof ne parle tout simplement pas anglais. Oui, on demande à des profs de faire des cours en anglais alors qu’ils n’ont aucun niveau, c’est totalement logique.

Je sais que cet article n’est pas très intéressant, mais je ressentais le besoin de râler auprès de tout le monde (j’ai déjà énormément râlé à propos de ça, certains le savent bien).

Sinon, un point positif pour les cours en Chine : ils sont en général peu nombreux mais demande une grande quantité de travail personnel. Il y a des cours généralement uniquement le matin, toutes nos après-midi sont « libres » (en fait il faut les utiliser pour travailler, on ne fait pas rien), et il n’y a pas de cours le lundi. Oui, c’est donc relativement relax.

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Comme je l'ai précédemment dit, en Chine, on adore payer avec les téléphones portables et c'est même globalement le seul moyen de paiement dans la majorité des cas.

Et Alipay, une application de paiement mobile, propose des vélos en libre service (comme les Vélib' parisiens), pour un abonnement de 30¥ pour 6 mois (3,86€). Autant dire que tous le monde a cet abonnement car il y a une quantité impressionnante de vélos Alipay sur le campus pour que tout le monde puisse circuler d'un bout à l'autre.

Alors évidemment, c'est une invention géniale dont je ne vais pas me plaindre (enfin, pas trop me plaindre). Mais il y a quand même quelques points noirs :

- bah parfois les vélos sont dans un état lamentable : problème de parallélisme (ouais je me crois en voiture, c'est quoi le problème ?!), selle qui tombe (un plaisir), frein qui marche pas...

- les gens conduisent comme des merdes. Tout le monde ici fait sa vie sur la route, voitures, vélos, scooters et compagnie prennent des routes à l'envers sans aucune pression. Ca paraît normal et conduire en sécurité est un vrai parcours du combattant.

- parfois tous les vélos sont au même endroit. Vous êtes dans un dortoir un après-midi? Tous les vélos sont à la bibliothèque à l'autre bout du campus ou devant les salles de cours. C'est le weekend ? Tous les vélos sont au métro. Bref, trouver un vélo est parfois compliqué même si il y en a énormément.

Mais evidemment, il y a énormément d'avantages : c'est peu cher, plus rapide et facile à utiliser (vive les QR codes).

Mais la matinée où les vélos Alipay ont buggés et qu'aucun ne se dévérouillait ça a été la panique sur le campus, tout le monde était affolé. Comme quoi, au moindre bug, la Chine est en PLS !

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Aujourd'hui, je suis allée au mémorial du Massacre de Nankin. Oui, ce n'est pas du tout la page la plus joueuse de l'histoire de cette ville, mais ça reste un événement extrêmement important.

Pour vous situer un peu le contexte : de 1937 à 1945, la guerre sino-japonaise fait rage. L'envahisseur japonais essaie de dominer la population chinoise. Nankin est alors la capitale du pays.

De décembre 1937 à février 1938, l'armée impériale japonaise, alors présente à Nankin, perpétue ce que l'histoire a par la suite nommé "le Massacre de Nankin".

Pendant les six semaines qu'ont duré le massacre, 300 000 à 400 000 civils chinois ont été assassinés et 20 000 à 80 000 femmes et enfants ont été violés par les soldats japonais (je vous passe les détails atroces).

Le massacre de Nankin a été qualifié de crime de guerre par la communauté internationale, et reste aujourd'hui encore un point de blocage pour les relations sino-japonaises (inutile d'expliquer pourquoi les chinois ont encore de la rancune).

Bref, après ce point historique passons à la visite en elle-même.

Tout d'abord, il faut savoir que l'entrée est gratuite mais on regarde vos passeports. Fun fact (qui n'est pas forcément fun): les personnes ayant un passeport japonais n'ont pas le droit d'entrer dans le mémorial. Car oui, tout le peuple japonais est considéré comme responsable de ce massacre (notamment parce que des criminels de guerre japonais continuent d'être honorés par la population aujourd'hui encore).

Rien qu'en entrant, le ton est donné : statues squelettiques, visages déformés par la souffrance, on ne nous épargne rien. L'ambiance n'est clairement pas à la rigolade.

Pareil pour toutes les dépositions qui détaillent (trop) les événements : textes, photos, vidéos, tout y passe pour être sur que le spectateur comprends bien l'horreur et l'ampleur du massacre.

Oui, dans chaque texte explicatif les japonais sont pointés du doigt. Oui, chaque tournure de phrase est destinée à les insulter plus ou moins explicitement. Parmis tous les endroits anti-japonais que j'ai vu, celui-ci dépasse tout. On ressent l'animosité non seulement à travers chaque centimètre du mémorial mais aussi à travers chaque visiteur. Oui, les chinois sont loins d'être indifférent à cela et les sentiments de haine envers les japonais sont encore d'actualité partout en Chine mais surtout ici, à Nankin.


L'entrée de la première exposition dédiée aux victimes

Tout le long de la visite, des reconstitutions de la ville détruite et saccagée par l'armée impériale japonaise sont visibles. On se balade dans des décors de chaos et de désolation.

Nankin après le passage de l'armée japonaise

L'endroit le plus émouvant de ce mémorial est sans nul doute l'endroit où se trouvent les corps de certaines victimes.

Dans un bâtiment, vous marchez au milieu de ce qui semble être un terrain de fouilles archéologiques, jonché d'ossements. Il s'agit en vérité d'une fosse commune où l'armée japonaise jetait pêle-mêle ses victimes.

La vocation de ce mémorial est de se souvenir des victimes et de se rapeller ce que les guerres peuvent engendrer. L'ambiance est techniquement à la paix, mais c'est surtout du ressentiment qui transparaît.

Bien sûr, j'espère que ceux parmis vous qui sont de fervents admirateurs du Japon se renseigneront un peu sur le sujet. Ca ne fait pas de mal de s'instruire.

A bon entendeur,

Raizel 🌸

和平 [hépíng]
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南京大学仙林区

La cantine de l'université

Publié le 27 novembre 2019

Comme vous le savez si vous me suivez un peu, la nourriture en Chine est vraiment peu chère. Tous les repas à la cantine de la fac coûtent l'équivalent de moins de 1€ !

Et ce n'est pas des repas "de merde" comme dans nos cantines françaises (attention, je ne dis pas que toutes les cantines sont dégueues en France. Juste que ma longue expérience des cantines scolaires françaises n'a pas toujours été très positive !!).


Un exemple de repas de cantine

Evidemment j'espère que vous aimez le riz (collant) car vous allez littéralement en manger TOUS LES JOURS !

Non, ce n'est pas une légende, le riz est vraiment à la base de l'alimentation chinoise. Et donc, à chaque repas à la cantine, on vous donnera d'office un bol de riz coutant la somme modique de 0.3¥ (soir 0.03€). Oui, on ne va pas se ruiner sur le riz.

J'espère aussi que vous aimez les légumes, surtout les légumes verts, car les chinois en mangent une quantité impressionnante !

On trouve aussi pas mal de nouilles dans du bouillon, mais ce n'est clairement pas ce qui est le plus populaire.


Un autre exemple de repas

Evidemment les baguettes sont de mise ! N'espérez même pas trouver des couverts occidentaux dans les cantines : c'est paires de baguettes ou cuillères chinoises pour tout le monde!

Même si je vous montre ici des plats complets, la plupart du temps nous mangeons notre nourriture dans des assiettes séparées.

Voici à quoi ressemble la plupart de nos repas

Pour se servir, il existe différents stands de nourriture dans la cantine proposant un peu tout et n'importe quoi ! On se rend donc devant ces stands et quand ce n'est pas des plats déjà tout fait comme ceux que je vous aient montrés avant ou des nouilles qui sont dans un bol, tout est dans des bols séparés.

On trouve donc le traditionnel et inévitable riz, de la viande (j'ai ici du poulet mélange avec du soja dans une sauce piquante) et des légumes verts (ici des épinards chinois). Bien évidemment, le choix est très large et on prend ce qu'on veut !

D'ailleurs il y a tellement de choses différentes qu'il m'est impossible de vous montrer tout ce que je mange ici. Mais sachez qu'on peut tout trouver: des grillades de barbecue aux raviolis chinois en passant par les plats caractéristiques de certaines minorités ethniques en Chine.

Notre campus compte un total de 11 cantines, dont une spécialisée dans la nourriture des minorités chinoises. D'ailleurs cette cabine est l'occasion rêvée de découvrir de nouveaux plats totalement inconnus au bataillon et inexistants en France.

On a même trouvé des plats typiques coréens dans la cantine 2, on ne sait pas vraiment ce que ça foutait là mais ça y était !

Evidemment les salles des cantines sont énormes car il faut pouvoir abriter quelques milliers d'étudiants affamés 3 fois par jours.

Parlons d'ailleurs des horaires quelque peu décalés par rapport à ce dont on a l'habitude en France :

- Petit déjeuner : de 6h à 8h

- Déjeuner : de 10h30 à 12h30

- Dîner : de 17h à 18h30

Ce sont là les horaires de toutes les cantines qui correspondent aux habitudes chinoises en terme de repas.

C'est donc beaucoup plus tôt (surtout le dîner) comparé à ce qu'on fait d'habitude en Europe.

Une dernière petite chose concernant la cantine: les personnes qui débarrassent nos plateaux sont en général des enfants d'une dizaines d'années.

Oui, quand on a terminé de manger on va poser nos plateaux devant des gosses qui les débarrassent. Après une légère investigation, il se trouve que ces enfants sont les enfants du personnel de la cantine et que du coup ils "aident". Okay. De toute façon, c'est pas comme si la Chine respectait vraiment les législations en vigueur que le travail des enfants...