Carnet de voyage

L'aventure de l'autre coté du globe!

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Dernière étape postée il y a 1647 jours
Par Rémi
Je claque tout et je pars à l'aventure! On va voir ce que l'avenir me réserve! Chaud!
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Publié le 14 janvier 2017

Day 1

Direction la mer en se perdant u .peu en chemin
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Publié le 15 janvier 2017

Petit résumé des premiers jours, c'est pas forcément exhaustif... Comprendront les références qui peuvent!


Jeudi :

Après avoir déposé le sac à l'auberge de jeunesse, direction la plage. Je me plante un peu en chemin mais je peux visiter. Ça ressemble pas mal à l'Angleterre avec le shitty weather (temps pourri) en moins! J'ai pu mettre les pieds dans la mer 🙆 cool! Je me prends un bon coup de soleil local. Peau de Lorrain et soleil Australien ne riment pas aussi bien que sur le papier... Le décalage horaire me rattrape assez vite, coucher "à la Blouctet" à 21h00

Vendredi :

Réveil à 7h, seuls les asiatiques peuplent la salle de déjeuner #cliché. Il pleut... 😒 shit. Aujourd'hui sera le jour administratif. Je m'achète un téléphone à 30$ (je m'apercevrais plus tard qu'il ne vaut pas plus avec son autonomie d'une journée sans appel/internet/SMS). Ouverture d'un compte bancaire à chinatown (je suis le seul non asiatique ici #tintinetlelotusbleu), je me fais brancher par la banquière #frenchaccent #omelettedufromage. Par contre l'anglais pour ouvrir un compte, c'est pas celui de game of thrones, dur de rester concentré plus d'une heure! Je fais mon tax file number (nécessaire pour bosser ici) au tax office, juste à côté du KPMG local. On repassera pour le dépaysement...

Samedi :

Réveillé à 5h30 (merci les collocs danois et allemands), je pars courir à 6h pour me dégourdir les jambes. Je ne suis pas seul, au moins une quarantaine de personnes sur les 3,8km autour de king's Park. Se faire dépasser à l'agonie par un groupe de 20 lycéennes, ça n'a pas de prix... Je fais un petit tour en ville, Victoria's market et the national librairy. Plutôt cool. L'après-midi je fais direction le musée d'art. Je prends une heure pour discuter avec une mamie qui vend des livres, qui me donne quelques bonnes adresses en dehors des sentiers battus. Je me prends mes premiers bouquins en anglais, il faut que je m'habitue!

Dimanche:

Je commence la journée de la même façon qu'hier, pas de lycéennes à l'horizon, mon ego sera préservé, même s'il faut que je me méfie des seniors motivés. Matinée sport US avec un canadien et qq américains. Les sports us quotidiens en milieu de journée, c'est vraiment cool. Cette aprem, direction les petites ruelles pour voir le street art local et peut-etre le shrine of remembrance!

Suite au prochain épisode! Pour les photos, je ferai ce que je peux!

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Publié le 20 janvier 2017

C'est pas du Doisneau, mais c'est beau Melbourne!

C'est pas forcément dans l'ordre, mais les explications arrivent bientôt!
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Publié le 23 janvier 2017

Je m'étais arrêté le dimanche dernier, moment où je m'apprêtais à rejoindre le "shrine of remembrance", sorte de mémorial de guerre local. En chemin, je suis attiré par le bruit dans le parc, sorte de festival/kermesse locale haute en couleur. Après avoir poliment refusé une inscription au Melbourne gay badminton club (#nohomo) et être passé devant de nombreux stands aux couleurs arc en ciel (y compris le Melbournian Jewish Lesbian club XD), je comprends que je me suis trompé de "combat" ici! Direction le mémorial, ou j'ai la chance d'assister à une sorte de commémoration à l'intérieur du fameux Shrine of remembrance (le batiment avec une sorte de pyramide sur les photos). En tant que Français, tu fais quand même pas le fier pendant la visite quand tu vois le nombre d'Australiens venus mourir chez toi pour défendre ton pays...

Lundi, et oui, direction l’open d’Australie ! Ca serait quand même con de passer à coté ! A la vue du programme et de mes moyens limités, je ne pourrais pas voir mieux que les classés numéros 5 et + à l’ATP. Premier match de Nishikori (N°5) vs Kusnetsov. La foule est acquise au nippon (ils sont choupis les supporters japonais) qui galère quand même bien contre le vaillant Russe. 3h30 sur un siège en plastique, c’est quand même moins confort que Roland Garros dans le canapé… Deuxième match Cilic (N°7) vs Janovitz deux beaux bébés de 2m, ça cogne dur, c’est d’autant plus impressionnant en plein soleil sous 38 degrés ! Je passe la soirée avec mon pote Gallois. Pas vraiment un poète le gaillard, mais un vrai artiste cannette en main ! On limitera quand même la perf artistique, car 12 dollars la bière c'est pas cheap!

Mardi, journée tranquille à me balader dans au marché Victoria et au parc du même nom, y bouquiner un peu et regarder passer les (filles) gens. Les Australiennes sont vraiment magnifiques, qu’on me fasse pas croire qu’elles soient descendantes d’Anglais(es), sérieux !

Mercredi, jour des enfants, parfaitement choisi pour aller au Musée de la ville qui est donc blindé (de chiards qui gueulent partout) d’adorables bambins. Le musée est génial, je n’ai le temps que pour faire la section sur le peuple aborigène (peuple qui s’est quand même gentiment fait dézinguer au passage), et sur l’histoire de la ville. C’est quand même dingue de se dire que la ville a même pas 200 ans ! Direction le cinéma ensuite, pour aller voir le dernier Star Wars sur l’écran de cinéma le plus grand du monde ! 24x32m d’écran, ils rigolent pas les mecs ! 30$ ils rigolent toujours pas les mecs !

Jeudi, changement d’auberge de jeunesse #newlife. Petite visite du quartier italien, super sympa avec les petites arcades tout du long. Mon nouvel aubergiste, contrairement au précédent, a eu la brillante idée de construire un bar au sous-sol dans lequel l’équipe d’animation (ils valent pas le KGO, sérieux) organise des jeux divers et variés. C’est donc l’occasion de participer à un trivial poursuite / blind test que l’on s’empresse de remporter avec (l’ivrogne) le joyeux Greg afin de se désaltérer à moindre frais !

Vendredi, je décide d’aller à Footscray, quartier multiculturel au Nord de la ville. Ne suivant pas les conseils d’autrui de m’y rendre en transport en commun, j’y vais d’un pas ferme et décidé… 2h après avoir longé la voie rapide et les zones industrielles sous la pluie (#dépaysement) j’arrive dans un quartier assez marrant mêlant l’ancien style Australien (type british fin du XIXeme) et les boutiques à l’arrache asiatiques/ africaines / indiennes. Retour à pied du coup, l’autre chemin me faisant passer par … d’autres zones industrielles… Pas tétu le mec…

Samedi, excursion organisée vers la Great Océan Road (La grande route de l’océan #fluent). Paysages magnifiques, plages superbes et falaises, je suis pas déçu ! L'occasion aussi de mettre les pieds dans le Pacifique. Si les trucs organisés c’est pas forcément mon truc, c’est ici l’occasion de faire des rencontres sympas avec des Argentins, russes et suisses notamment ! Il faut avouer que jusqu’ici que les rencontres sont moins nombreuses qu’escomptées dans les backpack tant les gens scotchent leurs téléphones / ordis / tablettes. Les photos arrivent bientôt!

Dimanche, visite du Musée National d’Art du Victoria. Sympa, mais pas ouf non plus. Par contre c’est amusant de voir le monde qu’il y a dans les musées ici. Il faut avouer que les musées nationaux étant gratuits, et qu’ils occupent les enfants avec plein d’activités, ça intéresse forcément ! Après midi, petit festival de zik electro dans le botanic’s garden, avec mon pote Gorwell. Cool, mais ça aurait été plus cool en plus grand groupe ! Dimanche soir, je refais mon packtage, direction la Tasmanie, à la recherche de Taz !

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Publié le 23 janvier 2017

240 km de route bordant le pacifique à l'ouest de Melbourne! Petit détour par la rain forest (forêt de plusieurs millénaires) et par koala point 🐨 (les photos de koalas rendent rien 😒)

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Publié le 26 janvier 2017

Lundi matin, départ pour la Tasmanie, c'est la petite île (un caillou de 68 400 km2 tout de même) en dessous de l'Australie juste en face de Melbourne! Arrivée à Hobart, petite cité de 200 000 habitants, la ville est très old school par rapport à la moderne Melbourne, très British dans l'âme! J'ai réussi à dégoter un woofing sur la côte Est (#secteurestcestdlaballe), je sais donc que je ne resterai qu'à Hobart que 24h au plus. Le programme sera short, pour visiter.. ben pas grand chose en fait!

Petit détour par le port local (on est loin de la puissance du port du Havre), et tour de la ville, tout juste le temps de réserver mon billet de bus pour ma future destination, "Scamander", bonne chance pour la trouver sur une carte! Je passe la soirée en compagnie de frenchies et de british devant le quart Nadal-Monfils (triste défaite), l'occasion de copieusement se faire lyncher par nos "amis" de la perfide albion, qui avaient perdu Andy Murray au tour précédent!

Le lendemain matin sur Hobart, j'ai quand même le temps de me faire une fraîche coupe de cheveux (#traîneau) avant d'aller visiter le "célèbre" jardin botanique. Autant dire que si t'es pas fan d'arbres/plantes, ça te fait quand même pas monter la sève... 4h30 de bus plus tard, me voilà à Scamander charmante bourgade de 800 âmes, ça va pas zouker tous les soirs. Je rencontre mes hôtes Denis et Ann, couple de septuagénaires pas spécialement funky - qui ressemblent à mort à mes grands parents Bernard et Denise. Je passe la soirée avec des northern irish qui quittent le woofing le lendemain matin et qui terminent un séjour de 7 semaines ici. Brève description des protagonistes et du lieu par mes nouveaux amis, je vais en chier pour une paye de misère. "on est pas bien payé, mais qu'est-ce qu'on se marre" serait egalement la devise du coin, mais la poilade en moins #shit.

Mes deux premiers jours sont à l'image de la description de mes amis de la veille, je taffe sévère, et je crois que j'ai gagné qq chose comme 35 dollars (après ponction pour l'hébergement et repas) sur mes deux premiers jours... Au programme, cueillette de prunes, fraises, pommes, nourrir les poulets, empacter les fruits, faire de la confiture ect... Le management est old school et dur, mais j'ai survécu à 3 ans d'encadrement par Dark Vador (😉), j'ai la peau dure! Je pense rester ici une ou deux semaines, au moins pour pouvoir payer mon billet retour... 😂 bon, si je gagne pas grand chose au moins je dépenserai rien! #lapositiveattitude

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Publié le 26 janvier 2017

Photos diverses de Hobart, les paysages le long de la route, Scamander, la ferme et en bonus, l'humeur du jour! 😁

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Publié le 31 janvier 2017

Comme attendu, c'est dur!

Les jours commence toujours de la même façon, 6h30 petit déjeuner avec Denis et Ann (bol de muesli + pomme), 7h début de la cueillette des fraises 🍓 , travaux divers et variés. Midi sandwich triangle (l'obésité ne me guette pas), après midi, travaux divers et variés avec pour le moment cueillette (prunes, myrtilles, abricots...), déplacer des trucs, tailler les framboisiers, déplacer d'autres trucs, enlever les mauvaises herbes et chardons (#mainsarrachées 😫), ou déplacer encore d'autres trucs (rouillés, coupants et poussièreux, merci le rappel de tétanos avant de partir) et dîner à l'anglaise à 18h30-19h, nourrir la poulaille dans la foulée, et coucher 22h à la Blouctet. 10-11h de taf quotidien le tout 7 jours sur 7...

Alors, il faut savoir que je gagne environ 2,5 dollars par kilo de fraises ou myrtilles, ou par cagette de 15kg de prunes, et pour les travaux divers, c'est un peu au bon vouloir du tenancier (qui me rappelle que je ne suis qu'en woofing à la base)... Meme en m'arrachant, je vais avoir du mal à atteindre un salaire d'assistant parlementaire... (#blogengagé) D'autant plus que je dois payer le logement et la bouffe pour 300$ par semaine, autant dire qu'il me restera pas grand chose... 😒 Manque plus que les coups de fouet et je me mets à chanter du blues.

Rubrique mode, j'ai eu la chance de trouver ici une collection de fringues d'anciens backpackers (peut-être enterrés dans le jardin depuis) de laquelle je me sers allègrement. Le patchwork de style est insolite à base de t-shit trop courts couleur rouille et jeans trop longs flingués, bob de choix (pas le cochonou du tdf, dommage) #sapécommejamais. Il est loin le costard d'auditeur... Cependant, ça me permet de me rendre compte que le travail est physique et que j'ai déjà bien minci, je suis passé du jean de Joe (les irishs de la semaine dernière), à celui de sa copine en une semaine. (#jkiffetroptonbouledemeuf)

Petit apparté sur mon boss, l'autoritaire et lunatique Denis qui, s'il est un type sympathique, est un chef assez odieux. Ses standards sont très élevés (d'autant plus par rapport à ce qu'il me paie), et il a la critique permanente... Si je me garde bien de lui dire ce que je pense, mes yeux (ceux qui me connaissent le savent) l'ont déjà fait à ma place, et la tension s'est installée. En ce moment, je bosse dans les framboisiers en solo avec le chien Zach, ça me fait du bien d'avoir les mains dans la terre (parce-qu'on est de la Meuse) et surtout parce-que j'évite ses réflexions désobligeantes incessantes. L'idylle ne durera pas le mois convenu au début, c'est certain!

L'idée n'étant d'être focus sur le taf, j'ai quand même eu le temps de faire d'autres choses cette semaine!

En grand romantique que je suis, je voulais voir le lever du soleil #eastcoast, du coup, réveil à la Blouctet 5h30 pour aller voir le lever du jour, Running de 4km, parceque c'est pas tout près et sunrise 🌅 \o/. Franchement, c'est quand même cool l'ocean, même si les photos à venir rendent pas grand chose! J'ai pu apercevoir en chemin mon premier vrai kangourou de près!

La veille, à la tombée de la nuit, Denis m'avait proposé d'aller voir les kangourous! Chaud à mort, je dit OK! Début de la nuit, il me tend une lampe torche, et assez incroyable, une dizaine de kangourous peuplent le champ d'à côté. En 5 secondes, Denis choppe son fusil et tire dans le tas 😨 WTF dude! (il loupe 😰)! Je voulais juste voir les kangourous moi, pas faire un safari option marsupial! My bad, j'avais pas précisé que je voulais voir un walibi "vivant". Ceci dit, ces bestiaux défoncent ses arbres fruitiers, ce qui lui offre une raison "valable" de shooter!

Denis m'a également emmené voir la bay of fire (la baie de feu #fluent), c'est vraiment un coin magnifique! (à voir sur les photos) On est allé se baigner à la plage. Bon il faut avouer qu'aller à la plage bronzage "farmer" avec pépère, t'as peu de chance de lever de l'Australienne... #adopteunvieux on se contentera du paysage pour cette fois ci!

Je commence à chercher ailleurs, soit en woofing toujours, soit un vrai taf! J'ai environ un mois à tuer ici en Tasmanie avant de pouvoir faire l'overland track!

La suite au prochain épisode!

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Publié le 1er février 2017
Lever de soleil, au calme et virée à la bay of fire!
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Publié le 1er février 2017
Fruit picking et jardinage au programme!
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Publié le 7 février 2017

Petite étape à St Helens, randonnée à St Patrick's head et petit détour par la lagune de Scamander! Dans le désordre s'il vous plaît😁

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Publié le 8 février 2017

Je m'étais arrêté en pleine souffrance dans la ferme de Scamander! Le travail est toujours aussi hard, mon boss toujours aussi con, il faut que je me trouve un backup plan, d'autant plus que je vais pas toucher un radis dans l'histoire! Sur internet, RAS... La déprime! Je pars dans l'optique d'un autre woofing, tant pis si c'est pas payé, mais il faut vraiment que je me tire d'ici. #cassos

On est samedi, j'ai trouvé un point de chute pour ma prochaine destination! En quête d'un nouvel hôte, je prends contact avec un pêcheur sur la côte nord de Tasmanie qui accepte ma requête! Le pavé est lancé dans la marre, j'annonce que je me barre en fin de semaine prochaine! Mon boss est un peu déçu, il aimait bien mon travail. Et puis à 20$ les 10h de travail quotidien, je comprends que le mec me regrette déjà #labonneaffaire. Et maintenant, comme Robinson, j'attends désespérément vendredi!

Pour patienter, je vois poindre à l'horizon ma première lueur d'espoir! Dans sa grande mansuétude, mon "maître", m'offre la possibilité d'un jour de congé ce dimanche pour me reposer de ma peine. Libéré de mes fers, je m'en vais découvrir la montagne locale qui me toise depuis déjà un moment. Sans doute en hommage au saint patron des buveurs de guiness, elle s'appelle St Patrick's head! Je m'y rend en stop, l'occasion de voir que plus les voitures sont luxueuses, moins elles s'arrêtent! Je monte donc dans le "carrosse" d'un redneck local, à l'accent assez prononcé (vost please 🙏), mais vraiment sympa, il fait même un petit détour pour me rapprocher de mon point de départ! Après quelques hectomètres, je vois mon premier serpent Australien(😨 #phobie), mais sans doute impressionné par mon pas décidé, il file en vitesse. Encore heureux, car le randonneur en question a eu la bonne idée de ne pas emporter l'aspi-venin qu'il se coltine dans le sac depuis le début de l'aventure... Autant dire qu'après réflexion, j'étais pas fierot de gravir mon sommet en short à travers les hautes herbes, et en solo. La fin de randonnée est escarpée à mort, j'ai l'impression d'être Frodon qui gravit les escaliers de cirith (#n3rd), mais sans gollum, car n'ayant croisé personne jusqu'à là. En haut, la vue est splendide malgré le temps couvert. On peut voir une bonne partie de la côte est (#cotedeporc) et tout l'intérieur du pays, c'est superbe! Ça valait le coup de prendre un peu l'air. J'ai par ailleurs pu voir des perroquets, kangourous et grosses araignées en chemin!

Deuxième réjouissance, je ne suis plus tout seul! Le samedi, une étudiante japonaise (Mayu de son prénom) à le malheur (pour elle) de me rejoindre dans cette galère! C'est tant mieux (pour moi), la foudre ne tombera pas toujours sur la même tête! Mais la pauvre a vite compris dans quel pétrin elle s'était fourré, et cherche vite un autre plan (qu'elle a trouvé depuis!)! Au passage, elle a été chaleureusement accueillie par une chauve souris qui tournoyait dans sa chambre et que j'ai réussi à capturer à voir dans les photos! #i'mbatman. Enfin, bref, c'est quand même une super rencontre, quand on a fait du Japon sa destination estivale! 🗾 #yatta!

Jamais deux sans trois, troisième bonne nouvelle, les copains irlandais passent prendre des nouvelles, ils ont trouvé un job de cueillette de fraises dans une big ferme à 2-3h de là, qui paye visiblement pas mal 🤑 #dolladollabillyo. Banco, on vend la caravane je les rejoins, et tant pis pour le pêcheur! Ça sera l'occasion d'être avec du monde, parce que tenir le crachoir aux ancêtres sur leurs histoires des années septante, ça m'extasie pas des masses.

Ce lundi, après une journée bien remplie, et fier de mon travail, Dennis m'emmene pour me montrer son paysage favori dans le coin! Le parc naturel de Scamander, superbe! On y voit St Patrick's head se refléter dans la lagune dans laquelle pataugent des cygnes noirs! Le coin est vraiment magnifique et semble isolé du monde. C'est un peu le baiser de judas à ma façon, tant Dennis est heureux de partager ce moment avec moi, qui m'apprête à le trahir pour partir le lendemain matin avec 3 jours d'avance! Mais bon, pas de scrupules, il en a pas de son côté! #balek

Mardi matin, après un débat houleux au sujet de ma paye, je quitte la ferme avec 250$ en poche... 😒 Ce bat's à quand même bien pris mon cul pour son centre de loisirs... Et à 10 heures par jour sur 12 jours, il a même le culot de me balancer qu'il m'a fait une fleur! #generousgod. Peu m'importe, l'essentiel étant de partir! Cet affreux cauchemar est terminé! Je met 30 min à me faire prendre en stop, comme d'habitude par un redneck de 50 piges conduisant un taudis à l'arrière duquel un chien gueule tout le voyage! #canova. Mais toujours aussi sympas les types!

Arrivée à Launceston, ou l'on me dépose devant... Le KPMG local... Petite étape d'une journée avant de rejoindre mon futur lieu de travail! La ville (100 000 habitants) est choupi, encore une fois très British! La particularité de cette ville est que la nature est à 10 minutes du centre-ville! J'ai pu donc aller me promener dans les "caract gorges", peu profondes mais vraiment dépaysantes! L'occasion de prendre en photo mon premier kangourou! (#lap'titegueule)

Normalement, je suis pris pour le job de picking à partir de la semaine prochaine, je vais donc patienter dans l'auberge de jeunesse du bled de Cressy (720 habitants tout de même). En attendant, j'ai bien mérité une petite pause!

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Publié le 18 février 2017

Je m'étais arrêté pour faire une petite pause à mon arrivée à Cressy, mais bon, passer 4-5 jours à attendre, c'est pas franchement mon truc! Du coup, j'ai des nouvelles de ma pote japonaise Mayu et son accent si Japonais (#horyshet) qui a réussi à s'enfuir de Scamander, elle va à un festival de zik pas loin de Launceston les 10 et 11. Comment rentrer dans un festival quand il n'y a plus de places et qu'on est nullement disposer à s'acquitter de la coquette somme de 250 dollars? La réponse est "bénévole", ou volunteer dans la langue de Shakespeare, malin le bonhomme. Je fais mon application en ligne, et sur le fil, à 10h, je suis accepté! 😁 par contre, il va falloir faire fissa, je dois être là haut pour 17h00, c'est à 70km de mon lieu de résidence et le réseau de bus est merdique! Je choisis l'option faire du stop... Succès plus que modéré puisque je poirotte sous la pluie pendant 1h, mon seul réconfort ayant été un café offert à la boulangerie du coin par un local, tout désolé de ne pas pouvoir m'emmener! Sympa! Je prends finalement un bus pour rejoindre Mayu, et faire quelques courses, car il va falloir s'équiper! Après que le chauffeur (champion) ait fait un détour pour me déposer devant le supermarché (pas champion), achat d'une tente, et de toutes les victuailles nécessaires à un festival réussi (Nutella, thon en boîte, pain de mie, pommes, bananes et quelques cannettes, malheureusement, pas de pastis glacial ici!) Arrivée au festival, ici c'est un énorme champ comme au jardin du Michel mais entouré de montagnes nuageuses, mystique! Le Michel local est une femme nommé Saly (enfin je crois, car l'accent Australien, je galère toujours autant), et qui tiens à nous faire le speech d'accueil à moi ainsi qu'aux 150 autres bénévoles, sacré team! Attribution des tâches, je ferai l'entrée le lendemain et le ramassage de déchets le samedi soir 😒 pendant les plus gros concerts! Par contre, à la différence du jdm, le bénévolat, ça déconne pas ici! Si tu fais pas ton créneau, ils te prélèvent le montant de l'entrée du festival. Si c'est t'es mis une bonne minasse des familles avant, t'en es recalé. Shit, pas moyen de faire le frenchy qu'avait pas compris 😬. Il va falloir la jouer sage le samedi, la taule est donc planifiée au vendredi!

Vendredi matin, après avoir demandé à mon responsable de ne pas trop avoir à parler, niveau d'anglais oblige, il me propose la distribution de sacs poubelles! Le truc que j'avais pas vu venir c'est que j'ai du parler pendant 4 heures... Pas franchement l'idée de base, mais il a fallu aussi répondre aux questions, donc inventer des réponses mais avec le sourire, les gens sont ravis! 😀 premier jour de festival, je fais la rencontre de deux frangins compléments allumés par plusieurs années de consommation immodérée de stupéfiants. Mais des types supers cools, la compagnie idéale pour ce vendredi de beuverie! Après s'être chauffé l'estomac et le foie copieusement au goon, direction le festival! Alors, le goon pour ceux qui connaissent pas, c'est le cubi local, à 20$, qui te ferait passer un cubi à 6€ du leclerc pour un haute côte de beaune. Qu'importe le flacon, pourvu qu'il y ait l'ivresse comme disait Alfred de Mussey... Ouais, enfin ça rape le gosier quand même. Sinon, les concerts sont vraiment sympas, même si la scène reste essentiellement locale, au mieux nationale!

Samedi, après une nuit fraîche et venteuse (5 degrés seulement), réveil 10h dans la brume avec les copains bénévoles, et petit debrief sur les créneaux avec tout le monde. Les frangins Anderson sont déjà debout, déjà chauds au goon et au gaz hilarant! #motivés. Les concerts de la journée sont vraiment sympas, avec quelques groupes sortis de nulle part, qui peuvent vraiment devenir intéressants! 22h arrive mon créneau ramassage d'ordures, les frères pétard sont bien entendu complètement caisses et donc refusés, j'ai pour ma part fait montre d'un sacré talent d'acteur à la présentation de mon créneau. Mon travail ne sera pas trop intense et j'aurai la chance de tituber en toute quiétude en profitant des concerts, mais en ramassant quelques cannettes par ci par là pour le principe. #dévoué

Après une énième nuit à me cailler les miches, il est temps de rentrer ce dimanche matin sur Launceston avec les bus prévus à cet effet sur place. Ça sera l'occasion sur place de prendre un dernier café avec Mayu avant les aux revoirs! "see you in Tokyo", le rendez-vous est pris pour cet été! Dimanche donc, il va falloir rentrer dans mon trou paumé de Cressy retrouver les copains avant la semaine de boulot! Une douche (étrangement absente du festival) devient urgent, je m'incomode moi même... #aissellesfaisandées. Le problème, et non des moindres, est qu'il n'y a pas de bus pour y aller le dimanche... #fuck Faire du stop est donc la solution pour rentrer, mais après une heure passée en plein cagnard, aucun véhicule n'a daigné me prendre. Il faut dire que c'est pas évident à la sortie d'une grosse ville. Me vient la "lumineuse" idée de me rapprocher de la route menant à Cressy pour être plus facilement sur le chemin, c'est à 3 km de la apparemment, ça devrait le faire! Bon, niveau luminosité de l'idée, il y a du y avoir un faux contact à un moment, car je me retrouve à longer l'autoroute sur 7km avec mes sacs de 15kg, et même la traverser par endroit pour pouvoir rejoindre la fameuse nationale... C'est une expérience, un peu dangereuse et débile, mais ça fait des souvenirs! Une voiture finit par s'arrêter sur la bande d'arrêt d'urgence, un ancien backpacker Australien qui a lui aussi roulé sa bosse en son temps, et qui s'est reconnu dans ce genre de situation merdique! Il me dépose pas trop loin de mon village, un autre stop et j'arrive à l'hôtel! Ouf!

Je vais enfin pouvoir me poser et retrouver les copains... et prendre ma douche...

Lendemain, je dois visionner une vidéo "sécurité au travail" d'une demi-heure préalable avant mon premier jour de travail. La ferme est à 8km de là, pas moyen de trouver un stop pour y aller, je sors les mollets, on ira à pied! C'était pas easy, mais ça prouve à la rh ma motivation! Alors, la fameuse vidéo aurait pu être remplacé par un discours de 30 secondes genre "soit pas le dernier des crétins, monte pas sur des engins que tu ne sais pas conduire, ne fume pas devant le dépôt de gaz et pétrole et on devrait s'entendre"... Mais bon c'est fait, je commence ce mardi!

Aie, c'était il y a déjà presque une semaine! Je ferai le debrief de ma première semaine assez rapidement! Il y a encore des choses à dire, même si c'est moins insolite!

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Publié le 18 février 2017
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Publié le 24 février 2017

Ça y est, j'ai repris le travail! Premier jour, le rendez-vous sur place est pris pour 5h45... Du matin, oui, 5h45... 😭 du coup réveil à 5h, ça pique! Mais bon, on s'y habitue, d'autant que je finis entre 13 et 14h... Easy

Le principe est donc simple, il y a 22 "tunnels" de 100m contenant 6 rangées de framboisiers, et plus ou moins 20 "pickers" (cueilleurs) dans la team. Par équipe de 3, le but est donc de ramasser un max de framboises de choix (t'entends) et de passer le plus vite possible à la rangée suivante et ce jusqu'à épuisement du stock de framboises (En gros 2/2,5 rangs par jour, les auditeurs auront fait le calcul de cohérence). Autant dire qu'il faut se donner car la concurrence est rude! La cagette de framboise est payée entre 7 et 12 $ par jour, mais plus souvent 10 pour ma team. Le travail requiert acuité visuelle, dextérité et toucher de velours... Un job pour moi quoi! (solide build de base)

Alors ma team, parlons en, car je me sens un peu seul avec mon petit cul de blanc parmi les Tongiens (oui oui, des îles Tonga) et les Népalais (paye ton mélange insolite). En effet, le contingent Tongien sur la ferme est d'environ 80 personnes en tout qui travaillent ici 6-7 mois pour payer leurs 5 mois restants au pays. Alors je ne vous conseille pas de défier un jour un Tongien au "framboise picking", car ils vous mettraient une putain de raclée, celle que je subis chaque jour au moment des comptages (#shame). C'est d'ailleurs étonnant quand on voit leurs gabarits, mais ils sont d'une rapidité assez incroyable malgré leur côté décontract'. Vu les morceaux, je ne vous conseille donc pas davantage de les défier à la lutte, homme comme femme d'ailleurs #bigkahunaburger (au sprint, vous avez toutes vos chances par contre). Je ne lancerai donc pas les hostilités envers eux, malgré le fait d'avoir de plus en plus de mal à supporter leur musique techno boum boum saveur monoi à 6h du matin 😤, tout comme leurs hurlements (le mot n'est pas trop fort) "aweeeeeeeeee" à travers les champs de framboises (leur "lol" visiblement). Mais bon, ils sont quand même sympas, et même s'ils essayent de m'entuber ça reste dans la bonne humeur #bandedebatards 😁. L'autre contingent est celui des Népalais, plus petits, un poil moins rapides mais motivés comme jamais, car ils ont la contrainte de devoir faire un max de blé pour renvoyer ça dans leur pays et faire vivre leur famille, voir leur village. Pour le moment, ni Dominique Gros (maire de Metz), ni mes parents (please don't) ne m'ayant contacté à ce sujet, je peux m'estimer heureux de devoir me battre uniquement pour mon train de vie! Ne subissant pas la même pression, mes résultats sont donc tout à fait médiocres par rapport aux autres. J'arrive tout de même à ramasser une bonne dizaine de cagettes (quand les meilleurs sont à 25), ce qui amplement suffisant pour couvrir mes dépenses et même mettre quelques centaines de dollars de côté.

Dans la ferme, mes deux managers et supervisors sont anglais (#déshonneur), mais sont plutôt cool du moment où t'essaye pas de leur glisser une quenelle. En effet, la tentation de tricher est grande, que ça soit en remplissant un peu moins les barquettes dans la cagette ou en mettant des framboises plutôt "moches"... Mais les managers veillent au grain, et ont l'oeil affûté sur chaque cagette, comme un Mainfray sur une formule Excel... Pas moyen de gruger, mon seul axe de progression étant donc de cueillir plus vite et de ruser pour prendre les tunnels plus rapidement. Je suis donc passé de huit cagettes à une petite quinzaine en dix jours, une belle progression tout de même (#MIP). Impossible toutefois de rattraper les autres qui travaillent ici 6-7 mois par an depuis déjà 4-5 ans. J'avoue quand même que j'avais un peu sous estimé le temps nécessaire à la collecte d'une cagette, et que je pensais pouvoir faire un plus de caillasse... Autre chose que j'avais largement sous-estimé est le pouvoir laxatif d'un bon kilo de framboises au petit matin. Ça a donné l'une des courses les plus désespérées jamais-vu à travers les tunnels de framboises (#Usainbolt)! Cette histoire n'aura, fort heureusement, laissé de traces que dans mon esprit désormais averti. Mais il faut avouer que ce serait con de se priver de manger toutes ces framboises qui ne sont pas assez belles pour être achalandées. A savoir qu'il y a quand même moins d'une framboise exploitable sur deux voire trois selon les tunnels!

Ça va faire maintenant 11 jours d'affilé que je travaille là (#machine #jeanterver), et la fatigue commence à se faire sentir même si le portefeuille devrait rapidement s'en sentir soulagé! Heureusement, mon premier day off (congé) sera dimanche, l'occasion je l'espère d'aller faire une petite marche aux alentours, les paysages sont superbes ici!

Sinon je crèche dans le même hôtel "hôtel ringwood" depuis déjà 2 semaines, ça se passe nickel ici! Les proprios sont plutôt sympas, et mettent pas vraiment la pression aux résidents. J'ai un dortoir de 4 personnes pour moi tout seul, comme la majorité des résidents du moment où ils peuvent! Franchement sympa! Ici on a un bon groupe de "potes" avec 5 britanniques (dont Joe et Rainbow rencontrés précédemment), 3 finlandais, 1 hollandais et pas mal d'asiatiques (Chine/Taïwan/Corée). L'ambiance est plutôt cool, mais je garde les présentations pour mon prochain post sur le blog!

A bientôt!

#framboisebae (c'est pas moi sur la photo, hein!)
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La petite rando (6km) qui fait quand même plaisir pendant le day off!

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Publié le 6 mars 2017

Ça fait déjà 3 semaines et demi que je me suis installé au ringwood hôtel, le "place to be" à Cressy. Cet hôtel, restaurant et surtout bar, draine une bonne partie de la population de cette petite bourgade (600 âmes), et pas mal de viande saoule le week-end également (#présent). Niveau confort, je suis ici comme un coq en pâte, j'ai mon dortoir 4 places pour moi tout seul. Un lit pour moi, un pour mes fringues (c'est important pour laisser le textile respirer) un pour mes affaires de toilette. J'espère remplir le 4eme, mais la demoiselle moyenne à Cressy à un tour de cuisse rivalisant avec mon tour de taille (#madrange #notinterested) et pas de nouvelle backpackeuse à l'horizon pour le moment... Ici, on trouve 3 cuisines, qui font étrangement penser au GEC de mes grandes années étudiantes (casseroles pas lavées, trucs dégueux qui traînent, frigos crados, araignées géantes). Autant dire que pour renforcer tes défenses immunitaires, t'es quelques niveaux au dessus de l'actimel. En plus des commodités d'usage, on trouve une salle télé, table de ping-pong, panier de basket 🙌 et donc le bar avec ses deux billards!

Ici j'ai la chance d'avoir trouvé un groupe d'amis, ainsi que pas mal de gens plutôt sympas qui gravitent autour! On trouve déjà Joe l'irlandais et Rainbow l'anglaise (elle a l'air d'y tenir, j'ai du mal à comprendre pourquoi) qui sont d'origine chinoise tous les deux. Ils sont vraiment adorables et très drôles et je pense que la souffrance qu'on a vécu à Scamander nous a bien rapproché! Il y a Linda la finlandaise, très fun et toujours punchy, elle aussi rescapée de Scamander (#clubdestraumatisés). Il y a Jukka (à prononcer YuK-ka pour les férus de phonétique) et Heidi un couple de finlandais également. Ouais, 3 finlandais dans un groupe de 6 en Australie, je laisse aux statisticiens l'étude de probabilités associée (#finlandpower). Enfin des gens plus blancs que moi ici! 😂 Voilà pour le groupe de potes plus proche avec qui on cuisine ensemble et on prévoit pas mal de sorties! Mais on trouve également Charlene la superbe anglaise (#oxymore) prof de yoga vegan, Thijs son copain hollandais (non volant), Justin le chinois rigolo (à prononcer à la Bieber et pas à la Bridoux) parti depuis, Marco et Nicole les uruguayens (#pokemonsrares), Mike le manager anglais lunatique... On a monté un semblant de "club d'activités" (on se refait pas) pour organiser quelques activités extérieures (#rememberCAE), la première et non des moindres étant l'organisation d'un laser game (pensée pour le King of Groupon qui nous les organisait à Metz), un bon defouloir collectif! On s'organise des soirées resto, ciné... Le top pour se marrer!

Sinon, on a pu profiter de notre day off commun avec les potes pour se faire les gorges de Cataract celles que j'avais commencé à explorer à Launceston. On a choisi la petite rando qui nous a amené à un pont 2,5km au coeur des gorges (#gorgesprofondes), autant dire qu'on avait dépassé les amygdales depuis un bail... Sympathique sortie, ça fait du bien après 12 jours de taf non stop! Autre bonne surprise, est celle de voir débarquer un pote de France lui aussi Australian backpacker (Juju) de passage par la Tasmanie, l'occasion de se passer une bonne petite soirée au goon (le cubi australien), et d'essayer de se caler un créneau commun pour la suite de l'aventure, quand j'en aurai fini avec cette magnifique île qu'est la Tasmanie!

Sinon le boulot, j'avais commencé à intégrer la team Népal récemment (pour la ressemblance frappante sans doute), des gens vraiment sympas ces Népalais, même s'ils galerent avec mon prénom, m'appellant tantôt Réli ou Leny. Je ne leur en tiendrai nullement rigueur, ça sera pas la première fois qu'on se trompe sur mon prénom au boulot (#Jérémy). Mais j'aurais sans doute ma propre équipe complétée de backpackers à terme! Je suis d'ailleurs toujours le seul blanc ici, les autres abandonnant généralement au bout de 3/4 jours... Les faibles. Sinon, mon animosité pour le peuple des Tongas est quand à elle croissante après qu'ils aient tour à tour piqué mes fruits dans les rangs (#theytookourjeebzz) et essayé de me voler mon téléphone. Ce gros enfoiré pris la main dans le sac prétendant qu'il le prenait pour que "personne le vole"... Ouais ouais, c'est ça tahiti bob, tu va pas me la faire. Il va vraiment falloir que je sois sur mes gardes avec eux... Bref, c'est la grande éclate ici!

Voilà pour les fraîches nouvelles! Bon début de semaine à tous!

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Publié le 14 mars 2017

Parceque j'ai pas grand chose à raconter pour le moment, voici quelques photos du dur métier de cueilleur de framboises! J'enverrai une autre salve bientôt!

La vie de cueilleur de framboises, parfois c'est aussi les pieds dans la boue (parce-qu'on vient de la Meuse)
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Publié le 19 mars 2017

Hello! Bon, je tarde un peu pour les nouvelles, mais il faut dire qu'il se passe pas grand chose de nouveau par ici en ce moment!

Concernant les framboises, ça progresse! Je deviens petit à petit un cueilleur décent, et j'arrive désormais à me faire quelques journées à 150-200 pièces 🤑 #makeitrain (record à 29 cagettes💪)! Plusieurs raisons à cette progression. En premier lieu, j'ai intégré une team solide qui n'essaye pas de m'enfiler. Damien, un banquier Singapoureen et sa mère sont vraiment tops et aidants et on se marre bien en prime! Deuxième raison, la reprise des fruits, avec un max de soleil en ce moment, ça cogne sévère, les framboises sont grosses comme des fraises! Troisième, les bugs informatiques en ma faveur 😂 #cartechance! Et enfin, le jour férié! Alors le jour férié ici, le prix de la cagette est presque doublé. Autant dire que manque personne ne manque à l'appel, et que Tongiens comme Népalais sont excités comme des roumains au salon de la caravane. Il a fallu jouer des coudes, mais je m'en suis sorti pour 210$, good effort! Bon, encore heureux que ça progresse niveau monnaie, car j'ai dû manquer 2 jours après m'être bien niqué l'oeil avec une branche de framboisier qu'un Tongien m'a involontairement lâché dans la tronche (#métierarisque). Ici, autant te dire que tu peux te brosser pour un arrêt de travail ou une quelconque compensation! Ça a été l'occasion pour moi d'aller voir le docteur gredin local pour m'assurer que ma cornée n'était pas arrachée. Étonnamment, la salle d'attente n'était pas blindée de vieux qui mouchent et de chiards qui braillent, il faut dire qu'à 75$ la consult' tu réfléchis à deux fois avant d'aller voir le doc!

Sinon, pour tous ceux qui s'inquiètent des relations franco-tongiennes, c'est chaud bouillotte, au point que j'ai failli en venir aux mains avec un type! Les explications ont été vraiment musclées sur qui avait piqué le tunnel de l'autre, au point de se faire séparer par le supervisor. Cette fois ci j'en ai eu marre de me faire prendre pour un jambon, et le mec m'a entendu. Depuis, ça s'est calmé et au moins ils n'essayent plus de me gratter!

Sinon, la vie à l'hôtel est toujours sympa, les gens vont et viennent, même si le groupe de tauliers dont je fais désormais partie tient bon! L'organisation est toujours au top, et j'ai réalisé ma première "quizz night" en temps qu'animateur (#julienlepers #questionpourunchampion #jacques). Hormis le fait que les gens l'ait trouvé bien trop dur, tout le monde s'est bien marré, et poussé par cet enthousiasme, j'organise bientôt le blind test (eh oui, on ne se refait vraiment pas). Tout ça, ainsi que le fait de pouvoir désormais tenir une discussion de fin de soirée avec 3 grammes, m'a fait réaliser que mon niveau d'anglais est finalement pas si dégueu que ça maintenant!

Sinon, on essaye quand même de sortir les après-midi et les days off. On a fait les chutes appelée Lifey falls, sympa la petite balade mais pas super spectaculaire. C'était quand même l'occasion de se faire de nouveaux potes. Sinon on s'est fait une "route des vins" au nord de Launceston. Pour le vin de Tasmanie, le blanc est franchement pas mal. Par contre pour le rouge c'est pas ça, hein, ça fait que quelques années qu'ils en font et ça se sent, c'est rapeux et ça picote. Il s'agirait de grandir, il s'agirait de grandir... J'aurai pu rester indulgent, mais à 30$ la bouteille faut pas déconner, ça vaut même pas les coteaux de Moselle! Et on s'est fait un petit parc aventure dans les arbres avec les copains, on a refait un laser game ect... Tout ça coûte une burne à chaque fois, je mets pas grand chose de côté, mais je gagnerai de la caillasse plus tard!

A bientôt! Et merci pour les messages de France (et Belgique), ça me fait plaisir à chaque fois!

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Publié le 30 mars 2017

Wine tour, Liffey falls, l'accrobranche et le Lomond National park, et ma fine équipe de cueilleur franco-singapourienne! Parce-qu'on est pas que des cueilleurs!

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Publié le 30 mars 2017

Ça y est, j'entame ma dernière semaine de cueilleur de framboises! Ben ça fait plaisir, hein! Ça va faire 6 semaines que j'ai démarré, et c'est peu de dire que la magie du début n'opérait plus... Bon, pas au point de me faire regretter un audit chez Authentique, mais quand même! Les journées sont particulièrement longues en ce moment, et il faut bien avouer que quand il pleut et vente toute la journée et que t'as de la boue jusqu'aux chevilles, tu chante pas "i feel good" dans les tunnels. En plus mon pote Damien est reparti à Singapour donc les conversations avec les collègues c'est plus trop ça. Du coup, j'ai zappé deux de mes trois derniers jours pour geeker à l'hôtel #baslessteacks. La bonne nouvelle c'est que j'ai pu faire un peu de travail en maintenance la semaine passée payé à l'heure pour 22,15$ (coucou le smic français). Bon soyons honnête, si cueilleur t'es au rayon "job mal payé", la maintenance, tu prends ton caddie direction le rayon "jobs de merde". Dans le genre tasser la boue à la pelle, drainer la flotte (immonde qui sent la mort) des tunnels, remettre les branches de framboisiers dans les tendeurs, ou encore enlever les baches des tunnels. Cette dernière activité est particulièrement hardcore dans le sens où tu te prends sur la tronche des flaques d'eau croupie dans laquelle macère au soleil depuis des semaines des centaines de cadavres d'insectes en décomposition #bonapetitbiensur. Mais bon, c'est de la good money comme on dit ici (#CREAM), donc on serre les dents (c'est pour les insectes) et on s'exécute! Enfin, le petit point (tout kiki) bi-hebdomadaire sur la diplomatie franco-tongienne, car je sais que vous kiffez. Ben en fait, depuis le coup de gueule, plus de coup de pute, les mecs sont cools avec moi maintenant! Leur "chef/pasteur" aka Enoki, qui est le supervisor qui m'avait séparé de mon "copain" la dernière fois est super cool avec moi depuis, et me file même des fruits en scred, donc on va partir sur une bonne note de ce côté là, aweeeee!

Ça tombe plutôt bien, puisque notre hostel est maintenant pratiquement plein depuis l'arrivée d'un bus de 15... Tongiens... J'avoue qu'il y a eu un peu d'appréhension à leur arrivée, notamment sur l'état a venir des cuisines, mais les mecs sont bien plus cleans que les backpackers! Appréhension néanmoins justifiée, Il faut dire que les voir manger, c'est franchement impressionnant! Ils s'enfilent dans les 10/15 kg de barbac (pas chacun, hein) avec un paquet de chips familial (chacun cette fois-ci) par repas du soir. Je ne parle même pas de leur habitude de s'enfiler l'équivalent d'un quatre quart breton comme le quidam moyen se mangerait un snickers, ou le fait qu'ils dévorent les nouilles chinoises à sec, sans eau... Mais what the fuck les gars! Il faut juste ajouter de l'eau chaude quoi, faut pas s'appeler Robuchon pour faire des nouilles chinoises pourtant! Mais bon, ils sont franchement sympas (un peu bruyants certes), et ils nous gratifient chaque soir de leur prière/chant à laquelle ils participent tous, c'est superbe! L'hôtel vit toujours bien, et un max de français ont fait leur apparition ces derniers temps, ça fait pas de mal de reparler un peu la langue de moliere. Mais ça sent quand même la fin d'un cycle, pas mal des gens qui sont là depuis un bon moment prennent la tangente, moi y compris à partir du 2! Ça va faire drôle de quitter cet endroit qui a été ma maison pendant quand même un bon mois et demi! Et surtout ça va faire drôle de quitter les copains ici, nostalgie quand tu nous tient.

Sinon en dehors, on continue les excursions, on a profité des days off pour se faire une petite sortie acrobranche! Vraiment cool, même si ça ne vaut pas les meilleurs parcours vosgiens! Malgré les deux petites heures passées la haut, j'ai quand même eu le temps de me faire remarquer en restant coincé comme un con au milieu d'une tyrolienne pendant 5 minutes en équilibre sur un pied. Le système de sécu (plutôt bien foutu soit dit en passant) s'est pris dans un cordage que je n'ai pas pu défaire. Ben 5 minutes gainé sur un (très) mince cordage à 15 mètres de haut, c'est long, aussi long qu'une histoire de pêche par le Séba (ou qu'une pause toilette d'un Boucard)... Sinon, on continue les laser game bi-hebdomadaires. Nos amis sud coréens Chris et Tan, militaires, étaient censés nous épater, ben j'espère que leur niveau de laser game est pas représentatif de la puissance de l'armée sud Coréenne, les pauvres se sont fait ramasser! Ya un coup à jouer pour Kim Jong Il! Et enfin, on s'est fait une petite excursion au Lomond National park, une montagne brumeuse, perdue vers la côte est de la tasmanie. C'est la seule "station de ski" de Tasmanie, mais qui te ferait passer une piste verte de la Bresse pour le super G à Kitzbühel. Si le panorama était superbe, une petite déception qu'il n'y ait pas eu une petite rando dans le national park. Le village de ski abandonné au milieu de la brume était bien flippant #creepyaf, mais pas autant que la montée en voiture qui m'a rappelé les itinéraires galère de l'île de Skye en Ecosse (les piqûres de moustiques de Jean Luc en moins).

Du coup, dans ma dernière semaine à Cressy, je commence à envisager la suite: à partir du 3, départ pour le overland track qui est une des randonnées mythique d'Australie, avec des panoramas de dingue. Le trek de base fait 70km, mais il y a beaucoup de chemins secondaires qui pourraient faire monter le trek à 100km voir plus. Je prévois environ 6-7 jours pour le faire fonction de la motivation et surtout du climat, car il n'est pas impossible qu'il neige ❄ même en été sur ce circuit! Je check la météo tous les jours, #catherinelaborde et pour le moment, le temps semble être d'une grande clémence ce qui n'est pas le cas des températures (1 degré la nuit, #fuck). Ayant déjà tapé des nuits en tente par ces températures (Yellowstone) je sais que ça sera pas une partie de plaisir, mais je suis solide💪, et surtout les panoramas devraient vite me remonter le moral! Ma seule véritable appréhension concerne la bouffe, car je dois être auto suffisant et que j'ai pas envie de finir le trek à sucer des cailloux (ou pire) pour trouver de quoi me nourrir. Le dilemme étant que toute la nourriture supplémentaire, tu te la tape sur le dos pendant une semaine, pas évident quoi!

Après le trek, je reviendrai vite fait à Cressy pour rejoindre le finnish crew, mes potes finlandais, pour un road trip sur la côte west (#californialove) de Tasmanie! Ça va être un peu à l'arrache en mode freecamp (camping moitié sauvage), pas de douches, ravitaillement à minima, mais ça sera du fun! Et après ça, je finirai la Tasmanie le 20 à Hobart avant de m'envoler pour Perth, direction la west coast! Un bien beau programme!

A bientôt pour la suite!

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Publié le 9 avril 2017

Alors, j'ai mitraillé au niveau des photos, mais les paysages sont tellement magnifiques! Le dépaysement, la nature, la montagne, le KIFF! 😆 wahooooooo 😍♥️🇦🇺

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Publié le 9 avril 2017

Hello!

Ca y est, j'en ai fini avec les framboises! Mes derniers jours pré-overland track à Cressy se sont parfaitement déroulés, et je vais enfin pouvoir entamer ce que j'étais venu chercher initialement en Tasmanie, à savoir l'excitation de l'overland track, l'un des treks les plus mythique d'Australie, et peut être même du monde selon certains!

Le vendredi soir, soir de mon dernier jour de taf, j'organise un gros blind test de départ (une habitude, sans doute) avec une bonne vingtaine de personnes à Cressy! La planete terre est bien représentée, avec des gens de partout (USA, Canada, Australie, Finlande, UK, Japon, Hong Kong, Corée du Sud, Pays Bas, Israel, Tongas, Argentine, Italie, France... C'est beau!) venus pour jouter sur le jeu que j'ai concocté! L'ambiance était super, avec pas mal de gens qui fêtaient eux aussi leur départ de ce qui aura été notre "maison commune" pour quelques jours, quelques semaines, ou quelques mois! Le samedi, Ivy ma "maman de Singapour" est venue nous cuisiner une spécialité de chez elle, le "Chicken Rice" (littéralement poulet riz) aromatisé gingembre citronnelle, un régal!! Aprés le départ de Damien, on a continué à travailler ensemble encore une semaine, et elle voulait "marquer le coup" pour mon départ (#coeuraveclesdoigts). La soirée qui a suivie est du même accabit que la veille avec une grosse teuf collective, qui sent la fin de cycle. Tout le monde ressent un peu la même la nostalgie de quitter cet endroit et surtout le groupe de potes formé ici. Les "au revoirs / adieux" sont vraiment émouvants avec des gens que je ne reverrai sans doute pas, mais avec qui on a passé des putains de bons moments! Bon, pour moi c'est que temporaire, puisque je reviendrai aprés l'overland pour faire un petit break et quelques lessives!

Aprés des énièmes "au revoir", mon pote Jerem me dépose à Launceston le dimanche soir d'où je prendrai le bus ce lundi matin pour "Cradle Mountain", point de départ de l'overland track! J'ai la hype au taquet ce dimanche soir, fin excité pour en découdre avec ce trek que j'attends depuis plus de deux mois, j'en ai même eu du mal à dormir! Alors, petite précision sur le trek avant de rentrer dans le détail, c'est qu'il faut être complètement auto-suffisant, à savoir emporter nourriture, sac de couchage, tente, etc.. et qu'il faut également remporter avec soi tous ses déchets le long du parcours. De nature prévoyant, j'ai donc fait le plein de provisions pour cette aventure, à savoir un Kil de riz, un de semoule, un de Quinoa (#brunchsansquinoa), une quinzaine de barre de céréales, une petite dizaine de boite de thon, du porridge pour deux semaines... En somme, beaucoup, beaucoup, beaucoup trop! Bref, ce lundi, je commence donc l'aventure en compagnie d'un couple australien venu du Queensland et Margret une Estonienne (#pokemonrare) venue faire l'aventure en solo également. C'est plutôt cool, car ce couple a déjà fait l'Overland précédemment et me donne pas mal de petits conseils bien utiles, mais se foutent pas ma mal de ma gueule sur le poids de mon sac (#roasted) qui doit flirter avec les 25kg... Autre précision, le nombre de randonneur au départ du trek est limité tous les jours, c'est donc avec un groupe d'une trentaine de randonneurs que je débuterai, essentiellement des quarentenaires rompus aux plus grosses randos (Tour du Mont Blanc, Kilimandjaro...)


Bref, la première étape commence un peu tard, aux alentours de 12-13h, ça va être chaud de faire les 12km (Dénivelé +/- de 350m et 250m) et la marche pour Cradle Mountain (4km et 350m de dénivelé + et -). Mais bon, je le tente! La montée de Cradle est vraiment difficile et la fin ressemble plutôt à de l'escalade qu'à de la randonnée en sautant de pierre en pierre! Je suis accueilli par un corbeau tout en haut de la montée qui monte la garde! La vue est splendide sur l'autre sommet "Barn bluff" qui sera au menu du lendemain, et sur l'immensité de la valée (#onestpeudchose). Mais bon, il est déjà tard en redescendant de ce sommet, et voyant le soleil se coucher progressivement, il va falloir accélerer pour atteindre le refuge avant la tombée de la nuit. Dommage, on aura même pas pu vraiment profiter du coucher de soleil, mais le contrat est rempli, je dormirai bien au refuge cette première nuit! J'y fait la connaissance d'un autre couple de quarantenaire Jim et Melissa qui ne manqueront pas de railler le poid de mon sac également! Bonne ambiance!

Deuxième jour, je commence par une autre marche secondaire de 8 km vers le mont Barn Bluff (600 de dénivelé + et -). La montée est rude encore une fois, et j'ai bien fait de laisser mes provisions au refuge pour l'occasion. La fin du sommet est encore une fois escarpée, technique, et je me fais un peu peur à certains moment en devant carrément utiliser des techniques d'escalade pour arriver en haut (#souplesseetmodestie). Les cuisses ont bien morflées (#feelthebarn), et il est temps de repasser au refuge récupérer mes affaires, tout juste le temps d'apercevoir en chemin un wombat (une sorte de castor-ours) qui se planquait (#laptitegueule). C'est ensuite que ça se gâte, les 8 autres kilometres (150m de dénivelé +et-) sont un calvaire pour moi en cette deuxième aprés-midi, je sens le poids écrasant de mon p'packtage sur mes épaules, et le moral n'est pas au top, Margret ne m'ayant pas attendu, je vais devoir faire l'étape en solo! J'arrive un peu vidé à la hutte, et la nuit ne sera pas de tout repos. L'allemand à coté de moi ronfle comme une tronçonneuse au creux de mon oreille, pas évident de trouver le sommeil, mais la fatigue accumulée fera le travail! Ca reste toujours mieux que de planter la tente par 2 degrés dehors...

Troisième jour, la plus longue étape du circuit classique avec ses 17 km (250 et 350 de dénivelé + et -) mais qui n'apparait pas comme une étape compliquée sur le papier. La réalité est toute autre, la majeure partie du terrain étant composé de rochers glissant ou de racines d'arbres, il faut vraiment être vigileant avec les chevilles. J'ai l'impression de jouer à Mario ou Tomb Raider IRL en sautant d'une racine à une pierre à une autre racine pour éviter d'avoir les pieds trempés en glissant dans les flaques. Marrant, mais pas toujours rassurant. Je finirai quand même avec les pieds trempés, mais le panorama au refuge d'arrivée remonte bien le moral. Etant arrivé premier au refuge, je vais avoir le "luxe" de profiter de la "douche" en premier. Alors, attention, pas d'eau chaude, de jets massants ou quoi que ce soit. La douche sur l'overland c'est au robinet à 10 cm du sol, avec de l'eau de pluie à 5-10 degrés maximum que tu te jettes sur le corps, et le vent bien frais qui te flatte les parties... #bonheur Du coup, tu t'éternise pas, surtout que la température extérieure n'est que d'une dizaine de degrés ici, maintenant qu'on glisse vers l'hiver! D'aillleurs, ils sont pas nombreux à choisir l'option douche à l'arrivée! Ce qui est fun en arrivant premier au refuge, c'est comme au tour de France en montagne, tu vois arriver les groupes les uns aprés les autres, chacun gérant l'effort à son rythme, et chacun y allant de son petit débrief!

Quatrième jour, je vais tracer en solo. Deux choix s'offraient à moi, soit faire le mont Ossa, plus haut sommet de Tasmanie, soit faire l'Acropolis en sentier secondaire jugée par certains comme la plus belle étape du parc... Entre l'aspect sportif et l'aspect paysage, l'esthète que je suis a donc décidé d'aller voir l'acropolis, mais pour cela il faudra tracer! Ayant donc choisi de faire deux étapes en une aujourd'hui (9+10 km, pour 600m de dénivelé +et-) je vais devoir quitter la joyeuse bande de randonneurs avec qui je marchais depuis 3 jours, dommage. Alors, si la première partie de parcours est gérée sans trop d'encombres, la deuxième est vraiment compliquée. Légèrement sous alimenté, j'ai vraiment du mal à conserver ma lucidité pour éviter les nombreuses racines d'arbres piégeant le circuit (#rootsbloodyroots). Heureusement, le dieu des casseurs de chevilles (#anklebreaker #jamalcrawford) a été clément avec moi, et j'arriverai à bon port ce soir là. Mais j'avoue que les chevilles ayant tourné vraiment souvent, je me suis fait peur. Au passage, j'ai quand même pu voir des cascades vraiment impressionnantes, et le moral reste bon, surtout que le poids du sac baisse chaque jour!

Cinquième jour, je prends la route secondaire à l'ouest en direction de pine valley (La vallée des Pines #fluent). Elle aurait pu aussi s'appeler "Snake Valley", car à peine je bifurque en direction de l'ouest qu'un serpent me barre la route... AArghhh, il s'agit là d'un serpent tigre d'environ septente centimetres, dont la morsure n'est "que" potentiellement mortelle d'aprés le guide... Un deuxième serpent deux fois plus long se dore la pillule au soleil à 2m de moi. Vraiment, mais vraiment pas rassuré, je tape fort du pied pour les faire fuir, ce qui n'a que peu d'effet. Je finis par les contourner sans heurts, mais pour moi le début de la parano des serpents commence, même si je n'en croiserai pas d'autre aprés... Mais bon, cette fois j'ai bien l'aspivenin avec moi! Arrivée à 12h au chalet aprés une marche de 9km sans dénivellé, je m'attaque au col de première catégorie appelée "Acropolis" (6,4km et 640 de dénivellé + et -). Alors sur celui là, j'ai quand même bien flippé. Entre le vent au taquet, les semelles qui glissent et les parois à escalader, j'arrive en 3h au sommet un peu éreinté! D'ailleurs, je trouve que l'absence de signalisation dans la montée ou d'avertissements sur le niveau de la rando sont vraiments limites... Mais bon, la vue au sommet est encore une fois magique, gros kiff! J'ai quand même profité des hauteurs pour choper pour la première fois un peu de réseau et indiquer que j'étais toujours en vie aux copains, avant d'entamer une redescente qui ne sera pas de tout repos!

Sixième jour, je me lève fringant et entame ma marche vers ce qui devait être ma dernière hutte. La pluie a fait son apparition pour la première fois depuis le début de l'aventure, et selon le ranger obvious du parc, il devrait vraiment se mettre à pleuvoir le lendemain. Cette perspective ne m'enchantant guerre, je décide d'y aller en mode bourrin et de finir le trek aujourd'hui, au lieu de le finir en 2 jours comme prévu. J'ai le mental, j'ai les jambes, mais bon, 27 km, il va falloir se sortir les doigts pour finir! Le dénivellé annoncé à 0 est vraiment trompeur, car cette dernière étape est truffée de montée et descentes d'une dizaine de metres, parfait pour casser le rythme et ajouter encore plus de difficulté. Il en faut plus que ça pour m'abattre, et à 15h, je finis le trek en 6 jours comme prévu initialement! Il faut avouer que le casse croute avec vue superbe sur sur le lac à 11km de la fin m'a vraiment reboosté pour finir fort! La sensation d'accomplissement à l'arrrivée est énorme, le jeté de sac libératoire, j'ai fini tout ça plus vite que ce que je l'escomptais au début, avec un parcours plus compliqué également que ce que j'attendais! Dans les derniers km, mon pote Jerem me propose même de venir me chercher à l'arrivée du circuit (#merci), le top pour rentrer festoyer à Cressy avec les copains le soir même! Les retrouvailles sont chaleureuses et on se met une bonne dernière sauce avec les copains avant de se pencher sur le road trip qui va donc commencer le lundi matin! A ce sujet, j'apprends qu'en plus de mes 3 potes finlandais, on est rejoins par Thijs le hollandais et Tali l'Israelienne pour cette nouvelle aventure. Personne n'a rien préparé en mon absence alors que l'on démarre demain, les 5 autres ayant "totalement confiance en moi" pour que j'organise tout ça! Ca va être rock and roll!

Le bilan de cet Overland track: au niveau ressenti, UN GROS KIFF!!! La sensation d'émerveillement a été totale durant ces 6 jours (#labonnetranche), les paysages magnifiques se succédant les uns aprés les autres! Au niveau comptable (ça plaira à certains) 108 km de parcours, à minima 3000m de dénivellé positif, 3200 de dénivellé négatif, 3 "Side tracks" (parcours secondaires) complétés, le tout en 6 jours. Le parcours n'était pas facile, et parfois un peu dangereux, je ne le recommanderait pas forcément aux débutants dans ce genre d'exercice. Sinon, j'ai eu la chance tout au long du parcours de ne pas avoir à déplier la tente, et d'avoir une place dans les refuges tous les soirs même si la température en chalet ne dépassait pas les 10 degrés. De peur de crever de faim, j'ai emporté trop de nourriture, mon sac était beaucoup trop lourd, et je le referais vraiment différemment à ce niveau si je pouvais! Sinon, au niveau physique, j'ai été solide, logique (#machine) à l'exception des chevilles et genoux qui ont quand même souffert du terrain, et des épaules de la surcharge pondérale du sac. J'avais quand même fait une bonne prépa physique à base de fractionné, de sprint en montée (merci Nico pour les conseils) et de renforcement musculaire jambes et épaules pour être sûr de tenir le choc, et ça a payé! Au niveau mental, c'était une sacrée expérience, car j'ai tout de même passé les 3/4 du parcours seul. J'ai eu de bonnes réfexions, et c'est vraiment bien d'être isolé, en nature sans réseau sur le téléphone, sans écran pour se retrouver et faire le point. Certains moment ont été compliqués, mais ça m'a vraiment beaucoup aidé de penser à la famille, à tous les amis en France et en Australie pour oublier certaines douleurs musculaires, et arriver à me dépasser surtout à la fin! J'ai beaucoup pensé à vous!

Sur ce, je vous laisse, car j'ai encore un peu de taf pour cadrer un minimum ce qui sera le road trip de ma semaine prochaine, et le dernier chapitre de mon aventure en Tasmanie!

La suite au prochain épisode!

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Publié le 23 avril 2017

Petit diapo photos du road trip et de Maria island! De la cote ouest a Hobart jusqu'au sud est. La Tasmanie c'etait vraiment genial! 😍

Mes deux dernieres semaines immortalisées par les copains, mon telephone français ayant rendu l'ame...

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Hello!

Je reviens aprés presque trois semaines d'absence, mais le programme a été riche, les connexions internet peu nombreuses et le site myatlas en galère!


Bref, je m'étais arrêté juste avant mon départ en road trip avec une joyeuse bande de 5 autres personnes! Le casting est le suivant: Linda, finlandaise vraiment drôle, Jukka le finlandais ultra émotif une fois dépassant les 2 grammes, sa copine Heidi en mode maman poule, Thijs le hollandais trés trés cool, et Tali la teenage israélienne super enthousiaste! Le lundi marque le départ de Cressy, village (hameau) de 800 âmes. Petite émotion avant de quitter notre "maison", photo souvenir à la sortie du village obligatoire! Bon, l'émotion est surtout pour moi, car au final, entre ceux retournant là haut à la fin de road trip, laissant temporairement leurs affaires, ou revenant faire un coucou, je suis le seul qui n'aurait pas la chance de remettre les pieds dans la cuisine (dégueulasse) qui nous servait de QG! Photo souvenir faite, le road trip peut enfin commencer! Bon, difficilement, car la voiture de Thijs qui véhiculera 4 d'entre nous, met une bonne dizaine de minutes à démarrrer... Petit apparté sur notre carosse, renommé affectueusement "Cressilda" pour l'ocasion, une vieille hundai des années nonentes qui ne me rassure quand même pas des masses. Outre le "est ce qu'elle va démarrer ce matin" que je connais trop bien pour l'avoir vécu avec la polo (<3), elle est galère terrible en montée (elle pas fringante sur plat non plus), elle frotte un poil sur les dos d'âne (4 personnes plus les sacs, ça pèse) et surtout seule la porte conducteur s'ouvre de l'intérieur. Ce dernier détail est quand même marrant, sachant qu'on est obligé de baisser les fenêtres pour ouvrir les portes de l'extérieur, mais franchement dangereux s'il était arrivé un pépin! En même temps, c'est ça ou pas de road trip, ça ajoute du suspense! XD

Départ donc le lundi avec presque pas de retard pour Launceston où quelques courses d'appoint (qui dureront des heures) sont nécessaires! Il est 14h, musique à fond, on prend cette fois ci la route pour de bon! Premier highlight, la vue sur l'océan au moment de longer la côte nord lors de ces 3h de route. La nuit tombe vite ici (18h), on aura pas le temps de faire grand chose avant d'arriver au free camp à 17h. Petite précision sur le free camp, camping gratos, c'est concrètement un endroit ou tu peux poser une voiture, des tentes et c'est tout! L'envie de payer quoi que ce soit pour poser la tente tout au long de ce road trip rebute un peu tout le monde, ça sera tant pis pour la douche et les toilettes, on va apprendre à tolérer les odeurs corporelles et la rondelle qui grattouille... De temps en temps on a droit à un robinet d'eau non potable (trés froide) qui permet quand même à certains (dont moi) de se laver un minimum. Pour tordre un peu les clichés, ça sera le frenchie le plus clean! Bref, aprés avoir installé le camp, les hommes s'occupent du feu pendant que les filles galèrent à monter leur tente. Une fois le feu allumé, personne n'ayant vraiment envie de faire à manger, on va appliquer l'adage populaire "manger rapide, manger liquide". Plusieurs jeux d'alcool, 2 cubis (5L quand même, ça plaisante pas) et 3 paquets de chips plus tard, tout le monde peut gentillement ramper jusqu'à sa tente. Autant dire que l'objectif de réveil fixé à 8h, on peut oublier.

Reveil pas frais mardi à 8h30, je n'ai qu'une demi heure de retard sur le planning, mais les derniers se reveillant à 10h30 condamnent de facto le programme à être amputé de l'étape phare du circuit, la visite d'un parc à ornythorinque... Mouais, en fait, tout le monde s'en cogne, on fera l'impasse. Aprés le petit déj, et chacun y étant allé de sa marche honteuse PQ à la main pour trouver l'arbre le plus adéquat pour poser sa pêche matinale, on est prêt à partir... à 13h. Ca donne un peu le ton sur le temps de préparation nécessaire à la troupe pour décoller (ce qui aura le don de me gonfler sévère)... Aprés quelques minutes de route, on arrive à Stanley, village un peu sorti d'un autre temps avec des maisons à l'architecture du siecle passé (#so1930's). Ce village est également célebre pour une formation rocheuse d'environ une centaine de metres d'altitude surplombant le village et la mer applée "The nut" (#bustanut #hitthebutton). On en profite donc pour gravire ce petit mont à la vue superbe sur l'océan pacifique, et faire une petite balade de 3km, un bon kiff! On reprend la route à direction de la côte ouest. On fait l'impasse sur un tobogan géant (200m) qui avait l'air bien fun, refroidi par le prix exorbitant (20$). On arrive au free camp d'Arthur river avec une vue superbe sur l'océan, mais trop venteux, blindé de vieux, et surtout interdit au feu (rédibitoire) on finit par se rabattre sur un autre camping un peu plus dans les terres. Aprés avoir posé les tentes, on tente de profiter du coucher de soleil sur l'océan, en vain les nuages gachant la fête. Cependant la côte ouest est ultra sauvage, les vagues puissantes s'écrasant sur les roches noires, l'océan est à perte de vue avec la lumière déclinant. Le panorama est fantastique, et méritait bien la demi heure de marche, les photos ne rendront malheureusement pas grand chose en raison de la faible lumière. La soirée se termine comme presque tous les soirs à discuter et rigoler autour du feu!

Aprés une nuit trés fraiche (#coldaf), le reveil est encore une fois tardif, et on ne décolle qu'à 10h30 à la place des 9h prévus... La journée d'aujourd'hui sera la grosse journée voiture pour descendre la côte, avec un timing un peu serré. La première partie est effectuée sur des sentiers plutôt réservés aux 4x4, le panorama est superbe, des monts rocheux à perte de vue, pas âme qui vive à l'horizon. Le fait de devoir rouler à 50kmH pour ne pas crever de pneu nous permet d'apprécier d'autant plus la vue. On arrive au village abandonné de Corinna, ancienne citée minière désertée, le village fantôme est vraiment filppant. On prend un bateau/ferry avec les voitures pour traverser la rivière à cet endroit! C'est vraiment fun! Aprés un petit stop dans le bled de Zeehan qui ne devait être consacré qu'à refaire le plein, les filles veulent faire les fripperies, cette étape non prévue qui durera plus d'une heure et demi nous retarde bien pour arriver jusqu'aux chutes Montezuma. Arrivés sur place, on se rend compte que la balade pour aller et revenir des chutes dure 3h. Ca sera trop long pour trouver un camping et s'installer avant la nuit, on doit renoncer. C'est quand même con quand tu sais que t'as perdu 1h30 le matin parceque les gens ne se sont pas réveillés et une autre heure et demi pour acheter des conneries au milieu de nulle part. Etant donné que je fais le programme du lendemain chaque soir au camping avec approbation de tout le monde, je bout intérieurement quand Tali me dit "on a pas fait grand chose aujourd'hui"... Bon, on finira la journée par le point de vue des anciennes mines de cuivre de Queenstown, un trou béant aux couleurs rouges orrangées au fond duquel on peut voir un lac d'un bleu (un peu) intense. On finit par se poser au free camp du lac Burbury, autour d'un énième feu. La fatigue et un peu de tension se font sentir en ce 3eme soir, seulent Thijs et moi restant autour du feu pour finir les cubis et les bières.

Aprés une nouvelle nuit fraiche (et courte), j'ai la chance de pouvoir profiter du lever de soleil sur le lac Bunbury. On décolle pour les Russell Falls, chutes d'eau sympas, mais rien d'exceptionnel en dehors des saisons de pluie, le filet d'eau étant trés mince. La petite marche est quand même sympa, surtout quand on passe une bonne partie de nos journées assis dans la voiture! Ensuite, via une route bien sinueuse direction Gordon Dam, l'un des plus grand barrages hydroélectriques incurvés du monde aprés avoir contemplé la spectaculaire vallée du Lac Gordon . 140 metres de haut, 178m de long, 1540m² de béton, l'ouvrage est de belle facture! La vue sur la vallée est magnifique, et du haut du barrage, la sensation est vertigineuse, dur de se rendre compte de la profondeur quand on est en haut (#mindfuck). Et surtout, quel sentiment magnifique de pisser en haut de ce barrage dans 140m de vide! XD La journée s'est bien passée et a un peu détendu l'athmosphère qui se tendait petit à petit. Mais ça, c'était avant le drame, bien entendu. Notre première voiture part donc en direction du free camp prévu pour la nuit, 2-3 km aprés la ville de Srathgordon. Comme d'habitude, on attend avant l'embranchement le van de Jukka et Heidi qui nous suit toujours à 30 secondes prêt environ. Sauf que là, aprés 5 grosses minutes, on ne voit pas le van arriver et pas moyen de les contacter car pas de réseau depuis une centaine de km, chelou. On fait marche arrière direction l'ouest, passe (par le seul village du coin) Strathgordon, on ne croise toujours pas le van, étrange. La bonne humeur dans la voiture fait place à un sentiment d'appréhension plus que palpable, mais bon, ils sont peut être bloqués au barrage, et n'ont pas réussi à démarrer. 25 minutes aprés, on a toujours pas croisé le van, et arrivé au barrage: personne... Autant dire que dans la voiture, on est 4 à avoir les trippes qui collent en essayant de pas penser au pire. Le flegme et la cool attitude de Thijs ont disparu, Tali panique à l'arrière, et chaque silence est lourd. Sur la route (interminable) du retour vers le camping, tout le monde scrute les bas cotés en osant pas imaginer le van sorti de route, RAS. Au camping, un mec nous dit qu'il a effectivement vu le van, mais qu'il a repris la direction de l'est. Soulagement dans la voiture, tout le monde ayant imaginé le pire. Mais bon, même s'il n'y a qu'une route menant et repartant au barrage, on ne sait toujours pas ou ils vont sans possibilité de les contacter. Aprés une heure de route de nuit, on les contacte enfin, le rdv est donné à un nouveau camping! Explications: Pendant qu'on revenait sur nos pas à l'ouest, le van refaisait le plein dans une ruelle à Strathgordon qu'on a passé (donc sans voir). On poursuivait à l'ouest jusqu'au barrage pendant que le van reprenait la direction de l'est vers le camping, ou nous n'étions plus. A l'arrivée au camping, pétage de cable, explication collective, tout le monde a eu franchement peur. La soirée est un peu étrange du coup, le collectif est un peu brisé et on ne sera que 3 autour du feu et on ne s'éternisera pas. Pour la suite, le weekend qui devait se faire à Maria Island n'interesse plus personne sauf moi, certains veulent rentrer d'autres rester en ville. Bref, ambiance.

Le lendemain, aprés une petite mise au point à froid salutaire départ pour Hobart. On prends le temps de s'installer dans un hostel, nettoie les sous vetements de la veille qui ont bien morflés, prend une douche attendue, et chacun prend un peu de temps pour soi. On décide d'aller voir le coucher de soleil sur le Mont Wellington qui surplombe Hobart, un moment vraiment sympa! Le road trip se finit sur une bonne note aprés avoir soufflé le chaud et le froid, d'autant plus qu'on est rejoint par Jeremy, Joe et Rainbow descendus de Cressy pour la soirée qui relancent la dynamique de groupe!

Samedi, visite du sympathique marché de Hobart, un peu à l'européenne avec plein de groupe de zik à droite à gauche, des foods trucks, des stands en tout genre, bonne ambiance! L'aprés midi, direction les "hot springs" (en gros les sources chaudes) et les hastings caves (grottes a stalactites, stalagmites ect...). Alors, sur ce coup la, mes félicitations au directeur marketing du parc national, qui nous a bien vendu ses "sources chaudes". On s'est retrouvé devant une piscine, ni plus ni moins à une eau légèrement plus chaude qu'une piscine classique (dont quelques degrés à mon avis imputables à la foule de gamins devant se soulager dans le bain). Cette déception n'entame néanmoins pas notre bonne humeur, et la visite des grottes se révèle plutôt sympa. On est loin du caractère inoublable du site promis par la pub internet, mais beau joueur, on appréciera le talent de vendeur de l'office de tourisme de tasmanie. C'est le moment de dire au revoir à Thijs et Tali qui repartent pour Cressy, non sans émotion.

Dimanche, c'est le départ pour Maria Island! Tout le monde m'ayant lâché sur le coup, je pensais que je ne verrais pas l'ile qui m'avait été chaudement recommandée par quelques potes (Juju notamment). Heureusement, mon pote Jeremy était vraiment motivé pour y aller avec moi, sauvé! Avant de partir, encore un au revoir, celui-ci à Joe et Rainbow qui auront été mes premiers vrais potes en Tasmanie et que je ne reverrai sans doute plus (#çafaitchier #larmealoeil). Aprés une heure de route depuis Hobart, on prend donc le ferry à 10h30 pour rejoindre l'île, on aura même la chance d'apercevoir furtivement quelques dauphins à coté du bateau! Arrivée sur Maria Island, on est assez vite stupéfait par les plages de sable fin, l'eau cristaline et la super athmosphère qui se dégage de cette île ou ne circule aucune voiture. Notre objectif pour la journée est ambitieux, à savoir gravir le Mont Maria à 709m de haut, et arriver jusqu'au campement avant la nuit, soit 18,5 km avec à minima 800m de dénivelé + et - à faire avant la tombée de la nuit. Selon le guide, on a donc 5h30h pour faire ce qui se fait en 9, challenge accepted, on est pas des traîne-savates. Aprés une montée difficile, on arrive en haut du mont Maria, vue impeccable sur l'île et sur l'océan pacifique qui s'étend à l'est! On se boit une petite mousse dans les hauteurs en profitant de la vue #petitplaisir. Mais pas le temps de niaiser, il faut repartir pour arriver avant la nuit à la cabane bien nommée "French Hut". En chemin, on a la chance de croiser un petit wombat. Une petite bête toute choupi avec une tête de koala, et un corps de petit ours grassouillet. On arrive à l'approcher à moins d'un mètre aprés l'avoir bien feinté. Mais clou du spectacle à la tombée de la nuit on a pu voir un diable de tasmanie!!!!! Bon, il était à une dizaine de metres, mais pas de doute possible, avec sa tête de rat, son gabarit de chien, c'était bien un diable (#lifegoal)! Un peu déçu néanmoins qu'il ne se soit pas enfui en tornade en détruisant tout sur son passage en mode télétaz (#bableubabebabl). Bien fatigués de notre marche, on ne mettra pas longtemps à s'endormir à la french hut!

Le lundi matin, le reveil est rapide, on fait nos ppacktages assez rapidement, mais ça ne sera pas suffisant pour voir le lever du soleil en direct live. En effet, Maria Island est une ile en 2 parties reliées par une bande de terre trés mince, et c'est sur cette bande de terre qu'on a loupé le lever du soleil pour 10 minutes seulement... Pas de bol mais la vue du soleil montant au dessus de l'eau est superbe quand même! Aprés une petite marche de 12 bornes, on rentre sur le continent via le ferry, et retour à Hobart pour faire le musée d'art moderne trés coté appelé "MONA". N'ayant pas d'attente particulière, j'ai été bluffé par les collections d'art et le musée en lui même qui était vraiment fantastique. On a du abréger au bout de 3h en ayant vu une bonne partie, mais on aurait pas craché sur une heure supplémentaire!

Mes trois derniers jours en Tasmanie seront le moment de reprendre un peu mon souffle, faire encore quelques au revoirs (Jérémy, Linda, Jukka, Heidi), des supers copains avec qui on a vraiment passé du bon temps. J'ai quand même fait le site historique de port Arthur le mercredi, endroit de Tasmanie ou étaient envoyés les bagnards anglais pour travailler dans cette prison/camp de travail. Si la vue est belle, les descriptions des conditions de vie, et des sentences font froid dans le dos. L'aspect historique est un peu pauvre à mes yeux d'européen, mais est trés important et trés reconnu par les Australiens en quête d'identité, eux qui comptent en moyenne 1/4 de leurs ancêtres issus des déportés prisonniers anglais.

C'est donc un jeudi que je prends mon avion à destination de Perth! Cette ville me tente bien, il est censé y avoir du boulot et il fait plutôt chaud! C'est quand même la boule au ventre que je quitte la Tasmanie en regardant en arrière tous les bons moments que j'y ai passé comme les galères. Entre les péripéties chez les vieux, les soirées à Cressy, la cueillette avec les tongiens, les rencontres de personnes venus du monde entier, l'expérience solitaire de l'Overland Track, le road trip pour voir l'arrière pays, les aux revoirs, et surtout les gens que j'ai rencontré, on peut dire que ça aura été un vrai bon chapitre qui se clôt! Au moment de prendre l'avion, je suis envahi d'un mix étrange de sensations parmi lesquelles la nostalgie, l'excitation, et aussi un peu de peur de redémarrer quelque chose de nouveau! Mais mes premiers jours à Perth me confirment que ça fait du bien de changer, de sortir à nouveau de la zone de confort, de changer d'environnement, même si ça n'est jamais facile!

La suite au prochain épisode!

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Publié le 22 mai 2017

Ca faisait un bail, mais je reviens sur le blog, sans photos malheureusement, mon téléphone ayant rendu l'âme... Mais il faut dire qu'il s'est pas passé grand chose pendant un moment! Mais bon, je vais quand même vous conter mes aventures de mon quatrième mois (déjà) ici, en Australie !

Arrivée à Perth dans la nuit du jeudi, je débarque avec mes derniers australians dollars dans l'un des plus miteux backpacks vus jusque là, le Central backpackers! Matelas en mode galète, lit qui grince, chiottes dégueulasses, pas de PQ, pur kiff! Mais bon, j'ai plus beaucoup de sous, et à 17$ la nuit, ce serait pas sport de faire la fine gueule. Pas contre, les gens sont franchement cools ici, et comme d'habitude, c'est avec des asiatiques que je noue contact le plus vite! Un groupe de japonais vraiment sympas, qui me mettent rapidement au parfum, ici trouver un taf c'est plutôt galère #shit #reshit. Choc, j'avais entendu tout l'inverse par un peu tout le monde ailleurs, comme quoi Perth était plein de taf. Il va donc falloir se retrousser les manches, il en faut plus que ça pour m'abattre! Pour pouvoir bosser dans le bati il faut être ici titulaire d'une "White card", la carte blanche (#fluent) que je m'empresse d'acquérir, moyennant la coquette somme de 90$ (#lesenculés). En gros, on parle d'une série de questions portant sur la sécurité sur un chantier, histoire de prouver que t'es pas assez débile pour te mettre le feu, boire de l'acide ou te mettre un coup de perçeuse dans le crâne. Vu que j'ai pas encore les fils qui se touchent, j'ai pu finir le questionnaire en moins d'une heure contre les 3h à priori nécessaires pour le test. J'ai désormais tout en main pour pouvoir faire la tournée des agences d'emploi du coin!

Aprés un weekend à prendre un peu mes marques dans la ville (et déménager du taudis qui me sert d'hotel), je comence la tournée des agences d'emploi. Je me retrouve donc confronté à un certain scepticisme au moment de présenter mon CV. Bon, il faut les comprendre, ça fait délirer de voir un ancien comptable KPMG débarquer en disant qu'il veut bosser dur de ses mains (#mkay), son seul fait d'arme dans le batiment étant 2 mois d'intérim il y a 6-7 ans. Malgré tout, ce dernier détail aura la chance de faire tilt auprés d'une conseillère d'une agence, sûrement impressionnée par les gros bras du bonhomme 😂💪... Elle me rappelle 2 heures aprés pour un taf! Cool, c'est finalement pas si compliqué que ça de trouver du taf! Les autres backpackers savent surement pas se sortir les doigts, les branleurs...

Bref, le plan est plutôt simple, je vais faire du béton, il faut juste se trouver sur chantier à 6h45 le mercredi pour début 7h avec tout le matos de sécurité (gants, chausssures de sécu et cie), le site se trouvant à 20 minutes à pied de mon nouvel hotel. Je me couche tôt la veille pour pas faire mauvaise impression. Je me reveille le lendemain comme une fleur avec le lever du soleil à ... 6h40... Ah putain la burne, je me suis planté sur les réglages de mon réveil, l'option était sur les jours du weekend, fuck fuck et refuck (#neeeee)... Je cours comme un dératé en même temps que j'appelle le mec en disant que j'aurai un poil de retard, il me dit pas de problème, 3 autres gus se sont pas pointés, mission avortée... L'histoire ne dira pas si c'était vrai, ou si le gars a pris ça comme un manque de respect et m'a recalé (Ils sont vraiment à cheval sur les horaires et sur le coté "pro" des workers ici). Rhhaaaaa putain de tanche que je suis!! Je passe la journée à me maudire. J'ai grillé une cartouche, il va falloir tout recommencer avec re-tournée des agences, trainer sur Gumtree (le "boncoin" local) pour trouver un taf.

C'est la que la galère commence. J'ai passé donc une bonne semaine et demi sans taf, mon lifestyle sans thunes consistant désormais à bouffer nouilles chinoises, beans et thon en boite pour pouvoir dépenser le moins possible #dreambig #cryingjordan. Il faut dire que l'Australie, si tu taffe, c'est royal pour faire de la caillasse, mais si tu bosse pas, rien que "vivre" coute cher (environ 300 dolls la semaine en vivant vraiment à minima). Mes derniers dollars partiront dans l'acquisition d'un vélo bon marché (60$) qui cassera 3 jours aprés 😭, le sort s'acharne. Enfin bon, un vélo à 60 dolls quoi. J'arrive quand même à le rendre utilisable (mais je ne peux plus passer les plateaux, je suis bloqué sur le 2), et je peux toujours me déplacer, mais avec les cables pétés qui trainent et un bruit horrible quand je pédale... Bon, fondamentalement, j'ai fait un an avec ma WV polo à l'aile droite arrachée et au démarrage incertain sur le parking de KPMG, j'ai prouvé jusque là que je me foutais pas de passer pour un manouche (#tapismoquette #sethgueko). Bref, c'est pas la grande forme durant les 2 semaines en question que je passe come un lion en cage dans mon hôtel, mes seules sorties étant le harcèlement quotidien des agences d'intérim et un running pour rester actif. Il faut avouer en plus que mes relations humaines ne sont pas au top, l'hôtel que j'ai rejoins est blindé de français ou allemands de 20 piges qui trainent en bandes de 15-20 et se mettent la tête tous les soirs. J'ai pas forcément envie d'aller vers les autres et j'ai pas un rond pour faire des activités. Entre nous, ça explique un peu le "trou" dans le blog en raison du faible moral. Il fallait bien que ça arrive un moment ou un autre!

Mais bon, je suis un garçon solide et tenace, mes recherches vont finir par payer! Dans un premier temps, je trouve un premier taf dans mon hotel pour le payer ma chambre. Le taf en question consiste à nettoyer la cuisine 3-4 jours par semaine de 22h à 0h30 environ soit cleaner les poelles et casserolles que les ̶c̶o̶n̶n̶a̶r̶d̶s̶ ̶d̶e̶ ̶t̶e̶e̶n̶a̶g̶e̶r̶s̶ ̶m̶a̶l̶ ̶é̶l̶e̶v̶é̶s̶ gens laissent dans la cuisine, les plaques de cuisson, le sol... La seule satisfaction (trés mince) de ce job, outre de payer ma place en dortoir étant de pouvoir mettre le petit écriteau jaune avec le mec qui se pète la gueule "Caution Wet Floor" (y'a aussi voler de la lessive et des jetons pour la machine à laver, c'est dire à quoi j'en suis réduit). Dans la foulée, je trouve mon premier job rémmunéré sur gumtree, l'optimisme reviens, j'inverse la courbe du chômage là! Il s'agira d'un job à ma mesure, démolisseur. N'arrivant jusque là pas à convaincre les agences et entreprises de mon potentiel de builder, elles ont vu en moi un potentiel de destruction certain. Le premier job n'est que de quelques heures seulement, mais c'est toujours 120 dolls, et surtout séduire mon employeur pour me reconduire sur un autre job le jeudi. Si le premier job était plutôt soft en terme de destruction (on a fait ça propre à la perceuse, dévisseuse), le second est un pur carnage. Eclater des murs de placo à la masse, au marteau, shooter dans les murs, on lache la bête qui est en soi! C'est franchement le fun, mais la journée est longue (14h de taf 😓) et je finis la journée sur les rotules et les chocs induits par les coups de masse me filent des fourmis dans les bras (qui continuent de durer par ailleurs)... Finalement, ce job qui devais durer plusieurs jours (4) s'arretera là pour moi, le boss ayant préféré embaucher plus de casual workers sur ce jour en question et finir avec ses gars le lendemain. C'est comme ça le taf en Australie, si on a plus besoin de toi, tu dégages malgré les engagements initiaux. C'est bien, ça me préparera à mon retour en France un jour (#loidutravail #elkhomri)... Bon, je suis un peu deg, mais c'est quand même 250$ qui rentrent dans la poche sur un jour!

Nouvelle semaine, et je peux recommencer à silloner la ville sur ma scabreuse monture pour reprendre mon travail de harcèlement d'agences d'interim. Lundi matin à l'ouverture de "Mass recruitment", je fais le push pour obtenir un taf que le conseiller était pas chaud pour me filer. Il faut dire qu'avec 1h20 de transport en commun pour m'y rendre, le mec a jamais cru que je me taperai la motiv' pour être sur chantier à 6h30. Mais bon, je suis bien en chien, et je sais comment ça se passe pour le boulot dans les agences d'interim. Il faut mettre le pied en travers de la porte et si t'es bon et motivé, ils te rappellent. Donc j'ai pas hésité à me lever le mercredi à 5h (😵) pour faire 10 minutes de vélo, une petite heure de train jusqu'à la station Butler (Gerard) et re-10 minutes de vélo pour arriver "on time" sur chantier. Le boulot est pas un truc d'intello, je serai donc un poète de la pelle, un esthète de la pioche, je vais creuser des trous dans le sable pour planter des arbres et leurs tuteurs (des pilones de 35 kils quand même) sur un chantier résidentiel plutôt monstrueux. C'est d'ailleurs assez impressionnant de se dire que sur le chantier sur lequel j'arrive n'était que des dunes de sable 3 semaines auparavant, et qu'il ne reste maintenant plus qu'à poser la centaine de maisons du quartier résidentiel. Ce job qui devait durer 1 jour durera presque 2 semaines, j'ai réussi à convaincre mon supervisor (une montagne chauve blindée de tatoos) que je valais le coup! J'en étais sûr! Par ailleurs, un autre opérateur sur chantier trouvait que je bossais bien et a pris mon numéro pour me recommander à son autre employeur s'ils ont besoin! Bon, le taf est physiquement exigeant, avec beaucoup de courbatures et de chocs (creuser à la barre à mine, ou tasser le sable au compacteur ça défonce sévère). Je rentre bien claqué, et j'avoue que le reveil à 5h quand je bosse la veille à l'hotel jusqu'à 0h-0h30, c'est plutôt sportif, mais au moins j'ai du boulot! J'ai quand même réussi à négocier pour que mes jours de taf à l'hotel soient le plus possible le weekend pour souffler un peu. Sinon, sur le chantier, j'ai tour à tour bossé avec des français, nigerians, kenyans, anglais, l'occasion de reprendre une vie sociale que j'avais un peu lâchée ces dernières semaines quand j'étais moralement au fond du trou (ironique n'est ce pas). A l'hotel, maintenant que les gros groupes de teenage teufeurs sont partis, j'ai enfin réussi à me faire un groupe de potes, bon c'est des français bossant dans le bati aussi (pas trés exotique), mais ça fait du bien d'être avec des gens dans le même délire. Et le fait de cleaner la cuisine me permet aussi de rencontrer d'autres gens qui passent taper la discute, me payent des mousses et tout. Je reprends un peu une vie sociale et trouve un peu ma place dans mon grand backpack, ouf!


Bref, aprés un peu de mésaventures, j'ai réussi à trouver un peu de taf, et un groupe de potes, il m'aura fallu un peu de temps avant de m'adapter à Perth. J'espère juste que le taf se pérénisera pour la suite, car c'est le retour à la case départ après cette dernière mission! Je vais donc reprendre les recherches, mais le moral est solide!!


A bientôt

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Publié le 19 juin 2017

Hello everybody! Voici le tant attendu nouvel épisode!

Je m'étais arrêté il y a déjà 3-4 semaines aprés la fin de mon job de paysagiste, le planteur d'arbres que je suis raccrochait la pelle aprés 2 semaines de bons et loyaux services. Mon dernier jour de boulot étant un lundi, il a fallu se remuer l'arrière train le mardi pour trouver un nouveau job et continuer à vivre le "rêve à l'australienne"... Il est temps d'enjamber mon fidèle destrier pour reprendre ma tournée des agences d'intérim. C'est avec plaisir que certains me voient franchir le pas de leur agence, me demandant comment ça allait et qu'est ce que j'avais fait depuis, eux qui ne m'avaient plus vu depuis 2 semaines. Malheureusement, dans un premier temps, je fais chou blanc. Tour aprés tour, ils m'annonncent qu'ils ont bien pris note de ma disponibilité, bla bla bla. Bon, j'ai un autre plan potentiel pour bosser à la même usine que mon pote Max, mais c'est à 14km de là, et en vélo, surtout le mien, ça commence à faire loin. C'est bien loin de décourager l'homme de défi que je suis, et de toute façon, j'ai rien d'autre à faire. A peu prés à mi chemin, je me prend une sauce terrible, la pluie (et pas une pluie de pédale, hein) fait son apparition au contraire de ce que monsieur google météo annonçait quelques minutes avant mon départ. Je suis trop loin pour faire demi tour, je continue (#galérien #truanddelagalere). Aprés 14 km d'étape, je finis par déposer mon CV a l'usine, et comprends rapidement qu'ils ne me rappeleront surement pas (#rateau). Il est temps de prendre la route du retour, et je fais un petit détour par le centre commercial, le moment que choisit Will, le conseiller de mon agence pour m'appeler et me proposer un taf. Par contre, il faut que je passe à l'agence pour valider des consignes de sécurité... Si je suis intéressé? Biensûr lui dis-je, bouge pas, je peux être là dans 3/4 d'heures! L'agence est 9km de l'endroit ou je me trouve. Je roule comme un dératé, esquive avec agilité les voitures dans le traffic, grille les feux rouges, bouscule un peu les passants, mais j'arrive à l'agence avec un respectable 10 minutes de retard. Le topo est simple, j'ai un questionnaire de 3/4 d'heures (en anglais cela va sans dire) sur des consignes de sécurité, le but étant ensuite de répondre à un questionnaire en atteignant 95% de bonnes réponses (remember elearnings #imember). C'est avec aisance que j'atteins le score de 95,17% me permettant de valider le questionnaire, et par la même le boulot de 3 jours avec l'entreprise "Swan Interiors" sur le campus de la Curtin University qui commence dés demain.

Premier jour, le rendez vous est fixé à 6h sur le campus de l'université qui se siue à 12km de mon hôtel. Les bus étant peu légion à 5h du matin, c'est à nouveau en vélo que je vais devoir m'y rendre. Ouais, 45 minutes de vélo environ, faites le calcul, je dois partir à 5h15, me réveiller donc une demi heure avant environ... Dur. Comme j'aime faire bonne impression, j'arrive le premier jour à 6h30 sur place... 😂 Il faut dire que trouver le batiment en question sur le campus de l'université était un vrai défi: 116 hectares, 54000 étudiants, on est loin de Nancy 2... A priori, mon chef s'y attendais, tout le monde galère la première fois "no worries" comme on dit ici (pas de souci quoi). Les premiers jours se résument à passer le balai, déplacer des trucs, protéger la moquette fraichement posée, descendre les poubelles... Autant dire que je développe pas mon intellect, mais les journées passent plutôt vite, et ça reste super intéressant de voir comment se monte un batiment de l'intérieur. A la moitié du deuxième jour, mon boss a l'air d'avoir besoin de moi sur une plage plus large et viens me voir "tu peux bosser jusqu'à 16h? -Yes; Tu peux bosser samedi? - Yes". Je crève le dollar, donc je dis oui pour tout taf en extra, surtout que je suis payé à 25$ l'heure, bien mieux que tout ce que j'ai pu faire jusque là. Au bout de 2 jours, je suis appelé par mon correspondant de l'agence d'intérim, "tu fais du super boulot, continue comme ça!". Mon chef, séduit par ma bonne attitude (#niggawithattitude) et mon dynamisme me reconduit une semaine supplémentaire. Il faut dire que l'australien est pas reconnu comme un gros bosseur, donc je fais figure d'employé modèle à toujours venir le relancer pour réclamer du taf. Bon, les tâches n'évoluent pas spécialement, même si je suis devenu un peu le "gestionnaire d'espace disponible" sur le chantier. Concrètement, je m'occupe de nettoyer tout ce qui traine "clean the fucking shit all over the place", et de déplacer les palettes de matos à droite à gauche en fonction de l'avancée des moquetistes, et des mecs qui font le plafond "move the shit from this fucking room to that fucking place"... L'Australien de chantier est pas un poete, mais fait preuve d'une remarquable habileté à placer "fuck et/ou fucking" dans une phrase. Autre particularité de l'Aussie sur chantier (et ailleurs), il en a rien a carrer de toi. Le matin, pas de bonjour, il s'en foutent d'ou tu viens, qui tu es ect.. c'est un peu surprenant au début, mais finalement ça ressemble pas mal à la mentalité du pays, et on s'y fait facilement une fois qu'on sait! Du coup, la deuxieme semaine se passe, mon boss me demande de finir à 18h certains jours, c'est chaud, mais je serre les dents et ça passe. Bon, à la fin de semaine le vendredi soir, mon chef me dit qu'il veut me filer des "extra hours", j'avoue que je suis un peu éclaté (déjà 50h au compteur, avec des journées solides à courir partout), et que j'ai pas trop envie de bosser plus, je suis en mode bof. Sauf que j'avais pas capté le truc, en fin de semaine mon chef m'a donc pris ma timesheet (#imember) et m'a comptabilisé une semaine de 57h pour 50 bossées!!! Content de moi sur cette semaine, il m'offre 7h de travail cadeau, en fait, l'extra hour, je prends à fond! C'est un cadeau de 175$ bruts quand même pour une semaine de boulot, le Français que je suis n'est pas habitué, encore deux semaines comme ça et j'éclate ma prime annuelle KPMG... Mon chef qui était toujours un peu ronchon, jamais l'air content ect finalement était en super content de mon taf et a su se montrer reconnaissant! S'en suivirent encore deux semaines de boulot (6h-16H) jusqu'à la livraison finale du chantier vendredi 16! Tout ça c'est bien passé, et je suis un peu deg que ça s'arrête (surtout que j'ai eu droit à des petites "primes" toutes les semaines). Mais bon, j'ai vu le chef de mon chef qui m'a dit qu'il voulaient continuer de bosser avec moi, et qu'ils essayeraient de me trouver d'autres chantiers, car "quand ils ont un worker comme moi, ils essayent de le garder". Merci pour les chevilles, je vais me la donner pour un moment avec des compliments pareils! Je suis passé à l'agence d'interim, et ils m'ont fait la même, super compliments "de loin le meilleur intérimaire depuis un bon moment" selon mon chef #darealMVP #MVI. Ils sont chauds de me trouver quelque chose rapidement, mais à l'heure ou j'écris, je n'ai rien pour ce lundi! Ca va me permettre de kiffer un peu aprés 6 semaines d'intense labeur. Quoi qu'il en soit je reprendrai les recherches de taf assez vite, j'ai pas envie de rester oisif et j'avoue qu'avec un peu de chance, ça serait pas mal de continuer à bosser du coté de chez Swan.

Sinon la vie à Perth est plutôt cool, toujours au même backpack. J'ai désormais une chambre double partagée avec un Italien grassouillet et plutôt particulier. La première impression a donné le ton: rentré à 23h de son taf, le mec dit bonjour à sa peluche carapuce en l'embrassant sur le front, enlève son T-shirt et se met à faire des pompes dans la chambre... "Euh, salut mec"#WTF #Dafuck... Le mec est pas un vilain bougre, mais bosse en restauration et rentre à minuit du taf alors que je me couche à 22h, et est aussi discret qu'un casino de Vegas (Bruit et lumière) ou qu'un Mainfray à 3 grammes. Bon, ça fait 3 semaines que je cohabite avec le bonhomme, j'ai réussi à m'y faire (même s'il me pique mon shampoing et gel douche et qu'ça m'vénère #maitregrims). Sinon on s'est fait un groupe de potes ici avec quelques français Gabriel le mec qu'on prend pour moi ou mon frère, Max avec qui on se prépare un road trip pour septembre, et Bastien aka Baptiste (ouais, Bastien, ça rentre pas) qui est parti depuis. J'avais décidé d'esquiver les français, mais pas les gens bien, et ça fait pas de mal de reparler français! Du coup on essaye de se faire quelques activités, même si on est tous un peu claqués du taf (batiment pour quasi tous). On été qu stade voir un match de foot australien, le "footy" comme on l'appelle ici et assister à la victoire des Dockers de Fremantle. Alors, le footy, c'est un jeu plus que brouillon, on comprends pas grand chose, mais ça reste fun de voir 36 bonhommes (ouais, 18 vs 18 quand même) se mettre des bons tampons. On est désormais des supporters officiels des Dockers, dont la mentalité de galérien correspond bien plus à l'esprit prolo de notre groupe de frenchies que les West Coast Eagles, autre équipe de la ville, mais équipe un peu hype et friquée. Le dimanche est souvent réservé à la sortie au marché de East Perth pour se ravitailler en fruits et légumes à prix défiant toute concurrence avec des potes Coréens qui nous ont refilé le tuyau. En même temps, quand tu vois que le marché est peuplé de 70% d'asiatiques, tu sais que tu vas faire des affaires (#cliché). On se marre bien, et c'est un bon moyen d'étoffer notre vocabulaire en insultes coréennes. L'argot frenchie étant quand à lui déjà bien maitrisé par nos amis asiatiques qui nous accueillent toujours par un "bonjour co&*ard, ou salut fils de p*te" ce qui nous fais toujours bien délirer. Les samedis soirs, c'est bien souvent barbec le long de la swan river avec les potes, les coréens, mais également ce weekend avec mes potes finlandais Jukka et Heidi (de Tasmanie), qui ont rejoint Perth depuis une semaine! Et hier, c'était soirée électro... enfin une soirée qui commence le dimanche à 14h et finit à 20h, tout le monde étant complètement rincé à 17h, ce qui est plutôt fun. C'est chelou, mais les Australiens font la teuf le vendredi soir et le dimanche aprem, et se reposent le samedi soir! Enfin voilà quoi, on essaye de s'occuper, surtout le weekend! J'avoue que la semaine, je suis un peu entamé par les journées de boulot, et par l'heure et demi quotidienne de vélo pour y aller et revenir. Certains jours, je suis aussi véloce qu'une mamie en déambulateur pour revenir à la maison, galérien tel Jacky Durand dans une étape de montagne. Toute cette activité physique (boulot + vélo) a eu la fâcheuse conséquence de réduire à peau de chagrin ma panse à bière dans laquelle j'ai pourtant massivement investi en temps et argent depuis le début de mes années étudiantes. Un peu de repos ne me fera pas de mal pour reprendre un peu de ce "charisme" (#charism) perdu depuis... et me remettre de la soirée électro aussi...

Bref, voilà, les choses se passent (t'entends) et si les semaines ne sont pas toujours exhaltantes, elles permettent de se refaire financièrement, pour pouvoir aborder plus sereinement les échéances à venir: Singapour fin juillet, Japon en aout, peut être suivi d'un autre périple dans un pays asiatique, et d'un road trip en septembre sur la west coast! Le temps va filer vite jusqu'à là!


A bientôt!

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Publié le 29 juillet 2017

Hello!

Je reviens pour vous conter mon dernier mois (et quelques) à Perth. Un peu de retard par rapport à d'habitude, mais le dernier mois ayant été usant physiquement, comme psychologiquement, je m'y met seulement, à bord de mon avion à destination de Singapour! La première chose étant que je suis enfin à nouveau en vacances après plus de 4 mois de routine vélo-boulot-dodo! Perth c'est fini pour le moment, direction l'asie pour profiter un peu des dollars gagnés à la sueur de mon front, le programme restant inchangé: Singapour, Japon, et la Malaisie sur l'île de Bornéo!


Aprés avoir bossé quelques semaines du coté de chez Swan à l'université Curtin, il était temps de reprendre le travail de prospection chevauchant fièrement ma scabreuse bicyclette. Je pêche, mais ça ne mord pas, donc dés le mardi je décide d'aller me balader sur l'île de Rottnest avec mes potes Finlandais. C'est en quelque sorte l'attraction touristique de Perth, connue notamment pour être le seul endroit ou l'on peut voir les quokkas, petit marsupial sociable et choupi! Mardi matin, réveil à la fraiche à 5h30 pour prendre le train direction Fremantle pour rejoindre le Ferry à direction de ladite île. Bon, je loupe le premier train, le second me fait arriver en théorie à 7h10 à 5 minutes du départ annoncé du ferry. Je dois donc parcourir les 1,3km selon google map dans ce laps de temps, ce qui n'est pas une mince affaire, d'autant que le premier café du matin m'a un peu serré le ventre (#transit). J'arrive à 7h17 en nage, le ferry ne partira que 15 minutes plus tard... les Australiens et la ponctualité quoi #noworries. Mais ce petit sprint de bon matin m'a reveillé, et préchauffé pour une bonne journée de vélo (ça change...). Aprés trois quarts d'heures de navigation, arrivée sur le petit village de l'île, on récupère les bicyclettes, et c'est parti pour le tour de l'île! Alors, Rottnest, c'est un endroit qui ressemble à la Louisianne, à l'Italie... Vous l'aurez compris, on dirait le sud! Magnifiques petites criques à l'eau translucide, rochers en bord de plage, marais salants, temps clément, le top! Pour l'Australie c'est vraiment différent de ce qu'on peut voir par ailleurs, mais c'est vrai que la sensation de dépaysement n'est pas totale. La balade à vélo de 20 km était vraiment agréable, mais s'est considérablement corsée dés le moment ou des enfoirés ont profités de notre inadvertance pour interchanger leurs vélos cassés avec les notres... Mais la bonne nouvelle, je travaille le lendemain, attenue un peu la peine! Retour serein sur le bateau, tout le monde pionce on ne sera qu'à peine reveillé par le spectacle son et lumières d'une touriste asiatique n'ayant pas supporté le mal de mer quelques banquettes plus loin. Le lendemain, il est temps de repasser à l'attaque, avec un job à 7h30 à 10 minutes de chez moi, par rapport à d'hab, c'est la grasse matinée! J'arrive sur chantier et je suis accueilli par un chef de chantier au style qui mérite d'être mentionné, un splendide mulet le long de la nuque comme on en voit même plus aux concerts de Johnny... Soit dit en passant, c'est une mode capilaire qui persiste encore en Australie. Bref, je comprends vite le job, il va falloir préparer et transporter des étais et des plaques servant à monter un échaffaudage pour y couler une chappe en béton; autant dire du vrai travail de chien chacun des éléments étant lourd à mort et la pluie ayant décidé de rendre la tâche plus amusante. Mais bon, le job n'est que de deux jours (#simplementdeux) et je peux serrer les dents, le dos s'en remettra.

Pour la semaine d'aprés, je rebosse chez Swan à l'université le lundi seulement et aprés une journée de repos, j'enchaine toujours avec la même boite, mais de l'autre coté de la ville. La encore, le plan est galère car le site est derrière l'aéroport en pleine zone industrielle à 15km du backpack, donc pour y aller en vélo c'est compliqué. J'arrive à couper la poire en deux en faisant un peu de train, et 9km de vélo seulement, mais bon, traverser les zones industrielles mal éclairées ou longer les voies rapides en vélo à 6h du matin, c'est de l'ordre de la sensation forte. Ce job consiste à construire des annexes à des silos à grain. C'est en quelque sorte un clin d'oeil à ce que je faisais presque un an auparavant (à un jour prés) lorsque je participais à l'inventaire des silos à grain d'une célèbre coopérative agricole meusienne. C'est presque un acte manqué là! Le job ne durera à nouveau que deux jours (#simplementdeux). Mais c'est ce 30 juin que la nouvelle tant attendue intervient! Ma soeur accouche d'une petite Joséphine, je deviens du coup un tonton ému #tontonscooter! Je dois avouer que le fait de vivre ça à distance, et en dépit des appels skype, n'a pas été facile pour moi. Pour la première fois depuis mon arrivée en Australie, j'ai vraiment le mal du pays, et la famille me manque. Coincé entre les vacances en point de mire (1 mois) et cet heureux évènement, j'ai envie d'être partout sauf à Perth! Heureusement que le groupe de potes avec Gabriel et Max est solide et qu'on s'entend vraiment bien, parceque chaque weekend est pluvieux ici, ce qui ne remonte pas plus que ça le moral. Et attention, on parle pas de pluie de tarlouse, c'est des "showers" comme ils appellent ça ici, qui rendent impossible toute sortie, et c'est pas rares que ça soit suivi de petites tempêtes.

Mais bon, je repars pour une nouvelle semaine de taf, avec une autre agence, autre boite, et autre job: au Parlement of Western Australia, excusez du peu! C'est un peu le conseil général local, sauf qu'ils ont 3 fois moins d'élus pour le Western Australia (2 645 615km2 et 2,6 millions d'habitants) qu'au conseil général de la Meuse par exemple... L'idée étant de changer le dallage de la cour intérieure, on va encore pas me demander d'être un poête! Des dalles en pierre de 40x40x4cm à déplacer à la brouette à l'extérieur du batiment, et faire le chemin inverse avec les mêmes dalles en granit. J'ai déjà fait des tafs pas évidents, (l'audit d'Authentique), mais celui là est vraiment le plus dur que j'ai pu faire physiquement parlant. Tu charges ta brouette de 100-150kg au bas mot et en avant Guingamp, tu navigue à travers les couloirs pour déposer les plaques sur des palettes à 3-400m à l'extérieur du batiment. Je peux vous assurer que les 8h de taf, tu les sens passer! Les deux premiers jours ayant servis à la sécurisation du site, les allers retours ne dureront heureusement que 6 jours. Par ailleurs, le manoeuvre permanent de cette boite me le dit, sur ce genre de job il prend de la créatine pour tenir le coup... Pour éviter de mourir con, et surtout pour soulager un peu mes bras, je m'y suis moi aussi essayé #dopage #tourdefrance. Ben franchement, c'est pas si mal pour combattre la douleur musculaire sur le coup, tu peux encaisser! Le taf ne durera qu'une semaine et demi au lieu des 4 semaines annoncées... Dommage, mes bras commençaient à s'y faire! Aprés un jour oisif, mon ancien chef à Curtin University me rappelle pour le deuxième étage du projet entamé quelques semaines plus tôt. J'en reprends pour environ 2 semaines, et je finis même ce mercredi 26, juste de quoi me permettre de finaliser mes bagages pour le départ du 27!


Ca y est, la période de sacrifice est enfin terminée! Je savais que ces 4 mois à Perth ne seraient pas faciles à tous niveaux! Le taf a pas toujours été facile, mais j'avais envie de rebosser dans la construction, c'est chose faite, et j'y ai vu et appris pleins de trucs, notamment une certaine vision du pragmatisme. Un bon coup de marteau et tu règle pas mal de tes problèmes!!

Au plan humain, ça a été une période finalement trés riche, avec des super rencontres notamment avec mes futurs travelmates Max et Gab avec qui on repars pour un tour ensemble en septembre aprés avoir chacun pris son mois de vacances de son coté! Quasiment toutes les fugaces amitiées liées ici l'auront été avec des Français. Perth étant une ville particulièrement choisie par les Français qui représentent 2/3 du contingent de backpackers, donc pour la langue, on ne peut pas dire que j'ai vraiment progressé ici!

Au plan financier, je me suis fait une bonne santé ici, pouvant mettre quelques milliers de dollars de coté tout en m'étant payé tous mes billets d'avion, et un nouveau téléphone tout neuf pour vous abreuver de photos! Le jeu en valait quand même la chandelle!

Maintenant, place à 2 mois de vacances et d'aventures, ça sert à ça de s'être sacrifié!


Ps: les rares photos de Perth arrivent bientôt... #sooooon

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Publié le 5 août 2017

Comme annoncé, ça casse pas des briques les photos sur Perth (en raison de ma panne de téléphone, paix à son âme), mais ça me permettra de pas oublier cette période a travers quelques images! Je le complèterai sans doute avec les photos des potes!

En premier lieu quelques vues de la ville

Demolition man at work... Dommage que j'ai pas le avant/aprés

Cleaner at work

Le cycliste de retour du travail. Y'a pire comme panorama!

Rottnest island, la seule véritable visite à Perth!

Tout le monde s'en fout sauf moi: Le theatre de quelques uns de mes pires taf! 😂

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Publié le 5 août 2017

Peut être pas aussi attendu que le transfert de Neymar au PSG, une nouvelle et fraiche chronique sur mon weekend court mais intense à Singapour!


Aprés quelques bières avec des potes et un au revoir à Perth sans trop d'émotions (je reviendrais du coup), je prends l'avion en fin d'aprem direction Singapour! J'arrive a 0h sur place, et sors directement pour prendre un taxi. Première impression, celle d'ouvrir un four au moment où je sors dehors prendre mon taxi! Chaleur un peu intense, 31 degrés, humidité au max, je nage déjà dans mon jus aprés 3-4 minutes à attendre dehors, alors qu'on est en pleine nuit! Aprés une bonne demi heure de route, j'ai le temps de scruter un peu de paysage, et c'est une véritable forêt d'immeubles partout! Barres d'immeubles d'une vingtaine d'étages, y'a du béton au metre carré, de quoi te faire passer le haut du lièvre (#champleboeuf) pour une paisible banlieue! En même temps, tu case pas 5,5 millions d'habitants sur presque 700km2 sans tasser un peu à certains endroits, c'est le pays le plus dense aprés Monaco, et ça se ressent sur place! Je retrouve Damian à son appartement, et aprés les tradionnels salamalecs d'usage, place à un petit verre, mais il est déjà tard! Il faut garder des forces pour le lendemain!


Aprés un reveil tardif, direction le centre ville pour aller au temple boudhiste "Kwan Im Thong Hood Cho Temple" le bien nommé. Une petite prière pour la famille et les amis avec de l'encens et une offrande (de la thune quoi #unpeudfric), et nous voilà repartis dans les méandres de Singapour. Alors, par méandres, ne nous trompons pas, il ne s'agit pas de ruelles typiques, mais bien plutôt de centres commerciaux infinissables, mais dont la climatisation ne fait pas forcément regretter l'humide chaleur extérieure! On part déjeuner le traditionnel chicken rice, plat typique de Singapour dans une ruelle au style colonial. Un régal!

Aprés quelques bières pour se mettre dans l'ambiance, direction l'île de Sentosa et le parc d'attraction Universal Studios. Un peu de sensations fortes dans des décors connus (Jurassic Park, la Momie, Fort fort lointain de Shrek, ou encore waterworld). A noter l'énorme attraction battlestar galactica qui secoue bien les trippes pour les amateurs!

Aprés cette aprem de bon délire, mais finalement assez fatigante, on rentre tranquillement en ville en passant par le spectacle son et lumière sur le Merlion. Alors le Merlion est le symbole de la ville de Singapour, c'est une tête et corps de lion, et une queue de sirène (mermaid), qui fait d'ailleurs plus penser à une crevette qu'autre chose, mais le spectacle est sympa! On revient de l'île de Sentosa par le pont, l'occasion d'avoir une vue sur les lumières de la ville. C'est d'ailleurs particulièrement calme et paisible, assez surprenant quand on voit le monde amassé sur les quais! Ce soir là, je m'essaye aux Koreans ramens, un sorte de bouillon de pates épicé au poulet (plat Coreen). Autant dire qu'il faut accrocher ses chaussettes ici quand tu prends de la bouffe épicée. Je finis péniblement mon bol pourtant délicieux, la tuyauterie cramée par les épices. J'ai tellement transpiré sous les yeux (mon petit truc quand je bouffe épicé) qu'on aurait dit que je pleurais... Il est de réputation que le "blanc" est incapable de supporter la spicy food en Asie, force est de constater que je ne tordrai pas le coup à ce cliché. D'ailleurs, je pensais voir beaucoup d'occidentaux dans les rues de Singapour, ben pas tant que ça en fait, et hormis dans les grands centres commerciaux, je dénote. Je sais pas si c'est la barbe ou quoi, mais je me suis senti vraiment scruté par la population locale! A moins qu'il me s'agisse uniquement de mon charisme... 😂


Premier jour à Singapour, ou SG pour les intimes

Le deuxième jour commence au petit marché du coin, je découvre quelques unes des spécialités culinaires d'ici à savoir une sorte de crème/flan de soja, de la gelée d'herbes, des oeufs mi cuits ou encore une brioche à la confiture de coco. Trop bon, encore une fois! Ensuite, départ pour la ville, en passant par l'imposant "mall" (centre commercial) Singapoureen "Marina Bay sand", composé de 3 énormes buildings sur lesquels reposent un batiment sous forme de bateau ou de dirigeable selon l'imagination de chacun. Ces temples de la consommation (haut de gamme) sont pas franchement mon kiff, mais ça vaut tout de même le coup d'oeil pour l'architecture! Ensuite direction "garden by the bay", sans doute l'image la plus célebre de Singapour. De superbes jardins inspirées des 3 nationalités notables de Singapour (chinois, malais et indiens) au milieu desquels s'élèvent des sortes de palmiers artificiels semblant être tout droit sortis du film Avatar (jugez par les photos). C'est vraiment joli et trés clean, tellement qu'on se croirait dans un parc d'attraction ou chaque vue est parfaitement conçue et designée. Aprés avoir fait ce "must see" direction Chinatown et un petit dessert à là chinoise (sorte de tapioca a la mangue), encore une fois délicieux! On traîne un peu dans ce quartier qui accueille ce jour précis un festival de street food, mais la rue est tellement bondée qu'on abandonne vite pour se concentrer sur la boisson (manger rapide, manger liquide). Aprés avoir trainé dans Chinatown, on repart en ville sortir dans un club typique pour une bonne soirée! Je m'abstiendrai de publier les photos de cette soirée sur ce blog, rien de bien extraordinaire, mais ce qui se passe a Singapour reste a Singapour!


Deuxième jour a SG!

Aprés la soirée arrosée de la veille, le reveil fut tardif. Ça devient une habitude, on repasse par le marché pour le petit déjeuner. Au menu, un bouillon dans lequel flottent nouilles, coques et crevettes. J'avoue que sur le coup, déjeuner aux fruits de mer, je me suis dit que j'allais prendre sur moi, car c'est pas forcément mon truc, mais bon, c'était encore une fois au top! Direction la ville ensuite et notamment du CBD (le quartier d'affaires) en passant par un nouveau mall géant. On décide de faire le musée des civilisations asiatiques, dont le titre m'avait alléché. Bon, aprés une visite assez décevante, la dénomination est vraiment flatteuse compte tenu de collections relativement peu étoffées. On a le temps de tester quelques nouveautés culinaires pour moi, a savoir le toast au "pork floss" (de la viande bouillie et effilochée qui donne l'impression de manger du coton) ou encore là glace servie dans ma tranche de brioche. Visite de l'ancien parlement "parliament house" au coeur du quartier colonial, on se croirait plus en Angleterre qu'en Asie! On continuera notre tour des quartiers culturels de Singapour en visitant tour a tour le quartier musulman malais, le quartier Thaï ou encore little India. Le premier trés relax avec ses palmiers sorti des mille et unes nuits m'a vraiment plu, au contraire du quartier Indien. S'il est joli, il est bondé et peuplé à 95% de mecs zonant en bandes #malaise. On a fini notre tour de l'asie de Singapour non sans avoir mangé un dernier plat, les cuisses de grenouilles! Damian ne connaissait pas la réputation des frenchies, et voulait se marrer a me faire manger des truc "que les blancs ne mangeraient jamais"... Ça, je mange aussi! Retour un peu plus tot que d'habitude vers 2h, car je suis en solo pour mon dernier jour, Damian travaille!


Dernier jour a Singapour, je commence là journée comme d'habitude par mon petit déj au marché du coin. Premier objectif, me trouver un coin pour faire une sieste, pas évident avec les deux backpacks sur le dos. Je me met donc à là recherche d'un coin de verdure pour m'allonger un peu. Problème, Singapour et les parcs c'est pas trop ça. Heureusement, une vieille dame qui prenait le petit déj en face de moi tape là causette et m'indique un "lac" (en vérité le lower Pierce reservoir) dans les coins vers lequel je me dirige pour m'allonger. Il s'agit d'une étendue d'eau artificielle, mais voir un peu de nature me fait le plus grand bien, surtout aprés avoir fréquenté les foules les jours précédents que ce soit dans les quartiers ou les transports. Hop, petite sieste au calme. Une heure aprés, direction le centre ville, mais j'ai le temps pour faire un détour par le Windsor Nature park. J'avoue que j'ai été intrigué par l'appellation flatteuse de "parc national", et même si c'est parc ne vaut pas forcément le détour, ça reste une étape sympa en attendant le retour en ville. Aprés avoir frôlé l'incident intestinal (ça faisait longtemps #foudroyé), je me rends en ville ou Damian m'a déconseillé de quitter Singapour sans goûter au bak kut teh. Il m'indique la meilleure gargotte pour y goûter ce plat typique. Arrivé devant le restaurant en question, une foule est amassée devant. Y'a une queue de batard, mais bon j'la fait, et déguste une sorte de potage fort goutu dans lequel trempe quelques travers de porc bien assaisonnés. Le plat final de la tournée gustative â travers Singapour (le mac do de l'aéroport me compte pas). Dernier crochet pour voir le Merlion qui crache de l'eau sur la baie de Singapour, avant de me rendre à l'aéroport.


Vous l'aurez compris, aprés plusieurs mois à me faire chier a Perth, ça a été un super weekend a Singapour. L'occasion de retrouver mon pote Damian et de goûter à tout un tas de cuisines asiatiques, le vrai atout touristique de Singapour (centres commerciaux exclus, hein). C'est donc heureux que je pars à destination de Tokyo pour y rejoindre mes amis Thibaut et Delphine pour 2 semaines de trip commun au pays du soleil levant (et pour l'instant c'est génial!!)

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Publié le 24 août 2017

C'est parti pour le Japon! Arrivé a 11h30 a l'aéroport de Narita avec une heure et demi de retard, me voilà enfin les deux pieds au pays du soleil levant, un peu en retard il est vrai, aprés avoir poireauté 3h de trop a l'aéroport d'Ho Chi Minh City auparavant. C'est donc l'heure des chaleureuses retrouvailles avec Thibaut et Delphine (aka "Les Guerres"), course dans l'aéroport bras ouverts et accolades comme dans les films... 😄 Mais pas le temps de niaiser, il faut s'y mettre car on est déjà en retard sur le planning serré cuisiné par Delphine en amont. Le temps de prendre un relai Wi-Fi permanent (ça m'a coûté une demi burne, mais ça a été d'une importance capitale pour le voyage - et pas que pour jouer a burrito bisón) et hop direction Tohkyo centre (environ une heure de train). L'arrivée à la gare de Tokyo est surréaliste, le premier choc! Une foule de dingue se deplaçant comme des ninjas (incroyable comment les gens s'esquivent avec fluidité et patience), quasi pas d'anglais sur les murs, un nombre de voies, de métros, bus et autre incalculables, c'est la folie! On arrive a s'y retrouver tout de même pour prendre nos quartiers en début d'aprem non loin du remuant quartier de Shinjuku, une bonne chose de faite! La pluie nous fait une petite surprise dans l'aprem, on se réfugie donc dans les nombreuses salles d'arcade (machine de jeux vidéo) du quartier. Là encore, c'est la folie, des salles d'arcade sur 5 étages, idem pour les machines à pinces pour chopper des peluches et figurines "one piece", celles où tu gagnes jamais... Aprés quelques takoyakis (beignets de poulpe), on part en direction de la Tokyo tower (qui ressemble quand même pas mal à là tour Eiffel dans le style), et au "parc d'attraction one piece" le temps de me mettre rapidement en mode Japon! Entre figurines taille réelle et planches originales du génial Eichiro Oda, les fans que nous sommes sont ravis!


Deuxième jour, direction Shibuya, un autre quartier assez busy de Tokyo, ou de trouve le fameux passage piéton traversé par des milliers de Japonais quotidennement, entouré de buildings recouverts d'écrans géants, en quelque sorte, le "Time Square de Tokyo". On fait un saut pour voir la statue du chien Atshiko, rendant homage au chien attendant son maitre à la sortie du métro, même une fois celui ci décédé. Ça me mérite pas un grand détour, heureusement, on est juste à coté! On se fait notre premier resto traditionnel japonais, c'est à dire un resto large comme un appartement d'étudiant à Paris, où tu commandes à une borne. Je tente un truc un peu louche, je suis là pour essayer! Première tentative culinaire: des sobas (nouilles de sarasin) froids avec un oeuf cru et du soja fermenté... Premier échec, ouais pas tip top 😂... La pluie faisant des siennes, on se réfugie dans un musée de céramiques, pour passer le temps, pas fifou ce musée, je recommande pas! La pluie s'étant calmée, direction le quartier de yoyogi pour y voir le temple Meiji Jingu. Les allées vertes sont super reposantes et vachement zen en comparaison des quartiers vraiments agités précédemment. Le temple est vraiment beau, mais en rénovation ce qui me nous donne pas la meilleure vision d'ensemble, malheureusement. On prend quand même le temps de faire une petite prière pour la famille et les copains. On retourne vite à la civilisation, avec le quartier Arajuku, quartier "kawaï" de Tokyo fréquenté par les ados à là recherche de cosplays de choix. On fait un petit détour par le Kawaï Monster coffee, un café totalement délirant avec des monstres et des serveuses maxi déguisées qui dansent et chantent dans un décor à la "Alice au pays des merveilles" sous acide, le moment WTF de la journée. On y mangera une sorte de glace (un peu dégueu) soupoudrée de biscuits multicolores... On rentre tranquilement à l'appart aprés quelques pintes et quelques teriyakis (brochettes) dans un resto typique de Shinjuku.

Aprés un reveil tardif, direction le chateau imperial de Tokyo, dans lequel réside encore actuellement... L'empereur du Japon, logique. On passe par la gare de Tokyo dans lequel se trouve un centre commercial rempli de conneries, goodies en tout genre, pas trop notre truc... 😄 on y trouvera donc du one piece (y'en a partout de toute façon), du Dragon Ball, Pokemon, Hello Kitty et studio Ghibli. Aprés avoir bien joué, on décide de faire un stop en direction d'un espèce d'office du tourisme local dans lequel des potes à moi m'avaient dit qu'on pouvait essayer des kimonos. Banco, on vend là caravane et on s'y rend en chemin, c'est sur la route de toute façon! On s'est donc fait rhabiller, la palme de la classe en kimono revenant sans discussion à Delphine sur le coup là! C'est dans ce tourism office également que l'on peut avoir droit à des visites guidées, notamment du fameux château qu'on s'apprête à visiter. Super coup de bol, on arrive juste à l'heure des visites et on est tout seuls, paye ta visite privée! Notre guide du jour, Fujii, ou Fujii san comme on dit ici, un Papy super drôle nous fait une visite d'une bonne heure du château, des jardins et nous laisse pas loin de la station de métro direction akihabara le quartier "geek"! Le quartier en question est impressionnant, des centaines et centaines de metres carrés remplis de figurines one piece, DBZ et autres, des batiments de 5-6 étages remplis de bornes d'arcade géniales, des dizaines de magasins rétro-gaming. Les enfants étaient ravis... Pauvre Delphine 😁

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Publié le 24 août 2017

Le 4eme jour, on prends tot le matin le shinkansen direction Nikko, la trés populaire cité abritant l'un des plus célebres complexe de temples au Japon (temple Rinno Ji, sanctuaire Futuarasan, temple Taiyuin), mais également le tombeau de Tokugawa Ieyasu, le premier shogun unificateur du Japon (et accessoirement une bonne raclure dans le civilisation 4). Alors là, je suis resté scotché, l'architecture, le design, l'élégance des temples en pleine nature comme ça, c'était vraiment magnifique. Plein de photos valent mieux qu'un beau discours, jugez plutôt


Le lendemain, départ pour la cité maritime de Kamakura, a une bonne heure de Tokyo. On commence la journée avec les temples Kencho ji et le sanctuaire Tsurugaoka Hachimangu. Superbe encore une fois, mais il est vrai qu'à force d'enchainer les visites de temples, on n'y prends plus le même plaisir qu'au début! C'est néanmoins paisible et vraiment reposant comme lieux. Clou du spectacle dans l'aprés midi, la visite du grand Buddha kotoku In, majestueux et tellement zen! On finira par mettre nos pieds dans le pacifique pour se raffraichir un peu de cette trés chaude journée.

Je quitte mes deux accolytes provisoirement pour prendre un bus de nuit et rejoindre Kyoto le lendemain, une solution certes plus économique que le train, mais bordel devoir dormir sur une banquette de bus de 22h à 6h du mat, ça casse le dos!

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Publié le 24 août 2017

Aprés une courte et difficile nuit recroquevillé sur mon siège de bus, j'arrive un peu défoncé à 5h30 a Kyoto. J'ai 3h et quelques a tuer en attendant Thibaut et Delphine, et autant dire que Kyoto a 6h du mat, c'est pas foufou niveau ambiance, ça tranche vraiment avec Tokyo! Aprés avoir été faire une sieste en mode gitan sur mes deux sacs dans un parc, c'est avec plaisir que je rejoins les Guerres a la gare, direction le palais imperial, du temps ou Kyoto était encore capitale du Japon. Encore une fois, la precision et la classe des batiments en jettent à fond. Peu de photos ce coup ci, car interdites dans pas mal de lieux (en particulier temple). La jardin du palais est superbe, mais on me s'y éternise pas tellement, cramés que l'on est par le soleil de plomb et les 37 degrés au compteur. On s'en va donc chercher la fraicheur au temple aux milles statues sanjusangen-do. Malgré le gros coup de fatigue, ce temple est une claque. Mille statues a tailles humaines (taille de japonais, mais quand même) recouvertes d'or et accompagnées d'autres statues un peu plus grandes de divers kamis et autres dieux boudhistes, magnifique! On mettra litteralement deux heures à trouver le airbnb bien mal indiqué par notre hôte, un poil trop long pour pouvoir éviter la bonne douche chaude du typhon annoncé depuis plusieurs jours. Et là, remonte tes chaussettes et accroche bien ton kway, parce que ça déconne pas niveau pluie.


Deuxième jour a Kyoto, et dur dur de trouver comment s'occuper en cas de typhon... On s'est donc rendu au temple d'argent aka ginkaku-ji. Le circuit autour du temple étant fermé a cause des pluies diluviennes, difficile de kiffer cet endroit comme il le mérite. Mais bon, on garde le moral, et puis une journée au calme fait toujours du bien aussi!

Le temps s'est calmé, on va donc enchaîner aujourd'hui! Aprés un passage par le quartier Gion, quartier traditionnel, direction Ryozen kanon et le Buddha qui surplombe la ville. C'est vraiment beau, dans ce décor de nature il a l'air tellement serein! On passe par le temple Kodai ji et son jardin zen, mais également de précieux dessins (plutôt gores, mais vachement stylés), trés peace cet endroit. Non loin de là, au sommet d'une coline s'étend le temple Kiyomizudera, super impressionnant, mais en rénovation partielle (le temple principal), ce qui nous empêche de l'apprécier a sa juste valeur, mais la vue sur Kyoto et les deux pagodes a 3 étages sont magnifiques! Sur le chemin du retour, léger détour à fushimi inari et les fameuses portes rouges orangées appelées Torii. C'est un peu l'une des images d'Epinal de Kyoto et plus généralement du Japon. Mais la foule nous empêche d'en profiter pleinement, on y reviendra tôt le matin quelques jours plus tard!

Nouveau jour, et on s'excentre un peu du centre de Kyoto direction le quartier Arashiyama pour y visiter le temple Adashino nenbutsu, temple aux 8000 statues boudhiques. C'est sans doute l'un des premiers endroits à Kyoto où l'on ne voit que trés peu de touristes, reposant tant tous les temples de la ville sont bondés! On a vraiment adoré là petite forêt de bambous à la périphérie! Toujours dans le même coin, on profite d'une petite (toute kiki) marche dans le jardin zen de Tenriyuji, ideal pour se raffraichir un peu à l'ombre. On part de restaurer du coté de Nishiki market pour finir l'aprés midi d'une journée finalement bien chargée!

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Publié le 24 août 2017

En ce 10 août, on bouge un peu, direction Nara et la ville où les daims sont sacrés, a 3/4 d'heure de là. La journée commence d'une manière inhabituelle, un mec en pleine rue me demandant s'il pouvait prendre une photo avec moi, j'arborais fièrement mon maillot de Portland, le photographe en question étant originaire de... Portland. Alors c'est pas pour la ressemblance avec le joueur, mais plus par fierté de voir ce maillot en pleine rue de Nara qu'il me formula cette insolite requête! Quelques minutes plus tard, nous voici nez à nez avec nos premiers daims. Alors si ça parrait insolite au premier abord, il faut savoir qu'il y a plus d'un millier en semi liberté dans le parc, qui sont nourris abondamment de biscuits achetés par les touristes. Direction le temple Todai ji pour la suite, ce qui est le plus grand édifice en bois du monde, jugez plutôt : 47 m de haut, 57 de long et 52 de large, assez grand pour abriter un Buddha en bronze de 15m de haut. Les photos peinent à retranscrire le caractère majestueux de ce bâtiment, on se sent vraiment petit! Petit tour ensuite par le sanctuaire Kasuga Taisha, connu notamment pour ses lanternes allumées toutes en même temps une fois par an (au 23 août 😋), malheureusement pas le jour de notre visite! En chemin, on testera Les fameux okonomiyaki, les pancakes japonais au chou et à la viande, un régal! On finit tranquilement la journée en retournant à Kyoto en milieu d'aprem!

De retour pour notre dernier jour plein à Kyoto, on se rend visiter ce qui est peut être le joyau des temples de la ville, Kinkaku ji, le temple d'or. Et au sens litteral! Je vous laisse contempler sur les photos! On enchaine avec une petite promenade du coté de Ryoan ji, un jardin zen de sable et pierres. On finira l'aprem du coté du Daitoku ji, un temple zen dont l'intérêt s'est surtout résumé à nous abriter durant là pluie. C'était notre dernier jour complet à Kyoto. Alors, si la ville est vraiment blindée de choses à voir, temples essentiellement, c'est assez répétitif et il faut avouer que la ville n'est pas trés vivante dés 16h passées! Ça va nous faire du bien de partir vers la plus dynamique Osaka!

Le reveil est donc matinal pour prendre prendre notre revanche sur le sanctuaire Fushimi inari! Cette fois ci, a 7h30 il est bien plus aisé de profiter de la petite randonnée de 5km à travers les toriis! Aprés une petite heure de train, on arrive dans notre appartement a Osaka, décoré par notre hôte comme un Marioland, vraiment sympa! On se rend dans la foulée au temple Shi tenno ki, le plus vieux temple boudhique japonais. Même si on s'en ai farci une paire des temples, ça reste toujours impressionnant. D'une manière générale, je suis quand même resté scotché par la richesse des statues (beaucoup en or) et autres objets dans les temples boudhistes ou Shinto, je m'attendais à ce que ça soit beaucoup plus sobre! Aprés un tour dans le parc d'osaka, direction Den Den Town pour une soirée un peu plus animée, notamment à jouer aux bornes d'arcade! (la borne d'arcade Mario Kart, c'est génial! On s'est pris la leçon par Delphine!)

Ce 13 aout, direction Himeji pour visiter le célebre et impressionnant Chateau de Himeji, l'un des édifices le plus visité du Japon! Le chateau est vraiment impressionnant, il est entièrement construit en bois, mais recouvert de plâtre sur tous ses murs lui donnant sa couleur blanche si caractéristique. Si l'exterieur est bluffant, l'intérieur est d'une surprenante sobriété. C'est en effet une fois à l'intérieur que l'on se rend compte que c'est bien d'un château militaire dont on fait la visite, avec peu de décor si ce n'est les rateliers d'armes habillant quelques murs ça et là! En soirée, on decide de se faire plaisir pour goûter le boeuf wagyu, version cheap du fameux boeuf de Kobe (celui qui se fait masser au saké et qui écoute de la musique classique). La petite assiette sur les photos nous aura coûté un demi bras (environ 20 euro par tête), d'autant plus que cette assiette était pour nous trois! Si ça fait cher les 5 bouts de viande, la réputation du boeuf wagyu n'est pas usurpée. La viande est délicieuse, persillée de gras, c'est magnifique en bouche, mais loin d'être suffisant pour nourrir son homme!

Ce 14 aout est placé sous le signe de l'entertainment aprés un détour par le temple Tenoji le matin, si particulier par son design! Direction donc l'aquarium en ce premier lundi des vacances au Japon. Traduction: 1h20 de queue en plein soleil pour récupérer nos tickets, et entrer, des gosses qui hurlent partout, des parents en stress, 5-10 minutes d'attente devant chaque bassin pour pouvoir voir ce qu'il y habite. L'aquarium vaut vraiment le coup, notamment car il abrite deux majestueux requins baleine, mais le timing de cette visite est vraiment pas terrible! La grande roue ayant vue sur le port d'Osaka est la deuxième attraction de la journée, le temps d'attente tout à fait similaire! Le panorama vaut quand même vraiment le coup d'oeil! C'est ce soir qu'on de sépare ä nouveau avec Thibaut et Delphine, je prends un bus de nuit de mon coté pour retourner à Tokyo, et cette fois ci j'ai réussi à y faire une nuit tout à fait décente!

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Arrivée matinale à Tokyo, je décide d'aller visiter le parc Ueno que je ne pourrais pas visiter avec les Guerre le lendemain. En effet, le lendemain je pars faire du woofing en helpx, et vivre un peu à la japonaise. Enfin, à ce moment là, c'est ce qui est prévu... Donc arrivée à 6h, je me dirige dans le parc, fait un petit tour du lac peuplé de nénuphars. C'est vraiment joli. J'esquive la pluie au musée d'histoire naturelle en attendant Thibaut et Delphine. Bon, un musée d'histoire naturelle quand tu piges pas un écriteau, ça passe le temps, mais on repassera pour l'enrichissement personnel. On finit par regrouper la troupe aux alentours de 10h30, direction le musée de Ueno, où on a pu retracer l'histoire du Japon à travers l'art de l'époque. Si le Japon parrait aussi singulier dans son art et ses coutûmes, il est difficile d'occulter que la Chine a eu une influence plus qu'énorme dans le développement culturel Japonais à travers les âges, c'est bien simple, quasi tout vient de là haut! Direction les salles d'armures et de sabres pour le kiff, et on peut tranquillement aller prendre nos quartiers dans un minuscule appartement pas loin de là. La pluie nous force à y rester plus longtemps que prévu avant d'aller voir le complexe de temple presque iconique du Japon qu'est Asakusa! Le temple est vraiment superbe surtout éclairé comme ça à la tombée de la nuit. Petit détour pour voir cet intrigant building surmonté de ce qui ressemble à un colombin doré...😂 ce batiment détenu par la compagnie de bières Asahi, est censé représenter la mousse dorée de la bière... Échec #fail

Cette journée sonne le départ pour une nouvelle aventure, je pars dans ma "famille d'accueil" helpx pour échanger ma force de travail contre le logement et la nourriture. Le taf en question, de la toiture... Vu les trombes d'eau qui tombent depuis des jours, ça me rassure pas des masses. Aprés des adieux déchirants avec les Guerre, je me rend au lieu de rdv, sauf qu'il n'y a personne dans la maison en question. J'attends, je tourne en rond pendant deux heures aprés avoir envoyé plusieurs mail à mon contact... Fais chier, je me barre. Bon, du coup changement de plan, il va falloir improviser, pas moyen de retrouver un autre helpx le timing est trop court. Je tente une vague de message sur coachsurfing, ça ne prend pas. Je rejoins les Guerre dans un centre commercial (blindé de goodies et autres jeux), je m'autorise un petit dragon ball Z sur jeux d'arcade, j'avoue qu'il faut faire redescendre la pression car je me trouve un peu désemparé aprés ce coup du sort, mes vacances viennent de prendre un coût de quelques centaines d'euros supplémentaires, non budgétées. J'arrive à échaffauder un plan pour les 5 jours restants, grâce aux conseils de Delphine et de ses guides, la première partie consistant à trouver un logement pour demain étant remplie. Nouveau programme donc, le mont Takao, Yokohama (la deuxième ville du pays), Fuji et l'ascension du mont du même nom, retour a Tokyo. Ça sonne plutôt bien, et quitte a rester et claquer du blé, autant se faire plaisir...

Aprés le premier au revoir déchirant, le second n'est pas aussi intense, le stock de larmes étant épuisé, mais ça y est je commence mon aventure solo! Aprés avoir rendu les clés, je pars en direction du mont Takao, à un peu plus de 2h de là. Je pose mes affaires dans un locker à la gare de Shinjuku, en route pour me dégourdir les jambes. (Soit dit en passant, c'est un truc génial pour le voyageur ce système de casiers -pour 2-3 euros - qu'on retrouve dans toutes les gares). Arrivée au Mont Takao c'est parti pour 5 km de montée d'une rando plutôt boueuse mais peu difficile. Ça fait du bien un peu de nature aprés une quinzaine de jours sans nature, je frisais l'overdose urbaine. La vue au sommet est décevante, en effet le temps ne nous permet pas de contempler l'emblématique mont Fuji qu'il est possible de voir par bonnes conditions. A mon retour de rando, je reçois un mail de mon helpx (24h plus tard quand même) me disant qu'il veut bien m'accueillir. Fuck him, je refuse poliment, mais fermement aprés lui avoir fait comprendre ma façon de penser sur le coup là, et puis j'ai changé mes plans maintenant. Décidément, aprés la ferme des vieux en Tasmanie, j'ai pas de chance avec les plans woofing. Je m'en retourne sur Tokyo, dans un backpack a 10 euros la nuit. Je suis finalement plutôt surpris de sa qualité étant donné la somme modique requise. En plus je me fais deux trois potes assez rapidement, le top!

Réveil matinal ce 17 aout en direction du Buddha en fer noir qui se dresse à quelques km à peine de mon backpack. Aprés une petite promenade dans le temple, et parc adjacent, je peux partir pour Yokohama aprés une petite pause toilette. J'attire volontairement votre attention sur les toilettes effectivement, et il me fallait à un moment où un autre effectuer cette parenthèse. En effet, il faut reconnaître aux japonais quelque chose, c'est d'avoir continuer d'innover sur cet objet quotidiennement utilisé qu'est le cabinet de toilette quand le reste du monde s'est arrêté aux années 50. Outre la propreté irreprochable de ce lieu intime où que l'on aille, on trouve avec plaisir (et en fonction des lieux) une lunette chauffée et parfois autonettoyante, robinet sur le haut qui permet de se laver les mains avec l'eau remplissant la chasse, musique d'ambiance pour couvrir l'inconfort des bruits, et surtout jet d'eau nettoyant les parties souillées (jet d'une précision redoutable par ailleurs #vasiliyzaitsev), cf photo. Alors, oui, bravo le Japon pour cela, parenthèse fermée. Direction Yokohama, ville à priori un peu plus oubliée du passage touristique classique. Aprés avoir déposé mes affaires dans mon "capsule hôtel" sur lequel je m'étendrai plus tard, direction la ville. Alors, c'est avec plaisir que je trouve une ville beaucoup plus aérée avec enfin la sensation de respirer mieux que dans les villes compressées visitées précédemment. Le front de mer est top et voit se mélanger immeubles ultra modernes et autres bâtiments plus anciens à l'instar de ces anciens entrepôts en brique transformés en centres commerciaux et bars. Je me perds un peu dans la ville pour rejoindre le populaire Chinatown de la ville, et de rentrer à mon hôtel. La place de la capsule dans laquelle on dort est vraiment petite, mais si on est pas clostrophobe ça passe. De plus, les hôtels de ce genre bénéficient d'espaces communs trop cools, genre un bar avec des milliers de mangas où lisent les gens tranquillement, ou encore les onsens, bains japonais. Je m'y suis donc essayé, normal. Bon, alors il faut évidemment pas être pudique car le port de vêtement est proscrit, le premier gonze que je croise à poil me permettant de ne pas l'oublier (#guyschaller). Les bains sont mega chauds, mais ça fait du bien aprés une journée active. Par ailleurs, les onsens ne sont pas exclusivement ces bains chauds, mais également un endroit où tout le monde vient de nettoyer (se raser, se brosser les dents, la totale) généralement en position assise devant un mirroir, chelou. Bref, je me couche rapidement tout de même, car demain pas mal de transport m'attend pour rejoindre Fujinomiya!

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Publié le 2 septembre 2017

Plus de 2h30 de trajet m'attendent, mais je suis pas forcément pressé là ville de Fujinomiya étant plus le point de départ de ma rando du lendemain qu'une vraie étape à part entière. Peut être sous ce manque de pression, je suis moins concentré et je me plante une première fois de train. Je pense rattraper le coup en récupérant une autre gare, j'aggrave la chose et dois faire demi tour. Bref, prés de 4h30 plus tard je joins enfin Fujinomiya, il est déjà 14h et j'ai la dalle. Aprés être passé par le petit temple local, je me mets en recherche de sobas. C'est là que je me fais bousculer par un japonais dans la quarantaine qui s'excuse et me parle en anglais, rare aussi loin de là capitale. Bref, je lui demande où trouver de bons sobas (nouilles de sarasin) et il m'invite à manger avec lui. On passe deux heures à tchatcher, c'était plutôt fun et sorti de nulle part (et les sobas étaient bons...). Il me reste assez de temps en fin d'aprem pour taper l'aller retour en direction de chutes d'eau locales avant de m'en retourner vers mon capsule hôtel version traditionnel (tatami, futon et tout!). Car demain grosse ascension, c'est le mont Fuji qui m'attend!

C'est le grand jour, j'ai des fourmis dans les jambes! Comme avant chaque grosse rando j'ai du mal à dormir, je suis fin excité! Réveil 5h pour chopper le premier bus qui m'emmenne au pied du mont Fuji. Le timing de la montée est serré, je dois finir là montée et la redescente en 8h, ce qui est vraisemblablement le temps que met une personne normale, si je veux revenir a Tokyo le soir. Et peut être même pour faire une teuf avec les gens rencontrés dans mon backpack de l'autre jour... Mais ça, ça parrait tendu. Le début de montée est à 2400m on commence au dessus d'un premier tapis de nuages, et il faut un peu de temps sur les premiers metres pour adapter le cardio à l'altitude, mais ça me fait, le terrain est bon, et surtout j'évite là foule en montant le matin (là majorité des gens grimpant dans l'aprem, dormant en refuge pour voir le lever du soleil le lendemain). Le premier pallier à 3000m me fait ressentir l'altitude pour la première fois, et je me pose pour digérer là sensation et m'habituer peu a peu. La pente est super forte, car il est vrai que la rando fais moins de 5km, mais prends 1400m de denivelé dans le même temps. Finalement aprés un arrêt a un deuxième pallier à 3500m, j'arrive au sommet en à peu prés 3h30. La vue sur la mer de nuages est superbe, et la sensation d'accomplissement sportif est génial (la sensation de défonce liée à l'altitude ne gâchant rien...) 😊. Vu que je suis arrivé plus que dans les clous niveau timing (prés de 2h d'avance), je peux faire le tour du volcan au sommet. Alors quand on voit les images du mont Fuji, on s'imagine qu'il s'agit d'une montagne, mais non c'est bien un volcan, et j'en suis le premier surpris au sommet devant le cratère! Les petites secousses et vrombissements viennent bien confirmer qu'il s'agit d'un volcan, même s'il est censé être sans activité. Finalement je finis la redescente à 14h, soit seulement 6h pour l'aller retour, de quoi prendre le bus de 14h30 pour rejoindre Fujinomiya. Aprés avoir récupéré mon sac dans le locker de la gare, c'est 3h de transport qui m'attendent jusqu'à Tokyo. Et, dimanche oblige, les transports sont blindés et je passerai les 3h debout dans les transports 😭. Mais bon, je suis pas achevé et je rejoins mes potes à une soirée à une heure de Tokyo aprés avoir déposé mes affaires au backpack et pris ma douche plus que nécessaire. Bon, j'ai bien cru que j'en verrai jamais la couleur de cette soirée, ayant attendu une demi heure que mon pote japonais passe me chercher, il répondait plus 😱. Mais bon, pure soirée chez des japonais super open, musiciens le top. On a encore un peu vadrouillé avant de rentrer claqués à 5h du mat. Sacré journée!

Dernier jour sur Tokyo avant de reprendre l'avion demain matin! Je me reveille encore un peu secoué de la veille, et je me dirige vers Shinjuku à 15h où j'y rejoins Mayu, la japonaise que j'avais rencontré en Tasmanie et avec qui j'étais allé en festival! Je savais pas trop a quoi m'attendre, mais on a passé une bonne aprem, entre jeu dans les salles d'arcades, apéros dans pas mal de restos sympas du coin et balades dans Shinjuku, notamment au célebre grand carrefour! In énième au revoir, et on se quitte vers 21h, on se reverra peut être en France, qui sait! Il est déjà l'heure de quitter Tokyo en direction de mon backpack à deux pas de l'aéroport. Une dernière péripétie à là sortie du bus où je suis contraint de passer à travers champs de nuit pour trouver mon backpack, celui ci situé à 5km du dernier arrêt de bus. Dernière nuit et il sera l'heure de repartir à Singapour le coeur un peu lourd, j'aurai bien fait 3 semaines de plus dans ce formidable pays et c'est certain que je ferai tout pour y retourner!

Ça aura été 3 semaines supers, j'ai retrouvé des amis, je m'en suis fait de nouveaux, j'aurai vu plein de choses entre la nature et les temples ou la ville moderne... Enfin bref, c'était le top!

Maintenant place à la Malaisie du coté de Borneo (aprés un anecdotique arrêt à Singapour) entre randos et plongée, le programme est alléchant également!

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Publié le 18 septembre 2017

Aprés une journée anecdotique à Singapour, direction l'aéroport pour Kota Kinabalu, la "capitale" Malaisienne de l'état de Sabah sur Borneo! J'arrive là haut le 23 aout 20h, autant dire que je m'attends pas a fêter mon anniversaire ce soir là! Mais bon, à la sortie de l'aéroport, je me fais acoster par une espagnole qui pensait que j'étais un compatriote pour partager un taxi et se rendre en ville. Pas besoin d'être espagnol pour ça malgré tout... Aprés avoir posé les affaires dans nos hotels respectifs, on se rejoins pour manger au port et aller se boire une bière, pour mon 31st birthday! Inesperé et franchement cool!


Coucher de soleil de mon hublot!

Le lendemain, aprés avoir changé de backpack, direction le centre ville pour voir ce que la ville a à offrir! Bon, la ville est pas super jolie, mais la vue depuis le port est plutôt stylée. Elle est vraiment coupée en deux entre le quartier pseudo historique et marchand un peu bordélique et pas spécialement "typique" et les nouveaux quartiers à l'occidentale avec barres d'immeubles un peu hype à coté d'énormes centres commerciaux où se côtoient les marques que l'on retrouve dans tous les centres commerciaux du monde #inintéressant.

Je profite de ma présence à Kota Kinabalu pour voir les activités proposées aux alentours. Tout à l'air génial, entre treks dans la jungle et visites de grottes, mais les prix sont exorbitants! Même en euros ça donne le tournis, 500e le trek de 3j, non merci. En fait, toute l'exploitation des sites est concentrée entre quelques tours operators qui s'adressent aux chinois fortunés. Il faudra donc que je fasse par moi même pour ces vacances!

Vers 16h, je rencontre un mec sur le port qui me propose de m'emmener sur les villages sur pilotis sur l'île en face de KK. J'ai rien d'autre à faire en fin de compte, donc j'accepte moyennant 50 ringgits. Aprés coup, je me rends compte que je me suis fait berner (de chez Bernet et Bernet) pour le prix, mais qu'importe! Bon, le village c'est intéressant, les gens sont super accueillants et chaleureux, mais il faut avouer qu'il est pas facile de s'y sentir à l'aise au vu de la pauvreté. Et le tourisme de misère, je verse pas là dedans. On était censé voir quelques singes avec notamment des nasiques (ces singes avec le gros pif), mais ils n'étaient pas là le jour en question. J'ai juste pu voir des petits macaques qui se faisaient tirer dessus au lance pierre par des gosses. Les activités sur l'île étant limités, on s'amuse comme on peut. Toute l'île est blindée de gens jouant au foot ou au volley sur des terrains de fortune, je ne rejoins pas les matchs en cours malgré les nombreuses sollicitations des bonhommes, ils auraient pourtant aimé jouer contre "monsieur Paris saint Germain". Aprés une heure et quelques sur l'île, je rejoins la ville en fin d'aprem pour finir ma visite de KK! Et je finis la soirée comme la veille à boire des mousses avec Estephanie l'espagnole rencontrée la veille.

Kota Kinabalu, et le village sur pilotis!

Aprés avoir un peu tergiversé le matin, je décide de bouger en direction du Kinabalu national park, où se situe le mont le plus haut d'asie du sud est, à savoir 4100m environ, un défi à ma mesure. Direction la gare de KK où la prochaine navette pars dans une heure. Je laisse mon sac au conducteur et vais manger dans un petit buibui avec deux malaisiennes rencontrées au bus. Aprés manger, je retrouve plus le bus 😱 et commence à péter un cable pendant 2-3 minutes (ben ouais, j'avais mon sac de voyage dedans quoi!). Bon, la navette avait juste bougé de 50m, soulagement, mais coup de flip quand même. On prends la route dans le fourgon, et là je comprends pourquoi j'ai bien fait de pas louer une caisse ici. Les mecs conduisent vraiment comme des dingos, doublent dans les virages et tout. On a pas mal ri jaune 😬(sans mauvais jeu de mot) avec les malaisiennes, et les deux ricains dans le bus en croisant les doigts pour arriver à destination en vie!

Arrivé au national park, je sais qu'il aurait fallu réserver plusieurs mois en avance pour pouvoir faire la montée (limitée en nombre), mais je tente ma chance en négociant à droite à gauche avec les différents tour operators régissant l'ascension. Y'a moyen, mais il faut lâcher 1500 ringgits, à savoir 300 euros, une somme que j'ai carrément pas décidé de mettre. Une dernière solution s'offre à moi, prier pour qu'il y ait une annulation le matin suivant pour prendre la place vacante à bas prix. Lendemain matin, reveil à la fraiche et j'ai un bon feeling. J'arrive au point de départ, et une place s'est libérée via annulation! Yes 😁. Par contre le tour operator fait baisser son prix (hors guide et autres entrées) de 975 à 900 ringgits, cash only. C'est pas une négociation, c'est un vol. J'essaye de tirer les prix vers le bas, pas moyen. Je sens qu'ils essayent de me prendre pour un con, j'ai la peau rose, mais faut pas me prendre pour un jambon... J'abandonne, de toute façon même avec des prix négociés j'étais bien trop au dessus du budget max prévu. Décéption. J'ai quand même fait une petite marche d'une dizaine de kilometres autour du mont dans la jungle, mais c'est pas franchement ce que j'escomptais au début.

Je prends donc le bus Sida express (de 5h) à destination de Sepilok, ma prochaine étape pour y voir singes et ours. Je flippe un peu d'avoir loupé le bus de 14h30 qui arrive avec un chouilla de retard à 15h20 😑, mais l'essentiel est de l'avoir pris. Il ne reste qu'une place dans le bus... A coté de ma pote espagnole qui dormait, trop drôle! On s'était pas concerté pour le coup! La route est longue et sinueuse et me permet de constater que des hectares tout le long de la route sont entièrement consacrés à des plantations d'huile de palme, qui défigurent carrément le paysage... Un bon moment nutella. Aprés avoir marché 5 bornes à la lampe frontale dans le noir aprés que le bus m'ait déposé au milieu des bruits de singe et de je ne sais quoi, j'arrive à mon hôtel pour prendre un repos bien mérité.


Kinabalu national park, c'est loin mais c'est beau! 😍

L'étape du jour à Sepilok est surtout l'occasion de voir la faune locale entre les orangs outans et les ours de la jungle. Les deux espèces endémiques de Malaisie sont protégées et en voie d'extinction, menacées notamment par l'industrie de l'huile de palme qui ravage la jungle. Ironie de l'histoire, le parc que je visite est sponsorisé par les mêmes industries qui menace la faune locale... No comment. Alors les orangs outans sont des bêtes vraiment fascinantes et ont des expressions super humaines, ça fait vraiment drôle. Par contre, le principe d'attendre 10h l'heure de nourriture des singes avec une cinquantaine de chinois qui jouent des coudes et du selfie stick pour avoir sa photo c'est moins fun. Mais la petite balade dans la jungle à travers les arbres géants est top! L'expérience sera sensiblement la même avec les ours, mais j'ai la chance de croiser sur le chemin quelques macaques au calme en train de faire un petit casse croute. Au final je n'ai pas vraiment le temps de m'attarder car le bus qui m'emmène à Semporna part à 14h en théorie (14h35 en vrai). 6h de bus a nouveau, avant d'arriver au coeur d'une ville un peu ravagée sans vrai centre ville. Aprés avoir été checker les disponibilités pour la plongée, j'ai le temps de m'attarder à boire une mousse avec quelques chinois devant un excellent groupe de musique local. C'est quand même ultra fun de voir une malaisienne voilée chanter avec passion "wrecking ball" quand on se souviens du clip! 😂

Sepilok, ses animaux et sa jungle!
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Publié le 18 septembre 2017

Reveil matinal à Semporna, pour l'ouverture du centre de plongée que l'on m'avait chaudement recommandé en Australie. Le but là étant de passer mon niveau "open water" de plongée dans l'un des plus beau spot de plongée du monde. En tant que Meusien "born and raised", on peut pas dire que la plongée soit l'activité passion par excellence étant ado, mais j'avais tellement adoré les fonds marins l'année dernière au Mexique et j'avais hâte de plonger à nouveau! J'arrive à l'agence pile au bon moment, le temps de régler la prestation, j'embarque pour l'île paradisiaque de Mabul sur laquelle je vais passer mes 3 prochains jours. Une fois n'est pas coutume en Malaisie, le tarif est vraiment bon marché pour ce type de prestation!

Le premier jour est loin d'être passionnant avec 6h de théorie à travers des vidéos et des questionnaires, notamment le dernier validant ou non la participation pour la suite... 45/50, j'ai eu "mon code", je pourrais donc commencer la pratique dés le lendemain en compagnie des deux indiens qui passent leur premier niveau en même temps que moi. Les deux gaillards sont grassouillets et je savent pas nager, autant dire que la difference de niveau avec ce grand nageur que je suis 😎 est énorme. J'ai donc eu droit à une prof privée (à moins qu'ils aient eu droit à un prof pour élèves "spéciaux"). Les entrainements relèvent de la formalité sur les deux jours suivants si bien que j'ai droit à une vraie plongée sur un bateau plus loin du rivage non prévue initialement, la classe. Ça se passe tellement bien que j'en reprends pour une journée et 3 plongées un quatrième jour! Y'a pas à dire, je me sens vraiment à l'aise sous l'eau, les "paysages" sous marins sont fascinants, la faune est incroyable. Voir les tortues vertes de 2m est toujours aussi impressionnant et excitant, même à la 10ème. J'ai aussi vu une myriade de poissons multicolores, de coraux, des poulpes, raies et beaucoup beaucoup d'eau. Bref le kiff! 😆 (Bon, j'ai pas de go-pro, les photos c'est dans ma tête!)

Si ça c'est pas un décor de rêve!

Aprés avoir kiffé comme il faut, retour à Semporna, non sans avoir hésité à rempiler pour un jour de plus, mais le timing est serré pour la suite. Aprés avoir accosté, je me rends compte que la ville est aussi moche de jour qu'elle l'était de nuit 4 jours auparavent, c'est crade et ça daube sévère. Je lui ai pourtant donné ma chance à cette ville, j'avais 3h à tuer avant de repartir pour KK, mais hormis la sympathie des gens, et la mosquée, rien de spécial à retenir! (à titre d'exemple, la dernière photo ci dessous est la "place de la ville"). Un bus de nuit vers Kota Kinabalu m'attends avec 9h de contorsion pour trouver y mon sommeil au programme. J'arrive à KK à 5h du matin et je me dirige vers le port pour prendre le bateau en direction de Brunei Darussalam, un petit sultanat pétrolifère enclavé dans la partie malaisienne de Borneo.

Pas spécialement jolie le centre de Semporna

3h de bateau à direction de l'île de Labuan, une heure d'attente et un autre bateau d'une heure et quart et me voilà enfin à me faire tamponner mon passeport à Brunei. Bon, pour être tout à fait honnête, cette escapade n'aura pas vraiment d'autre intérêt. En effet, à mi chemin je me suis rendu compte que les horaires des bateaux changeaient le dimanche, le jour supposé de mon retour sur KK, décalés de 3h, ce qui rendait impossible de prendre mon avion de retour. Pas le choix, je dois impérativement reprendre le seul bateau du lendemain matin à 8h... Le temps de prendre le bus pour la ville, il est déjà 16h, ça va pas me laisser longtemps pour profiter! Aprés avoir mangé un sandwich avec un malais assez cool qui m'avait payé mon bus (Ben ouais, cash only -en $ Brunei- pour le bus et pas de distrib au terminal de bateau 😒), je vais voir la grande mosquée de la ville. C'est l'un des symboles de la ville et c'est vraiment beau, mais pas possibilité de visiter l'intérieur ce jour même. De même, le centre de la capitale Bangi Sera Begawan est complètement vide et mort, et l'accés à l'un des célebre village sur pilotis est barré par voie terrestre... Je pourrais prendre le bateau, mais je le sens pas, la balade dans Brunei tourne vite court. Le fait d'avoir l'obligation d'être au bateau le lendemain me trotte dans la tête et les dizaines d'heures de transport m'ont un peu cassé (et cette coupe de cheveux sur la photo...), bref je suis pas au top! Je retrouve mon backpack le soir, decidément, c'était pas une grande idée Brunei! 😬

La ville de Bandar Seri Begawan, avec ma mosquée et son village sur pilotis, bien mais pas top

Le mec de l'hôtel réussit à me dépêcher un sorte de uber local (un pote à lui en réalité) qui m'emmenne à bon port et à bonne heure le lendemain. J'avoue que je suis soulagé car si ça venait à foirer, aucun plan de secours à moins de plusieurs centaines d'euros ne pouvait me sortir de là! 6h et quelques plus tard, je remet les pieds à Kota Kinabalu. J'ai cette fois ci la chance de voir le coucher de soleil de la jetée, le dernier avant de quitter la Malaisie! Aprés avoir trainé au marché du dimanche matin pour y dépenser mes derniers ringgits, je prends l'avion en début d'aprem pour revenir à Singapour une énième fois!

Le bilan sur mon séjour en Malaisie est assez mitigé. D'un coté, j'ai passé 4 jours de plongée fantastiques, fait une super rando au pied du mont Kinabalu, et vu des animaux jamais vu auparavant. De l'autre coté, j'ai été un peu frustré de ne pas profiter de tout ce que cette terre avait à m'offrir que ce soit l'ascension du plus haut mont d'asie du sud est, des treks dans la jungle où encore des grottes (que j'aurais dû faire si j'avais pas perdu mon temps à Brunei...). Il faut dire également que coincé entre le séjour inoubliable au Japon et le road trip incroyable sur la côte ouest Australienne (au moment où j'écris ces lignes) rendent cette étape un peu fade. Mais ça reste quand même une super expérience et j'ai rencontré des gens tops et appris pas mal sur moi même ici aussi!

KK le retour!

J'atteris à Singapour en fin d'aprem. J'ai le temps de me balader une dernière fois ici, la première étape de mon trip asiatique il y a déjà 6 semaines! Je réussis à revoir mon pote Damian une dernière fois pour aller boire quelques verres. Mais bon, il est un peu tendu et stressé par son taf et il me quitte assez vite. Ça me laisse le temps en soirée de me rendre à nouveau à "Garden by the bay" que j'avais vu de jour il y a plus d'un mois. Je me pose un peu là à penser, déjà un peu nostalgique de ces dernières semaines supers riches et intenses. J'ai vraiment adoré l'asie, là gentillesse des gens et les superbes choses à voir un peu partout, il me reste encore tellement de choses à y voir!

Je sais aussi que j'aurais pas vraiment le temps de respirer, car je capte les potes à Perth deux jours aprés, et une énorme aventure nous attends pour monter dans le nord de l'Australie! Étant en route au moment ou j'écris, j'annonce du lourd pour les prochaines photos!


A trés bientôt!