× Chère communauté,
Suite à l’incendie au sein des bâtiments de notre hébergeur OVH, à Strasbourg mercredi 10 mars 2021, nous ne pouvions plus accéder au site ! L’accès a été rétabli par notre équipe mais nous n’avons pas accès aux photos pour le moment. Dans l’attente de réponses de la part d’OVH quant au devenir des photos mises en ligne avant le 10 mars 2021, vous pouvez de nouveau réutiliser le site sans risque et ajouter de nouvelles photos !
La Team MyAtlas

Carnet de voyage

L'aventure de l'autre coté du globe!

Par
64 étapes
46 commentaires
31 abonnés
Dernière étape postée il y a 1043 jours
Par Rémi
Je claque tout et je pars à l'aventure! On va voir ce que l'avenir me réserve! Chaud!
Janvier 2017
500 jours
Partager ce carnet de voyage
1
1
Publié le 14 janvier 2017

Day 1

Direction la mer en se perdant u .peu en chemin
2
2
Publié le 15 janvier 2017

Petit résumé des premiers jours, c'est pas forcément exhaustif... Comprendront les références qui peuvent!


Jeudi :

Après avoir déposé le sac à l'auberge de jeunesse, direction la plage. Je me plante un peu en chemin mais je peux visiter. Ça ressemble pas mal à l'Angleterre avec le shitty weather (temps pourri) en moins! J'ai pu mettre les pieds dans la mer 🙆 cool! Je me prends un bon coup de soleil local. Peau de Lorrain et soleil Australien ne riment pas aussi bien que sur le papier... Le décalage horaire me rattrape assez vite, coucher "à la Blouctet" à 21h00

Vendredi :

Réveil à 7h, seuls les asiatiques peuplent la salle de déjeuner #cliché. Il pleut... 😒 shit. Aujourd'hui sera le jour administratif. Je m'achète un téléphone à 30$ (je m'apercevrais plus tard qu'il ne vaut pas plus avec son autonomie d'une journée sans appel/internet/SMS). Ouverture d'un compte bancaire à chinatown (je suis le seul non asiatique ici #tintinetlelotusbleu), je me fais brancher par la banquière #frenchaccent #omelettedufromage. Par contre l'anglais pour ouvrir un compte, c'est pas celui de game of thrones, dur de rester concentré plus d'une heure! Je fais mon tax file number (nécessaire pour bosser ici) au tax office, juste à côté du KPMG local. On repassera pour le dépaysement...

Samedi :

Réveillé à 5h30 (merci les collocs danois et allemands), je pars courir à 6h pour me dégourdir les jambes. Je ne suis pas seul, au moins une quarantaine de personnes sur les 3,8km autour de king's Park. Se faire dépasser à l'agonie par un groupe de 20 lycéennes, ça n'a pas de prix... Je fais un petit tour en ville, Victoria's market et the national librairy. Plutôt cool. L'après-midi je fais direction le musée d'art. Je prends une heure pour discuter avec une mamie qui vend des livres, qui me donne quelques bonnes adresses en dehors des sentiers battus. Je me prends mes premiers bouquins en anglais, il faut que je m'habitue!

Dimanche:

Je commence la journée de la même façon qu'hier, pas de lycéennes à l'horizon, mon ego sera préservé, même s'il faut que je me méfie des seniors motivés. Matinée sport US avec un canadien et qq américains. Les sports us quotidiens en milieu de journée, c'est vraiment cool. Cette aprem, direction les petites ruelles pour voir le street art local et peut-etre le shrine of remembrance!

Suite au prochain épisode! Pour les photos, je ferai ce que je peux!

3
3
Publié le 20 janvier 2017

C'est pas du Doisneau, mais c'est beau Melbourne!

C'est pas forcément dans l'ordre, mais les explications arrivent bientôt!
4
4
Publié le 23 janvier 2017

Je m'étais arrêté le dimanche dernier, moment où je m'apprêtais à rejoindre le "shrine of remembrance", sorte de mémorial de guerre local. En chemin, je suis attiré par le bruit dans le parc, sorte de festival/kermesse locale haute en couleur. Après avoir poliment refusé une inscription au Melbourne gay badminton club (#nohomo) et être passé devant de nombreux stands aux couleurs arc en ciel (y compris le Melbournian Jewish Lesbian club XD), je comprends que je me suis trompé de "combat" ici! Direction le mémorial, ou j'ai la chance d'assister à une sorte de commémoration à l'intérieur du fameux Shrine of remembrance (le batiment avec une sorte de pyramide sur les photos). En tant que Français, tu fais quand même pas le fier pendant la visite quand tu vois le nombre d'Australiens venus mourir chez toi pour défendre ton pays...

Lundi, et oui, direction l’open d’Australie ! Ca serait quand même con de passer à coté ! A la vue du programme et de mes moyens limités, je ne pourrais pas voir mieux que les classés numéros 5 et + à l’ATP. Premier match de Nishikori (N°5) vs Kusnetsov. La foule est acquise au nippon (ils sont choupis les supporters japonais) qui galère quand même bien contre le vaillant Russe. 3h30 sur un siège en plastique, c’est quand même moins confort que Roland Garros dans le canapé… Deuxième match Cilic (N°7) vs Janovitz deux beaux bébés de 2m, ça cogne dur, c’est d’autant plus impressionnant en plein soleil sous 38 degrés ! Je passe la soirée avec mon pote Gallois. Pas vraiment un poète le gaillard, mais un vrai artiste cannette en main ! On limitera quand même la perf artistique, car 12 dollars la bière c'est pas cheap!

Mardi, journée tranquille à me balader dans au marché Victoria et au parc du même nom, y bouquiner un peu et regarder passer les (filles) gens. Les Australiennes sont vraiment magnifiques, qu’on me fasse pas croire qu’elles soient descendantes d’Anglais(es), sérieux !

Mercredi, jour des enfants, parfaitement choisi pour aller au Musée de la ville qui est donc blindé (de chiards qui gueulent partout) d’adorables bambins. Le musée est génial, je n’ai le temps que pour faire la section sur le peuple aborigène (peuple qui s’est quand même gentiment fait dézinguer au passage), et sur l’histoire de la ville. C’est quand même dingue de se dire que la ville a même pas 200 ans ! Direction le cinéma ensuite, pour aller voir le dernier Star Wars sur l’écran de cinéma le plus grand du monde ! 24x32m d’écran, ils rigolent pas les mecs ! 30$ ils rigolent toujours pas les mecs !

Jeudi, changement d’auberge de jeunesse #newlife. Petite visite du quartier italien, super sympa avec les petites arcades tout du long. Mon nouvel aubergiste, contrairement au précédent, a eu la brillante idée de construire un bar au sous-sol dans lequel l’équipe d’animation (ils valent pas le KGO, sérieux) organise des jeux divers et variés. C’est donc l’occasion de participer à un trivial poursuite / blind test que l’on s’empresse de remporter avec (l’ivrogne) le joyeux Greg afin de se désaltérer à moindre frais !

Vendredi, je décide d’aller à Footscray, quartier multiculturel au Nord de la ville. Ne suivant pas les conseils d’autrui de m’y rendre en transport en commun, j’y vais d’un pas ferme et décidé… 2h après avoir longé la voie rapide et les zones industrielles sous la pluie (#dépaysement) j’arrive dans un quartier assez marrant mêlant l’ancien style Australien (type british fin du XIXeme) et les boutiques à l’arrache asiatiques/ africaines / indiennes. Retour à pied du coup, l’autre chemin me faisant passer par … d’autres zones industrielles… Pas tétu le mec…

Samedi, excursion organisée vers la Great Océan Road (La grande route de l’océan #fluent). Paysages magnifiques, plages superbes et falaises, je suis pas déçu ! L'occasion aussi de mettre les pieds dans le Pacifique. Si les trucs organisés c’est pas forcément mon truc, c’est ici l’occasion de faire des rencontres sympas avec des Argentins, russes et suisses notamment ! Il faut avouer que jusqu’ici que les rencontres sont moins nombreuses qu’escomptées dans les backpack tant les gens scotchent leurs téléphones / ordis / tablettes. Les photos arrivent bientôt!

Dimanche, visite du Musée National d’Art du Victoria. Sympa, mais pas ouf non plus. Par contre c’est amusant de voir le monde qu’il y a dans les musées ici. Il faut avouer que les musées nationaux étant gratuits, et qu’ils occupent les enfants avec plein d’activités, ça intéresse forcément ! Après midi, petit festival de zik electro dans le botanic’s garden, avec mon pote Gorwell. Cool, mais ça aurait été plus cool en plus grand groupe ! Dimanche soir, je refais mon packtage, direction la Tasmanie, à la recherche de Taz !

5
5
Publié le 23 janvier 2017

240 km de route bordant le pacifique à l'ouest de Melbourne! Petit détour par la rain forest (forêt de plusieurs millénaires) et par koala point 🐨 (les photos de koalas rendent rien 😒)

6
6
Publié le 26 janvier 2017

Lundi matin, départ pour la Tasmanie, c'est la petite île (un caillou de 68 400 km2 tout de même) en dessous de l'Australie juste en face de Melbourne! Arrivée à Hobart, petite cité de 200 000 habitants, la ville est très old school par rapport à la moderne Melbourne, très British dans l'âme! J'ai réussi à dégoter un woofing sur la côte Est (#secteurestcestdlaballe), je sais donc que je ne resterai qu'à Hobart que 24h au plus. Le programme sera short, pour visiter.. ben pas grand chose en fait!

Petit détour par le port local (on est loin de la puissance du port du Havre), et tour de la ville, tout juste le temps de réserver mon billet de bus pour ma future destination, "Scamander", bonne chance pour la trouver sur une carte! Je passe la soirée en compagnie de frenchies et de british devant le quart Nadal-Monfils (triste défaite), l'occasion de copieusement se faire lyncher par nos "amis" de la perfide albion, qui avaient perdu Andy Murray au tour précédent!

Le lendemain matin sur Hobart, j'ai quand même le temps de me faire une fraîche coupe de cheveux (#traîneau) avant d'aller visiter le "célèbre" jardin botanique. Autant dire que si t'es pas fan d'arbres/plantes, ça te fait quand même pas monter la sève... 4h30 de bus plus tard, me voilà à Scamander charmante bourgade de 800 âmes, ça va pas zouker tous les soirs. Je rencontre mes hôtes Denis et Ann, couple de septuagénaires pas spécialement funky - qui ressemblent à mort à mes grands parents Bernard et Denise. Je passe la soirée avec des northern irish qui quittent le woofing le lendemain matin et qui terminent un séjour de 7 semaines ici. Brève description des protagonistes et du lieu par mes nouveaux amis, je vais en chier pour une paye de misère. "on est pas bien payé, mais qu'est-ce qu'on se marre" serait egalement la devise du coin, mais la poilade en moins #shit.

Mes deux premiers jours sont à l'image de la description de mes amis de la veille, je taffe sévère, et je crois que j'ai gagné qq chose comme 35 dollars (après ponction pour l'hébergement et repas) sur mes deux premiers jours... Au programme, cueillette de prunes, fraises, pommes, nourrir les poulets, empacter les fruits, faire de la confiture ect... Le management est old school et dur, mais j'ai survécu à 3 ans d'encadrement par Dark Vador (😉), j'ai la peau dure! Je pense rester ici une ou deux semaines, au moins pour pouvoir payer mon billet retour... 😂 bon, si je gagne pas grand chose au moins je dépenserai rien! #lapositiveattitude

7
7
Publié le 26 janvier 2017

Photos diverses de Hobart, les paysages le long de la route, Scamander, la ferme et en bonus, l'humeur du jour! 😁

8
8
Publié le 31 janvier 2017

Comme attendu, c'est dur!

Les jours commence toujours de la même façon, 6h30 petit déjeuner avec Denis et Ann (bol de muesli + pomme), 7h début de la cueillette des fraises 🍓 , travaux divers et variés. Midi sandwich triangle (l'obésité ne me guette pas), après midi, travaux divers et variés avec pour le moment cueillette (prunes, myrtilles, abricots...), déplacer des trucs, tailler les framboisiers, déplacer d'autres trucs, enlever les mauvaises herbes et chardons (#mainsarrachées 😫), ou déplacer encore d'autres trucs (rouillés, coupants et poussièreux, merci le rappel de tétanos avant de partir) et dîner à l'anglaise à 18h30-19h, nourrir la poulaille dans la foulée, et coucher 22h à la Blouctet. 10-11h de taf quotidien le tout 7 jours sur 7...

Alors, il faut savoir que je gagne environ 2,5 dollars par kilo de fraises ou myrtilles, ou par cagette de 15kg de prunes, et pour les travaux divers, c'est un peu au bon vouloir du tenancier (qui me rappelle que je ne suis qu'en woofing à la base)... Meme en m'arrachant, je vais avoir du mal à atteindre un salaire d'assistant parlementaire... (#blogengagé) D'autant plus que je dois payer le logement et la bouffe pour 300$ par semaine, autant dire qu'il me restera pas grand chose... 😒 Manque plus que les coups de fouet et je me mets à chanter du blues.

Rubrique mode, j'ai eu la chance de trouver ici une collection de fringues d'anciens backpackers (peut-être enterrés dans le jardin depuis) de laquelle je me sers allègrement. Le patchwork de style est insolite à base de t-shit trop courts couleur rouille et jeans trop longs flingués, bob de choix (pas le cochonou du tdf, dommage) #sapécommejamais. Il est loin le costard d'auditeur... Cependant, ça me permet de me rendre compte que le travail est physique et que j'ai déjà bien minci, je suis passé du jean de Joe (les irishs de la semaine dernière), à celui de sa copine en une semaine. (#jkiffetroptonbouledemeuf)

Petit apparté sur mon boss, l'autoritaire et lunatique Denis qui, s'il est un type sympathique, est un chef assez odieux. Ses standards sont très élevés (d'autant plus par rapport à ce qu'il me paie), et il a la critique permanente... Si je me garde bien de lui dire ce que je pense, mes yeux (ceux qui me connaissent le savent) l'ont déjà fait à ma place, et la tension s'est installée. En ce moment, je bosse dans les framboisiers en solo avec le chien Zach, ça me fait du bien d'avoir les mains dans la terre (parce-qu'on est de la Meuse) et surtout parce-que j'évite ses réflexions désobligeantes incessantes. L'idylle ne durera pas le mois convenu au début, c'est certain!

L'idée n'étant d'être focus sur le taf, j'ai quand même eu le temps de faire d'autres choses cette semaine!

En grand romantique que je suis, je voulais voir le lever du soleil #eastcoast, du coup, réveil à la Blouctet 5h30 pour aller voir le lever du jour, Running de 4km, parceque c'est pas tout près et sunrise 🌅 \o/. Franchement, c'est quand même cool l'ocean, même si les photos à venir rendent pas grand chose! J'ai pu apercevoir en chemin mon premier vrai kangourou de près!

La veille, à la tombée de la nuit, Denis m'avait proposé d'aller voir les kangourous! Chaud à mort, je dit OK! Début de la nuit, il me tend une lampe torche, et assez incroyable, une dizaine de kangourous peuplent le champ d'à côté. En 5 secondes, Denis choppe son fusil et tire dans le tas 😨 WTF dude! (il loupe 😰)! Je voulais juste voir les kangourous moi, pas faire un safari option marsupial! My bad, j'avais pas précisé que je voulais voir un walibi "vivant". Ceci dit, ces bestiaux défoncent ses arbres fruitiers, ce qui lui offre une raison "valable" de shooter!

Denis m'a également emmené voir la bay of fire (la baie de feu #fluent), c'est vraiment un coin magnifique! (à voir sur les photos) On est allé se baigner à la plage. Bon il faut avouer qu'aller à la plage bronzage "farmer" avec pépère, t'as peu de chance de lever de l'Australienne... #adopteunvieux on se contentera du paysage pour cette fois ci!

Je commence à chercher ailleurs, soit en woofing toujours, soit un vrai taf! J'ai environ un mois à tuer ici en Tasmanie avant de pouvoir faire l'overland track!

La suite au prochain épisode!

9
9
Publié le 1er février 2017
Lever de soleil, au calme et virée à la bay of fire!
10
10
Publié le 1er février 2017
Fruit picking et jardinage au programme!
11
11
Publié le 7 février 2017

Petite étape à St Helens, randonnée à St Patrick's head et petit détour par la lagune de Scamander! Dans le désordre s'il vous plaît😁

12
12
Publié le 8 février 2017

Je m'étais arrêté en pleine souffrance dans la ferme de Scamander! Le travail est toujours aussi hard, mon boss toujours aussi con, il faut que je me trouve un backup plan, d'autant plus que je vais pas toucher un radis dans l'histoire! Sur internet, RAS... La déprime! Je pars dans l'optique d'un autre woofing, tant pis si c'est pas payé, mais il faut vraiment que je me tire d'ici. #cassos

On est samedi, j'ai trouvé un point de chute pour ma prochaine destination! En quête d'un nouvel hôte, je prends contact avec un pêcheur sur la côte nord de Tasmanie qui accepte ma requête! Le pavé est lancé dans la marre, j'annonce que je me barre en fin de semaine prochaine! Mon boss est un peu déçu, il aimait bien mon travail. Et puis à 20$ les 10h de travail quotidien, je comprends que le mec me regrette déjà #labonneaffaire. Et maintenant, comme Robinson, j'attends désespérément vendredi!

Pour patienter, je vois poindre à l'horizon ma première lueur d'espoir! Dans sa grande mansuétude, mon "maître", m'offre la possibilité d'un jour de congé ce dimanche pour me reposer de ma peine. Libéré de mes fers, je m'en vais découvrir la montagne locale qui me toise depuis déjà un moment. Sans doute en hommage au saint patron des buveurs de guiness, elle s'appelle St Patrick's head! Je m'y rend en stop, l'occasion de voir que plus les voitures sont luxueuses, moins elles s'arrêtent! Je monte donc dans le "carrosse" d'un redneck local, à l'accent assez prononcé (vost please 🙏), mais vraiment sympa, il fait même un petit détour pour me rapprocher de mon point de départ! Après quelques hectomètres, je vois mon premier serpent Australien(😨 #phobie), mais sans doute impressionné par mon pas décidé, il file en vitesse. Encore heureux, car le randonneur en question a eu la bonne idée de ne pas emporter l'aspi-venin qu'il se coltine dans le sac depuis le début de l'aventure... Autant dire qu'après réflexion, j'étais pas fierot de gravir mon sommet en short à travers les hautes herbes, et en solo. La fin de randonnée est escarpée à mort, j'ai l'impression d'être Frodon qui gravit les escaliers de cirith (#n3rd), mais sans gollum, car n'ayant croisé personne jusqu'à là. En haut, la vue est splendide malgré le temps couvert. On peut voir une bonne partie de la côte est (#cotedeporc) et tout l'intérieur du pays, c'est superbe! Ça valait le coup de prendre un peu l'air. J'ai par ailleurs pu voir des perroquets, kangourous et grosses araignées en chemin!

Deuxième réjouissance, je ne suis plus tout seul! Le samedi, une étudiante japonaise (Mayu de son prénom) à le malheur (pour elle) de me rejoindre dans cette galère! C'est tant mieux (pour moi), la foudre ne tombera pas toujours sur la même tête! Mais la pauvre a vite compris dans quel pétrin elle s'était fourré, et cherche vite un autre plan (qu'elle a trouvé depuis!)! Au passage, elle a été chaleureusement accueillie par une chauve souris qui tournoyait dans sa chambre et que j'ai réussi à capturer à voir dans les photos! #i'mbatman. Enfin, bref, c'est quand même une super rencontre, quand on a fait du Japon sa destination estivale! 🗾 #yatta!

Jamais deux sans trois, troisième bonne nouvelle, les copains irlandais passent prendre des nouvelles, ils ont trouvé un job de cueillette de fraises dans une big ferme à 2-3h de là, qui paye visiblement pas mal 🤑 #dolladollabillyo. Banco, on vend la caravane je les rejoins, et tant pis pour le pêcheur! Ça sera l'occasion d'être avec du monde, parce que tenir le crachoir aux ancêtres sur leurs histoires des années septante, ça m'extasie pas des masses.

Ce lundi, après une journée bien remplie, et fier de mon travail, Dennis m'emmene pour me montrer son paysage favori dans le coin! Le parc naturel de Scamander, superbe! On y voit St Patrick's head se refléter dans la lagune dans laquelle pataugent des cygnes noirs! Le coin est vraiment magnifique et semble isolé du monde. C'est un peu le baiser de judas à ma façon, tant Dennis est heureux de partager ce moment avec moi, qui m'apprête à le trahir pour partir le lendemain matin avec 3 jours d'avance! Mais bon, pas de scrupules, il en a pas de son côté! #balek

Mardi matin, après un débat houleux au sujet de ma paye, je quitte la ferme avec 250$ en poche... 😒 Ce bat's à quand même bien pris mon cul pour son centre de loisirs... Et à 10 heures par jour sur 12 jours, il a même le culot de me balancer qu'il m'a fait une fleur! #generousgod. Peu m'importe, l'essentiel étant de partir! Cet affreux cauchemar est terminé! Je met 30 min à me faire prendre en stop, comme d'habitude par un redneck de 50 piges conduisant un taudis à l'arrière duquel un chien gueule tout le voyage! #canova. Mais toujours aussi sympas les types!

Arrivée à Launceston, ou l'on me dépose devant... Le KPMG local... Petite étape d'une journée avant de rejoindre mon futur lieu de travail! La ville (100 000 habitants) est choupi, encore une fois très British! La particularité de cette ville est que la nature est à 10 minutes du centre-ville! J'ai pu donc aller me promener dans les "caract gorges", peu profondes mais vraiment dépaysantes! L'occasion de prendre en photo mon premier kangourou! (#lap'titegueule)

Normalement, je suis pris pour le job de picking à partir de la semaine prochaine, je vais donc patienter dans l'auberge de jeunesse du bled de Cressy (720 habitants tout de même). En attendant, j'ai bien mérité une petite pause!

13
14
14
Publié le 18 février 2017

Je m'étais arrêté pour faire une petite pause à mon arrivée à Cressy, mais bon, passer 4-5 jours à attendre, c'est pas franchement mon truc! Du coup, j'ai des nouvelles de ma pote japonaise Mayu et son accent si Japonais (#horyshet) qui a réussi à s'enfuir de Scamander, elle va à un festival de zik pas loin de Launceston les 10 et 11. Comment rentrer dans un festival quand il n'y a plus de places et qu'on est nullement disposer à s'acquitter de la coquette somme de 250 dollars? La réponse est "bénévole", ou volunteer dans la langue de Shakespeare, malin le bonhomme. Je fais mon application en ligne, et sur le fil, à 10h, je suis accepté! 😁 par contre, il va falloir faire fissa, je dois être là haut pour 17h00, c'est à 70km de mon lieu de résidence et le réseau de bus est merdique! Je choisis l'option faire du stop... Succès plus que modéré puisque je poirotte sous la pluie pendant 1h, mon seul réconfort ayant été un café offert à la boulangerie du coin par un local, tout désolé de ne pas pouvoir m'emmener! Sympa! Je prends finalement un bus pour rejoindre Mayu, et faire quelques courses, car il va falloir s'équiper! Après que le chauffeur (champion) ait fait un détour pour me déposer devant le supermarché (pas champion), achat d'une tente, et de toutes les victuailles nécessaires à un festival réussi (Nutella, thon en boîte, pain de mie, pommes, bananes et quelques cannettes, malheureusement, pas de pastis glacial ici!) Arrivée au festival, ici c'est un énorme champ comme au jardin du Michel mais entouré de montagnes nuageuses, mystique! Le Michel local est une femme nommé Saly (enfin je crois, car l'accent Australien, je galère toujours autant), et qui tiens à nous faire le speech d'accueil à moi ainsi qu'aux 150 autres bénévoles, sacré team! Attribution des tâches, je ferai l'entrée le lendemain et le ramassage de déchets le samedi soir 😒 pendant les plus gros concerts! Par contre, à la différence du jdm, le bénévolat, ça déconne pas ici! Si tu fais pas ton créneau, ils te prélèvent le montant de l'entrée du festival. Si c'est t'es mis une bonne minasse des familles avant, t'en es recalé. Shit, pas moyen de faire le frenchy qu'avait pas compris 😬. Il va falloir la jouer sage le samedi, la taule est donc planifiée au vendredi!

Vendredi matin, après avoir demandé à mon responsable de ne pas trop avoir à parler, niveau d'anglais oblige, il me propose la distribution de sacs poubelles! Le truc que j'avais pas vu venir c'est que j'ai du parler pendant 4 heures... Pas franchement l'idée de base, mais il a fallu aussi répondre aux questions, donc inventer des réponses mais avec le sourire, les gens sont ravis! 😀 premier jour de festival, je fais la rencontre de deux frangins compléments allumés par plusieurs années de consommation immodérée de stupéfiants. Mais des types supers cools, la compagnie idéale pour ce vendredi de beuverie! Après s'être chauffé l'estomac et le foie copieusement au goon, direction le festival! Alors, le goon pour ceux qui connaissent pas, c'est le cubi local, à 20$, qui te ferait passer un cubi à 6€ du leclerc pour un haute côte de beaune. Qu'importe le flacon, pourvu qu'il y ait l'ivresse comme disait Alfred de Mussey... Ouais, enfin ça rape le gosier quand même. Sinon, les concerts sont vraiment sympas, même si la scène reste essentiellement locale, au mieux nationale!

Samedi, après une nuit fraîche et venteuse (5 degrés seulement), réveil 10h dans la brume avec les copains bénévoles, et petit debrief sur les créneaux avec tout le monde. Les frangins Anderson sont déjà debout, déjà chauds au goon et au gaz hilarant! #motivés. Les concerts de la journée sont vraiment sympas, avec quelques groupes sortis de nulle part, qui peuvent vraiment devenir intéressants! 22h arrive mon créneau ramassage d'ordures, les frères pétard sont bien entendu complètement caisses et donc refusés, j'ai pour ma part fait montre d'un sacré talent d'acteur à la présentation de mon créneau. Mon travail ne sera pas trop intense et j'aurai la chance de tituber en toute quiétude en profitant des concerts, mais en ramassant quelques cannettes par ci par là pour le principe. #dévoué

Après une énième nuit à me cailler les miches, il est temps de rentrer ce dimanche matin sur Launceston avec les bus prévus à cet effet sur place. Ça sera l'occasion sur place de prendre un dernier café avec Mayu avant les aux revoirs! "see you in Tokyo", le rendez-vous est pris pour cet été! Dimanche donc, il va falloir rentrer dans mon trou paumé de Cressy retrouver les copains avant la semaine de boulot! Une douche (étrangement absente du festival) devient urgent, je m'incomode moi même... #aissellesfaisandées. Le problème, et non des moindres, est qu'il n'y a pas de bus pour y aller le dimanche... #fuck Faire du stop est donc la solution pour rentrer, mais après une heure passée en plein cagnard, aucun véhicule n'a daigné me prendre. Il faut dire que c'est pas évident à la sortie d'une grosse ville. Me vient la "lumineuse" idée de me rapprocher de la route menant à Cressy pour être plus facilement sur le chemin, c'est à 3 km de la apparemment, ça devrait le faire! Bon, niveau luminosité de l'idée, il y a du y avoir un faux contact à un moment, car je me retrouve à longer l'autoroute sur 7km avec mes sacs de 15kg, et même la traverser par endroit pour pouvoir rejoindre la fameuse nationale... C'est une expérience, un peu dangereuse et débile, mais ça fait des souvenirs! Une voiture finit par s'arrêter sur la bande d'arrêt d'urgence, un ancien backpacker Australien qui a lui aussi roulé sa bosse en son temps, et qui s'est reconnu dans ce genre de situation merdique! Il me dépose pas trop loin de mon village, un autre stop et j'arrive à l'hôtel! Ouf!

Je vais enfin pouvoir me poser et retrouver les copains... et prendre ma douche...

Lendemain, je dois visionner une vidéo "sécurité au travail" d'une demi-heure préalable avant mon premier jour de travail. La ferme est à 8km de là, pas moyen de trouver un stop pour y aller, je sors les mollets, on ira à pied! C'était pas easy, mais ça prouve à la rh ma motivation! Alors, la fameuse vidéo aurait pu être remplacé par un discours de 30 secondes genre "soit pas le dernier des crétins, monte pas sur des engins que tu ne sais pas conduire, ne fume pas devant le dépôt de gaz et pétrole et on devrait s'entendre"... Mais bon c'est fait, je commence ce mardi!

Aie, c'était il y a déjà presque une semaine! Je ferai le debrief de ma première semaine assez rapidement! Il y a encore des choses à dire, même si c'est moins insolite!

15
15
Publié le 18 février 2017
16
16
Publié le 24 février 2017

Ça y est, j'ai repris le travail! Premier jour, le rendez-vous sur place est pris pour 5h45... Du matin, oui, 5h45... 😭 du coup réveil à 5h, ça pique! Mais bon, on s'y habitue, d'autant que je finis entre 13 et 14h... Easy

Le principe est donc simple, il y a 22 "tunnels" de 100m contenant 6 rangées de framboisiers, et plus ou moins 20 "pickers" (cueilleurs) dans la team. Par équipe de 3, le but est donc de ramasser un max de framboises de choix (t'entends) et de passer le plus vite possible à la rangée suivante et ce jusqu'à épuisement du stock de framboises (En gros 2/2,5 rangs par jour, les auditeurs auront fait le calcul de cohérence). Autant dire qu'il faut se donner car la concurrence est rude! La cagette de framboise est payée entre 7 et 12 $ par jour, mais plus souvent 10 pour ma team. Le travail requiert acuité visuelle, dextérité et toucher de velours... Un job pour moi quoi! (solide build de base)

Alors ma team, parlons en, car je me sens un peu seul avec mon petit cul de blanc parmi les Tongiens (oui oui, des îles Tonga) et les Népalais (paye ton mélange insolite). En effet, le contingent Tongien sur la ferme est d'environ 80 personnes en tout qui travaillent ici 6-7 mois pour payer leurs 5 mois restants au pays. Alors je ne vous conseille pas de défier un jour un Tongien au "framboise picking", car ils vous mettraient une putain de raclée, celle que je subis chaque jour au moment des comptages (#shame). C'est d'ailleurs étonnant quand on voit leurs gabarits, mais ils sont d'une rapidité assez incroyable malgré leur côté décontract'. Vu les morceaux, je ne vous conseille donc pas davantage de les défier à la lutte, homme comme femme d'ailleurs #bigkahunaburger (au sprint, vous avez toutes vos chances par contre). Je ne lancerai donc pas les hostilités envers eux, malgré le fait d'avoir de plus en plus de mal à supporter leur musique techno boum boum saveur monoi à 6h du matin 😤, tout comme leurs hurlements (le mot n'est pas trop fort) "aweeeeeeeeee" à travers les champs de framboises (leur "lol" visiblement). Mais bon, ils sont quand même sympas, et même s'ils essayent de m'entuber ça reste dans la bonne humeur #bandedebatards 😁. L'autre contingent est celui des Népalais, plus petits, un poil moins rapides mais motivés comme jamais, car ils ont la contrainte de devoir faire un max de blé pour renvoyer ça dans leur pays et faire vivre leur famille, voir leur village. Pour le moment, ni Dominique Gros (maire de Metz), ni mes parents (please don't) ne m'ayant contacté à ce sujet, je peux m'estimer heureux de devoir me battre uniquement pour mon train de vie! Ne subissant pas la même pression, mes résultats sont donc tout à fait médiocres par rapport aux autres. J'arrive tout de même à ramasser une bonne dizaine de cagettes (quand les meilleurs sont à 25), ce qui amplement suffisant pour couvrir mes dépenses et même mettre quelques centaines de dollars de côté.

Dans la ferme, mes deux managers et supervisors sont anglais (#déshonneur), mais sont plutôt cool du moment où t'essaye pas de leur glisser une quenelle. En effet, la tentation de tricher est grande, que ça soit en remplissant un peu moins les barquettes dans la cagette ou en mettant des framboises plutôt "moches"... Mais les managers veillent au grain, et ont l'oeil affûté sur chaque cagette, comme un Mainfray sur une formule Excel... Pas moyen de gruger, mon seul axe de progression étant donc de cueillir plus vite et de ruser pour prendre les tunnels plus rapidement. Je suis donc passé de huit cagettes à une petite quinzaine en dix jours, une belle progression tout de même (#MIP). Impossible toutefois de rattraper les autres qui travaillent ici 6-7 mois par an depuis déjà 4-5 ans. J'avoue quand même que j'avais un peu sous estimé le temps nécessaire à la collecte d'une cagette, et que je pensais pouvoir faire un plus de caillasse... Autre chose que j'avais largement sous-estimé est le pouvoir laxatif d'un bon kilo de framboises au petit matin. Ça a donné l'une des courses les plus désespérées jamais-vu à travers les tunnels de framboises (#Usainbolt)! Cette histoire n'aura, fort heureusement, laissé de traces que dans mon esprit désormais averti. Mais il faut avouer que ce serait con de se priver de manger toutes ces framboises qui ne sont pas assez belles pour être achalandées. A savoir qu'il y a quand même moins d'une framboise exploitable sur deux voire trois selon les tunnels!

Ça va faire maintenant 11 jours d'affilé que je travaille là (#machine #jeanterver), et la fatigue commence à se faire sentir même si le portefeuille devrait rapidement s'en sentir soulagé! Heureusement, mon premier day off (congé) sera dimanche, l'occasion je l'espère d'aller faire une petite marche aux alentours, les paysages sont superbes ici!

Sinon je crèche dans le même hôtel "hôtel ringwood" depuis déjà 2 semaines, ça se passe nickel ici! Les proprios sont plutôt sympas, et mettent pas vraiment la pression aux résidents. J'ai un dortoir de 4 personnes pour moi tout seul, comme la majorité des résidents du moment où ils peuvent! Franchement sympa! Ici on a un bon groupe de "potes" avec 5 britanniques (dont Joe et Rainbow rencontrés précédemment), 3 finlandais, 1 hollandais et pas mal d'asiatiques (Chine/Taïwan/Corée). L'ambiance est plutôt cool, mais je garde les présentations pour mon prochain post sur le blog!

A bientôt!

#framboisebae (c'est pas moi sur la photo, hein!)
17

La petite rando (6km) qui fait quand même plaisir pendant le day off!

18
18
Publié le 6 mars 2017

Ça fait déjà 3 semaines et demi que je me suis installé au ringwood hôtel, le "place to be" à Cressy. Cet hôtel, restaurant et surtout bar, draine une bonne partie de la population de cette petite bourgade (600 âmes), et pas mal de viande saoule le week-end également (#présent). Niveau confort, je suis ici comme un coq en pâte, j'ai mon dortoir 4 places pour moi tout seul. Un lit pour moi, un pour mes fringues (c'est important pour laisser le textile respirer) un pour mes affaires de toilette. J'espère remplir le 4eme, mais la demoiselle moyenne à Cressy à un tour de cuisse rivalisant avec mon tour de taille (#madrange #notinterested) et pas de nouvelle backpackeuse à l'horizon pour le moment... Ici, on trouve 3 cuisines, qui font étrangement penser au GEC de mes grandes années étudiantes (casseroles pas lavées, trucs dégueux qui traînent, frigos crados, araignées géantes). Autant dire que pour renforcer tes défenses immunitaires, t'es quelques niveaux au dessus de l'actimel. En plus des commodités d'usage, on trouve une salle télé, table de ping-pong, panier de basket 🙌 et donc le bar avec ses deux billards!

Ici j'ai la chance d'avoir trouvé un groupe d'amis, ainsi que pas mal de gens plutôt sympas qui gravitent autour! On trouve déjà Joe l'irlandais et Rainbow l'anglaise (elle a l'air d'y tenir, j'ai du mal à comprendre pourquoi) qui sont d'origine chinoise tous les deux. Ils sont vraiment adorables et très drôles et je pense que la souffrance qu'on a vécu à Scamander nous a bien rapproché! Il y a Linda la finlandaise, très fun et toujours punchy, elle aussi rescapée de Scamander (#clubdestraumatisés). Il y a Jukka (à prononcer YuK-ka pour les férus de phonétique) et Heidi un couple de finlandais également. Ouais, 3 finlandais dans un groupe de 6 en Australie, je laisse aux statisticiens l'étude de probabilités associée (#finlandpower). Enfin des gens plus blancs que moi ici! 😂 Voilà pour le groupe de potes plus proche avec qui on cuisine ensemble et on prévoit pas mal de sorties! Mais on trouve également Charlene la superbe anglaise (#oxymore) prof de yoga vegan, Thijs son copain hollandais (non volant), Justin le chinois rigolo (à prononcer à la Bieber et pas à la Bridoux) parti depuis, Marco et Nicole les uruguayens (#pokemonsrares), Mike le manager anglais lunatique... On a monté un semblant de "club d'activités" (on se refait pas) pour organiser quelques activités extérieures (#rememberCAE), la première et non des moindres étant l'organisation d'un laser game (pensée pour le King of Groupon qui nous les organisait à Metz), un bon defouloir collectif! On s'organise des soirées resto, ciné... Le top pour se marrer!

Sinon, on a pu profiter de notre day off commun avec les potes pour se faire les gorges de Cataract celles que j'avais commencé à explorer à Launceston. On a choisi la petite rando qui nous a amené à un pont 2,5km au coeur des gorges (#gorgesprofondes), autant dire qu'on avait dépassé les amygdales depuis un bail... Sympathique sortie, ça fait du bien après 12 jours de taf non stop! Autre bonne surprise, est celle de voir débarquer un pote de France lui aussi Australian backpacker (Juju) de passage par la Tasmanie, l'occasion de se passer une bonne petite soirée au goon (le cubi australien), et d'essayer de se caler un créneau commun pour la suite de l'aventure, quand j'en aurai fini avec cette magnifique île qu'est la Tasmanie!

Sinon le boulot, j'avais commencé à intégrer la team Népal récemment (pour la ressemblance frappante sans doute), des gens vraiment sympas ces Népalais, même s'ils galerent avec mon prénom, m'appellant tantôt Réli ou Leny. Je ne leur en tiendrai nullement rigueur, ça sera pas la première fois qu'on se trompe sur mon prénom au boulot (#Jérémy). Mais j'aurais sans doute ma propre équipe complétée de backpackers à terme! Je suis d'ailleurs toujours le seul blanc ici, les autres abandonnant généralement au bout de 3/4 jours... Les faibles. Sinon, mon animosité pour le peuple des Tongas est quand à elle croissante après qu'ils aient tour à tour piqué mes fruits dans les rangs (#theytookourjeebzz) et essayé de me voler mon téléphone. Ce gros enfoiré pris la main dans le sac prétendant qu'il le prenait pour que "personne le vole"... Ouais ouais, c'est ça tahiti bob, tu va pas me la faire. Il va vraiment falloir que je sois sur mes gardes avec eux... Bref, c'est la grande éclate ici!

Voilà pour les fraîches nouvelles! Bon début de semaine à tous!

19
19
Publié le 14 mars 2017

Parceque j'ai pas grand chose à raconter pour le moment, voici quelques photos du dur métier de cueilleur de framboises! J'enverrai une autre salve bientôt!

La vie de cueilleur de framboises, parfois c'est aussi les pieds dans la boue (parce-qu'on vient de la Meuse)
20
20
Publié le 19 mars 2017

Hello! Bon, je tarde un peu pour les nouvelles, mais il faut dire qu'il se passe pas grand chose de nouveau par ici en ce moment!

Concernant les framboises, ça progresse! Je deviens petit à petit un cueilleur décent, et j'arrive désormais à me faire quelques journées à 150-200 pièces 🤑 #makeitrain (record à 29 cagettes💪)! Plusieurs raisons à cette progression. En premier lieu, j'ai intégré une team solide qui n'essaye pas de m'enfiler. Damien, un banquier Singapoureen et sa mère sont vraiment tops et aidants et on se marre bien en prime! Deuxième raison, la reprise des fruits, avec un max de soleil en ce moment, ça cogne sévère, les framboises sont grosses comme des fraises! Troisième, les bugs informatiques en ma faveur 😂 #cartechance! Et enfin, le jour férié! Alors le jour férié ici, le prix de la cagette est presque doublé. Autant dire que manque personne ne manque à l'appel, et que Tongiens comme Népalais sont excités comme des roumains au salon de la caravane. Il a fallu jouer des coudes, mais je m'en suis sorti pour 210$, good effort! Bon, encore heureux que ça progresse niveau monnaie, car j'ai dû manquer 2 jours après m'être bien niqué l'oeil avec une branche de framboisier qu'un Tongien m'a involontairement lâché dans la tronche (#métierarisque). Ici, autant te dire que tu peux te brosser pour un arrêt de travail ou une quelconque compensation! Ça a été l'occasion pour moi d'aller voir le docteur gredin local pour m'assurer que ma cornée n'était pas arrachée. Étonnamment, la salle d'attente n'était pas blindée de vieux qui mouchent et de chiards qui braillent, il faut dire qu'à 75$ la consult' tu réfléchis à deux fois avant d'aller voir le doc!

Sinon, pour tous ceux qui s'inquiètent des relations franco-tongiennes, c'est chaud bouillotte, au point que j'ai failli en venir aux mains avec un type! Les explications ont été vraiment musclées sur qui avait piqué le tunnel de l'autre, au point de se faire séparer par le supervisor. Cette fois ci j'en ai eu marre de me faire prendre pour un jambon, et le mec m'a entendu. Depuis, ça s'est calmé et au moins ils n'essayent plus de me gratter!

Sinon, la vie à l'hôtel est toujours sympa, les gens vont et viennent, même si le groupe de tauliers dont je fais désormais partie tient bon! L'organisation est toujours au top, et j'ai réalisé ma première "quizz night" en temps qu'animateur (#julienlepers #questionpourunchampion #jacques). Hormis le fait que les gens l'ait trouvé bien trop dur, tout le monde s'est bien marré, et poussé par cet enthousiasme, j'organise bientôt le blind test (eh oui, on ne se refait vraiment pas). Tout ça, ainsi que le fait de pouvoir désormais tenir une discussion de fin de soirée avec 3 grammes, m'a fait réaliser que mon niveau d'anglais est finalement pas si dégueu que ça maintenant!

Sinon, on essaye quand même de sortir les après-midi et les days off. On a fait les chutes appelée Lifey falls, sympa la petite balade mais pas super spectaculaire. C'était quand même l'occasion de se faire de nouveaux potes. Sinon on s'est fait une "route des vins" au nord de Launceston. Pour le vin de Tasmanie, le blanc est franchement pas mal. Par contre pour le rouge c'est pas ça, hein, ça fait que quelques années qu'ils en font et ça se sent, c'est rapeux et ça picote. Il s'agirait de grandir, il s'agirait de grandir... J'aurai pu rester indulgent, mais à 30$ la bouteille faut pas déconner, ça vaut même pas les coteaux de Moselle! Et on s'est fait un petit parc aventure dans les arbres avec les copains, on a refait un laser game ect... Tout ça coûte une burne à chaque fois, je mets pas grand chose de côté, mais je gagnerai de la caillasse plus tard!

A bientôt! Et merci pour les messages de France (et Belgique), ça me fait plaisir à chaque fois!

21
21
Publié le 30 mars 2017

Wine tour, Liffey falls, l'accrobranche et le Lomond National park, et ma fine équipe de cueilleur franco-singapourienne! Parce-qu'on est pas que des cueilleurs!

22
22
Publié le 30 mars 2017

Ça y est, j'entame ma dernière semaine de cueilleur de framboises! Ben ça fait plaisir, hein! Ça va faire 6 semaines que j'ai démarré, et c'est peu de dire que la magie du début n'opérait plus... Bon, pas au point de me faire regretter un audit chez Authentique, mais quand même! Les journées sont particulièrement longues en ce moment, et il faut bien avouer que quand il pleut et vente toute la journée et que t'as de la boue jusqu'aux chevilles, tu chante pas "i feel good" dans les tunnels. En plus mon pote Damien est reparti à Singapour donc les conversations avec les collègues c'est plus trop ça. Du coup, j'ai zappé deux de mes trois derniers jours pour geeker à l'hôtel #baslessteacks. La bonne nouvelle c'est que j'ai pu faire un peu de travail en maintenance la semaine passée payé à l'heure pour 22,15$ (coucou le smic français). Bon soyons honnête, si cueilleur t'es au rayon "job mal payé", la maintenance, tu prends ton caddie direction le rayon "jobs de merde". Dans le genre tasser la boue à la pelle, drainer la flotte (immonde qui sent la mort) des tunnels, remettre les branches de framboisiers dans les tendeurs, ou encore enlever les baches des tunnels. Cette dernière activité est particulièrement hardcore dans le sens où tu te prends sur la tronche des flaques d'eau croupie dans laquelle macère au soleil depuis des semaines des centaines de cadavres d'insectes en décomposition #bonapetitbiensur. Mais bon, c'est de la good money comme on dit ici (#CREAM), donc on serre les dents (c'est pour les insectes) et on s'exécute! Enfin, le petit point (tout kiki) bi-hebdomadaire sur la diplomatie franco-tongienne, car je sais que vous kiffez. Ben en fait, depuis le coup de gueule, plus de coup de pute, les mecs sont cools avec moi maintenant! Leur "chef/pasteur" aka Enoki, qui est le supervisor qui m'avait séparé de mon "copain" la dernière fois est super cool avec moi depuis, et me file même des fruits en scred, donc on va partir sur une bonne note de ce côté là, aweeeee!

Ça tombe plutôt bien, puisque notre hostel est maintenant pratiquement plein depuis l'arrivée d'un bus de 15... Tongiens... J'avoue qu'il y a eu un peu d'appréhension à leur arrivée, notamment sur l'état a venir des cuisines, mais les mecs sont bien plus cleans que les backpackers! Appréhension néanmoins justifiée, Il faut dire que les voir manger, c'est franchement impressionnant! Ils s'enfilent dans les 10/15 kg de barbac (pas chacun, hein) avec un paquet de chips familial (chacun cette fois-ci) par repas du soir. Je ne parle même pas de leur habitude de s'enfiler l'équivalent d'un quatre quart breton comme le quidam moyen se mangerait un snickers, ou le fait qu'ils dévorent les nouilles chinoises à sec, sans eau... Mais what the fuck les gars! Il faut juste ajouter de l'eau chaude quoi, faut pas s'appeler Robuchon pour faire des nouilles chinoises pourtant! Mais bon, ils sont franchement sympas (un peu bruyants certes), et ils nous gratifient chaque soir de leur prière/chant à laquelle ils participent tous, c'est superbe! L'hôtel vit toujours bien, et un max de français ont fait leur apparition ces derniers temps, ça fait pas de mal de reparler un peu la langue de moliere. Mais ça sent quand même la fin d'un cycle, pas mal des gens qui sont là depuis un bon moment prennent la tangente, moi y compris à partir du 2! Ça va faire drôle de quitter cet endroit qui a été ma maison pendant quand même un bon mois et demi! Et surtout ça va faire drôle de quitter les copains ici, nostalgie quand tu nous tient.

Sinon en dehors, on continue les excursions, on a profité des days off pour se faire une petite sortie acrobranche! Vraiment cool, même si ça ne vaut pas les meilleurs parcours vosgiens! Malgré les deux petites heures passées la haut, j'ai quand même eu le temps de me faire remarquer en restant coincé comme un con au milieu d'une tyrolienne pendant 5 minutes en équilibre sur un pied. Le système de sécu (plutôt bien foutu soit dit en passant) s'est pris dans un cordage que je n'ai pas pu défaire. Ben 5 minutes gainé sur un (très) mince cordage à 15 mètres de haut, c'est long, aussi long qu'une histoire de pêche par le Séba (ou qu'une pause toilette d'un Boucard)... Sinon, on continue les laser game bi-hebdomadaires. Nos amis sud coréens Chris et Tan, militaires, étaient censés nous épater, ben j'espère que leur niveau de laser game est pas représentatif de la puissance de l'armée sud Coréenne, les pauvres se sont fait ramasser! Ya un coup à jouer pour Kim Jong Il! Et enfin, on s'est fait une petite excursion au Lomond National park, une montagne brumeuse, perdue vers la côte est de la tasmanie. C'est la seule "station de ski" de Tasmanie, mais qui te ferait passer une piste verte de la Bresse pour le super G à Kitzbühel. Si le panorama était superbe, une petite déception qu'il n'y ait pas eu une petite rando dans le national park. Le village de ski abandonné au milieu de la brume était bien flippant #creepyaf, mais pas autant que la montée en voiture qui m'a rappelé les itinéraires galère de l'île de Skye en Ecosse (les piqûres de moustiques de Jean Luc en moins).

Du coup, dans ma dernière semaine à Cressy, je commence à envisager la suite: à partir du 3, départ pour le overland track qui est une des randonnées mythique d'Australie, avec des panoramas de dingue. Le trek de base fait 70km, mais il y a beaucoup de chemins secondaires qui pourraient faire monter le trek à 100km voir plus. Je prévois environ 6-7 jours pour le faire fonction de la motivation et surtout du climat, car il n'est pas impossible qu'il neige ❄ même en été sur ce circuit! Je check la météo tous les jours, #catherinelaborde et pour le moment, le temps semble être d'une grande clémence ce qui n'est pas le cas des températures (1 degré la nuit, #fuck). Ayant déjà tapé des nuits en tente par ces températures (Yellowstone) je sais que ça sera pas une partie de plaisir, mais je suis solide💪, et surtout les panoramas devraient vite me remonter le moral! Ma seule véritable appréhension concerne la bouffe, car je dois être auto suffisant et que j'ai pas envie de finir le trek à sucer des cailloux (ou pire) pour trouver de quoi me nourrir. Le dilemme étant que toute la nourriture supplémentaire, tu te la tape sur le dos pendant une semaine, pas évident quoi!

Après le trek, je reviendrai vite fait à Cressy pour rejoindre le finnish crew, mes potes finlandais, pour un road trip sur la côte west (#californialove) de Tasmanie! Ça va être un peu à l'arrache en mode freecamp (camping moitié sauvage), pas de douches, ravitaillement à minima, mais ça sera du fun! Et après ça, je finirai la Tasmanie le 20 à Hobart avant de m'envoler pour Perth, direction la west coast! Un bien beau programme!

A bientôt pour la suite!

23
23
Publié le 9 avril 2017

Alors, j'ai mitraillé au niveau des photos, mais les paysages sont tellement magnifiques! Le dépaysement, la nature, la montagne, le KIFF! 😆 wahooooooo 😍♥️🇦🇺

24
24
Publié le 9 avril 2017

Hello!

Ca y est, j'en ai fini avec les framboises! Mes derniers jours pré-overland track à Cressy se sont parfaitement déroulés, et je vais enfin pouvoir entamer ce que j'étais venu chercher initialement en Tasmanie, à savoir l'excitation de l'overland track, l'un des treks les plus mythique d'Australie, et peut être même du monde selon certains!

Le vendredi soir, soir de mon dernier jour de taf, j'organise un gros blind test de départ (une habitude, sans doute) avec une bonne vingtaine de personnes à Cressy! La planete terre est bien représentée, avec des gens de partout (USA, Canada, Australie, Finlande, UK, Japon, Hong Kong, Corée du Sud, Pays Bas, Israel, Tongas, Argentine, Italie, France... C'est beau!) venus pour jouter sur le jeu que j'ai concocté! L'ambiance était super, avec pas mal de gens qui fêtaient eux aussi leur départ de ce qui aura été notre "maison commune" pour quelques jours, quelques semaines, ou quelques mois! Le samedi, Ivy ma "maman de Singapour" est venue nous cuisiner une spécialité de chez elle, le "Chicken Rice" (littéralement poulet riz) aromatisé gingembre citronnelle, un régal!! Aprés le départ de Damien, on a continué à travailler ensemble encore une semaine, et elle voulait "marquer le coup" pour mon départ (#coeuraveclesdoigts). La soirée qui a suivie est du même accabit que la veille avec une grosse teuf collective, qui sent la fin de cycle. Tout le monde ressent un peu la même la nostalgie de quitter cet endroit et surtout le groupe de potes formé ici. Les "au revoirs / adieux" sont vraiment émouvants avec des gens que je ne reverrai sans doute pas, mais avec qui on a passé des putains de bons moments! Bon, pour moi c'est que temporaire, puisque je reviendrai aprés l'overland pour faire un petit break et quelques lessives!

Aprés des énièmes "au revoir", mon pote Jerem me dépose à Launceston le dimanche soir d'où je prendrai le bus ce lundi matin pour "Cradle Mountain", point de départ de l'overland track! J'ai la hype au taquet ce dimanche soir, fin excité pour en découdre avec ce trek que j'attends depuis plus de deux mois, j'en ai même eu du mal à dormir! Alors, petite précision sur le trek avant de rentrer dans le détail, c'est qu'il faut être complètement auto-suffisant, à savoir emporter nourriture, sac de couchage, tente, etc.. et qu'il faut également remporter avec soi tous ses déchets le long du parcours. De nature prévoyant, j'ai donc fait le plein de provisions pour cette aventure, à savoir un Kil de riz, un de semoule, un de Quinoa (#brunchsansquinoa), une quinzaine de barre de céréales, une petite dizaine de boite de thon, du porridge pour deux semaines... En somme, beaucoup, beaucoup, beaucoup trop! Bref, ce lundi, je commence donc l'aventure en compagnie d'un couple australien venu du Queensland et Margret une Estonienne (#pokemonrare) venue faire l'aventure en solo également. C'est plutôt cool, car ce couple a déjà fait l'Overland précédemment et me donne pas mal de petits conseils bien utiles, mais se foutent pas ma mal de ma gueule sur le poids de mon sac (#roasted) qui doit flirter avec les 25kg... Autre précision, le nombre de randonneur au départ du trek est limité tous les jours, c'est donc avec un groupe d'une trentaine de randonneurs que je débuterai, essentiellement des quarentenaires rompus aux plus grosses randos (Tour du Mont Blanc, Kilimandjaro...)


Bref, la première étape commence un peu tard, aux alentours de 12-13h, ça va être chaud de faire les 12km (Dénivelé +/- de 350m et 250m) et la marche pour Cradle Mountain (4km et 350m de dénivelé + et -). Mais bon, je le tente! La montée de Cradle est vraiment difficile et la fin ressemble plutôt à de l'escalade qu'à de la randonnée en sautant de pierre en pierre! Je suis accueilli par un corbeau tout en haut de la montée qui monte la garde! La vue est splendide sur l'autre sommet "Barn bluff" qui sera au menu du lendemain, et sur l'immensité de la valée (#onestpeudchose). Mais bon, il est déjà tard en redescendant de ce sommet, et voyant le soleil se coucher progressivement, il va falloir accélerer pour atteindre le refuge avant la tombée de la nuit. Dommage, on aura même pas pu vraiment profiter du coucher de soleil, mais le contrat est rempli, je dormirai bien au refuge cette première nuit! J'y fait la connaissance d'un autre couple de quarantenaire Jim et Melissa qui ne manqueront pas de railler le poid de mon sac également! Bonne ambiance!

Deuxième jour, je commence par une autre marche secondaire de 8 km vers le mont Barn Bluff (600 de dénivelé + et -). La montée est rude encore une fois, et j'ai bien fait de laisser mes provisions au refuge pour l'occasion. La fin du sommet est encore une fois escarpée, technique, et je me fais un peu peur à certains moment en devant carrément utiliser des techniques d'escalade pour arriver en haut (#souplesseetmodestie). Les cuisses ont bien morflées (#feelthebarn), et il est temps de repasser au refuge récupérer mes affaires, tout juste le temps d'apercevoir en chemin un wombat (une sorte de castor-ours) qui se planquait (#laptitegueule). C'est ensuite que ça se gâte, les 8 autres kilometres (150m de dénivelé +et-) sont un calvaire pour moi en cette deuxième aprés-midi, je sens le poids écrasant de mon p'packtage sur mes épaules, et le moral n'est pas au top, Margret ne m'ayant pas attendu, je vais devoir faire l'étape en solo! J'arrive un peu vidé à la hutte, et la nuit ne sera pas de tout repos. L'allemand à coté de moi ronfle comme une tronçonneuse au creux de mon oreille, pas évident de trouver le sommeil, mais la fatigue accumulée fera le travail! Ca reste toujours mieux que de planter la tente par 2 degrés dehors...

Troisième jour, la plus longue étape du circuit classique avec ses 17 km (250 et 350 de dénivelé + et -) mais qui n'apparait pas comme une étape compliquée sur le papier. La réalité est toute autre, la majeure partie du terrain étant composé de rochers glissant ou de racines d'arbres, il faut vraiment être vigileant avec les chevilles. J'ai l'impression de jouer à Mario ou Tomb Raider IRL en sautant d'une racine à une pierre à une autre racine pour éviter d'avoir les pieds trempés en glissant dans les flaques. Marrant, mais pas toujours rassurant. Je finirai quand même avec les pieds trempés, mais le panorama au refuge d'arrivée remonte bien le moral. Etant arrivé premier au refuge, je vais avoir le "luxe" de profiter de la "douche" en premier. Alors, attention, pas d'eau chaude, de jets massants ou quoi que ce soit. La douche sur l'overland c'est au robinet à 10 cm du sol, avec de l'eau de pluie à 5-10 degrés maximum que tu te jettes sur le corps, et le vent bien frais qui te flatte les parties... #bonheur Du coup, tu t'éternise pas, surtout que la température extérieure n'est que d'une dizaine de degrés ici, maintenant qu'on glisse vers l'hiver! D'aillleurs, ils sont pas nombreux à choisir l'option douche à l'arrivée! Ce qui est fun en arrivant premier au refuge, c'est comme au tour de France en montagne, tu vois arriver les groupes les uns aprés les autres, chacun gérant l'effort à son rythme, et chacun y allant de son petit débrief!

Quatrième jour, je vais tracer en solo. Deux choix s'offraient à moi, soit faire le mont Ossa, plus haut sommet de Tasmanie, soit faire l'Acropolis en sentier secondaire jugée par certains comme la plus belle étape du parc... Entre l'aspect sportif et l'aspect paysage, l'esthète que je suis a donc décidé d'aller voir l'acropolis, mais pour cela il faudra tracer! Ayant donc choisi de faire deux étapes en une aujourd'hui (9+10 km, pour 600m de dénivelé +et-) je vais devoir quitter la joyeuse bande de randonneurs avec qui je marchais depuis 3 jours, dommage. Alors, si la première partie de parcours est gérée sans trop d'encombres, la deuxième est vraiment compliquée. Légèrement sous alimenté, j'ai vraiment du mal à conserver ma lucidité pour éviter les nombreuses racines d'arbres piégeant le circuit (#rootsbloodyroots). Heureusement, le dieu des casseurs de chevilles (#anklebreaker #jamalcrawford) a été clément avec moi, et j'arriverai à bon port ce soir là. Mais j'avoue que les chevilles ayant tourné vraiment souvent, je me suis fait peur. Au passage, j'ai quand même pu voir des cascades vraiment impressionnantes, et le moral reste bon, surtout que le poids du sac baisse chaque jour!

Cinquième jour, je prends la route secondaire à l'ouest en direction de pine valley (La vallée des Pines #fluent). Elle aurait pu aussi s'appeler "Snake Valley", car à peine je bifurque en direction de l'ouest qu'un serpent me barre la route... AArghhh, il s'agit là d'un serpent tigre d'environ septente centimetres, dont la morsure n'est "que" potentiellement mortelle d'aprés le guide... Un deuxième serpent deux fois plus long se dore la pillule au soleil à 2m de moi. Vraiment, mais vraiment pas rassuré, je tape fort du pied pour les faire fuir, ce qui n'a que peu d'effet. Je finis par les contourner sans heurts, mais pour moi le début de la parano des serpents commence, même si je n'en croiserai pas d'autre aprés... Mais bon, cette fois j'ai bien l'aspivenin avec moi! Arrivée à 12h au chalet aprés une marche de 9km sans dénivellé, je m'attaque au col de première catégorie appelée "Acropolis" (6,4km et 640 de dénivellé + et -). Alors sur celui là, j'ai quand même bien flippé. Entre le vent au taquet, les semelles qui glissent et les parois à escalader, j'arrive en 3h au sommet un peu éreinté! D'ailleurs, je trouve que l'absence de signalisation dans la montée ou d'avertissements sur le niveau de la rando sont vraiments limites... Mais bon, la vue au sommet est encore une fois magique, gros kiff! J'ai quand même profité des hauteurs pour choper pour la première fois un peu de réseau et indiquer que j'étais toujours en vie aux copains, avant d'entamer une redescente qui ne sera pas de tout repos!

Sixième jour, je me lève fringant et entame ma marche vers ce qui devait être ma dernière hutte. La pluie a fait son apparition pour la première fois depuis le début de l'aventure, et selon le ranger obvious du parc, il devrait vraiment se mettre à pleuvoir le lendemain. Cette perspective ne m'enchantant guerre, je décide d'y aller en mode bourrin et de finir le trek aujourd'hui, au lieu de le finir en 2 jours comme prévu. J'ai le mental, j'ai les jambes, mais bon, 27 km, il va falloir se sortir les doigts pour finir! Le dénivellé annoncé à 0 est vraiment trompeur, car cette dernière étape est truffée de montée et descentes d'une dizaine de metres, parfait pour casser le rythme et ajouter encore plus de difficulté. Il en faut plus que ça pour m'abattre, et à 15h, je finis le trek en 6 jours comme prévu initialement! Il faut avouer que le casse croute avec vue superbe sur sur le lac à 11km de la fin m'a vraiment reboosté pour finir fort! La sensation d'accomplissement à l'arrrivée est énorme, le jeté de sac libératoire, j'ai fini tout ça plus vite que ce que je l'escomptais au début, avec un parcours plus compliqué également que ce que j'attendais! Dans les derniers km, mon pote Jerem me propose même de venir me chercher à l'arrivée du circuit (#merci), le top pour rentrer festoyer à Cressy avec les copains le soir même! Les retrouvailles sont chaleureuses et on se met une bonne dernière sauce avec les copains avant de se pencher sur le road trip qui va donc commencer le lundi matin! A ce sujet, j'apprends qu'en plus de mes 3 potes finlandais, on est rejoins par Thijs le hollandais et Tali l'Israelienne pour cette nouvelle aventure. Personne n'a rien préparé en mon absence alors que l'on démarre demain, les 5 autres ayant "totalement confiance en moi" pour que j'organise tout ça! Ca va être rock and roll!

Le bilan de cet Overland track: au niveau ressenti, UN GROS KIFF!!! La sensation d'émerveillement a été totale durant ces 6 jours (#labonnetranche), les paysages magnifiques se succédant les uns aprés les autres! Au niveau comptable (ça plaira à certains) 108 km de parcours, à minima 3000m de dénivellé positif, 3200 de dénivellé négatif, 3 "Side tracks" (parcours secondaires) complétés, le tout en 6 jours. Le parcours n'était pas facile, et parfois un peu dangereux, je ne le recommanderait pas forcément aux débutants dans ce genre d'exercice. Sinon, j'ai eu la chance tout au long du parcours de ne pas avoir à déplier la tente, et d'avoir une place dans les refuges tous les soirs même si la température en chalet ne dépassait pas les 10 degrés. De peur de crever de faim, j'ai emporté trop de nourriture, mon sac était beaucoup trop lourd, et je le referais vraiment différemment à ce niveau si je pouvais! Sinon, au niveau physique, j'ai été solide, logique (#machine) à l'exception des chevilles et genoux qui ont quand même souffert du terrain, et des épaules de la surcharge pondérale du sac. J'avais quand même fait une bonne prépa physique à base de fractionné, de sprint en montée (merci Nico pour les conseils) et de renforcement musculaire jambes et épaules pour être sûr de tenir le choc, et ça a payé! Au niveau mental, c'était une sacrée expérience, car j'ai tout de même passé les 3/4 du parcours seul. J'ai eu de bonnes réfexions, et c'est vraiment bien d'être isolé, en nature sans réseau sur le téléphone, sans écran pour se retrouver et faire le point. Certains moment ont été compliqués, mais ça m'a vraiment beaucoup aidé de penser à la famille, à tous les amis en France et en Australie pour oublier certaines douleurs musculaires, et arriver à me dépasser surtout à la fin! J'ai beaucoup pensé à vous!

Sur ce, je vous laisse, car j'ai encore un peu de taf pour cadrer un minimum ce qui sera le road trip de ma semaine prochaine, et le dernier chapitre de mon aventure en Tasmanie!

La suite au prochain épisode!

25
25
Publié le 23 avril 2017

Petit diapo photos du road trip et de Maria island! De la cote ouest a Hobart jusqu'au sud est. La Tasmanie c'etait vraiment genial! 😍

Mes deux dernieres semaines immortalisées par les copains, mon telephone français ayant rendu l'ame...