Carnet de voyage

#9 Tanzanie

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Découverte de la Tanzanie et de Zanzibar de la frontière du Malawi à la frontière du ?
Novembre 2021
40 jours
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Publié le 21 novembre 2021
Frontière - Tukuyu 54 km

Après avoir passé la rivière Songwe qui fait office de frontière naturelle entre le Malawi et la Tanzanie, une première barrière pour entrer en Tanzanie. Le monsieur l'actionnant nous souhaite "Karibu" (bienvenu) un souriant. Un nouveau poste de frontière est en construction, nous allons vers un parking poussiéreux pour atteindre les bureaux.

A l'accueil le monsieur "application sanitaire", m'indique qu'il faut se connecter sur le site internet du ministère de la santé pour remplir le formulaire en ligne de 6 pages (x4), ça prend un certain temps. Une fois que j'ai tout rempli, le monsieur me dirige vers le service sanitaire, où deux dames m'accueillent. "Vos tests PCR, SVP", et bien je ne les ai pas. Depuis le 13 septembre c'est obligatoire d'en présenter un, en plus du test rapide à la frontière. La Tanzanie a une histoire particulière avec la Covid, le précédent président, décédé depuis (peut-être du Covid), avait décrété que ce virus n'était pas sur son territoire, c'est l'un des pays (voir le seul) à n'avoir jamais fermé ses frontières au printemps 2020. Depuis, la nouvelle présidente a resserré la vis.

La dame me montre le texte d'application et m'indique qu'il faut revenir avec des tests PCR. J'explique que je ne savais pas, j'essaye de l'amadouer avec le fait que faire 8h de route avec les enfants ce n'est pas super, elle m'indique qu'il faut que j'aille informer mon mari. Je reviens avec tout le monde et tous les tests PCR effectués depuis le début du voyage pour lui prouver ma bonne foi (qui n'est pas à son comble à ce moment là), si j'avais su je les aurais faits. Elle essaye de voir de quand date le dernier, moins de 15 jours, elle aurait acceptée. Bon au final elle nous propose de faire les tests rapides à 50 US$ / adulte (l'histoire ne dit pas combien il coûte normalement !!!). Le prélèvement est vraiment tout doux, ça n'empêche pas Ambre de fondre en larme comme à chaque fois. 10 minutes plus tard nos tests ressortent négatifs, OUF !!! Positifs ici, aurait été mal venu, surtout que nous devons rejoindre me parents à Zanzibar, dans 10 jours.

Maintenant il nous reste à faire les visas à l'immigration, faire remplir le carnet de passage en douane et payer la taxe routière. La grande blague c'est que celle-ci se paye à 1 km d'ici, en ville. Edouard suit un courtier qui va payer la sienne et il doit trouver du liquide pour payer en shillings tanzaniens. Le premier "distributeur camion" (oui c'est un camion banque, avec un conseillé et un distributeur) ne fonctionne pas, heureusement il y en a un juste à côté, mais il prend une commission de 20% !!!. Il part payer à un kiosque avant de revenir.

Avec tout ça nous décollons à 16h45, nous avons perdu une heure en passant la frontière.

Traditionnelle recherche d'une carte SIM, plus compliquée à trouver que dans les autres pays. Mais en gentil monsieur appelle une connaissance qui arrive 10 minutes plus tard. Ils ont beaucoup d'humour et de sourires.

Nous souhaitons avancer un peu pour monter en altitude afin d'avoir plus frais. Magnifique coucher de soleil sur les montagnes, autour de nous des hectares de bananiers, des théiers et de petites parcelles de maïs, déjà levé.

Nous arrivons à la tombée de la nuit au "camping" dans le village de Tukuyu (ayant reculés d'une heure le soleil se couche à 18h15 maintenant). Celui-ci est fermé lorsque nous arrivons. Je demande aux enfants autour de moi s'il y a des adultes dans le coin pour demander si l'on peut rester dormir ici (ils parlent que swahili, donc l'échange est difficile), ils me répondent que non, il n'y a pas d'adultes. Heureusement des jeunes hommes arrivent, parlant un petit peu anglais, ils me disent qu'il faut appeler. Nous n'avons pas de crédit, ils le font gentiment à notre place, mais aucun des 4 numéros fonctionnent. Ils nous disent que l'on peu dormir ici sans problème.

Nous montons le camp, préparons à manger, les enfants vont se coucher. Quelques habitants passent et nous saluent. Il y a même un monsieur qui nous a demandé si notre camper était une boutique !

A 21h30, un monsieur arrive en voiture et nous explique qu'il était le gérant du site, qui a fermé. Maintenant il travaille dans un hôtel, qui appartient au même propriétaire. Il voudrait que l'on déménage là-bas. Nous lui expliquons que ce n'est pas possible, ça nous prendrait plus d'une heure de démonter et remonter le camp. Il veut que j'explique ça au propriétaire, celui me dit que nous serions mieux installés à l'hôtel. Cela nous est égal, nous avons tout ce qu'il faut ici (un terrain). Ok, me dit t'il.

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Publié le 21 novembre 2021
 80 km

Au réveil, les enfants partent déjà à l'école, il est 6h30. Il fait frais, nous sommes à 1500 m d'altitude.

Sans enfant pour distraire les nôtres, nous faisons l'école tranquillement.

Le monsieur d'hier nous salut, il part travailler. A 9h30, il revient et nous indique qu'il faut payer. Ah oui, nous n'avions pas parlé d'argent. Edouard refuse, car il n'y a aucune structure, douche, eau, toilette et mentionne qu'il aurait dû en parler hier.

Nous prenons la route, une fois sur la nationale, la police nous arrête, mais ne vient pas nous voir. C'est le propriétaire du terrain qui voudrait savoir pourquoi nous avons refusé de payer. Nous réexpliquons la même chose que tout à l'heure, il comprend. Nous rajoutons qu'il faudrait qu'il mette un numéro de téléphone qui fonctionne, pour que les gens puissent appeler lorsqu'ils arrivent. Il nous remercie et nous souhaite bonne route.

Nous ne prenons pas la route principale pour rejoindre Mbeya, mais coupons à travers la montagne. Tout est vert et cultivé. Nous croisons des écoliers en uniforme, bordeaux pour les collégiens et bleu marine pour les écoliers, muni d'un pull aux couleurs de la Tanzanie. L'école publique est gratuite jusqu'à la fin du collège.

Nous grimpons dans la montagne arborée, avant d'arriver au col où apparaissent les cultures de maïs et de pyrèthre (marguerite insecticide). L'autre vallée que nous surplombons est beaucoup plus sèche. La deuxième partie de piste est caillouteuse et inconfortable.

Nous rejoignons la grande nationale qui vient de Zambie, très fréquentée, chargée en camions et bus en tous genres.

Village de Mbalizi  en bordure de nationale

Nous allons à Mbeya, pour retirer des sous sans commission. Nous mangeons dans un petit restaurant de rue qui fait aussi pub. Tortilla aux frites. Stanislas fait un partie de billard avec l'épicier du quartier.

Nous allons dormir à Utengule Coffee Lodge, recommandé il y a longtemps par des sud-africains, rencontrés dans le Central Kalahari au Botswana. La propriété est très bien tenue, nous sommes accueillis par Abdul et un verre de jus de pastèque et bisap (fleur d'hibiscus). Il n'y a pas beaucoup d'ombre, mais un bel acacia devrait assurer l'ombre à partir de midi. Il y a un terrain de tennis, de squash, de volley et une piscine. De quoi s'occuper !!!

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Publié le 21 novembre 2021

Nous faisons la visite avec Abdul le réceptionniste, mais pas que, il est passionné de l'histoire du café et passionnant. L'usine est à quelques kilomètres du lodge, il nous amène en voiture, marcher sous cette chaleur est assez fatiguant. La plantation a 102 ans, elle n'a pas été nationalisée, comme d'autres, dans les années 60 par le président Nyerere (1er président après l'indépendance), car elle était bien gérée et avait eu des investissements privés conséquents.

Nous commençons par l'histoire de l'origine du café arabica, il a été découvert par un berger Ethiopien, qui s'est demandé quelle plante excitait ses moutons lorsqu'ils allaient dans une zone particulière. Il a trouvé la plante, l'a bouillie et son jus lui permettait de rester éveillé plus facilement en attendant le temps des prières (il était musulman).

Il y a 4 espèces dans le monde, l'Arabica (regroupe deux espèces et pousse au dessus de 1000 m), le Robusta (se cultive du niveau de la mer jusqu'à 800 m) et le Libertica (pousse en Afrique de l'ouest et à Zanzibar) mais représente qu'un faible pourcentage du marché mondial.

Le semi des grains de café arabica prend 2 à 4 mois, il passe du stade "soldat" en 15 jours (lorsque les dicotylédones sont encore cachées sous la coque) au stade de "papillon" une fois que celles-ci se déploient. Le robusta se multiplie par bouture.

Ensuite c'est la pépinière, pour 12 à 15 mois, le temps de donner aux plants une bonne structure racinaire et de les déshabituer à l'arrosage quotidien, car une fois en plein champ, ils ne sont plus arrosés. L'Arabica peut avoir des racines de 6 mètres de profondeur tandis que le Robusta étend ses racines à la surface du sol. La terre est un mélange de sable, d'argile et de composte.

Le café a un cycle de production de 9 mois entre la fleur, à l'odeur de jasmin, et la récolte. Un café qui pousse lentement sera un bon café. Contrairement à l'Amérique latine le café africain est récolté à la main. La récolte manuelle permet de choisir les cerises de café assez mûres et donc d'avoir un café plus qualitatif que quantitatif. L'arabica est autogame, c'est à dire que les fleurs de l'arbre s'auto-pollinisent, alors que celles du robusta est allogame, elles doivent être pollinisées par croisement avec les fleurs d'un autre plan de caféier.

La récolte se déroule de juin à août, il y a deux procédés de transformation :

- un ancestral, traitement par voie sèche où les cerises sont séchées pour fermenter le sucre avant de les éplucher.

- l'autre moderne, traitement par voie humide, demande une mécanisation. Dès la récolte, les cerises sont lavées, épluchées, puis centrifugées pour décoller le sucre enveloppant le grain, puis les grains sont nettoyés avant d'être séchés 24 à 48 heures.

Dans les deux cas on obtient le produit semi-fini appelé café vert, qui est le produit majoritaire dans le commerce du marché mondial. Matière première utilisée lors de la torréfaction. Avant la torréfaction, il faut encore enlever une fine enveloppe autour du grain vert. Les A se sont les grains les plus gros, les B grains arrondis ils permettent d'avoir une meilleur torréfaction.

Gauche : de bas en haut : cerises séchées, café vert avec enveloppe, café vert, café torréfié.  Droite : grade 

Lors de la dégustation du café arabica, nous continuons à discuter avec Abdul sur son pays. Son papa est musulman et sa maman catholique, lui est musulman et son frère catholique. Il nous dit que la Tanzanie est constituée d'une centaine de tribus, pour unifier le peuple à l'indépendance, Nyerere mélange les tribus, celles des montagnes partent sur la côte pour travailler dans les usines, tandis que les côtiers vont travailler au champs dans les terres, inévitablement ceci induit une mixité dans les mariages.

Nous finissons l'après-midi autour d'une partie de squash et dans la piscine.

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Publié le 25 novembre 2021
247 km 

Traverser la ville de Mbeya prend du temps au milieu de cette effervescence de piétons, tuk-tuk, camions, bus,...

Repas dans un restaurant rapide, avec de nouvelles saveurs à goûter. Jus de fruits frais, bananes plantain, poisson papillote, chapatis (pain indien) et le traditionnel poulet frites pour ceux qui veulent.

Nous enchaînons la traversée des villages à 50 km/h, les cols, les montées avec des camions qui peinent à 5 km/h, les descentes qu'ils dévalent. Le rythme change sans cesse, nous doublons un nombre impressionnant de camions. C'est une des artères de l'Afrique qui désenclave le Malawi et la Zambie et qui relie le port de Dar Es Salam en Tanzanie. Depuis l'indépendance Dar Es Salam n'est plus la capitale, c'est Dodoma au centre du pays.

Nous peinons à faire 200 km en 4 heures. Edouard a repéré un camping sauvage pour ce soir, où nos copains Un tour à Cinq se sont arrêtés il y a 11 mois. Il faut faire 6 km après avoir quitté la nationale, puis bifurquer à gauche pour se retrouver au bord d'un petit lac. Lorsque nous tournons à l'ultime piste, les écolières rentrent chez elles, elles dévient de leur chemin pour venir nous voir. Nous nous retrouvons avec une vingtaine de fillettes autour de la table, elle rigolent, observent. Une fois de plus la communication est difficile car elles ne parlent pas anglais. Lorsque je demande "what's your name", elles répondent en cœur "my name is", s'ensuit une cacophonie de prénoms. Stanislas part jouer au foot avec quelques-unes. Leur uniforme bleu roi est multi-reprisé, elles portent un pantalon sous leur jupe et un pull car il ne fait pas chaud et le vent souffle fort.

La nuit nous sauvera, c'est leur de rentrez chez vous les filles !!!

13
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Publié le 25 novembre 2021
304.8 km 

Nous nous réveillons au milieu des hirondelles qui virevoltent et viennent boire dans le lac. Peu de visite ce matin, deux jeunes garçons passent et trois femmes viennent remplir leur arrosoir, c'est tout.

Nous partons à 10 heures, nous avons 300 km à faire aujourd'hui pour rejoindre le prochain camping et il reste 650 km avant Dar Es Salam.

Forêt de pins 

30 km après le départ, nous sommes stoppés par un embouteillage avec des policiers au loin. Les camions et bus s'accumulent pour former un énorme bouchon, un accident ? Peut-être. Nous restons une heure trente sans bouger d'un kopeck et sans voir de véhicules venir en sens inverse. Il est midi quand nous redémarrons timidement, puis d'un seul coup les deux voies se transforment en sens unique. Les bus doublent les camions à tombeau ouvert, et ça sur 5 kilomètres. Evidement au bout c'est l'entonnoir, nous arrivons sur une zone de travaux avec déviation, les véhicules s'entremêlent pour sortir du goulot d'étranglement. Nous restons à nouveau 20 minutes sans bouger le temps que la police organise la circulation et permette à ceux d'en face de passer.

Nous nous arrêtons manger dès la première ville pour laisser partir les bus en furie qui ont perdus 2 heures sur leur programme.

Premiers masaï 

Plus que 260 km !!! Comme hier, des camions, des lignes droites, des villages, des côtes, des descentes. Heureusement, la route est en très bon état, les villages sont sécurisés par des dos d'âne, minimum trois par village. Dans les montées une troisième voie permet de doubler les camions plus facilement. Nous savons que la limitation de vitesse est de 50 km/h dans les villages, mais nous n'avons toujours pas vu de panneau indiquant la limitation de vitesse sur les nationales, 80, 90, 100 km/h? Aucune idée.

La dernière partie de route est très jolie, avec des baobabs à perte de vue le long de la rivière. Le lit majeur permet de cultiver du maraîchage, les bords de route regorgent d'oignons, tomates, choux, pastèques,...

Nous franchissons une dernière montagne avant de découvrir la plaine qui s'étend jusqu'à l'Océan Indien.

Nous nous arrêtons à Mikumi dans un camping avec piscine, pour y faire une journée de pause, bien méritée.

14
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Publié le 25 novembre 2021

Nous passons une journée tranquille. Les enfants jouent dans la belle et grande piscine du camping.

Nous allons faire quelques courses dans les échoppes d'à côté.

15
nov
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Publié le 25 novembre 2021
Mikumi - Morogoro : 122 km

Après l’école nous partons manger en ville dans un restaurant de rue. Un masaï se pause pour manger, il me demande la permission de prendre Stanislas en photo, je saute sur l'occasion pour lui demander si je peux en faire de même.

Puis nous reprenons la route, une étape moitié plus courte qu’avant-hier.

Nous avons la bonne surprise de traverser le parc Mikumi et d'y voir plein d'herbivores; zèbres, impalas, buffles, girafes,... Sous chaque acacia il y a deux à quatre girafes à l'abri du soleil, certaines sont couchées (c'est assez rare). Tout le long de la route une multitude d'ossements sont dispersés sur la terre aride.

Nous arrivons sur une pleine dégagée, où s'érige le massif montagneux Uluguru.

Nous rejoignons Morogoro, dans cette ville, comme depuis 800 km, les passages piétons ont une signalétique complète n'oubliant pas les piétons en situation de handicap.

Nous dormons dans un camping qui fait lodge. Il y a une petite piscine nichée dans un écrin de verdure. Au camping les emplacements viennent d'être nivelés et arrosés, il y a de la boue collante partout. Ils ont planté des végétaux endémiques et exotiques pour constituer un arboretum. Une étable avec deux vaches se trouve au milieu du parc. Les enfants se munissent des outils du jardinier pour l'aider dans le balayage des feuilles mortes.

16
nov
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nov
Publié le 25 novembre 2021
Morogoro - Dar es Salam :   

Nous traversons une grande exploitation de sisal.

Nous enchainons les kilomètres où la vigilance doit être de mise. Les bus se donnent toutes priorités, dès qu'ils ont de la visibilité, ils doublent que ça passe ou pas, à nous de nous mettre sur le bas côté pour les laisser passer. Nous n'avons jamais autant coupé de lignes blanches pour doubler qu'en Tanzanie, elles sont dessinées en dépit du bon sens.

Nous nous arrêtons dans un village pour le déjeuner. La gargote est en bordure de route, coincée entre deux vulcanisateurs, c'est particulièrement bruyant. Souvent les cuisinières ou serveuses ne parlent pas anglais, mais il y a toujours quelqu'un pour venir faire l'interprète et s'assurer que tout se passe bien pour nous.

Les camions sont sans cesse pesés pour contrôler leur poids total en charge, pour protéger les routes et surement payer des taxes. Ceci entraine de longs temps de pause pour eux.

L'arrivée à Dar Es Salam se fait sur une belle 4 voies toute neuve, avec une allée centrale pour la circulation des transports en commun. Elle reste cependant dangereuse car des carrefours coupent cette route rapide.

Plus nous rentrons dans la ville plus la circulation est dense. Une fois arrivés au niveau des feux rouges nous nous trouvons dans les bouchons. Des échoppes se succèdent, recyclage de plastique, des ferrailleurs, des mécaniciens,... Les vendeurs ambulants animent les trottoirs, ils vendent des accessoires pour voiture, des morceaux de canne à sucre, des lunettes,...

Nous poursuivons en direction du port et empruntons un pont pour traverser une rivière, afin de se retrouver en face de Dar es Salam, au sud de la ville. Nous passons devant le terminal pétrolier où des centaines de camions attendent.

Nous nous installons dans un camping les pieds dans l'eau, les gardiens Masaïs nous accueillent. L'endroit est vraiment beau, devant une plage animée par les baigneurs et la mer animée par les bateaux en tout genre : cargos, boutres, pirogues. Ambiance vacances, nous retrouvons l'océan indien et ses cocotiers, que nous avions quitté au Mozambique il y a deux mois et demi.

Petit bémol, la musique est très forte chez les voisins. Le premier est raisonnable et arrête à 19h, tandis que le deuxième stoppe à 1h30 !!

17
nov
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nov
Publié le 25 novembre 2021
 Lever de soleil
Abrités du vent, car  sinon la vue est plus sympa de l'autre côté 

L'école est entrecoupée d'une pause où les enfants partent à la recherche de coquillages. Activité qu'ils adorent.

Nous passons la matinée à trier et empaqueter tout ce que l'on veut donner à mes parents pour s'alléger un peu. Les quelques souvenirs glanés, les livres d'école de l'année scolaire précédente, les cartes et guides déjà utilisés. Il faut sortir la totalité des affaires pour y parvenir.

Pile / Face 

La musique se remet en marche, heureusement le son est bon mais ça reste trop fort !!!

18
nov
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nov
Publié le 28 novembre 2021
 Dar es Salam

Ce matin nous chargeons nos affaires dans des sacs 'Tati', made in Madagascar. Il faut débrancher le frigo et finir les produits frais. Demain, nous prendrons le ferry pour piétons depuis Dar Es Salam pour Zanzibar, nous n'irons pas là-bas avec le camper.

Après le déjeuner il est l'heure de tout plier pour trouver un hôtel. Il y a un risque de pluie demain matin, nous ne pouvons pas prendre le risque de plier la toile de tente humide et la stocker ainsi 10 jours.

Nous longeons le port où les routes sont en construction. Les plaques sur les camions sont en cuivre, elles viennent de Zambie et sont livrées au port de Dar es Salam pour l'exportation.

 ZM : Zambie

La ville a quelques gratte-ciels avec de grandes avenues mais aussi de petites ruelles engoncées au milieu de vieux immeubles avec un certain charme. La ville grouille d'activités, de voitures, de passants, de vendeurs ambulants ou statiques sur un bout de trottoir.

Nous allons au terminus du ferry pour acheter nos billets.

La première adresse que nous avons repérée pour dormir c'est le YWCA (Young Woman Catholic Accomodation), nous rentrons dans un petit parking, les groupes électrogènes crachent leurs pots d'échappement et leurs bruits. L'hôtel est fermé pour rénovation.

Nous cherchons avec iOverlanders les autres options plus au nord, proche de là où nous laisserons la voiture en stationnement 10 jours. Nous tombons sur des embouteillages, à cause d'un rétrécissement pour passer un bras de mer. Après 40 minutes de guidage par le GPS, pour rejoindre un hôtel repéré sur l'application, nous arrivons dans une ruelle, puis un cul de sac. Il faudrait finir à pied !!! Il est 15h50 et j'ai un RDV téléphonique à 16h, le temps presse. Juste avant de tourner dans le cul de sac nous avons vu un écriteau indiquant un hôtel, nous allons voir. Les chambres sont simples avec la clim svp, les lits confortables, il y a un parking pour garer la voiture et un bout de jardin. Ca fera très bien l'affaire à 20€ que demander de plus. Le hasard fait bien les choses.

A 18h nous partons manger dans la rue, dans une gargote où nous sommes traités comme des rois. La rue est animée malgré la tombée de la nuit. Les écoliers rentrent de l'école, les travailleur sont sur le chemin de leur maison, à pied ou en moto. En rentrant les restaurants et pubs s'animent plus qu'à l'aller.

19
nov
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Publié le 28 novembre 2021

Après quelques centaines de mètres à pied nous trouvons un petit restaurant plein, où les gens viennent prendre leur petit déjeuner. Au menu, chapatis, œufs, beignets, thé et l'incrédulité des personnes autour de nous.

A 9h30 nous partons vers le parking où nous allons stocker la voiture. Maryam, amie de Léo (frère d'Edouard), a une place de parking dans sa résidence, qu'elle n'utilise pas, elle nous la prête gentiment. On va y laisser le camper 10 jours le temps de notre échappée à Zanzibar.

Maryam nous a dit que le système Uber fonctionnait très bien à Dar es Salam, Edouard installe l'application. C'est bien la première fois que nous utilisons ce système. En commandant la voiture sur l'application, elle retient la mauvaise localisation, du coup le monsieur est parti là où nous avons dormi cette nuit. Il nous appelle, nous lui donnons les bonnes informations cette fois-ci. Nous sommes prêts avec nos 10 sacs bien lourds.

Nous arrivons au terminal du ferry à 11h. Encore dans la voiture, une nuée de rabatteurs gazouillent autour du taxi. Ils veulent nous vendre des billets que nous avons déjà, nous aider à porter les bagages, ...

Nous nous frayons un chemin vers la grille d'entrée, heureusement elle est seulement à quelques mètres. Nous présentons les billets et passeports à un militaire. Une fois à l'intérieur le calme revient. Nous faisons la queue pour passer les bagages au scanner, le même militaire qu'à l'entrée nous invite à passer devant tout le monde, ayant des enfants. Le calme était de courte durée, à la sortie du scanner les bagages s'amoncellent, les passagers se ruent dessus dans un joyeux bazar. Le hall est agité de clients impatients. Nous passons sur la passerelle pour rejoindre le quai avant de parvenir au bateau. Nos billets sont contrôlés 3 fois en 100 mètres.

Nous sommes confortablement installés dans nos fauteuils, lorsque que nous recevons une messages de mes parents comme quoi leurs tests PCR sont négatifs. Bonne nouvelle !!! La traversée est rapide, juste 1h30.

Nous arrivons à Zanzibar ville, où il faut remplir une fiche pour l'immigration, car Zanzibar a un statut particulier, il a une part d'autonomie avec la Tanzanie. Nous sortons du terminal, le monsieur de la chambre d'hôte n'est pas là. Il arrive quelques minutes après que nous ayons contacté la gérante. L'hôtel n'est pas très loin, mais nos bagages sont lourds, nous devons trouver un porteur avec une charrette. C'est un vieux monsieur au teint buriné qui tractera nos kilos.

Nous arrivons à Kiponda B&B, après avoir parcouru quelques ruelles à l'abri de la chaleur. Nous posons nos affaires avant de partir faire un tour en ville.

Nous allons sur la promenade en front de mer où nous prenons un jus. Ensuite nous faisons un plouf pour se rafraîchir avant de continuer la découverte de cette ville ancienne, aux airs de médina.

Nous sommes impressionnés par le nombre de touristes, dont beaucoup de français. Les groupes en voyage organisés s'enchainent, rythmés par un tempo millimétré.

Nous arpentons les ruelles, remplies de souvenirs chinois, une boutique sur dix à des souvenirs locaux. Certaines épiceries ou petit restaurants résistent à cette transformation. Hormis les touristes, la vie suit son cours, en fin de journée les ruelles se chargent en Zanzibaris, les enfants jouent au foot, les adultes discutent sur le pas de la porte ou jouent à l'awalé local.

Nous allons boire un bière désaltérante au pied du port. Stanislas part jouer au foot avec des adultes, qui l'intègrent au groupe.

Le passé arabo-persan subsiste à chaque coin de rues, dans l'architecture des maisons et des belles portes sculptées.

Nous allons diner sur l'esplanade en bord de mer, au Forodhani Food market, les échoppes se sont montées en fin d'après-midi, le crépuscule laisse apparaitre les loupiotes qui éclairent les étales de brochettes, de pizzas locales entre deux chapatis et de chawarmas. Nous faisons le tour pour découvrir l'offre, très hétérogène quant aux tarifs, nous esquivons les brochettes à 4€ l'unité. Notre stratégie, observer à quel stand vont les locaux, pour trouver le meilleur rapport qualité/prix.