Carnet de voyage

#9 Tanzanie

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Découverte de la Tanzanie et de Zanzibar de la frontière du Malawi à la frontière du ?
Novembre 2021
40 jours
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Publié le 21 novembre 2021
Frontière - Tukuyu 54 km

Après avoir passé la rivière Songwe qui fait office de frontière naturelle entre le Malawi et la Tanzanie, une première barrière pour entrer en Tanzanie. Le monsieur l'actionnant nous souhaite "Karibu" (bienvenu) un souriant. Un nouveau poste de frontière est en construction, nous allons vers un parking poussiéreux pour atteindre les bureaux.

A l'accueil le monsieur "application sanitaire", m'indique qu'il faut se connecter sur le site internet du ministère de la santé pour remplir le formulaire en ligne de 6 pages (x4), ça prend un certain temps. Une fois que j'ai tout rempli, le monsieur me dirige vers le service sanitaire, où deux dames m'accueillent. "Vos tests PCR, SVP", et bien je ne les ai pas. Depuis le 13 septembre c'est obligatoire d'en présenter un, en plus du test rapide à la frontière. La Tanzanie a une histoire particulière avec la Covid, le précédent président, décédé depuis (peut-être du Covid), avait décrété que ce virus n'était pas sur son territoire, c'est l'un des pays (voir le seul) à n'avoir jamais fermé ses frontières au printemps 2020. Depuis, la nouvelle présidente a resserré la vis.

La dame me montre le texte d'application et m'indique qu'il faut revenir avec des tests PCR. J'explique que je ne savais pas, j'essaye de l'amadouer avec le fait que faire 8h de route avec les enfants ce n'est pas super, elle m'indique qu'il faut que j'aille informer mon mari. Je reviens avec tout le monde et tous les tests PCR effectués depuis le début du voyage pour lui prouver ma bonne foi (qui n'est pas à son comble à ce moment là), si j'avais su je les aurais faits. Elle essaye de voir de quand date le dernier, moins de 15 jours, elle aurait acceptée. Bon au final elle nous propose de faire les tests rapides à 50 US$ / adulte (l'histoire ne dit pas combien il coûte normalement !!!). Le prélèvement est vraiment tout doux, ça n'empêche pas Ambre de fondre en larme comme à chaque fois. 10 minutes plus tard nos tests ressortent négatifs, OUF !!! Positifs ici, aurait été mal venu, surtout que nous devons rejoindre me parents à Zanzibar, dans 10 jours.

Maintenant il nous reste à faire les visas à l'immigration, faire remplir le carnet de passage en douane et payer la taxe routière. La grande blague c'est que celle-ci se paye à 1 km d'ici, en ville. Edouard suit un courtier qui va payer la sienne et il doit trouver du liquide pour payer en shillings tanzaniens. Le premier "distributeur camion" (oui c'est un camion banque, avec un conseillé et un distributeur) ne fonctionne pas, heureusement il y en a un juste à côté, mais il prend une commission de 20% !!!. Il part payer à un kiosque avant de revenir.

Avec tout ça nous décollons à 16h45, nous avons perdu une heure en passant la frontière.

Traditionnelle recherche d'une carte SIM, plus compliquée à trouver que dans les autres pays. Mais en gentil monsieur appelle une connaissance qui arrive 10 minutes plus tard. Ils ont beaucoup d'humour et de sourires.

Nous souhaitons avancer un peu pour monter en altitude afin d'avoir plus frais. Magnifique coucher de soleil sur les montagnes, autour de nous des hectares de bananiers, des théiers et de petites parcelles de maïs, déjà levé.

Nous arrivons à la tombée de la nuit au "camping" dans le village de Tukuyu (ayant reculés d'une heure le soleil se couche à 18h15 maintenant). Celui-ci est fermé lorsque nous arrivons. Je demande aux enfants autour de moi s'il y a des adultes dans le coin pour demander si l'on peut rester dormir ici (ils parlent que swahili, donc l'échange est difficile), ils me répondent que non, il n'y a pas d'adultes. Heureusement des jeunes hommes arrivent, parlant un petit peu anglais, ils me disent qu'il faut appeler. Nous n'avons pas de crédit, ils le font gentiment à notre place, mais aucun des 4 numéros fonctionnent. Ils nous disent que l'on peu dormir ici sans problème.

Nous montons le camp, préparons à manger, les enfants vont se coucher. Quelques habitants passent et nous saluent. Il y a même un monsieur qui nous a demandé si notre camper était une boutique !

A 21h30, un monsieur arrive en voiture et nous explique qu'il était le gérant du site, qui a fermé. Maintenant il travaille dans un hôtel, qui appartient au même propriétaire. Il voudrait que l'on déménage là-bas. Nous lui expliquons que ce n'est pas possible, ça nous prendrait plus d'une heure de démonter et remonter le camp. Il veut que j'explique ça au propriétaire, celui me dit que nous serions mieux installés à l'hôtel. Cela nous est égal, nous avons tout ce qu'il faut ici (un terrain). Ok, me dit t'il.

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Publié le 21 novembre 2021
 80 km

Au réveil, les enfants partent déjà à l'école, il est 6h30. Il fait frais, nous sommes à 1500 m d'altitude.

Sans enfant pour distraire les nôtres, nous faisons l'école tranquillement.

Le monsieur d'hier nous salut, il part travailler. A 9h30, il revient et nous indique qu'il faut payer. Ah oui, nous n'avions pas parlé d'argent. Edouard refuse, car il n'y a aucune structure, douche, eau, toilette et mentionne qu'il aurait dû en parler hier.

Nous prenons la route, une fois sur la nationale, la police nous arrête, mais ne vient pas nous voir. C'est le propriétaire du terrain qui voudrait savoir pourquoi nous avons refusé de payer. Nous réexpliquons la même chose que tout à l'heure, il comprend. Nous rajoutons qu'il faudrait qu'il mette un numéro de téléphone qui fonctionne, pour que les gens puissent appeler lorsqu'ils arrivent. Il nous remercie et nous souhaite bonne route.

Nous ne prenons pas la route principale pour rejoindre Mbeya, mais coupons à travers la montagne. Tout est vert et cultivé. Nous croisons des écoliers en uniforme, bordeaux pour les collégiens et bleu marine pour les écoliers, muni d'un pull aux couleurs de la Tanzanie. L'école publique est gratuite jusqu'à la fin du collège.

Nous grimpons dans la montagne arborée, avant d'arriver au col où apparaissent les cultures de maïs et de pyrèthre (marguerite insecticide). L'autre vallée que nous surplombons est beaucoup plus sèche. La deuxième partie de piste est caillouteuse et inconfortable.

Nous rejoignons la grande nationale qui vient de Zambie, très fréquentée, chargée en camions et bus en tous genres.

Village de Mbalizi  en bordure de nationale

Nous allons à Mbeya, pour retirer des sous sans commission. Nous mangeons dans un petit restaurant de rue qui fait aussi pub. Tortilla aux frites. Stanislas fait un partie de billard avec l'épicier du quartier.

Nous allons dormir à Utengule Coffee Lodge, recommandé il y a longtemps par des sud-africains, rencontrés dans le Central Kalahari au Botswana. La propriété est très bien tenue, nous sommes accueillis par Abdul et un verre de jus de pastèque et bisap (fleur d'hibiscus). Il n'y a pas beaucoup d'ombre, mais un bel acacia devrait assurer l'ombre à partir de midi. Il y a un terrain de tennis, de squash, de volley et une piscine. De quoi s'occuper !!!

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Publié le 21 novembre 2021

Nous faisons la visite avec Abdul le réceptionniste, mais pas que, il est passionné de l'histoire du café et passionnant. L'usine est à quelques kilomètres du lodge, il nous amène en voiture, marcher sous cette chaleur est assez fatiguant. La plantation a 102 ans, elle n'a pas été nationalisée, comme d'autres, dans les années 60 par le président Nyerere (1er président après l'indépendance), car elle était bien gérée et avait eu des investissements privés conséquents.

Nous commençons par l'histoire de l'origine du café arabica, il a été découvert par un berger Ethiopien, qui s'est demandé quelle plante excitait ses moutons lorsqu'ils allaient dans une zone particulière. Il a trouvé la plante, l'a bouillie et son jus lui permettait de rester éveillé plus facilement en attendant le temps des prières (il était musulman).

Il y a 4 espèces dans le monde, l'Arabica (regroupe deux espèces et pousse au dessus de 1000 m), le Robusta (se cultive du niveau de la mer jusqu'à 800 m) et le Libertica (pousse en Afrique de l'ouest et à Zanzibar) mais représente qu'un faible pourcentage du marché mondial.

Le semi des grains de café arabica prend 2 à 4 mois, il passe du stade "soldat" en 15 jours (lorsque les dicotylédones sont encore cachées sous la coque) au stade de "papillon" une fois que celles-ci se déploient. Le robusta se multiplie par bouture.

Ensuite c'est la pépinière, pour 12 à 15 mois, le temps de donner aux plants une bonne structure racinaire et de les déshabituer à l'arrosage quotidien, car une fois en plein champ, ils ne sont plus arrosés. L'Arabica peut avoir des racines de 6 mètres de profondeur tandis que le Robusta étend ses racines à la surface du sol. La terre est un mélange de sable, d'argile et de composte.

Le café a un cycle de production de 9 mois entre la fleur, à l'odeur de jasmin, et la récolte. Un café qui pousse lentement sera un bon café. Contrairement à l'Amérique latine le café africain est récolté à la main. La récolte manuelle permet de choisir les cerises de café assez mûres et donc d'avoir un café plus qualitatif que quantitatif. L'arabica est autogame, c'est à dire que les fleurs de l'arbre s'auto-pollinisent, alors que celles du robusta est allogame, elles doivent être pollinisées par croisement avec les fleurs d'un autre plan de caféier.

La récolte se déroule de juin à août, il y a deux procédés de transformation :

- un ancestral, traitement par voie sèche où les cerises sont séchées pour fermenter le sucre avant de les éplucher.

- l'autre moderne, traitement par voie humide, demande une mécanisation. Dès la récolte, les cerises sont lavées, épluchées, puis centrifugées pour décoller le sucre enveloppant le grain, puis les grains sont nettoyés avant d'être séchés 24 à 48 heures.

Dans les deux cas on obtient le produit semi-fini appelé café vert, qui est le produit majoritaire dans le commerce du marché mondial. Matière première utilisée lors de la torréfaction. Avant la torréfaction, il faut encore enlever une fine enveloppe autour du grain vert. Les A se sont les grains les plus gros, les B grains arrondis ils permettent d'avoir une meilleur torréfaction.

Gauche : de bas en haut : cerises séchées, café vert avec enveloppe, café vert, café torréfié.  Droite : grade 

Lors de la dégustation du café arabica, nous continuons à discuter avec Abdul sur son pays. Son papa est musulman et sa maman catholique, lui est musulman et son frère catholique. Il nous dit que la Tanzanie est constituée d'une centaine de tribus, pour unifier le peuple à l'indépendance, Nyerere mélange les tribus, celles des montagnes partent sur la côte pour travailler dans les usines, tandis que les côtiers vont travailler au champs dans les terres, inévitablement ceci induit une mixité dans les mariages.

Nous finissons l'après-midi autour d'une partie de squash et dans la piscine.

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Publié le 25 novembre 2021
247 km 

Traverser la ville de Mbeya prend du temps au milieu de cette effervescence de piétons, tuk-tuk, camions, bus,...

Repas dans un restaurant rapide, avec de nouvelles saveurs à goûter. Jus de fruits frais, bananes plantain, poisson papillote, chapatis (pain indien) et le traditionnel poulet frites pour ceux qui veulent.

Nous enchaînons la traversée des villages à 50 km/h, les cols, les montées avec des camions qui peinent à 5 km/h, les descentes qu'ils dévalent. Le rythme change sans cesse, nous doublons un nombre impressionnant de camions. C'est une des artères de l'Afrique qui désenclave le Malawi et la Zambie et qui relie le port de Dar Es Salam en Tanzanie. Depuis l'indépendance Dar Es Salam n'est plus la capitale, c'est Dodoma au centre du pays.

Nous peinons à faire 200 km en 4 heures. Edouard a repéré un camping sauvage pour ce soir, où nos copains Un tour à Cinq se sont arrêtés il y a 11 mois. Il faut faire 6 km après avoir quitté la nationale, puis bifurquer à gauche pour se retrouver au bord d'un petit lac. Lorsque nous tournons à l'ultime piste, les écolières rentrent chez elles, elles dévient de leur chemin pour venir nous voir. Nous nous retrouvons avec une vingtaine de fillettes autour de la table, elle rigolent, observent. Une fois de plus la communication est difficile car elles ne parlent pas anglais. Lorsque je demande "what's your name", elles répondent en cœur "my name is", s'ensuit une cacophonie de prénoms. Stanislas part jouer au foot avec quelques-unes. Leur uniforme bleu roi est multi-reprisé, elles portent un pantalon sous leur jupe et un pull car il ne fait pas chaud et le vent souffle fort.

La nuit nous sauvera, c'est leur de rentrez chez vous les filles !!!

13
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Publié le 25 novembre 2021
304.8 km 

Nous nous réveillons au milieu des hirondelles qui virevoltent et viennent boire dans le lac. Peu de visite ce matin, deux jeunes garçons passent et trois femmes viennent remplir leur arrosoir, c'est tout.

Nous partons à 10 heures, nous avons 300 km à faire aujourd'hui pour rejoindre le prochain camping et il reste 650 km avant Dar Es Salam.

Forêt de pins 

30 km après le départ, nous sommes stoppés par un embouteillage avec des policiers au loin. Les camions et bus s'accumulent pour former un énorme bouchon, un accident ? Peut-être. Nous restons une heure trente sans bouger d'un kopeck et sans voir de véhicules venir en sens inverse. Il est midi quand nous redémarrons timidement, puis d'un seul coup les deux voies se transforment en sens unique. Les bus doublent les camions à tombeau ouvert, et ça sur 5 kilomètres. Evidement au bout c'est l'entonnoir, nous arrivons sur une zone de travaux avec déviation, les véhicules s'entremêlent pour sortir du goulot d'étranglement. Nous restons à nouveau 20 minutes sans bouger le temps que la police organise la circulation et permette à ceux d'en face de passer.

Nous nous arrêtons manger dès la première ville pour laisser partir les bus en furie qui ont perdus 2 heures sur leur programme.

Premiers masaï 

Plus que 260 km !!! Comme hier, des camions, des lignes droites, des villages, des côtes, des descentes. Heureusement, la route est en très bon état, les villages sont sécurisés par des dos d'âne, minimum trois par village. Dans les montées une troisième voie permet de doubler les camions plus facilement. Nous savons que la limitation de vitesse est de 50 km/h dans les villages, mais nous n'avons toujours pas vu de panneau indiquant la limitation de vitesse sur les nationales, 80, 90, 100 km/h? Aucune idée.

La dernière partie de route est très jolie, avec des baobabs à perte de vue le long de la rivière. Le lit majeur permet de cultiver du maraîchage, les bords de route regorgent d'oignons, tomates, choux, pastèques,...

Nous franchissons une dernière montagne avant de découvrir la plaine qui s'étend jusqu'à l'Océan Indien.

Nous nous arrêtons à Mikumi dans un camping avec piscine, pour y faire une journée de pause, bien méritée.

14
nov
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Publié le 25 novembre 2021

Nous passons une journée tranquille. Les enfants jouent dans la belle et grande piscine du camping.

Nous allons faire quelques courses dans les échoppes d'à côté.

15
nov
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Publié le 25 novembre 2021
Mikumi - Morogoro : 122 km

Après l’école nous partons manger en ville dans un restaurant de rue. Un masaï se pause pour manger, il me demande la permission de prendre Stanislas en photo, je saute sur l'occasion pour lui demander si je peux en faire de même.

Puis nous reprenons la route, une étape moitié plus courte qu’avant-hier.

Nous avons la bonne surprise de traverser le parc Mikumi et d'y voir plein d'herbivores; zèbres, impalas, buffles, girafes,... Sous chaque acacia il y a deux à quatre girafes à l'abri du soleil, certaines sont couchées (c'est assez rare). Tout le long de la route une multitude d'ossements sont dispersés sur la terre aride.

Nous arrivons sur une pleine dégagée, où s'érige le massif montagneux Uluguru.

Nous rejoignons Morogoro, dans cette ville, comme depuis 800 km, les passages piétons ont une signalétique complète n'oubliant pas les piétons en situation de handicap.

Nous dormons dans un camping qui fait lodge. Il y a une petite piscine nichée dans un écrin de verdure. Au camping les emplacements viennent d'être nivelés et arrosés, il y a de la boue collante partout. Ils ont planté des végétaux endémiques et exotiques pour constituer un arboretum. Une étable avec deux vaches se trouve au milieu du parc. Les enfants se munissent des outils du jardinier pour l'aider dans le balayage des feuilles mortes.

16
nov
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Publié le 25 novembre 2021
Morogoro - Dar es Salam :   

Nous traversons une grande exploitation de sisal.

Nous enchainons les kilomètres où la vigilance doit être de mise. Les bus se donnent toutes priorités, dès qu'ils ont de la visibilité, ils doublent que ça passe ou pas, à nous de nous mettre sur le bas côté pour les laisser passer. Nous n'avons jamais autant coupé de lignes blanches pour doubler qu'en Tanzanie, elles sont dessinées en dépit du bon sens.

Nous nous arrêtons dans un village pour le déjeuner. La gargote est en bordure de route, coincée entre deux vulcanisateurs, c'est particulièrement bruyant. Souvent les cuisinières ou serveuses ne parlent pas anglais, mais il y a toujours quelqu'un pour venir faire l'interprète et s'assurer que tout se passe bien pour nous.

Les camions sont sans cesse pesés pour contrôler leur poids total en charge, pour protéger les routes et surement payer des taxes. Ceci entraine de longs temps de pause pour eux.

L'arrivée à Dar Es Salam se fait sur une belle 4 voies toute neuve, avec une allée centrale pour la circulation des transports en commun. Elle reste cependant dangereuse car des carrefours coupent cette route rapide.

Plus nous rentrons dans la ville plus la circulation est dense. Une fois arrivés au niveau des feux rouges nous nous trouvons dans les bouchons. Des échoppes se succèdent, recyclage de plastique, des ferrailleurs, des mécaniciens,... Les vendeurs ambulants animent les trottoirs, ils vendent des accessoires pour voiture, des morceaux de canne à sucre, des lunettes,...

Nous poursuivons en direction du port et empruntons un pont pour traverser une rivière, afin de se retrouver en face de Dar es Salam, au sud de la ville. Nous passons devant le terminal pétrolier où des centaines de camions attendent.

Nous nous installons dans un camping les pieds dans l'eau, les gardiens Masaïs nous accueillent. L'endroit est vraiment beau, devant une plage animée par les baigneurs et la mer animée par les bateaux en tout genre : cargos, boutres, pirogues. Ambiance vacances, nous retrouvons l'océan indien et ses cocotiers, que nous avions quitté au Mozambique il y a deux mois et demi.

Petit bémol, la musique est très forte chez les voisins. Le premier est raisonnable et arrête à 19h, tandis que le deuxième stoppe à 1h30 !!

17
nov
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nov
Publié le 25 novembre 2021
 Lever de soleil
Abrités du vent, car  sinon la vue est plus sympa de l'autre côté 

L'école est entrecoupée d'une pause où les enfants partent à la recherche de coquillages. Activité qu'ils adorent.

Nous passons la matinée à trier et empaqueter tout ce que l'on veut donner à mes parents pour s'alléger un peu. Les quelques souvenirs glanés, les livres d'école de l'année scolaire précédente, les cartes et guides déjà utilisés. Il faut sortir la totalité des affaires pour y parvenir.

Pile / Face 

La musique se remet en marche, heureusement le son est bon mais ça reste trop fort !!!

18
nov
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Publié le 28 novembre 2021
 Dar es Salam

Ce matin nous chargeons nos affaires dans des sacs 'Tati', made in Madagascar. Il faut débrancher le frigo et finir les produits frais. Demain, nous prendrons le ferry pour piétons depuis Dar Es Salam pour Zanzibar, nous n'irons pas là-bas avec le camper.

Après le déjeuner il est l'heure de tout plier pour trouver un hôtel. Il y a un risque de pluie demain matin, nous ne pouvons pas prendre le risque de plier la toile de tente humide et la stocker ainsi 10 jours.

Nous longeons le port où les routes sont en construction. Les plaques sur les camions sont en cuivre, elles viennent de Zambie et sont livrées au port de Dar es Salam pour l'exportation.

 ZM : Zambie

La ville a quelques gratte-ciels avec de grandes avenues mais aussi de petites ruelles engoncées au milieu de vieux immeubles avec un certain charme. La ville grouille d'activités, de voitures, de passants, de vendeurs ambulants ou statiques sur un bout de trottoir.

Nous allons au terminus du ferry pour acheter nos billets.

La première adresse que nous avons repérée pour dormir c'est le YWCA (Young Woman Catholic Accomodation), nous rentrons dans un petit parking, les groupes électrogènes crachent leurs pots d'échappement et leurs bruits. L'hôtel est fermé pour rénovation.

Nous cherchons avec iOverlanders les autres options plus au nord, proche de là où nous laisserons la voiture en stationnement 10 jours. Nous tombons sur des embouteillages, à cause d'un rétrécissement pour passer un bras de mer. Après 40 minutes de guidage par le GPS, pour rejoindre un hôtel repéré sur l'application, nous arrivons dans une ruelle, puis un cul de sac. Il faudrait finir à pied !!! Il est 15h50 et j'ai un RDV téléphonique à 16h, le temps presse. Juste avant de tourner dans le cul de sac nous avons vu un écriteau indiquant un hôtel, nous allons voir. Les chambres sont simples avec la clim svp, les lits confortables, il y a un parking pour garer la voiture et un bout de jardin. Ca fera très bien l'affaire à 20€ que demander de plus. Le hasard fait bien les choses.

A 18h nous partons manger dans la rue, dans une gargote où nous sommes traités comme des rois. La rue est animée malgré la tombée de la nuit. Les écoliers rentrent de l'école, les travailleur sont sur le chemin de leur maison, à pied ou en moto. En rentrant les restaurants et pubs s'animent plus qu'à l'aller.

19
nov
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nov
Publié le 28 novembre 2021

Après quelques centaines de mètres à pied nous trouvons un petit restaurant plein, où les gens viennent prendre leur petit déjeuner. Au menu, chapatis, œufs, beignets, thé et l'incrédulité des personnes autour de nous.

A 9h30 nous partons vers le parking où nous allons stocker la voiture. Maryam, amie de Léo (frère d'Edouard), a une place de parking dans sa résidence, qu'elle n'utilise pas, elle nous la prête gentiment. On va y laisser le camper 10 jours le temps de notre échappée à Zanzibar.

Maryam nous a dit que le système Uber fonctionnait très bien à Dar es Salam, Edouard installe l'application. C'est bien la première fois que nous utilisons ce système. En commandant la voiture sur l'application, elle retient la mauvaise localisation, du coup le monsieur est parti là où nous avons dormi cette nuit. Il nous appelle, nous lui donnons les bonnes informations cette fois-ci. Nous sommes prêts avec nos 10 sacs bien lourds.

Nous arrivons au terminal du ferry à 11h. Encore dans la voiture, une nuée de rabatteurs gazouillent autour du taxi. Ils veulent nous vendre des billets que nous avons déjà, nous aider à porter les bagages, ...

Nous nous frayons un chemin vers la grille d'entrée, heureusement elle est seulement à quelques mètres. Nous présentons les billets et passeports à un militaire. Une fois à l'intérieur le calme revient. Nous faisons la queue pour passer les bagages au scanner, le même militaire qu'à l'entrée nous invite à passer devant tout le monde, ayant des enfants. Le calme était de courte durée, à la sortie du scanner les bagages s'amoncellent, les passagers se ruent dessus dans un joyeux bazar. Le hall est agité de clients impatients. Nous passons sur la passerelle pour rejoindre le quai avant de parvenir au bateau. Nos billets sont contrôlés 3 fois en 100 mètres.

Nous sommes confortablement installés dans nos fauteuils, lorsque que nous recevons une messages de mes parents comme quoi leurs tests PCR sont négatifs. Bonne nouvelle !!! La traversée est rapide, juste 1h30.

Nous arrivons à Zanzibar ville, où il faut remplir une fiche pour l'immigration, car Zanzibar a un statut particulier, il a une part d'autonomie avec la Tanzanie. Nous sortons du terminal, le monsieur de la chambre d'hôte n'est pas là. Il arrive quelques minutes après que nous ayons contacté la gérante. L'hôtel n'est pas très loin, mais nos bagages sont lourds, nous devons trouver un porteur avec une charrette. C'est un vieux monsieur au teint buriné qui tractera nos kilos.

Nous arrivons à Kiponda B&B, après avoir parcouru quelques ruelles à l'abri de la chaleur. Nous posons nos affaires avant de partir faire un tour en ville.

Nous allons sur la promenade en front de mer où nous prenons un jus. Ensuite nous faisons un plouf pour se rafraîchir avant de continuer la découverte de cette ville ancienne, aux airs de médina.

Nous sommes impressionnés par le nombre de touristes, dont beaucoup de français. Les groupes en voyage organisés s'enchainent, rythmés par un tempo millimétré.

Nous arpentons les ruelles, remplies de souvenirs chinois, une boutique sur dix à des souvenirs locaux. Certaines épiceries ou petit restaurants résistent à cette transformation. Hormis les touristes, la vie suit son cours, en fin de journée les ruelles se chargent en Zanzibaris, les enfants jouent au foot, les adultes discutent sur le pas de la porte ou jouent à l'awalé local.

Nous allons boire un bière désaltérante au pied du port. Stanislas part jouer au foot avec des adultes, qui l'intègrent au groupe.

Le passé arabo-persan subsiste à chaque coin de rues, dans l'architecture des maisons et des belles portes sculptées.

Nous allons diner sur l'esplanade en bord de mer, au Forodhani Food market, les échoppes se sont montées en fin d'après-midi, le crépuscule laisse apparaitre les loupiotes qui éclairent les étales de brochettes, de pizzas locales entre deux chapatis et de chawarmas. Nous faisons le tour pour découvrir l'offre, très hétérogène quant aux tarifs, nous esquivons les brochettes à 4€ l'unité. Notre stratégie, observer à quel stand vont les locaux, pour trouver le meilleur rapport qualité/prix.

20
nov
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Publié le 4 décembre 2021

Je pars avec Ambre à l'aube pour se balader dans la ville à l'aube, afin de patienter avant le petit-déjeuner.

C'est mer d'huile, les pêcheurs rentrent ou sortent selon. Les bateaux de touristes eux sont toujours au mouillage.

Il y a déjà du monde dehors, les balayeuses pour redonner une fraicheur à la ville et les sportifs hommes et femmes s'activent à la fraîche.

Nous rentrons par les ruelles, les magasins de souvenirs sont encore clos, un peintre prépare sa palette de couleurs. Sa boutique est remplie de peintures, ils sont cinq à se la partager, ils alimentent les plages en tableaux.

Nous rentrons encore trop tôt pour le petit-déjeuner servi à 7h30, il faut encore attendre 30 minutes. Les entrailles des enfants crient famine. Une fois servis, nous dégustons : beignets, céréales, fruits, pain grillé, œufs sur le plat et jus.

Mes parents arrivent à midi, ça nous laisse le temps de continuer à arpenter les ruelles. Beaucoup de bâtiments sont en restauration, dont le palais du Sultan d'Oman. Nous commençons par visiter le fort construit par les Omanais en 1699. A l'intérieur il y a un théâtre de verdure et encore des boutiques de souvenirs. L'une d'elle a de beaux masques utilisés autrefois lors des cérémonies de mariages, de naissances, de circoncisions, ... Il y a aussi un atelier de peintres.

Nous nous enfonçons un peu plus pour s'éloigner des pas de portes uniquement de souvenirs.

Nous croisons de jeunes garçons qui sortent de la madrasa, l'école coranique.

Portes 

Nous passons devant l'église catholique Saint Joseph, à l'intérieur des écolières répètent un chant. La religieuse pas très commode, se lève subitement, pour aller taper avec sa baguette, sur les doigts de trois petites filles. La majorité des Zanzibaris sont de confession musulmane.

 Eglise Saint Joseph

L'eau est apportée en charrette ou en tricycle, permettant de passer dans les ruelles étroites, pour alimenter les maisons n'ayant pas l'eau courante.

Les habitants nous saluent facilement à notre passage. Nous passons de ruelles touristiques à d'autres habitées par les locaux. Au pied des maisons, des bancs permettent aux gens de palabrer entre eux, d'attendre les clients ou d'étaler leurs fruits.

Nous rejoignons une rue avec plus d'artisanat local, des couturiers créatifs, des antiquaires, de petits restaurants, des épiceries et une mosquée.

Nous mangeons dans un petit restaurant, où le service est efficace car tout est préparé à l'avance et exposé en vitrine.

Il est l'heure de prendre un taxi pour aller à l'aéroport accueillir mes parents. Nous passons devant le stade qui vient d'accueillir la présidente de Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, elle même née à Zanzibar. Ceci nous amène à parler de la vie politique à Zanzibar avec Mohamed, le taxi-man. Zanzibar a une autonomie politique avec la Tanzanie. Le Chama cha Mapinduzi (CCM) parti social démocrate est au pouvoir depuis l'indépendance, cependant à chaque élections à Zanzibar il est accusé de fraude par le parti Civic United Front, qui souhaite une l'indépendance avec la Tanzanie. Il a souvent des affrontements aux élections et parfois des morts.

Nous arrivons juste au moment où mes parents sortent de l'aéroport. Les retrouvailles sont chaleureuses et émues.

Nous prenons la route pour Jambiani, située au Sud-est de l'île, où mes parents ont loué une maison pour les 10 jours à venir. Un peu de repos et de sédentarité fera du bien.

21
nov
21
nov
Publié le 4 décembre 2021


Des colobes roux de Zanzibar, viennent nous rendre visite, ils ne sont pas voleurs, c'est une bonne chose. La population à Jambiani se développe depuis qu'ils ne les capturent plus pour les domestiquer ou en faire une attraction touristique.

 Colobe roux de Zanzibar

Puis c'est au tour du quadripède nommé, rat à trompe géante ou musaraigne éléphant de pointer le bout de son nez.

Nous nous délectons de la vue devant chez nous, le paysage change en fonction de la marée. Les camaïeux de bleus et de verts sont splendides. Les habitants partent pêcher, cultiver les algues ou ramasser des coquillages pour leur propre consommation.

22
nov
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nov
Publié le 4 décembre 2021
 Jambiani

Nous partons à Kizimkazi pour aller manger. Nous avons loué une voiture pour nous y rendre. Nous traversons une zone rocheuse où quelques végétaux parviennent à pousser. Nous passons par Kufile, village authentique, avant d'arriver côté ouest de l'île. Nous mangeons à Promised Land, le restaurant surplombe la mer, qui est assez loin à marée basse.

Le repas est excellent et le poisson parfaitement cuit. Ici aussi les couleurs changent en fonction de l'heure.

En rentrant on essaye d'acheter une carte SIM pour mes parents. Le problème c'est que si vous n'êtes pas résident vous ne pouvez pas avoir de carte SIM. Du coup un business s'est monté en vendant la carte 10 fois plus cher qu'elle devrait être, en enregistrant leur propre identité. Ici il demande 6€ ce qui nous parait un peu excessif, nous repartons bredouille.

Les bus sont des camionnettes aménagées, ouvertes sur les côtés avec des bancs.

Nous passons devant Jambiani pour aller à Paje à quelques kilomètres au nord, village réputé pour ses fêtes et le kite-surf. Cette fois-ci le kiosque vend la carte SIM moins cher et le monsieur parle anglais, c'est plus facile pour communiquer. Edouard me dit, on va au supermarché. N'étant pas revenus une fois que nous avons fini, nous partons à pied avec maman vers le supermarché auquel nous pensions, sur la route de Jambiani. Ce n'était pas du tout le bon, ils on dû demander au vendeur, quel numéro il nous avait attribué pour pouvoir nous appeler et nous retrouver 😀.

Ce soir nous allons avec Edouard au concert hebdomadaire de Coral Rock à deux pas de chez nous. La musique est bonne au rythme du reggae, les gens affluent au fur et à mesure de l'heure qui avance. Une soirée sans enfants, ça faisait longtemps !!!

 Pour l'instant il n'y a pas grand monde
23
nov
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Publié le 4 décembre 2021

Nous profitons des 24h de location de voiture, pour aller à Paje. Nous voulons visiter les cultures d'algues au large mais ce n'est pas possible car la marée est encore trop haute. Nous cherchons un marché au poisson, les indications des passants nous amène chez un grossiste avec un grand congélateur dans une petite maison. Il attaque un peu fort, le prix est particulièrement élevé.

Nous allons faire un tour à la plage, au retour, Edouard retourne pour acheter le poisson et arrive à diviser le prix par deux. Nous achetons quelques beignets aux villageois, avant de rentrer pour le repas.

Edouard nous prépare le poisson avec une bonne petite sauce aux champignons.

Cette après-midi c'est sieste, il fait tellement chaud et humide qu'il n'y a pas grand chose d'autre à faire. Si pardon, contempler sur une chaise longue.

Petite balade sur la plage en fin d'après-midi.

24
nov
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Publié le 4 décembre 2021

Balade matinale, nous allons nous baigner dans le chenal à marée basse

Souvent en fin d'après-midi, une fois que le fond de l'air s'est rafraichi nous partons nous balader sur la plage. Elle est animée de joueurs de foot, de beach boys massaïs, de vacanciers, de zébus...

25
nov
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Publié le 4 décembre 2021

Nous partons au restaurant en bord de mer, on y va à pied par la plage.

Nous allons à New Teddy's, un backpacker où de jeunes travailleurs nomades s'affairent à leurs tâches.

Il y a une piscine, une slackline (sangle tendue entre deux arbres), de quoi occuper les enfants en attendant le repas.

26
nov
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Publié le 4 décembre 2021

Nous avons reloué la voiture pour aller au nord de l'île, qu'il faut traverser.

Nous arrivons au village de Kendwa, bien différent de Jambiani, de ceux du sud et de l'intérieur de l'île. Nous découvrons un tourisme de masse, des hôtels côte à côte en all inclusive. Les russes, polonais, français, allemands et bien d'autres nationalités viennent s'entasser sur les plages, s'exhiber en string, faire la fête à outrance,...

Le Boss Dhow est tenu par un couple franco-kenyan. Leur dhow vient du Kenya. Ils proposent un tour vers l'île de Mnemba appartenant à Bill Gates, à contre sens des tours proposé chez les concurrents. Au fur et à mesure que nous avançons la côte retrouve un visage plus sauvage.

On passe devant l'hôtel où j'étais venu il y a 18 ans. En indemnité de stage (6 mois au Kenya) j'avais eu 10 jours de vacances sur la côte kenyane et à Zanzibar, l'île a bien changée depuis !!!

Nous franchissons une passe pour se retrouver en pleine mer. Nous cherchons les dauphins et les voilà surgir devant nous, en premium. Au bout de quelques minutes, de petits bateaux remplis de touristes arrivent comme des furies, pour permettre aux passagers de nager avec les dauphins. Le spectacle est ahurissant, les marins coupent la route aux dauphins. Nous demandons à partir pour ne pas voir ça cette hystérie.

Nous nous pausons près d'un banc de sable, un peu plus loin des autres pour être au calme. L'ambiance c'est ; baffle à fond, selfie pour Instagram et vodka à volonté.

La baignade est au RDV. Un repas avec barbecue de poisson et salade de fruits au chocolat en dessert, la classe.

Vers 14h nous nous approchons de l'île pour aller voir les beaux poissons coraliens. Par chance nous avons des dauphins devant nous. Nous les suivons tranquillement, il ne reste plus que quelques bateaux aux alentours, un autre les suit avec nous. Après 15 minutes nous arrivons à être assez près d'eux pour sauter et les voir nager dans l'eau cristalline. Ambre me suit, les voit, elle est comblée.

Le récif coralien est beau avec beaucoup de poissons multicolores. Merci Mr Bill Gates de laisser les fonds marins accessibles. Stanislas s'est lancé dans l'utilisation du masque/tuba et il se débrouille comme un chef, il se repose sur nous quand il a une baisse de régime. Ambre prend plaisir à nager avec les poissons mais se fatigue assez vite, du coup elle fait plusieurs cessions en se reposant sur le bateau.

Nous repartons à la voile cette fois-ci et faisons la course avec l'autre bateau de la même compagnie. C'est agréable ce calme au rythme des flots et du vent.

On mange encore une fois et c'est plateau de fruits. Nous attendons le coucher du soleil avant de rentrer. Les marins galèrent à rouler la voile, le vent s'engouffre, il y a trop de force. Ils partent se protéger dans une petite baie avant de réussir. Ils ont failli éborgner des nageurs dans l'histoire.

C'est l'heure de rentrer après cette très belle journée. Il nous reste 1h40 de route devant nous. La voiture de location a des films teintés autocollants, ils recouvrent les fenêtres latérales et 1/3 du pare-brise, du coup la visibilité est limitée. Sans compter sur les piétons en bordure de route, les motocyclistes avec ou sans phares, les voitures aux phares mal réglés et les dos d'âne non signalés. Voilà pourquoi en règle générale nous ne roulons pas de nuit.

À 21h nous arrivons à Paje, Maman veut retirer de l'argent, elle confie sa carte à Edouard. Au premier essai le distributeur demande un code envoyé par SMS, mais maman n'a pas sa carte SIM française et ne reçoit pas ce code. Edouard réessaye sur le deuxième distributeur d'à côté, et là la carte est avalée directement. Super ! Un vendredi, dans un distributeur isolé sans banque derrière c'est foutu pour espérer la récupérer !

27
nov
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Publié le 5 décembre 2021

Les singes cobos reviennent nous rentre visite.

En allant à l'épicerie d'à côté qui est bien achalandée pour acheter les légumes, nous croisons un camion citerne qui vient nous livrer l'eau tous les 3 jours. Nous sommes en fin de saison sèche, les pluies commencent à peine dans cette partie de l'île, les nappes sont vides. Un réel problème oublié lorsque nous sommes touristes, car les cuves permettent de voir couler l'eau à flot depuis nos robinets sans s'en rendre compte.

 Sur la route

Traditionnelle balade de fin de journée sur la plage pour que Stanislas aille jouer au foot, finalement ça se transforme en volley.

28
nov
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Publié le 5 décembre 2021

Nous partons marcher dans le village avec maman, le côté pile est bien différent du côté face du bord de plage, mais les sourires sont bien là. Les rues sont scabreuses, des petits commerces ; épicerie, vendeurs de fruits et légumes, tailleurs,... et des déchets amoncelés par-ci, par-là.

 Village de Jambiani

Les maisons sont construite à partir de corail, elle ont toutes la même architecture.

Ils voulaient être pris en photo 

Le recyclage essaye de se mettre en place pour réduire les déchets sur la plage et j'espère aussi dans les villages. Les sacs plastiques sont interdits depuis 2 ans en Tanzanie et ça se voit. Ils ont été remplacés par des sacs en tissu importés de Chine. Par contre il reste du progrès à faire sur les bouteilles en plastique. On ne peut pas dire qu'ils aient une conscience écologique et de protection de leurs trésors maritimes.

On rentre par la plage, je fais mon petit geste de "support". C'est ce que les gens disent quand ils vendent des babioles, "support me". J'achète quelques bracelets à des masaïs itinérants, je ne sais pas si c'était une bonne chose, car les Zanzibaris sont assez exaspérés de leur présence folklorique sur l'île.

Marée basse, les étoiles de mer et les escargots sont de sortie.

29
nov
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nov
Publié le 5 décembre 2021
 Good morning

Se réveiller avec ce lever du soleil !!! Les pêcheurs ramassent des algues avant de partir à la pêche et relever leurs casiers, elles seront mises dans les nouveaux casiers.

Nous allons manger sur un rocher coralien et faire un peu de snorkeling.

Cet oiseau porte les couleurs de Zanzibar 

Nous arrivons à Usumba Rock, il faut descendre quelques marches pour se retrouver les pieds dans l'eau turquoise, sur une paillotte sur pilotis.

Nous allons voir les poissons pendant que la marée est encore haute, il y en a quelques-uns autour des patates de corail, mais rien de folichon.

Il fait un peu frais !! 

Après le repas nous partons tous les quatre voir les poissons derrière la barrière de corail. Le tombant n'est pas abrupte, c'est une pente légère. La visibilité est bonne pour voir de gros et beaux poissons tout en barbotant. Stanislas remonte vite sur le bateau et prend les commandes pour piloter pour venir nous chercher.

La mer commence à baisser, le paysage change.

Nous rentrons tranquillement en milieu d'après-midi.

Le soir nous allons manger à Yellow card, à Jambiani. La déco est chouette et le menu aussi, par contre c'est un peu long, Ambre s'endort dans la voiture.

30
nov
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Publié le 5 décembre 2021

Il est l'heure de remplir les valises et de dire au revoir à ce joli coin de paradis.

Ali nous amène à Stone Town pour nous déposer à notre hôtel de ce soir. Une pluie diluvienne s'abat sur nous à l'entrée de la ville, la saison des pluies commence avec un petit mois de retard. La ville est sous les eaux, les "trottoirs" deviennent des torrents. Les piétons jouent aux funambules pour éviter de se mouiller les pieds. L'absence de caniveaux empêche l'eau de s'écouler correctement.

Nous déchargeons les bagages sous la pluie. Une éclaircie approche, mais nous achetons quand même des parapluies. Nous avions demandé à Ali combien ils coutaient, nous les avons eu au juste prix, après une petite négociation d'Edouard, le prix a été divisé par quatre.

Dans le hall de notre hôtel 

Nous partons manger en bord de mer, la pluie cesse, les belles couleurs reviennent. Une fois le soleil rayonnant nous allons nous abriter dans les ruelles plus fraîches de Stone Town. Cette fois-ci nous nous enfonçons encore plus dans la vieille ville qu'il y a 10 jours.

À chaque carrefour c'est la surprise, de nouveaux portraits de vie.

Nous arrivons dans le quartier des tissus, tous plus beaux et colorés que les autres. Les charrettes ambulantes vendent fruits coupés, noix, jus de canne à sucre ou bien elles transportent les produits de première nécessité aux épiceries du quartier.

Nous tombons sur des sculpteurs sur plâtre qui font des merveilles. Ils sont installés dans une maison un peu délabrée en cour de restauration. Ils sont contents de montrer leur travail, les enfants sont absorbés.

Nous poursuivons vers les ruelles commerciales, pour faire un peu d'essayages non concluants.

Nous nous arrêtons à l'hôtel pour une dernière partie de Uno avec Bonne maman, avant que le taxi ne vienne récupérer mes parents pour les emmener à l'aéroport. Les au revoir sont moins gais que les retrouvailles. Nous garderons de beaux souvenirs de cette escale à Zanzibar en famille élargie. Nous partons faire un tour à la plage, le cœur lourd.

Nous ne restons pas longtemps à quatre, car ce soir nous retrouvons une famille de voyageurs qui fait le tour du monde en backpack. Pas facile de trouver des destinations ces temps-ci. Nous mangeons avec Fadoua et Riad et leurs deux enfants, au Lukmann, restaurant réputé pour ses plats traditionnels swahilis. Les filles ont le même âge et passent la soirée à échanger sur leur voyage respectif, comme nous entre adultes.

1
déc
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Publié le 5 décembre 2021

Nous allons prendre notre petit déjeuner dans un boulangerie conseillée par Fadoua, elle nous avait bien vendu les croissants avec une barre chocolatée dedans, mais pas de chance ils sortiront seulement des fourneaux cette après-midi. Au retour, nous croisons les écoliers qui partent en classe.

Nous faisons les bagages pour libérer la chambre à 11h. Faire et défaire ses valises, avoir une heure de départ imposée, être backpacker n'est pas du tout fait pour nous.

Ramassage des déchets dans la ville 

Nous allons visiter le musée de l'esclavage qui se trouve dans l'hôpital de l'église anglicane construite entre 1873 et 1880, après la fin de l'esclavage.

Le minaret est un peu caché. 

Un guide "francophone" nous est attribué, bon un peu difficile de le comprendre. Nous commençons par les geôles des esclaves qui débarquaient à Zanzibar depuis le continent. Ils restaient là 48 heures entre 50 et 75 femmes et enfants ou 50 hommes attachés par le cou et les mains, dans ce tout petit espace bas de plafond, d'une douzaine de m². Une vrai fournaise, avec un caniveau pour récolter les excréments, "lavés" lors des marées. L'enfer !

Ensuite nous allons vers une sculpture mémorial réalisée par la suédoise Clara Sörnäs, pour représenter le marché aux esclaves. Cous, pieds et mains liées avant de trouver leurs nouveaux maîtres et nouvelle destination, (Oman, Madagascar, l'île Maurice, la Réunion, ...). Les enfants n'étaient pas vendus mais donnés !!! L'islam interdit l'esclavage des musulmans, la demande grandissante de main d'œuvre dans les plantations des pays musulmans au XIX ème siècle favorise le développement de celui-ci en Afrique de l'Est.

Nous rentrons dans l'église anglicane, au centre il reste la souche de l'arbre jujuba (si mes souvenirs sont bons) où les esclaves étaient enchaînés et fouettés, pour déterminé leur prix de vente : le premier qui hurlait était vendu moins cher que le dernier à crier considéré comme plus résistant. Cet épisode a particulièrement marqué les enfants. il y a de quoi.

Puis nous allons dans le musée très documenté de texte et de photos. Les esclaves étaient capturés au Congo, Zambie, Malawi, Tanganika, Burundi, Rwanda,... avec la complicité de leurs chefs de village. Ils pouvaient mettre plusieurs mois voir plus d'un an pour rejoindre Dar Es Salaam à pied (oui n'étaient pas transportés en carrosse !) . Evidemment, la faim et les épidémies en laissaient beaucoup comme mort au bord des routes. Ils ne "voyageaient" pas à vide, beaucoup de marchandises telles que l'ivoire étaient portées par les esclaves. Le problème c'est qu'à force de vider les villages des hommes principalement, il n'y avait plus personne pour cultiver les lopins de terre, donc on faisait venir des esclaves pour travailler la terre, une hérésie !!!

En 1873 l'esclavage est aboli par les anglais, les missionnaires anglicans, dont Dr Livingstone (il est un fil rouge de notre voyage) ont été de grands défenseurs de l'abolition de l'esclavage. Il faudra attendre 1904, plus d'une génération, pour qu'il soit définitivement aboli sous cette forme. C'est au tour des négriers de se retrouver enchaînés lorsqu'ils se faisaient attraper à pratiquer la traite négrière. En 43 ans de 1830 à 1873 on estime à 700 000 esclaves qui ont transités par Zanzibar.

Zanzibar se retrouve avec beaucoup d'affranchis qu'il faut "occuper". La culture des clous de girofle permet d'utiliser cette main d'œuvre disponible.

Aujourd'hui l'esclavage "moderne" comme on l'appelle est encore une triste réalité.

Sans transition, nous retournons à l'hôtel pour rendre la chambre, stocker nos affaires dans le hall d'entrée et partir à la plage.

Les nuages menaçants arrivent, il ne faudra pas attendre longtemps pour voir une nouvelle pluie diluvienne s'abattre sur nous. Les parapluies achetés hier nous sont bien utiles.

Edouard avait repéré un petit restaurant avec de l'espace pour s'assoir. Nous y arrivons trempés de la tête aux pieds malgré les parapluies. Nous mangeons un excellent riz biryani. L'accueil est une fois de plus très chaleureuse.

Á 13h heures il pleut toujours autant, les vendeurs abrités dans leurs boutiques doivent se demander ce que l'on fabrique, ça fait 2 fois que l'on passe devant eux sous cette pluie battante.

Nous décidons de prendre un taxi pour nous rendre au port sinon tout sera trempé et nous avec. Nous arrivons à 13h45 au port pour le bateau de 14h, mais il a 30 minutes de retard, il arrive juste. Nous passons les formalités de l'immigration, l'agent tamponne nos billets mais pas nos passeports, il me dit que ce n'est pas grave malgré mon insistance, c'est le visa tanzanien qui fait foi.

 Terminal portuaire

Dans le ferry climatisé, personne ne porte de masque, alors qu'à l'aller il y en avait quelques-uns. En Tanzanie, au début de l'épidémie, vous pouviez vous retrouver en prison ou avoir une amende si vous mentionnez le nom "Coivd" ou si vous disiez que vous l'aviez attrapé. Depuis la nouvelle présidente ça c'est un peu assoupli.

Nous arrivons à Dar es salaam 1h30 plus tard. Les rabatteurs pour les taxis sont très actifs. Nous nous faisons avoir, nous pensions négocier avec un taxi-men mais en fait c'est un rabatteur. Nous allons chez Maryam, une copine de Léo, pour retrouver le camper. Elle nous héberge pour la nuit, soon ami Guerric, grand copain de Léo, vient d'arriver de Guyane pour un mois.

Etant mercredi, nous allons à l'alliance française de Dar es salaam pour voir un concert de reggae. Chaque semaine un nouveau groupe se produit avec des styles de musique différents. Stanislas est complètement cuit. Il n'a fait aucune sieste depuis 13 jours et ça se ressent. Il fini par s'endormir dans un canapé. Tandis qu'Ambre danse, la musique est vraiment excellente et le son de super qualité.