Carnet de voyage

#7 Zambie

Dernière étape postée il y a 50 jours
Traversée de la Zambie du Mozambique au Malawi en passant par Lusaka
Septembre 2021
30 jours
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11
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Publié le 24 septembre 2021

Nous avons facilement passé les formalités frontalières coté Mozambicain, il reste celles côté Zambien, réputées fastidieuses.

Transport de combustibles 

Il est 16h, première guitoune, ils vérifient le véhicule, puis nous arrivons dans un grand bâtiment en brique où tous les services sont regroupés. C'est l'heure du déjeuner pour les agents sanitaires et de l'immigration, du coup ils veulent vite en finir car sinon le repas va refroidir ! Vérification rapide des tests PCR, émission du visa en quelques minutes avec le tampon d'entrée apposé. Les enfants ne payent pas, les adultes 50 US$ chacun valable 30 jours, facilement renouvelable, 2 fois, dans le pays. Nous passons chez les douaniers pour payer des taxes en Kwatcha. A Tété nous avions anticipé, en changeant quelques billets. Le CPD (carnet de passage en douane) est tamponné. Il reste à payer les taxes routières (20 US$) où il faut déclarer les nationales que nous allons emprunter dans le pays. Et voila en 45 minutes tout est bouclé avec fluidité. Reste la dernière barrière où il faut présenter les passeports et la TIP ( taxe d'importation temporaire), seulement nous n'en avons pas, car le CPD la remplace. La jeune douanière appelle son chef, qui arrive avec sa belle chemise blanche et s'excuse platement de l'ignorance de sa collègue. Mais en bon chef il nous demande s'il peut emprunter notre CPD pour qu'il la forme sur ce document. Il nous le remet en s'excusant à nouveau. La relation avec les autorités locales commence très bien.

Il est presque 17h, nous devons chercher un lieu d'accueil pour ce soir, le prochain camping est trop loin. Après quelques kilomètres nous arrivons à un village, nous allons à l'école où de jeunes garçons en internat nous indiquent où trouver le directeur. Celui-ci est hésitant, il a peur des "qu'en-dira-t-on" dans le village. Ca ne fait pas notre affaire car le soleil se couche, il nous reste plus qu'une demi heure pour trouver quelque chose.

Nous poursuivons et tombons sur un barrage de police. Le policier nous demande où nous dormons ce soir, nous lui répondons que nous ne savons pas encore mais que nous cherchons une école ou une église pour dormir dans la cour. Il nous indique une église catholique à 10 km de là, c'est parfait.

10 km plus tard je vois le panneau, nous demandons le chemin à des dames qui sont entrain de transformer la récolte de maïs en farine (nommée "chima" ici en Zambie). Nous apercevons une lumière dans une maison à proximité de l'église, un jeune homme transmet notre requête à l'assistant du prêtre qui n'y voit pas de problème pour que l'on reste ici cette nuit.

Nous cherchons un bâtiment qui pourrait nous abriter du vent, car il souffle fort ce soir et nous sommes à 800 mètres d'altitude, en gros ça caille. Une fois posés le père Richard vient nous saluer et s'assurer que nous sommes bien installés.

12
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Publié le 24 septembre 2021
304 km 

La nuit a été agitée à cause du vent très fort, nous retrouvons les chaises renversées. Il n'y a pas de messe aujourd'hui dimanche, car n'ayant pas assez de prêtres dans le diocèse, ils alternent les messes dans les différentes églises du coin.

L'église est malgré tout ouverte et les enfants du village viennent chanter, danser et jouer du djembé. Ils sont un peu effrayés par nous, les adultes. Je motive les enfants pour qu'ils aillent jouer au foot avec ceux qui sont encore à l'extérieur de l'église, mais peu d'entre eux se lancent. Finalement Ambre et Stanislas rejoignent les autres dans l'église.

Nous partons vers 9h vers la petite ville de Katete qui est traversée par la nationale qui va du Malawi à Lusaka. La route est mauvaise, avec de nombreux nids de poule. A l'approche de la ville la route est en cours de réhabilitation, avec un prêt de l'AFD (Agence Française de Développement) et de l'Union Européenne.

Il y a des résidus de l'élection présidentielle toute récente (12 août) avec des drapeaux qui flottent encore au sommet des lampadaires et des panneaux géants. C'est Hakainde Hichilema (surnommé HH) qui a gagné cette fois-ci, après s'être présenté six fois aux élections présidentielles, il a été endurant. La population porte beaucoup d'espoir en lui.

Aucun des deux n'a gagné 

Nous découvrons une ville morte en ce dimanche matin. Nous avions été très mal habitués, depuis 9 mois nous trouvions les magasins ouverts le dimanche, du coup ça va être difficile de trouver une carte SIM aujourd'hui. Bonne nouvelle notre carte bleue fonctionne à nouveau, nous pouvons retirer des Kawatchs Zambiens, 2000 K par retrait soit 100€. Le diesel est à 80 cts d'€ avec un prix identique dans toutes les stations services du pays.

Finalement dans la ville suivante nous trouvons une boutique de rue ouverte avec des cartes SIM à vendre. L'opération prendra un certain temps ; il n'arrive pas à l'activer à partir de son application, puis c'est la sortie de l'église où les jeunes paroissiens viennent acheter des pops corn et des sucettes glacées et les adultes du crédit de téléphone. Finalement il me vend un carte pré référencée avec je ne sais pas quelle identité. Le coût des Go est très faible (0.50 cts d'€ pour 2 Go), ça change du Mozambique ou de l'Afrique du Sud où c'était très cher.

Le pays semble très agricole, beaucoup de grandes parcelles cultivées. Certaines sont des parcelles témoin avec la publicité des semenciers devant. Nous croisons un camion rempli de coton, matière première que nous n'avions pas vue jusqu'à présent.

Nous déjeunons à la gare routière de la ville où l'on trouve des plats locaux (chima (farine de maïs), saucisse, poulet, frites). Stanislas regoutte au "chima" qu'il avait détesté au Zimbabwe (nommé "swadza") et cette fois-ci il adore, le préférant aux frites !!!

Nous poursuivons sur une route montagneuse en parfait état mais très sinueuse. Nous arrivons à Luangwe Bridge qui traverse la rivière du même nom, délimitant la frontière avec le Mozambique au sud de ce pont.

Le camping de ce soir est niché dans la végétation encore automnale, en bordure de rivière. Il y a des canoës mais vue le nombre de crocodiles nous ne nous y aventurerons pas.

13
sept
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Publié le 24 septembre 2021

Nous sommes envahis par une très grande famille de babouins, avec de très gros spécimens et des petits. Ils viennent s'abreuver aux jonctions des canalisation, c'est moins dangereux pour eux de venir ici que d'aller dans la rivière à cause de crocodiles.

Aujourd'hui c'est l'anniversaire d'Edouard !!! Nous avions anticipé pour cuisiner un bon repas : salade composée, filet de bœuf au barbecue et gâteau au chocolat fait maison et un vin blanc sud-africain.

14
sept
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Publié le 24 septembre 2021

Nous avons peu de kilomètres à faire aujourd'hui, pour nous rendre à Luangwa, petite ville située non loin de l'entrée du parc du Lower Zambezi. Nous avons entrepris de rejoindre Lusaka par le Parc au lieu de prendre la nationale qui y va directement. Hier Edouard est allé voir un guide qui logeait au lodge, qui lui a dit que c'était faisable avec un GPS et un téléphone satellite, car personne ne passe par là, à par les gardes du parc.

Nous longeons la rivière et la frontière Mozambicaine sur 80 km. Sur la route nous dépannons un monsieur qui a une roue crevée. Il a juste un crique sans manivelle et pas de clé pour dévisser les écrous qui maintiennent la roue... Des habitants du coin, à vélo, sont venus lui prêter main forte.

Nous allons manger au bord du Zambèze, en face se trouve le Zimbabwe et à gauche le Mozambique. La frontière avec le Mozambique est seulement piétonne et celle avec le Zimbabwe se passe en bac, fermée pour covid.

 Bac entre la Zambie et le Zimbabwe en temps normal.

Nous mangeons dans une gargote à l'embarcadère pour le Mozambique. Comme vous pouvez le constater dans les photos suivantes, les masques sont totalement absents ici.

Le poisson séché semble la spécialité locale. Des camions chargés de balles de poisson partent vers une destination inconnue et les cartons traversent la rivière en pirogue vers le Mozambique.

Nous allons à l'hôtel, où nous devons prendre une chambre pour pouvoir camper sur la dalle du parking. Après une pause dans le jardin ombragé sous ces 40°C, nous allons au bureau du parc où sont basés les gardes. Le chef appelle le vendeur des permis pour s'acquitter du droit d'entrée. Malheureusement il n'y a pas de structure de camping dans le parc, uniquement des lodges à des prix exorbitants (1300 € la nuit !!!), donc nous allons devoir le traverser dans la journée. Les pistes sont praticables car elles sont entretenues pour pouvoir lutter contre le braconnage. Nous avons une idée du temps de trajet grâce à ces deux personnes rencontrées.

 Bureaux du parc national
15
sept
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Publié le 24 septembre 2021
 Luangwa - sortie du parc : 180 km

A 8h30 nous prenons la route. La partie pour accéder à la délimitation de parc nous fait traverser le "bush" et deux villages dont un assez grand avec des écoles primaires et un collège.

Une fois dans le parc le "bush" devient de plus en plus dense et la piste se rétrécie, avec des passage de rivière technique quant à la remontée de la berge. Il nous faut trois heures pour faire 40 km.

Nous cherchons un endroit dégagé pour faire notre pose pique-nique. Edouard s'aperçoit que nous avons arraché la prise qui permet de charger la batterie, du coup il branche le panneau solaire, car sinon à 42°C nous allons vite perdre ce que nous avons dans le frigo.

Maintenant il nous reste quelques kilomètres pour rejoindre le lit majeur du Zambèze où les animaux se trouvent à cette période sèche de l'année. Nous croisons un éléphant apeuré qui détale devant nous. Dès que nous sommes proche du fleuve de magnifiques acacias s'érigent devant nous, c'est majestueux (mais difficile à prendre en photo !!!). Nous voyons beaucoup d'herbivores, waterbucks, impala, phacochères, éléphants, babouins,...

Par moment la piste se rapproche de l'eau où hippopotames, crocodiles et éléphants cohabitent.

Les troncs d'arbres sont colorés et tachetés comme les léopards, autant dire que ça va être compliqué d'en trouver !!!

La piste est très poussiéreuse et le vent nous ramène toute cette poussière dès que l'on s'arrête pour observer les animaux. Nous sommes contents de retrouver les zèbres (de Crawshay), ici ils sont endémique à la Zambie, au Mozambique et au Malawi. Leurs bandes blanches et noires sont très étroites par rapport à ceux que nous avons vus jusqu'à présent.

Régulièrement nous sommes près du Zambèze ou un de ses affluents. Le paysage est semblable à celui de la rivière Chobe au Botswana. Sur cette partie nous sommes obligés de suivre le GPS car les traces sur la piste sont très légères. Nous faisons des demi-tours à plusieurs reprises.

Ca fait presque dix heures que nous roulons, le coucher du soleil sur les baobabs est un régale.

Nous sortons du parc à 18h, il ferme à 18h30, sacrée journée de route !!! Nous n'avons pas vu de carnivores mais une floppée d'animaux quand même et de très beaux paysages. A la sortie un éléphant n'est pas content de notre passage. Dernière rivière avant le camping de ce soir.

Celui que nous avions repéré est fermé, il y en a un juste à côté où une fois de plus nous devons payer le prix d'une tente pour pouvoir camper !!! Deux voitures avec des voyageurs des pays de l'Est arrivent en même temps que nous, ils sont assez bruyants. Nous nous endormons avec le doux son des hippopotames.

16
sept
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Publié le 24 septembre 2021
47 km 

Nous sommes toujours au bord du Zambèze, le lever de soleil de ce matin est charmant. Ambiance "out of africa"

Ecole avant de reprendre la route.

Encore 40 km de piste avant le camping suivant ... Ici toutes les écoles ont des sanitaires séparés garçons/ filles. C'est la première cause de non scolarisation des filles dans le monde, l'absence de toilettes dans les écoles.

Nous arrivons dans ce beau camping, en bordure de rivière, avec piscine et jeux pour enfants.

17
sept
17
sept
Publié le 29 septembre 2021
162 km 

Nous avons encore 20 km de piste avant de retrouver le goudron, je commence à la prendre en grippe !!!

Nous arrivons à la ville de Chiundu, frontalière avec le Zimbabwe. L'ambiance est africaine, les échoppes sont colorées avec les tissus de wax suspendus, nommés "chitengé", ils viennent de la République Démocratique du Congo.

Nous rejoignons la N2, chargée en camions. Nous traversons la montagne jusqu'à arriver sur le plateau de Lusaka. La route est dangereuse, nous voyons plusieurs camions dans le fossé. Nous faisons l'escale déjeuner dans un restaurant local à Kafue, toujours les mêmes plats au menu.

L'arrivée à Lusaka est épique, première infraction au code de la route relevée par la police, depuis le début du voyage. Nous sommes sur un grand boulevard, je suis sur la voie de gauche, mais celle-ci est réservée à ceux qui tournent à gauche au carrefour, du coup je me mets à l'entrée d'une station service pour ne pas bloquer la circulation. En repartant je coupe une ligne blanche ( comme 3 autres voitures) pour aller sur la bonne voie, pas de bol les flics attendent de l'autre côté du feu tricolore. La policière me note l'infraction et me demande de la suivre dans la voiture où se trouve sa cheffe. J'ai deux infractions : non respect de la signalisation et mise en danger d'autrui, donc ça fera 750 kwatchas soit 37€. Je lui explique que je suis dans la ville depuis 5 minutes donc je découvre son fonctionnement, elle retire l'amende du non respect de la signalisation. Je lui demande si elle a un reçu et me répond avez vous de l'argent. Je vais chercher mon porte-monnaie, lui donne les 300 K, finalement elle me rend 200K, puis ça cheffe lui indique de me rendre les derniers 100K. Je les remercies de m'avoir réexpliqué les règles (de manière très hypocrite). Avec ma demande de reçu, l'argent ne pouvait plus aller dans leurs poches... je pense que c'est grâce à ça que je repars sans amende.

Nous poursuivons vers notre destination, en faisant beaucoup plus attention aux lignes blanches. Nous sommes gentiment hébergés chez des enseignants du lycée français qui habitent dans un "campground", c'est à dire un lotissement fermé avec des maisons identiques. Ambre et Stanislas retrouvent rapidement les autres enfants. Le soir un repas est organisé avec plusieurs familles de la résidence, 3 françaises, 1 américaine et une canadienne. L'ambiance est chaleureuse et conviviale.

Nous campons dans l'une des allées de la résidence.

18
sept
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Publié le 29 septembre 2021
117 km 

Aujourd'hui nous allons au nord de Lusaka avec les trois familles françaises. Etant urbains durant la semaine ils aiment bien aller au vert le week-end.

La route que nous empruntons est celle qui va en Tanzanie. Elle est très chargée en camions, certains transportent des conteneurs avec des plateaux immatriculés en Tanzanie. Les barrages de police n'arrangent rien, ils génèrent de gros bouchons à la sortie de la capitale.

Nous arrivons à la Foriotta, où ils préparent de bons plats italiens. Il y a une belle piscine, ce sera pour après manger. Nous avons une belle tablée. Les pizzas et "pan con tomate" sont excellents.

Orane et Sébastien ont deux filles et un garçon, Lilimé, Augustin et Cerise. Se sont eux qui nous ont gentiment ramené les manuels scolaires de France, ils vivent à Lusaka depuis 4 ans.

Sandra et Gaëtan, viennent d'arriver avec leur tribu, Mathias, Manon et Isaac, ils étaient enseignants au Bahreïn et au Salvador auparavant.

Maude et Emeric arrivent cette année avec Camille, Antoine et Charlotte. C'est leur première expatriation en famille.

Nous allons prendre le café au bord de la piscine, pour surveiller les enfants. Les papas les plus téméraires se mettent à l'eau.

Une heure plus tard la catastrophe arrive, Stanislas est sur un gros caillou mal cimenté, qui se dérobe sous ses pieds et écrase sa jambe. Le bloc de roche fait bien 15 kg, nous entendons un hurlement et le bruit de la roche qui dévale la pente. Edouard se précipite pour récupérer Stanislas qui a la jambe ensanglantée. Nous mettons de la glace mais les sanglots ne s'arrêtent pas, tellement c'est douloureux pour lui.

Cet épisode écourte l'après-midi piscine et refroidit l'ambiance. Nous rentrons à Lusaka pour voir un médecin qui habite dans la résidence. Après osculation il pense que se n'est pas cassé et conseille, le repos, de la glace et un dessin animé en prescription...

Pour cette nuit chacun nous a proposé une chambre chez lui pour que je puisse dormir avec Stanislas. Finalement nous serons dans la chambre de Mathias. Ambre devait dormir avec les autres enfants, mais finalement elle change d'avis et retourne dans le camper après qu'ils se soient endormis.

19
sept
19
sept
Publié le 29 septembre 2021

Notre table est installée chez Sandra et Gaëtan depuis vendredi soir, nous squattons leur jardin et leur douche.

Ambre joue toute la matinée dans la résidence avec tous les enfants, par contre Stanislas ne peut pas encore poser le pied à terre et reste allongé sur le canapé du salon en jouant aux lego.

Ambre prépare avec Manon les gâteaux pour les goûters de la semaine.

A midi nous nous retrouvons les 4 familles autour d'un bon repas chez Orane et Sébastien.

Le soir nous dinons chez Maude et Emeric, on échange beaucoup sur la vie à l'étranger, les astuces pour s'y sentir bien.

Nous ne pouvions mieux être accueillis. C'est rigolo de voir les points qui les surprennent en Afrique. Nous avons oublié nos premiers pas au Maroc, mais finalement ce sont les mêmes remarques. On a fait du chemin d'adaptation depuis 11 ans !!!

20
sept
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sept
Publié le 29 septembre 2021

Les enseignants du "campground" et la directrice se sont organisés pour que nos enfants puissent aller dans leur classe de niveaux, respectifs.

Ambre fait sa rentrée en CM1, très fière de laisser ses parents et son frère derrière elle. Le rythme est soutenu, ils travaillent tous les matins de 7h30 à 12h30 cinq jours par semaine. Ce matin elle fait une présentation orale sur le voyage devant la classe de CM1 et de CM2. Nous avions préparé un power point, où ils avaient choisi les photos pays par pays, leur permettant de raconter leur périple.

Après l'école nous partons avec Stanislas à l'hôpital pour s'assurer qu'il a vraiment rien de cassé. Nous allons à Medland Hospital, hôpital privé, conseillé par Orane et Sébastien. J'ai à peine le temps de payer (oui car dans la plus part des pays du monde il faut d'abord payer, puis on vous soigne) que Stanislas est déjà pris en charge pour la première consultation et la radio.

Les soignants viennent du monde entier, sur cinq professionnels de santé les 5 étaient de nationalités différentes. Le diagnostic est un peu plus long, le pédiatre confirme qu'il n'y a rien de cassé (ouf!!!), c'est un gros hématome, il faut faire attention au cloisonnement et à l'infection. Il doit rester encore allongé, avec de la glace et faire circuler le sang. Par précaution il est vacciné contre le tétanos, le rappel en France étant à l'âge de 6 ans, il est préférable de le refaire. D'après le médecin il pourrait marcher à partir de mercredi.

Ambre revient enchantée de sa matinée à l'école et de se présentation à ses nouveaux camarades. Les cours de sport et d'art sont en anglais.

Stanislas passe une bonne partie de l'après-midi dans le canapé, frustré de ne pas pouvoir jouer dehors avec ses copains. Il fait une petite escapade dehors pour profiter de la compagnie des autres enfants et des lapins.

Ce soir nous dinons avec Sandra, Gaëtan et les enfants.

21
sept
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sept
Publié le 29 septembre 2021

Matinée école au lycée français pour Ambre et à la maison pour Stanislas.

Ensuite nous partons avec Stanislas dans la poussette, prêtée par Orane, pour faire quelques courses et aller chez le coiffeur. Ca nous a bien dépanné et évité de plier le camper pour faire 2 kilomètres.

Cet après-midi Edouard dépose Stanislas dans une maison pour qu'il puisse jouer avec les autres enfants, une petite heure plus tard nous le voyons revenir sur ses deux pieds, en boitant. C'est bon signe tout ça !!!

Nous mangeons chez Orane et Sébastien, une bonne petite soirée. Les enfants sont contents de passer le repas ensemble, après au lit.

22
sept
22
sept
Publié le 29 septembre 2021

C'est au tour de Stanislas de faire sa petite rentrée, il appréhende car c'est tout nouveau pour lui, d'aller en classe de CP. Heureusement qu'il connaît déjà sa maîtresse.

Nous savourons cette tranquillité avant de faire un grand rangement et ménage dans la voiture.

Puis nous allons nous faire vacciner, toujours dans le même hôpital, à Medland. Nous prenons le vaccin Johnson and Johnson car il nécessite qu'une seule dose. Nous n'avions pas fait le vaccin jusqu'à présent car nous avions moyennement confiance dans le stockage des vaccins. Cette fois-ci l'ambassade de France à Lusaka nous assure que nous pouvons avoir confiance aux équipements dans quelques hôpitaux de la capitale.

Nous allons chercher les enfants à l'école, située dans la même enceinte que l'Alliance Française.

Cet après-midi le garagiste qui devait venir à 14h débarque à 16h, pour changer les biellettes de barre stabilisatrices usées et graisser les arbres de transmission. Il fini à 19h15, le temps qu'Edouard fasse un petit "road test" il est déjà 19h45 !!! Les enfants vont se coucher dans la foulée, hé oui c'est aussi notre maison et le réveil à 6h ça pique !!!

Ce soir nous sommes à nouveau invités chez Orane et Sébastien avec une française qui a son entreprise (avec son époux). Ils cherchent à remplacer le combustible de charbon ou de bois par des granulés de bois pour les réchauds. Ils collectent le bois habituellement brulé après élagage pour le transformer en granule ou financent la plantation d'arbres chez les villageois. Ces villageois bénéficient des granules et du revenu de la vente du bois. Les embrassades et entreprises scandinaves financent ces projets, les français semblent peu intéressés. A terme ces projets pourrons être financés par la taxe carbone que payent les entreprises dans le monde. Le projet est super intéressant, une solution pour la déforestation et pour réduire les kilomètres à faire pour les villageois (toujours de plus en plus nombreux) pour aller chercher du bois pour se nourrir.

23
sept
23
sept
Publié le 29 septembre 2021

Cet après-midi je vais avec Maude et Orane pour aller faire les fripes (vêtements de seconde main). L'adresse que nous avons nous emmène dans un quartier très populaire et nous ne voyons pas de fripes. Les routes sont dans un état épouvantable, mais les maisons sont en dur et entretenues malgré la pauvreté palpable.

Finalement nous nous rabattons sur le marchand de tissu indien.

Nous arpentons la capitale en voiture. Il y a beaucoup de quartiers avec de grandes maisons, de grandes avenues et beaucoup d'arbres, dont des jacarandas, en fleur à cette saison, magnifiant les rues. Par contre il n'y a pas de centre ville à proprement parlé, les commerces se trouvent dans de grands "malls" où se trouvent ; supermarchés, boutiques et restaurants.

Ce soir c'est chez Sandra et Gaëtan que nous mangeons.

24
sept
24
sept
Publié le 29 septembre 2021

Pour remercier tout le monde de leur accueil infaillible nous préparons un repas dans le jardin d'Orane et Sébastien.

Il manque deux enfants sur la photo !!! ça fait une belle clique 

Les enfants auront bien profité de cette semaine à retrouver le chemin de l'école et à jouer des heures avec les copains, nous aussi, un peu de ressemblance culturelle ça fait du bien !!!

Ce soir il y a deux anniversaires fêtés dans le "campground" où nous sommes gentiment invités.

25
sept
25
sept
Publié le 29 septembre 2021
38 km 

Le temps de tout rapatrier dans le camper et de dire au revoir, le cœur serré, nous partons que vers 11h. Mille merci pour ces bons moments ensemble.

Nous tentons pour la deuxième fois de récupérer nos cartes vaccinales, hier elles n'étaient pas prêtes !!! Aujourd'hui il manque encore le code de sécurisation, pour éviter le falsification. Nous tombons sur un homme coopératif, de plus il est intéressé par notre périple et nous repartons en lui laissant le nom de la page facebook pour nous suivre. Il nous transmet les 4 chiffres manquants, plus tard, par texto.

Nous mangeons dans un restaurant multiculturel, avec un service hyper efficace et une repas excellent, conseillé par Sébastien. Quelques Jacarandas dans le jardin, pour colorer l'endroit.

Nous sortons de la ville par un grand boulevard, éclairé par des lampadaires, alimentés au solaire. Aux carrefours des vendeurs ambulants cherchent à refiler des babioles en plastique.

Le camping n'est qu'à quelques kilomètres de Lusaka, le trajet n'est pas long, mais nous sommes déjà au milieu du bush.

26
sept
26
sept
Publié le 5 octobre 2021

Nous faisons l'école aujourd'hui pour prendre de l'avance, nous avons de la route en perspective pour rejoindre Chipata au nord-est, ville non loin du Malawi. Initialement nous voulions prendre la route qui va en Tanzanie, mais après analyse de la carte routière, il aurait fallu faire beaucoup de km de nationale, chargée en camions, puis prendre de petites pistes dans le parc national de "North Luangwa" pour rejoindre Chipata. Nous avons déjà donné dans le NP Lower Zambezi !!!

Au moment du repas, les villageois ont la bonne idée de bruler le "bush", nous nous retrouvons au milieu d'une épaisse fumée, le temps que le vent emmène les flammes un peu plus loin.

27
sept
27
sept
Publié le 5 octobre 2021


Pioneer camp - Bridge camp : 229 km 

Aujourd'hui nous finissons la boucle entreprise il a 15 jours. La route est annoncée avec beaucoup de nids de poule, mais finalement ils sont entrain d'être bouchés, ça nous facilite la conduite.

A la sortie de la capitale une université et son campus tout neuf.

Le long de la route il y a beaucoup de fermes où sont cultivés des céréales, des fruits, des fleurs, ... De grands panneaux publicitaires prônent l'agriculture intensive. Très régulièrement des parcelles test sont là pour comparer les différentes semences.

Parcelles test 

Nous passons un massif montagneux où cochons, vaches et chèvres surgissent sur la route à tout moment. En quinze jours nous voyons une différence dans la végétation, les arbres commencent à se réhabiller de leurs feuilles. Nous mangeons à l'ombre d'un arbre sous 41°C, en lisière de village. Il n'y a pas de grands arbres en bord de route, ils ont tous été coupés !!

Nous arrivons assez tôt à Bridge Camp, là où nous nous étions arrêtés il y a 15 jours pour fêter l'anniversaire d'Edouard. Il est bien placé car à mi-chemin entre Lusaka et Chipata notre prochaine destination.

Sur la berge de l'autre côté de la route un "fly bee eater" fait son spectacle.

En rentrant au camping je croise un jeune homme avec sa copine, il veut être pris en photo. Je lui demande son prénom, que j'ai oublié mais pas celui de sa copine, Célina, car c'est le même prénom que la sœur de mon grand-père. Ma tante me dit qu'elle n'a jamais rencontré personne d'autre avec ce prénom. Petit clin d'œil familial.

Ce soir il fait encore 34°C à 20 heures !!!

28
sept
28
sept
Publié le 5 octobre 2021
345 km 

Le soleil se réveille à 6h pile en ce moment.

Changement de programme suite à la découverte d'une toute petite fuite sur le différenciel du pont arrière. Nous voulions couper à travers "champ" pour rejoindre le parc South Luangwa et dormir chez l'habitant, mais avec cette fuite, il est préférable de réparer avant de sortir des sentiers battus.

Du coup nous faisons 150 km sur la route que nous avions déjà empruntée il y a 15 jours. Péage, barrage routier,...

Nous arrivons à Katete. La ville est plus dynamique que le dimanche. Les stocks de maïs sont pleins dans les greniers des habitations et dans les coopératives, la récolte vient de se terminer.

Le vélo est roi dans le coin. Nous passons un village où de jeunes garçons vendent des brochettes de souris ou de rats des champs morts, mais encore avec leurs poils et leur queue. On aurai pût en acheter une pour la photo, mais ce n'est pas du tout ragoutant. Il fait tellement chaud, que de petits tourbillons se forment dans la campagne.

Nous arrivons à Chipata, direction le garage. Le diagnostique tombe vite, le joint du différentiel est usé il faut le changer. La fuite est très faible et le niveau d'huile est bon. Le garagiste peut prendre en charge la voiture demain.

 Joint en silicone bricolé ce matin au camping par Edouard et contrôle dans la fausse du garagiste 

Le moyen de transport emprunté localement c'est le vélo-taxi, la ville est même dotée de pistes cyclables !!!

Nous trouvons un camping en ville, avec une belle vue et un parc arboré. Le propriétaire vient nous saluer en début de soirée et reste papoter avec nous. On en vient à parler de l'absence de guerre civile dans son pays malgré les 73 tribus. Pour lui c'est une force, il faudrait trop de temps pour que chaque tribu ai son propre président, le monde politique n'a pas d'intérêt personnel à mettre le bazar entre les tribus !!! Il nous propose aussi de ne pas faire les tests PCR pour rentrer au Malawi, il connaît du monde à la frontière !!! Ceci nous ferait économiser 300 € de test, mais nous lui indiquons que pour nous se serait participer à la corruption que nous ne cautionnons pas, elle gangrène l'Afrique. Il y a des jours ça coûte cher d'avoir des valeurs !!!

29
sept
29
sept
Publié le 5 octobre 2021

Ce matin nous partons chez le garagiste pour faire réparer notre fuite. Passage par la banque pour retirer des sous. Depuis le début du voyage nos passages chez le garagiste se payent toujours en liquide, sauf chez Toyota. "Nous n'avons pas la machine" qu'ils nous disent !!! Pourtant on a vu de petits commerces accepter de petites sommes en carte bleue... comme quoi, ils pourraient, s'ils voulaient !!! Bref, l'équipe de Sabir le garagiste travaille super bien d'après Edouard.

Après avoir démonté l'arbre de transmission et ouvert les deux 1/2 arbres, vidange et ouverture du carter de différentiel. L'ancien joint est effectivement sec et ne rempli plus sa fonction. Donc fabrication d'un nouveau joint sur mesure dans un papier spécial, remontage, plein d'huile et lavage à l'eau de toute les parties salies par l'opération. On en profite pour faire refixer le pare choc avant qui tenait mal.

Pendant ce temps nous faisons l'école sous un arbre. Nous déjeunons sous ce même arbre.

A 13h nous sommes opérationnels pour partir. Nous devons faire quelques photocopies pour l'école et pour commencer notre demande de e-visa pour le Malawi.

 Spécial dédicace à Papi ours !

Nous devons aussi passer à l'hôpital pour prendre les informations sur les tests PCR. Je traverse l'hôpital, passant par différents services de l'hôpital central de la ville (ça tord le ventre de voir certains patients, émaciés ou avec des visages déformés par des proéminences, je ressors de là un peu secouée) qui fait des tests non homologués, du coup ça va être compliquer. Il faut aller à l'hôpital du district à la sortie de la ville, pour les tests homologués. Le médecin signataire des résultats n'est pas là cette semaine, mais sera de retour la semaine prochaine !!! Ca nous arrange bien qu'il revienne.

Nous allons dans un camping sur la route du parc South Luangwe. Il est tenu par des Sud-Africains, donc il faut à nouveau changer la prise pour pouvoir charger la batterie du camper sur secteur. En Zambie les prises employées sont anglaises, au Mozambique elles étaient tantôt européennes tantôt sud-africaines.

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sept
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Publié le 6 octobre 2021
Chipata - South Luangwa : 146 km 

Le vent a soufflé fort cette nuit, d'ailleurs comme hier. Dès la tombée de la nuit le vent monte et s'arrête le matin.

Après l'école les enfants font un tour de tracteur avec le grand-père du camping qui tracte une énorme souche.

Petit temps de route pour rejoindre notre prochaine destination. Par contre le démarrage commence fort, nous suivons le GPS pour aller de la piste à la route asphaltée et il nous fait prendre des pistes qui ne sont plus empruntées par les voitures.

Nous trouvons en règle générale que la Zambie a beaucoup de déchets plastique aux abords des villages. Les sacs plastiques sont encore distribués à tout va. C'est le premier pays où ça nous choque, les précédents étaient plus propres.

Nous pique-niquons devant une église.

En arrivant à Mfuwe nous nous rendons à l'entrée du parc national pour connaître les prix. Ici l'entrée est moins chère si vous rentrez avec un guide. Nous leur demandons le nom d'un guide, ils nous conseillent Hakim. Nous le retrouvons à la station service pour connaître ses tarifs et convenons avec lui de le rappeler quand nous aurons fait notre programme des prochains jours.

 Pélicans

Ensuite nous allons au Croc Valley Camp, puis à Wild life camp, pour pouvoir choisir entre les deux. Les deux sont au bord de la rivière, avec vue sur le parc national. L'un a l'avantage d'être proche de l'entrée principale, l'autre plus immergé dans le bush. Le deuxième n'a plus d'emplacement à l'ombre disponible, donc nous retournons au premier. Il y a une voiture française au camping, des voyageurs retraités qui laissent leur voiture en Zambie lorsqu'ils rentrent en France. Ils sont avec trois couples d'amis français.

 Vue du camping

Au moment d'aller de leur emplacement au nôtre, le propriétaire nous dit de faire attention car il y a un éléphant sur le camp. Nous sommes escortés jusqu'à la voiture par les gardiens. Quelques minutes plus tard alors qu'Edouard est entrain de préparer le barbecue, deux autres éléphants passent à 10 mètres de nous, Edouard leur met la frontale dans les yeux sans savoir qu'ils étaient là, l'un d'eux à une réaction d'intimidation en remuant les oreilles. Petite montée d'adrénaline !!!

Un peu plus tard c'est au tour de deux hippopotames de faire un tour du camping. Nous passons pas loin d'eux pour aller aux toilettes. C'est sacrément massif comme animal.

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Publié le 6 octobre 2021

Journée farnienté à se battre contre les singes vervet et les babouins. Il est impensable de tourner le dos 2 secondes sans se faire dépouiller de la nourriture. Nos fruits et légumes sont dans une zone de stockage spéciale car les éléphants pourraient détruire la tente ou la vitre s'ils les sentent (particulièrement les oranges).

Ecole au bord de l'eau, les hippopotames distraient un tant soit peu les écoliers.

Des pêcheurs osent s'aventurer sur la rivière remplie d'hippopotames et de crocodiles.

Après-midi piscine pour se rafraichir, les températures sont toujours autour de 40°C, seule la venue de la pluie en novembre les fera descendre.

Début de la saisie des données pour obtenir les e-visas pour le Malawi, il faut une demi journée pour récolter les documents, les scanner et saisir les informations pour les 4 dossiers. Au moment de payer aucune de nos 4 cartes bleues ne fonctionne !!! L'action est réputée compliquée... Heureusement l'environnement reste agréable.

Ce soir barbecue, suivi de quelques chamallows à caraméliser.

 Crocodile
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Publié le 6 octobre 2021
 96 km de zig zag dans le parc

Cette nuit nous avons vu deux éléphants dont un au niveau de la table et un hippopotame très bruyant dans les feuilles mortes, il ne levait pas les pieds 😀 !!!

Vue depuis le lit !!! Mais sans l'éléphant

Petit déjeuner paisible, animé par les singes et les antilopes.

Nous changeons de camping car nous n'en pouvons plus des singes vervets voleurs.

Nous allons découvrir le parc en "self-driver" dans un premier temps. La matinée n'est pas très chargée en nouveaux animaux, mais l'environnement est beau.

Nous sortons assez tôt du parc, il fait déjà chaud à 10h30, les animaux se cachent déjà. Nous nous arrêtons à "Tribal textiles" à l'entrée du village. Les créations sont originales. Une dame nous explique comment les motifs sont réalisés. Mélange de farine et d'eau, puis séchage au soleil, teinture avec des pigments naturels, cuisson au four avant de retirer la farine pour laisser apparaître les motifs en blanc.

Ethnic textil 

Nous allons manger dans un petit restaurant du village. En attendant je pars faire les fripes avec Ambre. La dame a des vêtements de qualité, elle va chercher elle-même les balles à Lusaka. Lorsque nous étions là-bas une infirmière passe pour proposer le vaccin contre la Covid. La dame est un peu réticente, mais finalement elle le fait.

Nous rentrons, après quelques courses au marché et dans la boutique d'une ferme école.

Nous nous installons à Wild Camp, plus sauvage, comme son nom l'indique.

Vers 16h nous repartons faire un tour dans le parc. Nous cherchons un lion qui a été vu ce matin, mais la zone de recherche est très vaste et nous le trouvons pas. Il y a tellement de pistes, donc de choix d'itinéraires, qu'il est difficile de s'y retrouver. Le parc abrite une grande diversité d'oiseaux.

Nous changeons de zone, après les indications d'un guide en safari avec des clients. C'est la bonne saison pour voir les animaux, nous sommes en week-end et il y a du monde dans le parc aujourd'hui. Nous cherchons une meute de lycaons. Nous allons dans le lit d'une rivière asséchée nous laissant guider par le nuage de poussière. Nous tombons sur 2-3 voitures en face d'une hyène qui nous indiquent la présence d'un léopard un peu plus loin. Nous sommes à la nuit tombante.

Il part vite dans le bush, demi-tour pour trouver les lycaons. Les voilà, il sont une vingtaine, entrain de jouer en famille et à courir après les pintades, un vrai spectacle en live que vous verrez bientôt sur la BBC. Une équipe de tournage est sur place avec une voiture aménagée pour pouvoir poser la caméra. Nous partons une fois que nous n'y voyons plus rien.

La journée se termine mieux qu'elle n'a commencée, même si nous ne nous lassons pas des herbivores !!!

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Ecole avec vue sur rivière et éléphants

Les éléphants viennent s'abreuver au point d'eau juste derrière le camping, il n'y a pas de clôture ils sont libres de circuler.

Notre bel emplacement

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140 km !!! 

Aujourd'hui nous avons un réveil matinal pour partir à 7 heures avec Hakim, notre guide pour la journée. Les enfants sont enchantés, ils attendent ce moment avec impatience. C'est seulement le deuxième safari que l'on fait avec un guide. Hakim vient nous chercher au camping, mais non sans appréhension car il est indépendant et pas le bienvenu, car les lodges offrent aussi ce service. C'est une vrai guerre entre eux.

 En route !!!

A l'entrée du parc nous croisons une "rhodesian girafe", endémique à ce parc. Ses particularités, porter des "chaussettes", avoir un pelage très sombre (pour les mâles) et un graphisme différent des autres girafes.

Comme nous l'avions constaté avant-hier, le parc est sillonné par une multitude de petits chemins à cette saison, Hakim connaît les zones où sont les animaux. Impossible pour des 'selfs drivers' de se retrouver dans ce dédale. Nous longeons la rivière, où se concentrent les animaux pour être à proximité de l'eau.

A un moment donné nous nous arrêtons à côté d'un troupeau de Cobe qui se mettent à siffler. Lorsqu'il y a un danger le mâle donne l'alerte en sifflant plus de trois fois, s'il fait que trois coup c'est pour indiquer son territoire. Hier deux léopards ont été vus en plein festin de babouins. Ils doivent encore roder dans le coin vue l'alerte, mais nous ne les apercevons pas. Un léopard est soit seul, soit à deux, mais jamais plus (un mâle et une femelle ou une femelle et son petit).

La rivière Luangwa délimite le parc, elle héberge une population impressionnante d'hippopotames.

Ici un nuage de perruches vertes s'envole devant nous, elles partent se cacher dans les herbes.

Nous croisons une voiture de safari qui nous indique où se trouve un lion. Il est bien caché sous un buisson et pas très actif, habituellement il est avec son frère, ils chassent en duo.

Arbre à saucisse 

Un peu plus loin un spectacle s'offre à nous, des hyènes et des vautours se battent pour une impala fraîchement tuée. Se sont des charognards, donc un prédateur a dû lâcher sa proie. D'après Hakim, c'est un léopard car il n'aime pas les conflits et préfère partir dans ces cas là. Après avoir tué sa proie il doit la hisser dans un arbre et c'est à ce moment là que son trophée est le plus vulnérable. Nous profitons de toutes ces explications car en général nous restons avec nos questions, sans réponses.

Il y a de la concurrence entre les hyènes elles-mêmes et avec les vautours. On peut dire que c'est une belle boucherie.

Nous croisons un vieux buffle solitaire abandonné par ses paires, en restant avec eux, il ralentirait le groupe, les rendant vulnérables.

Petite pause sur le site de nidification des guêpiers carmins, oiseaux migrateurs, entre l'Afrique de l'est et l'Afrique australe.

Nous poursuivons, toujours à l'affût d'animaux, voici un groupe de buffles et d'éléphants deux des "bigs five".

En contre bas, en bordure de la rivière, le roi de la savane !!!

Quelques kilomètres plus loin deux lionnes se cachent dans la broussaille. Impossible à voir pour nous. Hakim les a repérées en voyant une queue bouger. Il est attentif à ces arbustes feuillus, les seuls qui donnent assez d'ombre à cette saison. J'ai oublié de prendre la photo dézoomée pour que vous vous rendiez compte de l'invisibilité des fauves !!!

Nous arrivons dans une zone où Hakim a vu 22 lions hier. Nous la quadrillons mais personne dans le quartier. Les babouins sont au sol donc il n'y a plus de lions dans le quartier, sinon ils seraient perchés dans les arbres.

Nous pique-niquons sous un arbre à saucisse, en floraison en ce moment. En arrivant, une voiture de safari se trouve là, pour le tournage d'un documentaire, ils attendent. Le sénarii est déjà écrit : un léopard vient s'installer dans un arbre à saucisse pour attendre l'impala qui viendra manger les fleurs de cet arbre. A ce moment là le léopard n'a plus qu'à bondir sur sa proie.

Nous avons déjà fait 71 km à 13h, nous commençons à rebrousser chemin. Une ruche naturelle est installée sur le tronc de ce gros baobab. Stanislas tombe de fatigue, même si "non, non papa je ne suis pas fatigué" !!!

Bien évidemment nous repassons par les spots à lions, il fait tellement chaud, qu'ils n'ont pas bougés. Une fois qu'ils ont la panse bien remplie ils ne rechasserons que dans 7 à 10 jours, en attendant ils ne font qu'étancher leur soif. Le regard est perçant, les pattes massives, on sent la puissance de cet animal, qui semble si paisible pendant ses heures de repos.

Ce parc est vraiment riche en animaux sauvages. Le troupeau d'éléphants que nous croisons se dirige vers un village de l'autre côté de la rivière. A cette saison ils n'ont plus grand chose à manger, du coup ils vont dévaliser les manguiers et bananiers des villageois. De l'autre côté de la rivière ce n'est plus le parc, mais une aire de conservation, donc les animaux restent protégés, seuls quelques-uns peuvent être chassés sous autorisation du ministère de l'environnement. Le cohabitation vie sauvage et vie humaine reste compliquée comme à Kasane au Botswana, Huwange au Zimbabwe, où chez nous avec les ours des Pyrénées. Le seul moyen de défense qu'ils ont, se sont les lance-pierres ou jouer du djembé pour les effrayer.

Une impala morte est là, sans que personne ne l'ai encore mangée, c'est surprenant. Elle n'a aucune trace de blessure, mais Hakim voit les traces de ses derniers mouvements de jambes avant de mourir, d'après lui ce mâle a été piqué par un serpent. Les hyènes de ce territoire ne l'ont pas encore repéré.

Un dernier détour au premier lion, il est parti derrière le talus, ainsi il est invisible de ses proies. Nous descendons pour se rapprocher de lui.

Quelle très belle journée !!! Après 11h dans le parc, nous rentrons à la tombée de la nuit. Nous sommes ramenés par un taxi au camping, car le manager est sur place, ainsi nous éviterons des problèmes à Hakim.

L'odeur se modifie, ça sent la terre mouillée, la pluie arrive. Le gardien dit à Edouard que ce n'est pas encore la saison des pluies. Nous nous dépêchons pour installer le double toit, cinq minutes plus tard l'orage éclate. La poussière se transforme en boue bien collante. Voyager en Zambie en saison des pluies doit être bien galère et glissant.

5
oct
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La mission du jour est de réussir à payer nos visas pour le Malawi !!! Aucunes de nos 4 cartes ne fonctionnent. Je demande aux voisins, des touristes allemands (travailleurs sociaux dans le privé, dans un centre social pour enfants). Gentiment l'un d'eux se lance, sa carte fonctionne, mais il a oublié le code pour le paiement en ligne. Il se lance à appeler la hotline de sa banque pour récupérer son code, ça lui prendra 3 heures !!! Je demande les numéros de carte à ma maman, super, en 45 minutes nous arrivons à payer 3 visas sur 4. Malgré "moultes" tentatives, ça ne passe pas pour le 4ème.

Hier soir une famille de sud-africains est arrivée, ils voyagent un an et sont entrain de redescendre après être montés jusqu'au Kenya. Les enfants jouent rapidement ensemble. C'est fini l'appréhension de la barrière de la langue des premiers mois.

Dans la soirée nous réessayons de payer avec la carte de l'allemand, maintenant qu'il a ses codes, mais c'est un échec. Nous tentons avec la carte de voyageurs qui sont passés au Malawi il y a un mois, leur carte qui fonctionnait ne fonctionne plus !!! A 20 heures nous abandonnons. Nous avons testé 13 cartes bleues différentes.

Pour se changer les idées, nous allons marcher au bord de la rivière pour rejoindre un autre point d'eau du camping. Stanislas : "c'est magique toutes ces girafes !!!". Ils restent émerveillés, malgré tous ces mois à arpenter les parcs.

6
oct
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oct
Publié le 17 octobre 2021

Dès la fin du petit-déjeuner je me relance dans le paiement de mon visa Malawite, car oui c'est le mien qui est en suspend. A 9h je reçois une notification comme quoi le visa d'Ambre est validé !!! Les deux autres sont en attente. Le paiement ne passe toujours pas, nous essayons avec l'a carte d'Un tour à cinq, même finalité.

Kate notre voisine sud-africaine, nous invite à se joindre à eux pour le repas de ce soir. Nous avons prévu de partir aujourd'hui, nous commençons à décliner tout en réfléchissant. Finalement les enfants s'entendent très bien, nous n'avons toujours pas nos visas et l'endroit est vraiment chouette, alors nous acceptons son invitation avec plaisir.

Nous partons faire quelques courses pour ce soir et faire un petit "safari" à l'extérieur du parc. Il n'y a pas de barrière donc les animaux peuvent très bien circuler hors du parc.

En rentrant au camping nous apprenons que nous avons loupé la venue de lycaons sur la berge devant le camping. Nous avons quand même la poisse, nous partons 2h, après être resté sédentaire presque 48 heures et nous les loupons.

Nous sommes bien entourés ce soir. Nous sommes quatre véhicules de voyageurs au long court, les autres vont vers le sud et nous vers le nord. La famille et un couple sud-africain, un couple franco-israélien. Ils ont une bien meilleure connaissance de la vie sauvage que nous et du comportement des animaux. Soudain, les babouins du camp aboient, nos voisins savent qu'un prédateur est dans le coin, dans cette nuit noire. Ils scrutent les alentours avec un spot hyper puissant et trouvent 6 lions en approche de chasse à 200 mètres de nous. Les lions resteront là une bonne heure avant de tracer leur route par le restaurant. Sacré moment, cette proximité avec la vie sauvage, le camping porte bien son nom "wild life".

Nous passons une excellente soirée entre voyageurs, chacun avec ses anecdotes, lieux aimés, ... Cette soirée nous rappelle l'hospitalité Sud-africaine.

7
oct
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Publié le 17 octobre 2021
Mfuwe - Chipata : 142 km 
Biodiversité  locale

Nous sommes en contact avec un monsieur Belge qui tient un hôtel au Malawi. Depuis le début il nous facilite bien la tâche pour nous aider à fournir les documents demandés pour obtenir le e-visa (lettre d'invitation et réservation d'hôtel). Il me donne un numéro de téléphone d'un agent de l'immigration pour essayer de voir avec lui comment résoudre notre problème de paiement. L'agent de l'immigration me demande de lui envoyer l'argent pour qu'il puisse payer le e-visa. Nous trouvons un kiosque afin de déposer de l'argent sur mon numéro de téléphone (airtelmoney) puis le transférer sur le numéro de l'agent de l'immigration au Malawi (système très pratique).

Ensuite nous prenons la route pour retourner au camping premier camping où nous étions à Chipata.

8
oct
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oct
Publié le 17 octobre 2021

Après l'école, je recontacte l'agent de l'immigration Malawite. Il prend enfin notre dossier en main à 10h30 et s'aperçoit que lui non plus ne peut pas payer. Il a la bonne idée de recréer un compte à partir d'une nouvelle adresse mail, mais c'est toujours un échec pour payer. Il doit se rendre à l'évidence CA NE FONCTIONNE PAS !!! Il dit chercher une solution ... Je recontacte le Mr Belge, pour l'informer du non avancement du problème de visa. Il contacte le Directeur Général de l'immigration qui se penche sur notre dossier !!! Quelques heures plus tard ceux d'Edouard et de Stanislas sont acceptés, mais il manque toujours le mien non payé.

Nos visas Zambiens expirent dimanche, par mesure de sécurité nous allons les renouveler très facilement au service d'immigration (nous croisons des prisonniers en travaux d'intérêts générales sur le parking).

Nous remplissons la bouteille de gaz (à sec hier) avant le repas, qui prend du temps avec une serveuse pas du tout efficace, pour la commande et pour le paiement.

Après le déjeuner nous retournons chez le garagiste pour qu'il s'assure que tout va bien sur sa réparation de la semaine dernière (il nous avait déjà contacté deux fois !!! Sérieux ou pas très confiant sur son travail? Nous retenons la première option).

Nous avons un retour sur mon visa du Malawi, le DG jette l'éponge et indique que nous devons nous rendre à la frontière sans le 4ème e-visa et payer à la frontière. Il nous transmet le nom du chef de la frontière.

Du coup nous partons faire nos tests PCR, il est 16h30 un vendredi !!! Le laboratoire se trouve dans un hôpital dédié aux cas covid. Il est vide depuis hier. A 16h30 c'est trop tard, le service comptabilité et le bureau pour délivrer le certificat validant les tests covid (pour lutter contre la corruption) sont fermés !!! Ils rouvriront que lundi. Le laborantin accepte malgré tout de nous faire les prélèvements dès aujourd'hui et nous remettre les résultats lundi avec l'accusé de paiement.

Tout ça pour ça, nous avons bien fait de renouveler nos visas pour la Zambie.

9
oct
9
oct
Publié le 17 octobre 2021

Nous avons du temps car bloqués ici pour le week-end. Nous faisons école, matinée laborieuse !!! Nous prenons le temps d'appeler nos grands-parents.

Cet après-midi nous allons faire un tour pour trouver des fripes. Nous partons à pied pour trouver un taxi. Nos vêtements commencent à être sérieusement usés et les enfants grandissent, il faut les renouveler. Ambre s'en sort très bien en anglais avec les commerçants. Il n'y a pas grand monde dans les rues, c'est un moment bien agréable.

La fripe est de qualité ici. Voir tous ces vêtements donnés en occident pour arriver sur les étales africaines pose question sur notre surconsommation. Cette importation a un impact sur le métier de couturier, un vêtement de fripe coûte moins cher qu'un vêtement cousu sur place. Certains pays de l'Afrique de l'est ont décidé d'augmenter la taxe douanière pour favoriser la fabrication locale, mais pour l'instant se sont les vêtements neufs à bas prix venant de Chine qui se trouvent favorisés (il fallait peut être les taxer aussi, mais la relation Chine-Afrique ne le permet peut-être pas). De plus ils ont eu une pression forte de la part des Etats-Unis, les menaçants de ne plus pouvoir faire parti de l'AGOA (African Growth and Opportunies Act), permettant d'importer des produits sans droits de douane aux Etats-Unis.

10
oct
10
oct
Publié le 17 octobre 2021

Nous partons vers 9h45 (ce qui est beaucoup trop tard) pour aller se balader sur la colline derrière le camping. Nous mettons 1h15 pour arriver au sommet, il a fallu booster les troupes sur la fin. La descente est plus rapide, mais il fait bien chaud. Nos 3 litres d'eau y sont passés.

 Arrivés en haut la vue est bouchée par les arbustes. 

Dans l'après-midi, Ambre se retrouve à tresser une perruque avec la cuisinière du camping.

Nous avons eu une coupure d'électricité toute la journée, c'est bien agréable d'être autonome. Vendredi soir c'est tout le pays qui s'est retrouvé dans le noir à cause de la panne d'un transformateur. Ceci nous rappelle les longues soirées sans électricité à Madagascar et là nous étions très dépendants d'elle.

11
oct
11
oct
Publié le 17 octobre 2021
Chipata - frontière  : 30 km

Ce matin nous partons chercher nos tests PCR à l'hôpital. Ils viennent d'être analysés après avoir été prélevés vendredi. Les résultats sont négatifs !!! Nous allons ensuite à l'antenne du ministère de la santé pour les faire valider. Il nous faudra une heure pour avoir le récépissé délivré par le médecin. Je perds ma patience, le médecin m'explique que tout a été très efficace, vous avez fait vos prélèvements ce matin (bon ça c'est un peu faux, mais je ne peux pas lui dire) et vous avez le document à 11h30. Leur système est fait pour lutter contre la corruption. Oui et non, car si nous avions été pressé, nous aurions payé le laborantin sans preuve de paiement et nous aurions eu nos résultats samedi.

On dégote un petit restaurant pour midi, en attendant d'être servi je vais faire imprimer les 3 e-visas en notre possession.

Locomotion en Zambie : système d'aération original, parasol pour les clients de mototaxis, vélos multi-transporteur

A 13 h 15 nous sommes à la frontière Zambienne, présentation des passeports et du CPD (carnet de passage en douane), coups de tampon, en 15 minutes c'est réglé. L'agent de l'immigration me demandera tout de même mes e-visas pour le Malawi, j'en présente 3/4, ça passe comme une lettre à la poste.

LA ZAMBIE

Nous sommes restés 31 jours en Zambie en parcourant 2172 km. C'est a dire rien du tout à l'échelle du pays, un peu plus petit que le Mozambique ou la Namibie.

Initialement nous ne devions pas passer en Zambie, mais la "livraison" des livres scolaires à Lusaka nous a fait découvrir ce pays. Eh bien nous n'avons pas été déçus.

Les deux parcs que nous avons fait, Lower Zambezi et South Luangwa, font parti des plus beaux que nous avons visités, par la beauté des paysages avec des arbres majestueux pour le premier et la diversité de la faune pour le second.

L'accueil chaleureux que nous avons eu à Lusaka par l'équipe enseignante du Lycée Français, vous me direz ce n'est pas très Zambien, oui en effet, mais être dans sa zone de confort ça fait du bien. Un peu de confort (une machine à laver par exemple), des discussions avec des expatriés (que nous étions il y a encore peu), c'était très sympa. Les enfants ont apprécié retrouver le chemin de l'école pour quelques jours, loin de leurs parents et nous aussi d'ailleurs.

L'agriculture est très présente dans la partie où nous sommes passés (même si le secteur minier (cuivre) est plus rémunérateur). Les champs sont cultivés, parfois sur de grandes parcelles. Sur le bord des routes des panneaux gratifient les agriculteurs "qui vous a nourrit aujourd'hui ? Les fermiers, dites leur merci". En France nous sommes malheureusement dans une logique inverse avec "l'agribashing".

Ce pays n'a rien d'extraordinaire, mais on s'y sent bien, je ne saurais l'expliquer. Les Zambiens que nous avons rencontrés ou croisés, restent distants par respect et accessibles à la fois. Ils sont accueillants et arrangeants.

2172 km 

La suite au #8 Malawi