Carnet de voyage

La vida libre

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Dernière étape postée il y a 6 jours
Bonjour à tous ! / Buenos días a todos ! Repartie pour un long voyage et une superbe expérience de vie, je me mets cette année au blog, pour en finir avec les confusions ancien/nouveau voyage!
Août 2018
365 jours
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Publié le 4 novembre 2018

🌞Bonjour à tous ! / Buenos días a todos ! 🌞

🇪🇸VERSIÓN ESPAÑOLA MÁS ABAJO🇪🇸

Comme vous le savez, je suis repartie pour cette partie du monde si chère à mon coeur, l'Amérique Latine !

Mon projet ?🤔

Vivre, apprendre, découvrir de nouvelles expériences professionnelles,de nouveaux lieux, d'autres cultures, d'autres façons de vivre .

Le trajet ?🌎

De la Patagonie jusqu'au Mexique, en passant par... là où le vent me mène.

Ma philosophie ?❤

La liberté et la débrouille !

Le plus de mon blog ?👌

Il sera rédigé en français et espagnol !

Profitez !🚀

🌞Buenos días a todos !🌞

Como lo saben, me fui de nuevo a esa magnífica parte del mundo tan querida para mí que es América Latina !

Mi proyecto ?🤔

Vivir, aprender, descubrir nuevas experiencias profesionales, nuevos lugares, nuevas culturas y otras maneras de vivir.

El trayecto?🌎

De Patagonia hasta México, pasando por... donde el viento me lleve!

Mi filosofía?❤

La libertad y arreglármelas para vivir y viajar.

Que tiene de especial mi blog?👌

Estará redactado en francés y español.

Así que a disfrutar!🚀

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VERSION ESPANOLA AL FINAL DEL TODO ! 🇪🇸

(Disculpad que sólo ponga la bandera de España, sólo es más práctico...)


Bon, ça fait une éternité que je n'ai pas donné de nouvelles parce que ma vie d’innactive est tellement active qu’elle ne me laisse pas le temps de passer des heures sur internet ! Petit résumé de ces deux derniers mois donc ! 😁Je vous en dirai plus quand j’aurai d’avantage le temps de m’étaler sur ma vie privée…

Santa Cruz y Cotoca ,mes premières étapes

Après avoir été accueillie par une adorable famille bolivienne à Santa Cruz, j’ai pu profiter de l’anniversaire du Parc Amboró à Buena Vista pour passer deux jours en son sein pour 30 bolivianos (soit à peu près 4 euros),transport, camping, guides et nourriture compris ! C’est normalement 400 à 600 bolivianos, il faut savoir saisir les bonnes opportunités ! Me voilà donc partie, sans tente, ah ah, mais j’ai raison d’avoir confiance, je trouverai vite quelqu’un pour m’en prêter une ! Balades, feux de joie et rencontres au programme ! Ah, et j’oubliais le transport, dans des camions pour bestiaux ou graviers, je ne sais trop. En tout cas, on se sentait vraiment comme du bétail, dur dur le freinage, et je vous passe les pauses des chauffeurs pour s’acheter des bières !

Buena Vista et le Bosque de José, un écolo allemand fervent protecteur des animaux !  
Weekend au Parc Amboró 

Cette expérience vécue je me suis ensuite dirigée vers Samaipata où j’ai passé un mois, à travailler 5 heures par jour dans un hostal -camping, contre logement et repas du midi. Une super expérience car l’ambiance et le climat y étaient géniaux, et le travail laissait pas mal de temps pour visiter, discuter… D’autre part, le fait d’être à la réception a bien sûr facilité les rencontres, et j’ai pu découvrir un village coup de cœur ,où boliviens et étrangers se mêlent pour former une ambiance cosmopolite et novatrice, beaucoup venant s’installer ici pour vivre une vie plus écologique, plus tranquille, et plus en accord avec eux-mêmes. On y trouve donc de nombreux artistes, plusieurs écoles alternatives, de bons et sains aliments, de nombreuses constructions écologiques, plein d’activités artistiques et culturelles, mais à la fois une ambiance bolivienne, un très bon mélange ! C’est aussi là que je commencerai à gagner ma vie autrement qu’en étant professeur, concrètement grâce à la vente de crêpes, aux spectacles de flamenco, et à l’organisation d’excursions, résultants de fait gratuites pour moi ! Voici plein de petites combines pour éviter de puiser dans ses économies, et jusque là ça a bien marché !

Samaipata y el Bosque de los helechos gigantes, des fougères géantes du temps des dinausores. 
Bermejo et ses magnifiques paysages,l'élaboration du café, l'alternative à la pierre ponce  ! 
La Pajcha, ou trois jours au pied d'une cascade, avec des centaines de lucioles scintillant la nuit, féerique !  

Enfin je terminerai mon séjour à Samaipata par une semaine dans une maison où tout était à faire, et c’était intéressant de voir comment se débrouiller pour construire une douche, des toilettes, cuisiner au feu de bois, recouvrir les murs de torchis …,bref, donner vie à une maison avec peu de moyens.

Après cette expérience, et décidé au dernier moment comme d’habitude, je changerai du tout au tout en arrivant à Sucre (avec tous mes bagages, ouf, le coffre du bus, à prix imbattable, s’étant ouvert en route, mais les chauffeurs ayant fait demi-tour pour récupérer les valises, avec quelques petits trous pour ma part, mais rien de cassé). Sucre est une jolie et très tranquille petite ville. L’architecture de tout le centre historique est typiquement coloniale (c’est la ville des patios ! ),et c’est pour moi la ville la plus européenne de Bolivie. J’y effectuerai également un volontariat contre logement et petit-déjeuner dans un hôtel rempli d’étrangers cette fois, mais prenant tous des cours d’espagnol, et entourée d’un volontaire brésilien, un français, et toutes les femmes boliviennes travaillant à l’hôtel. Là encore l’ambiance était très agréable et pour un jour travaillé j’avais deux jours libres, ce qui m’a donc permis de voir les alentours de Sucre (très secs, c’est surprenant), de visiter la ville, de randonner et de trouver des lieux pour danser.

La Casa de la Libertad, la présence des indiens et des femmes comme héros reconnus de l'indépendance,les patios,mon bureau😅...  


Yotala, les traces de dinosaures,  les villages Jal'qa et le chemin inca. 

Sucre a vraiment été la ville du flamenco pour moi, j’y ai dansé quatre fois(j’y suis même passée à la télé locale et à l’Alliance française, mah oui ! ) , ce qui m’a permis de poursuivre tranquillement mon voyage. J’y ai vécu de très belles expériences et de très beaux échanges grâce à ces représentations, dans cette ville aux riches lieux culturels. J’ai également pu profiter du festival international de la culture et de ses nombreux concerts, spectacles de danses, évènements, théâtre, et enfin j’ai même participé à un atelier de danses folkloriques d’Argentine, du Pérou, du Mexique ,donné gratuitement pour l’occasion ! En résumé, encore beaucoup de chance dans cette étape, qui fut des plus agréable. Une belle dernière étape avant l’Argentine, que je vous raconterai plus tard.

Flamenco en La Quimba, el Condor Café, et l'Alliance Française !  

VERSIÓN ESPAÑOLA !!!

Bueno, hace muchísimo tiempo que no doy noticias porque mi vida de inactiva es tan activa que no me deja tiempo para pasar horas en Internet ! Pequeño resumen de esos dos últimos meses entonces ! 😁 Os contaré más cuando tenga más tiempo para derramar en la red toda mi vida privada… Después del tiempo pasado en una adorable familia boliviana de Santa Cruz,he podido aprovechar el aniversario del Parque Amboró en Buena Vista para pasar dos días en su seno por 30 bolivianos (más o menos 4 euros) ,transporte, camping, guías y comida incluidos ! Normalmente cuesta entre 400 y 600 bolivianos, hay que saber aprovechar las buenas oportunidades ! Así que ahí estoy,saliendo al parque, sin carpa, pero acertaré en confiar porque rápido encontraré a alguien para prestarme una ! Caminatas, fogatas, y nuevos encuentros marcaron la estancia ! Ah, y olvidé hablar del transporte, en camiones para ganado o piedras, no sé bien .Lo seguro es que realmente nos sentíamos como ganado ,qué difícil el frenaje, y sin hablar de las pausas de los conductores para comprarse cervezas ! Esa experiencia vivida, me dirigí luego hacia Samaipata, donde pasé un mes ,trabajando 5 horas al día en un hostal-camping, contra alojamiento y almuerzo. Una experiencia genial ya que el ambiente y el clima ahí eran muy buenos,y el trabajo me dejaba bastante tiempo para charlar, visitar… Además, estar en recepción facilitó los encuentros , y pude descubrir un pueblo que me encantó,en el que bolivianos y extranjeros se mezclan para formar un ambiente cosmopólita y novedoso ,muchos de ellos viniéndose a instalar acá para vivir una vida más ecológica, más tranquila y más acorde con ellos mismos, con lo que son y piensan. Por eso ahí se encuentra a numerosos artistas, escuelas alternativas, buenos y sanos alimentos, numerosas construcciones ecológicas, muchas actividades culturales y artísticas, pero al mismo tiempo un ambiente boliviano, o sea una excelente mezcla ! También ahí es donde empezaré a ganar mi vida de otra manera que siendo profesora,más concretamente gracias a la venta de crêpes ,a los espectáculos de flamenco, y a la organización de excursiones, resultando esas últimas gratis para mí ! Esas son unas de las técnicas para evitar tener que agotar sus ahorros ,y hasta ahora me funcionó bastante bien !

Por fin, terminaré mi estadía en Samaipata por unos días en una casa donde todo estaba por hacer ,y fue interesante ver cómo arreglárselas para construir una ducha, aseos, cocinar con leña, cubrir las paredes de adobe… ,en suma, dar vida a una casa con pocos recursos.

Después de esta experiencia, y decidido en el último momento, como siempre ,cambiaré del todo llegando a Sucre (con todas mis cosas, menos mal, habiéndose abierto la bodega del bus ,de precio desafiando toda concurrencia, eso sí, y teniendo que dar marcha atrás los conductores para ir a buscar las maletas, que encontraron milagrosamente, llenas de huecos, pero vivas) .Sucre es una linda y muy tranquila ciudad. La arquitectura de todo el centro histórico es totalmente colonial (es la ciudad de los patios) y es para mí la ciudad más europea de Bolivia. También efectuaré ahí un voluntariado contra alojamiento y desayuno ,en un hostal lleno de extranjeros esta vez, pero que tomaban todos clases de español ,y rodeada de un voluntario brasileño, uno francés, y todas las mujeres bolivianas que trabajaban en el hostal. Ahí también el ambiente era muy bueno, y para un día trabajado tenía dos días libres,lo que me permitió entonces ver los alrededores de Sucre (muy secos, me sorprendió) ,visitar la ciudad, hacer trekings, y encontrar lugares para bailar flamenco. Sucre realmente ha sido la ciudad del flamenco para mí, bailé en ella cuatro veces (incluso pasé en el canal local y bailé en la Alianza francesa, y sí ! ) ,lo que me permitió seguir tranquilamente mi viaje . Ahí viví muy buenas experiencias y muy lindos intercambios gracias a estas representaciones,en esa ciudad rica en lugares culturales. También pude disfrutar del festival de la cultura y sus numerosos conciertos, espectáculos de danza, eventos, teatro, y por fin, incluso participé en un taller de danzas folclóricas de Argentina, Perú, y México ,gratuito para la ocasión ! En resumidas cuentas, como siempre tuve mucha suerte en esa etapa, que fue muy agradable .Una muy linda última experiencia antes de Argentina, que os contaré más tarde.

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Publié le 27 décembre 2018

VERSION FRANCAISE PLUS BAS!

Mi regalo de Navidad!

Muchos días sin noticias, soy un poco perezosa para alimentar las redes sociales, prefiero vivir en directo! Pero bueno, para que sepan que todo va bien, algunas noticias en fotos! Pronto intento escribir otro artículo más completo sobre mi viaje!

Primera Navidad fuera de casa, se extraña a la familia y los amigos, pero con tan bonito regalo y tan buena compañía, se pasa mejor! 4 días en el parque Torres del Paine y geniales compis de trabajo!La vida de viaje!

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Mon cadeau de Noël!

Pas mal de jours, ou mois, sans nouvelles, je suis un peu faignante quand il s'agit d'alimenter les réseaux sociaux, je préfere vivre en direct! Mais bon, pour que vous sachiez que tout va bien, quelques nouvelles en photos! J'écrirai bientot un autre article plus complet sur mon voyage!

Premier Noël loin de chez moi, la famille et les amis manquent, mais avec un aussi beau cadeau et une aussi bonne compagnie, cela passe beaucoup mieux! 4 jours dans le Parc Torres del Paine et des collegues de travail géniaux! La vie de voyage!

10 minutos en el parque y ya vemos pumas y muchas maravillas más bajo un sol espléndido! /    10 min dans le parc et on voit déja ...
Subida al Glaciar Grey y nuevos encuentros!  / Montée jusqu'au Glacier Grey et nouvelles rencontres! 
Dura pero hermosa subida al Valle francés y al mirador británico! / Dure mais belle montée á la Vallée francaise et au mirador bri...
Penúltimo día, 6H con la mochila, pero de mis preferidos! / Avant-dernier jour, 6H avec le sac a dos, mais de mes préférés! 
Último día más tranquilo: sendero avifauna para la belleza de la naturaleza! /  Dernier jour plus tranquille, sentier faune et flo...
Y vuelta a casa para el almuerzo y la cena de Navidad! / Et retour á la maison, pour un déjeuner et díner de Noël! 
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VERSION ESPAÑOLA EN EL PRÓXIMO POST !🇪🇸

Ps: Oui, je sais, j’ai du retard ! 

Une dernière escapade dans les villages Jalq’a, don’t je parlais dans mon deuxième post,à Sucre, je me déciderai comme d’habitude sur un coup de tête pour partir vers la frontière argentine, un passage de frontière un peu rocambolesque ! J’ai d’abord pris un bus jusqu’à Villazón, côté bolivien, puis ai du aller à pied jusqu’à La Quiaca, la première ville argentine, en demandant aux rares personnes rencontrées à 5h du mat,qui me laisseront avec des informations un peu floues…

C’est donc ainsi que je me dirigerai du côté totalement opposé à celui où je voulais aller, aux aurores, avec le sac pesant, et les chiens errants pour seuls amis. De ces souvenirs qui nous font bien rire … après ! Heureusement ,en demandant à un homme croisé qui allait au travail, je me retrouverai à prendre le taxi avec lui, gratuitement, et serait royalement déposée à la frontière ,d’où j’aurai à nouveau à marcher afin de prendre un bus pour Yavi, un village paumé !

Arrivée à Yavi donc, plusieurs hôtels sont fermés (il y en a peu… ), sauf un, l’hôtel municipal, dans lequel je logerai pour vraiment trois fois rien.

Puis, après une bonne sieste et sur les conseils d’un jeune porteño (de Buenos Aires) émigré au village, j’irai faire une ballade jusqu’au sommet d’une petite montagne, d’où je ne regretterai pas le voyage ! A peine assise au sommet, sort par surprise et se met à danser devant moi un condor, magique !!! Puis je redescendrai et profiterai du calme pour m’entraîner un peu à la zampona et à la tarka, avant d’aller manger dans le seul restaurant qui paraissait un peu moderne et sympa du coin, El mirador, tenu par un jeune couple de portenos émigrés ici . Ce fut une soirée super sympa car nous finirons par dîner ensemble autour de passionnantes discussions sur le changement de vie, la fuite des grandes villes, l’adaptation, etc…

Le village  de Yavi et ses alentours

Puis je continuerai ma route après cette expérience au milieu d’un village désertique, vers Tilcara pour y retrouver un ami, rencontré lors de mon premier voyage à travers l’Amérique du Sud . J’étais très contente de revenir dans cette région qui m’avait plue, c’était intéressant de revoir les gens, les souvenirs, les spécialités… , j’avais vraiment l’impression d’avoir choisi l’endroit où j’étais, quitte à ce que ce soit un que j’ai déjà vu . Et le loisir de prendre son temps et choisir ses destinations est vraiment agréable !

Puis je découvrirai Iruya, un coup de coeur ! Je déciderai d’ailleurs d’y passer une nuit, qui n’était pas prévue, et je tomberai au hasard sur un hôtelier super sympa, qui me prêtera même un manuel d’apprentissage du quechua ! Le village est vraiment reculé, à plusieurs heures de piste d’Humahuaca, un des pistes les plus impressionnantes que j’ai pu voir, avec l’impression qu’on allait tomber dans le vide à chaque virage ! Mais ça en valait la peine ! Le village est jonché à flanc de montagne, séparé par un fleuve, et entouré de montagnes multicolores créant un envirronement splendide ! Je ne résisterai pas à l’envie d’aller faire la balade jusqu’au prochain village et profiterai des magnifiques paysages, puis repartirai le lendemain vers Humahuaca, où je ferai halte car j’avais bien aimé ce village, et où je resterai longtemps à discuter avec des artisans du coin, intéressants, avant de rentrer à Tilcara .

Iruya 
Les alentours, festival de couleurs !  
En chemin vers l'autre village...  

Après cette étape, je me dirigerai vers Cachi, que je n’avais pas visité l’année dernière, mais serait plutôt déçue… La route est très belle, mais le village n’a rien d’extra. Ce sera donc un rapide aller-retour, avant de filer vers San Pedro de Atacama, où j’étais censée là aussi y retrouver un ami...


Humahuaca et Purmamarca 
Une chanson faite sur un des artisans avec qui je suis restée discuter à Humahuaca ! Tout un personnage !  

VERSIÓN ESPAÑOLA


Octubre entre noroeste argentino y San Pedro de Atacama !

Pd: sí ,lo sé, con mucho retraso! 

Después de una última escapada a los pueblos Jalq’a, de los que hablaba en mi segundo post, en los alrededores de Sucre, me decidiré como siempre de un tirón para irme, rumbo a la frontera argentina, un paso fronterizo que me reservó sorpresas ! Primero me monté en un bus hasta Villazón, del lado boliviano, luego tuve que ir caminando hasta La Quiaca, la primera ciudad argentina, preguntando el camino a las pocas personas presentes a las 5 de la mañana, que me dejarán con unas informaciones bastante imprecisas...

Así es cómo me dirigiré al lado totalmente opuesto al que quería ir, al amanecer, con la mochila pesada, y los perros callejeros como únicos amigos. De estos recuerdos que nos hacen reír mucho… después ! Menos mal que preguntándole a un hombre que pasaba por ahí en dirección al trabajo terminaré tomando el taxi con él, gratis, y me dejarán milagrosamente en la frontera, desde la cual tendré que caminar de nuevo para tomar el bus hacia Yavi, un pueblo perdido !

Llegando por fin a Yavi, varios hoteles están cerrados (y hay pocos … ), excepto uno, el hostal municipal, en el cual me quedaré por casi nada.

Y, después de una buena siesta y siguiendo los consejos de un joven porteño emigrado al pueblo, iré a caminar hasta la cima de un cerro, desde donde no me arrepentiré para nada haber subido !

Apenas me siento, sale por sorpresa y empieza a bailar delante de mí un cóndor, mágico !!!

Y luego bajaré y aprovecharé lo tranquilo del lugar para practicar un poco la zampoña y la tarka antes de ir a comer en el único restaurante que parecía un poco más moderno y atractivo del lugar, El Mirador, abierto por una joven pareja de porteños que se vinieron a instalar en el pueblo. Fue una noche muy buena porque terminaremos cenando juntos compartiendo apasionantes charlas sobre el cambio de vida, el escapar de las grandas ciudades, cómo adaptarse a la nueva vida…

https://m.facebook.com/Miradoryavi/

Y seguiré mi camino después de esa experiencia en medio de un pueblo desértico, hacia Tilcara para volverme a encontrar con un amigo, que había conocido durante mi primer viaje por Suramérica. Me sentí muy feliz de volver a esta región que me había gustado, fue interesante volver a ver a la gente, los recuerdos ,las especialidades… , realmente tenía la impresión de haber elegido el lugar donde estaba, aunque fuera uno que ya había visto. Y poder tomarse el tiempo y elegir los destinos es una sensación muy agradable !

Además descubriré Iruya, un flechazo ! De hecho decidiré pasar la noche allá, lo que no estaba previsto, y me tocará por casualidad un hotelero super buena gente, que hasta me prestará un manual de quechua ! El pueblo está bastante aislado, a varias horas de pista (carretera de ripio) de Humahuaca, una de las carreteras más impresionantes que pude experimentar, con la impresión de que te ibas a caer alvaciío a cada curva ! Pero valīa la pena !

El pueblo está pegado a la montaña, separado por un río, y rodeado de montañas multicolores creando un entorno maravilloso ! No resisitiré a las ganas de saber lo que hay en el más allá, caminando hasta el próximo pueblo, disfrutando una vez más preciosos paisajes, y arrancaré de nuevo al día siguiente hacia Humahuaca, donde haré una parada porque me había gustado el pueblo en el 2017, y en el cual me quedaré bastante tiempo hablando con los artesanos de la zona, interesantes, antes de volver a Tilcara. Después de esta etapa me dirigiré hacia Cachi, que no había visitado en mi viaje anterior, pero me veré decepcionada… La carretera es muy bonita, pero el pueblo no tiene nada deslumbrante. Será entonces un rápido ir y venir, antes de ir a San Pedro de Atacama, donde también tenía que reencontrarme con un amigo…

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🇪🇸 VERSIÓN ESPAÑOLA MÁS ABAJO 🇪🇸


Laissant derrière moi le nord-ouest argentin, je retrouverai mon amour pour un autre coin tant apprécié lors de mon voyage précédent:San Pedro de Atacama ! Sur la route déjà, si heureuse de retrouver ces magnifiques paysages, et dès le premier soir, où je rencontrerai plein de monde . Je logerai dans un petit hostal pour pas cher, l'Atacama Roots, dont j'aimais beaucoup l'ambiance, si bien que je me poserai finalement pour beaucoup plus longtemps que prévu, jusqu'au dernier jour, profitant du coup de réductions sur le séjour !

Cet hostal était très pratique puisqu'il se trouvait juste derrière la gare de bus, sur une colline en hauteur dans une rue un peu moins touristique que le reste, et j'y aimais bien la vue ainsi que la tranquillité . Puis le personnel qui y travaillait était très sympa et internationnal:uruguayen, québécoise, brésiliens, espagnole ... , une réalité d'Atacama où beaucoup de jeunes ou moins jeunes viennent chercher du travail pour un temps afin de pouvoir explorer la zone. Pour sûr, je ferai également la connaissance d'un musicien péruvien voyageant à travers le Chili depuis deux ans grâce à sa musique,d'un artisan et joueur de zampoña (flûte de pan) chilien, d'un artisan voyageur argentin, de chiliens travaillant pour des compagnies minières, un autre des secteurs d'emplois du coin, et de nombreux jeunes venant s'installer à Atacama pour y profiter de la tranquillité du désert. Un vrai melting pot, en plus des milliers de touristes de passage !

La vue depuis le bus et la vue depuis l'hostal !  

Je ne trouverai pas de lieu pour danser le flamenco ou plutôt m'y refuserai car les conditions n'y étaient pas du tout. Les bars et restaurants sont habitués à avoir des musiciens voyageurs qui défilent (plusieurs dans la même soirée) et semblent voir ça plus comme un commerce que comme un partage et une chance, ils font donc passer des auditions à la chaîne (te disent "viens tel jour à telle heure", heure où il y a plein de monde qui est en train de manger par exemple, pas du tout adapté pour une audition) , se préoccupant peu des conditions requises en fonction des disciplines (comme un plancher et tester le son avant pour le flamenco, afin d'être sûre d'entendre la musique pour pouvoir danser en rythme par exemple) . Donc bref, il semble bien que ce ne soit en rien la musique ou la danse qui les intéresse, mais seulement les sous que ça leur apportera, et ça doit en apporter vu la quantité de musiciens ! Peu de respect pour les artistes donc, qui m'a enlevé l'envie de danser dans ces lieux. C'est beaucoup plus intéressant quand c'est un projet partagé, comme j'ai pu le vivre en Bolivie !

Je profiterai donc de cette pause flamenco et d'avoir rencontré des musiciens pour essayer de progresser un peu en zampoña et tarka, dur dur ! J'aurai aussi la chance, par pur hasard, qu'il y ai juste au moment où je m'y trouvais un petit stage de flamenco, donné par une danseuse qui vécut à Atacama et se trouve maintenant au Pérou, développant un projet thérapeutique autour de la danse, Daniela Paz Corvalán, dont j'aimais bien l'approche, favorisant le laisser-aller et l'improvisation pour que chaque personne ose danser, quelque soit son niveau .

Elle, avait bien vécu visiblement, en dansant le flamenco, mais dans la rue, à Atacama, se jouant des policiers, car aussi hallucinant que cela puisse paraître, il est interdit de danser en public, que ce soit dans la rue ou dans les bars, sans une autorisation spéciale !! C'est assez bizarre quand on vient vous dire d'arrêter de danser dans un bar parce que c'est interdit, expérience vécue, et je n'en comprends pas bien la raison...


Un petit aperçu musical !  

Je rencontrerai également Franco, que je préfère appeler "Franquito" vu la résonance, un argentin qui voyage en van, et vendant son propre artisanat . Je lui achèterai plusieurs très jolies bagues et nous resterons longtemps à discuter voyages et vie entre autres, car il me racontera qu'il cherchait à vendre rapidement ses créations afin de pouvoir retourner en Argentine voir sa soeur en fin de vie, atteinte d'un cancer... Nous accrocherons bien, avec lui et d'autres amis rencontrés à Atacama, et irons finalement ensemble à la Vallée de la Lune, dans laquelle je tenais à retourner, aux "pozos" des environs d'Atacama, des espèces de mares dans le désert où les gens vont barboter (l'eau est rare ! 😉) et se réunissent autour d'un asado . Nous en ferons un mémorable d'ailleurs d'asado, avec Rodrigo, une connaissance d'une connaissance française, qui viendra me rendre visite avec plein de cadeaux, du pisco entre autre ! Un très bon souvenir, comme plein d'autres moments passés avec de belles personnes à Atacama !

Amigos, caminos y asados !  

Mais j'y serai aussi confrontée à certaines réalités chiliennes moins sympas, comme l'interdiction d'avorter ... En effet au Chili comme dans plusieurs autres pays d'Amérique Latine, l'avortement est encore illégal, et je rencontrerai une fille ayant dû subir cette épreuve dans la clandestinité ! Il est déjà dur de prendre cette décision, alors je n'ose imaginer le désarroi que cela doit être d'avoir à le faire dans la clandestinité, sans réelles garanties de sécurité ! Heureusement des associations clandestines de femmes se sont montées pour s'entraider, mais il est assez fou et révoltant de penser qu'au XXIème siècle on ne puisse choisir un aspect si important de son destin, que l'on doive se sentir coupable, faire ça de manière cachée et dans l'insécurité !

Beaucoup d'expériences fortes à Atacama donc, et enrichissantes en même temps, beaucoup d'évènements qui donnent à réfléchir...

Enfin, je terminerai ce séjour par une superbe balade à vélo (avec un vélo tout pourri dont la chaîne arrêtait pas de s'enlever, heureusement que je sais la remettre...), en solo, dans le Cajón del Diablo, un lieu magique où on passe entre des falaises rocheuses ocres, devant porter le vélo à même l'épaule dans certains passages, et débouchant sur un champ de bosses arides où on se sent vraiment dans le désert ! J'y ai retrouvé mon âme d'enfance, souvenir de quand on allait faire du vélo cross dans les bois avec mes frères, et resterai jusqu'à la nuit tombée, profitant d'un magnifique coucher de soleil ! Une belle façon de dire au revoir à Atacama, après un dernier concert, prenant le bus à Calama, la ville d'à côté, pour plus de 20h, jusqu'à Santiago, où je prendrai un avion pour Punta Arenas, tout au Sud, et ensuite un bus pour Puerto Natales, afin de rejoindre mon nouveau lieu de travail: l'hostal Lili Patagónicos !

El Cajón Del Diablo, juste à côté du village, bien pour les petits budgets !! 😊


Atacama, una estadía muy rica en encuentros! 👌🍻🎶🏜

Dejando detrás mío el noroeste argentino, volveré a mi amor por otro lugar tan apreciado en mi último viaje : San Pedro de Atacama ! Camino hacia allá primero, tan feliz de volver a encontrar esos magníficos paisajes, y la primera noche, en que ya conoceré a mucha gente. Me alojaré en un pequeño hostel bien barato, el Atacama Roots, en el cual me gustaba mucho el ambiente, tanto que me quedaré al final en él para mucho más tiempo de lo previsto inicialmente, hasta el último día, pudiendo obtener buenos precios por esto !

Este hostal era muy práctico ya que se encontraba justo detrás del terminal de buses, en altura en una loma, en una calle un poco menos turística que el resto del pueblo, y me gustaba mucho su tranquilidad así como su vista preciosa. Además el personal que trabajaba allá era muy simpático e internacional : uruguayo, quebequiana, brasileños,española …, une realidad de Atacama en donde muchos jóvenes acuden a buscar trabajo para un tiempo con el fin de poder explorar la zona. De hecho, conoceré allá a un músico peruano viajando a través de Chile desde hacía dos años gracias a su música, a un artesano tocador de zampoña chileno, a un artesano viajero argentino, a chilenos trabajando para compañías mineras, otro de los sectores de empleo de la zona, y a numerosos jóvenes que vienen a instalarse a Atacama para disfrutar de la tranquilidad del desierto. Un verdadero melting pot, además de los miles de turistas de paso !

No encontraré lugares para bailar flamenco o más bien me negaré a hacerlo porque las condiciones no estaban para hacerlo bien. Los bares y restaurantes están acostumbrados a tener a músicos viajeros desfilando en sus escenarios (varios la misma noche) y parecen verlo más como un comercio que como un conocimiento compartido o una suerte , así que hacen pasar audiciones a cada rato (diciéndote “vente tal día a tal hora”, hora en la que hay un montón de gente que está comiendo por ejemplo, para nada adaptado a una audición), se preocuan poco por las condiciones previas a un buen espectáculo en función de las disciplinas (como un piso de madera o un buen sonido para el flamenco, para estar segura de escuchar bien el zapateo y poder bailar en ritmo por ejemplo). Entonces bueno, no parece para nada que sea la música o el baile que les interese, sino más bien sólo el dinero que van a ganar con esta “animación”, y deben ganar bastante visto la cantidad de músicos que pasan por sus escenarios ! Poco respeto para los artistas en resumen, que me quitó las ganas de bailar en esos lugares. Es mucho más interesante cuando es un proyecto común, como me pasó con los lugares en los que bailé en Bolivia !

Aprovecharé entonces esta pausa flamenca y el hecho de haber conocido a músicos para intentar avanzar un poco en tarka y zamponña, bastante difícil ! También tendré la suerte, por pura casualidad, de que justo cuando estaba en Atacama se dio un taller de flamenco, dirigido por una bailaora que había vivido en la zona y se encuentra ahora en Perú, desarrollando un proyecto terapeútico alrededor del baile, Daniela Paz Corvalán, cuya manera de enseñar me sedujo, favoreciendo el dejarse ir y la improvisación para que cada persona se atreva a bailar, cualquiera que sea su nivel.

Ella, había vivido bien parece, bailando flamenco, pero en la calle, en Atacama, evitando a los policías, ya que por tan sorprendente que sea, está prohibido bailar en público, sea en la calle o en los bares, sin una autorizacioón particular ! Es bastante extraño cuando te vienen a pedir que dejes de bailar en un bar porque está prohibido, experiencia vivida, y no entiendo muy bien por qué…

También conoceré a Franco, que yo prefería llamar « Franquito » visto la resonancia, un argentino que viajaba en van, vendiendo sus propias artesanías . Le compraré varios anillos preciosos y nos quedaremos mucho tiempo hablando de nuestros viajes y nuestras vidas entre otras cosas, ya que me contará que buscaba vender rápido sus creaciones para poder volver a Argentina y ver a su hermana antes de que se muera, ya que le habían descubierto cancer…

Nos llevaremos muy bien, con él y otros amigos conocidos en Atacama, e iremos finalmente juntos al Valle de la Luna, que ansiaba volver a ver, a los “pozos” de los alrededores de Atacama, especies de charcos pequeñitos en el desierto, en los que la gente se va a bañar (y sí, es escasa el agua en Atacama ! ), y se juntan alrededor de un asado. Haremos uno memorable de hecho, un asado, con Rodrigo, un amigo de una amiga francesa, que vendrá a visitarme con muchos regalos, y entre ellos pisco ! Un super recuerdo, como muchos otros momentos pasados con lindas personas en Atacama.

Pero también ahí estaré confrontada a ciertas realidades chilenas menos alegres, como el aborto prohibido… Efectivamente, en Chile como en otros países de América Latina, el aborto es ilegal aún, y conoceré a una chica que tuvo que sufrir esta operación en la clandestinidad ! Ya es difícil tomar esta decisión, entonces ni me atrevo a pensar el desamparo que se debe sentir teniendo que hacerlo en la clandestinidad,sin reales garantías de seguridad ! Menos mal que existen asociaciones clandestinas de mujeres que se crearon para favorecer la mutua ayuda femenina, pero es bastante loco y escandaloso pensar que en el siglo XXI todavía no se pueda elegir un aspecto tan importante de su destino, que una tenga que sentirse culpable, y hacer esto de manera escondida y con inseguridad !

Muchas experiencias fuertes en Atacama entonces, y enriquecedoras al mismo tiempo, muchos eventos que hacen reflexionar…

Por fin, terminaré mi estadía por un magnífico paseo en bici (con una bici malísima cuya cadena no dejaba de quitarse, menos mal que la sabía poner de vuelta… ) ,sola, en el Cajón del Diablo, un lugar mágico en el que se pasa por tremendas fisuras entre la roca rojiza, teniendo que llevar al hombro la bici en ciertos momentos, y dando el camino a un verdadero campo de lomitas áridas, en el que uno sí se siente en el desierto ! Volveré a mis recuerdos de infancia, de cuando íbamos a hacer bicicross en el bosque con mis hermanos, y me quedaré allí hasta el anochecer, pudiendo admirar la preciosa puesta del sol ! Una muy linda manera de despedirme de Atacama, después de un último concierto, teniendo que tomar el bus en Calama, la ciudad de al lado, para más de 20h de bus, hasta Santiago, donde tomaré un vuelo hacia Punta Arenas, totalmente al sur, y luego un bus hacia Puerto Natales, para llegar a mi próximo lugar de trabajo : el hostal Lili Patagónicos !

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Encore une année de voyages, une année à se débrouiller pour pouvoir continuer à voyager, une année à gérer les tonnes de choses à régler ou payer à distance pour la France (eh oui, même quand on a pas de salaire, on nous réclame plein de choses à payer, et cher 💰💸! ), mais aussi une année à choisir ses destinations, une année à choisir où et quand on bosse, une année à avoir du temps pour découvrir, apprendre, et faire autre chose que travailler tout le temps. Plus de liberté en somme !

C'est donc grâce à cette liberté que j'ai choisi Quito comme première destination cette année, car cela faisait partie des vols les moins chers, et ça tombe bien puisque je ne connaissais pas encore l'Equateur 🇪🇨! J'ai donc laissé mes dernières aventures de côté, que je n'ai pas eu le temps de vous raconter à travers ce blog, pour me dédier aux présentes ! Je ferai un petit retour en arrière une fois rentrée en France, pour continuer à vous faire découvrir ce magnifique continent !

Toute excitée à l'idée de découvrir un nouveau pays (dont je n'avais entendu que du bien en plus), me voilà arrivée à Quito, sa capitale, accueillie par un superbe lever de soleil !

Puis descendue de l'avion, je découvre une ville très latino-américiane, je retrouve tout de suite, comblée, l'ambiance de ce continent que j'adore, chaotique, bruyant, mais aussi historique, beau et chaleureux ! Quito me rappelle un peu La Paz et je m'y sens tout de suite bien ! L'hôtel en plus, pour 8 dollars la nuit est génial, et je profiterai amplement de sa terrasse.

L'hôtel Casa Bambú à Quito 

À peine arrivée, j'irai également retrouver les avocats, les fruits de la passion, les jus maison avec fruits de toutes sortes pour un dollar seulement, faits à l'instant devant vous, les menus du marché à 2 euros et cette ambiance,ces odeurs, ces bruits... qui m'avaient manqués. Les équatoriens sont supers sympas de plus, et toujours prêts à aider, cela m'a frappée ! Autre chose qui me frappera également sera la présence policière, impressionnante ! Il y a des policiers partout !! Et la bureaucratie est assez impressionnante aussi, j'ai pu le découvrir en cherchant des endroits pour me produire ! Tout le monde te renvoie à un autre endroit, on te fait attendre sans te dire pourquoi, les gens ne semblent pas avoir l'information, tout est centralisé et hiérarchisé, et il faut au final envoyer des lettres de présentation partout pour avoir une réponse, tout est fait par lettre, aucune réponse en direct... La pollution est également un des point négatifs de la ville,et les embouteillages sont énormes aux heures de pointes.

Mais cela n'enlève tout de même pas à sa beauté, et je prendrai le temps de m'y poser quelques jours, afin d'organiser la suite de mon voyage !

La casa de la cultura y sus magníficos murales !  
Un peu de Quito

Otro año más de viaje,un año arreglándoselas para poder seguir viajando, un año gestionando las toneladas de cosas que surgen por solucionar o pagar a distancia para Francia ( y sí, incluso si uno no tiene salario, te piden un montón de cosas por pagar, y caro💰!), pero también un año eligiendo mis destinos, un año eligiendo dónde y cuándo trabajo, un año con tiempo para descubrir, aprender, y hacer otra cosa que trabajar todo el tiempo. En resumen, más libertad!

Gracias a esta misma libertad pude elegir Quito como primer destino para este año, ya que era de los vuelos más baratos,y qué mejor,ya que aún no conocía Ecuador🇪🇨!

Dejé entonces mis últimas aventuras de lado, que no me dio tiempo a terminar de contaros en este blog, para dedicarme a las aventuras presentes! Volveré atrás en el tiempo cuando vuelva a Francia, para terminar de haceros descubrir este maravilloso continente.

Totalmente excitada con la idea de descubrir un nuevo país (del que sólo me habían hablado positivamente además), llego a Quito, su capital, acogida ya de antemano por un precioso amanecer! (VER VIDEO)

Y, una vez bajada del avión, descubro una ciudad muy latinoamericana, y vuelvo a encontrar en seguida, colmada, el ambiente de este continene que tanto me gusta, caótico, ruidoso, pero también histórico, bello y cálido! Quito me recuerda un poco La Paz, y enseguida me siento bien en esta ciudad! El hostal además, por 8 dólares la noche, es genial y aprovecharé al máximo su linda terraza! (VER FOTOS)

Apenas llegué, también fui a reencontrarme con los aguacates, el maracuya, los jugos de fruta caseros hechos al instante delante de ti por un dólar,los almuerzos del mercado por 2 dólares, el ambiente, los ruidos, los olores... que había echado de menos. Lo que me marcó además es que los ecuatorianos son súper majos, siempre dispuestos a ayudarte!Sin embargo otra cosa que me marcó también, no tan positivamente, es la impresionante presencia policial, están por todas partes!!

Y la burocracia también es bastante impresionante, pude descubrirlo buscando lugares para bailar! Todo el mundo te manda a otra parte, te hacen esperar sin decirte por qué, la gente no parece tener la información, todo está centralizado y jerarquizado , y al final uno tiene que mandar cartas a todas partes para obtener una respuesta, todo se hace por carta, nada en directo.. . La contaminación también es uno de los puntos negativos de la ciudad, y los tremendos atascos en hora punta.

Pero esto no le quita su belleza, por eso me quedaré unos días ahí, para tomarme el tiempo de preparar el resto de mi viaje!

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Quito, ville que je ne connaissais pas, a été une belle découverte. Je n'y vivrais pas ,mais j'y ai tout de même passé plus d'une semaine très agréable et intense. De par la fatigue du voyage et du pré-voyage, décidé au dernier moment et organisé (ou non organisé plutôt) sur les chapeaux de roue, de par les 7h de décalage et le temps d'adaptation qui me faisait me réveiller tous les jours entre 5h et 7h pendant une semaine, de par toutes les choses à gérer, pour la France ou pour mon voyage une fois sur place, de par le changement de logement (hostal d'abord) et appart en airbnb ensuite,car moins cher pour la semaine, et enfin de par les évènements qui ont marqué la fin du séjour,que je vous raconterai dans mon prochain post. Quito,classée au patrimoine de l'Unesco depuis 1978 est une ville amplement historique puisque les bâtiments que l'on peut trouver en son centre datent pour beaucoup du 16ème siècle ! Vous l'aurez compris, c'est aussi une ville très coloniale... Peu de traces des civilisations précolombiennes ici, comme si elles avaient été rasées, si ce n'est dans les traits physiques dominants, clairement indigènes. On y trouve par contre, comme dans toute ville écrasée, une foultitude d'églises ou autres édifices religieux, et les chrétiens ont mis le paquet pour affirmer leur puissance, car les intérieurs rivalisent de richesse et de beauté !

Ici l'Iglesia de la Merced, où je suis tombée juste au moment d'un mariage ! Je suis restée un peu par curiosité, mais rien de très différent des mariages français jusque là ! Moins de monde seulement.

L'iglesia de San Agustín, dans un autre genre, aux tons pastels.

L'iglesia de San Francisco, splendide !

Ou l'Iglesia del Sagrario encore, aux murs peints bluffants pour imiter le marbre, qui auparavant faisait partie de la cathédrale, mais comme elle avait ses propres fidèles, nombreux, il a été décidé de la séparer. Vous me pardonnerez, je n'ai pas de photos, au boût d'un moment on se lasse 😅,et puis après vous allez croire que je me suis faite bonne soeur ! Puis il y a aussi le couvent Santo Domingo, la cathédrale, l'église de la compañía que je n'ai pas visitée,la basilique, l'autre couvent, le palais de l'archevêque ...bref, de quoi faire une overdose, ah ah, ou profiter à fond pour les fanas d'églises !

Pour ma part j'ai préféré visiter un autre type de basilique pour changer, la Chapelle de l'Homme ! Eh oui, une chapelle dédiée à l'homme et à l'art érigée par le peintre équatorien Guayasamín, que je ne connaissais pas, et ce fut une magnifique découverte !

Ce bâtiment ultra moderne, pas trop à mon goût, mais il en faut pour tous, abrite un intérieur splendide, et j'ai adoré les créations de cet artiste ! Il ne faisait pas dans la mesure, ses tableaux sont gigantesques, et il fallait bien un tel sanctuaire pour les abriter ! Autre raison ? Cette chapelle a été décidée et construite de son vivant, car tous ses tableaux se trouvant à l'étranger,il souhaitait les voir revenir dans son pays. Ses oeuvres se divisent en deux périodes très marquées, celle allant de la guerre civile espagnole, dont il a peint plusieurs tableaux, aux dictatures envahissant toute l'Amérique Latine au cours desquelles il perdra beaucoup d'amis, et une deuxième période plus colorée et tendre.

Magnifique ensemble de tableaux sur les femmes pleurant leurs morts de la guerre civile ,ou les  7 jours de la semaine ?... 
Il cherchait à faire ressortir ce que les gens avaient à l'intérieur,leur essence, par les couleurs ou les traits du squelette. 
Les mains reflet des émotions la dictature au Nicaragua, au Chili.  
L'hommage à Quito, aux mères, à la musique, et aux cultures originelles.  
Et enfin,idée géniale d'art en mouvement puisque les pièces sont détachables et peuvent être déplacée,formant de nouveaux tableaux

Enfin, j'aurais aussi le temps de découvrir petit à petit la ville, entre centre historique Unesco,mais qui paraît pas très protégé, les bâtiments ne sont pas en si bon état que ça, et reste de la ville assez chaotique et gris, les constructions en pierre volcanique n'aidant pas à la luminosité. Pour le reste, on trouve comme dans d'autres villes d'Amérique Latine des vendeurs ambulants partout, et une pauvreté qui m'a un peu plus frappée qu'ailleurs.Niveau climat, les quiteños ont l'habitude de dire qu'on peut voir tous les jours les quatre saisons à Quito, concrètement et en pratique, il fait plutôt beau jusqu'à 15-16h et après ça se gâte !

Et en ce qui concerne la situation actuelle de l'Equateur,eh bien comme vous pourrez le constater dans mon prochain article, c'est plutôt tendu ! Les équatoriens ont du changer de monnaie pour passer au dollar en 2000 à la suite d'une très forte crise dévaluant le "sucre" (l'ancienne monnaie) , qui a ruiné de nombreuses personnes.Il circule donc dans le pays des dollars équatoriens et des dollars américains. Et le nouveau président élu depuis peu de manière visiblement pas très honnête (Lenin Moreno, de droite 😅), ne satisfait pas du tout. Mais Correa, qui a encore ses partisans, soupçonné de fraude (ou menacé ?) s'est exilé en Belgique, pays d'origine de sa femme, et les équatoriens ne voient donc pas de candidat potentiel qui les séduise,selon la guide que nous avons eu pour notre free tour de la ville.

La situation et l'ambiance se sentent pesantes à vrai dire, rien qu'en se promenant dans la ville, entre la pauvreté et la très forte présence policière, puis la situation semble un peu explosive, comme les volcans qui entourent cette ville située à 2850m d'altitude.

Un petit aperçu des contrastes de Quito:

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Quito, ciudad que no conocía, fue un lindo descubrimiento. No como para vivir en ella, pero sí pasé ahí una muy agradable e intensa semana . Por el cansancio del viaje y del pre viaje , decidido de último momento y organizado (o no organizado más bien) de improviso, por las 7 horas de diferencia y el tiempo de adaptación ,que me hacía despertarme todos los días entre las 5 y las 7 durante una semana, por todas las cosas que gestionar, para Francia o para mi viaje, por el cambio de alojamiento (hostal primero ) y piso airbnb luego, ya que más barato para la semana, y finalmente por los eventos que marcaron el final de la estadía,que les contaré en mi próximo post. Quito, declarada patrimonio mundial de la UNESCO desde 1978 , es una ciudad muy histórica, ya que los edificios que se pueden encontrar en su centro son en su mayoría del siglo XVI ! Y como lo podréis entender, también es una ciudad muy colonial… Pocas señales quedaron de las civilizaciones precolombinas acá, como si las hubieran borrado del mapa, excepto en los rasgos físicos dominantes de los quiteños, claramente indígenas. Sin embargo, en ella sí que encontramos, como en todas las ciudades arrasadas, una cantidad increíble de iglesias y edificios religiosos , y los cristianos usaron de los recursos más bonitos para afirmar su potencia, como se puede ver reflejado en el interior de esos edificios que rivalizan de belleza y riqueza !

Acá la Iglesia de la Merced, en la que caí justo cuando una boda ! Me quedé un poco por curiosidad, pero nada muy diferente de las bodas francesas ! Sólo menos invitados.

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La Iglesia de San Agustín, de otro estilo, con sus colores pastel suaves.

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La Iglesia de San Francisco, espléndida !

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O la Iglesia del Sagrario, también, con sus paredes pintadas de manera muy realista para imitar el mármol, que antes era parte de la catedral , pero como tenía sus propios fieles , numerosos, se decidió separarlas . Perdon por no tener fotos, pero después de tantas iglesias, uno se cansa😅, y luego van a creer que me hice religiosa! Y después bueno, también está el convento de Santo Domingo , la Catedral, la Iglesia de la Compañía que no visité , la basílica , el otro convento, el palacio del arzobispo… en fin, como para tener una sobredosis, jaja, o disfrutar a fondo para los fanáticos de iglesias !

En cuanto a mí, preferí visitar otro tipo de basílica para cambiar, la Capilla Del Hombre ! Y sí señores, una capilla dedicada al hombre y al arte, erigida por el pintor ecuatoriano Guayasamín, que no conocía, y fue un magnífico descubrimiento !

(VER FOTOS)


Este edificio ultramoderno, no muy de mi gusto, pero tiene que haber para todos, esconde un interior espléndido ,y me encantaron las creaciones de este artista ! No eran pequeños sus cuadros ,sino gigantescos y tal santuario era imprescindible para albergarlos ! Otra razón ? Esta capilla fue decidida y construida cuando aún vivía ,ya que, como todos sus cuadros se encontraban en el extranjero ,deseaba verlos volver a su país. Sus obras se dividen en dos periodos muy marcados, la primera desde la guerra civil española ,de la que pintó varios cuadros ,hasta las dictaduras que invadían toda América Latina en las cuales perdió a muchos amigos , y un segundo período más colorido y tierno .

Uno de sus cuadros representa a siete mujeres que perdieron a alguien durante la guerra civil española, pero también se puede leer como los siete días de la semana...

(VER FOTO)

También pintó varios retratos ,en los que intentaba hacer resaltar la interioridad de sus modelos con los colores usados y las líneas esenciales de sus esqueletos.

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Insistía mucho en las manos, reflejo de las emociones según él, y pintó varios cuadros sobre la dictadura de Nicaragua, de Chile, también homenajes a Quito ,a las madres, a la música, a las culturas indígenas.

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Y por fin, una idea genial de arte en movimiento con algunos cuadros en que las piezas que los forman se pueden desplazar para dar lugar a otros cuadros, otras escenas.

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Por fin, también tendré tiempo para descubrir poco a poco la ciudad ,entre centro histórico Unesco, que no parecía muy bien protegido ,ya que los edificios no están en muy buen estado ,y el resto de la ciudad bastante caótico y gris , con el color de las construcciones de piedras volcánicas que no favorecía la luminosidad. En cuanto al resto, se encuentra como en todas las ciudades latinoamericanas vendedores callejeros por todas partes, y una pobreza que me marcó un poco más que en otros lugares. Por lo que es del clima, los quiteños suelen decir que se pueden ver las cuatro estaciones en un solo día en Quito, o sea concretamente y en la práctica ,hace bastante buen tiempo hasta las 15h-16h, y luego se complica.

Y respecto a la situación actual de Ecuador, pues, como lo podrán constatar en mi próximo artículo ,es más bien muy tensa ! Los ecuatorianos tuvieron que cambiar de moneda para pasar al dólar en 2000 después de una tremenda crisis que devaluó totalmente el sucre, la antigua moneda ,y que arruinó a numerosas personas. Por eso circulan en el país tanto dólares norteamericanos como dólares ecuatorianos. Y el nuevo presidente, elegido hace poco de manera no muy honesta parece (Lenin Moreno, de derecha 😅),no satisface para nada a la gente. Pero Correa, que aún tiene a sus partidarios ,acusado de fraude (o amenazado ?) ,se exilió Bélgica, país de origen de su mujer ,y los ecuatorianos no ven entonces candidato potencial que los seduzca para la presidencia ,según la guía que tuvimos para nuestro free tour de la ciudad.

La situación y el ambiente se sienten bastante pesados en realidad ,ya sólo paseando por la ciudad ,entre la pobreza y la muy fuerte presencia policial ,y la situación parece un poco explosiva , como los volcanes que rodean esta ciudad, a 2850 metros de altitud.


Pequeña muestra de los contrastes de Quito : (VER FOTOS)

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Aujourd'hui (enfin le 03/10/2019 plus exactement, j'ai pas voulu vous le raconter le jour-même pour pas vous inquiéter) c'était jours de "paro" à Quito, sous entendu, grève générale! Et cela nous a pris par surprise, puis encore plus quand j'ai voulu aller faire mes courses et que j'ai vu que ça rigolait pas ici les grèves générales: feux dans la rue, pneus ou tout autres éléments brûlés, gaz lacrimos, barrage de policiers (vous vous rappelez quand je vous avais dit que c'était impressionnant le nombre de policiers à Quito, eh bien cela peut vous donner un avant-goût de comment sont gérées les manifestations ici), et toutes boutiques fermées bien sûr, les écoles aussi, les musées, etc… ! Je suis pas restée longtemps dehors ce jour-là, et me suis empressée de me renseigner sur le sujet. Petite explication des faits donc, vous allez voir, ça rappelle des choses, à croire que les mêmes stratégies sont utilisées partout non ? ! Aujourd'hui a été déclaré "El estado de excepción"! Eh oui, premier jour de grève, et on déclare déjà l'état d'exception, ce qui vous le savez sans doute, on a pu le voir en France, donne en fait surtout lieu à l'état de répression, permettant plein de bavures policières ! Et si l'on en croit la presse, c'est un peu ce qu'il s'est passé aujourd'hui, et puis après, la violence entraînant la violence, escalade d'incidents et de violence !

Mais qu'est-ce qui a bien pu déclencher cette violence ? Encore des enseignants qui veulent plus de vacances ou sont jamais contents de leur salaire comme moi et mes amis ?! Eh bien non, vous allez voir, là aussi le motif va vous rappeler des choses: c'est les accords du gouvernement avec le FMI, ratifiés hier , et leurs chères mesures économiques que l'on connaît bien, ainsi qu'une hausse de 100% du carburant (ça aussi ça vous rappelle des choses ?) qui a déclenché tout ça ! Le prix du carburant a fait un bond terrible pour atteindre entre 2,10 et 2,40 dollars le litre !! C'est donc logiquement les transports qui ont les premiers fait appel à la grève et se sont mobilisés en masse (aucun transport aujourd'hui à Quito et alentours, ni bus, ni taxi , ni connexions interprovinciales), suivis par les étudiants protestant contre les mesures économiques, comme par exemple une baisse des salaires de 20% pour les contrats saisonniers ou temporaires, ainsi qu'une réduction des vacances à 15 jours par an…

Fin du premier jour du mouvement

Pour une idée en français, voici le premier article que j'ai trouvé (je ne fais pas la pub de ce journall ; -) : https://www.lemonde.fr/international/article/2019/10/04/equateur-etat-d-urgence-decrete-face-aux-blocages-contre-le-prix-du-carburant_6014133_3210.html

Des journalistes agressés par les policiers, des feux dans la rue, des gaz lacrimos, les routes ou rues du pays bloquées par les chauffeurs de taxis ou de bus, des vols annulés, difficile d'aller à l'aéroport, pas de bus pour sortir de Quito vers une autre destination …, on se sent un peu coincés ! En plus on est en plein centre historique, lieu des plus forts conflits.

Mais bon, c'est les conséquences de toutes les politiques qu'on a acceptées jusqu'à aujourd'hui, il faut bien l'assumer, et c'est pas plus mal qu'on commence un peu à se réveiller, partout dans le monde, même si c'est pas très rassurant quand on est dans un pays étranger, sur un continent connu pour ses bavures policières…

Après cette journée très agitée, le lendemain c'était plutôt calme. Toujours pas d'école, énormément de magasins fermés, ainsi que tous les musées, bâtiments historiques… Toujours plein de policiers, toutes les rues menant à la place principale fermées à l'aide de moult barrières, très peu de voitures si ce n'est les quelques privés dotés de 4x4 qui ont profité de l'aubaine pour s'improviser en transports collectifs, et un ou deux taxis timides, qui prenaient des risques ! L'ambiance était quand-même encore un peu à la révolution et à l'inquiétude.

Le lendemain. 

Et bon, comme nous nous en doutions, pas de bus, et des routes encore bloquées, donc obligés de rester un jour de plus à Quito,l'occasion d'un peu plus de temps pour bosser, s'organiser, et voir un lendemain de grève générale à Quito.

Le résultat de tout ce mouvement ? Un peu décevant : après deux jours les transports ont décidé de lever la grève, en échange d'une révision des prix des trajets ! Sous-entendu, les usagers vont devoir payer plus cher tout type de transport, et les privés, eh bien ils verront leurs frais auto doubler ! Et voilà comment les dirigeants, politiques ou de fédération de transports font leurs petites affaires entre eux pour être tous contents et gagnants, puis laisse le reste dans la m... (à vous d'y mettre le mot que vous voulez). Ah, puis par contre on ne sait pas ce qu'il se passera pour tous les gens arrêtés pour "délit de paralisation du service public",les méchants… .


Le surlendemain nous irons tenter notre chance à la gare de bus, souhaitant aller à Baños, mais sans trop d'espoir… Puis nous devrons nous résigner à prendre LE seul bus qui partait sur toute la gare, pour Guayaquil. Arrivés à 00h00 à Guayaquil, aucun endroit où avoir des infos sur les bus qui partent,donc contraints de passer la nuit dans la gare, les gens nous déconseillant d'aller dans le centre. Nuit de doutes sur quoi faire, à écouter de tout sur les évènements ,mais surtout que ça allait encore plus bouger la semaine prochaine ,et devenir toujours plus compliqué, niveau déplacement et tranquillité publique. A grand regret et à contre-coeur, car j'avais vraiment envie de découvrir l'Equateur, nous choisirons finalement le Pérou, par prudence, pour pouvoir bouger, et vivre de la musique et la danse, chose qui n'était pas vraiment possible en Équateur en ce moment, ni dans la rue, ni dans les lieux culturels, fermés. Et nous ne serons pas les seuls, de nombreux voyageurs feront de même, se réfugiant comme nous à Máncora, zone de plage plus propice à gagner sa vie de cette manière. Cependant, j'ai toujours un peu le regret d'avoir quitter ce beau pays à découvrir, et un peu l'impression de l'avoir abandonné. De plus je constaterai la montée en violence, de la répression surtout pendant toute la semaine suivante. La mobilisation de tout un pays également, l'armée s'alliant aux manifestants, le couvre-feu décrété par le gouvernement, comme dans une dictature, les écoles fermées, les centres culturels fermés, les morts, les blessés… J'entendrai même parler de bombes, d'enfants morts, de silence des médias,de frontières fermées...

Bref, un panorama assez chaotique. Seul lueur d'espoir, plusieurs jours après, hier, car Lenin Moreno aurait accepté de retirer son décret et un dialogue devrait être entamé. Une victoire, mais chère payée ! Voyons ce qui se passe par la suite. Je suis en tout cas contente que le pays semble sortir de l'impasse.


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Hoy (o más bien el 03/10/19, no quise publicarlo antes para que no os preocupéis), era día de paro en Quito, o sea huelga general ! Y esto nos cogió por sorpresa ,y aún más cuando quise salir a hacer compras y vi que no eran bromas acá las huelgas generales: fuegos en la calle, llantas o escombros quemados ,gases lacrimógenos, escuadras de policía cerrando el paso (os acordáis cuando dije que era impresionante la cantidad de policías en las calles de Quito,pues esto os puede dar una idea de cómo se gestionan las marchas acá) ,y todas las tiendas cerradas claro, las escuelas, los museos, etc… ! No me quedé mucho tiempo afuera este día, y me apresuré para informarme sobre lo que estaba pasando. Pequeña explicación de los hechos entonces. Vais a ver, recuerda bastantes cosas, como si las mismas estrategias se utilizaran por todas partes no?! Hoy fue declarado "el estado de excepción "! Y sí, primer día de huelga, y ya se declara el estado de excepción, lo que, como bien lo saben, lo pudimos ver en Francia, abre sobre todo las puertas al estado de represión y a los abusos policiales! Y si creemos la prensa, es un poco lo que pasó hoy ,y luego la violencia conllevando la violencia ,una escalada de incidentes y violencia! Pero qué diablo pudo desencadenar todo esto?! Otra vez profesores pidiendo más vacaciones y que nunca están contentos con su sueldo como yo y mis amigos ? Pues no, y en eso también vais a ver, el motivo os va a recordar cosas : son los acuerdos del gobierno con el FMI ,ratificados ayer, y sus queridas medidas económicas que bien conocemos, así como un alza del 100%de la gasolina (eso también os recuerda cosas ? ) que desencadenaron todo esto ! El precio de la gasolina pegó un salto terrible para alcanzar entre 2,10 y 2,40 dólares el litro !! Por eso fueron los transportes los que llamaron primero a la huelga y se movilizaron masivamente (ningún transporte hoy en Quito y alrededores, ni bus, ni taxi, ni conexiones interprovinciales ), seguidos por los estudiantes protestando contra las medidas económicas,como por ejemplo una reducción salarial del 20% para los contratos temporales, y también de las vacaciones a 15 días por año . Para una idea en francés éste es el primer artículo que encontré (no hago publicidad para este periódico) :

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/10/04/equateur-etat-d-urgence-decrete-face-aux-blocages-contre-le-prix-du-carburant_6014133_3210.html

Periodistas agredidos por policías, fuegos en la calle, gases lacrimógenos , las carreteras o calles del país bloqueadas por buses, camiones y taxistas , vuelos anulados, difícil ir al aeropuerto ,ningún bus para salir de Quito hacia otro destino… , uno se siente un poco bloqueado ! Además estamos en pleno centro histórico, lugar de los mayores enfrentamientos.

Pero bueno, son las consecuencias de todas las políticas que aceptamos hasta hoy ,nos toca asumirlo, y no está mal que empecemos a despertarnos en todo el mundo, incluso si uno no se siente muy seguro cuando le pasa en un país extranjero , en un continente conocido por sus abusos policiales o militares …

Después de este día tan agitado, al día siguiente, era más bien tranquilo . Todavía no había escuela, muchas tiendas cerradas, así como los museos ,edificios históricos… Una ciudad aún llena de policías, todas las calles que llevan a la plaza principal y al palacio de gobierno cerradas con cantidad de vallas ,muy pocos autos excepto algunos propietarios de 4x4 o pick up que aprovecharon las circunstancias para improvisarse transportes colectivos, y uno o dos taxistas tímidos ,que se arriesgaban ! El ambiante igual seguía siendo un poco de revolución, de inquietud y vigilancia .


Y bueno, como lo podíamos esperar, ningún bus ,las carreteras aún bloqueadas, así que nos vimos obligados a quedarnos un día más en Quito, ocasión para trabajar un poco más, organizarse ,y descubrir la ciudad después de una fuerte huelga general.

El resultado de todo este movimiento ? Un poco decepcionante : después de dos días los sindicatos de transportistas decidieron levantar la huelga, a cambio de una revisión de los precios de los pasajes ! O sea que los usuarios van a tener que pagar más caro todo tipo de transporte , y los privados pues verán sus gastos para auto duplicarse ! Y así es como los dirigentes, políticos o de federaciones de transporte hacen sus pequeños negocios entre ellos para salir contentos o ganadores , y dejan al resto en la m... (elegid la palabra que le queréis poner ). Ah, y en cambio no se sabe lo que pasará con toda la gente detenida por "delito de paralización del servicio público ", los malos …


Al día siguiente iremos esta vez hasta la terminal de buses a probar suerte ,queriendo ir a Baños, pero sin muchas ilusiones… Y tendremos que resignarnos a tomar EL único bus que salía en toda la terminal ,para Guayaquil. Una vez llegados a Guayaquil, a las 00.00h,ningún lugar para obtener información sobre los buses que salen ,y nos vemos entonces obligados a pasar la noche en la terminal, desaconsejándonos la gente que vayamos al centro de Guayaquil. Noche de dudas sobre qué hacer, escuchando de todo sobre los eventos ,pero sobre todo que iba a ser aún más movido la semana que viene ,y hacerse cada vez más complicado, a nivel de movilidad y tranquilidad pública. Resignados y a contra corazón, ya que realmente tenía muchas ganas de descubrir Ecuador, decidiremos finalmente ir a Perú, por prudencia, para poder movernos, y vivir de la música y el baile, cosa que no era posible ahora en Ecuador ,ni en la calle, ni en los lugares culturales, cerrados.

Y no seremos los únicos, numerosos viajeros harán lo mismo ,refugiándose como nosotros en Máncora ,zona de playa más propicia para ganar su vida de esta manera . Sin embargo, me quedé un poco arrepentida de haber dejado este bello país por descubrir , y tendré un poco la impresión de haberlo abandonado. Además, podré comprobar el aumento progresivo de la violencia ,de la represión sobre todo, durante toda la semana siguiente . También la movilización de todo un país ,el ejército aliándose a los manifestantes ,el toque de queda decretado por el gobierno, como en una dictadura o en tiempos de guerra ,las escuelas cerradas, los centros culturales cerrados ,los muertos, los heridos… incluso escucharé hablar de bombas ,niños muertos, silencio de los medias, fronteras cerradas…

En fin, un panorama bastante caótico . Única pequeña esperanza, muchos días después, ayer, ya que Lenin Moreno aceptó abandonar su decreto y un diálogo debería empezar. Una victoria, pero pagada bien caro ! A ver lo que pasará luego. Por lo menos estoy contenta de que el país parezca salir de este callejón sin salida.

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Publié le 5 novembre 2019

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Après ce séjour un peu mouvementé en Équateur, mais qui m'a vraiment laissée sur ma faim étant donné que je n'ai pu voir que Quito mais que le pays et ses habitants me plaisaient vraiment, retour au Pérou après deux ans d'absence ! Le chemin pour y aller était un sacré périple, mais nous n'avions pas trop le choix vue la situation et avons donc accepté la seule possibilité qui s'offrait à nous: le nord du Pérou pour commencer. Bus Quito-Guayaquil, nuit à la gare de Guayaquil, bus Guayaquil- Huaquilla à la frontière, mais côté Equateur, marche + moto taxi + minibus Huaquilla-Tumbes (côté Pérou) , halte à Tumbes pour attendre le prochain bus, et enfin, trajet Tumbes-Máncora, un village côtier que je ne connaissais pas encore, car ce n'est pas forcément ce que je cherche le farniente à la plage quand je suis en voyage. Mais c'était l'option la plus raisonnable pour nous.

Les fleurs et couchers de soleil étaient pas moches à Máncora ! 😅

Arrivés de nuit, nous avons écouté les conseils d'une amie chilienne qui nous avait dit d'aller voir dans des campings pour artistes voyageurs, où nous avons passé deux nuits mais c'était un peu abusé les conditions, et d'expérience, je me doutais bien que je pouvais trouver mieux pour le même prix. Le lendemain nous avons donc déménagé dans un super hospedaje (chambre chez l'habitant dans ce cas-là), la casa turquesa, ma couleur préférée, ce qui était un signe,et le tout pour 25 soles !;-)

Le temps de se remette de nos émotions, de décider par où nous allions poursuivre le voyage, et d'attendre le week-end, car nous avions réussi à avoir des dates en parcourant les lieux, nous y passerons au final une bonne semaine.

Le temps de profiter un peu de la chaleur, de la plage, de s'entraîner, et de profiter du sympathique marché de Máncora aussi, toujours une des solutions les plus économiques pour manger. Nous arriverons même à avoir une nuit gratuite dans un hôtel avec belle piscine, contre spectacle ! Joli le spectacle face à la mer avec pleine lune !

En Otro Mundo Guesthouse, en la calle, en el Hostel The Point

Par contre, le côté fiesta-playa n'était pas forcément super à notre goût, mais le nombre de voyageurs-artistes compensait l'ambiance, nous y avons fait des rencontres sympas. Et le petit bain dans la piscine avant le départ, on va pas se plaindre !

L'hostel The Point, de notre dernière nuit à Máncora! 

Bref, une étape qui n'a pas été forcément un coup de coeur, mais qui nous à permis de nous poser un peu dans une ambiance tranquille, et d'avoir nos premières dates au Pérou !

Le dernier jour, nous nous déciderons finalement pour Chachapoyas, qui m'avait bien plu la dernière fois, et commencerons donc le voyage d'à peu près 16h,plein d'enthousiasme !


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Después de esta estadía bastante movida en Ecuador, pero que realmente me dejó con ganas ya que sólo pude ver Quito pero el país y sus habitantes realmente me gustaban, vuelta a Perú, después de dos años de ausencia!

El camino para ir fue toda una aventura, pero no pudimos elegir mucho visto la situación, y aceptamos la única opción que se presentó: el norte de Perú para empezar. Bus Quito-Guayaquil, noche en el terminal de Guayaquil, bus Guayaquil-Huaquilla (en la frontera, pero del lado de Ecuador) , caminata + moto-taxi + minibus Huaquilla-Tumbes (del lado de Perú), pequeña parada en Tumbes, para esperar el próximo bus, y por fin, trayecto Tumbes-Máncora, un pueblo de la costa que no conocía aún, porque no es especialmente lo que busco cuando estoy viajando el farniente y la playa. Pero era la opción más razonable para nosotros.

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Y las flores así como las puestas de sol no eran para nada desagradables en Máncora!

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Llegados a la noche, escuchamos los consejos de una amiga chilena que nos indicó unos campings para artistas viajeros, donde pasamos dos noches, pero eran un poco exageradas las condiciones, y sabía de experiencia que podía encontrar lugares mucho mejores por el mismo precio. De hecho al día siguiente nos mudamos a un super hospedaje (una habitación en una casa en este caso), la Casa turquesa, mi color preferido, lo que era una señal, y eso por 25 soles!

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Tomándonos el tiempo para procesar todas las emociones, para decidir por dónde íbamos a seguir el viaje, y para esperar el fin de semana, ya que recorriendo los lugares habíamos conseguido obtener fechas, pasaremos al final un poco más de una semana en Máncora.

Aprovechando el calor también, la playa, tiempo para ensayar, para aprovechar el simpático mercado de Máncora también, siempre una de las soluciones más económicas para comer. Hasta conseguiremos tener noche gratuita en un hotel con linda piscina, contra espectáculo! Bonito el espectáculo con luna llena frente al mar!

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Sin embargo, el lado fiesta-playa de Máncora no era especialmente de nuestro gusto, pero la cantidad de viajeros-artistas compensaba este aspecto ya que conocimos a gente muy buena onda. Y el pequeño baño en la piscina del hotel antes de irnos, no nos vamos a quejar!

En resumidas cuentas, una etapa que no fue un flechazo, pero que nos permitió descansar un poco en un ambiente tranquilo, así como tener nuestras primeras fechas en Perú!

El último día, nos decidiremos finalmente por Chachapoyas, que me había gustado bastante la última vez, y empezaremos entonces el viaje de unas 16 horas llenos de entusiasmo!

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Arrivés à Chachapoyas tôt le matin plein d'enthousiasme même si pas très réveillés, nous commencerons tranquillement par un petit déjeuner dans le seul café ouvert, pas le moins cher, mais un très beau café où nous obtiendrons tout de suite l'autorisation de venir jouer plus tard en plus!

La place déserte à cette heure là, et le petit déjeuner, très matinal! 

Puis ce sera l'heure d'aller chercher un logement pas cher, que nous trouverons assez vite près du marché. Les logements sont souvent moins chers près des marchés, et c'est pratique en plus, car nous sommes des adeptes du marché, pour manger local et pas cher, ou faire les courses.

La ville est toujours aussi jolie, tranquille et agréable! Et je découvrirai qu'elle est aussi tout à fait propice à l'art! En effet, dès le premier jour les gens collaboreront très bien, et s'approcheront pour discuter, curieux d'en savoir plus! Aussi bien la danse que la musique marcheront bien et l'intérêt des gens ainsi que les retours seront très agréables.

🤩Les stars internationales de la place!! 😎

Comme j'avais déjà visité Kuelap, et que c'est pas forcément donné, nous verrons cette fois-ci les sarcophages de Karajía, à un peu plus d'une heure de route, où nous avons bien failli rester coincés. En effet, pour l'aller,très facile (minibus+taxi), mais le retour, comme il s'est mis à pleuvoir, plus aucune personne du village ne voulait descendre vu que c'est assez isolé, et entouré de routes de terre... Nous avons donc du attendre plus de 2h,gelés car mouillés, que les gens du village trouvent quelqu'un pour nous, et nous avons enfin pu, à la nuit, prendre le bus pour Chachapoyas ! Ah Ah ! L'aventure c'est l'aventure !

Le chemin et les fameux sarcophages

En tout cas c'était une agréable petite sortie car il faut marcher un peu à travers de beaux paysages pour atteindre les sarcophages, et le site n'est pas du tout envahi, puis la pluie et l'attente ont rendu l'expérience très authentique (avec prêt de parapluie par un des villageois, et tisane offerte par une autre)!


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Llegados a Chachapoyas muy tempramo llenos de entusiasmo,aunque poco despiertos,empezamos tranquilamente por un desayuno en el único café abierto,no muy barato,pero un lindo café,donde obtendremos enseguida la autorización para venir a tocar más tarde además!

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Y llegará la hora de ir a buscar un alojamiento barato que encontraremos bastante rápido cerca del mercado. A menudo son baratos los alojamientos cerca del mercado, y es práctico además ,ya que somos adeptos del mercado para comer barato y local, o hacer las compras.

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La ciudad sigue siendo tan linda, tranquila y agradable! Y descubriré que también es totalmente propicia al arte! De hecho, ya el primer día la gente colaborará muy bien, y se acercará para hablar,con ganas de saber más.Tanto el baile como la música funcionaron muy bien y el interés de la gente así como los comentarios serán agradables.

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Como ya había visitado Kuelap, y que no es muy barato,veremos esta vez los sarcrófagos de Karajía, a un poco más de una hora de ruta, donde casi tuvimos que quedarnos a dormir. Efectivamente, para la ida todo fácil (minibus+taxi), pero la vuelta, como se puso a llover, es bastante aislado, y son carreteras de tierra,ninguna persona del pueblo quería bajar ya... Tuvimos entonces que esperar dos horas, congelados ya que mojados,que la gente del pueblo encuentre a alguien para nosotros, y por fin pudimos, a la noche, tomar el bus para Chachapoyas! Ja ja! Qué aventura!

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A pesar de todo,fue una linda pequeña salida ya que hay que caminar un poco atravesando lindos paisajes para alcanzar los sarcrófagos, y el lugar no está para nada invadido; además la lluvia así como la espera hicieron la experiencia muy auténtica (con préstamo de paraguas por uno de los del pueblo y matecito ofrecido por otra!)

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Après ce retour sympathique à Chachapoyas, je m'apprêtais à revivre un moment qui m'avait bien plu également, le voyage à travers la forêt tropicale montagneuse pour parvenir jusqu'à Tingo María, une des portes de la forêt amazonienne profonde.

Ce voyage est assez épique, car il se fait en petit van bien serré avec plein de virages et les valises accrochées sur le toit, mais le paysage en vaut vraiment la peine, et puis je pense qu'ils avaient refait la route car je m'en souvenais bien plus chaotique !

Petit extrait:


Après un assez long voyage, surtout pour ceux qui ont le mal des transports, on est obligé de faire un arrêt à Tarapoto, car à cette heure-là, il n'y a pas de bus qui partent pour Tingo Maria.

Le temps de se régaler d'un énorme verre de jus tropical frais à 2 euros, et on est repartis le lendemain, car il faut avancer, et nous n'avons pas les sous pour faire les excursions du coin, qui en dehors de cela ne vaut pas trop la peine, la ville n'étant pas vraiment belle.

C'est donc reparti pour une belle route, on y voit même des rizières, et les paysages rappellent parfois l'Asie. Il y fait chaud aussi, ça fait du bien ! Un peu avant d'arriver on s'arrête dans un restau en bord de route d'où on pourra admirer un superbe coucher de soleil,puis on aura aussi l'occasion de voir les gens dorer le cacao et le café au soleil, en le remuant régulièrement afin qu'il ne pourrisse pas avec l'humidité. Les maisons également sont particulières, on ne les voit que dans cette partie du Pérou, surélevées et construites sur une plateforme de bois, pour éviter l'humidité ? Ou les bestioles ? Ou le contact avec les animaux sauvages ? Je ne sais pas exactement.

Une fois arrivés à Tingo Maria, ce sera la traditionnelle recherche de logement, que nous trouverons intéressant, puis nous irons tout de suite nous délecter des mets vendus dans les gargotes de rue: mollejas (gésiers), picarones (sortes de beignets fris avec du miel dessus), et ponche (dont on trouve différentes versions au Pérou), en l'occurence ici un genre d'oeuf monté avec du sucre, et tout ça pour des prix dérisoires, cette région est l'une des moins chères du Pérou.

Les jus à quelques centimes d'euros, pratique pour le petit déjeuner! 

Par contre c'est aussi une ville qui ne marche pas vraiment pour la musique ,nous en profiterons donc pour nous accorder un jour sans travail et aller visiter la fabrique de chocolat où j'avais dégusté le meilleur chocolat de ma vie, qui se trouve en dehors de la ville.

Il faut prendre une moto-taxi, dont la ville est remplie, et qui permet d'avoir une belle vue sur la ville en passant par un mirador en hauteur, puis on descend au boût du chemin de terre, on marche un peu et on est arrivé : Choco Pasión ! La fabrique est une coopérative montée par les gens du coin, spécialement les femmes, pour récolter le cacao des plantes de la zone et le transformer ici en chocolat, glace, infusions et autre. Un délice !!!

Puis nous rentrerons à pied, pour bien profiter de l'environnement, en un peu plus d'une heure,admirant la végétation foisonnante et écoutant les oiseaux.

Ce moment bien agréable marquera la fin de notre court séjour en lisière de forêt amazonienne, car nous devons et souhaitons avancer vers les Andes afin d'atteindre Cusco où les lieux artistiques sont plus nombreux, et la route est longue, étant pleine de montagnes !🚌🏔


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Pequeño paso por el bosque tropical : Tarapoto y Tingo Maria.

Después de esta vuelta simpática a Chachapoyas, me preparaba a revivir otro momento que también me había gustado mucho ,el viaje por el bosque tropical montañoso para llegar hasta Tingo María ,una de las puertas de la selva amazónical profunda .

Este viaje es bastante épico ,ya que se hace en minicombi, bien apretados y lleno de curvas,con las maletas amarradas al auto,pero el paisaje realmente lo vale,

y además creo que habían arreglado la carretera ya que la recordaba mucho más caótica !


Pequeño extracto : VER VIDEO


Después de un viaje bastante largo ,sobre todo para los que sufren del mal de los transportes, nos vemos obligados a hacer una parada en Tarapoto ,ya que a esta hora no hay buses que salen hacia Tingo María. Tiempito para disfrutar un buen jugo de frutas tropicales a 2 euros ,y al día siguiente ya salimos ,ya que hay que avanzar ,y no tenemos el dinero para hacer las excursiones de la zona, único punto de interés, ya que fuera de eso, la ciudad no es muy bonita.


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Arrancamos entonces de nuevo por una linda carretera ,incluso veremos en ella campos de arroz ,recordando los paisajes un poco Asia. También empieza a hacer calor, qué bueno !! Un poco antes de llegar paramos en un restaurante al borde de la carretera desde el cual podremos admirar una magnífica puesta de sol ,y también veremos a la gente dorar los granos de café y cacao al sol ,removiéndolos regularmente para que no se pudran con la humedad. Las casas también son especiales, sólo se ven en esta parte de Perú, construidas sobre una plataforma elevada ,para evitar la humedad ? O los bichos ? O el contacto con los animales salvajes ? No sé exactamente.


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Una vez llegados a Tingo María, será la tradicional búsqueda de alojamiento, que encontraremos interesante ,y enseguida iremos a disfrutar la comida callejera, abundante en Tingo : mollejas, picarones (especie de buñuelos fritos con miel) y ponche (del cual se encuentran diferentes versiones en el país, siendo ésta de huevo montado con azúcar) ,y todo eso por nada,ya que esta región es de las más baratas de Perú.

Pero también es una ciudad que no funciona muy bien para la música ,aprovecharemos entonces para reservarnos un día libre ,sin trabajar, e ir a visitar la fábrica de chocolate ,donde había probado el mejor chocolate de toda mi vida ,que se encuentra fuera de la ciudad .

Hay que tomar un moto-taxi, que abundan en la ciudad ,y que permite tener una linda vista sobre la ciudad pasando por un mirador en altura ,y bajamos al principio del camino de tierra después del puente, caminamos un poco, y llegamos : ahí está Choco Pasión !

La fábrica es una cooperativa fundada por la gente de la zona ,especialmente las mujeres ,para recolectar el cacao de las plantas de la zona ,y transformarlo acá en chocolate, helado, infusiones y otros . Una delicia !


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Y volveremos caminando ,para apreciar más el entorno ,tardando un poco más de una hora, admirando la vegetación frondosa y escuchando los pájaros.

Este momento bien agradable marcará el fin de nuestra corta estadía en los limbes del bosque amazónico ,ya que debemos y queremos avanzar hacia los Andes para alcanzar Cusco donde los lugares artísticos son más numerosos ,y el camino es largo, ya que lleno de montañas !

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Publié le 17 décembre 2019

Huánuco, Huancayo, Huancavelica, de la forêt tropicale aux Andes !


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Après cette petite escapade en lisière de forêt amazonienne, nous commencerons notre trajet vers l'inconnu (je n'avais pas encore visité cette région) à travers les Andes péruviennes. Je ne l'avais pas fait ma première fois au Pérou car c'était soit disant dangereux, haut lieu des luttes entre Sendero Luminoso et gouvernement en son temps, et une fois de plus, je n'ai en rien senti ce danger, puis les routes étaient très bien également. Souhaitant nous rendre à Cusco, nous passerons donc d'abord par Huánuco, début des montagnes, mais également tournée vers la forêt amazonienne, une ville transition où nous resterons peu, mais sans regret, car il n'y a pas énormément à voir. Ce sera juste le temps d'attendre notre prochain bus, à la nuit, mais cela nous laissera quand-même le temps de découvrir la jolie place, et un pont de pierre, un peu inusuel dans ces contrées .

Puis nous poursuivrons jusqu'à Huancayo, où nous arriverons au petit matin, devant nous soumettre au difficile rituel de devoir trouver un logement pas cher, le ventre vide, car il n'y a pas grand chose d'ouvert avant 9h-10h… 😅 La recherche sera un peu longue, car les logements sont un peu plus chers que ce que nous avons trouvé jusqu'à présent , et peu de chambres se libèrent avant 13h, mais nous trouverons finalement un bon rapport qualité -prix.

Huancayo ne sera pas un coup de coeur, mais nous trouverons deux endroits pour nous produire, et LE seul restaurant végétarien du Pérou (bon d'accord, j'exagère un peu), c'est pourquoi nous resterons quelques jours.

Nous découvrirons donc le Café Colonial, sur la place, au style très bon chic bon genre, avec sa scène où s'enchaînent les spectacles de qualité (mais pas toujours très suivis…. ), et le café Imaginarte, très agréable et au proprio très sympa qui respecte les artistes.

L'aurore et les répéts! 

Puis notre séjour sera très branché musique puisque les alentours n'étaient pas forcément extras, et nous ferons de très belles rencontres artistiques comme cette chanteuse argentine devenue chanteuse par nécessité, un jour où elle n'avait plus un sous en poche, et je peux vous dire qu'elle a une sacrée voix et une sacrée oreille, même si elle n'a pas eu la formation, ou encore ce guitariste de Lima, à la fois rockeur et amant du flamenco, qui se débrouillait très bien également. Tout cela donnera un joli pot-pourri musical !

Et comme nous ne savions pas trop quoi visiter, nous fûmes au seul point d'intérêt que mentionnaient les guides, le parc de l'identité, qui soit disant reprenait les peuples du coin, mais qui était en fait très artificiel ,et surtout un nid à mariages le samedi après-midi !! C'était impressionnant, une vingtaine de mariés se faisant tirer le portrait dans un parc à peu près aussi grand qu'un stade de foot ! Et chose assez étrange, les mariés paraissaient tous assez âgés… Étrange car les péruviens ont plutôt des enfants jeunes, mais ne se marient que plus tard visiblement, en tout cas dans cette région.


Enfin, nous terminerons par Huancavelica, où à notre grand regret, nous ne ferons que passer (nous avons acheté les billets avant de découvrir le village), car ce fut un vrai coup de coeur, une belle parenthèse ! L'endroit est magnifique, entouré de montagnes, l'architecture du centre est belle, et les gens sont extrêmement aimables et très sensibles à la musique ! Ils seront très généreux avec nous, intéressés, et nous aurons même l'occasion de discuter avec un jeune cireur de chaussures, qui Oh surprise, parlait anglais, en plus de l'espagnol et du quechua ! Nous nous ferons également interviewer par des étudiants cherchant à savoir comment était traité le thème de l'écologie et la préservation de l'environnement dans d'autres pays ,thème qui semble assez absent au Pérou vu la quantité de déchets jetés n'importe où, y compris dans des endroits magnifiques. Une ville surprenante donc, de par toutes ces expériences, en si peu de temps en plus ! Et j'ajouterai que l'artisanat du coin est magnifique également, un village qui nous laissera une forte envie d'y revenir donc !


Huánuco, Huancayo, Huancavelica, de la selva a los Andes !


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Después de esta pequeña estadía bordeando la selva, empezaremos nuestro trayecto hacia lo desconocido (aún no había visitado esta zona) a través los Andes peruanos. No la había explorado mi primera vez en Perú ya que se supone que era peligroso , centro de las luchas entre Sendero Luminoso y gobierno en su época, y una vez más, no sentí para nada este peligro, y las carreteras eran muy buenas también.

Deseando ir a Cusco, pasaremos primero por Huánuco, principio de las montañas, pero también orientado hacia la selva amazónica, una ciudad transitoria donde permaneceremos muy poco, pero sin remordimientos, ya que no hay mucho que ver. Sólo será el tiempo de esperar nuestro próximo bus, a la noche, pero incluso así, nos dejará tiempo para descubrir la linda plaza, y un puente de piedra, bastante inusual en esas regiones.


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Y luego seguiremos hasta Huancayo, donde llegaremos al alba, teniendo que someternos de nuevo al difícil ritual de tener que encontrar un alojamiento barato, con la barriga vacía, ya que no hay gran cosa abierta antes de las 9h-10h… 😅 La búsqueda será un poco larga, ya que los alojamientos son un poco más caros que lo que encontramos hasta ahora, y pocas habitaciones se liberan antes de las 13h, pero al final encontraremos buena relación calidad-precio.

Huancayo no será un flechazo, pero encontraremos dos lugares para presentarnos, y EL único restaurante vegetariano de Perú (bueno vale, exagero un poco), por eso nos quedaremos unos días.

Descubriremos entonces el Café Colonial, en la plaza, de estilo muy "frecuentado por la buena sociedad" con su escenario donde se siguen los espectáculos de calidad (pero no siempre con mucha atención… ), y el café Imaginarte, muy agradable y con dueño muy simpático que respeta a los artistas.


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Nuestra estadía estará muy enfocada hacia la música ya que los alrededores no eran especialmente excepcionales, y haremos muy lindos ecuentros artísticos como esa cantante argentina que se volvió cantante por necesidad, un día en que ya no le quedaba nada de dinero en los bolsillos, y eso que tiene una tremenda voz y tremendo oído también, aunque no haya tenido la formación, o también ese guitarrista de Lima, a la vez rockero y amante del flamenco, que tenía bastante talento también. Un lindo popurí musical !


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Y como no sabíamos muy bien qué visitar, fuimos al único punto de interés del que se hablaba, el Parque de la Identidad, que se supone que era representativo de los pueblos de la zona, pero que era en realidad muy artificial, y sobre todo cuna de bodas los sábados a la tarde ! Era impresionante, una veintena de novios haciéndose sacar fotos en un parque de más o menos la talla de un estadio de fútbol ! Y cosa bastante extraña, los novios parecían todos bastante viejos… Extraño ya que los peruanos tienen más bien a los hijos jóvenes, pero sólo se casan más tarde parece, por lo menos en esta región.


Por fin, terminaremos por Huancavelica, donde, arrepintiéndonos, sólo pasaremos (hemos comprado los boletos antes de descubrir el pueblo), ya que fue un verdadero flechazo, una bella paréntesis ! El lugar es precioso, rodeado de montañas ,la arquitectura del centro es linda, y la gente es extremadamente amable y muy sensible a la música ! Se mostrarán muy generosos con nosotros, interesados, y hasta tendremos la posibilidad de hablar con un joven lustrador de zapatos, que, vaya sorpresa, hablaba inglés, además del español y el quechua !

También nos harán una entrevista estudiantes que buscaban saber cómo se trataba el tema de la ecología y la preservación del entorno en otros países, tema que parece bastante ausente en Perú visto la cantidad de deshechos tirados en cualquier lado, incluso en lugares magníficos. Una ciudad sorprendente pues, por todas estas experiencias, en tan poco tiempo además ! Y añadiría por fin que las artesanías de la zona son preciosas además, un pueblo que nos dejará con fuertes ganas de volver !

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Publié le 13 février 2020

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Ayacucho, dernière grande ville avant Cuzco, a un joli petit centre historique et une ambiance sympathique, mais nous n'y resterons en revanche pas longtemps . En effet, nous découvrirons que ce n'est pas une ville propice à l'art en public, plusieurs fois sommés par la police de partir, à peine installés, et les concerts dans des lieux privés ne se font que le week-end, rien en semaine…

Or nous y étions justement en semaine, et ne pouvions pas rester jusqu'au week-end, le temps nous pressant, et l'impossibilité de jouer dans la rue creusant notre budget.

Nous jouerons donc où nous pourrons, et pour ma part je ne pourrai pas danser, mais par bonheur un voyageur argentin rencontré par hasard et qui lui gagnait sa vie en jonglant aux feux rouges, nous donnera le tuyau d'un petit village bien tranquille, où pratiquer son art en toute tranquillité : Huanta. Par contre nous trouverons un hôtel d'un très bon rapport qualité prix, el Hotel del Sol, et nous rencontrerons aussi un musicien plus qu' authentique, et alcoolisé, tout à fait "gaucho" et totalement du coin, qui reconnaîtra, malgré les degrés d'alcool, tous les auteurs que Claudio jouait, et sa grande qualité musicale ! Un grand moment! :-)

En faisant des recherches, nous découvrirons, que sous ses airs d'amant de la bibine, c'était en fait effectivement un grand guitariste à son époque, mais qui sans doute a vu un certain déclin, peut-être dû à cette passion dévastatrice…

Un extrait ici:

D'autre part, nous découvrirons aussi qu'Ayacucho est une grande ville de musiciens, guitaristes notamment, qui perpétuent la tradition péruvienne et andine, mais on ne les verra pas beaucoup, cela se passe seulement en privé visiblement, c'est assez académique on dirait…

Pour continuer, Huanta donc, à une heure de route, fut une jolie découverte, et cela faisait du bien également de sortir de la ville ! Niveau musique, nous pouvions effectivement jouer où nous voulions, par contre niveau public, il y avait pas grand monde … Mais bon, on peut pas tout avoir ! Le village est très mignon et tranquille, avec une belle église et la particularité est que les jeunes, que nous croiserons à la sortie de l'école, contribueront pas mal à la musique !

Huanta 

De plus, nous tomberons sur une espèce de fête de village au marché, où une scène était installée, et nous aurons l'occasion d'aller parler au guitariste chanteur, avec qui nous finirons à boire une (ou plusieurs) bières, et improviser quelques notes. Un chaleureux moment où nous serons immergés dans cette culture musicale ayacuchena, très marquée par la guitare andine, (et un peu trop aussi par l'alcool, ce qui est parfois dommage).


Quelques extraits ?

Profitez! 

Enfin, nous assisterons également totalement par hasard à une sorte de manifestation, mais d'un genre tout particulier, une marche pour annoncer la fin du monde et l'importance de mener à bien une vie "sainement religieuse" pour y échapper… Assez hallucinant, et il y avait vraiment plein de monde en plus, surtout pour un petit village ! Bien évidemment, la plupart était des indiens, descendants de ceux qui avaient lutté contre les espagnols et l'évangélisation, oui oui, et qui maintenant ont eu un tel lavage de cerveau qu'ils luttent pour l'évangélisation ! Cela me rappelle un certain nombre de rencontres que j'ai pu faire et qui allaient dans ce sens, faisant assez peur, d'une nouvelle colonisation par l'église, évangélique surtout, et des témoins de Jéhova ! En effet, l'Amérique Latine étant pleine de coins un peu reculés et oubliés, pauvres, ils en profitent pour s'engouffrer dans la brèche, construire de belles églises (dans des quartiers où souvent seule l'église est belle, on voit qu'ils ont des sous), et "éduquer",répandre la bonne parole ! J'avais l'année dernière par exemple rencontré cinq jeunes, de divers horizons, Brésil, Espagne et autre, qui faisaient partie de ces brigades d'évangélisation, et étaient convaincus d'apporter la bonne parole, d'être des bénéfacteurs pour ces populations indigènes… C'était assez hallucinant de discuter de leur vision du couple, de la vie sur terre,etc qui est seulement dirigée par des actes à accomplir afin d'obtenir une belle vie après la mort…

😳😳😳


Heureusement le lendemain nous verrons également une marche, mais cette fois-ci celle des écoles, avec l'illustration de différentes danses du pays, beaucoup plus identitaire et qui faisait du bien au moral, en plus d'être trop mignonne !

C'est sur cette image et la rencontre du musicien que nous quitterons Huanta et Ayacucho pour aller à Cuzco, retrouver, pour ma part, et découvrir, pour Claudio, la Vallée Sacrée des incas, grâce à un chauffeur de bus au bon coeur, qui acceptera au dernier moment de nous faire monter, alors que nous n'avions les sous que pour un billet de bus, et non deux ! Voilà pourquoi je crois en l'humanité et en ces voyages !

🇪🇸VERSIÓN ESPAÑOLA🇪🇸

Ayacucho, última gran ciudad antes de Cuzco, tiene un lindo centro histórico y un ambiente simpático, pero sin embargo no nos quedaremos mucho tiempo ahí. Efectivamente, descubriremos que no es una ciudad muy propicia para el arte callejero ,ya que varias veces nos desalojó la policía,apenas instalados, y los conciertos en lugares privados sólo se hacen los fines de semana ,nada entre semana… Pero nosotros sólo estuvimos ahí entre semana ,y no podíamos quedarnos hasta el fin de semana ,apresurados por el tiempo,y la imposibilidad de tocar en la calle acabando con nuestro presupuesto.

Tocaremos entonces donde podremos, y en cuanto a mí, no podré bailar,pero por suerte, un viajero argentino que conoceremos por pura casualidad, quien se ganaba la vida haciendo malabares en los semáforos, nos aconsejará ir a un pueblo bien tranquilo , donde uno puede ganarse la vida con su arte tranquilamente. Sin embargo, encontraremos en Ayacucho un hotel de muy buena relación precio-calidad, el Hotel del Sol, y conoceremos también a un músico muy auténtico, y alcoholizado igualmente, totalmente gaucho y completamente de la zona, que reconocerá, a pesar del grado de alcohol en la sangre, a todos los autores que Claudio tocaba, así como su gran calidad musical ! Un gran momento ! :-) Y haciendo búsquedas descubriremos que, a pesar de su pinta de borrachín, era efectivamente un gran artista en su época, pero que sin duda enfrentó cierto declive, seguro que debido a esta pasión devastadora…


Un extracto acá :

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Además, también descubriremos que Ayacucho es una gran ciudad de músicos, guitarristas especialmente, que siguen con la tradición peruana y andina , pero no los veremos mucho, por lo visto sólo se pueden escuchar en privado, parece bastante académico…

A continuación, Huanta entonces, a una hora de Ayacucho, fue un lindo descubrimiento, y también fue agradable salir un poco de la ciudad ! En cuanto a la música, es cierto que podíamos tocar donde queríamos, pero en cuanto al público , era bastante escaso… Pero bueno , no se puede tener todo ! El pueblo es muy bonito y tranquilo, y la particularidad es que los jóvenes, que nos cruzábamos a la salida de la escuela, contribuían bastante a la música ! Además, nos toparemos con una especie de fiesta del pueblo en el mercado, donde habían instalado un escenario, y nos atreveremos a ir a hablar al guitarrista cantante, con el cual terminaremos bebiendo una (o más) cervezas, e improvisando algunas notas. Un cálido momento en que estaremos inmersos en la cultura ayacuchena, muy marcada por la guitarra andina , y a veces demasiado por el alcohol también, es un poco una pena.


Algunos extractos?

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Por fin, asistiremos también totalmente por casualidad a una especie de marcha, pero de un tipo muy especial, una marcha para anunciar el fin del mundo y la importancia de llevar a cabo una vida "sana religiosamente",para escapar de éste… Bastante halucinante, y había un montón de gente además, sobre todo para un lugar tan pequeño ! Claro está, la mayoría eran nativos, descendientes de los que habían luchado contra los españoles y la evangelización, sí sí, y que ahora, con tanto lavado de cerebro, luchaban para la evangelización ! Esto me recuerda a otros encuentros que pude tener y que iban en este sentido, bastante aterrador , de una nueva colonización por la iglesia, evangélica sobre todo, y también de los testigos de Jehova ! De hecho, estando América Latina llena de lugares aislados y olvidados, pobres, aprovechan para meterse ahí, construir lindas iglesias (lo único bien construido ahí, se ve que tienen plata), y "educar", difundir "la buena palabra". Había conocido el año pasado por ejemplo a cinco jóvenes, de diversos países, Brasil, España y otros, que formaban parte de estas brigadas de evangelización, y estaban convencidos de aportar la buena palabra , de ser benefactores para estas poblaciones indígenas… Era bastante halucinante hablar de su visión de la pareja , de la vida sobre la tierra, etc, que para ellos sólo está dirigida por actos que cumplir para obtener una buena vida después de la muerte…


Menos mal que al día siguiente también veremos una marcha, pero esta vez de las escuelas, con una muestra de los bailes típicos de cada zona del país, mucho más identitaria y que levantaba el ánimo , además de ser muy linda !


Es con esta marcha y el encuentro con el músico como dejaremos Huanta y Ayacucho , para volver a recorrer en Cuzco, y descubrir para Claudio , el Valle Sagrado de los Incas, gracias a un conductor de bus de gran corazón, que aceptará a último minuto dejarnos subir , a pesar de que tuviéramos dinero sólo para un pasaje, y no dos ! Por esto creo en la humanidad y en esos viajes !