Trekking Le Puy en Velay - Santiago de Compostela

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Partir du Puy en Velay direction St Jean Pied de Port puis GR10 vers Hendaye/Irun en Espagne puis le chemin du Nord Oviedo, ensuite le Chemin Primitif jusqu'à St Jacques de Compostelle puis Fisterra.
16 mai au 19 juillet 2018
65 jours
Dernière étape postée il y a 116 jours
Publié le 15 mai 2018

Mardi 15 mai 2018

Arrivée à 14h26 par le train depuis Dijon via Lyon à la gare SNCF du Puy en Velay. Départ prévu demain matin 7h de la cathédrale direction St Jacques de Compostelle GR65 pour 1800 km environ ... St Jean Pied Port puis j’envisage de relier Hendaye par le GR10 , ensuite le camino del Norte (chemin du nord) jusqu’à Oviedo puis le camino primitivo (chemin primitif) pour rejoindre Santiago de Compostela et enfin Fisterra au bord de l’océan au km 0 avec en tout, 75 jours estimés de randonnée si tout va bien.

Après avoir choisi mon premier gîte "Les amis de St Jacques" à 2 pas de la cathédrale , je suis accueilli par 3 Bénévoles super sympas qui m'expliquent le fonctionnement de cet hébergement en Donativo c’est à dire que vous donnez ce que vous voulez pour le couchage et le petit déjeuner et me donnent divers conseils pour le départ du lendemain matin.

La Ville du Puy en Velay  : la dentelle , les lentilles, le sirop de verveine
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Le Puy en Velay - Saint Privât d’Allier 25 km : départ à 8h15 de la Cathédrale du Puy avec 60 à 70 autres Randonneurs. Les conditions météo des jours précédents (neige importante en Haute-Loire) et la grève SNCF ont réduit le nb de départs depuis dimanche dernier et ce sont reportés ce matin . La météo du jour a été mitigée entre soleil vent et nuages mais température idéale et une arrivée à 15h au camping municipal de St Privât où j’ai sorti la tente pour la 1ère fois avec 3 autres Pelegrinos ... L’étape : Très Beaux paysages avec qq petites grimpettes avec mon sac de 18 kg... en guise d’échauffement. Demain direction Saugues avec 19 km environ. Ce soir la météo change , nous avons un peu de pluie histoire de s’amuser pour replier la tente demain matin. Plus que 1750... km ... Ouf, ça va mieux !!!

La descente devant la cathédrale et La Chapelle St Roch à Montbonnet 
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La nuit a plutôt été difficile sous tente à cause de la pluie, de l’humidité et pour finir le froid vers 4 h du matin. J’ai très peu dormi depuis mon départ... mais ça ne me gêne pas trop, je suis tellement heureux d’être là . Après avoir tout replié et mis dans des sacs plastiques tout mon matériel humide, j’ai repris le chemin à 8h de St Privât d’Allier à Saugues soit une petite vingtaine de km avec qq bons dénivelés comme à Monistrol-d’Allier . Le temps ayant été très menaçant durant toute l'étape. Je suis donc allé directement et sans traîner jusqu’à Saugues sans halte repas avec une arrivée vers 13h30 . J’ai fait le chemin avec Serge un Breton qui était au camping à St Privat avec moi. Par contre à Saugues j’ai choisi un hébergement au gîte d’étape communal (très bien) au sec alors que Serge lui allait de nouveau camper. Qui veut aller loin ménage sa ... je suis l’un des rares à vouloir aller à St Jacques donc je fais mes propres choix côté rythme , hébergement et je ne me laisse pas influencer par d'autres Pèlerins afin de ne pas m’écœurer dès les 1er jours ... Par contre pour le grand week-end qui approche avec le lundi de Pentecôte, il y a beaucoup de randonneurs et cela perturbe les possibilités de couchage en gîte pour les Pèlerins comme moi qui ne réserve pas à l'avance. Heureusement j’ai ma tente....

N’ayant pas d’appareil photo mais uniquement ma GoPro + IPad et portable, les transferts sur le blog sont difficiles d’autant plus que le Wifi est minable à cause que les murs du gite sont trop épais rien ne passe ... et Myatlas ne prend pas les vidéos. Je fais de mon mieux ...

Donc je suis dans la Margeride au pays de la bête de Gevaudan. Je voulais visiter le musée sur ce thème mais portes closes... faut attendre qu’un groupe s’inscrive. Dommage.

Merci de m’envoyer un peu de soleil, de la chaleur et moins de gadouille sur le chemin qui est toujours encombré par endroit d’arbres arrachés sous le poids de la neige des jours précédents.

Demain je marche en direction du site "Le Sauvage" ( on sera au moins deux) et plus précisément au hameau Le Rouget 25 km environ.

42,5 km au compteur ce soir Cool !!!

L’église et Tour des Anglais a Saugues en bas j’ai vu la bête de Gevaudan et le chandelier de St Jacques ...Hallucinations !!!! 
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Jeudi 18 mai 2018 : Départ 8h du gîte d’étape municipal ( très bien pour 13€) avec le brouillard. Très vite je monte sur un plateau en sous bois avec des blocs de granit un peu partout . L’étape est moins dur que la veille avec moins de dénivelés et donc je tire un peu plus sur la distance avec près de 29km. Sur le parcours je passe par Le Sauvage ancien hospital et ferme fortifiée puis par la Chapelle St Roch à Lajo classée au monument historique. J’ai réservé un lit et demi- pension dans un gîte à la ferme. Et qui je retrouve à l'arrivée ? Norbert un Pèlerin Allemand avec qui j'étais déjà dans la même chambre la veille. Renouant avec mes racines paysannes, j’ai suivi la traite des vaches à 18h30... petite ferme bio ... 50 ha donc le chemin de St Jacques est une bénédiction pour arrondir les fins de mois ... à 30€ la demi-pension / pers.

Le plateau avant Le Sauvage La Chapelle st Roch et la ferme Gîte La Croix de Plo avec de belles Montbéliardes ...
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Samedi 19 mai 2018 : Etape 29 km environ sous le beau temps avec pause à midi à Aumont - Aubrac .

A l’arrivée, je suis au km 100 depuis le départ du Puy en Velay.

Les jambes commencent à accélérer le rythme, encore qq douleurs au cou au niveau des trapèzes liées au poids du sac. Le moral est bon , j’avance...

Arrivée au lieu dit les 4 chemins , 2 gîtes : un complet et le second minable sale ... pas le choix sinon faut reprendre le chemin pour qq 8 km. Pas envie je reste là avec une Mamy 75 ans tout aussi déçue que moi et pas grand chose à manger (Un sachet de nouilles chinoises et une pomme ). Pour le régime y’a pas mieux....

Vues autour d’Aumont - Aubrac 
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Publié le 20 mai 2018

Dimanche 20 mai 2018 :

Depuis le temps que je souhaitais traverser le plateau de l’Aubrac à pied: j’y suis et en plus avec un temps superbe , pas de brouillard, ciel bleu et température idéale au départ.

27 km de paysages grandioses , de verdure à perte de vue et cette étape est vraiment à la portée de tous. De plus des navettes de bus "retour" sont misent en place pour éviter de revenir sur ses pas pour ceux qui voudrait si aventurer sur quelques jours.

Au milieu de l’étape se trouve le village médiéval de Nasbinals : Très joli et à voir absolument.

A quelques kilomètres de l'arrivée , j’ai bien cru que j’allais affronter l’orage sur les hauteurs du plateau, le ciel était très noir, avec des éclairs et tonnerre ce qui m’a fait vraiment accélérer la cadence en montée mais finalement juste des averses en arrivant à Aubrac.

Paysage du plateau d'Aubrac 

Petite galère pour trouver un hébergement à Aubrac car par principe je ne réserve pas à l'avance , je veux vivre mon aventure en toute liberté et pouvoir m’arrêter selon mon état de fatigue ou selon l'attrait des lieux ou du gîte qui se présente . Par contre, je me rends compte que les week-end en cette saison, il n'y a pas que des Pèlerins sur les chemins et donc plus de place au gîte d’étape d'Aubrac car un groupe à réservé l'ensemble du gîte d'étape donc pas cool pour les Pèlerins de passage comme moi... A défaut de place au gîte d'étape, l’hôtel de la Domerie à Aubrac qui gère aussi cet hébergement, me propose la cave de leur hôtel comme ultime solution . Après visite de celle-ci, j'ai renoncé vu l'état des lieux... Ressemblerais-je déjà à un Clodo comme l’aborde Jean-Christophe Rufin (Ancien Ambassadeur de France et écrivain) auteur de Immortelle randonnée où il raconte son aventure sur le chemin avec la part de dépouillement au fil des jours ... à lire très rigolo.

Finalement je trouverai de la place au Royal Aubrac, village vacances à un kilomètre environ d'Aubrac.

Pour les jours prochains , la météo prévoit encore de la pluie mais cela n’arrêtera pas le Pèlerin en direction d’Espalion.

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Publié le 21 mai 2018

Après une bonne nuit au Royal Aubrac dans un bon lit de 90 au chaud avec des draps propres ... pas besoin du duvet ... vous ne pouvez vous imaginer le luxe et entouré d’un groupe de motards du 21 Cote d'Or et plus précisément de Semur en Auxois.

Aujourd’hui j’ai tapé dur avec 32 km 9h de marche et 8h00 de bonheur car à la fin petit orage pas très méchant avec une averse. Du coup j’ai pris une journée d’avance et donc en bonus au cas où.

Sur le chemin j’ai trouvé ce clin d’œil même si je ne suis pas encore retraité ...

Joli nom de rue .... 


Étape très belle en Aveyron car on bascule du plateau de l’Aubrac à St Chely d’Aubrac vers la vallée du Lot à St Côme d’Olt puis Espalion c’est à dire de 1308 m d’altitude à 334m et donc une végétation qui n’a plus rien à voir. Beaucoup de descentes mais également bcp de grimpettes de qq centaines de m de dénivelé tout au long de la journée.

Je viens de trouver un gîte super chouette à Espalion "Gite du Vieux Pont" et comme son nom l'indique au pied du pont médiéval avec vue dessus . Je serai juste en compagnie de 2 jeunes asiatiques .

Demain direction Golinhac

Le Pont des Pèlerins à St Chely d’Aubrac et la bascule sur le Lot avec le pont miedeval d’Espalion 
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Publié le 22 mai 2018

Mardi 22 mai :

Étape de 27 km très variée avec du plat mais aussi de quoi mouiller le maillot avec 7h 30 de marche

Séquence frisson : le bâton de marche sur une belle couleuvre d’1,40m ...

Au milieu de l’étape se trouve le charmant petit village médiéval Estaing et son château repris par VGE et sa fondation .

En bas à droite Estaing 
Estaing et son château  
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Publié le 23 mai 2018

Déjà une semaine de marche et qq 200 km aux chaussures. Haute Loire, Lozère Aubrac Aveyron traversées avec mes petites gambettes : C’est incroyable lorsque je me retourne d’imaginer ce que je viens de parcourir et il me reste 1600 km...

Cette étape de 22 km est facile je dirais reposante surtout avec le beau temps. Le point d’intérêt c’est surtout l’arrivée à Conques village et abbatiale sublimes. Ce soir je rentre d’en l’ordre ou dans les ordres je ne sais lequel des 2. Je dors et mange à l’accueil pèlerins de l’abbaye Sté Foy de Conques , c’est un rituel du chemin nous sommes 91 à dormir en 4 dortoirs et Complet. Présentation et visite par frère Tuc ... je ne me souviens plus de son prénom mais vu sur internet celui qui joue du Johnny Haliday à l’orgue. Mémorable et à voir sur YouTube.

Conques dans l’Aveyron et en bas à droite une vue du paysage entre Golinhac et Conques 

Et en parallèle des prises de photos , je filme à chaque étape qq vues essentielles avec ma GoPro installée sur harnais . De quoi faire un beau montage j’espère pendant l’hiver prochain ( avec l’aide de Vincent si besoin ...).

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On ne peut faire ce chemin sans une halte à Conques et dormir à l’abbatiale , assister au spectacle ... Super.

Et ce matin 8h00 c’est un nouveau départ. Une bonne montée dès la sortie de Conques avec 300 d+ pour commencer et ensuite direction Decazeville autrefois célèbre pour ses mines de charbon et qui voit aujourd’hui tous ses commerces fermés.

Vue sur la campagne au-dessus de Conques et le Lot à l’arrivée à Livinhac le Haut 

Étape de 24 km et donc 230 km en cumulé. Météo changeante dans l’après-midi et avec une averse m’obligeant à rester en gîte en dur à l’abri.

Ce soir un accueil Pèlerins à 18h00 à Livinhac par Yvette et Angèle, deux petites Mamy quadra qui ont fait un gâteau et nous offraient un verre de sirop ... top les Mémés et cela permet d’échanger un peu d’où on vient ou on va... etc ...

Demain je rejoins Figeac

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Publié le 25 mai 2018

Fini l’ Aveyron et le Rouergue, me voici dans le Lot dépt 46 dans le Quercy plus précisément.

Étape de 25,5 km avec une bonne montée au départ de Livinhac puis plus calme mais je commence à ressentir un peu plus la fatigue et toujours un peu mal aux épaules avec le poids de mon sac. Ce soir massage au baume du Tigre : ça parfumera la chambre. ..

Si le changement est peu perceptible au niveau du paysage car nous sommes toujours pas loin de la vallée du Lot, c’est plus remarquable au niveau du patrimoine : on trouve les maisons , corps de ferme avec les tours et pigeonniers attenants.

Au niveau des Cheminants, beaucoup de changement depuis Conques car certains se sont arrêtés et d’autres démarrent et encore d’autres irréductibles continuent le chemin...

Un petit tour rapide dans Figeac qui est une ville médiévale très touristique. Je vous laisse juger sur les qq photos. Ça vaut le détour.

Demain , j’ai choisi de faire une variante . Certains d’entre vous connaisse ma spécialité pour faire des variantes sur les randos et marcher qq heures de plus .... jusqu’à la nuit ...

C’est marrant car en lisant le livre de JC Ruffin « Immortelle randonnée » sur son aventure sur le St Jacques, j’ai pu constater que c’est un spécialiste des variantes aussi et sa femme raffole aussi...

La variante prévue est de quitter le GR65 donc le St Jacques pour faire le GR 651 « la vallée du Célè » et qui va me faire passer par St Cirq Lapopie l’un des plus beaux villages de France et mis à l’honneur par Stéphane Berne dans son émission télévisuelle et ensuite rejoindre Cahors et le GR 65.

256 km aux chaussures ce soir.

En haut vues de St Jean Mirabel - Borie et Figeac 

Ma credencial ci-dessus qui se rempli doucement. Cela consiste à faire apposer un tampon à chaque ville étape ou lieux pittoresques. Tout le monde connaît cette pratique et à son tampon sous la main . C’est presque un concours à celui qui aura le plus beau tampon.

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Publié le 26 mai 2018

Ce samedi comme prévu j’ai quitté le GR 65 pour le 651 à partir de Béduer.

Cette variante va me conduire jusqu’à Cahors ou je retrouverai le GR 65 . Peu de monde a emprunté celle-ci alors qu’elle est citée dans beaucoup de livres , forums ...

Je pensais faire étape à Espagnac mais pas de camping finalement j’ai poussé jusqu’à Brengues et arrivé vers 16h30 au camping du Vieux Moulin . Top peu de monde ( 1 caravane et 1 tente et piscine pour moi tout seul ... quel bien pour mes mollets et donc l’étape de demain dimanche sera plus courte. Je suis content d’être au camping après plus de 10 jours en gîtes , possibilité d’avoir une piscine par contre on s’isole des autres Pèlerins.

Pour atteindre Brengues depuis Espagnac, j’ai dû monter monter pour être au dessus de la falaise d’où ces vues du village d’Espagnac en hauteur.

En haut milieu qq Pèlerins rencontrés ces derniers jours et vue d’Espagnac et mes gambettes ... 
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Après 3 jours sans wifi et peu de com avec Orange je reprends la mise à jour du blog.

Dimanche 27 mai Fête des Mères ( a ne pas louper)....

Étape dominicale loin d’être reposante. A plusieurs reprises le chemin va en haut des falaises sur les plateaux puis redescend à hauteur de la rivière puis remonte redescend ... Finalement arrivée à Sauliac au 1er gîte d’étape qui se présente vers 15h30.. un nouveau gîte ouvert en avril dernier et tout en bois type séchoir à tabac imposé par l’architecte, avec une vue imprenable sur la vallée.

Beaucoup de bories et constructions en pierres sèches

La vallée du Célè et le gîte de Sauliac  
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Étape très longue 37 km et sous la pluie en début d’après-midi à St cirq lapopie.

Qq belles montées également mais hélas j’ai plus filmé St Cirq Laponie ( caméra étanche) que de prises de photos.

Arrivée au gîte de Pasturat vers 17h alors que j’ai commencé la journée à marcher à 7h30.

Un peu d’animation avec des moutons du Quercy : je les ai rassemblé simplement sur qq paroles...ils sont sympa avec leurs yeux et oreilles noires.

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Publié le 29 mai 2018

Étape de 22 km de transition car c’est la fin de la variante de la vallée du Célè.

J’ai retrouvé le GR 65 du début à Cahors vers le pont Valentré ainsi que qq compagnons du chemin que j’avais quitté dimanche matin.

En faisant le bilan, je suis un peu déçu de cette variante et de St cirq Lapopie. Ça rallonge le trek d’une journée, bcp plus de dénivelés plus de fatigue ...

Je me suis payé une cure de Jouvence en étant hébergé à l’auberge de jeunesse de Cahors . Super structure datant d’un an au pied du pont Valentré avec cuisine en libre ou demi pension lingerie et une superbe terrasse en toiture donnant sur le pont et pour 17€50 la nuit...

La fatigue commence à se faire ressentir depuis hier avec de grosses étapes. Demain j’attaque ma 3 eme semaine sans aucun repos. Je compte sur la partie Tarn et Garonne , Gers pour récupérer un peu avec moins de dénivelés ... je verrai si je dois arrêter une journée.

J’ai pris la décision d’arrêter l’hébergement en tente et l’autonomie qui va avec afin d’alléger mon portage si je veux aller au bout. Plus que 1450 km...

Cela fait 2 semaines que je porte 18 kg sur plus de 350 km et pas sur la partie la plus facile pour utiliser 2 fois la tente avec pluie humidité, du temps pour replier une toile trempée, des nuits pas top , faut faire sécher la journée . on se coupe des autres Cheminants , de leurs ronflements , blagounnettes , la vie de pensionnat quoi ( vieux souvenirs).

Isabelle va m’apporter dimanche prochain avec Bruno et Gigi, mon sac de 50 litres :plus léger 1,7 kg à vide au lieu des 2,7 kg de mon sac actuel et en retirant la tente matelas et réchaud gamelle et autres objets inutiles il faut que je gagne 4kg à 5kg. Je vais voler après tel un drone...

ensuite je compterai plus que sur les hébergement en gîtes d’étape sinon bivouac si les conditions le permettent.

En haut à gauche la statue de Gambetta natif de Cahors , le Pont Valentré et l’auberge de jeunesse 
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Publié le 30 mai 2018

De retour sur le camino GR 65 à 7h30.

Avant de quitter Cahors, je voudrais simplement vous dire qu’il n’y a pas que Padirac et Rocamadour a visiter dans le Lot , il faut venir visiter cette petite ville de 22000 âmes avec bcp de sites à voir.

De plus Compostelle ne m’a pas encore enlevé mes mauvaises habitudes , je m’explique : il y avait une cave à côté du gîte, aussi j’ai été acheter une bonne bouteille de Cahors , rillettes etc ... et avec Erwan mon jeune colocataire de chambrée, nous avons dégusté avec bcp de plaisir ce fin breuvage en terrasse avec vue sur le Pont Valentré et cela à même attiré Pierre le gérant de l’hôtel qui est venu également partager notre table. ... et donc petite soirée sympa.

Revenons à l’étape du jour : Après une montée très raide au bout du pont Valentré avec des escaliers et marches parfois de 50 cm de haut, l’étape fût beaucoup plus agréable que les jours précédents et sans difficulté.

22 km au total en traversant de grands plateaux. Pour les amateurs Truffiers, ça sent l’endroit propice vu les petits chênes et autres arbustes.

Le temps ce matin était parfait pour les marcheurs, pas de pluie ni orage, ce sera pour cet après midi avec une petite averse et qq coups de tonnerre.

Arrivée vers 14h00 dans ce petit village très paisible qui petit à petit voit des dizaines de randonneurs envahirent tout au long de l’après-midi les gîtes. C’est le miracle economique du St Jacques...

Je suis au gîte « le nid des Anges » , c’est dans l’ancien Presbytère et donc le gîte touche l’église. Peut être verrrai je les Anges ronfler cette nuit ...

Demain direction Lauzerte

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Publié le 2 juin 2018

Jeudi 31 mai 2018

Dès le début de l’étape, je passe vers La Chapelle St Jean qui marque le milieu du parcours de la voie Podiensis c’est à dire mi chemin entre Le Puy en Velay et St Jean Pied de Port.

Ensuite autre endroit rendu célèbre grâce à l’émission de télévision Le Petit Rapporteur avec Jacques Martin , Pierre Prévost, Stéphane Collaro il s’agit de Montcuq ...

No comment 

Des borries

Et la montée à Lauzerte très beau village médiéval du Tarn et Garonne et oui j’ai changé de département. Aller voir sur internet ce village, ça vaut le détour.

Lauzerte (Tarn et Garonne) 

Gîte d’étape exceptionnel Le Tamba Ki chez Ana d’origine brésilienne. Super à tout niveau. Voir son site internet.

Gîte Le Tamba Ki chez Ana à Lauzerte 
Des compagnons du chemin Joseph à gauche et Jean-Marc à droite avec son chien et son proto qui le fait souffrir dans les montées..
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Publié le 2 juin 2018

Fini les vaches, place maintenant à la vigne, arbres fruitiers dont les cerisiers et polyculture. Les monts du Quercy s’éloignent de plus en plus, la plaine s’étale à perte de vue devant moi et rassure mes petites gambettes.

De très beaux pigeonniers apparaissent en vue :

Pigeonnier en quittant Lauzerte à qq kilomètres  

Arrivée à Moissac après une longue et fatigante étape de 28 km environ, dépôt de mon sac à l’accueil pèlerins et visite du Cloître et abbaye. Magnifique !!!!

Ensuite je monte au gîte d’étape « la petite lumière » dans les hauteurs de la ville : Gîte pas top côté propreté avec des chats partout qui viennent manger sur la table notre dessert que nous venions d’acheter avec Joseph ...

Le cloître de l’abbaye de Moissac 
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Publié le 2 juin 2018

J’ai passé la Garonne aujourd’hui et arrivée de l’étape à Auvillar charmant petit village médiéval dans le Tarn et Garonne entre Agen et Montauban.

C’est mon étape la plus facile depuis de début de mon périple avec 20 km environ et le long du canal « Entre deux mers » et parallèle à la Garonne.

Étape tranquille afin de récupérer de la veille et se préparer à celle de demain avec 32 km.

Demain dimanche après midi à mon arrivée à Lectoure , Isabelle Bruno et Gigi viennent me rejoindre pour marcher la semaine prochaine avec moi. Cool !!! et en plus je vais vider mon sac ... voir mes étapes précédentes...

Auvillar (Tarn et Garonne) 
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Publié le 4 juin 2018

Dimanche 3 juin 2018 : Grande étape pour ce jour dominical avec plus de 32 km à parcourir sous un temps menaçant . Avec Joseph nous avons réalisé celle-ci en un peu plus de 6h00 avec toujours mon sac de 18 kg sur le dos...

Paysages vallonnés avec quelques passages dans la boue suite aux orages de la veille.

J’ai franchi le département du Gers , fini le Tarn et Garonne...

Autre événement important prévu ce dimanche : 3 nouveaux Pèlerins sont venus me rejoindre pour une semaine. Il s’agit d’Isabelle ma femme, Bruno et Gigi un couple d’amis de Rouen. La cadence va ralentir un peu à mon plus grand bonheur, mais surtout Isabelle m’apporte mon sac de 50 litres et je vais pouvoir abandonner ma tente, matelas, réchaud dans la voiture de Bruno .... et mon gros sac de grande randonnée de 70 l et passer avec un portage à 10 - 11 kg environ. Ouf enfin après 20 jours et qq 480 km de souffrance...


Étape à Lectoure jolie petite cité

Château de Flamarens à gauche 
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Publié le 4 juin 2018

Lundi 4 juin

Me voici bien accompagné Isa Bruno et Gigi devant le gîte le Boudoir à Lectoure. Fini les nuits en dortoir en célibataire avec ronflement et autre bruitage humain non maîtrisé la nuit dans les draps ... en collectivit, me voici en chambre d’hôte... quel luxe !!!! Ça va pas durer ....

Petite étape sympa de 20 km dans un joli paysage avec qq vues qui rappellent la Toscane avec de jolies fermes entourées de cyprès...

Étape dans la bonne humeur , malgré qq passages sous plus de 20 cm de gadoue très glissante et qui me vaudra une petite chute emporté par le poids du sac malgré qu’il soit léger cette fois ci.

Arrivée à La Romieu : une vue superbe sur le monastère au loin tout en traversant les plantations de pruniers et en longeant un magnifique parc .

Pas de rébellion des 3 Pèlerins accompagnateurs cette fois-ci à l’arrivée ( il n’y avait pas de variante ... ) . Ils sont prêts pour l’étape du lendemain car à l’arrivée nous allons dans une ferme auberge en demi-pension avec dégustation à volonté d’armagnac. Normal c’est un viticulteur... et il verse bien . Je vais lancer la compétition avec ma Mirabelle contre Armagnac.

Ce soir nous dormons au Couvent de La Romieu et j’ai retrouvé des Pèlerins des jours précédents. Nous avons décidé de faire repas en commun dans la cuisine en libre service du couvent.

La Romieu dans le Gers son Cloître, parc , couvent  
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Mardi 5 juin

Après une bonne nuit au couvent ... avec repas en commun avec qq Pèlerins sympas rencontrés les jours et semaines précédentes, Nous avons (Isabelle Gigi Bruno et moi) repris le chemin (GR 65) en direction de Condom puis Larressingle. Attention cette fois ci ça rigole plus nous sommes au pays des 3 Mousquetaires et D’Artagnan et de l’Armagnac Floc de Gascogne .... sans oublier les confits ....

La Tenareze dans le Gers 

Le temps n’est top, une averse le matin puis des trombes d’eau l’après midi. Nous arrivons à la ferme auberge du Tollet complètement trempé y compris l’intérieur des chaussures . Le GR est noyé, de la boue coule partout dans les champs ... mais le moral ne faibli pas d’autant plus que nous sommes en demi-pension avec dégustation à la cave du viticulteur Alain d’Armagnac , floc de Gascogne , vins ... cool !!!

En haut Larressingle : Toute petite cité fortifiée

En bas à gauche Condom et les Mousquetaires et à droite Alain notre hébergeur viticulteur éleveur bio de la ferme du Tollet et Gigi très attentive ...

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Publié le 7 juin 2018

Dur dur : les pluies diluviennes de la veille ont envahi le chemin. Le pont de Lartigue est inaccessible, pas possible de passer. Nous allons contourner une bonne partie de l’étape par les petites routes par prudence. Nous devons être à Eauze en fin d’après-midi.

Le Pont de Lartigue sur le chemin de Compostelle  


Le vignoble de Gascogne  
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Publié le 7 juin 2018

Soirée étape chez Laurence notre hébergeur en chambre d’hôtes Lou Parpalou à Eauze 👍

20 km pour cette étape. Malgré la pluie qui a tombé encore cette nuit, nous décidons de reprendre le tracé du GR de Compostelle et ne plus contourner par la route. Nous allons avoir qq passages délicats mais ça passe. Le temps se remet au beau et chaud en milieu de journée, ça change toute la vision du St Jacques : A nouveau nous retrouvons des Cheminants tout au long de l’étape.

En haut à droite Arènes de Manciet : on sent le rapprochement du pays basque  . En bas droite champs de maïs sous la boue 

Ce jeudi soir je suis à 570 km du Puy en Velay. Les Pyrénées approchent...

Demain dernière étape pour Isa, Gigi et Bruno et qui doit nous conduire à Aire sur Adour avec 28 km .

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Le beau temps est revenu ... mais pour combien de temps ...

Étape de 28 km avec la fin du paysage de Gascogne et d’Armagnac. Nous descendons dans la plaine de l’Adour et ses champs de maïs et nous voici à l’arrivée de l’étape dans les landes à Aire sur l’Adour.

Isabelle et Gigi ont trouvé cette étape plutôt longue mais ont tenu le choc et leurs pieds ont plutôt chauffés sur la fin.

A mi-étape, très belle vue sur la chaîne des Pyrénées enneigée.

J’espère qu’en prenant le GR10 de St Jean Pied de Port à Hendaye je n’aurai pas trop de neige .

Je constate ce soir que beaucoup de Pèlerins arrêtent à St Jean Pied de Port ou Roncevaux et nous sommes peu nombreux à continuer jusqu’à Santiago et encore moins par la voie du Nord comme j’ai choisi. Ce soir je suis rassuré car en échangeant avec Alejandro le patron du Gîte, il m’a confirmé qu’ Espagne sur la voie du Nord et Primitive, j’aurai moins de monde, des accueils plus sympas en gîte que sur le chemin français , des tarifs moins élevés et de beaux paysages de montagne, mer ...

Vue au loin des Pyrénées... quelle satisfaction... 
La fin du vignoble gascon. 
En bas à gauche le gîte La maison des Pèlerins  

Arrivée à l’Aire sur l’Adour, retrouvailles dans la ville avec d’anciens compagnons du chemin: Joseph, Nathalie, Patrick, et Marie-Claude et Gilles. C’est la magie du chemin on se quitte puis on se retrouve x jours plus tard .

A table on retrouve toutes nationalités : Allemands, Belges, Américains, français et Espagnol avec Alejandro notre hébergeur .

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La journée commence avec le départ d’Isabelle Bruno et Gigi. Dur dur après 6 jours de randonnée ensemble. Ils auront une bonne vision du St Jacques car dès la 1ère heure ils auront goûté à la boue , moustiques et ensuite pluie et pour finir jeudi et vendredi sous le soleil.

Moment des séparations avec  Bruno, Gigi Gérard (Bruxelles) et Isa devant le gîte d’Aire sur l’Adour 

La moitié de l’étape se déroulera dans la plaine de l’Adour c’est à dire au milieu des champs de culture de maïs. Je m’interroge sur les plants plus petits tous les 4 rangs : est-ce des plants mals ou femelles et les fameux « castreurs » de maïs... mes réflexions vont bon train mais sans réponse. Je constate qu’ici les agriculteurs piochent mécaniquement entre les rangs de maïs et avec apport d’engrais .

La culture du maïs de semence dans la plaine de l’Adour 

Ensuite après Miramont-Sensacq le paysage change à nouveau et devient un peu plus vallonné

Entre Miramont-Sensacq et Arzacq la vallée du Moulin 

La plupart des Pelegrinos s’arrêteront à Pimbo afin d’avoir une étape de 24 km, je poursuivrai jusqu’à Arzacq Arraziguet après plus de 30 km afin de profiter de tous les commerces car à Pimbo c’est le désert , aucun commerce juste des gîtes en demi-pension. Ce soir je suis hébergé au gîte communal d’arzacq en dortoir de 4 avec cuisine libre service . Fini les nuits en couple en chambre d’hôtes ... retour aux nuisances sonores nocturnes ... boules kiess.

Petit problème de randonneur : Après qq 630 km mes chaussures achetées en début d’année Au Vieux Campeur à Lyon commencent à donner des signes de faiblesse : un renfort de semelle commence à se décoller. J’ai des doutes pour la suite de l’aventure, il me reste qq 1200 km à parcourir dont la plus grande partie en montagne . J’appelle le Vieux Campeur, et cela m’irrite un peu avec « notre magasin le plus proche est à Toulouse » eh couillon j’en suis loin et j’y vais comment ??? ou alors « faudrait les faire recoller durant une nuit complète » c’est ça il y a des coordonniers tout le long du chemin ... j’envoie une photo avec explications par mail , ils doivent me rappeler avant 19h et finalement c’est moi qui rappelle à 18h45 mais là le Responsable n’est pas dispo il est avec des Clients et doit fermer le magasin ... j’ai bon insister malgré ma Carte club du Vieux Camp en vain . J’ai plus qu’à croiser les doigts que ça tienne. J’ai proposé dans mon mail un échange en poste restante par La Poste pour mon passage jeudi prochain à St Jean Pied de Port mais vu leur réactivité je crains être en Espagne et les chaussures toujours à Lyon... sinon je rachèterai une paire à SJPP .

Vive les commandes chez les spécialistes au lieu d’internet pour le sav...

Demain dimanche, promenade de 30 km pour rejoindre Arthez de Béarn. La chaîne des Pyrénées se rapproche de jour en jour . La pluie se remet à tomber ce soir mais elle n’arrêtera pas le Pèlerin.

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Un point depuis mon départ du Puy en Velay :

Départ le 16 mai dernier soit 26 jours de marche sans interruption .

656 km de parcourus soit une moyenne globale de 25,2 km / jour.

Il me reste une centaine de km pour atteindre St Jean Pied de Port et prévu normalement pour jeudi prochain.

Aujourd’hui dimanche, l’étape a sapé le moral de plus d’un pèlerin : j’ai eu la pluie une bonne partie de l’étape et aussi profite d’hangars agricoles pour me mettte à l’abri et faire mes pauses.

Pour le pique-nique, je suis allé au gîte communal de Pomps me réfugier au chaud et j’ai retrouvé au surprise , Marie-Claude et Gilles un couple Ch’timi de Lille très sympa . Le hasard fait que nous nous retrouvons très souvent pour la pause du midi.

L’étape a donc été très très boueuse par endroits. Je ne m’y habitue pas même si c’est ainsi depuis le départ . Le paysage est très vallonné, nous sommes dans le Béarn département des Pyrénées Atlantiques no 64.

Pour les gaziers je suis à côté de l’ancien site d’extraction du gaz de Lacq. Ce site est reconverti dans la pétrochimie avec la fabrication de fibres. C’est le plus gros employeur dans la région.

Peu de photos compte tenu de la météo

À gauche le moulin de Louvigny au centre le lac d’Arzacq 

Demain je vais à Navarrenx jolie petite bourgade médiévale mais la météo reste dégradée jusqu’à jeudi prochain ...

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Dernière et belle étape dans le Béarn avec 32 km avec un temps parfait des éclaircies sans trop de chaleur et qq gouttes à l’arrivée normal je suis à Navarrenx (se prononce NavaRince).

Beaucoup de petites grimpettes tout le long du parcours pour passer d’une vallée à l’autre mais beaucoup de route et qq passages dans la gadoue avec toute l’eau tombée hier soir.

Le camino et sa gadoue sur les pentes ... vive les bâtons 

Sur le parcours , on passe à côté de l’abbaye de Sauvelade

Abbaye de Sauvelade 

Les Pyrénées Atlantiques se rapprochent et semblent moins enneigés plus on se rapproche se St Jean Pied de Port.

Une cabane à café en donativo c’est à dire qu’on donne ce qu’on veut , pour faire la pause avec une multitudes d’ardoises accrochées au grillage sur lesquelles on peut lire des citations en français en anglais du genre:

Pause café du Pelegrinos et occupation méditation... 
Mes copines à biogaz  

Arrivée à Navarrenx au cœur de cette petite forteresse pour dormir au gîte communal dans l’ancien Arsenal.

Navarrenx dans les Pyrénées Atlantiques 

Demain je suis en étape de récupération avec seulement 20 km .

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Mardi 12 juin. J’ai dépassé les 700 km aux mollets 706 exactement.

Après le Béarn, me voici dans le Pays Basque et depuis ce matin’ cest sous une pluie battante et ininterrompue que j’ai marché. Cette petite étape de 20 km a sapé le moral de beaucoup de Pelegrinos. Dommage.

Au départ de Dijon, j’ai pris l’option de ne pas prendre mon poncho à cause du poids de mon sac mais uniquement ma veste coupe-vent Goretex et un poncho d’urgence en toile plastique genre sac à poubelle et il m’a pas mal protégé malgré sa fragilité car la plupart de ceux qui avaient des ponchos ou capes étaient trempés. Par contre les chaussures bien qu’en Goretex se sont transformées en de véritables éponges et très difficiles de les faire sécher. Je crains qu’elles soient encore mouillées pour partir demain matin.

Paysage de pluie ... 

Les fossés , rivières et l’eau dans les champs débordent de partout, je dois contourner certains passages du GR car c’est inondé mais pas toujours facile d’avoir les infos sur l’état du chemin auprès des habitants.

Mais si le soleil n’est pas dehors il est au gîte de la ferme Bohoteguia à l’entrée d’Aroue. Je n’avais rien réservé en partant de Navarrenx mais en arrivant à Aroue-Ithorots-Olhaïby, je suis rentré dans le 1er gite du village , une ferme, et là grandiose : on me propose le dernier lit qui reste , la lessive et séchage du linge gratuit , la demi pension, pdj pour 35€ et si besoin les produits locaux de la ferme .. de quoi garder le moral. Repos tout l’après-midi et nous sommes ce soir 27 Pelegrinos à table et dans la bonne humeur.

Au cours du repas, je suis intervenu auprès de Jacques , un Belge, pour lui remonter le moral car il a lancé un défi vis à vis d’une association, genre telethon , de faire le St Jacques depuis le Puy en Velay à 70 ans , en 70 jours pour 70 € par jour reversés à cette association et là compte tenu des jours successifs entre boue et pluie il se pose bcp de questions pour la suite. Il a été un peu surpris par ma détermination pour repartir demain de plus belle ... vendredi il va faire beau temps et nous serons tous à gravir les Pyrénées... on ne fait pas tout ce chemin pour arrêter là à cause de la pluie.

En ce qui concerne mon problème de samedi dernier au sujet de mes chaussures qui donnent des signes de faiblesse avec le décollage du renfort de la semelle, j’ai réussi à convaincre le vieux campeur de Lyon de m’envoyer une paire à l’office de tourisme de St Jean Pied de Port pour échange au titre de la garantie. Ça n’a pas été tout simple y compris avec le Responsable du magasin... mais bon le colissimo est parti ...

Le gîte Bohoteguia à Aroue-Ithorots-Olhaïby - Pays Basque 
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Publié le 14 juin 2018

Départ d’Aroue à 9h00 pour éviter qq averses et j’ai eu raison par rapport à ceux qui sont partis à 7h30 et ont commencé la matinée trempé . L’état des rivières, ruisseaux, fossés m’obligent à contourner la 1ère partie du chemin en prenant les petites routes et éviter les points bas du GR.

Les rivières grossissent très vite et menacent de déborder  

Ensuite le chemin m’emmène vers La Stèle de Gibraltar: je voulais passer par ce point symbolique qui relie 3 chemins qui mènent à St Jacques en France c’est à dire la voie de Tour, la voie de Vezelay et la voie du Puy en Velay.

La Stèle de Gibraltar  

Ensuite une grande montée vers le plateau où se trouve La Chapelle de Soyartz . Dommage je suis sous la pluie , brume , nuages alors que le lieu est superbe. Arrivé à la Chapelle , je devrais découvrir la chaîne des Pyrénées en vain.

Montée du chemin vers La Chapelle de Soyartz 
La Chapelle de Soyartz 
La table d’orientation  
Dommage la chaîne des Pyrénées est dans la brume 

Quelques difficultés pour trouver de la place en gîte à Ostabat-Asme, je suis avec Timo un jeune allemand d’une trentaine d’années avec qui j’ai passé qq soirées. Nous trouverons 2 chambres d’hôte avec grand lit pour le prix de lits en dortoir c’est Top . Nous sommes 4 pèlerins dans ce gîte , les propriétaires n’habitent pas sur place. Timo et moi cuisinerons et mangerons ensemble tandis que les 2 autres préfèrent manger au resto.

Le feu dans la cheminée ne réussira pas à sécher totalement nos chaussures.

Demain départ pour St Jean Pied de Port.

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Fin de la première partie et donc de la Voie Podiensis dite voie du Puy en Velay.

C’est avec une certaine émotion que j’ai franchi la porte St Jacques ce midi à St Jean Pied de Port après 755 km et 30 étapes. Le temps a passé très vite , les rencontres très enrichissantes , et beaucoup de plaisir et envie d’aller au bout.

Côté «petits bobos » : pas de blessures ampoules et autres au pied , je les cajole tous les soirs et matin à la crème Nok , une côte flottante fêlée lors de ma chute dans la boue il y a 10 jours . C’est douloureux la nuit mais ne me gêne pas pour porter mon sac ni marcher sauf si je tousse ou saute des marches.

Côté matériel : 1 paire de chaussures hs et chaussettes et tee-shirt usés et fin du matériel de camping avec changement de sac .

Côté météo : de tout , de la neige , du beau temps, des orages, des averses et le deluge !!!

Les photos de l’étape du jour : les maisons typiques

Les maisons basques, un fronton 
Mon gîte Buen Camino chez Marie Estelle  
À différents endroits l’association Les amis du St Jacques plantent des arbres fruitiers pour les pèlerins  

Beaucoup de pèlerins profitent de leur forme et d’être chaud pour commencer la première étape du chemin Français en Espagne ( camino Frances) et faire l’étape St Jean Pied de Port - Roncevaux. Ce sera plus facile pour eux de reprendre la prochaine fois à Roncevaux et éviter les 1300 m de dénivelé positif s’ils partaient de SJPP.

Si beaucoup terminent ce soir ou demain, par contre beaucoup de nouveaux pèlerins marcheurs arrivent à St Jean Pied de Port et des Jeunes, normal la fin des cours en fac explique cela.

Nous sommes peu nombreux à poursuivre l’aventure ( moins de 10%) au bout et encore moins à rejoindre Hendaye . Timo et Ben 2 jeunes allemands ont choisis le même parcours que moi. Nous devrions nous revoir dans les prochaines étapes.

Ce soir , je retrouve les Compagnons de chemins , de chambrée au resto . C’est sympa et ce blog va permettre à chacun de suivre ma progression mais également pour ceux qui continuent, d’envoyer des commentaires et dire ou ils se trouvent. Ah si nous pouvions nous retrouver ensemble à Santiago ou Fisterra ce serait génial. A suivre

Les Compagnons du Chemin ... 

Quant à St Jean Pied de Port, petite ville que je connaissais déjà , est toujours aussi touristique .

St Jean Pied de Port  
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Avant de commenter cette 2ème partie de mon parcours, je tenais à tous vous remercier du fond du coeur pour vos petits commentaires, messages d’encouragements et sans oublier Isabelle, ma petite femme chérie, pour sa compréhension, son soutien et surtout qu’elle gère tout le quotidien en plus de son travail pendant mon absence : les pelouses, jardins , paperasses , pannes , maisons .... j’ai cette chance que d’autres couples ne supporteraient peut être pas une absence aussi longue, j'en suis conscient et mes enfants et Petits Enfants qui me manquent aussi.

Continuez ainsi a m’envoyer vos commentaires... vous êtes ma dopamine...

J’ai donc attaqué la première étape de cette liaison St Jean PP - Hendaye via Le chemin de grande randonnée le GR 10 qui va d’Hendaye (Atlantique) à Banyuls dans les Pyrénées Orientales au bord de la Méditerranée . Il y a qq années avec mes Amis Bruno et Dominique présents sur ce blog, nous avions déjà randonné sur ce GR de Font Romeu à Banyuls . Ainsi j’aurai fait les deux extrémités de ce GR.

Hier soir , à St JeanP , c’était donc les séparations et ce matin je suis parti avec Timo le jeune Allemand sur le GR 10 tandis que tous les autres Pèlerins se dirigeaient vers la montée de Roncevaux. Pour moi et Timo, l’ambiance du chemin de Compostelle est retombée , nous sommes sur un chemin de randonnée et croisons que des randonneurs avec qui nous échangeons qq paroles mais les objectifs ne sont plus les mêmes.

En 3 heures nous sommes passés du centre de St Jean PP au sommet du Munhoa à plus de 1021m d’altitude mais dans la brume . Ensuite nous avons regagné St Étienne de Baigorry vers 14h00 en traversant l’alpage du pays basque au milieu des troupeaux de moutons et vaches. Très bel alpage.



avec Timo le jeune Allemand au sommet  du Munhoa

Timo est parti seul de Munich à pied le 4 avril dernier et va à Santiago aussi.

Pas possible de télécharger et poster mes photos, le wifi est trop faible.

Demain St Étienne de Baigorry à Bidarray

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Je profite enfin d’avoir du wifi et de temps pour reprendre mon blog

Beaucoup de changements depuis ce samedi: en raison de conditions météo défavorables et de conseils des habitants du coin, j’ai décidé de ne pas prendre le GR10 pour faire l’étape St Étienne de Baigorri - Bidarray. De la pluie et une forte brume sont au départ ce samedi matin. Prendre des risques sur cette ligne de crête très étroite pour ne rien voir, c’est bon j’ai déjà donné. Timo et Szimon feront de même . Donc je file sur une variante dite la voie « Nive » qui se trouve plus bas que le GR10 et qui m’emmène à Bidarray. Pour mettre un peu de piment à ce changement ou à cette variante, je décide d’aller plus loin et donc à Espelette. Cela rallonge l’étape d’une dizaine de km mais je ne veux pas m’éterniser sur cette liaison. Au total ce sera au moins 35 km de parcourus pour arriver vers 19h00 à Espelette et bien failli ne pas avoir d’hébergement car le gîte municipal est fermé pour cause de punaises de lit et donc en cours de traitement.

Le beau temps est revenu en milieu d’après-midi... 
En arrivant à Espelette avec Timo et Szimon. 
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Publié le 19 juin 2018

Nouveau changement en ce dimanche de la fête des Pères...

Pluie et brume comme d’hab au levé. Je décide d’abandonner définitivement mon idée de GR10 et de filer le plus vite possible en direction Hendaye/Irun début du Camino del Norte . L’ambiance du Compostelle me manque , nous sommes seuls avec Timo et Szimon. En quittant le gîte à Espelette, je leur fais part de ma décision d’aller jusqu’à Irun malgré les km à parcourir. Ils décident de rejoindre le GR10 en faisant 2 étapes pour aller à Irun. Nous nous séparons et c’est ce blog qui va les tenir informé de ma position sur le Norte. Le mauvais temps sera comme le samedi, pluie le matin et amélioration pour l’après-midi.

Je marche toujours sur la voie « Nive » qui va de St Jean Pied de Port à Bidassoa (Hendaye) sauf qu’un Pépé du coin m’a conseillé de descendre à St Pee sur Nivelle pour rejoindre Ascain et cela va m’ajouter 5km de plus à ma journée soit entre 38 à 40km... de la folie... mais sans regret. Étant seul la cadence est élevée, je pensais m’arrêter à Urrugne si la fatigue se faisait sentir sauf qu’à Urrugne il n’y a rien, je continue jusqu’à Hendaye puis Irun soyons fou !!! je franchis le Pont de la Bidassoa qui marque la frontière entre la France et l’Espagne et je vais à Irun . Grande émotion car là commence ma troisième partie de mon aventure. J’arrête une personne pour qu’elle me prenne en photo mais hélas elle ne parle pas Français et ne sait pas se servir de ma tablette ... oups je deviens un étranger il va falloir s’adapter très vite. Un ptit jeune me sauvera la mise en me prenant en photo...

Ensuite je dois rejoindre une adresse pour une Albergue (auberge) il est 19h je n’ai rien réservé comme très souvent, faut pas que je traîne mais Irun c’est pas une petite ville... j’arrive des montagnes... je passe juste à côté d’une fête foraine immense avec toutes les sirènes et hurlements qui vont avec ... aïe aïe aïe, je me sens un peu ermite avec mon sac à dos mes pompes encore un peu sale... finalement je trouve un couple qui comprend mon charabia et sait me dire droite et gauche et tout droit. Je suis sauvé !!!

J’arrive à l’albergue qui fonctionne en donativo c’est à dire vous donnez ce que vous voulez en fonction de vos moyens ( il y en a bcp sur le chemin). Je suis très bien accueilli, il y a un lit ouf!!! , je suis le seul français mais tout va bien et j’irai même voir le match de foot au bistrot du coin en mangeant un petit morceau bien mérité.

Dure journée mais je suis en Espagne, j’ai gagné encore 2 jours sur mon planning . Demain sera un autre jour et j’aviserai si je prends ou non un peu de repos.

Vue sur l’océan en bas à droite, j’approche.... 
Je change de statut, je vais être un étranger sur le Compostelle.... 
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Ce matin, les jambes vont bien , je vais faire l’étape prévue avec passage par le mont Jaizkibel 543m .

Et comme tous les matins, pluie et brume. Finalement je ne verrai rien de la vue à 360° du haut du Jaizkibel (mer, Hendaye Irun et pays basque France Espagne.)

Intermittences de soleil nuages et petite pluie l’après-midi. J’aurai de très beaux passages en bord de mer au milieu des fougères.

Je passe par Pasaia où je prendrai un petit bateau (bac) pour franchir l’estuaire . J’ai une pensée pour Patrick, Manolita et Isa car nous avons déjà visité ensemble ce village de pêcheurs. Patrick ancien Patron de pêche (chalut) venait accoster dans ce port et nous avait expliqué son métier justement à Pasaia. J’adore écouter Patrick me raconter cette vie de marins car dans notre Bourgogne Franche-Comte Rhône Alpes Auvergne, nous sommes loin de ces métiers de la mer. Bisous à eux les Retraités... sauf Isa ...

Arrivée à San Sebastian, ce sera la galère pour trouver un gîte car tous ne sont pas ouverts et peu d’hébergements sauf hôtels. Je passerai 2 heures à chercher monter descendre la ville et pour finir en auberge de jeunesse La Sirena.

Je connais San Sebastian, son Cristo, son Aquarium ses bars à tapas où les espagnoles jettent tout par terre I am choqing Isa et moi et les enfants à l’époque : on ne comprenaient rien , on se servait, personne ne notait ce qu’on avait pris, on buvait, on avait peur de s’en tirer un max côté prix et puis non ...

C’est une ville qui vaut une halte.

En haut le mont Jaizkibel puis Pasaia et passage en barquetta de l’autre côté et en bas San Sebastian et playa la Concha 
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Mardi 19 juin

De plus en plus de Pelegrinos sur le camino, ça rassure.

Un léger crachin au départ et une journée sous les nuages mais pas trop chaud pour marcher. Il y aura quelques petites grimpettes au programme de la journée avec un max à 314m au dessus de Orio.

Je mène la cadence pour arriver si possible au « Gran Camping de Zarautz » pour manger soit 23km.

Je connais ce camping pour avoir passé une semaine de concentration Européenne de caravanes ERIBA il y a 8 ans environ. Je suis arrivé à 11h45 au resto du camping. Problème : ils sont encore dans les cafés... le patron me dit 12h30 . Et moi ben non ! pas grave je vais à Zarautz ou Getaria... et là la magie espagnole surgit, no! no! une chalad! si! thon! si pour 10€ . Je réponds ok mais vine tinto - réponse Si si vino tinto. J’ai mangé non seulement la salade tomates, thon puis frites 2 escalopes de viande puis déssert puis café avec une bouteille de vin rouge ... le top.

Après ce bon repas , la descente sur la plage de Zarautz et rejoindre Getaria c’est fait tout seul . Ça change des boites de pâté, salades niçoise,mexicaine, des autres jours.

Très belles plages à Zarautz avec son golf.

A 14h30 je serai à l’albergue de Getaria. Les formalités classiques : carte identité, la credencial pour tampon, paiement, consignes, douche et YOUPi y’a du wifi correct et j’ai du temps devant moi . Ça me repose un peu.

Demain je fais une petite étape de 17 km en récupération. Je préfère marcher un peu moins plutôt que de ne rien faire.

Parfois j’ai envie de laisser tomber mon sac et courir en trail sur l’étape : est-ce pour aller plus vite ? Une envie de défouler mes jambes ? bizarre comme sensation .

À mon retour il faudra que je passe par la case kine, osteo ... pour remettre le Pèlerin droit comme son bourdon.

J’ai basculé côté km avec plus de 900 km . Santiago se rapproche de jour en jour.

Orio et environs et une ferme sous ma vue mais sans biogaz hélas...
Vue du chemin qui descend du camping vers la plage de Zarautz 
Zarautz 
En bas Getaria 
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Publié le 20 juin 2018

Enfin un départ ce matin sous un beau ciel bleu, que du bonheur et cela me donne davantage d’énergie pour cette petite étape de 18 km en guise de récupération mais avec 620 m de dénivelé quand même.

Je traverserai de beaux paysages côtiers ainsi que la petite ville de Zumaia , petit port de pêche et de chantiers navals , puis des passages en forêt de châtaigniers ce qui rend cette étape très variée.

Deba est une petite ville de 5500 âmes qui attire beaucoup de touristes grâce à sa belle plage et milieu naturel pour les randonnées.

La vigne qui couvre le sol à 2m et paysage côtier  
Zumaia  
Iglesia de Santa Maria à Deba.  J’ai trouvé mon Saint ici (à gauche)... 

Je suis hébergé à l’albergue Geltoki au dessus de la gare de Deba. Bâtiment tout rénové et nuitée pour 5 € ... de quoi avoir de la marge pour le vino et la cerveza et sans abus comme d’habitude.

Le nombre de Pelegrinos augmente de jour en jour au fil des étapes avec beaucoup de jeunes espagnols mais également du monde entier USA, Allemagne , Angleterre, France, Corée...

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Publié le 22 juin 2018

Jeudi 21 juin. Petite étape de 24 km avec toujours du dénivelé, c’est la particularité du camino del Norte par rapport au Frances, il y a beaucoup plus de montées descentes. Cette étape se déroule essentiellement à l’intérieur des terres et moins en bord de côte. Les paysages ressemblent plus à ceux des Alpes qu’à du bord de mer.

Paysage montagneux pour le Norte.

L’exploitation du bois est très importante dans la région avec le pin qui est remplacé très souvent par de nouvelles plantations d’eucalyptus. C’est dommage à mon avis car tout est basé sur l’aspect économique et non sur l’aspect écologique : l’eucalyptus pousse très vite donc plus rentable mais demande énormément d’eau ce qui fait défaut en Espagne et est très inflammable en cas d’incendie de par son essence. ..

Exploitation du bois  
Les plans d’eucalyptus à l’arrière du 4x4  seront plantés à droite après arrachage des souches

Je passerai la nuit à l’albergue du Carmel de Markina-Xemein. Ambiance stricte : fermeture des portes et lumières à 22h ce qui me vaudra d’être à la porte car je téléphonais à Isabelle et pas vu qu’il était 22h15. C’est Ben un américain qui viendra m’ouvrir discrètement la porte pour que je puisse rentrer. Ça m’a rappelé des souvenirs de pensionnat lorsqu’on faisait le « mur ». Je pensais pas que cette situation se reproduirait à mon âge comme quoi.

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Vendredi 22 juin.

Je choisis de faire une grande étape afin de me rapprocher un maximum de Bilbao et pour arriver dans cette grande ville dès le samedi matin. Cela est possible car il y a un gîte à 15 km de Bilbao soit à peine 3 heures de marche. Je marcherai ainsi 41 km ce vendredi avec une succession de petits dénivelés tout au long de la journée.

Au départ je passe par le village de Bolivar mondialement connu grâce à Simon Bolivar El Libertador le Libérateur de la Bolivie, du Panama, de la Colombie, de l’Equateur, Pérou et Venezuela du joug de l’Espagne . Ensuite je traverse le Monastère de Zenarruza pour filer vers Guernica la plus grande ville de la région. Pause en ville avec menu del dia et la première mi-temps du match Brésil Costa Rica... et comme je ne suis pas trop fatigué, il est 15h30, je repars pour 17 km de plus sans certitude d’avoir encore une place dans l’albergue de Larrabetzu mais bon je tente et en Espagne je ne réserve pas à l’avance j’avise selon les étapes,difficultés et fatigue ou simplement marre de marcher. J’arrive à l’albergue vers 19h00 , je ne serai pas le dernier. Nous sommes sous le toit d’une poste (Correos) , les avions pleins les oreilles car nous sommes dans l’axe de la piste d’atterrissage de l’aéroport de Bilbao (jusqu’à 23h) , pas de volet, ni store aux fenêtres et comme il fait chaud et que nous sommes une trentaine à dormir , tout est ouvert aux quatre vents car les odeurs des Pelegrinos mêmes lavés propres, leurs chaussettes et chaussures ... renâcle un peu même si au bout de quelques jours de camino, on est déjà habitué... Heureusement j’ai les boules quies et lunettes pour dormir .

Monastère et Collégiale de Zenarruza 
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Publié le 26 juin 2018

Samedi 23 juin

Arrivée à 11h à Bilbao comme souhaité et direction l’office de Tourisme pour avoir toutes les infos sur les Albergues et leurs positions par rapport au centre ville , ce qu’il faut voir et bien entendu le musée Geggenheim .

Je choisi d’aller à l’Albergue Claret Enea à 2 minutes du centre et très bien rénovée pour 11€ la nuit avec pdj. Seul inconvénient : fermeture à 22 h des portes et des lumières... Décidément comment vivre à l’heure espagnole le week-end... je verrai quand même dans un bar à tapas, le match Allemagne Suède et le but à la dernière minute et en filant vite pour éviter d’être à la rue .

Très belle ville Bilbao : captivante et dynamique qui après la crise des années 70/80 va rebondir notamment avec le musée Geggenheim. Les photos parlent d’elles-mêmes.

Par contre concilier Le chemin de St Jacques et les visites : c’est très difficile , je n’arrive plus à piétiner en visitant ça m’épuise et en plus pas de quoi s assoir dans les musées. Je suis vidé. Finalement se coucher à 22h est plus que raisonnable je n’aurais jamais pu faire la fiesta.

Bilbao : ses petites rues colorées  
Bilbao : le Mercado de la Ribera 
Autour du Ria de Bilbao. 
Musée Guggenheim Bilbao  couvert de titane...
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Publié le 26 juin 2018

Dimanche 24 juin.

Je quitte le gîte à 8h. C’est le règlement pas de grasse mat de toute façon la journée est chargée aussi, il faut sortir de Bilbao en longeant sa zone portuaire. C’est sans doute l’étape la plus penible et la moins intéressante du Norte. Pas grand chose à voir des usines et sites désaffectés.

Au passage Portugalete avec le Puente Colgante son pont transbordeur classé UNESCO depuis 2006. 160 m de long et 61 m c’est la hauteur de chacune des tours. C’est un élève de Gustave Eiffel , Ferdinand Joseph Arnodin qui fut le responsable technologique et Alberto Palacio l’inventeur du concept. Je l’emprunterai pour changer de rive selon le camino : sympa pour 40 cts

Je ferai 28 , 29 km pour atteindre Pobena situé en bord de mer. Je m’offrirai quand même un ptit plaisir en allant à la Playa piquer une tête dans les rouleaux avec Kai un jeune allemand . Beaucoup de monde, sans doute la plage la plus proche de Bilbao.

L’albergue de Pobena est à 2 pas de la plage. Il sera complet avec un dortoir de 42 lits et animation non stop des ronfleurs toute la nuit. Merci GRDF mon sponsor pour mes bouchons d’oreilles... Je ferai rire quand même la chambrée en imitant le cri du cochon après qu’un couche tôt avait lancé le premier ronflement et du lourd pour le monsieur...


Le Puente Colgante à Portugalete 
La playa à Pobena 
L’albergue de Pobena et Ben et Monica jeunes Américains avec qui j’ai sympathisé. 
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Publié le 26 juin 2018

Lundi 25 juin

En quittant Pobena j’emprunte un joli chemin côtier et j’aperçois tout au loin Castro Urdiales petite ville où je vais passer.

Le camino au départ de Pobena 

La beauté du chemin au départ ne va pas durer très longtemps car ensuite je vais longer soi l’autoroute soi une nationale... Cet autoroute A8 défigure la côte et son bruit est ahurissant. Je parviendrai à rejoindre un sentier côtier juste avant Castro Urdiales en devinant un ancien marquage.

Castro Urdiales en Cantabrie 
Iglesia de Santa Maria de la Asuncion 

La fin de l’étape se fera également sur un petit chemin côtier avec de belles vues

Chemin avant d’arriver à  Islares.

Bien entendu il n’y a pas que des vues comme celles ci sur tout le chemin, il y a beaucoup d’horreurs aussi et tout ceci à coups d’enjambees, de km et de sueur.

Voici à quoi je ressemble ce soir.

Après 1100 km ça use ça use. Le barbier de Séville va m’arranger cela ... 
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Publié le 26 juin 2018

Mardi 26 juin

Je suis content car aujourd’hui je rattrape le retard sur mon blog. L’absence de Wifi, ou trop faible pour l’insertion des photos ou aussi lorsque je termine vers 18 /19 h je n’ai plus assez d’énergie ou lorsqu’il y a extinction des feux m’empêche les mises à jour.

Aujourd’hui étape Zig Zag et contournement de l’autoroute pas très top sauf le chemin à quelques kilomètres avant d’arriver à Laredo. Superbes vues

Avant le descente à Laredo 

Ensuite pour aller de Laredo à Santona, il faut prendre un petit bateau donc mini croisière de Pelegrinos

Le bac de Laredo à Santona 
Santiago se rapproche et monument de Santona
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Publié le 27 juin 2018

Mercredi 27 juin. Ça faisait longtemps que je n’avais pas marché sous la pluie... donc ce matin comme annoncé à la météo, averses orageuses au départ. Je partirai avec la cape sur le dos.

Très vite je me retrouve sur un sentier qui part de la plage de Berria et monte sous des fougères détrempées qui recrouvent le chemin : merci la cape qui m’évite d’être trempé dès le départ car elle me couvre jusqu’aux mollets. Par contre la vue malgré la brume et grisaille, est magnifique . Dès que j’atteins le sommet non seulement je vois la plage de Berria qui s’étend sur quelques kilomètres mais également la plage de Noja longue de 6,5 km que je dois suivre. J’en profiterai pour rester au plus près des vagues tout en filmant.

Plages immenses de Berria et Noja.  Seul au monde !!!

Après Noja, je passerai vers le parc naturel de Santoña Marisma de Joyel dans des marais

Parque Natural de las Marismas de Santoña  

Ensuite le balisage du camino a été modifié : bien entendu les anciennes traces de peinture n’ont pas été retirées. Je suivrai le nouveau parcours officiel qui me baladera à travers les petites routes et rallongera sérieusement mon étape mais qu’importe.

À gauche site d’Isla et à droite l’église Santa Maria de Bareyo 12ème  

Une seule albergue à Guemes avec 100 lits et gérée par le Padre Ernesto Bustio qui m’accueille à l’arrivée. Il est aidé par des bénévoles vu l’importance du site et comme il n’y a rien aux alentours, Ernesto and cie gèrent le repas du soir et petits déjeuners le tout en donativo.

Demain je serai à Santander capitale de la Cantabrie.

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Publié le 1er juillet 2018

Après une étape sympa passée à l’Albergue La cabane del Abuelo Peuto, je reprends mon sac et mes bâtons et direction Santander en prenant la variante par le bord de mer . Superbe paysage en marchant au dessus des falaises ou carrément les pieds dans le sable en longeant la mer jusqu’au bac de Somo. Une nouvelle fois le camino emprunte le bateau pour éviter de contourner la baie de Santander. Super , cette mini croisière va me reposer une 30 de minutes.

Playa  de Langre et de Somo sur une quinzaine de km.

Visite de Santander capitale de la Cantabrie et ville de 174000 habitants : J’ai été déçu par cette ville pas très belle hormis quelques immeubles. C’est son histoire car elle a été subi 2 catastrophes : explosion dans le port en 1893 d’un bateau à vapeur rempli de 50 tonnes de dynamite et un immense incendie en 1941 ravageant pratiquement tout le centre ville. Ça ne vaut pas Bilbao.

La cathédrale et son cloître, le Centro Botin et la banque de Santander
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Étape longue avec 37 km et à oublier (je n’ai pris aucune photo). Entre la sortie de la ville qui dure , qui dure, un chemin qui suit 2 énormes aqueducs sur plus plus de 5 km, le contournement de l’usine Solvay et autres industries autour, il faudra attendre l’arrivée à Santillana pour respirer un peu.

Je n’ai pas eu l’effet de surprise sur ce petit village médiéval très très beau et très mercantile, car je l’ai déjà visité 3 fois les années précédentes. Santillana del mar malgré son nom, n’est pas situé en bord de mer et reçoit énormément de visiteurs en bus et venus du monde entier. C’est un point de visite incontournable dans la région.

Santillana del Mar 
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Publié le 1er juillet 2018

Samedi 30 juin.

Étape importante qui va se compliquer tout au long de la journée. Je devais marcher 35 km pour aller jusqu’à San Vicente de la Barquera finalement le gîte pour Pèlerins n’existe plus ou du moins est fermé, je devrai donc poursuivre mon chemin sur 7 km pour trouver une autre albergue soit 42 km. Pour pimenter le parcours , j’aurai droit à un orage et averses tout l’après-midi ce qui me fera arriver vers 19h au gîte, une douche et hop Menu del dia cerveza et tout ira ... le Peregrinos sera retapé et prêt pour le lendemain.

Mes compagnons de chemins , d’étapes avec qui je partage de bons moments

A gauche Youn et Marie Aimée couple de Français  à droite Monica Espagnol vivant en Irlande et Javier Espagnol Baléares Majorque

Je passerai par Comillas où je suis déjà allé 2 ou 3 fois en vacances au camping et charmante petite ville à visiter dont la Villa El Capricho (maison Gaudi).

Notre camping favori à Isa et moi lorsqu’on passe vers Comillas   
 La vue depuis notre caravane, il y a pire non !!! 
Comillas 
La pluie , l’orage gâcheront une partie de l’étape...et des photos mais pas ma détermination  
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Publié le 1er juillet 2018

Dimanche 1er juillet.

Il paraît qu’il fait très chaud en France. Rassurez-vous je ne meurs pas d’insolation sous la canicule en marchant car cet après-midi à nouveau un orage pendant plus d’une heure. J’ai eu droit à quelques petites frayeurs ... je me sens petits lorsque ça « pete » au dessus de ma tête et mes pas doivent faire au moins deux mètres...

j’avance toujours selon mon planning même si j’ai mis la barre un peu haute en faisant succéder des grandes étapes. Je suis dans la Province des Asturies . Je commence à voir les Picos de l’Europa , très belles montagnes qui ressemblent aux Alpes et dont j’ai eu le plaisirs de faire quelques randonnées avec Isabelle il y a deux ans. Allez voir sur le net Picos de l’Europa... Dans 3 jours je vais quitter le camino del Norte pour faire le camino Primitivo et donc je vais quitter le bord de mer pour rejoindre les montagnes et l’intérieur des terres et rencontrer de nouveaux pèlerins.

Ce soir je suis à 1250km environ . Je suis content d’avancer. Demain je vais à Ribadesella.

Paysages des Asturies. Ce n’est pas le plat pays ... 
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Publié le 2 juillet 2018

Lundi 2 juillet.

Belle étape de 36 km avec des vues superbes sur la côte.

J’ai poursuivi la marche jusqu’à San Esteban de Leces plutôt que de rester à Ribadesella sur les conseils du responsable de l’albergue de Llanes car il n’y a pas beaucoup de choix sur cette petite ville . Je ne regrette pas ce choix car j’ai retrouvé beaucoup de jeunes et quelques moins jeunes aussi , rencontrés les jours précédents : allemands , Ukrainiennes, mexicain, italiens, anglais et espagnols... et moi le seul petit Français . Belles rencontres et ambiance dans la cuisine et à table.

Au départ de Llanes 
Isla de Almenada o de Poo 
La côte dans les Asturies  
A gauche au fond, on aperçoit les Picos de l’Europa enneigés 
les Plages
Les Horreos en bois en Asturies ( greniers) 
Sur le Norte , pierres décorées sur le thème du camino 
La  Playa de Ribadesella
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Mardi 3 juillet

Malgré les souffrances de tout un chacun : les ampoules, les courbatures dans les jambes liées au km , aux épaules avec le poids du sac, la fatigue générale tout simplement et peut être aussi psychologique pour d’autres, et bien ce qui est surprenant c’est que personne ne se plaint et tout le monde à le sourire 😊 le soir, lors des retrouvailles dans les gîtes , lors des échanges autour d’un verre ou préparation de repas ou de la lessive quotidienne, ça bavarde dans toutes les langues ça rigole . Le lendemain vous vous retrouvez dans une autre Albergue avec d’autres personnes et c’est pareil. C’est une belle thérapie que je recommande si vous avez un moment de déprime ; prenez votre sac à dos et venez marcher une , deux semaines ou plus sur un des caminos, vous ne serez jamais seul dans les gîtes, je vous conseillerai.

Aujourd’hui j’ai poussé la marche jusqu’à Villaviciosa pour être aux portes du camino primitivo . Le Chemin Primitif est la première route de pèlerinage. Elle relie Oviedo à Saint Jacques de Compostelle. Le premier roi pèlerin a été précisément le roi d’Asturias et Galice Alphonse II le Chaste qui, pendant le premier tiers du IXe siècle, a voulu voyager à Saint Jacques pour confirmer que les restes qui venaient d’être trouvés à Compostelle étaient réellement ceux de l’apôtre. Il représente 163 km et traverse surtout une zone montagneuse donc beaucoup moins de monde que sur les autres chemins.

L’étape du jour avec 32 km et de belles vues sur la cote et l’intérieur des terres et villages de l’Asturie avec notamment de beaux Horreos en bois (greniers).

La côte en Asturies  
Norbert le Peregrinos Italien qui s’improvise Surveillant de baignade  
Les Horreos en bois typiques de l’Asturie et parfois réhabilités en logements  
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Mercredi 4 juillet

Depuis mon départ, il y a eu 1331 connexions sur mon blog pour 1336 km de parcourus . C’est cool. Un grand bravo et merci à vous tous pour vos soutiens et vos commentaires .

Aujourd’hui, j’ai failli faire la grasse mat à Villaviciosa. Nous étions deux dans une chambre de 4 et je n’ai pas entendu mon colocataire se lever, se laver, préparer son sac et partir . J’ai dû enfoncer les bouchons d’oreilles un peu trop profondément ... Résultat : Réveil à 7h05 , petit dej à 7h45 et comme à 8h15 il s’est mis à tomber des sacs d’eau, j’ai attendu que ça se calme un peu pour prendre le chemin soit un départ à 9h00. C’est la première fois que je pars si tard mais pas de panique l’étape ne fait que 27 km. Par contre c’est sous la pluie 🌧 que je marcherai durant presque toute l’étape avec la cape sur le dos en protection.

J’ai donc quitté le camino del Norte ce matin à Casquita pour prendre le primitivo. Le trajet s’est effectué essentiellement sur un sentier qui est en train de se fermer sous une végétation épaisse de fougères , arbustes qui retombent au milieu du chemin. Nous ne sommes pas nombreux sur ce chemin , cela se voit à la trace que laisse les marcheurs, et avec les averses répétées durant les derniers jours, des arbres sont tombés en travers obligeant les pèlerins à contourner comme ils peuvent les obstacles au risque de se faire mal ou de déchirer les capes , vêtements... Les espagnols n’entretiennent pas trop le camino, c’est plutôt le camino qui les entretient.

Le camino primitivo sous la brume . 

Je prendrai peu de photos pendant l’étape, j’ai plus filmé avec ma GoPro fixée en permanence sur mon harnais . Cela m’évite d’enlever ma cape, poser mon sac, enlever la protection de pluie du sac pour prendre ma tablette et ensuite tout remettre en place avec un résultat médiocre vu les conditions météo.

Casquita : Séparation des chemins entre Nord et Primitif. 
L’albergue de Pola de Siero très bien rénovée . 

Demain je serai à Oviedo capitale de la province des Asturies.

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Publié le 6 juillet 2018

Jeudi 5 juillet

Départ à 7h15 ce matin pour une petite étape de 19 km environ afin de rallier Oviedo le plus vite possible et avoir le temps de visiter cette ville.

Pas de paysage ou point remarquable durant la marche sachant que je serai en zone urbaine coté Oviedo sur plus de 6 km.

J’en ai profiter pour photographier quelques Horreos , ces fameux greniers à graines et autres substances précieuses pour se nourrir . En fait ces greniers sont montés sur pilotis et en haut de chaque piliers, il y a une large pierre plate empêchant les rongeurs tels que les souris , rats ... de passer car ils ne peuvent pas s’accrocher horizontalement et l’escalier permettant l’accès au grenier, ne touche pas celui-ci, il reste 30 cm de vide entre la dernière marche et le plancher du grenier. Cette construction ne touche pas l’habitation principale afin qu’en cas d’incendie, tout ne soit pas perdu. Je vous laisse voir sur les photos ci-dessous.

J’ai déjà rencontré cette technique de Grenier en Suisse 🇨🇭 lors du tour du Mont-blanc et en Galice, même technique anti-rongeurs mais les horreos sont en granite d’un mètre de large et tout en longueur. J’aurai peut-être l’occasion d’en voir du côté de Santiago et de vous les présenter.

Horreo dans les Asturies 

Oviedo : très belle ville à visiter avec en particulier la cathédrale. Tarif spécial pour les Peregrinos 4€ au lieu de 7€ avec visite de la cathédrale, du musée, cloître et salles annexes à la cathédrale. Je ne peux que vous recommander de faire cette visite qui peut aller d’une heure à une demi-journée.

Voici la visite en photos

Oviedo Capitale des Asturies 
La Cathédrale Sancta Ovetensis d’Oviedo dédiée à San Salvador et aux douze Apôtres.  

La cathédrale d’Oviedo est le point d’origine du chemin Primitif vers St Jacques de Compostelle. Au début du VIII eme siècle, l’Espagne est occupée par les Musulmans. En 792, Alphonse II le Chaste transfert la capitale installée à Cangas de Onis à Oviedo et fit construire une eglise dediee à San Salvador et qui deviendra cette cathédrale.

Dans les rues d’Oviedo... 
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Publié le 6 juillet 2018

Vendredi 6 juillet

Étape marathon avec Ben et Francisco pour faire Oviedo - Grado : les 25 km seront faits en 4h30 et ainsi à midi nous étions déjà à Grado malgré le dénivelé de plus de 800m +. Finalement nous poursuivons en rallongeant l’étape de 11km pour arriver à l’alberge du Monastère de Cornellana à 16h.

Vu qu’il y a l’équipe de France de foot qui joue contre l'Uruguay, je prends vite fait ma douche pour aller avec Ben au bistrot dans le village rejoindre Alain Catherine déjà installé à une table avec Cerveza pour regarder le match.

La brume et la cadence du matin feront que je ne prendrai pas beaucoup de photos.

L’albergue de Cornellana dans un monastère  

Santiago se rapproche et n’est plus qu’à 270km...

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Publié le 9 juillet 2018

Samedi 7 juillet

C’est la première fois depuis mon départ que j’arriverai à la fin d’une étape avec la mine défaite et une boule au ventre ...

Après l’étape un peu speed de la veille en terme de cadence, je pars de Cornellana avec Francisco (Italien). Il souffre de courbatures et ménage très bien son rythme . C’est sa seconde journée à pied sur ce camino car juste avant, il avait réalisé le camino de la Plata en vélo.

Albert (Anglais) et Francisco (Italien) 

Nous traversons Salas, petite ville sur l’étape.

Salas  

A 12h30 Francisco souhaite qu’on s’arrête pour manger sur une table au milieu de la campagne. Je lui indique un village proche à 15 minutes où nous pourrons boire un coup et prendre un café dans un bar. Nous poursuivons le chemin jusqu’au village.

En passant vers les premières maisons, le chemin est légèrement en contrebas, des terrains des maison, juste ma tête dépasse du chemin côté droit.

Tout à coup, J’aperçois un Pépé de 75 années environ, à genoux dans une cour. Ma curiosité me pousse à regarder ce qu’il fait tout en marchant. Là , j’aperçois un autre homme allongé à même le sol et le Pépé qui lui tient le bras au milieu d’une mare de sang . Je cours , je jetes mon sac tout en appelant Francisco qui était quelques dizaines de mètres en arrière et ce demandait bien ce qu’il m’arrivait.

L’homme venait de se couper le bras avec sa tronçonneuse à bois et le Pépé lui faisait un garrot avec un morceau de ficelle qui traînait parterre pour contenir l’hémorragie.

J’appellerai de toute voix « Emergencia, Emergencia » pour attirer du monde à l’aide. Un voisin avec sa femme viendront . Je leur fais comprendre qu’ils gèrent l’appel des secours, que la femme attende les secours vers la grande route pour les conduire au plus vite vers nous. Entre temps , la grand mère viendra aussi en pleurant et hurlant...J’ai peur qu’elle tombe sous le choc... Étant secouriste, je m’aperçois que Francisco lui aussi connaît les gestes à faire. Nous contiendrons l’hémorragie comme nous pourrons. Les secours n’arrivent pas, le temps presse ... je demande au jeune homme de rappeler, rappeler ... il me fait signe qu’un hélicoptère va venir. Il faut rappeler . Cela va mettre plus de trente minutes pour voir arriver une ambulance, l’hélicoptère, un pompier. Pendant ce temps nous resterons au chevet de cet homme sans relâche et sans perdre notre sang-froid.

Avant que de reprendre le chemin, tous les voisins sont venus voir ce qu’il se passait, nous remercier, La Grand mère voulait me donner quelques pièces de monnaie ce que je refusai catégoriquement. En faite ce sont toutes les voisines qui me diront « Offerta Santiago » c’est là que je compris qu’il s’agissait d’une offrande à déposer à la cathédrale de Santiago de Compostela. J’ai promis à la Grand-mère que je déposerai celle-ci avec toutes les intentions qui vont avec.

Je vous passe les détails, mais plus d’une heure passée au secours de cette homme, il est presque 14h. La pression tombe, nous n’avons plus envie de manger , de boire . Nous reprenons nos sacs et durant tout l’après-midi, nous marcherons avec Francisco sans dire un mot, des images trop fortes dans la tête : avons-nous fait les bons gestes, la peur de voir partir cet homme dans mes bras ...

Francisco me dira simplement qu’il n’a plus mal aux jambes après cet événement.

Arrivé à l’albergue de Tineo, je retrouve Alain et Catherine , couple de Français avec qui nous marchons ensemble depuis quelques jours. Alain est médecin en retraite et me rassurera que tout ce que nous avions fait avec Francisco était très bien...

La nuit ne sera pas très bonne. J’aimerais avoir des nouvelles de cette homme mais difficile dans le contexte où nous sommes.

Après cet événement, je vais mettre quelques photos plus joyeuses du chemin.

Repas, pause entre Peregrinos, tout est bon à prendre pour garder le sourire 😀
Alain et Catherine et vues de Tineo  
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Dimanche 8 juillet

Nous partons à 7h00 pour une grande étape de montagne et ligne de crête sur presque 42 km. Nous sommes fous ... mais je crois que c’est une bonne thérapie pour faire oublier la journée de la veille. Nous avons beau temps, pas trop chaud.

Au départ je devais partir seul avec Ben. Finalement Francisco se lèvera une heure avant moi pour partir dès 6 heures et prendre de l’avance sur moi et Ben. Ensuite, Catherine et Alain nous suivront aussi sur cette variante permettant de rester en altitude et ligne de crête et arriver à Berducedo plutôt que de redescendre à Pola de Allande et remonter en altitude le lendemain.

Tous nous nous accordons à dire que depuis le départ sur le camino primitivo , c’est la plus belle étape même si elle est dure, mais l’entraînement est là...

Voici le détail en photo

En passant por Hospitales le chemin réel d’Alfonse II pour Santiago  
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Lundi 9 juillet

Il nous faut redescendre de nos montagnes en franchissant une autre montagne et une vallée où se trouve le lac artificiel de Grandas de Salime. Temps superbe mais ça ne devrait pas durer .

Petit parcours soutenu de 20 km environ où nous arriverons avec Ben à 12h15.

Les photos

Paysage vallonné vers Grandas de Salime  
Le barrage artificiel de Grandas de Salime  

Santiago se rapproche avec 177 km .

Avec Ben nous envisageons une arrivée pour dimanche prochain soit 6 étapes.

Ensuite je termine avec Fisterra au km 0 et Muxia au bord de l’océan.

Je commence à réfléchir au retour 🚣🏼‍♀️🎬🚴🏻‍♀️🚣🏼‍♀️🚴🏻‍♀️🚣🏼‍♀️🚋🚌🚘 ✈

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Mardi 10 juillet

Encore une étape de montagne avec une trentaine de km. Départ à 7 h00 pour éviter les fortes chaleurs de l’après midi comme la veille.

Ce sera sous la brume épaisse que je marcherai jusqu’à 11h avec quelques belles percées du soleil sous un beau ciel bleu dans la ligne de crête où apparaît subitement une belle lignée d’éoliennes.

Fait important : j’ai quitté la province des Asturies pour passer en Galice et dernière région puisque Santiago est en Galice.

Des éoliennes sur toutes les lignes de crête  

Ce soir match de la coupe du monde Francia - Belgica

J’ai déjà prévu le serveur au bar qu’il nous prépare ce qu’il faut en Cerveza et Pincho ....

Le compte à rebours a démarré , sur chaque balise nous avons les km restant jusqu’à Santiago. Ça va devenir obsessionnel, il y a des balises tous les 200m...


Belle borne du côté Galice. 
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Mercredi 11 juillet

Belle victoire de la France au foot contre la Belgique que nous avons suivi de près au restaurant de l’Albergue O Pineiral.

Alain , Valentine (Français) et Ben (Allemand)  en plein match ... 

Belle étape avec beaucoup de chemins et pas trop de route et pas trop chaud car j’aurai beaucoup de brume .


Au passage en ligne de crête. 
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Publié le 13 juillet 2018

Jeudi 12 juillet

Quelques changements au programme : Isabelle vient me rejoindre à Santiago samedi et Ben veut être à Santiago samedi aussi. Il nous reste 3 jours donc 3 étapes pour parcourir les 122 km. Il va falloir tirer fort sur les mollets car il reste du dénivelé et de la distance surtout que nous avons fait fort les jours précédents.

Avec Ben nous partons pour faire Castroverde - As Seixas 55km puis Castroverde - Salceda 40 km et enfin Salceda - Santiago 27 km. Cela doit nous permettre de récupérer le dernier jour et ne pas arriver trop tard à Santiago.

Départ à la frontale à 6h00 du matin ( il fait encore nuit ici à cette heure là par contre la nuit vient entre 22h30 23h00). Au passage il y a Lugo à visiter car le camino traverse cette ville et en particulier sa superbe cathédrale.

Je rejoindrai seul Ben à 19h30 à l’albergue publico de Seixas avec qu’une envie manger et dormir. Hélas il y a la lessive du jour Tee-shirt slip à faire et trouver quelque chose à manger car je suis dans un bled de quelques habitants, aucun commerce seul un distributeur de boissons , barres chocolatées et salades aux pâtes, jambon fumé : ouf sauvé car j’ai les crocs après une telle journée.

Petit dej sur le chemin avec Francisco, Joaquim et Valentine. 
Lugo : ses remparts qui ceinturent la vielle ville et la borne signalétique du camino à 99 ,583 km de Santiago
La cathédrale de Lugo très impressionnante  
Joaquim (Portugais) Valentine ( Française) et à droite Alain Catherine (Français)  lorsque nous faisons tamponner nos Credenciales
Sur le chemin, stèle romaine et pont romain 
Horreos en Galice 

Santiago se rapproche très vite, je ne suis plus qu’à 67 km ... et 1600 km environs de parcourus depuis mon départ sans interruption.

Ma première pause va être dimanche pour la visite de la cathédrale de St Jacques et les retrouvailles avec les autres copains qui ont pris le camino Frances à St Jean Pied de Port et en plus il y a le match de la finale de foot ... Viva Francia 🇫🇷

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Vendredi 13 juillet

Nous poursuivons notre programme avec Ben avec cette étape envisagée de 40 km. Les jambes vont bien après l’exploit de la veille . Nous avons passé une très bonne nuit dans ce gîte où il n’y avait que 7 Pèlerins avec moi et Ben.

L’excitation de l’arrivée se fait sentir; Ben qui est parti à pied de Cologne en Allemagne, n’arrête pas de me répéter les km qui restent en passant devant chaque borne avec affichage du km et n’en revient toujours pas de ce qu’il a parcouru 2800 km .... il sent ses émotions monter: je le rassure en lui disant que j’ai des Klenex pour l’arrivée... et Cerveza en arrivant à la cathédrale.

Premier fait marquant de cette étape , c’est le passage à Melide petite ville de la région connue par les Peregrinos car la fin du camino primitivo où nous nous trouvions pour reprendre le camino Frances ( chemin français) et là nous nous retrouvons sur un chemin avec des dizaines et des dizaines de pèlerins alors que nous étions que très peu sur notre chemin. Quel changement !!! C’est l’autoroute de Pèlerins...

Deuxième fait marquant, nous passons à Arzua à 14h et là c’est le camino del Norte qui se termine et vient rejoindre le camino Frances aussi. Nous croyons avec Ben que cela va encore être pire qu’à Melide. Et bien non, il n’y a plus personne sur le chemin , ils sont passés où ? Tous les marcheurs du matin ont rejoint un gîte hormis quelques irréductibles comme nous , qui marchent sous le soleil matin et après-midi. Nous commençons à appréhender car nous n’avons rien réservé et vu la foule du matin. Entre temps Francisco nous a rejoint, il parle Espagnol et téléphone au gîte où nous souhaitons aller dormir pour savoir s’il y a 3 lits de disponible : complet reste un lit. Il appelle un second, c’est ok mais il faut arriver vite : nous sommes à 3 km , nous accélèrons nos pas ... ouf c’est bon.

En haut à droite Melide et un bar avec qq bouteilles vides hélas !!! De l’art Espagnol

Ben , Francisco et moi sommes à l’albergue Boni à Salceda. Nous sommes à 27 km de Santiago. En partant vers 7h, nous mangerons à Santiago vers 12h 30.

Le résumé de cette étape risque d’être reporté pour cause de débordement...

Ce soir au restaurant Francisco est content, il a trouvé un compatriote italien à gauche originaire de Trieste. 
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Samedi 14 juillet

Une arrivée à St Jacques un 14 juillet ; une date facile à se souvenir. Il ne reste plus que 27 km à parcourir. Ce sera presque un cortège de Pèlerins sur toute l’étape. Tout le monde veut arriver au plus vite à Santiago pour valider la Compostela c’est à dire le certificat qui à partir des différents tampons présents sur la credential , atteste vos chemins et km totaux effectués, ensuite visiter la cathédrale, le centre historique de la ville et retrouver les compagnons du chemin.

L’étape n’a rien d’exceptionnelle hormis le passage au Monte do Gozo, mont de la joie qui est un lieu symbolique pour les pèlerins de tous temps car de là, on peut apercevoir les tours de la cathédrale alors que nous en sommes à 4,5 km. Il y a un grand monument érigé lors de la venue du pape Jean-Paul II en 1989. Des jeunes chantent, dansent au son de leurs guitares ... ça sent l’arrivée...

Les derniers kilomètres  
Le Monte do Gozo 

A 13h00 précise, j’arrive au pied de la cathédrale au milieu d’une foule de pèlerins venus à pied , en VTT où cyclo de toute part de la planète. Moment très fort en émotion après 1676 km parcourus depuis le 16 mai c’est à dire en 60 jours sans interruption.

Je retrouve Ben pour la séquence photos souvenirs et nous irons ensemble chercher notre Compostela au bureau des Pèlerins.

Ben et sa Compostela et la Cerveza bien méritée... 

A 16h30 je retrouve Isabelle qui arrive de Dijon , autre émotion après 5 semaines de séparation , visite de la ville et retrouvailles de Joseph , Patrick ... qui étaient sur le camino Frances et pas revus depuis St Jean Pied de Port .

Arrivée d’Isa . Il paraît que j’ai perdu qq kilos ... 
Autour de la cathédrale  
Santiago  

Autre émotion du jour : j’apprendrai dans la matinée qu’un article est paru ce 14 juillet dans le Bien Public (journal local ) sur ma petite aventure ...

Merci Karine, Fabien ... pour cette surprise. 

C’est beaucoup d’émotions pour un 14 juillet ...

Dimanche 15 juillet : première journée de repos . J’apprécie d’autant plus que je suis à Santiago . Au programme, messe à 12h00 de tous les Pèlerins à la cathédrale . Que l’on soit croyant ou pas, il ne faut pas manquer cela. Il faut arriver plus d’une heure avant pour s’assurer une place...

Je filmerai le lancer du botafumeiro dans la nef transversale de la cathédrale. Il s’agit d’un encensoir argenté d’une centaine de kg et 1,60 m de haut, suspendu au bout d’une corde de 35m du plafond et qui est balancé par 7 personnes qui tirent sur la corde et envoient ainsi cet encensoir pratiquement au plafond tout en dégageant sa fumée d’encens. Autrefois, on l’utilisait pour pouvoir supporter les fortes odeurs corporelles des Pèlerins dans la cathédrale. Je crois aujourd’hui les odeurs existent toujours ... même avec les douches .... Attention, il s’est déjà décroché 2 fois et a défoncé la porte côté Praza das Praterias.

Dimanche après-midi : Nous nous donnons rendez-vous une dizaine de Peregrinos pour voir le match 🇫🇷🇭🇷 dans un bar.

Je crois que dans tout le bar nous étions peu nombreux à soutenir notre équipe nationale et j’étais le seul parmi tous les pays présents dans le bar, à hurler de joie et les autres de déception à chaques actions et buts. Dès le coup de sifflet final voir même avant , beaucoup avaient quitté les lieux... Viva Francia.... La soirée sera arrosée dignement.

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Lundi 16 juillet

Je reprends mon sac et bâtons et poursuis avec Isa, le camino en direction de Fisterra c’est à dire l’océan et le km 0.

Étape de 21 km sur terrain vallonné . Nous sommes beaucoup moins nombreux que le samedi à l’arrivée à Santiago .

Fisterra est à 91 km de Santiago . Je compte faire 3 étapes et peut-être une 4ème pour Muxia.

Ponte Maceira 
Negreira  
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Publié le 19 juillet 2018

Mardi 17 juillet

Belle étape dans un paysage très rural et vallonné. De petits bourgs et hameaux dispersés avec des exploitations agricoles de différentes tailles tournées vers l’élevage et la production laitière , composent la physionomie de cette partie de la Galice. La culture ou plutôt la monoculture du maïs ainsi que l’herbe sont ensilés et la plupart des exploitations pratiquent le zéro pâturage c’est à dire que les animaux restent en stabulation. Ça embaume dans certains endroits car en plus , nous sommes dans la période des épandages des lisiers sur les prés récemment fauchés.

Nous étions partis Isa et moi pour 33km d’après mon topo guide, en réalité ( et sans variante de ma part...) ce sera plus entre 35 à 36 km à l’arrivée et les derniers km sont longs , très longs ...

Dur !! dur !!! pour une deuxième étape pour Isa 👣🧠👅😟 . Cest pas le club Méd .... le camino ...

A l’arrivée vers 18h , nous trouverons un super gîte dans le petit village d’Olveiroa entièrement rénové et rien que pour nous deux... tout en granit, 2 étages.... tout confort le top 👍 pour faire oublier les courbatures de la journée.

Les horreos en granit à Olveiroa 
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Publié le 19 juillet 2018

Mercredi 18 juillet

Après une très bonne nuit au calme, ça change des dortoirs dans les albergues, nous partons à 8h en direction de Fisterra (Finisterre) .

Je suis un peu inquiet pour Isa , vu l’étape de la veille car celle-ci est très longue aussi avec 31,1 km annoncés sur le topo. Il va falloir être patient, serrer les freins de mes chaussures, doubler, tripler les pauses, lancer pleins de sujets de conversations, ... tout faire pour arriver...

L’étape est très belle et essentiellement sur des chemins et peu en bord de routes. Au départ et jusqu’à Corcubion, c’est à dire à l’arrivée du chemin au bord de l’océan , nous seront beaucoup à travers bois et plantations d’eucalyptus et pins.

Au bout de 5 à 6 km le chemin de scinde en deux, d’un côté Fisterra et de l’autre Muxia. Nous prenons Fisterra comme prévu

Fisterra ou Muxia ? Le choix est fait depuis le départ c’est Fisterra pour le km 0
À droite Ermita Nuestra Senora de l’as Nieves 
Le paysage et exploitations forestières de Galice 
Ermita San Pedro Martir et sa source bénéfique pour rhumatismes, maux de pieds et verrues. Ça tombe bien !!! 
Mer en vue au bout du chemin !!! À droite tout au fond c’est le cap Finisterre : LA FIN 🤪🤩😂😊
Playa sublime et personne sauf au plongeur  (Juste avant la grande plage de Fisterra)
La playa da Langosteira s’étale sur près de 2 km.   
En haut à gauche un Van Espagnol. La petite ville de Fisterra, son port de pêche et l’aubaine économique du camino avec beaucoup d...

Il me reste plus que 3,5 km à parcourir pour atteindre le km 0,00. Pas n’importe quand, le soir vers 21h afin de voir le coucher du soleil sur le cabo Finisterre. Ce sera pour demain jeudi en fin de journée. C’est mythique, les Pèlerins brûlaient et brûlent encore leurs habits, chaussures ... c’est le bout du bout après tant de km , de jours , d’heures et je tiens à marquer la fin de cette aventure.

Ensuite retour sur Santiago et retour en bus samedi. Après deux mois intenses à vivre hors de chez soi, il est fortement recommandé de rentrer doucement, ne pas se retrouver quelques heures après Fisterra, chez soi .... il faut détricoter le film ... et éviter la déprime....

Je suis content d’atteindre Fisterra mais aussi de rentrer à Varois ce qui est bon signe aussi... et préparer mon Eriba pour repartir ...

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Jeudi 19 juillet. 1769 km et 63 jours de marche ...

Savourer les derniers kilomètres pour atteindre le fameux kilomètre 0.00 et voir le coucher du soleil après une petite journée de farniente y compris une petite bronzette à la plage histoire de bien montrer mes marques de bronzage au niveau des chaussettes, du short, du maillot. Là on différencie facilement les marcheurs des touristes.

Des Pèlerins mais aussi des touristes arrivent en nombre et s’assoient sur les rochers pour attendre le coucher du soleil 
Moments d’émotions, de plénitude, de joie mais aussi de soulagement , je suis arrivé au bout du chemin...
Fisterra là où se fini la terre ... 

Le vendredi matin, nous prenons le bus direct pour Santiago sans aller à Muxia car pas de navette Muxia - Santiago en fin d’après-midi. Pas grave, le compte est bon ... je ne veux pas manquer le retour prévu.

Beaucoup d’animations avec un festival de musique et culture galicienne nous attendent . Après avoir retrouvé Joseph pour prendre notre dernier repas ensemble à Santiago, nous aurons droit à un concert à 23h puis à minuit, illuminations thématiques comme à Lyon pour la fête des lumières sur la place de la cathédrale .

Spectacle des illustrations  sur le thème des Pèlerins 
Les Choeurs de femmes La Voz de Galicia 

Le samedi à 12h nous prenons le bus à la gare routière avec Ouibus ... et Alsa.

C’est parti pour 24h de voyage avec un changement de bus à San Sebastian.

Autrement dit, je vais repasser en bus à proximité d’une bonne partie du camino del Norte . Je reconnaîs certains passages précis et je réalise à ce moment là l’intensité des efforts fournis chaque jour sans avoir eu vraiment conscience de ce que J’étais en train de réaliser. J’étais dans ma bulle, j’avais l’impression d’avancer lentement même si je savais parfaitement les kilomètres parcourus chaque soir mais je n’imaginais pas que cela représentait une telle distance. C’est ce voyage en bus qui m’en a fait prendre conscience .


En résumé, bien que j’ai rencontré des conditions météo pas toujours bonnes : neige au départ avec des arbres en travers du chemin, la pluie et donc la boue et son cortège de moustiques, les inondations et les ruisseaux et rivières à traverser à gué ou à contourner, les orages et coups de tonnerre qui m’ont fait très souvent accélérer la cadence, la brume dans les hauteurs qui me laissera juste voir le bout de mes chaussures après des heures de montée , j’ai également bénéficié d’un climat idéal pour marcher car je n’ai jamais souffert de la chaleur .

Je retiens des moments très forts en particulier des rencontres sincères , spontanées, parfois éphémères, d’autres fois sur plusieurs jours mais toujours sans jugement, car je vivais l’instant présent. Quelle que soit la langue parlée, on arrive toujours à se comprendre, à partager. Il y’a une osmose naturelle, humaine et universelle entre tous les pèlerins. Bon chemin puis Buen camino répété tous le long des sentiers du Puy à Santiago, était le salut de tout pèlerin qui se respecte.

Des paysages traversés à pied m’ont emmené dans des endroits que je n’aurais jamais vu autrement. Traverser le plateau de l’Aubrac dès le levé du jour jusqu’au soir au mois de mai sous un beau soleil vous donne l’envie d’y revenir à l’automne. Marcher seul le long de la mer sur des kilomètres est une belle récompense.

La surprise ( agréable ou non selon le lieu) chaque soir de découvrir un nouvel hébergement, de nouveaux compagnons et de ne pas réserver mes nuitées à l’avance , me laisse un goût de liberté même si parfois je n’ai pas eu trop le choix de l’hébergement au risque de marcher plus longtemps.

Je ne regrette pas ma préparation et le choix du tracé que j’ai retenu pour aller jusqu’à Santiago et Fisterra hormis l’erreur d’avoir pris ma toile de tente au départ. Il y a suffisamment d’hébergements et de la place tout au long du parcours pour ne pas supporter le poids de la tente, matelas, popote ... Camper vous isole des belles rencontres le soir dans les gîtes.

Au bout de 1769 km à quelques variantes près , et 63 jours de marche, je suis content de savourer la nouvelle vie qui s’ouvre à moi et prendre le camino de la vida en rentrant chez moi et retrouver toute ma famille et mes amis.

Ne pouvant vivre sans projet, je réfléchis déjà à mon prochain chemin. Ce ne sera sans doute pas en Espagne mais dans un autre pays d’Europe.... à suivre

Buen  camino ...



A Isabelle

A Geraldine et Maxime

A Eloïse et Thibaut

A Simon

A Arthur, Émilien, Jules et tous ceux encore à venir ....